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	<title>Commentaires sur : Mon intervention au BN du PS de mardi 30 septembre : sénatoriales, dette à 2000 milliards ? Primes de naissance 2° enfant, Gattaz, Bayrou, et le code du travail&#8230;</title>
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		<title>Par : Anonyme</title>
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		<dc:creator>Anonyme</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 16:00:49 +0000</pubDate>
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		<description>Monsieur,
vos interventions sont déplacées par respect pour les enfants et la famille de C. de Margerie, qui doivent ressentir en plus de la douleur et de la grande tristesse, une stupeur blessée par vos propos publics. Sans doute, vous êtes vous laissé emporter par une fougue militante, qui est, en ce jour de deuil, de mauvais goût, il serait juste alors de présenter vos condoléances avec vos excuses. Souhaitant qu&#039;au moment de votre mort personne ne soit aussi indécent pour vous qualifier ainsi que vous venez de le faire,</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur,<br />
vos interventions sont déplacées par respect pour les enfants et la famille de C. de Margerie, qui doivent ressentir en plus de la douleur et de la grande tristesse, une stupeur blessée par vos propos publics. Sans doute, vous êtes vous laissé emporter par une fougue militante, qui est, en ce jour de deuil, de mauvais goût, il serait juste alors de présenter vos condoléances avec vos excuses. Souhaitant qu&#8217;au moment de votre mort personne ne soit aussi indécent pour vous qualifier ainsi que vous venez de le faire,</p>
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		<title>Par : Anonyme</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43518</link>
		<dc:creator>Anonyme</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2014 10:31:10 +0000</pubDate>
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		<description>le mot du jour :
bon courage aux  étudiants qui passent le concours d&#039;inspecteur du travail.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>le mot du jour :<br />
bon courage aux  étudiants qui passent le concours d&#8217;inspecteur du travail.</p>
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	<item>
		<title>Par : Moh</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43419</link>
		<dc:creator>Moh</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 20:08:29 +0000</pubDate>
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		<description>Autant l&#039;on peut être d&#039;accord sur tes articles, autant tes réponses aux messages des lecteurs laissent pantois.

Depuis 2012, le PS est au pouvoir. Dès les premiers jours, Hollande est allé capituler au pied de Merkel en acceptant les directives Two-Pack et Six-Pack comme Jospin avant lui avait capitulé avec le sinistre traité de Lisbonne. Ensuite, il a satisfait les banques systémiques françaises en refusant de les scinder comme il l&#039;avait promis dans son programme.

Ces deux trahisons, les députés PS les ont acceptées. Même les prétendus Frondeurs. Ces trahisons n&#039;ont pas faire réagir le PS en tant que parti. Le PS a choisi son camp.

Tout le reste n&#039;est que comédie ( tragique ).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Autant l&#8217;on peut être d&#8217;accord sur tes articles, autant tes réponses aux messages des lecteurs laissent pantois.</p>
<p>Depuis 2012, le PS est au pouvoir. Dès les premiers jours, Hollande est allé capituler au pied de Merkel en acceptant les directives Two-Pack et Six-Pack comme Jospin avant lui avait capitulé avec le sinistre traité de Lisbonne. Ensuite, il a satisfait les banques systémiques françaises en refusant de les scinder comme il l&#8217;avait promis dans son programme.</p>
<p>Ces deux trahisons, les députés PS les ont acceptées. Même les prétendus Frondeurs. Ces trahisons n&#8217;ont pas faire réagir le PS en tant que parti. Le PS a choisi son camp.</p>
<p>Tout le reste n&#8217;est que comédie ( tragique ).</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43372</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 13:07:04 +0000</pubDate>
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		<description>la réponse typique du sectaire, il ne parle que pour polémiquer et faire valoir sa boutique, sa chapelle, donner des leçons, sinon, en dehors de ça, sur le fond, le débat d&#039;idées ne l&#039;intéresse pas...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>la réponse typique du sectaire, il ne parle que pour polémiquer et faire valoir sa boutique, sa chapelle, donner des leçons, sinon, en dehors de ça, sur le fond, le débat d&#8217;idées ne l&#8217;intéresse pas&#8230;</p>
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	<item>
		<title>Par : Lionel mutzenberg</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43369</link>
		<dc:creator>Lionel mutzenberg</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 13:00:09 +0000</pubDate>
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		<description>Et bien, si tu es content de toi et de tes petits camarades, nous n&#039;avons plus rien à nous dire.
