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	<title>Commentaires sur : Pour battre la droite, changer la gauche</title>
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		<title>Par : Sax</title>
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		<dc:creator>Sax</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2015 20:10:29 +0000</pubDate>
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		<description>Le principal obstacle à l&#039;unité de la gauche, c&#039;est le PS et son gouvernement.
Et Hollande qui veut faire durer l&#039;état d&#039;urgence 3 mois sans consulter le parlement.</description>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2015 15:22:04 +0000</pubDate>
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		<description>oui, battons nous pour l&#039;unité aussi difficile que ce soit, unité à gauche</description>
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		<title>Par : 1956</title>
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		<dc:creator>1956</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2015 10:16:45 +0000</pubDate>
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		<description>Il faut gagner ä gauche :
Pour cela le PS doit poser des actes clairs sur la politique Valls/Macron et les projets d&#039;alliance avec PR.
Il faut effectivement &quot;travailler ä l&#039;unité de la gauche aux régionales sur un projet partagé&quot;.
La gauche n&#039;est pas divisée, c&#039;est la gouvernance du PS qui divise la gauche.
Tant que les députés donneront la confiance à ce gouvernement, à ses orientations et que le rapprochement du gouvernement PS avec la droite est l&#039;objectif,  cette situation s&#039;oppose à toute alliance claire à gauche aux premier et second tours des régionales.
La politique gouvernementale actuelle comparée aux promesses de campagne du candidat Hollande gonfle les intentions de vote au FN et sera sanctionnée dans les urnes. les projets régionaux aussi sociaux et séduisants soients ils sont regardés par les électeurs comme le programme Hollande de 2012 et ses conséquences.</description>
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Pour cela le PS doit poser des actes clairs sur la politique Valls/Macron et les projets d&#8217;alliance avec PR.<br />
Il faut effectivement &laquo;&nbsp;travailler ä l&#8217;unité de la gauche aux régionales sur un projet partagé&nbsp;&raquo;.<br />
La gauche n&#8217;est pas divisée, c&#8217;est la gouvernance du PS qui divise la gauche.<br />
Tant que les députés donneront la confiance à ce gouvernement, à ses orientations et que le rapprochement du gouvernement PS avec la droite est l&#8217;objectif,  cette situation s&#8217;oppose à toute alliance claire à gauche aux premier et second tours des régionales.<br />
La politique gouvernementale actuelle comparée aux promesses de campagne du candidat Hollande gonfle les intentions de vote au FN et sera sanctionnée dans les urnes. les projets régionaux aussi sociaux et séduisants soients ils sont regardés par les électeurs comme le programme Hollande de 2012 et ses conséquences.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Nov 2015 23:18:36 +0000</pubDate>
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		<description>Élections régionales du 6 et 13 décembre
Voter à gauche pour battre la droite et l’extrême droite, changer la gauche en l’unifiant
Édito de La Lettre de Démocratie &amp; Socialisme N°255 - 5 novembre 2015
vendredi 6 novembre 2015

Si l’on en croit certains sondages, le Front national pourrait conquérir une, deux, voire trois régions lors des prochaines élections régionales. Ce ne serait pas sans redoutables conséquences, aussi bien pour les habitants de ces régions que pour la présidentielle de 2017. Il ne faudrait pas, pour autant, minimiser la gravité du danger de voir la droite s’emparer de plusieurs régions. Mobilisons-nous pour battre la droite et l’extrême droite !
Le premier enjeu, c’est de faire gagner la gauche !

Le bilan des régions gérées par la gauche est bon. Les politiques mises en œuvre ont permis « d’amortir » la crise et les effets de l’austérité. Politiques énergétiques, politiques de développement économique, politiques en faveur des services publics, des lycées, des circuits courts… on pourrait multiplier les exemples ! De nombreuses régions sont dirigées par des exécutifs regroupant toute la gauche.

Du fait de compétences renforcées, et avec ce bilan, laisser de telles institutions aux mains de la droite, voire de l’extrême droite signifierait un coup d’arrêt à ce qui a été engagé. Ce seraient des régressions considérables pour les citoyens des régions et des moyens considérables laissés entre les mains de l’extrême droite ou d’une droite ultralibérale qui n’a eu de cesse de combattre les politiques régionales de gauche.

Il faut donc faire gagner la gauche !

Une élection n’est jamais jouée à l’avance. Si le rassemblement le plus large de la gauche est à rechercher dès le premier tour, il faudrait aussi que cette unité se fasse sans condition au deuxième : diriger ensemble un Conseil régional, ce n’est pas la même chose que de participer ou non à un gouvernement dirigé par Manuel Valls et Emmanuel Macron !

