<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : La grenouille et le scorpion</title>
	<atom:link href="http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 25 Feb 2026 03:53:30 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.1</generator>
	<item>
		<title>Par : hotmail Email</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-12681</link>
		<dc:creator>hotmail Email</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 18:01:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-12681</guid>
		<description>Excellent goods from you, man. I&#039;ve understand your stuff previous to and you are just extremely fantastic. I actually like what you have acquired here, certainly like what you&#039;re saying and the way 
in which you say it. You make it entertaining and you still care for to keep it wise.
I cant wait to read much more from you. This is actually a tremendous site.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent goods from you, man. I&#8217;ve understand your stuff previous to and you are just extremely fantastic. I actually like what you have acquired here, certainly like what you&#8217;re saying and the way<br />
in which you say it. You make it entertaining and you still care for to keep it wise.<br />
I cant wait to read much more from you. This is actually a tremendous site.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : NoreenSutton32</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1790</link>
		<dc:creator>NoreenSutton32</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 22:29:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1790</guid>
		<description>I had got a dream to start my organization, nevertheless I did not earn enough amount of money to do it. Thank goodness my fellow advised to take the &lt;a href=&quot;http://bestfinance-blog.com/topics/home-loans&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;home loans&lt;/a&gt;. So I used the credit loan and made real my desire.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>I had got a dream to start my organization, nevertheless I did not earn enough amount of money to do it. Thank goodness my fellow advised to take the <a href="http://bestfinance-blog.com/topics/home-loans" rel="nofollow">home loans</a>. So I used the credit loan and made real my desire.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Sabine</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1503</link>
		<dc:creator>Sabine</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 08:38:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1503</guid>
		<description>Bonjour,

Je voulais juste compléter l&#039;histoire du scorpion et de la grenouille, parce que la métaphore mérite d&#039;être connue jusqu&#039;au bout :o)).

Quand la grenouille demande au scorpion pourquoi il l&#039;a piqué, celui ci répond :&quot; C&#039;est plus fort que moi, je sais que ce n&#039;est pas dans mon intérêt (ni dans le tiens!) , mais ... c&#039;est dans ma nature !&quot;, les 2 meurent noyés.
Mais ... quelques temps plus tard ... un autre petit scorpion vient demander le même service à une autre petite grenouille, celle ci échaudée par les expériences de ses collègues, se méfie du scorpion, celui ci jure qu&#039;il a compris et que ce n&#039;est pas dans son intérêt de perpétuer de telles pratiques ... ... La petite grenouille cède et embarque le scorpion ... à nouveau ! 
A 2 mètres de la rive, la grenouille sent remuer sur son dos et comprend que l&#039;inéluctable va se renouveler, alors ... avant que le scorpion ait eu le temps de la piquer, elle plonge, laissant le scorpion au milieu du guet, celui ci juste avant de se noyer lui crie :&quot;Pourquoi ?&quot; et la grenouille lui répond : &quot;Je sais ... ce n&#039;est pas dans ma nature ... mais c&#039;est dans mon intérêt !&quot;.

Morale de l&#039;histoire complète : Quand on est confronté à des spéculateurs et des hors sol démocratiques, dont la nature prime sur l&#039;intérêt général, il faut savoir parfois faire selon l&#039;intérêt général, quitte ... à forcer un peu ... sa nature :o)) 

Bises
Sabine</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Je voulais juste compléter l&#8217;histoire du scorpion et de la grenouille, parce que la métaphore mérite d&#8217;être connue jusqu&#8217;au bout :o)).</p>
<p>Quand la grenouille demande au scorpion pourquoi il l&#8217;a piqué, celui ci répond :&nbsp;&raquo; C&#8217;est plus fort que moi, je sais que ce n&#8217;est pas dans mon intérêt (ni dans le tiens!) , mais &#8230; c&#8217;est dans ma nature !&nbsp;&raquo;, les 2 meurent noyés.<br />
Mais &#8230; quelques temps plus tard &#8230; un autre petit scorpion vient demander le même service à une autre petite grenouille, celle ci échaudée par les expériences de ses collègues, se méfie du scorpion, celui ci jure qu&#8217;il a compris et que ce n&#8217;est pas dans son intérêt de perpétuer de telles pratiques &#8230; &#8230; La petite grenouille cède et embarque le scorpion &#8230; à nouveau !<br />
A 2 mètres de la rive, la grenouille sent remuer sur son dos et comprend que l&#8217;inéluctable va se renouveler, alors &#8230; avant que le scorpion ait eu le temps de la piquer, elle plonge, laissant le scorpion au milieu du guet, celui ci juste avant de se noyer lui crie :&nbsp;&raquo;Pourquoi ?&nbsp;&raquo; et la grenouille lui répond : &laquo;&nbsp;Je sais &#8230; ce n&#8217;est pas dans ma nature &#8230; mais c&#8217;est dans mon intérêt !&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Morale de l&#8217;histoire complète : Quand on est confronté à des spéculateurs et des hors sol démocratiques, dont la nature prime sur l&#8217;intérêt général, il faut savoir parfois faire selon l&#8217;intérêt général, quitte &#8230; à forcer un peu &#8230; sa nature :o)) </p>
<p>Bises<br />
Sabine</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : F.</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1473</link>
		<dc:creator>F.</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 16:43:44 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1473</guid>
		<description>L’inflation était liée à l’augmentation du prix de l’énergie importée ( facture pétrolière multipliée par 10 entre 1973 et 1982 ), et à l’indexation de l’évolution des salaires sur les prix. »

L&#039;inflation était aussi liée au taux du crédit qui atteignait 18 %, aussi bien pour les prets immobiliers que pour les crédits aux entreprises.