Salut.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et bien, si tu es content de toi et de tes petits camarades, nous n&#8217;avons plus rien à nous dire.<br />
Salut.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43319</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 07:05:45 +0000</pubDate>
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		<description>regardes toi le nombril plutôt que de passer ton temps a accuser les autres, nul n&#039;a fait mieux que la gauche socialiste depuis trente ans, et la gauche socialiste n&#039;a pas fait mieux, nul n&#039;est en mesure ni en autorité pour donner des leçons

oui il faut en finir avec la réthorique des deux gauches, il  n&#039;y en a qu&#039;une seule comme il n&#039;y a qu&#039;un salariat malgré toutes ses diversités

nous existons et nous luttons cf D&amp;S 217</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>regardes toi le nombril plutôt que de passer ton temps a accuser les autres, nul n&#8217;a fait mieux que la gauche socialiste depuis trente ans, et la gauche socialiste n&#8217;a pas fait mieux, nul n&#8217;est en mesure ni en autorité pour donner des leçons</p>
<p>oui il faut en finir avec la réthorique des deux gauches, il  n&#8217;y en a qu&#8217;une seule comme il n&#8217;y a qu&#8217;un salariat malgré toutes ses diversités</p>
<p>nous existons et nous luttons cf D&amp;S 217</p>
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		<title>Par : Lionel mutzenberg</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43316</link>
		<dc:creator>Lionel mutzenberg</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 07:00:55 +0000</pubDate>
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		<description>Il est là ton problème Gérard; de grands discours, de grandes démonstrations, et puis, au pied du mur, plus personne !
Tu n&#039;as même plus conscience des réalités; écoute les propositions de l&#039;UMP, de Sarkozy, de Fillon ; a ton avis, comment peuvent ils proposer de telles politiques, après le bilan qui est le leur ?
Grâce à tes camarades, à ton Président, qui est d&#039;ailleurs prêt à dissoudre l&#039;assemblée nationale, si cela devient son intérêt pour 2017.
La gauche, toute la gauche, malheureusement, et toi avec, a été entrainé vers le discrédit politique pour des années.
Tiens, tu devrais écouter, sur France Inter ce matin, ce que dit François Fillon, notre ancien, et brillant, premier ministre sous le quinquennat de la dette et des déficits, au sujet de la pénibilité au travail, entre autres.
Ce discours, c&#039;est le produit de votre travail ! Merci pour nos travailleurs.
Mais je te remercie, tu viens d&#039;avouer, enfin, que tu veux bien changer, mais sans... rien changer !
Ce qui ressemble étrangement à ce que vous avez fait, depuis plus de trente ans.
Mais bon, allez, quand vous retournerez dans l&#039;opposition, vous critiquerez ce qui a été fait hier, manifestants à nos côtés jusqu&#039;à la prochaine alternance.