Certes, la politique gouvernementale handicape la campagne des régionales de toute la gauche. Les divisions de la gauche au plan national se répercutent dans les différents territoires, souvent dans une grande confusion. Mais des alliances claires à gauche sur un bilan et un projet partagés constitueraient un élément du rapport de force pour des inflexions au plan national. Il faut y travailler encore et encore… Les reculs de Manuel Valls sur une fiscalité qui frappait les plus modestes, sa fébrilité de plus en plus visible, indiquent que sa situation n’est pas aussi solide que certains l’estimaient.
Il faut unifier la gauche sur une plateforme commune

L’enjeu d’accords de premier tour, et dans tous les cas de second tour, dépasse la seule question des régionales.

Travailler à l’unité de la gauche aux régionales sur un projet partagé, c’est aider à travailler à unifier nationalement sur une plateforme de gouvernement rose-rouge-verte !

Ainsi, réaffirmer le conditionnement des aides régionales aux entreprises, c’est dire son désaccord avec les 41 milliards de CICE sans contreparties.
Affronter Le Pen

Il n’y a pas de meilleure manière, dans la situation où nous nous trouvons, de combattre la montée des intentions de vote pour les listes FN que d’affirmer des projets régionaux répondant aux attentes sociales, environnementales du plus grand nombre.

La politique du gouvernement est responsable du gonflement des intentions de vote pour le FN. C’est vrai ! Raison de plus de travailler à des projets de gauche partagés dans les régions et de contribuer à une alternative au plan national. Les deux sont liés.

Le débat politico-médiatique semble se polariser sur le deuxième tour avant même que la bataille du premier ait eu lieu. Attention ! Cela ne peut que faciliter les opérations politiques qui visent à tuer la stratégie d’union de la gauche et à la remplacer par un rapprochement avec le centre. Les déclarations de Manuel Valls et son annonce, à 40 jours des élections régionales, de la reprise des travaux à Notre-Dame des Landes, sont là pour nous rappeler que cette tentation existe bel et bien.

Il faut tenir les deux bouts : battre la droite et l’extrême droite et, du même coup, changer la gauche en l’unifiant.