Mais on s&#039;en fout de tout celà.  Ce que l&#039;on veut, c&#039;est un retour de balancier franc et massif vers les salaires, aux détriments du capital, des rentes et des revenus des loyers.     REDISTRIBUTION de ce qui a été volé aux travailleurs !  Est-ce clair ?  C&#039;est à dire dehors l&#039;UMPS, au pouvoir la gauche .  Merci.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L’inflation était liée à l’augmentation du prix de l’énergie importée ( facture pétrolière multipliée par 10 entre 1973 et 1982 ), et à l’indexation de l’évolution des salaires sur les prix. »</p>
<p>L&#8217;inflation était aussi liée au taux du crédit qui atteignait 18 %, aussi bien pour les prets immobiliers que pour les crédits aux entreprises.</p>
<p>Mais on s&#8217;en fout de tout celà.  Ce que l&#8217;on veut, c&#8217;est un retour de balancier franc et massif vers les salaires, aux détriments du capital, des rentes et des revenus des loyers.     REDISTRIBUTION de ce qui a été volé aux travailleurs !  Est-ce clair ?  C&#8217;est à dire dehors l&#8217;UMPS, au pouvoir la gauche .  Merci.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : luc</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1463</link>
		<dc:creator>luc</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 19:37:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1463</guid>
		<description>Pourquoi mon dernier message a-t-il été censuré?

L&#039;extrait du cours d&#039;histoire de terminal est clair

&quot; Stagflation de 1974 à 1982 : une croissance faible et une forte hausse des prix

Le taux moyen annuel de croissance a diminué de plus de moitié par rapport aux années 60 ( 2,5 % contre 5,7 % ) en raison du recul de l&#039;investissement productif.
  
En effet, les possibilités d&#039;autofinancement des entreprises ont baissé car les coûts de production se sont élevés et les charges se sont alourdies du fait de la hausse des prix du pétrole et des coûts salariaux et sociaux.

L&#039;inflation était liée à l&#039;augmentation du prix de l&#039;énergie importée ( facture pétrolière multipliée par 10 entre 1973 et 1982 ), et à l&#039;indexation de l&#039;évolution des salaires sur les prix.&quot;

Jean-Pierre HUSSON
Lycée Clemenceau de Reims
http://www.crdp-reims.fr/cinquieme/evolution_sociale.htm</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi mon dernier message a-t-il été censuré?</p>
<p>L&#8217;extrait du cours d&#8217;histoire de terminal est clair</p>
<p>&nbsp;&raquo; Stagflation de 1974 à 1982 : une croissance faible et une forte hausse des prix</p>
<p>Le taux moyen annuel de croissance a diminué de plus de moitié par rapport aux années 60 ( 2,5 % contre 5,7 % ) en raison du recul de l&#8217;investissement productif.</p>
<p>En effet, les possibilités d&#8217;autofinancement des entreprises ont baissé car les coûts de production se sont élevés et les charges se sont alourdies du fait de la hausse des prix du pétrole et des coûts salariaux et sociaux.</p>
<p>L&#8217;inflation était liée à l&#8217;augmentation du prix de l&#8217;énergie importée ( facture pétrolière multipliée par 10 entre 1973 et 1982 ), et à l&#8217;indexation de l&#8217;évolution des salaires sur les prix.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Jean-Pierre HUSSON<br />
Lycée Clemenceau de Reims<br />
<a href="http://www.crdp-reims.fr/cinquieme/evolution_sociale.htm" rel="nofollow">http://www.crdp-reims.fr/cinquieme/evolution_sociale.htm</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : luc</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1453</link>
		<dc:creator>luc</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 19:36:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1453</guid>
		<description>Pourquoi le chômage a-t-il si fortement augmenté en 1974-1981?

Selon ce cours d&#039;histoire La France depuis 1945 au Bac

&quot;Le taux moyen annuel de croissance a diminué de plus de moitié par rapport aux années 60 ( 2,5 % contre 5,7 % ) en raison du recul de l&#039;investissement productif.
  
En effet, les possibilités d&#039;autofinancement des entreprises ont baissé car les coûts de production se sont élevés et les charges se sont alourdies du fait de la hausse des prix du pétrole et des coûts salariaux et sociaux.&quot;

Jean-Pierre HUSSON
Lycée Clemenceau de Reims
http://www.crdp-reims.fr/cinquieme/evolution_sociale.htm

Ensuite, la relance de 1981 n&#039;a pas marché comme l&#039;explique Jacques Attali

&quot;La relance massive, faite à contretemps de la conjoncture, et les charges augmentées des entreprises en 1981, ont entraîné un vif déficit du commerce extérieur car la consommation s’est portée sur les importations. Les entreprises françaises ne construisent ni magnétoscope, ni ordinateur compétitif, ni une bonne part de ce que les Français désirent en 1983 ; celles qui en étaient capables avaient vu leurs charges brutalement augmenter et ne pouvaient investir. Le franc était devenu fragile, gros de deux dévaluations déjà, avec une inflation autour de 8% l’an et un déficit budgétaire pour 1982 de 150 milliards de francs.&quot;
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-tournant-de-la-rigueur-mars-7542

Enfin, la population active est passé de 22 à 28 millions de personnes depuis 1970 soit une hausse de 27%.
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=projpopact0650

Donc à taux de chômage égal, le nombre de chômeurs en valeur absolue est 27% plus élevé en 2010 par rapport à 1970.