Sauf, bien évidemment, si vous réussissez à faire élire Marine Le Pen au détriment de la droite extrême.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il est là ton problème Gérard; de grands discours, de grandes démonstrations, et puis, au pied du mur, plus personne !<br />
Tu n&#8217;as même plus conscience des réalités; écoute les propositions de l&#8217;UMP, de Sarkozy, de Fillon ; a ton avis, comment peuvent ils proposer de telles politiques, après le bilan qui est le leur ?<br />
Grâce à tes camarades, à ton Président, qui est d&#8217;ailleurs prêt à dissoudre l&#8217;assemblée nationale, si cela devient son intérêt pour 2017.<br />
La gauche, toute la gauche, malheureusement, et toi avec, a été entrainé vers le discrédit politique pour des années.<br />
Tiens, tu devrais écouter, sur France Inter ce matin, ce que dit François Fillon, notre ancien, et brillant, premier ministre sous le quinquennat de la dette et des déficits, au sujet de la pénibilité au travail, entre autres.<br />
Ce discours, c&#8217;est le produit de votre travail ! Merci pour nos travailleurs.<br />
Mais je te remercie, tu viens d&#8217;avouer, enfin, que tu veux bien changer, mais sans&#8230; rien changer !<br />
Ce qui ressemble étrangement à ce que vous avez fait, depuis plus de trente ans.<br />
Mais bon, allez, quand vous retournerez dans l&#8217;opposition, vous critiquerez ce qui a été fait hier, manifestants à nos côtés jusqu&#8217;à la prochaine alternance.<br />
Sauf, bien évidemment, si vous réussissez à faire élire Marine Le Pen au détriment de la droite extrême.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43313</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 06:47:14 +0000</pubDate>
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		<description>En finir avec la rhétorique funeste des deux gauches
Par Ludovic Lepeltier-Kutasi
Nous reproduisons ici un article de la revue Démocratie&amp;Socialisme n°206. Malheureusement, une erreur d’impression a fait sauter plus de la moitié de cet article. Nous présentons toutes nos excuses aux lecteurs de la revue mais aussi à l’auteur de l’article Ludovic Lepeltier-Kutasi. Celui-ci est doctorant en géographie sociale (Université François-Rabelais, UMR CITERES), ancien collaborateur de député, ancien membre des instances fédérales du Parti socialiste d&#039;Indre-et-Loire
Le remaniement déclenché par les déclarations d&#039;Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon sur la ligne économique de François Hollande a provoqué son lot attendu d&#039;éditoriaux et de commentaires. Si l&#039;on s&#039;en tient à ceux publiés par Arnaud Leparmentier (Le Monde) et Eric Le Boucher (Slate.fr), l&#039;avènement du gouvernement Valls II coïnciderait avec celui d&#039;une gauche réaliste, débarrassée de ses scories révolutionnaires. Il consacrerait la victoire des tenants d&#039;une gauche responsable, apte à gouverner et à affronter les défis de la globalisation ; et symétriquement la défaite des tenants d&#039;une gauche incantatoire, condamnée à battre les pavés en ressassant son refus de l&#039;inexorable marche du monde. Il consacrerait le triomphe de la &quot;social-démocratie réformiste&quot; et la capitulation tant attendue du &quot;socialisme fin de siècle&quot;. Cette vision binaire, si ce n&#039;est grotesquement caricaturale, n&#039;est pas uniquement l&#039;apanage de celles et ceux qui cherchent à disqualifier définitivement toute parole critique. Elle structure hélas encore trop largement nos représentations de l&#039;histoire de la gauche et réduit en un schéma pourtant obsolète l&#039;incroyable diversité de sa pensée. Pire, elle interdit de penser les convergences qui existent au niveau de sa base et empêche ses militants de se projeter positivement vers un nouvel horizon politique.
Un recours abusif à l&#039;histoire qui disqualifie toute parole critique
L&#039;opposition entre les &quot;deux gauches&quot;, l&#039;une d&#039;essence révolutionnaire et l&#039;autre d&#039;essence réformiste, s&#039;appuie très largement sur une vision particulièrement stérile de l&#039;histoire de la gauche, dans laquelle l&#039;antagonisme entre Jules Guesde et Jean Jaurès serait la clé de lecture incontournable de toute la riche trajectoire du mouvement socialiste. Plus d&#039;un siècle après la naissance de la SFIO, cette opposition est constamment réactivée lors des grands débats qui secouent le parti socialiste, durant lesquels se faire traiter de guesdiste constitue encore l&#039;insulte suprême. Alors que la gauche révolutionnaire au sens strict, c&#039;est-à-dire celle prête à faire la révolution, n&#039;existe quasiment plus en Europe occidentale, toute posture un peu critique est renvoyée au caractère rétrograde de la référence au marxisme et se voit disqualifiée sur l&#039;autel de l&#039;archaïsme.
Nous vivons une époque assez particulière dans laquelle toute analyse mesurée des excès du libéralisme, range ceux qui la tiennent du côté de l&#039;extrême-gauche rouge-sang. C&#039;était vrai pour les partisans du &quot;non de gauche&quot; au Traité constitutionnel européen (j&#039;ai voté oui), puis des quelques militants du PS qui sont partis fonder avec d&#039;autres le Parti de gauche, et c&#039;est toujours vrai pour les malheureux députés socialistes &quot;frondeurs&quot;, dont la majorité reste quand même des partisans assumés de l&#039;économie de marché. La vision binaire des &quot;deux gauches&quot; ne peut pas résumer les tensions qui traversent la majorité et ne doit pas servir à enfermer le débat dans des termes aussi obsolètes. Il faut au contraire se saisir de ce moment politique pour s&#039;affranchir de ces catégories moribondes et réconcilier la gauche parlementaire avec une radicalité nécessaire.
