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	<title>Commentaires sur : Trop gros le code du travail ? vous mentez M. Bayrou</title>
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		<title>Par : Yohann</title>
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		<dc:creator>Yohann</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2014 00:06:18 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis scandalisé de lire ce que certaines personnes se permettent d&#039;écrire comme par exemple &quot; Gérard Filoche n&#039;a jamais travaillé de sa vie ni jamais créée d&#039;emploi. &quot; Outre le fait qu&#039;il a été l&#039;un des meilleurs inspecteurs du travail en France, ses cotisations ont permis de créer des postes de médecins, d&#039;infirmiers, d&#039;aides soignants, toutes sortes d&#039;emplois pour lesquels on ne doit pas payer pour en profiter. A l&#039;inverse, le privé &quot; créée &quot; peut être des emplois ( en fait il répond simplement à la demande ) mais il demande une rémunération pour en faire bénéficier la population.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis scandalisé de lire ce que certaines personnes se permettent d&#8217;écrire comme par exemple &nbsp;&raquo; Gérard Filoche n&#8217;a jamais travaillé de sa vie ni jamais créée d&#8217;emploi. &nbsp;&raquo; Outre le fait qu&#8217;il a été l&#8217;un des meilleurs inspecteurs du travail en France, ses cotisations ont permis de créer des postes de médecins, d&#8217;infirmiers, d&#8217;aides soignants, toutes sortes d&#8217;emplois pour lesquels on ne doit pas payer pour en profiter. A l&#8217;inverse, le privé &nbsp;&raquo; créée &nbsp;&raquo; peut être des emplois ( en fait il répond simplement à la demande ) mais il demande une rémunération pour en faire bénéficier la population.</p>
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		<title>Par : Lennart</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2013/09/21/trop-gros-le-code-du-travail-vous-mentez-m-bayrou/comment-page-1/#comment-40173</link>
		<dc:creator>Lennart</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Sep 2014 16:23:34 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;Là où il y a du droit DU travail, il y a du droit AU travail. &quot;

Mais pourquoi tous ces syndicalistes qui eux savent, ne créent ils pas des entreprises ou les salariés seraient heureux, dégageraient d&#039;énormes bénéfices partagé entre ces salariés, produiraient en France avec toutes les charges et impôts en faisant mieux que la concurrence.

On attend avec impatience, mais malheureusement ils nous répondront que ce n&#039;est pas leur rôle car c&#039;est plus facile de taper sur les autres que de retrousser ses manches et prouver au monde entier si c&#039;est possible.

Enarques, Polytechniciens et syndicalistes les trois vrais fléaux des travailleurs.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Là où il y a du droit DU travail, il y a du droit AU travail. &nbsp;&raquo;</p>
<p>Mais pourquoi tous ces syndicalistes qui eux savent, ne créent ils pas des entreprises ou les salariés seraient heureux, dégageraient d&#8217;énormes bénéfices partagé entre ces salariés, produiraient en France avec toutes les charges et impôts en faisant mieux que la concurrence.</p>
<p>On attend avec impatience, mais malheureusement ils nous répondront que ce n&#8217;est pas leur rôle car c&#8217;est plus facile de taper sur les autres que de retrousser ses manches et prouver au monde entier si c&#8217;est possible.</p>
<p>Enarques, Polytechniciens et syndicalistes les trois vrais fléaux des travailleurs.</p>
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		<title>Par : jerome</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2013/09/21/trop-gros-le-code-du-travail-vous-mentez-m-bayrou/comment-page-1/#comment-39818</link>
		<dc:creator>jerome</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2014 14:15:05 +0000</pubDate>
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		<description>Il est bon de rappeler que Gérard Filoche n&#039;a jamais travaillé de sa vie et n&#039;a jamais créé le moindre emploi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il est bon de rappeler que Gérard Filoche n&#8217;a jamais travaillé de sa vie et n&#8217;a jamais créé le moindre emploi.</p>
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		<title>Par : Kuing Yamang</title>
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		<dc:creator>Kuing Yamang</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2014 09:16:51 +0000</pubDate>
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		<description>Monsieur Bayrou n&#039;en est pas à son coup d&#039;essai, il est un représentant masqué de l&#039;ultra-libéralisme que voudraient nous imposer le grand capital !
https://www.youtube.com/watch?v=yqvigIRMJW8</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Bayrou n&#8217;en est pas à son coup d&#8217;essai, il est un représentant masqué de l&#8217;ultra-libéralisme que voudraient nous imposer le grand capital !<br />
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=yqvigIRMJW8" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=yqvigIRMJW8</a></p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2013/09/21/trop-gros-le-code-du-travail-vous-mentez-m-bayrou/comment-page-1/#comment-14670</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 07:04:26 +0000</pubDate>
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		<description>fake, hoax</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>fake, hoax</p>
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	<item>
		<title>Par : Gilbert Duroux</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2013/09/21/trop-gros-le-code-du-travail-vous-mentez-m-bayrou/comment-page-1/#comment-14651</link>
		<dc:creator>Gilbert Duroux</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 17:04:04 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour ce rappel, Christiane F. Vous auriez pu ajouter, en évoquant les glorieux ancêtres, que les mânes de Jules Moch soufflent sur Manuel Valls. Jules Moch, ministre de l&#039;intérieur de la SFIO, qui n&#039;a pas hésité à faire tirer sur les mineurs CGT en grève (6 morts). Nul doute que Manuel Valls saura faire preuve de la même fermeté si les circonstances l&#039;exigent.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ce rappel, Christiane F. Vous auriez pu ajouter, en évoquant les glorieux ancêtres, que les mânes de Jules Moch soufflent sur Manuel Valls. Jules Moch, ministre de l&#8217;intérieur de la SFIO, qui n&#8217;a pas hésité à faire tirer sur les mineurs CGT en grève (6 morts). Nul doute que Manuel Valls saura faire preuve de la même fermeté si les circonstances l&#8217;exigent.</p>
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	<item>
		<title>Par : Christiane F</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2013/09/21/trop-gros-le-code-du-travail-vous-mentez-m-bayrou/comment-page-1/#comment-14649</link>
		<dc:creator>Christiane F</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 14:57:16 +0000</pubDate>
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		<description>Oui je confirme que la composition sociologique du PS a changé et heureusement j&#039;aimerais dire ... mais comment pourrait-il en être autrement ? la métallurgie a fermé ses portes il y a bien longtemps ... les mines aussi ... tout cela piloté par notre glorieuse ancêtre d&#039;ailleurs, la SFIO ne l&#039;oublions pas ...