PS En France, pour l&#039;Insee, le nombre d&#039;actifs comprend les actifs occupés et les chômeurs. Les chômeurs sont comptabilisés comme actifs.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi le chômage a-t-il si fortement augmenté en 1974-1981?</p>
<p>Selon ce cours d&#8217;histoire La France depuis 1945 au Bac</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le taux moyen annuel de croissance a diminué de plus de moitié par rapport aux années 60 ( 2,5 % contre 5,7 % ) en raison du recul de l&#8217;investissement productif.</p>
<p>En effet, les possibilités d&#8217;autofinancement des entreprises ont baissé car les coûts de production se sont élevés et les charges se sont alourdies du fait de la hausse des prix du pétrole et des coûts salariaux et sociaux.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Jean-Pierre HUSSON<br />
Lycée Clemenceau de Reims<br />
<a href="http://www.crdp-reims.fr/cinquieme/evolution_sociale.htm" rel="nofollow">http://www.crdp-reims.fr/cinquieme/evolution_sociale.htm</a></p>
<p>Ensuite, la relance de 1981 n&#8217;a pas marché comme l&#8217;explique Jacques Attali</p>
<p>&laquo;&nbsp;La relance massive, faite à contretemps de la conjoncture, et les charges augmentées des entreprises en 1981, ont entraîné un vif déficit du commerce extérieur car la consommation s’est portée sur les importations. Les entreprises françaises ne construisent ni magnétoscope, ni ordinateur compétitif, ni une bonne part de ce que les Français désirent en 1983 ; celles qui en étaient capables avaient vu leurs charges brutalement augmenter et ne pouvaient investir. Le franc était devenu fragile, gros de deux dévaluations déjà, avec une inflation autour de 8% l’an et un déficit budgétaire pour 1982 de 150 milliards de francs.&nbsp;&raquo;<br />
<a href="http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-tournant-de-la-rigueur-mars-7542" rel="nofollow">http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-tournant-de-la-rigueur-mars-7542</a></p>
<p>Enfin, la population active est passé de 22 à 28 millions de personnes depuis 1970 soit une hausse de 27%.<br />
<a href="http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=projpopact0650" rel="nofollow">http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=projpopact0650</a></p>
<p>Donc à taux de chômage égal, le nombre de chômeurs en valeur absolue est 27% plus élevé en 2010 par rapport à 1970.</p>
<p>PS En France, pour l&#8217;Insee, le nombre d&#8217;actifs comprend les actifs occupés et les chômeurs. Les chômeurs sont comptabilisés comme actifs.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1443</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 05:57:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1443</guid>
		<description>Bah oui, le Modem est une formation &quot;bourgeoise&quot; de droite (UDF), et sur certaines questions précises (l&#039;introduction de l&#039;impossibilité des déficits dans la constitution et la retraite à la carte) plus a droite que la droite (comme l&#039;était aussi parfois l&#039;UDF vis-à-vis du RPR)... Le parti radical qui participait du rassemblement populaire de 1935 (dit front populaire en 1936) était aussi une formation &quot;bourgeoise&quot;, qui avait gouverné à maintes reprises la III° République en coalition avec le reste de la droite... Il n&#039;y a pas là de désaccord sur la nature de classe de la formation politique...
Si on analyse, comme André-Gilbert (ces pseudo...)  le PS comme n&#039;étant pas un parti de gauche, on n&#039;a pas de raison de s&#039;indigner qu&#039;il s&#039;allie avec le Modem... si on s&#039;indigne qu&#039;il s&#039;allie avec le Modem, c&#039;est qu&#039;on pense au contraire qu&#039;il y a là une alliance &lt;strong&gt;contre nature&lt;/strong&gt;...
Même dans le Front populaire de 36 il y avait une alliance contre nature entre le PS et le PCF d&#039;un côté et les radicaux de l&#039;autre... D&#039;ailleurs, les électeurs du 4 mai 36 ne s&#039;y étaient pas trompés puisque en faisant (tout de même) gagner le Front populaire et sa dynamique, ils avaient &quot;glissé&quot; vers la gauche, faisant progresser le PCF et le PS et faisant reculer les radicaux...  A l&#039;époque même une mauvaise alliance avait quand même, indiquant la voie de l&#039;unité, et battant électoralement la droite, déclenché la gréve générale...(mais la même &lt;em&gt;mauvaise&lt;/em&gt; alliance avait joué aussi pour l&#039;arrêter, grâce au célèbre &quot;il faut savoir terminer une gréve&quot; de Maurice Thorez - qui affirmait en &quot;une&quot; de l&#039;Humanité &quot;les radicaux ont raison !&quot; )
Ceci dit, les radicaux de 36 comptaient plus que le Modem de 2010 réduit à un groupuscule, et qui ne pèse même pas, ce qui est important, pour l&#039;obtention de la majorité : la gauche est majoritaire sans le Modem ! Ce n&#039;est pas une mince différence ! Que des Modem soient adjoints, sans nécessité,  sans poids réel, en queue de liste, au second tour des régionales, est certes regrettable, condamnable, mais cela reste assez secondaire, ce n&#039;est pas eux qui font le programme ni la victoire, cela restera une victoire de la gauche à souligner comme telle avec les effets que nous en espérons tous pour créer une dynamique capable de ratiboiser Sarkozy, de paralyser les suites de ces projets de fin de quinquennat...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bah oui, le Modem est une formation &laquo;&nbsp;bourgeoise&nbsp;&raquo; de droite (UDF), et sur certaines questions précises (l&#8217;introduction de l&#8217;impossibilité des déficits dans la constitution et la retraite à la carte) plus a droite que la droite (comme l&#8217;était aussi parfois l&#8217;UDF vis-à-vis du RPR)&#8230; Le parti radical qui participait du rassemblement populaire de 1935 (dit front populaire en 1936) était aussi une formation &laquo;&nbsp;bourgeoise&nbsp;&raquo;, qui avait gouverné à maintes reprises la III° République en coalition avec le reste de la droite&#8230; Il n&#8217;y a pas là de désaccord sur la nature de classe de la formation politique&#8230;<br />
Si on analyse, comme André-Gilbert (ces pseudo&#8230;)  le PS comme n&#8217;étant pas un parti de gauche, on n&#8217;a pas de raison de s&#8217;indigner qu&#8217;il s&#8217;allie avec le Modem&#8230; si on s&#8217;indigne qu&#8217;il s&#8217;allie avec le Modem, c&#8217;est qu&#8217;on pense au contraire qu&#8217;il y a là une alliance <strong>contre nature</strong>&#8230;<br />
Même dans le Front populaire de 36 il y avait une alliance contre nature entre le PS et le PCF d&#8217;un côté et les radicaux de l&#8217;autre&#8230; D&#8217;ailleurs, les électeurs du 4 mai 36 ne s&#8217;y étaient pas trompés puisque en faisant (tout de même) gagner le Front populaire et sa dynamique, ils avaient &laquo;&nbsp;glissé&nbsp;&raquo; vers la gauche, faisant progresser le PCF et le PS et faisant reculer les radicaux&#8230;  A l&#8217;époque même une mauvaise alliance avait quand même, indiquant la voie de l&#8217;unité, et battant électoralement la droite, déclenché la gréve générale&#8230;(mais la même <em>mauvaise</em> alliance avait joué aussi pour l&#8217;arrêter, grâce au célèbre &laquo;&nbsp;il faut savoir terminer une gréve&nbsp;&raquo; de Maurice Thorez &#8211; qui affirmait en &laquo;&nbsp;une&nbsp;&raquo; de l&#8217;Humanité &laquo;&nbsp;les radicaux ont raison !&nbsp;&raquo; )<br />
Ceci dit, les radicaux de 36 comptaient plus que le Modem de 2010 réduit à un groupuscule, et qui ne pèse même pas, ce qui est important, pour l&#8217;obtention de la majorité : la gauche est majoritaire sans le Modem ! Ce n&#8217;est pas une mince différence ! Que des Modem soient adjoints, sans nécessité,  sans poids réel, en queue de liste, au second tour des régionales, est certes regrettable, condamnable, mais cela reste assez secondaire, ce n&#8217;est pas eux qui font le programme ni la victoire, cela restera une victoire de la gauche à souligner comme telle avec les effets que nous en espérons tous pour créer une dynamique capable de ratiboiser Sarkozy, de paralyser les suites de ces projets de fin de quinquennat&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1442</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 05:31:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1442</guid>
		<description>Bonjour,