La gauche parlementaire ne peut pas se passer du mouvement social
L&#039;opposition obsolète entre réformisme et révolution recouvre une mise en antagonisme stérile et périlleuse entre la gauche parlementaire et le mouvement social. Stérile, parce qu&#039;il est illusoire de penser - à l&#039;instar d&#039;un Jean-Vincent Placé notamment - que les forces &quot;à vocation gouvernementale&quot; peuvent se passer de la force d&#039;entraînement de la gauche militante. Même si elle est numériquement faible, c&#039;est elle qui fait campagne, qui convainc sur les marchés, et qui au-delà de ça constitue tout simplement ce qu&#039;on appelle un ancrage local. Périlleuse, parce que la rupture théorique entre les élites politiques et la base sociale des partis, associations et syndicats, alimente le discours ambiant contre les corps intermédiaires. Dans une démocratie accomplie, ce sont les corps intermédiaires qui permettent de structurer politiquement la société et d&#039;offrir aux citoyens une capacité de contrôle accrue sur leurs représentants. 
De ce point de vue, ce qu&#039;on appelle encore de façon unificatrice &quot;la gauche&quot;, est effectivement à la croisée des chemins. Soit elle se pense de façon symétrique à la droite, en lui empruntant le présidentialisme, une certaine pratique caporaliste du pouvoir et une vision élitiste du parti politique, soit elle prend à bras le corps la crise des corps intermédiaires, en acceptant de redonner du pouvoir aux militants et d&#039;accepter de se soumettre aux nécessaires aléas d&#039;une démocratie revitalisée. Ce débat était latent lors de la primaire socialiste, mais Martine Aubry, véritable figure de la rénovation du PS, n&#039;a pas réussi à l&#039;imposer ou en tout cas à le rendre intelligible. La crise ouverte entre les &quot;frondeurs&quot; et l&#039;exécutif tient en partie de ces conceptions opposées de la pratique du pouvoir. Il appartient aux députés concernés de prendre conscience de la portée de cette dérive institutionnelle, et de rejoindre au-delà des opposants à la ligne économique du gouvernement, les rangs de ceux qui - chez EELV, le PG et Nouvelle donne notamment - réclament à corps et à cri une remise en cause plus profonde du fonctionnement mortifère de la Ve République.
Ce qui rassemble la gauche est plus fort que ce qui la divise
Bien qu&#039;ultra-minoritaires idéologiquement à gauche, Manuel Valls et François Hollande règnent d&#039;autant plus facilement que celle-ci est divisée. Si les divisions trouvent toujours leur justification dans une lecture instrumentalisée de l&#039;Histoire, cette dernière devrait plutôt nous rappeler qu&#039;aucune victoire du camp du progrès n&#039;a été possible sans le rassemblement de toute la gauche. Cet appel ne concerne pas uniquement les partis politiques dans leur configuration actuelle. Il s&#039;adresse à la gauche militante, prise dans ces schémas mentaux qui interdisent de se projeter dans une perspective convergente. Ces schémas sont liés au poids des trajectoires des organisations comme des hommes, comme l&#039;illustre la crise ouverte entre le parti de gauche et le parti communiste, alors que leur proximité idéologique est réelle, ou encore entre de nombreux militants socialistes et écologistes, qui feignent d&#039;ignorer l&#039;évolution des premiers sur la question environnementale et la prise de conscience des seconds sur les impératifs de justice sociale. 
Pourtant, lorsque l&#039;on discute avec les militants pris séparément, les convergences sont mûres sur des sujets aussi différents que la critique des institutions, la nécessité d&#039;un nouveau modèle de développement, la réactivation de la question sociale ou encore la progression des droits individuels et collectifs. Au-delà de la base, des convergences de vue apparaissent de plus en plus nettement entre des personnalités de premier plan, qui discutent et se respectent. Ainsi, qu&#039;attendent des Cécile Duflot, Martine Aubry, Eva Joly, Christiane Taubira, Gérard Filoche et Jean-Luc Mélenchon pour se réapproprier le débat et marquer la reconquête des esprits ? 