en tant que socialistes nous avons su faire évoluer la société française depuis 30 ans et nous avons su évoluer nous mêmes ! 

nous avons fait le plein d&#039;enseignants ce qui a considérablement élevé le QI moyen du parti (conjugué au départ des OS vers pôle emploi) ... nous avons fait le plein de fonctionnaires, petits et moyens heureux de porter à leur tête des hauts fonctionnaires hyper-compétents etc etc ... 

bref aujourd&#039;hui soyions fiers de ce grand parti qui a su allier programme de gauche avec talent de droite là ou il le faut !  ce ne sont pas nos amis américains qui nous contrediront !

amitiés de gauche à ceux qui le sont et bon vents aux autres</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui je confirme que la composition sociologique du PS a changé et heureusement j&#8217;aimerais dire &#8230; mais comment pourrait-il en être autrement ? la métallurgie a fermé ses portes il y a bien longtemps &#8230; les mines aussi &#8230; tout cela piloté par notre glorieuse ancêtre d&#8217;ailleurs, la SFIO ne l&#8217;oublions pas &#8230;</p>
<p>en tant que socialistes nous avons su faire évoluer la société française depuis 30 ans et nous avons su évoluer nous mêmes ! </p>
<p>nous avons fait le plein d&#8217;enseignants ce qui a considérablement élevé le QI moyen du parti (conjugué au départ des OS vers pôle emploi) &#8230; nous avons fait le plein de fonctionnaires, petits et moyens heureux de porter à leur tête des hauts fonctionnaires hyper-compétents etc etc &#8230; </p>
<p>bref aujourd&#8217;hui soyions fiers de ce grand parti qui a su allier programme de gauche avec talent de droite là ou il le faut !  ce ne sont pas nos amis américains qui nous contrediront !</p>
<p>amitiés de gauche à ceux qui le sont et bon vents aux autres</p>
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		<title>Par : Gilbert Duroux</title>
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		<dc:creator>Gilbert Duroux</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 14:08:39 +0000</pubDate>
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		<description>L&#039;analyse de Pierre Ruscassie est viciée. Ce n&#039;est pas simplement une question de démocratie (si c&#039;était le cas, les militants du PS qui sont de gauche d&#039;après Ruscassie et Filoche se révolteraient). La sociologie du parti dit socialiste a évolué et si les militants ne remettent pas en cause leurs dirigeants, c&#039;est qu&#039;ils y trouvent leur compte. Le PS est devenu un parti bourgeois, composé de plus en plus de notables, d&#039;élus ou de ceux qui aspirent à l&#039;être. 
Mais faut pas parler de sociologie, de notions comme l&#039;habitus à Gérard, il n&#039;y entend rien...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;analyse de Pierre Ruscassie est viciée. Ce n&#8217;est pas simplement une question de démocratie (si c&#8217;était le cas, les militants du PS qui sont de gauche d&#8217;après Ruscassie et Filoche se révolteraient). La sociologie du parti dit socialiste a évolué et si les militants ne remettent pas en cause leurs dirigeants, c&#8217;est qu&#8217;ils y trouvent leur compte. Le PS est devenu un parti bourgeois, composé de plus en plus de notables, d&#8217;élus ou de ceux qui aspirent à l&#8217;être.<br />
Mais faut pas parler de sociologie, de notions comme l&#8217;habitus à Gérard, il n&#8217;y entend rien&#8230;</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2013/09/21/trop-gros-le-code-du-travail-vous-mentez-m-bayrou/comment-page-1/#comment-14627</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2013 18:24:22 +0000</pubDate>
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		<description>Lettre à un camarade socialiste encore au PS
suivie de
Réponse d&#039;un camarade socialiste toujours au PS

 
22 septembre 2013

 

Il existe un peuple de gauche. Ce sont ces femmes et ces hommes qui partagent une même aspiration : une authentique démocratie, une vraie justice sociale et, de plus en plus souvent, l’exigence écologique. Ce peuple de gauche apporte ses suffrages à diverses organisations politiques, le PS, EELV, les partis du Front de Gauche, le NPA, Lutte Ouvrière. J’ai la chance d’avoir des copains dans ces différentes formations et parfois, les discussions sont assez vives. Il y a quelques semaines, un d’entre eux a quitté le PS pour rejoindre le Parti de Gauche. Il vient de rédiger une lettre à ses anciens camarades qu’il souhaite partager largement. La voici.