Le calcul de la valeur ajoutée n&#039;est pas évident. Les statistiques de 
l&#039;Insee ne sont pas les mêmes que les statistiques européennes. Si l&#039;on 
prend les statistiques de l&#039;Insee (les moins favorables à la thèse 
défendue ici)  on constate que la part des salaires dans la valeur 
ajoutée a diminué de 8,5 points et que celle des profits 
a,corrélativement, augmenté de 8,5 points. Ensuite, le partage s&#039;est, 
semble-t-il stabilisé.

Avec des augmentations de salaires réels (une fois l&#039;inflation 
neutralisée) de l&#039;ordre de 3 à 4 % par an, de Gaulle s&#039;était retrouvé 
avec un mai-juin 1968 sur les bras. L&#039;argument de la défaite de Giscard 
en 1981 n&#039;en est donc pas vraiment un. 

Oui la part est stable depuis 1989. Elle a mis 7 ans à dégringoler. En 
Allemagne la chute s&#039;est étalée sur 20 ans. Mais si on vous coupe un 
bras en 1982 et qu&#039;on ne s&#039;attaque pas, ensuite, au second bras : 
doit-on, pour autant, s&#039;en féliciter  (je n&#039;ose dire applaudir des 
deux mains) ?

Le  taux d&#039;inflation n&#039;a rien à voir dans cette histoire : l&#039;inflation 
frappait aussi bien les profits que les salaires.

L&#039;inflation n&#039;avait, d&#039;ailleurs, rien à voir avec le chômage. Depuis 
1983, l&#039;inflation a considérablement régressé ce qui n&#039;a pas empêché le 
chômage de monter, de descendre (pendant le gouvernement Jospin), de 
doubler pour arriver à 4 millions de chômeurs réels, sans aucun lien 
avec les modifications (minimes) de l&#039;inflation.

Cordialement

JJC</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Le calcul de la valeur ajoutée n&#8217;est pas évident. Les statistiques de<br />
l&#8217;Insee ne sont pas les mêmes que les statistiques européennes. Si l&#8217;on<br />
prend les statistiques de l&#8217;Insee (les moins favorables à la thèse<br />
défendue ici)  on constate que la part des salaires dans la valeur<br />
ajoutée a diminué de 8,5 points et que celle des profits<br />
a,corrélativement, augmenté de 8,5 points. Ensuite, le partage s&#8217;est,<br />
semble-t-il stabilisé.</p>
<p>Avec des augmentations de salaires réels (une fois l&#8217;inflation<br />
neutralisée) de l&#8217;ordre de 3 à 4 % par an, de Gaulle s&#8217;était retrouvé<br />
avec un mai-juin 1968 sur les bras. L&#8217;argument de la défaite de Giscard<br />
en 1981 n&#8217;en est donc pas vraiment un. </p>
<p>Oui la part est stable depuis 1989. Elle a mis 7 ans à dégringoler. En<br />
Allemagne la chute s&#8217;est étalée sur 20 ans. Mais si on vous coupe un<br />
bras en 1982 et qu&#8217;on ne s&#8217;attaque pas, ensuite, au second bras :<br />
doit-on, pour autant, s&#8217;en féliciter  (je n&#8217;ose dire applaudir des<br />
deux mains) ?</p>
<p>Le  taux d&#8217;inflation n&#8217;a rien à voir dans cette histoire : l&#8217;inflation<br />
frappait aussi bien les profits que les salaires.</p>
<p>L&#8217;inflation n&#8217;avait, d&#8217;ailleurs, rien à voir avec le chômage. Depuis<br />
1983, l&#8217;inflation a considérablement régressé ce qui n&#8217;a pas empêché le<br />
chômage de monter, de descendre (pendant le gouvernement Jospin), de<br />
doubler pour arriver à 4 millions de chômeurs réels, sans aucun lien<br />
avec les modifications (minimes) de l&#8217;inflation.</p>
<p>Cordialement</p>
<p>JJC</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : luc</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1440</link>
		<dc:creator>luc</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 19:13:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1440</guid>
		<description>L&#039;article de Jean-Jacques Chavigné confirme les chiffres de l&#039;article de Grégoire BISEAU Partage salaire-profit : la gauche s&#039;enlise 

http://www.liberation.fr/economie/0101320157-partage-salaire-profit-la-gauche-s-enlise

Jean-Jacques Chavigné écrit
&quot;Entre 1982 et 2007 (derniers chiffres connus), la part des salaires dans la valeur ajoutée a diminué de 9,6 points (..)  La part salariale a baissé d’environ 9 points entre 1982 et 1989. Elle est restée à peu près constante ensuite.
http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1930&quot; 

Donc depuis 1989 le partage entre salaires et profit est stable.