Les gens de gauche doivent se réveiller et prendre conscience que collectivement, ils constituent encore une force puissante. Nous ne devons pas nous laisser enfermer dans la matrice dépolitisante du hollandisme au pouvoir. Nous ne devons pas nous laisser embarquer dans une galère qui prend l&#039;eau. C&#039;est maintenant que ceux qui veulent et peuvent faire de belles choses ensemble doivent se réveiller et préparer l&#039;avenir sans attendre.

                                                                                            Ludovic Lepeltier-Kutasi</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En finir avec la rhétorique funeste des deux gauches<br />
Par Ludovic Lepeltier-Kutasi<br />
Nous reproduisons ici un article de la revue Démocratie&amp;Socialisme n°206. Malheureusement, une erreur d’impression a fait sauter plus de la moitié de cet article. Nous présentons toutes nos excuses aux lecteurs de la revue mais aussi à l’auteur de l’article Ludovic Lepeltier-Kutasi. Celui-ci est doctorant en géographie sociale (Université François-Rabelais, UMR CITERES), ancien collaborateur de député, ancien membre des instances fédérales du Parti socialiste d&#8217;Indre-et-Loire<br />
Le remaniement déclenché par les déclarations d&#8217;Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon sur la ligne économique de François Hollande a provoqué son lot attendu d&#8217;éditoriaux et de commentaires. Si l&#8217;on s&#8217;en tient à ceux publiés par Arnaud Leparmentier (Le Monde) et Eric Le Boucher (Slate.fr), l&#8217;avènement du gouvernement Valls II coïnciderait avec celui d&#8217;une gauche réaliste, débarrassée de ses scories révolutionnaires. Il consacrerait la victoire des tenants d&#8217;une gauche responsable, apte à gouverner et à affronter les défis de la globalisation ; et symétriquement la défaite des tenants d&#8217;une gauche incantatoire, condamnée à battre les pavés en ressassant son refus de l&#8217;inexorable marche du monde. Il consacrerait le triomphe de la &laquo;&nbsp;social-démocratie réformiste&nbsp;&raquo; et la capitulation tant attendue du &laquo;&nbsp;socialisme fin de siècle&nbsp;&raquo;. Cette vision binaire, si ce n&#8217;est grotesquement caricaturale, n&#8217;est pas uniquement l&#8217;apanage de celles et ceux qui cherchent à disqualifier définitivement toute parole critique. Elle structure hélas encore trop largement nos représentations de l&#8217;histoire de la gauche et réduit en un schéma pourtant obsolète l&#8217;incroyable diversité de sa pensée. Pire, elle interdit de penser les convergences qui existent au niveau de sa base et empêche ses militants de se projeter positivement vers un nouvel horizon politique.<br />
Un recours abusif à l&#8217;histoire qui disqualifie toute parole critique<br />
L&#8217;opposition entre les &laquo;&nbsp;deux gauches&nbsp;&raquo;, l&#8217;une d&#8217;essence révolutionnaire et l&#8217;autre d&#8217;essence réformiste, s&#8217;appuie très largement sur une vision particulièrement stérile de l&#8217;histoire de la gauche, dans laquelle l&#8217;antagonisme entre Jules Guesde et Jean Jaurès serait la clé de lecture incontournable de toute la riche trajectoire du mouvement socialiste. Plus d&#8217;un siècle après la naissance de la SFIO, cette opposition est constamment réactivée lors des grands débats qui secouent le parti socialiste, durant lesquels se faire traiter de guesdiste constitue encore l&#8217;insulte suprême. Alors que la gauche révolutionnaire au sens strict, c&#8217;est-à-dire celle prête à faire la révolution, n&#8217;existe quasiment plus en Europe occidentale, toute posture un peu critique est renvoyée au caractère rétrograde de la référence au marxisme et se voit disqualifiée sur l&#8217;autel de l&#8217;archaïsme.<br />
