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	<title>Commentaires sur : Les jeux vains du cirque Macron et ses adulateurs</title>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2016 13:24:08 +0000</pubDate>
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		<description>mais ma confiance envers les dirigeants de la gauche elle est morte depuis...mai 68 
il y en a eu des &quot;biens&quot;, depuis, des &quot;moyens&quot;, et des très mauvais, qui se plantent à 100 % comme Hollande 
et alors ?
on lutte, il faut l&#039;unité, 
sans ça rien</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>mais ma confiance envers les dirigeants de la gauche elle est morte depuis&#8230;mai 68<br />
il y en a eu des &laquo;&nbsp;biens&nbsp;&raquo;, depuis, des &laquo;&nbsp;moyens&nbsp;&raquo;, et des très mauvais, qui se plantent à 100 % comme Hollande<br />
et alors ?<br />
on lutte, il faut l&#8217;unité,<br />
sans ça rien</p>
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		<title>Par : sans ressources</title>
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		<dc:creator>sans ressources</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2016 12:19:32 +0000</pubDate>
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		<description>n&#039;empêche Gérard, n&#039;empêche, chat échaudé craint l&#039;eau froide et quand la confiance est morte, c&#039;est mort et pour la faire renaitre il faudra plus que des paroles, j&#039;ai, nous avons les plus grandes craintes sur cette primaire
au fait as tu lu le canard, le PS a déjà acheté la voiture pour trimbaler le président candidat, c&#039;est bien qu&#039;ils comptent bien faire tout pour qu&#039;il soit désigné (ou élu comme tu veux) à la primaire, tu en penses quoi?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>n&#8217;empêche Gérard, n&#8217;empêche, chat échaudé craint l&#8217;eau froide et quand la confiance est morte, c&#8217;est mort et pour la faire renaitre il faudra plus que des paroles, j&#8217;ai, nous avons les plus grandes craintes sur cette primaire<br />
au fait as tu lu le canard, le PS a déjà acheté la voiture pour trimbaler le président candidat, c&#8217;est bien qu&#8217;ils comptent bien faire tout pour qu&#8217;il soit désigné (ou élu comme tu veux) à la primaire, tu en penses quoi?</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2016/09/01/les-jeux-vains-du-cirque-macron-et-ses-adulateurs/comment-page-1/#comment-138789</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2016 07:43:59 +0000</pubDate>
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		<description>marre de me repeter : la grande primaire avait été organisée &quot;aux conditions envisagées&quot; (discutées, mises au point, communes) avec le PCF, les verts, ensemble, 
etc... évidemment le pluralisme permet le controle ainsi que la multiplicité des candidatures</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>marre de me repeter : la grande primaire avait été organisée &laquo;&nbsp;aux conditions envisagées&nbsp;&raquo; (discutées, mises au point, communes) avec le PCF, les verts, ensemble,<br />
etc&#8230; évidemment le pluralisme permet le controle ainsi que la multiplicité des candidatures</p>
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		<title>Par : sans ressources</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2016/09/01/les-jeux-vains-du-cirque-macron-et-ses-adulateurs/comment-page-1/#comment-138788</link>
		<dc:creator>sans ressources</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2016 07:35:48 +0000</pubDate>
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		<description>GF
si vous le dites,
alors pas de danger a une grande primaire, hollande serait battu a plate couture, hein ?

Si ça ce passait à la régulière oui, mais connaissant le talent de Hollande et du PS pour les magouilles, on peut avoir les plus grandes craintes</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>GF<br />
si vous le dites,<br />
alors pas de danger a une grande primaire, hollande serait battu a plate couture, hein ?</p>
<p>Si ça ce passait à la régulière oui, mais connaissant le talent de Hollande et du PS pour les magouilles, on peut avoir les plus grandes craintes</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2016/09/01/les-jeux-vains-du-cirque-macron-et-ses-adulateurs/comment-page-1/#comment-138584</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 18:33:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=4109#comment-138584</guid>
		<description>Echange sur Facebook, à partir d&#039;une question de Michel Monbeig, question délicate, mais je n&#039;ai pas éludé. 
J&#039;ai répondu en commençant par le cas du second tour où ils ne sont que deux et où Hollande serait opposé à Le Pen : il y a certainement un accord assez général sur la réponse. Le cas suivant (Hollande contre Sarkozy) appelle la même réponse. Le chemin est alors tracé pour aborder les cas suivants. On peut compléter en défendant la nécessité de choisir face au vote blanc : nous devons faire barrage au pire. 
PR


Michel Monbeig
Michel Monbeig,   2 septembre, 16:20  
Pierre,  avant tte considération stratégique ou tactique, dis-moi : si Hollande est le candidat unique de la gauche, tu votes pour lui ?     