Ce que reconnait Thomas Piketty économiste proche du PS: «Il n’y a aucune raison statistique pour aujourd’hui remettre en cause cette stabilité.» 

Ensuite, Jean-Jacques Chavigné oublie de dire que le pic de part salariale de 1982 est le résultat d&#039;une inflation à plus de 10% depuis 1974, période pendant laquelle la France a vu le chômage passé de 400 000 à 2 millions. 

Si la forte hausse de la part salariale pendant les années 1974-1981 avait été une si bonne chose pour les salariés, pourquoi Giscard a-t-il été battu en 1981?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;article de Jean-Jacques Chavigné confirme les chiffres de l&#8217;article de Grégoire BISEAU Partage salaire-profit : la gauche s&#8217;enlise </p>
<p><a href="http://www.liberation.fr/economie/0101320157-partage-salaire-profit-la-gauche-s-enlise" rel="nofollow">http://www.liberation.fr/economie/0101320157-partage-salaire-profit-la-gauche-s-enlise</a></p>
<p>Jean-Jacques Chavigné écrit<br />
&laquo;&nbsp;Entre 1982 et 2007 (derniers chiffres connus), la part des salaires dans la valeur ajoutée a diminué de 9,6 points (..)  La part salariale a baissé d’environ 9 points entre 1982 et 1989. Elle est restée à peu près constante ensuite.<br />
<a href="http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1930" rel="nofollow">http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1930</a>&nbsp;&raquo; </p>
<p>Donc depuis 1989 le partage entre salaires et profit est stable.</p>
<p>Ce que reconnait Thomas Piketty économiste proche du PS: «Il n’y a aucune raison statistique pour aujourd’hui remettre en cause cette stabilité.» </p>
<p>Ensuite, Jean-Jacques Chavigné oublie de dire que le pic de part salariale de 1982 est le résultat d&#8217;une inflation à plus de 10% depuis 1974, période pendant laquelle la France a vu le chômage passé de 400 000 à 2 millions. </p>
<p>Si la forte hausse de la part salariale pendant les années 1974-1981 avait été une si bonne chose pour les salariés, pourquoi Giscard a-t-il été battu en 1981?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2010/02/19/la-grenouille-et-le-scorpion/comment-page-1/#comment-1439</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 17:59:25 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=1263#comment-1439</guid>
		<description>Luc a tort d&#039;essayer de fabuler contre l&#039;idée que les profits aient volé 10 points aux salaires,

la droite UMP a espéré un rapport pour argumenter comme Luc mais elle a du y renoncer 


c&#039;etait le rapport Cotis (lire dans D&amp;S juillet 2009)



Jean-Philippe Cotis, directeur général de l&#039;INSEE, a rendu le 12 mai le rapport que lui avait demandé Nicolas Sarkozy après les manifestations du 29 janvier qui avaient rassemblé 2,5 millions de personnes. Sarkozy avait, alors, proposé un partage des revenus selon « la règle des trois tiers » : un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés, un tiers pour l&#039;investissement. Le rapport Cotis devrait, selon le président de la République, servir de « base » aux prochaines discussions entre le patronat et les syndicats. 

Le rapport Cotis conclut à une part « plutôt stable » des salaires dans la valeur ajoutée (la richesse créée par les entreprises) depuis 20 ans, ce qui nous ramène à la fin des années 1980. Ce chiffre n&#039;a pas été choisi au hasard. 

Une part « plutôt stable » des salaires depuis 20 ans ? 


Entre 1982 et 2007 (derniers chiffres connus), la part des salaires dans la valeur ajoutée a diminué de 9,6 points de la richesse produite chaque année par les entreprises. Ce qui représentait environ 140 milliards d&#039;euros pour la seule année 2007. 140 milliards d&#039;euros confisqués par les profits aux salaires. Mais cette diminution n&#039;a pas été progressive. La part salariale a baissé d&#039;environ 9 points entre 1982 et 1989. Elle est restée à peu près constante ensuite. 
Mettre l&#039;accent sur la relativité stabilité de la part salariale depuis 20 ans revient donc à évacuer la véritable question, celle de la baisse de 9 points de la part salariale entre 1982 et 1989. Si l&#039;on considère l&#039;année 1982 comme un « pic » et que l&#039;on prend pour point de départ l&#039;année 1974, la différence reste, de toute façon, énorme : - 5,9 points, soit en 2007 un transfert de 85 milliards d&#039;euros des salaires vers les profits. 


Cette baisse de la part salariale n&#039;est pas spécifique à la France. Le FMI constate une baisse de la part des salaires d&#039;environ 7 points dans les pays développés depuis 1980 et note que ce recul a été plus marqué dans les pays européens. 
La Commission européenne affirme dans son rapport annuel sur l&#039;emploi (2007) que la part des salaires de l&#039;Union européenne se « situe actuellement à des niveaux historiquement bas ». L&#039;OCDE chiffre ce recul de la part salariale, dans les 15 pays riches étudiés, à 10 points de la valeur ajoutée depuis 1976. L&#039;OIT constate le même type de recul dans les économies avancées (9 points) mais aussi en Amérique latine (13 points) et en Asie (10 points). 


&lt;strong&gt;Ce qui est spécifique à la situation française, c&#039;est la baisse brutale de la part salariale entre 1982 et 1989.&lt;/strong&gt; Dans les autres pays européens, la baisse de cette part a été progressive, à l&#039;exception de l&#039;Allemagne où la brutalité de la baisse de la part salariale ne s&#039;est manifestée qu&#039;au cours des toutes dernières années. Ce qui permet au MEDEF, toujours d&#039;aussi bonne foi, de prétendre qu&#039;à la différence de l&#039;Allemagne, la part des salaires est restée stable en France. L&#039;organisation patronale se permet même de souligner la « résistance » des salaires. Les salaires seraient-ils attaqués - et par qui - pour qu&#039;ils aient ainsi à faire de la résistance ? 