Raoul-Marc Jennar

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A toi, camarade socialiste encore au PS,

Je m’adresse à toi qui partages avec moi des années de fidélité au PS et des années d’espérances. Parce que comme moi, tu veux un monde où la démocratie et la justice sociale ne sont pas de vains mots et parce que tu crois, toi aussi, comme l’affirmait le grand Jaurès, que « la République politique doit aboutir à la République sociale. »

Déjà, en 2002, quand Jospin fut battu, lui qui avait davantage privatisé que les gouvernements Balladur et Juppé réunis, lui qui avait affirmé que son programme n’était pas socialiste, nous étions désemparés.

Nous avons payé très cher les dérives néolibérales de la gauche plurielle. Il nous a fallu subir dix ans d’une droite qui a véhiculé, chaque jour un peu plus, le discours de la haine et qui s’est employée à démanteler, l’une après l’autre, les réalisations nées du programme du Conseil National de la Résistance.

Comme toi, j’ai attendu avec impatience le départ de Sarkozy. Dix ans d’une droite qui flirte avec l’extrême droite ont rendu notre France de Montesquieu, de Jaurès et de Camus irrespirable. 

Comme toi, j’ai vibré aux propos généreux, authentiquement socialistes, tenus au Bourget.

Comme toi, j’ai été emballé lorsque notre candidat a affirmé sa différence avec son prédécesseur, à la télévision « moi, président,… »

Mais là, seize mois après l’arrivée du deuxième président de la Ve République issu des rangs du PS, quelle déception ! A leurs débuts, Mitterrand avec les nationalisations et la retraite à 60 ans, puis Jospin avec les 35 heures et le rejet de l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI), avaient au moins pris des mesures fortes qui répondaient à nos attentes. Même si, par la suite, avec des Delors et des DSK, l’adhésion à l’idéologie du marché l’avait emporté. Mais cette fois, dès les premiers jours du quinquennat, les choix sont d’une clarté stupéfiante : ils continuent Sarkozy.

Comme toi, j’ai été abasourdi que notre gouvernement ratifie, sans en changer une virgule, le pacte budgétaire Merkozy qui met fin à notre souveraineté dans l’élaboration du budget, l’instrument essentiel pour définir des orientations politiques.

Comme toi, je n’ai pas compris ce pacte de croissance, formidable cadeau de 20 milliards aux entreprises, sans la moindre contrepartie, sans la moindre condition et sans le moindre contrôle. La proposition de Louis Gallois, pourtant modeste (si on compare avec l’Allemagne,) d’introduire quatre représentants des salariés dans les entreprises de plus de 5000 salariés n’a même pas été retenue.

Comme toi, j’ai vu avec douleur, un gouvernement PS accorder l’ANI au patronat, une agression contre le droit du travail qu’aucun gouvernement n’avait concédée depuis les années 80 quand le CNPF la réclama pour la première fois. Malgré les démonstrations pertinentes de notre camarade Filoche prouvant l’agression, le gouvernement PS-EELV a refusé de modifier ce texte conforme aux attentes du MEDEF et soutenu par la direction du PS.

Comme toi, j’ai vu à quel point le propos du candidat Hollande au Bourget sur la finance (« mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne se présentera jamais comme candidat, il ne sera pas élu, mais pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ») ont été démentis par les décisions du Président Hollande. Chaque fois que le gouvernement doit choisir, il choisit en faveur des banques et des assurances. Rien n’a changé. C’est la finance qui gouverne à travers Moscovici et Hollande. On l’a vu avec la loi de séparation  bancaire qui ne concerne que 2% des activités bancaires ; on l’a vu avec l’ANI et le formidable cadeau aux assurances que représente l’extension à tous les salariés de l’obligation de prendre une assurance complémentaire santé ; on l’a vu avec la baisse du taux du Livret A ; on l’a vu… mais à quoi bon continuer tant la liste est déjà longue. C’est presque chaque jour que ce gouvernement PS-EELV fait un cadeau au monde de la finance.

Comme toi, j’ai été déçu de constater que les trois principales mesures promises solennellement par le Président Hollande lors du scandale Cahuzac, pour renforcer l’indépendance de la justice et garantir la transparence de la vie publique, n’ont pas été intégrées dans la loi de moralisation de la vie politique.

Comme toi, je n’ai pas compris que, malgré les promesses faites, les syndicalistes qui se battent pour sauver l’emploi avec les moyens dont ils disposent n’aient pas bénéficiés d’une loi d’amnistie.

Comme toi, j’ai été choqué par les propos et les décisions du Ministre PS de l’Intérieur, en particulier s’agissant des Roms. Comme toi, j’ai eu mal quand la France a interdit de séjour dans tout l’espace Schengen l’intellectuelle et ancienne Ministre de la Culture du Mali Aminata Traoré, quand  la France a interdit le survol de son territoire à l’avion du Président de la République de Bolivie, quand la France est allée apporter son soutien à un gouvernement grec qui ferme les yeux devant les bandes nazies qui terrorisent la population et qui applique avec zèle les politiques austéritaires de la troïka.