22266_260136704735_90892_n.jpg
Pierre Ruscassie 
En 2002, contre Le Pen, j&#039;ai voté Chirac, Jospin étant arrivé troisième lors du premier tour. 
Supposons que, chose pourtant impossible mais hypothèse utile pour réfléchir, Hollande puisse être candidat au second tour et soit opposé à Le Pen, alors je voterai Hollande. Pour choisir dans un tel cas, on a besoin d&#039;établir un classement de la meilleure candidature jusqu&#039;à la pire : si a été éliminée la candidature que nous préférons, alors il ne nous reste qu&#039;à éliminer la pire des deux restantes. 
Malgré ma colère contre sa trahison, je voterais Hollande, si par impossible il était opposé à Le Pen, à Sarkosy, à Juppé, à Bayrou : ces quatre feraient encore pire, quand Hollande donne 41 milliards aux patrons, ils donneraient les 100 milliards que réclame Gattaz. Mais je ferais tout pour que la gauche ne soit pas représentée par Hollande, Valls, ou Macron : entre ces trois-là je m&#039;abstiens, ils nous disent qu&#039;ils sont DE gauche (je crois qu&#039;ils nous mentent mais je ne peux pas faire de procès d&#039;intention), mais ils ne sont pas À gauche.
Ces trois traitres n&#039;oseront pas se présenter à la primaire de toute la gauche (en décembre), car ils y seraient battus. Mais s&#039;ils s&#039;y présentaient, pour leur faire barrage, je voterais par ordre de préférence croissante (qui évoluera au cours de la campagne) pour : Montebourg, Aubry, Duflot, Hamon, Mélenchon, Lienemann, Filoche. Choisir la primaire de toute la gauche, comme Filoche (mais j&#039;espére que les 6 autres s&#039;y rallieront), c&#039;est choisir l&#039;unité de la gauche et non sa division.

Robert Baradat
Robert Baradat 
Ben moi en 2002 j&#039;ai voté nul... et Le Pen n&#039;est pas passé... j&#039;ai méme boycotté le 1er Mai dont le thème central était non au FN... ce qui permettait à certains faucialistes de se la jouer antifasciste...

Fran Cois Setgros
Fran Cois Setgros 
Il n&#039;est pas difficile de comprendre que si nous n&#039;avons pas un seul candidat alors on sera battu. Le fn est unis et la droite le sera à l&#039;issue de sa primaire. Donc si nous avons 2 candidats de gauche, peu importe qui, nous ne passerons pas le second tour. Il faut s&#039;appuyer sur le mouvement anti loi El Khomri et son monde pour pousser une plate forme commune à ce mouvement, faire comprendre aux socio libéraux qu&#039;ils seront battus lors d&#039;une primaire car en opposition au mouvement,  et aller avec un candidat regonflé par la mouvement et la primaire battre la droite.