Accroissement des inégalités salariales 

Le rapport Cotis constate égale un accroissement des inégalités salariales. Il note que les plus fortes hausses salariales sont allées au 1 % ou au 0,1 % des salariés les mieux rétribués alors que depuis le début des années 1980, la progression moyenne annuelle des salaires n&#039;était que de 1 % par an. 
Laurence Parisot reconnaît que cette progression de 1 % est faible. Elle en voit l&#039;explication dans la faible croissance économique et surtout pas dans l&#039;augmentation continue des profits. Elle ne s&#039;interroge pas non plus sur l&#039;origine de cette faible croissance qui n&#039;aurait bien sûr rien à voir avec l&#039;application des politiques néolibérales voulues par le MEDEF. 


Le MEDEF cherche également à minimiser l&#039;augmentation des hauts salaires en affirmant qu&#039;ils ne concernent que 13 000 personnes (les 0,1 % des salaires les plus élevés) alors que l&#039;écart entre les 10 % des salaires les plus élevés et les 10 % les moins élevés a tendance à diminuer. Ainsi oublie-t-il de préciser que c&#039;est d&#039;un alignement vers le bas qu&#039;il s&#039;agit, les profits se taillant la part du lion dans le partage de la valeur ajoutée aux dépens de 
l&#039;ensemble des salaires. Il oublie également, toujours selon le rapport Cotis, que la part des 1 % des salariés les mieux payés (130 000 salariés) ne représentait que 5,5 % de la masse salariale globale en 1993 mais s&#039;élève à 6,5 % aujourd&#039;hui. Il oublie, enfin, que la situation française se rapproche petit à petit de la situation américaine où les très hauts salaires ont connu une formidable envolée mais ne sont en réalité que des profits déguisés, distribués sous une autre forme. 

Une hausse des dividendes 

Le rapport Cotis constate que les dividendes nets versés aux actionnaires ont plus que doublé entre 1993 et 2007 : de 7,1 % à 16,3 % des profits. Il faudrait aller plus loin et préciser (Michel Husson « La part salariale n&#039;a jamais été aussi basse ! » L&#039;Economie politique n° 42) qu&#039;en 1982, les dividendes nets représentaient 4,4 % de la masse salariale et 12,4 % en 2007 et qu&#039;« autrement dit, les salariés travaillent aujourd&#039;hui près de six semaines par an pour les actionnaires contre deux semaines au début des années 1980 ». 

Les investissements, quant à eux, représentaient 17,3 % des profits en 1993, mais n&#039;en représentent plus aujourd&#039;hui que 12,7 %. La conclusion à tirer de ces chiffres est donc assez simple : la diminution drastique de la part salariale n&#039;a pas été utilisée pour stimuler l&#039;investissement mais pour augmenter les dividendes versés aux actionnaires. Le problème de compétitivité dont le MEDEF nous rebat les oreilles aurait donc pu être parfaitement réglé en augmentant les salaires mais en diminuant les dividendes. Le MEDEF, là encore, cherche à faire diversion, en affirmant que le principal problème est celui de la répartition des richesses entre générations. Une façon de tenter, une nouvelle fois, d&#039;opposer les salariés entre eux et de diminuer encore le montant des retraites. Pourtant, avec les 140 milliards annuels confisqués par les profits aux salaires, il n&#039;y aurait pas le moindre problème pour financer les retraites, l&#039;assurance-maladie, diminuer le temps de travail pour en finir avec le chômage de masse tout en augmentant les salaires directs. La proposition du MEDEF de créer des « comptes épargnes individuels » ne permettra en rien, contrairement à ses affirmations de « garantir » le niveau de retraite des générations actuelles. 
Cette proposition consiste tout simplement à demander aux salariés de jouer leur retraite en bourse. Les sommes que le MEDEF accepte de consacrer à cette retraite par capitalisation serait beaucoup mieux utilisées à augmenter les cotisations retraites patronales et à financer nos retraites par répartition dont la baisse (sur laquelle le MEDF fonde son argumentation) est le produit direct de la politique du MEDEF et des gouvernements de droite, entièrement dévoués à la défense des intérêts des actionnaires. 

La CGPME affirme, pour sa part, que la distribution de dividendes ne concerne que les grandes entreprises. C&#039;est en partie vrai mais ne fait que confirmer la structuration de l&#039;économie française comme une gigantesque machine à drainer les profits vers les grandes entreprises. Une machinerie où toute subvention, toute exonération, toute aide accordée aux PME sans contrepartie en termes de salaires, d&#039;emplois ou de conditions de travail, finit par aller gonfler les profits de ces grandes socités. 

La « règle des trois tiers » de Nicolas Sarkozy 

Début février, alors que faisait rage la polémique sur les rémunérations des dirigeants des banques, Nicolas Sarkozy avait appelé patronat et syndicats à discuter de la question du partage des profits. Il avait même proposé une règle pour effectuer ce partage : « un tiers des bénéfices aux salariés, un tiers aux actionnaires sous forme de dividendes et un tiers réinvestis dans l&#039;entreprise pour financer son développement ». Visiblement, ce jour-là, Sarkozy n&#039;avait pas pris la mesure de ce qu&#039;il proposait. 

Le rapport Cotis indique, en effet, une répartition des profits et non de la valeur ajoutée) assez différente de cette règle des trois tiers. 57 % des profits iraient à l&#039;investissement, 36 % au capital et 7 % aux salariés sous la forme d&#039;intéressement et de participation. La proposition de Sarkozy reviendrait donc à augmenter de 26 points la part des salariés dans le partage des profits, de diminuer de 3 points celles des actionnaires et de 24 % celle de l&#039;investissement. 