Comme toi, je vois que le PS et son gouvernement adhèrent pleinement à l’Union européenne telle qu’elle s’organise : concurrence libre et non faussée, démantèlement des services publics, dictature des marchés. Le PS soutenait le traité constitutionnel européen. Il a soutenu sa version à peine modifiée qu’est le traité de Lisbonne. Il soutient aujourd’hui, avec son allié EELV, l’ouverture de négociations pour un grand marché unique UE-USA.

Comme toi, je vois que l’appel des 5000 socialistes pour dénoncer le projet gouvernemental sur les retraites, un appel qui affirme «pas un trimestre de plus, pas un euro de moins » n’est entendu ni par la direction du PS, ni par le gouvernement.

Enfin, comme toi, pendant tant d’années depuis le sinistre tournant de la rigueur de 1983, j’ai espéré qu’il serait possible de ramener le parti socialiste à gauche, une attente qui, pour surprenante qu’elle puisse paraître, ne va pas de soi. Force m’est de déchanter. Et après tant d’années de vains combats, d’en tirer les conséquences.

Le socialisme, c’est la priorité donnée à celles et ceux qui ne vivent que de leur travail, aux plus faibles qui n’ont pas de travail et aux déshérités de la vie. Le socialisme, c’est, par des réformes successives, tendre vers toujours plus d’égalité et une émancipation toujours plus grande. Le socialisme, c’est garantir l’accès de tous à la santé, à l’éducation, à la culture, au travail, à l’eau, à l’énergie, aux transports. Le socialisme, c’est résister aux attentes du patronat et de la droite qui les relaie parce que ces attentes n’ont qu’un but : le profit d’un petit nombre, l’intérêt particulier au mépris de l’intérêt général. Je ne retrouve plus le socialisme dans l’action du PS. Il nous faut faire ce constat douloureux : le PS a renoncé au socialisme.

Si, comme moi, tu partages ce constat, ne laisse pas tomber les bras. On peut encore se battre pour le socialisme. Mais plus au PS. On peut encore se battre pour la justice sociale. Mais plus au PS. On peut encore se battre pour l’accès de tous à des droits fondamentaux. Mais plus au PS.

Aujourd’hui, le flambeau du socialisme, il est porté par le Front de Gauche. L’union de la gauche, qui ne brade pas les exigences du socialisme, ce n’est plus le PS qui la réalise, c’est le Front de Gauche qui rassemble aujourd’hui 9 formations politiques qui veulent à la fois protéger les humains, mais aussi la planète, des ravages du capitalisme.

Au Parti de Gauche, nous portons un projet éco-socialiste où nous voulons que le progrès social se fasse dans le respect d’un cadre de vie qui doit être protégé pour garantir notre survie. Nous portons aussi le projet d’une autre France dans une autre Europe. Car la démocratie, la justice sociale et le respect des écosystèmes sont des exigences à la fois nationales, mais aussi européennes. En France, nous voulons que soit convoquée une assemblée constituante pour fonder une VIe République, démocratique, sociale, écologique et laïque. Nous adhérons sans réserve au projet d’une union des peuples d’Europe, mais sur des bases radicalement différentes de celles de l’Union européenne.

Alors si, comme j’en suis convaincu, tu partages mes déceptions et mes attentes, rejoins-nous. J’ai franchi le pas. J’ai quitté ce parti qui ne mérite plus d’être qualifié de socialiste ; qui a abandonné tous les idéaux de Jaurès ; qui sert le patronat. Et j’ai repris le combat, dans cette atmosphère fraternelle qui rassemble celles et ceux qui ne se battent pas pour eux, pour leur carrière, mais pour un idéal. Un parti n’est qu’un outil au service d’une cause. S’il ne la sert plus, il faut en changer. 

Pour rester de gauche, quitter le PS, c’est maintenant !

 Bien à toi,

Gérard

--------------------------------------------------------

Réponse d&#039;un camarade socialiste toujours au PS

 

par Pierre Ruscassie,

initiateur de « l&#039;appel de socialistes pour les retraites contre tout nouveau recul »

 

à Gérard XYZ,

 

En faisant écho à tes premières lignes (et nos différences de formulation ne sont pas neutres), je te dirais que, oui, je partage avec toi des années de fidélité au PS. Mais, pour moi, ce sont des années de combat que je compte bien mener jusqu&#039;au bout. Parce que j&#039;aspire à un monde de démocratie, c&#039;est-à-dire de justice sociale, je fais ma part pour que, comme l’affirmait Jean Jaurès, « la république politique aboutisse à la république sociale ».

 

En 2002, j&#039;ai combattu dans mon rayon d&#039;influence, avec acharnement, pour faire élire Lionel Jospin. Bien qu&#039;il ait le meilleur bilan (la loi des 35h), il fut battu : il avait davantage privatisé que les gouvernements Balladur et Juppé réunis, il avait affirmé que son programme n’était pas socialiste et, surtout, son programme était insipide, il se refusait à renforcer la loi des 35h, à sauver les services publics et à construire une nouvelle Union de la Gauche. Je n&#039;étais pas désemparé mais furieux. J&#039;ai compris que la génération Mitterrand, qui avait fait son temps à la tête de la gauche, ne serait pas relayée par une génération Jospin. Que, au lieu d&#039;un renouveau qui fermerait la « parenthèse » néolibérale de la gauche, ouverte par le plan Delors de 1982, nous allions vivre une longue descente, comme dans la période Guy Mollet.