C’est pourquoi au premier tour, nous voterons pour les listes conduites par les présidents de gauche sortants (ou celle ou celui qui les remplace) . C’est pourquoi, aussi, nous mettons tout en œuvre, dès maintenant, pour qu’au second tour la gauche, toute la gauche (du PS au FDG en passant par EELV…) puisse se rassembler.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Élections régionales du 6 et 13 décembre<br />
Voter à gauche pour battre la droite et l’extrême droite, changer la gauche en l’unifiant<br />
Édito de La Lettre de Démocratie &amp; Socialisme N°255 &#8211; 5 novembre 2015<br />
vendredi 6 novembre 2015</p>
<p>Si l’on en croit certains sondages, le Front national pourrait conquérir une, deux, voire trois régions lors des prochaines élections régionales. Ce ne serait pas sans redoutables conséquences, aussi bien pour les habitants de ces régions que pour la présidentielle de 2017. Il ne faudrait pas, pour autant, minimiser la gravité du danger de voir la droite s’emparer de plusieurs régions. Mobilisons-nous pour battre la droite et l’extrême droite !<br />
Le premier enjeu, c’est de faire gagner la gauche !</p>
<p>Le bilan des régions gérées par la gauche est bon. Les politiques mises en œuvre ont permis « d’amortir » la crise et les effets de l’austérité. Politiques énergétiques, politiques de développement économique, politiques en faveur des services publics, des lycées, des circuits courts… on pourrait multiplier les exemples ! De nombreuses régions sont dirigées par des exécutifs regroupant toute la gauche.</p>
<p>Du fait de compétences renforcées, et avec ce bilan, laisser de telles institutions aux mains de la droite, voire de l’extrême droite signifierait un coup d’arrêt à ce qui a été engagé. Ce seraient des régressions considérables pour les citoyens des régions et des moyens considérables laissés entre les mains de l’extrême droite ou d’une droite ultralibérale qui n’a eu de cesse de combattre les politiques régionales de gauche.</p>
<p>Il faut donc faire gagner la gauche !</p>
<p>Une élection n’est jamais jouée à l’avance. Si le rassemblement le plus large de la gauche est à rechercher dès le premier tour, il faudrait aussi que cette unité se fasse sans condition au deuxième : diriger ensemble un Conseil régional, ce n’est pas la même chose que de participer ou non à un gouvernement dirigé par Manuel Valls et Emmanuel Macron !</p>
<p>Certes, la politique gouvernementale handicape la campagne des régionales de toute la gauche. Les divisions de la gauche au plan national se répercutent dans les différents territoires, souvent dans une grande confusion. Mais des alliances claires à gauche sur un bilan et un projet partagés constitueraient un élément du rapport de force pour des inflexions au plan national. Il faut y travailler encore et encore… Les reculs de Manuel Valls sur une fiscalité qui frappait les plus modestes, sa fébrilité de plus en plus visible, indiquent que sa situation n’est pas aussi solide que certains l’estimaient.<br />
Il faut unifier la gauche sur une plateforme commune</p>
<p>L’enjeu d’accords de premier tour, et dans tous les cas de second tour, dépasse la seule question des régionales.</p>
<p>Travailler à l’unité de la gauche aux régionales sur un projet partagé, c’est aider à travailler à unifier nationalement sur une plateforme de gouvernement rose-rouge-verte !</p>
<p>Ainsi, réaffirmer le conditionnement des aides régionales aux entreprises, c’est dire son désaccord avec les 41 milliards de CICE sans contreparties.<br />
Affronter Le Pen</p>
<p>Il n’y a pas de meilleure manière, dans la situation où nous nous trouvons, de combattre la montée des intentions de vote pour les listes FN que d’affirmer des projets régionaux répondant aux attentes sociales, environnementales du plus grand nombre.</p>
<p>La politique du gouvernement est responsable du gonflement des intentions de vote pour le FN. C’est vrai ! Raison de plus de travailler à des projets de gauche partagés dans les régions et de contribuer à une alternative au plan national. Les deux sont liés.</p>
<p>Le débat politico-médiatique semble se polariser sur le deuxième tour avant même que la bataille du premier ait eu lieu. Attention ! Cela ne peut que faciliter les opérations politiques qui visent à tuer la stratégie d’union de la gauche et à la remplacer par un rapprochement avec le centre. Les déclarations de Manuel Valls et son annonce, à 40 jours des élections régionales, de la reprise des travaux à Notre-Dame des Landes, sont là pour nous rappeler que cette tentation existe bel et bien.</p>
<p>Il faut tenir les deux bouts : battre la droite et l’extrême droite et, du même coup, changer la gauche en l’unifiant.</p>
<p>C’est pourquoi au premier tour, nous voterons pour les listes conduites par les présidents de gauche sortants (ou celle ou celui qui les remplace) . C’est pourquoi, aussi, nous mettons tout en œuvre, dès maintenant, pour qu’au second tour la gauche, toute la gauche (du PS au FDG en passant par EELV…) puisse se rassembler.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Nov 2015 23:02:47 +0000</pubDate>
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		<description>libération finit par ecrire à force d&#039;avoir forcé la porte du silence : article bienvenu mais non dédié 


Accidents
Intérim à ArcelorMittal, le salaire de la peur
Par Pierre Benetti, Envoyé spécial à Grande-Synthe (Nord) — 11 novembre 2015 à 18:36
Azdine, le 8 novembre, face au site ArcelorMittal de Grande-Synthe. Intérimaire, il tente de faire reconnaître par la justice son accident du travail datant d’avril 2013. Photo Aimée Thirion pour Libération
Depuis un an, quatre personnes sont mortes sur les sites français de l’aciériste. Trois d’entre eux étaient intérimaires. Des travailleurs ultra-précaires de plus en plus sollicités.

    Intérim à ArcelorMittal, le salaire de la peur

Son poste de chef de manœuvre était «une fierté» pour Daniel Ryckebusch, racontent ses parents dans leur maison de Loon-Plage, à quelques kilomètres de l’aciérie ArcelorMittal de Grande-Synthe, près de Dunkerque. Ce dimanche 12 avril, «loué» par la société Temis au sous-traitant Lamblin, ce «gamin sérieux, pas bête et courageux» de 21 ans charge et décharge depuis 13 heures des wagons de castine, une pierre calcaire utilisée comme fondant et épurateur pour le minerai de fer. Vers 18 h 20, écrasé entre deux wagons, Daniel est tué sur le coup.