Nous vivons une époque assez particulière dans laquelle toute analyse mesurée des excès du libéralisme, range ceux qui la tiennent du côté de l&#8217;extrême-gauche rouge-sang. C&#8217;était vrai pour les partisans du &laquo;&nbsp;non de gauche&nbsp;&raquo; au Traité constitutionnel européen (j&#8217;ai voté oui), puis des quelques militants du PS qui sont partis fonder avec d&#8217;autres le Parti de gauche, et c&#8217;est toujours vrai pour les malheureux députés socialistes &laquo;&nbsp;frondeurs&nbsp;&raquo;, dont la majorité reste quand même des partisans assumés de l&#8217;économie de marché. La vision binaire des &laquo;&nbsp;deux gauches&nbsp;&raquo; ne peut pas résumer les tensions qui traversent la majorité et ne doit pas servir à enfermer le débat dans des termes aussi obsolètes. Il faut au contraire se saisir de ce moment politique pour s&#8217;affranchir de ces catégories moribondes et réconcilier la gauche parlementaire avec une radicalité nécessaire.<br />
La gauche parlementaire ne peut pas se passer du mouvement social<br />
L&#8217;opposition obsolète entre réformisme et révolution recouvre une mise en antagonisme stérile et périlleuse entre la gauche parlementaire et le mouvement social. Stérile, parce qu&#8217;il est illusoire de penser &#8211; à l&#8217;instar d&#8217;un Jean-Vincent Placé notamment &#8211; que les forces &laquo;&nbsp;à vocation gouvernementale&nbsp;&raquo; peuvent se passer de la force d&#8217;entraînement de la gauche militante. Même si elle est numériquement faible, c&#8217;est elle qui fait campagne, qui convainc sur les marchés, et qui au-delà de ça constitue tout simplement ce qu&#8217;on appelle un ancrage local. Périlleuse, parce que la rupture théorique entre les élites politiques et la base sociale des partis, associations et syndicats, alimente le discours ambiant contre les corps intermédiaires. Dans une démocratie accomplie, ce sont les corps intermédiaires qui permettent de structurer politiquement la société et d&#8217;offrir aux citoyens une capacité de contrôle accrue sur leurs représentants.<br />
De ce point de vue, ce qu&#8217;on appelle encore de façon unificatrice &laquo;&nbsp;la gauche&nbsp;&raquo;, est effectivement à la croisée des chemins. Soit elle se pense de façon symétrique à la droite, en lui empruntant le présidentialisme, une certaine pratique caporaliste du pouvoir et une vision élitiste du parti politique, soit elle prend à bras le corps la crise des corps intermédiaires, en acceptant de redonner du pouvoir aux militants et d&#8217;accepter de se soumettre aux nécessaires aléas d&#8217;une démocratie revitalisée. Ce débat était latent lors de la primaire socialiste, mais Martine Aubry, véritable figure de la rénovation du PS, n&#8217;a pas réussi à l&#8217;imposer ou en tout cas à le rendre intelligible. La crise ouverte entre les &laquo;&nbsp;frondeurs&nbsp;&raquo; et l&#8217;exécutif tient en partie de ces conceptions opposées de la pratique du pouvoir. Il appartient aux députés concernés de prendre conscience de la portée de cette dérive institutionnelle, et de rejoindre au-delà des opposants à la ligne économique du gouvernement, les rangs de ceux qui &#8211; chez EELV, le PG et Nouvelle donne notamment &#8211; réclament à corps et à cri une remise en cause plus profonde du fonctionnement mortifère de la Ve République.<br />
Ce qui rassemble la gauche est plus fort que ce qui la divise<br />
Bien qu&#8217;ultra-minoritaires idéologiquement à gauche, Manuel Valls et François Hollande règnent d&#8217;autant plus facilement que celle-ci est divisée. Si les divisions trouvent toujours leur justification dans une lecture instrumentalisée de l&#8217;Histoire, cette dernière devrait plutôt nous rappeler qu&#8217;aucune victoire du camp du progrès n&#8217;a été possible sans le rassemblement de toute la gauche. Cet appel ne concerne pas uniquement les partis politiques dans leur configuration actuelle. Il s&#8217;adresse à la gauche militante, prise dans ces schémas mentaux qui interdisent de se projeter dans une perspective convergente. Ces schémas sont liés au poids des trajectoires des organisations comme des hommes, comme l&#8217;illustre la crise ouverte entre le parti de gauche et le parti communiste, alors que leur proximité idéologique est réelle, ou encore entre de nombreux militants socialistes et écologistes, qui feignent d&#8217;ignorer l&#8217;évolution des premiers sur la question environnementale et la prise de conscience des seconds sur les impératifs de justice sociale.<br />