 

La Gauche plurielle, tentative timide de renouer avec l&#039;Union de la Gauche, mais sans programme commun, avait fait long feu. Comme tu le dis : « nous avons payé très cher les dérives néolibérales… » Nous avons perdu la présidentielle de 2007, qui était pourtant imperdable.

Comme toi, j’ai combattu Sarkozy…

 

Comme toi, j’ai apprécié le discours du Bourget, estimant qu&#039;il permettrait à notre candidat de ralentir sa chute dans les sondages. Heureusement car, parti à 63 % au lendemain des primaires citoyennes, il est passé à 51,6 % six mois plus tard.

 

Comme toi, j’ai pensé que l&#039;élection était gagnée lorsque notre candidat a affirmé sa différence avec son prédécesseur, à la télévision « moi, président,… »

 

Mais, comme tu dis, « A leurs débuts, Mitterrand avec les nationalisations et la retraite à 60 ans, puis Jospin avec les 35 heures et le rejet de l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI), avaient au moins pris des mesures fortes qui répondaient à nos attentes. Même si, par la suite, avec des Delors et des DSK, l’adhésion à l’idéologie du marché l’avait emporté. Mais cette fois, dès les premiers jours du quinquennat, les choix sont d’une clarté stupéfiante : ils continuent Sarkozy ».

 

C&#039;est donc logiquement « que notre gouvernement [a ratifié], sans en changer une virgule, le pacte budgétaire Merkozy » qui suspend « notre souveraineté dans l’élaboration du budget, l’instrument essentiel pour définir des orientations politiques… », que s&#039;en est suivi ce « formidable cadeau de 20 milliards aux entreprises… l’ANI que, malgré les démonstrations pertinentes de notre camarade Filoche prouvant l’agression, le gouvernement PS-EELV a refusé de modifier… »

 

A la différence de toi, « j’ai vu à quel point le propos du candidat Hollande au Bourget (mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne se présentera jamais comme candidat, il ne sera pas élu, mais pourtant il gouverne ; cet adversaire, c’est le monde de la finance) » a été confirmé « par les décisions du président Hollande »…

… En effet, c&#039;est bien la finance qui gouverne !

Souviens-toi de la campagne de Chirac en 1995 : il dénonçait la « fracture sociale ».

Mais dénoncer n&#039;est pas combattre.

Dénoncer permet de gagner l&#039;élection, mais n&#039;est pas un engagement.

« Comme toi, je vois que l’appel de 5000 socialistes » pour mobiliser contre le projet gouvernemental sur les retraites, « un appel qui affirme “pas un trimestre de plus, pas un euro de moins”, n’est entendu ni par la direction du PS, ni par le gouvernement. »

Je souscris aux dénonciations que tu prononces, mais je n&#039;en tire pas les mêmes conclusions.

 

Tu dis : « pendant tant d’années depuis le sinistre tournant de la rigueur de 1983, j’ai espéré qu’il serait possible de ramener le parti socialiste à gauche… ». Tu fais erreur sur le but : nul besoin de ramener le PS à gauche, sa base militante est à gauche, donc il est à gauche ! C&#039;est la majorité de sa direction qui refuse de mettre en œuvre une politique de gauche ! Le PS, c&#039;est sa base militante car, en bonne démocratie, « un individu, une voix ». Les dirigeants ne sont que des représentants. S&#039;ils ne sont pas représentatifs, il faut les changer et non abandonner la base de gauche entre leurs mains.

 

Ne pas laisser tomber, c&#039;est ne pas laisser tomber la base de la gauche qui, en majorité vote pour le PS.

Quitter le PS, ce serait abandonner sa base pour aller en chercher une autre. Bertolt Brecht se moquait de ceux qui, mécontents du peuple, voulaient changer de peuple. A lire ta conclusion, tu mérites cette critique : « Un parti n’est qu’un outil au service d’une cause. S’il ne la sert plus, il faut en changer ».

 

Au contraire, quand je suis minoritaire dans mon camp, mais que je suis persuadé de ne pas me tromper, la démocratie me demande d&#039;agir pour convaincre et obtenir la majorité. Si j&#039;ai les meilleurs arguments, je vais convaincre la base militante d&#039;approuver mes propositions et de ne pas confier leur mise en œuvre à des carriéristes.

 

Partir parce qu&#039;on est minoritaire, sans avoir compris pourquoi on reste minoritaire, c&#039;est porter atteinte au pluralisme, pourtant nécessaire à la démocratie. C&#039;est éloigner la perspective du parti unifié de la gauche.

 