Trois mois plus tard, le 13 juillet, une déflagration a lieu dans un haut fourneau. Jérôme Domaërel, fondeur intérimaire de 41 ans, tombe dans une rigole d’acier en fusion. Ancien électricien embauché par la société Interconseil, il travaillait là depuis février. «Cette hécatombe révèle les effets de la réduction de la masse salariale au profit de contrats intérimaires», estime aujourd’hui Bernard Colin, délégué CGT au comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT). «Des tragédies qui auraient pu être évitées», se borne à dire la communication d’ArcelorMittal (1). L’aciériste a beau multiplier les journées d’étude sur la sécurité au travail, quatre accidents mortels ont eu lieu en un an sur ses sites français : le 26 décembre 2014, à Grande-Synthe, une chargeuse a percuté Patrice Maiguy, un agent d’exploitation de 36 ans, et le 10 septembre, un géomètre intérimaire est, lui aussi, tombé dans de l’acier liquide, sur le site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Ce jeudi, le tribunal administratif de Dunkerque dira si l’expertise demandée par le CHSCT et refusée par la direction doit avoir lieu sur ce site Seveso classé «seuil haut», où travaillent 6 000 personnes dont 3 000 intérimaires en moyenne.
«À sa place»

C’était le huitième jour de Daniel Ryckebusch chez le plus gros employeur d’une région où le chômage avoisine les 20 %. Le garçon n’avait jamais trouvé de poste correspondant à sa formation de chauffagiste : pas assez d’expérience, répondaient les boîtes d’intérim l’une après l’autre. Le bac pro obtenu avec mention, il travaille dans un champ de lin malgré ses allergies, enchaîne les missions de meuleur chez Ascométal puis Sollac, filiale d’ArcelorMittal. Lors de l’entretien chez le sous-traitant Lamblin, on lui demande s’il aime sortir. Oui, comme tout le monde… «Il voulait être indépendant» raconte sa mère, animatrice, qui ne connaît pas «le monde de l’usine» et l’aurait «bien vu instituteur, il avait les capacités pour».

Le fils fera les nuits et les week-ends, selon un planning donné la veille pour le lendemain, pour un Smic horaire et sans congés payés. En attendant qu’on l’appelle, il reprend chez Ascométal et, enfin, commence chez ArcelorMittal. Ce dimanche-là, Daniel Ryckebusch travaille avec deux autres intérimaires et un employé de la maison. «S’il y avait eu un autre salarié fixe, il aurait été à sa place», veut croire son père, chauffeur routier depuis vingt-cinq ans. D’ordinaire, le garçon est accompagné de son oncle, intérimaire, qui ne travaille pas ce jour-là.
«Sale et dangereux»

Les résultats de l’enquête de police et de l’inspection du travail seront rendus début 2016. «Ces lieux de travail nécessitent une formation extrême, explique le procureur de Dunkerque, Eric Fouard. Les deux cas posent la question du déplacement du salarié à un endroit où il ne devait pas être. L’un des axes principaux de l’enquête est de savoir s’il y a un lien entre le statut d’intérimaire et l’accident, c’est-à-dire si une violation du droit du travail est à l’origine du décès.» Pourquoi Daniel Ryckebusch se trouvait-il entre les wagons ? Pourquoi Jérôme Domaërel a-t-il quitté son poste à l’abri pour nettoyer le fourneau, bloqué entre celui-ci et la rigole de fonte ? «Une telle usine est dangereuse par définition. Mais de plus en plus d’intérimaires sont formés en dehors du lieu de travail et se mettent à couler de l’acier avec quelques semaines, voire quelques jours d’expérience», répond William Lamirand, fondeur entré en 1998.

Le CHSCT avait alerté la direction à propos du poste de Jérôme Domaërel : quelques jours avant l’accident, un autre intérimaire était tombé à côté de la rigole de fonte après un malaise sans doute lié à la chaleur dégagée par le métal en fusion (1 200 degrés). Il a démissionné depuis, comme plusieurs autres. Le 29 octobre, Randstad, le numéro 2 mondial de l’intérim, a retiré du site 28 personnes de postes «à risques». Cela n’a pas empêché neuf d’entre eux de pointer dans les agences concurrentes pour reprendre le travail chez ArcelorMittal. «Ici il n’y a que les usines. Le jour où il n’y a plus Arcelor, il n’y a plus rien», acquiesce la mère de Daniel Ryckebusch.

Chez Ascométal, le jeune intérimaire avait le vertige : son supérieur lui avait conseillé de ne pas regarder en bas. «On lui avait dit d’arrêter si c’était trop dangereux. Il avait répondu : &quot;Si je m’arrête, ils ne me rappelleront plus jamais.&quot;» Il ne leur avait pas montré, comme à un copain d’enfance qui le dira plus tard, la blessure qu’il cachait sous son pull depuis une chute lors de ses premiers jours chez ArcelorMittal. Et si, comme le salarié mort en décembre, Daniel Ryckebusch téléphonait au moment de l’accident ? La rumeur a circulé avant que le portable du jeune homme soit retrouvé dans sa BMW garée devant l’usine. «La seule chose à lui reprocher : être allé travailler ce jour-là, poursuit son père. Nous voulons simplement dire que Daniel n’est pas coupable. La formation, c’est ça le problème. Comment savoir combien de temps il faut pour arrêter un train, si on ne te l’a pas montré avant ?» Le jeune homme avait suivi un «stage» dans les bureaux d’ArcelorMittal et de Lamblin : trente-cinq heures en tout - le même poste nécessitant plus de quatre cents heures pour un employé.