C&#039;est parfaitement inepte, mais si Sarkozy veut vraiment augmenter de 26 points la part des salaires dans le partage des profits qu&#039;il le fasse aux dépens des actionnaires plutôt que de l&#039;investissement productif. La meilleure façon d&#039;augmenter cette part des salariés serait d&#039;ailleurs d&#039;augmenter les salaires (200 euros d&#039;augmentation mensuelle de tous les salaires, un Smic brut à 1 500 euros) et de réduire le temps de travail. Cela serait une excellente nouvelle pour les salariés, la sécurité sociale et ouvrirait la perspective d&#039;un nouveau modèle économique et social, fondé sur une hausse régulière des salaires, qui nous épargnerait les crises financières et économiques à répétition. Ce n&#039;est bien sûr pas le chemin que veut prendre le MEDEF qui refuse toute négociation nationale sur le partage des profits et qui propose de fusionner la participation et l&#039;intéressement (exonérés de cotisations sociales) dans les entreprises de moins de 250 salariés. Il propose même, en pleine crise économique, que ce dispositif porte un nom sans équivoque « la peirf » : sans « performance » de l&#039;entreprise, pas d&#039;intéressement ou de participation. 

Jean-Jacques Chavigné</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Luc a tort d&#8217;essayer de fabuler contre l&#8217;idée que les profits aient volé 10 points aux salaires,</p>
<p>la droite UMP a espéré un rapport pour argumenter comme Luc mais elle a du y renoncer </p>
<p>c&#8217;etait le rapport Cotis (lire dans D&amp;S juillet 2009)</p>
<p>Jean-Philippe Cotis, directeur général de l&#8217;INSEE, a rendu le 12 mai le rapport que lui avait demandé Nicolas Sarkozy après les manifestations du 29 janvier qui avaient rassemblé 2,5 millions de personnes. Sarkozy avait, alors, proposé un partage des revenus selon « la règle des trois tiers » : un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés, un tiers pour l&#8217;investissement. Le rapport Cotis devrait, selon le président de la République, servir de « base » aux prochaines discussions entre le patronat et les syndicats. </p>
<p>Le rapport Cotis conclut à une part « plutôt stable » des salaires dans la valeur ajoutée (la richesse créée par les entreprises) depuis 20 ans, ce qui nous ramène à la fin des années 1980. Ce chiffre n&#8217;a pas été choisi au hasard. </p>
<p>Une part « plutôt stable » des salaires depuis 20 ans ? </p>
<p>Entre 1982 et 2007 (derniers chiffres connus), la part des salaires dans la valeur ajoutée a diminué de 9,6 points de la richesse produite chaque année par les entreprises. Ce qui représentait environ 140 milliards d&#8217;euros pour la seule année 2007. 140 milliards d&#8217;euros confisqués par les profits aux salaires. Mais cette diminution n&#8217;a pas été progressive. La part salariale a baissé d&#8217;environ 9 points entre 1982 et 1989. Elle est restée à peu près constante ensuite.<br />
Mettre l&#8217;accent sur la relativité stabilité de la part salariale depuis 20 ans revient donc à évacuer la véritable question, celle de la baisse de 9 points de la part salariale entre 1982 et 1989. Si l&#8217;on considère l&#8217;année 1982 comme un « pic » et que l&#8217;on prend pour point de départ l&#8217;année 1974, la différence reste, de toute façon, énorme : &#8211; 5,9 points, soit en 2007 un transfert de 85 milliards d&#8217;euros des salaires vers les profits. </p>
<p>Cette baisse de la part salariale n&#8217;est pas spécifique à la France. Le FMI constate une baisse de la part des salaires d&#8217;environ 7 points dans les pays développés depuis 1980 et note que ce recul a été plus marqué dans les pays européens.<br />
La Commission européenne affirme dans son rapport annuel sur l&#8217;emploi (2007) que la part des salaires de l&#8217;Union européenne se « situe actuellement à des niveaux historiquement bas ». L&#8217;OCDE chiffre ce recul de la part salariale, dans les 15 pays riches étudiés, à 10 points de la valeur ajoutée depuis 1976. L&#8217;OIT constate le même type de recul dans les économies avancées (9 points) mais aussi en Amérique latine (13 points) et en Asie (10 points). </p>
<p><strong>Ce qui est spécifique à la situation française, c&#8217;est la baisse brutale de la part salariale entre 1982 et 1989.</strong> Dans les autres pays européens, la baisse de cette part a été progressive, à l&#8217;exception de l&#8217;Allemagne où la brutalité de la baisse de la part salariale ne s&#8217;est manifestée qu&#8217;au cours des toutes dernières années. Ce qui permet au MEDEF, toujours d&#8217;aussi bonne foi, de prétendre qu&#8217;à la différence de l&#8217;Allemagne, la part des salaires est restée stable en France. L&#8217;organisation patronale se permet même de souligner la « résistance » des salaires. Les salaires seraient-ils attaqués &#8211; et par qui &#8211; pour qu&#8217;ils aient ainsi à faire de la résistance ? </p>
<p>Accroissement des inégalités salariales </p>
<p>Le rapport Cotis constate égale un accroissement des inégalités salariales. Il note que les plus fortes hausses salariales sont allées au 1 % ou au 0,1 % des salariés les mieux rétribués alors que depuis le début des années 1980, la progression moyenne annuelle des salaires n&#8217;était que de 1 % par an.<br />
Laurence Parisot reconnaît que cette progression de 1 % est faible. Elle en voit l&#8217;explication dans la faible croissance économique et surtout pas dans l&#8217;augmentation continue des profits. Elle ne s&#8217;interroge pas non plus sur l&#8217;origine de cette faible croissance qui n&#8217;aurait bien sûr rien à voir avec l&#8217;application des politiques néolibérales voulues par le MEDEF. </p>
<p>Le MEDEF cherche également à minimiser l&#8217;augmentation des hauts salaires en affirmant qu&#8217;ils ne concernent que 13 000 personnes (les 0,1 % des salaires les plus élevés) alors que l&#8217;écart entre les 10 % des salaires les plus élevés et les 10 % les moins élevés a tendance à diminuer. Ainsi oublie-t-il de préciser que c&#8217;est d&#8217;un alignement vers le bas qu&#8217;il s&#8217;agit, les profits se taillant la part du lion dans le partage de la valeur ajoutée aux dépens de<br />