Amicalement,

Pierre</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lettre à un camarade socialiste encore au PS<br />
suivie de<br />
Réponse d&#8217;un camarade socialiste toujours au PS</p>
<p>22 septembre 2013</p>
<p>Il existe un peuple de gauche. Ce sont ces femmes et ces hommes qui partagent une même aspiration : une authentique démocratie, une vraie justice sociale et, de plus en plus souvent, l’exigence écologique. Ce peuple de gauche apporte ses suffrages à diverses organisations politiques, le PS, EELV, les partis du Front de Gauche, le NPA, Lutte Ouvrière. J’ai la chance d’avoir des copains dans ces différentes formations et parfois, les discussions sont assez vives. Il y a quelques semaines, un d’entre eux a quitté le PS pour rejoindre le Parti de Gauche. Il vient de rédiger une lettre à ses anciens camarades qu’il souhaite partager largement. La voici.</p>
<p>Raoul-Marc Jennar</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>A toi, camarade socialiste encore au PS,</p>
<p>Je m’adresse à toi qui partages avec moi des années de fidélité au PS et des années d’espérances. Parce que comme moi, tu veux un monde où la démocratie et la justice sociale ne sont pas de vains mots et parce que tu crois, toi aussi, comme l’affirmait le grand Jaurès, que « la République politique doit aboutir à la République sociale. »</p>
<p>Déjà, en 2002, quand Jospin fut battu, lui qui avait davantage privatisé que les gouvernements Balladur et Juppé réunis, lui qui avait affirmé que son programme n’était pas socialiste, nous étions désemparés.</p>
<p>Nous avons payé très cher les dérives néolibérales de la gauche plurielle. Il nous a fallu subir dix ans d’une droite qui a véhiculé, chaque jour un peu plus, le discours de la haine et qui s’est employée à démanteler, l’une après l’autre, les réalisations nées du programme du Conseil National de la Résistance.</p>
<p>Comme toi, j’ai attendu avec impatience le départ de Sarkozy. Dix ans d’une droite qui flirte avec l’extrême droite ont rendu notre France de Montesquieu, de Jaurès et de Camus irrespirable. </p>
<p>Comme toi, j’ai vibré aux propos généreux, authentiquement socialistes, tenus au Bourget.</p>
<p>Comme toi, j’ai été emballé lorsque notre candidat a affirmé sa différence avec son prédécesseur, à la télévision « moi, président,… »</p>
<p>Mais là, seize mois après l’arrivée du deuxième président de la Ve République issu des rangs du PS, quelle déception ! A leurs débuts, Mitterrand avec les nationalisations et la retraite à 60 ans, puis Jospin avec les 35 heures et le rejet de l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI), avaient au moins pris des mesures fortes qui répondaient à nos attentes. Même si, par la suite, avec des Delors et des DSK, l’adhésion à l’idéologie du marché l’avait emporté. Mais cette fois, dès les premiers jours du quinquennat, les choix sont d’une clarté stupéfiante : ils continuent Sarkozy.</p>
<p>Comme toi, j’ai été abasourdi que notre gouvernement ratifie, sans en changer une virgule, le pacte budgétaire Merkozy qui met fin à notre souveraineté dans l’élaboration du budget, l’instrument essentiel pour définir des orientations politiques.</p>
<p>Comme toi, je n’ai pas compris ce pacte de croissance, formidable cadeau de 20 milliards aux entreprises, sans la moindre contrepartie, sans la moindre condition et sans le moindre contrôle. La proposition de Louis Gallois, pourtant modeste (si on compare avec l’Allemagne,) d’introduire quatre représentants des salariés dans les entreprises de plus de 5000 salariés n’a même pas été retenue.</p>
<p>Comme toi, j’ai vu avec douleur, un gouvernement PS accorder l’ANI au patronat, une agression contre le droit du travail qu’aucun gouvernement n’avait concédée depuis les années 80 quand le CNPF la réclama pour la première fois. Malgré les démonstrations pertinentes de notre camarade Filoche prouvant l’agression, le gouvernement PS-EELV a refusé de modifier ce texte conforme aux attentes du MEDEF et soutenu par la direction du PS.</p>
<p>Comme toi, j’ai vu à quel point le propos du candidat Hollande au Bourget sur la finance (« mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne se présentera jamais comme candidat, il ne sera pas élu, mais pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ») ont été démentis par les décisions du Président Hollande. Chaque fois que le gouvernement doit choisir, il choisit en faveur des banques et des assurances. Rien n’a changé. C’est la finance qui gouverne à travers Moscovici et Hollande. On l’a vu avec la loi de séparation  bancaire qui ne concerne que 2% des activités bancaires ; on l’a vu avec l’ANI et le formidable cadeau aux assurances que représente l’extension à tous les salariés de l’obligation de prendre une assurance complémentaire santé ; on l’a vu avec la baisse du taux du Livret A ; on l’a vu… mais à quoi bon continuer tant la liste est déjà longue. C’est presque chaque jour que ce gouvernement PS-EELV fait un cadeau au monde de la finance.</p>
<p>Comme toi, j’ai été déçu de constater que les trois principales mesures promises solennellement par le Président Hollande lors du scandale Cahuzac, pour renforcer l’indépendance de la justice et garantir la transparence de la vie publique, n’ont pas été intégrées dans la loi de moralisation de la vie politique.</p>
<p>Comme toi, je n’ai pas compris que, malgré les promesses faites, les syndicalistes qui se battent pour sauver l’emploi avec les moyens dont ils disposent n’aient pas bénéficiés d’une loi d’amnistie.</p>