«En intérim, on a du travail mais on a peur, explique Samy (2), pontier de 27 ans. On essaie de correspondre à l’offre et à la demande. On sait que le travail est sale et dangereux, mais on ne peut pas parler, parce qu’on n’a que ça. Ici, c’est comme ça : l’intérim, tu es viré, tu es au chômage, puis l’intérim, tu es viré, etc. Et si on t’appelle pour une mission, tu es obligé de venir.» Né en Algérie, le père de Samy a été fondeur à Usinor, l’ancêtre d’Arcelor, durant vingt ans. «Nos pères non plus ne parlaient pas de ce qu’ils subissaient au quotidien.» Lui a passé quatre entretiens en deux mois pour de l’intérim chez ArcelorMittal, en vain. Il vient de finir sa mission de dix-huit mois, faite de contrats de deux ou trois jours.
«cacher les accidents»

Azdine, lui, a enchaîné les missions chez ArcelorMittal pour la société américaine Manpower, le numéro 3 mondial. Lui-même formé en huit jours par un employé, le jeune homme a formé d’autres intérimaires au bout de six mois. Un, puis deux. «Je faisais deux jobs en un, raconte-t-il. On m’a dit que je n’avais pas le choix.» En plus des plannings aléatoires, il faut s’adapter à des machines qui coupent, brûlent et vont vite. Un jour d’avril 2013, son dos se bloque alors qu’il nettoie des bandes à la pelle. La direction rechigne à reconnaître l’accident, lui propose un poste aménagé, c’est-à-dire assis dans une salle de contrôle, ce que refuse le médecin de l’usine. «C’était juste une question financière : ils ne voulaient pas payer quelqu’un d’absent.» Un intérimaire remplace Azdine à la fin de sa mission. Lui sera en procès contre Manpower, le 18 novembre, pour faire reconnaître son accident de travail. Depuis, il a bossé sur un chantier en plein ramadan, un mois comme saisonnier, postulant en vain dans les agences d’intérim du coin. «Un gars comme lui est grillé : impossible de retrouver du boulot si on veut faire reconnaître un accident de travail en intérim», reconnaît un syndicaliste.

A Grande-Synthe, les accidents de Daniel Ryckebusch et de Jérôme Domaërel ont rappelé qu’un mort au travail sur huit concernait un intérimaire en France. En 2013, l’assurance maladie a compté dans le secteur 35 000 accidents et 35 décès (67 avec les accidents de trajet). «La sécurité est pour ArcelorMittal un critère aussi important que la productivité pour son image, donc le groupe externalise les risques vers les sous-traitants, explique le sociologue Cédric Lomba. La mise en concurrence des usines, la pression sur les sous-traitants, la multiplication des &quot;primes sécurité&quot; poussent à cacher les accidents, même les plus minimes. Les intérimaires connaissent moins bien les installations et l’organisation du travail, alors que ces compétences s’acquièrent avec le temps.»

Après la mort de Daniel Ryckebusch, ses collègues et sa famille ont déposé chacun une fleur à l’usine. «Après, on n’a plus eu de nouvelles de personne.» Son oncle n’a pas renouvelé sa mission. Son père a dit à son deuxième fils de ne pas devenir chauffagiste ni intérimaire. Le 21 avril, Daniel Ryckebusch a été enterré dans le cimetière de Loon-Plage. Ses parents ont demandé à ce qu’on l’habille avec les vêtements qu’il portait quand il sortait avec ses copains : «On n’allait pas le laisser dans son bleu de travail.»