Pourtant, lorsque l&#8217;on discute avec les militants pris séparément, les convergences sont mûres sur des sujets aussi différents que la critique des institutions, la nécessité d&#8217;un nouveau modèle de développement, la réactivation de la question sociale ou encore la progression des droits individuels et collectifs. Au-delà de la base, des convergences de vue apparaissent de plus en plus nettement entre des personnalités de premier plan, qui discutent et se respectent. Ainsi, qu&#8217;attendent des Cécile Duflot, Martine Aubry, Eva Joly, Christiane Taubira, Gérard Filoche et Jean-Luc Mélenchon pour se réapproprier le débat et marquer la reconquête des esprits ?<br />
Les gens de gauche doivent se réveiller et prendre conscience que collectivement, ils constituent encore une force puissante. Nous ne devons pas nous laisser enfermer dans la matrice dépolitisante du hollandisme au pouvoir. Nous ne devons pas nous laisser embarquer dans une galère qui prend l&#8217;eau. C&#8217;est maintenant que ceux qui veulent et peuvent faire de belles choses ensemble doivent se réveiller et préparer l&#8217;avenir sans attendre.</p>
<p>                                                                                            Ludovic Lepeltier-Kutasi</p>
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	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43312</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 06:45:47 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;partager toutes les rémunérations&quot; dividendes inclus bien sur 
&quot;partager le travail&quot; (qui n&#039;est pas un gateau mais une comete en expansion infinie) oui vivent les 30 h</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;partager toutes les rémunérations&nbsp;&raquo; dividendes inclus bien sur<br />
&laquo;&nbsp;partager le travail&nbsp;&raquo; (qui n&#8217;est pas un gateau mais une comete en expansion infinie) oui vivent les 30 h</p>
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		<title>Par : Nemo</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2014/09/30/mon-intervention-au-bn-du-ps-de-mardi-30-septembre/comment-page-1/#comment-43284</link>
		<dc:creator>Nemo</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 03:23:55 +0000</pubDate>
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		<description>Quand le travail manque, il faut le partager.... A la condition sine qua non de partager aussi les rémunérations. Les 35 heures auraient réellement créé de l&#039;emploi si elles avaient été payées 35 et non pas 39.
C&#039;est la masse salariale qui compte: a masse salariale constante on peut faire travailler plus de gens, oui... Et encore, pour des emplois peu qualifiés où les salariés sont interchangeables, là ça peut marcher.
Mais pour les emplois qualifiés c&#039;est impossible, on ne va pas embaucher un technicien pour 4 heures par semaine tandis que l&#039;autre en fait 35, ça n&#039;a pas de sens, on préfère demander que le travail qui était fait en 39 h soit fait en 35... Et comme le dit technicien est payé le même salaire, c&#039;est finalement normal qu&#039;il fournisse le même travail...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quand le travail manque, il faut le partager&#8230;. A la condition sine qua non de partager aussi les rémunérations. Les 35 heures auraient réellement créé de l&#8217;emploi si elles avaient été payées 35 et non pas 39.<br />
C&#8217;est la masse salariale qui compte: a masse salariale constante on peut faire travailler plus de gens, oui&#8230; Et encore, pour des emplois peu qualifiés où les salariés sont interchangeables, là ça peut marcher.<br />
Mais pour les emplois qualifiés c&#8217;est impossible, on ne va pas embaucher un technicien pour 4 heures par semaine tandis que l&#8217;autre en fait 35, ça n&#8217;a pas de sens, on préfère demander que le travail qui était fait en 39 h soit fait en 35&#8230; Et comme le dit technicien est payé le même salaire, c&#8217;est finalement normal qu&#8217;il fournisse le même travail&#8230;</p>
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