<p>Comme toi, j’ai été choqué par les propos et les décisions du Ministre PS de l’Intérieur, en particulier s’agissant des Roms. Comme toi, j’ai eu mal quand la France a interdit de séjour dans tout l’espace Schengen l’intellectuelle et ancienne Ministre de la Culture du Mali Aminata Traoré, quand  la France a interdit le survol de son territoire à l’avion du Président de la République de Bolivie, quand la France est allée apporter son soutien à un gouvernement grec qui ferme les yeux devant les bandes nazies qui terrorisent la population et qui applique avec zèle les politiques austéritaires de la troïka.</p>
<p>Comme toi, je vois que le PS et son gouvernement adhèrent pleinement à l’Union européenne telle qu’elle s’organise : concurrence libre et non faussée, démantèlement des services publics, dictature des marchés. Le PS soutenait le traité constitutionnel européen. Il a soutenu sa version à peine modifiée qu’est le traité de Lisbonne. Il soutient aujourd’hui, avec son allié EELV, l’ouverture de négociations pour un grand marché unique UE-USA.</p>
<p>Comme toi, je vois que l’appel des 5000 socialistes pour dénoncer le projet gouvernemental sur les retraites, un appel qui affirme «pas un trimestre de plus, pas un euro de moins » n’est entendu ni par la direction du PS, ni par le gouvernement.</p>
<p>Enfin, comme toi, pendant tant d’années depuis le sinistre tournant de la rigueur de 1983, j’ai espéré qu’il serait possible de ramener le parti socialiste à gauche, une attente qui, pour surprenante qu’elle puisse paraître, ne va pas de soi. Force m’est de déchanter. Et après tant d’années de vains combats, d’en tirer les conséquences.</p>
<p>Le socialisme, c’est la priorité donnée à celles et ceux qui ne vivent que de leur travail, aux plus faibles qui n’ont pas de travail et aux déshérités de la vie. Le socialisme, c’est, par des réformes successives, tendre vers toujours plus d’égalité et une émancipation toujours plus grande. Le socialisme, c’est garantir l’accès de tous à la santé, à l’éducation, à la culture, au travail, à l’eau, à l’énergie, aux transports. Le socialisme, c’est résister aux attentes du patronat et de la droite qui les relaie parce que ces attentes n’ont qu’un but : le profit d’un petit nombre, l’intérêt particulier au mépris de l’intérêt général. Je ne retrouve plus le socialisme dans l’action du PS. Il nous faut faire ce constat douloureux : le PS a renoncé au socialisme.</p>
<p>Si, comme moi, tu partages ce constat, ne laisse pas tomber les bras. On peut encore se battre pour le socialisme. Mais plus au PS. On peut encore se battre pour la justice sociale. Mais plus au PS. On peut encore se battre pour l’accès de tous à des droits fondamentaux. Mais plus au PS.</p>
<p>Aujourd’hui, le flambeau du socialisme, il est porté par le Front de Gauche. L’union de la gauche, qui ne brade pas les exigences du socialisme, ce n’est plus le PS qui la réalise, c’est le Front de Gauche qui rassemble aujourd’hui 9 formations politiques qui veulent à la fois protéger les humains, mais aussi la planète, des ravages du capitalisme.</p>
<p>Au Parti de Gauche, nous portons un projet éco-socialiste où nous voulons que le progrès social se fasse dans le respect d’un cadre de vie qui doit être protégé pour garantir notre survie. Nous portons aussi le projet d’une autre France dans une autre Europe. Car la démocratie, la justice sociale et le respect des écosystèmes sont des exigences à la fois nationales, mais aussi européennes. En France, nous voulons que soit convoquée une assemblée constituante pour fonder une VIe République, démocratique, sociale, écologique et laïque. Nous adhérons sans réserve au projet d’une union des peuples d’Europe, mais sur des bases radicalement différentes de celles de l’Union européenne.</p>
<p>Alors si, comme j’en suis convaincu, tu partages mes déceptions et mes attentes, rejoins-nous. J’ai franchi le pas. J’ai quitté ce parti qui ne mérite plus d’être qualifié de socialiste ; qui a abandonné tous les idéaux de Jaurès ; qui sert le patronat. Et j’ai repris le combat, dans cette atmosphère fraternelle qui rassemble celles et ceux qui ne se battent pas pour eux, pour leur carrière, mais pour un idéal. Un parti n’est qu’un outil au service d’une cause. S’il ne la sert plus, il faut en changer. </p>
<p>Pour rester de gauche, quitter le PS, c’est maintenant !</p>
<p> Bien à toi,</p>
<p>Gérard</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Réponse d&#8217;un camarade socialiste toujours au PS</p>
<p>par Pierre Ruscassie,</p>
<p>initiateur de « l&#8217;appel de socialistes pour les retraites contre tout nouveau recul »</p>
<p>à Gérard XYZ,</p>
<p>En faisant écho à tes premières lignes (et nos différences de formulation ne sont pas neutres), je te dirais que, oui, je partage avec toi des années de fidélité au PS. Mais, pour moi, ce sont des années de combat que je compte bien mener jusqu&#8217;au bout. Parce que j&#8217;aspire à un monde de démocratie, c&#8217;est-à-dire de justice sociale, je fais ma part pour que, comme l’affirmait Jean Jaurès, « la république politique aboutisse à la république sociale ».</p>