(1) Contactée, la direction du site n’a pas souhaité répondre à nos questions.
(2) Le prénom a été modifié.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>libération finit par ecrire à force d&#8217;avoir forcé la porte du silence : article bienvenu mais non dédié </p>
<p>Accidents<br />
Intérim à ArcelorMittal, le salaire de la peur<br />
Par Pierre Benetti, Envoyé spécial à Grande-Synthe (Nord) — 11 novembre 2015 à 18:36<br />
Azdine, le 8 novembre, face au site ArcelorMittal de Grande-Synthe. Intérimaire, il tente de faire reconnaître par la justice son accident du travail datant d’avril 2013. Photo Aimée Thirion pour Libération<br />
Depuis un an, quatre personnes sont mortes sur les sites français de l’aciériste. Trois d’entre eux étaient intérimaires. Des travailleurs ultra-précaires de plus en plus sollicités.</p>
<p>    Intérim à ArcelorMittal, le salaire de la peur</p>
<p>Son poste de chef de manœuvre était «une fierté» pour Daniel Ryckebusch, racontent ses parents dans leur maison de Loon-Plage, à quelques kilomètres de l’aciérie ArcelorMittal de Grande-Synthe, près de Dunkerque. Ce dimanche 12 avril, «loué» par la société Temis au sous-traitant Lamblin, ce «gamin sérieux, pas bête et courageux» de 21 ans charge et décharge depuis 13 heures des wagons de castine, une pierre calcaire utilisée comme fondant et épurateur pour le minerai de fer. Vers 18 h 20, écrasé entre deux wagons, Daniel est tué sur le coup.</p>
<p>Trois mois plus tard, le 13 juillet, une déflagration a lieu dans un haut fourneau. Jérôme Domaërel, fondeur intérimaire de 41 ans, tombe dans une rigole d’acier en fusion. Ancien électricien embauché par la société Interconseil, il travaillait là depuis février. «Cette hécatombe révèle les effets de la réduction de la masse salariale au profit de contrats intérimaires», estime aujourd’hui Bernard Colin, délégué CGT au comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT). «Des tragédies qui auraient pu être évitées», se borne à dire la communication d’ArcelorMittal (1). L’aciériste a beau multiplier les journées d’étude sur la sécurité au travail, quatre accidents mortels ont eu lieu en un an sur ses sites français : le 26 décembre 2014, à Grande-Synthe, une chargeuse a percuté Patrice Maiguy, un agent d’exploitation de 36 ans, et le 10 septembre, un géomètre intérimaire est, lui aussi, tombé dans de l’acier liquide, sur le site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Ce jeudi, le tribunal administratif de Dunkerque dira si l’expertise demandée par le CHSCT et refusée par la direction doit avoir lieu sur ce site Seveso classé «seuil haut», où travaillent 6 000 personnes dont 3 000 intérimaires en moyenne.<br />
«À sa place»</p>
<p>C’était le huitième jour de Daniel Ryckebusch chez le plus gros employeur d’une région où le chômage avoisine les 20 %. Le garçon n’avait jamais trouvé de poste correspondant à sa formation de chauffagiste : pas assez d’expérience, répondaient les boîtes d’intérim l’une après l’autre. Le bac pro obtenu avec mention, il travaille dans un champ de lin malgré ses allergies, enchaîne les missions de meuleur chez Ascométal puis Sollac, filiale d’ArcelorMittal. Lors de l’entretien chez le sous-traitant Lamblin, on lui demande s’il aime sortir. Oui, comme tout le monde… «Il voulait être indépendant» raconte sa mère, animatrice, qui ne connaît pas «le monde de l’usine» et l’aurait «bien vu instituteur, il avait les capacités pour».</p>
<p>Le fils fera les nuits et les week-ends, selon un planning donné la veille pour le lendemain, pour un Smic horaire et sans congés payés. En attendant qu’on l’appelle, il reprend chez Ascométal et, enfin, commence chez ArcelorMittal. Ce dimanche-là, Daniel Ryckebusch travaille avec deux autres intérimaires et un employé de la maison. «S’il y avait eu un autre salarié fixe, il aurait été à sa place», veut croire son père, chauffeur routier depuis vingt-cinq ans. D’ordinaire, le garçon est accompagné de son oncle, intérimaire, qui ne travaille pas ce jour-là.<br />
«Sale et dangereux»</p>
<p>Les résultats de l’enquête de police et de l’inspection du travail seront rendus début 2016. «Ces lieux de travail nécessitent une formation extrême, explique le procureur de Dunkerque, Eric Fouard. Les deux cas posent la question du déplacement du salarié à un endroit où il ne devait pas être. L’un des axes principaux de l’enquête est de savoir s’il y a un lien entre le statut d’intérimaire et l’accident, c’est-à-dire si une violation du droit du travail est à l’origine du décès.» Pourquoi Daniel Ryckebusch se trouvait-il entre les wagons ? Pourquoi Jérôme Domaërel a-t-il quitté son poste à l’abri pour nettoyer le fourneau, bloqué entre celui-ci et la rigole de fonte ? «Une telle usine est dangereuse par définition. Mais de plus en plus d’intérimaires sont formés en dehors du lieu de travail et se mettent à couler de l’acier avec quelques semaines, voire quelques jours d’expérience», répond William Lamirand, fondeur entré en 1998.</p>