l&#8217;ensemble des salaires. Il oublie également, toujours selon le rapport Cotis, que la part des 1 % des salariés les mieux payés (130 000 salariés) ne représentait que 5,5 % de la masse salariale globale en 1993 mais s&#8217;élève à 6,5 % aujourd&#8217;hui. Il oublie, enfin, que la situation française se rapproche petit à petit de la situation américaine où les très hauts salaires ont connu une formidable envolée mais ne sont en réalité que des profits déguisés, distribués sous une autre forme. </p>
<p>Une hausse des dividendes </p>
<p>Le rapport Cotis constate que les dividendes nets versés aux actionnaires ont plus que doublé entre 1993 et 2007 : de 7,1 % à 16,3 % des profits. Il faudrait aller plus loin et préciser (Michel Husson « La part salariale n&#8217;a jamais été aussi basse ! » L&#8217;Economie politique n° 42) qu&#8217;en 1982, les dividendes nets représentaient 4,4 % de la masse salariale et 12,4 % en 2007 et qu&#8217;« autrement dit, les salariés travaillent aujourd&#8217;hui près de six semaines par an pour les actionnaires contre deux semaines au début des années 1980 ». </p>
<p>Les investissements, quant à eux, représentaient 17,3 % des profits en 1993, mais n&#8217;en représentent plus aujourd&#8217;hui que 12,7 %. La conclusion à tirer de ces chiffres est donc assez simple : la diminution drastique de la part salariale n&#8217;a pas été utilisée pour stimuler l&#8217;investissement mais pour augmenter les dividendes versés aux actionnaires. Le problème de compétitivité dont le MEDEF nous rebat les oreilles aurait donc pu être parfaitement réglé en augmentant les salaires mais en diminuant les dividendes. Le MEDEF, là encore, cherche à faire diversion, en affirmant que le principal problème est celui de la répartition des richesses entre générations. Une façon de tenter, une nouvelle fois, d&#8217;opposer les salariés entre eux et de diminuer encore le montant des retraites. Pourtant, avec les 140 milliards annuels confisqués par les profits aux salaires, il n&#8217;y aurait pas le moindre problème pour financer les retraites, l&#8217;assurance-maladie, diminuer le temps de travail pour en finir avec le chômage de masse tout en augmentant les salaires directs. La proposition du MEDEF de créer des « comptes épargnes individuels » ne permettra en rien, contrairement à ses affirmations de « garantir » le niveau de retraite des générations actuelles.<br />
Cette proposition consiste tout simplement à demander aux salariés de jouer leur retraite en bourse. Les sommes que le MEDEF accepte de consacrer à cette retraite par capitalisation serait beaucoup mieux utilisées à augmenter les cotisations retraites patronales et à financer nos retraites par répartition dont la baisse (sur laquelle le MEDF fonde son argumentation) est le produit direct de la politique du MEDEF et des gouvernements de droite, entièrement dévoués à la défense des intérêts des actionnaires. </p>
<p>La CGPME affirme, pour sa part, que la distribution de dividendes ne concerne que les grandes entreprises. C&#8217;est en partie vrai mais ne fait que confirmer la structuration de l&#8217;économie française comme une gigantesque machine à drainer les profits vers les grandes entreprises. Une machinerie où toute subvention, toute exonération, toute aide accordée aux PME sans contrepartie en termes de salaires, d&#8217;emplois ou de conditions de travail, finit par aller gonfler les profits de ces grandes socités. </p>
<p>La « règle des trois tiers » de Nicolas Sarkozy </p>
<p>Début février, alors que faisait rage la polémique sur les rémunérations des dirigeants des banques, Nicolas Sarkozy avait appelé patronat et syndicats à discuter de la question du partage des profits. Il avait même proposé une règle pour effectuer ce partage : « un tiers des bénéfices aux salariés, un tiers aux actionnaires sous forme de dividendes et un tiers réinvestis dans l&#8217;entreprise pour financer son développement ». Visiblement, ce jour-là, Sarkozy n&#8217;avait pas pris la mesure de ce qu&#8217;il proposait. </p>
<p>Le rapport Cotis indique, en effet, une répartition des profits et non de la valeur ajoutée) assez différente de cette règle des trois tiers. 57 % des profits iraient à l&#8217;investissement, 36 % au capital et 7 % aux salariés sous la forme d&#8217;intéressement et de participation. La proposition de Sarkozy reviendrait donc à augmenter de 26 points la part des salariés dans le partage des profits, de diminuer de 3 points celles des actionnaires et de 24 % celle de l&#8217;investissement. </p>
<p>C&#8217;est parfaitement inepte, mais si Sarkozy veut vraiment augmenter de 26 points la part des salaires dans le partage des profits qu&#8217;il le fasse aux dépens des actionnaires plutôt que de l&#8217;investissement productif. La meilleure façon d&#8217;augmenter cette part des salariés serait d&#8217;ailleurs d&#8217;augmenter les salaires (200 euros d&#8217;augmentation mensuelle de tous les salaires, un Smic brut à 1 500 euros) et de réduire le temps de travail. Cela serait une excellente nouvelle pour les salariés, la sécurité sociale et ouvrirait la perspective d&#8217;un nouveau modèle économique et social, fondé sur une hausse régulière des salaires, qui nous épargnerait les crises financières et économiques à répétition. Ce n&#8217;est bien sûr pas le chemin que veut prendre le MEDEF qui refuse toute négociation nationale sur le partage des profits et qui propose de fusionner la participation et l&#8217;intéressement (exonérés de cotisations sociales) dans les entreprises de moins de 250 salariés. Il propose même, en pleine crise économique, que ce dispositif porte un nom sans équivoque « la peirf » : sans « performance » de l&#8217;entreprise, pas d&#8217;intéressement ou de participation. </p>
<p>Jean-Jacques Chavigné</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