<p>En 2002, j&#8217;ai combattu dans mon rayon d&#8217;influence, avec acharnement, pour faire élire Lionel Jospin. Bien qu&#8217;il ait le meilleur bilan (la loi des 35h), il fut battu : il avait davantage privatisé que les gouvernements Balladur et Juppé réunis, il avait affirmé que son programme n’était pas socialiste et, surtout, son programme était insipide, il se refusait à renforcer la loi des 35h, à sauver les services publics et à construire une nouvelle Union de la Gauche. Je n&#8217;étais pas désemparé mais furieux. J&#8217;ai compris que la génération Mitterrand, qui avait fait son temps à la tête de la gauche, ne serait pas relayée par une génération Jospin. Que, au lieu d&#8217;un renouveau qui fermerait la « parenthèse » néolibérale de la gauche, ouverte par le plan Delors de 1982, nous allions vivre une longue descente, comme dans la période Guy Mollet.</p>
<p>La Gauche plurielle, tentative timide de renouer avec l&#8217;Union de la Gauche, mais sans programme commun, avait fait long feu. Comme tu le dis : « nous avons payé très cher les dérives néolibérales… » Nous avons perdu la présidentielle de 2007, qui était pourtant imperdable.</p>
<p>Comme toi, j’ai combattu Sarkozy…</p>
<p>Comme toi, j’ai apprécié le discours du Bourget, estimant qu&#8217;il permettrait à notre candidat de ralentir sa chute dans les sondages. Heureusement car, parti à 63 % au lendemain des primaires citoyennes, il est passé à 51,6 % six mois plus tard.</p>
<p>Comme toi, j’ai pensé que l&#8217;élection était gagnée lorsque notre candidat a affirmé sa différence avec son prédécesseur, à la télévision « moi, président,… »</p>
<p>Mais, comme tu dis, « A leurs débuts, Mitterrand avec les nationalisations et la retraite à 60 ans, puis Jospin avec les 35 heures et le rejet de l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI), avaient au moins pris des mesures fortes qui répondaient à nos attentes. Même si, par la suite, avec des Delors et des DSK, l’adhésion à l’idéologie du marché l’avait emporté. Mais cette fois, dès les premiers jours du quinquennat, les choix sont d’une clarté stupéfiante : ils continuent Sarkozy ».</p>
<p>C&#8217;est donc logiquement « que notre gouvernement [a ratifié], sans en changer une virgule, le pacte budgétaire Merkozy » qui suspend « notre souveraineté dans l’élaboration du budget, l’instrument essentiel pour définir des orientations politiques… », que s&#8217;en est suivi ce « formidable cadeau de 20 milliards aux entreprises… l’ANI que, malgré les démonstrations pertinentes de notre camarade Filoche prouvant l’agression, le gouvernement PS-EELV a refusé de modifier… »</p>
<p>A la différence de toi, « j’ai vu à quel point le propos du candidat Hollande au Bourget (mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne se présentera jamais comme candidat, il ne sera pas élu, mais pourtant il gouverne ; cet adversaire, c’est le monde de la finance) » a été confirmé « par les décisions du président Hollande »…</p>
<p>… En effet, c&#8217;est bien la finance qui gouverne !</p>
<p>Souviens-toi de la campagne de Chirac en 1995 : il dénonçait la « fracture sociale ».</p>
<p>Mais dénoncer n&#8217;est pas combattre.</p>
<p>Dénoncer permet de gagner l&#8217;élection, mais n&#8217;est pas un engagement.</p>
<p>« Comme toi, je vois que l’appel de 5000 socialistes » pour mobiliser contre le projet gouvernemental sur les retraites, « un appel qui affirme “pas un trimestre de plus, pas un euro de moins”, n’est entendu ni par la direction du PS, ni par le gouvernement. »</p>
<p>Je souscris aux dénonciations que tu prononces, mais je n&#8217;en tire pas les mêmes conclusions.</p>
<p>Tu dis : « pendant tant d’années depuis le sinistre tournant de la rigueur de 1983, j’ai espéré qu’il serait possible de ramener le parti socialiste à gauche… ». Tu fais erreur sur le but : nul besoin de ramener le PS à gauche, sa base militante est à gauche, donc il est à gauche ! C&#8217;est la majorité de sa direction qui refuse de mettre en œuvre une politique de gauche ! Le PS, c&#8217;est sa base militante car, en bonne démocratie, « un individu, une voix ». Les dirigeants ne sont que des représentants. S&#8217;ils ne sont pas représentatifs, il faut les changer et non abandonner la base de gauche entre leurs mains.</p>
<p>Ne pas laisser tomber, c&#8217;est ne pas laisser tomber la base de la gauche qui, en majorité vote pour le PS.</p>
<p>Quitter le PS, ce serait abandonner sa base pour aller en chercher une autre. Bertolt Brecht se moquait de ceux qui, mécontents du peuple, voulaient changer de peuple. A lire ta conclusion, tu mérites cette critique : « Un parti n’est qu’un outil au service d’une cause. S’il ne la sert plus, il faut en changer ».</p>
<p>Au contraire, quand je suis minoritaire dans mon camp, mais que je suis persuadé de ne pas me tromper, la démocratie me demande d&#8217;agir pour convaincre et obtenir la majorité. Si j&#8217;ai les meilleurs arguments, je vais convaincre la base militante d&#8217;approuver mes propositions et de ne pas confier leur mise en œuvre à des carriéristes.</p>
<p>Partir parce qu&#8217;on est minoritaire, sans avoir compris pourquoi on reste minoritaire, c&#8217;est porter atteinte au pluralisme, pourtant nécessaire à la démocratie. C&#8217;est éloigner la perspective du parti unifié de la gauche.</p>
<p>Amicalement,</p>
<p>Pierre</p>
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		<title>Par : Gilbert Duroux</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2013/09/21/trop-gros-le-code-du-travail-vous-mentez-m-bayrou/comment-page-1/#comment-14623</link>
		<dc:creator>Gilbert Duroux</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2013 14:54:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=2549#comment-14623</guid>
		<description>L&#039;unité sans contenu, c&#039;est du pipeau.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;unité sans contenu, c&#8217;est du pipeau.</p>
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