<p>Le CHSCT avait alerté la direction à propos du poste de Jérôme Domaërel : quelques jours avant l’accident, un autre intérimaire était tombé à côté de la rigole de fonte après un malaise sans doute lié à la chaleur dégagée par le métal en fusion (1 200 degrés). Il a démissionné depuis, comme plusieurs autres. Le 29 octobre, Randstad, le numéro 2 mondial de l’intérim, a retiré du site 28 personnes de postes «à risques». Cela n’a pas empêché neuf d’entre eux de pointer dans les agences concurrentes pour reprendre le travail chez ArcelorMittal. «Ici il n’y a que les usines. Le jour où il n’y a plus Arcelor, il n’y a plus rien», acquiesce la mère de Daniel Ryckebusch.</p>
<p>Chez Ascométal, le jeune intérimaire avait le vertige : son supérieur lui avait conseillé de ne pas regarder en bas. «On lui avait dit d’arrêter si c’était trop dangereux. Il avait répondu : &laquo;&nbsp;Si je m’arrête, ils ne me rappelleront plus jamais.&nbsp;&raquo;» Il ne leur avait pas montré, comme à un copain d’enfance qui le dira plus tard, la blessure qu’il cachait sous son pull depuis une chute lors de ses premiers jours chez ArcelorMittal. Et si, comme le salarié mort en décembre, Daniel Ryckebusch téléphonait au moment de l’accident ? La rumeur a circulé avant que le portable du jeune homme soit retrouvé dans sa BMW garée devant l’usine. «La seule chose à lui reprocher : être allé travailler ce jour-là, poursuit son père. Nous voulons simplement dire que Daniel n’est pas coupable. La formation, c’est ça le problème. Comment savoir combien de temps il faut pour arrêter un train, si on ne te l’a pas montré avant ?» Le jeune homme avait suivi un «stage» dans les bureaux d’ArcelorMittal et de Lamblin : trente-cinq heures en tout &#8211; le même poste nécessitant plus de quatre cents heures pour un employé.</p>
<p>«En intérim, on a du travail mais on a peur, explique Samy (2), pontier de 27 ans. On essaie de correspondre à l’offre et à la demande. On sait que le travail est sale et dangereux, mais on ne peut pas parler, parce qu’on n’a que ça. Ici, c’est comme ça : l’intérim, tu es viré, tu es au chômage, puis l’intérim, tu es viré, etc. Et si on t’appelle pour une mission, tu es obligé de venir.» Né en Algérie, le père de Samy a été fondeur à Usinor, l’ancêtre d’Arcelor, durant vingt ans. «Nos pères non plus ne parlaient pas de ce qu’ils subissaient au quotidien.» Lui a passé quatre entretiens en deux mois pour de l’intérim chez ArcelorMittal, en vain. Il vient de finir sa mission de dix-huit mois, faite de contrats de deux ou trois jours.<br />
«cacher les accidents»</p>
<p>Azdine, lui, a enchaîné les missions chez ArcelorMittal pour la société américaine Manpower, le numéro 3 mondial. Lui-même formé en huit jours par un employé, le jeune homme a formé d’autres intérimaires au bout de six mois. Un, puis deux. «Je faisais deux jobs en un, raconte-t-il. On m’a dit que je n’avais pas le choix.» En plus des plannings aléatoires, il faut s’adapter à des machines qui coupent, brûlent et vont vite. Un jour d’avril 2013, son dos se bloque alors qu’il nettoie des bandes à la pelle. La direction rechigne à reconnaître l’accident, lui propose un poste aménagé, c’est-à-dire assis dans une salle de contrôle, ce que refuse le médecin de l’usine. «C’était juste une question financière : ils ne voulaient pas payer quelqu’un d’absent.» Un intérimaire remplace Azdine à la fin de sa mission. Lui sera en procès contre Manpower, le 18 novembre, pour faire reconnaître son accident de travail. Depuis, il a bossé sur un chantier en plein ramadan, un mois comme saisonnier, postulant en vain dans les agences d’intérim du coin. «Un gars comme lui est grillé : impossible de retrouver du boulot si on veut faire reconnaître un accident de travail en intérim», reconnaît un syndicaliste.</p>
<p>A Grande-Synthe, les accidents de Daniel Ryckebusch et de Jérôme Domaërel ont rappelé qu’un mort au travail sur huit concernait un intérimaire en France. En 2013, l’assurance maladie a compté dans le secteur 35 000 accidents et 35 décès (67 avec les accidents de trajet). «La sécurité est pour ArcelorMittal un critère aussi important que la productivité pour son image, donc le groupe externalise les risques vers les sous-traitants, explique le sociologue Cédric Lomba. La mise en concurrence des usines, la pression sur les sous-traitants, la multiplication des &laquo;&nbsp;primes sécurité&nbsp;&raquo; poussent à cacher les accidents, même les plus minimes. Les intérimaires connaissent moins bien les installations et l’organisation du travail, alors que ces compétences s’acquièrent avec le temps.»</p>
<p>Après la mort de Daniel Ryckebusch, ses collègues et sa famille ont déposé chacun une fleur à l’usine. «Après, on n’a plus eu de nouvelles de personne.» Son oncle n’a pas renouvelé sa mission. Son père a dit à son deuxième fils de ne pas devenir chauffagiste ni intérimaire. Le 21 avril, Daniel Ryckebusch a été enterré dans le cimetière de Loon-Plage. Ses parents ont demandé à ce qu’on l’habille avec les vêtements qu’il portait quand il sortait avec ses copains : «On n’allait pas le laisser dans son bleu de travail.»</p>
<p>(1) Contactée, la direction du site n’a pas souhaité répondre à nos questions.<br />
(2) Le prénom a été modifié.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2015/11/02/pour-battre-la-droite-changer-la-gauche/comment-page-1/#comment-112660</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Nov 2015 23:00:59 +0000</pubDate>
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		<description>si tu crois cela....tu dois pas croire à grand chose</description>
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		<title>Par : crayencour</title>
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		<dc:creator>crayencour</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Nov 2015 07:31:07 +0000</pubDate>
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		<description>En attendant, force est de constater que l&#039;entrisme de Macron a malheureusement été bien plus fulgurant et efficace que celui de Gérard Filoche !</description>
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		<title>Par : Gilbert Duroux</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2015/11/02/pour-battre-la-droite-changer-la-gauche/comment-page-1/#comment-112598</link>
		<dc:creator>Gilbert Duroux</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Nov 2015 16:49:15 +0000</pubDate>
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		<description>Tu crois que j&#039;ai pas vu que tu as censuré mon commentaire ? Mais c&#039;est vrai que nous sommes en période électorale...</description>
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		<title>Par : turlututu</title>
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		<dc:creator>turlututu</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2015 15:26:02 +0000</pubDate>
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		<description>il va falloir faire un choix. Tuer le gouvernement avant qu&#039;il vous tue. Par là je veux dire que dans tous les cas, vous serez morts pour la prochaine election, mais vous aurez emporté avec vous cette sombre gôche qui n&#039;a de social que la carte. Ensuite pourra être fait ce qu&#039;il faut pour reconstruire. Un long et douleureux ajiornamento que ce soit sur l&#039;euro, la libre circulation (de la finance, on a bien vu que les gens, c&#039;est facultatif), les traités économiques européens, les restrictions de la liberté d&#039;expression que le gouvernement mène actuellement en scandant &quot;je suis charlie&quot;. Bonjour, l&#039;angoisse pour ceux qui voudront rallumer cet astre mort qu&#039;est le PS. du travail en perspective.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>il va falloir faire un choix. Tuer le gouvernement avant qu&#8217;il vous tue. Par là je veux dire que dans tous les cas, vous serez morts pour la prochaine election, mais vous aurez emporté avec vous cette sombre gôche qui n&#8217;a de social que la carte. Ensuite pourra être fait ce qu&#8217;il faut pour reconstruire. Un long et douleureux ajiornamento que ce soit sur l&#8217;euro, la libre circulation (de la finance, on a bien vu que les gens, c&#8217;est facultatif), les traités économiques européens, les restrictions de la liberté d&#8217;expression que le gouvernement mène actuellement en scandant &laquo;&nbsp;je suis charlie&nbsp;&raquo;. Bonjour, l&#8217;angoisse pour ceux qui voudront rallumer cet astre mort qu&#8217;est le PS. du travail en perspective.</p>
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		<title>Par : Alix</title>
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		<dc:creator>Alix</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2015 18:47:17 +0000</pubDate>
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		<description>La preuve, aux &quot;primaires&quot; les idées droitistes de VALLS avaient été balayées. Cela ne l&#039;a pas empêché d&#039;être premier sinistre (oups, faute de frappe)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La preuve, aux &laquo;&nbsp;primaires&nbsp;&raquo; les idées droitistes de VALLS avaient été balayées. Cela ne l&#8217;a pas empêché d&#8217;être premier sinistre (oups, faute de frappe)</p>
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