--</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Echange sur Facebook, à partir d&#8217;une question de Michel Monbeig, question délicate, mais je n&#8217;ai pas éludé.<br />
J&#8217;ai répondu en commençant par le cas du second tour où ils ne sont que deux et où Hollande serait opposé à Le Pen : il y a certainement un accord assez général sur la réponse. Le cas suivant (Hollande contre Sarkozy) appelle la même réponse. Le chemin est alors tracé pour aborder les cas suivants. On peut compléter en défendant la nécessité de choisir face au vote blanc : nous devons faire barrage au pire.<br />
PR</p>
<p>Michel Monbeig<br />
Michel Monbeig,   2 septembre, 16:20<br />
Pierre,  avant tte considération stratégique ou tactique, dis-moi : si Hollande est le candidat unique de la gauche, tu votes pour lui ?     </p>
<p>22266_260136704735_90892_n.jpg<br />
Pierre Ruscassie<br />
En 2002, contre Le Pen, j&#8217;ai voté Chirac, Jospin étant arrivé troisième lors du premier tour.<br />
Supposons que, chose pourtant impossible mais hypothèse utile pour réfléchir, Hollande puisse être candidat au second tour et soit opposé à Le Pen, alors je voterai Hollande. Pour choisir dans un tel cas, on a besoin d&#8217;établir un classement de la meilleure candidature jusqu&#8217;à la pire : si a été éliminée la candidature que nous préférons, alors il ne nous reste qu&#8217;à éliminer la pire des deux restantes.<br />
Malgré ma colère contre sa trahison, je voterais Hollande, si par impossible il était opposé à Le Pen, à Sarkosy, à Juppé, à Bayrou : ces quatre feraient encore pire, quand Hollande donne 41 milliards aux patrons, ils donneraient les 100 milliards que réclame Gattaz. Mais je ferais tout pour que la gauche ne soit pas représentée par Hollande, Valls, ou Macron : entre ces trois-là je m&#8217;abstiens, ils nous disent qu&#8217;ils sont DE gauche (je crois qu&#8217;ils nous mentent mais je ne peux pas faire de procès d&#8217;intention), mais ils ne sont pas À gauche.<br />
Ces trois traitres n&#8217;oseront pas se présenter à la primaire de toute la gauche (en décembre), car ils y seraient battus. Mais s&#8217;ils s&#8217;y présentaient, pour leur faire barrage, je voterais par ordre de préférence croissante (qui évoluera au cours de la campagne) pour : Montebourg, Aubry, Duflot, Hamon, Mélenchon, Lienemann, Filoche. Choisir la primaire de toute la gauche, comme Filoche (mais j&#8217;espére que les 6 autres s&#8217;y rallieront), c&#8217;est choisir l&#8217;unité de la gauche et non sa division.</p>
<p>Robert Baradat<br />
Robert Baradat<br />
Ben moi en 2002 j&#8217;ai voté nul&#8230; et Le Pen n&#8217;est pas passé&#8230; j&#8217;ai méme boycotté le 1er Mai dont le thème central était non au FN&#8230; ce qui permettait à certains faucialistes de se la jouer antifasciste&#8230;</p>
<p>Fran Cois Setgros<br />
Fran Cois Setgros<br />
Il n&#8217;est pas difficile de comprendre que si nous n&#8217;avons pas un seul candidat alors on sera battu. Le fn est unis et la droite le sera à l&#8217;issue de sa primaire. Donc si nous avons 2 candidats de gauche, peu importe qui, nous ne passerons pas le second tour. Il faut s&#8217;appuyer sur le mouvement anti loi El Khomri et son monde pour pousser une plate forme commune à ce mouvement, faire comprendre aux socio libéraux qu&#8217;ils seront battus lors d&#8217;une primaire car en opposition au mouvement,  et aller avec un candidat regonflé par la mouvement et la primaire battre la droite.</p>
<p>&#8211;</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2016/09/01/les-jeux-vains-du-cirque-macron-et-ses-adulateurs/comment-page-1/#comment-138572</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 15:51:13 +0000</pubDate>
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		<description>si vous le dites, 
alors pas de danger a une grande primaire, hollande serait battu a plate couture, hein ?</description>
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		<title>Par : sans ressources</title>
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		<dc:creator>sans ressources</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 15:19:13 +0000</pubDate>
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		<description>GF
c’est agaçant, cet a priori, votre a priori, de juger a la place des faits,
dis tu, mais non, on ne juge pas, les faits sont la, le CICE, la loi Macron, la TVA, la retraite, les cadeaux aux patrons, la dettes qui s&#039;envole, 1 millions de chômeurs de plus et cerise sur le gateau, la loi belle connerie, ça se sont des faits, net précis incontestable et qui ne sont pas de gauche, et puis il faut bien dire que si on ne juge pas, on va le faire en 2017 et si tu n&#039;as pas compris qu&#039;on ne veut plus voir un élément issu du PS, c&#039;est que tu es aveugle, les faits, rien que les faits et les faits sont tétus, c&#039;est une politique de droite que même Sarko n&#039;aurait pas osé faire
maintenant il veut faire pire, la faute à qui?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>GF<br />
c’est agaçant, cet a priori, votre a priori, de juger a la place des faits,<br />
dis tu, mais non, on ne juge pas, les faits sont la, le CICE, la loi Macron, la TVA, la retraite, les cadeaux aux patrons, la dettes qui s&#8217;envole, 1 millions de chômeurs de plus et cerise sur le gateau, la loi belle connerie, ça se sont des faits, net précis incontestable et qui ne sont pas de gauche, et puis il faut bien dire que si on ne juge pas, on va le faire en 2017 et si tu n&#8217;as pas compris qu&#8217;on ne veut plus voir un élément issu du PS, c&#8217;est que tu es aveugle, les faits, rien que les faits et les faits sont tétus, c&#8217;est une politique de droite que même Sarko n&#8217;aurait pas osé faire<br />
maintenant il veut faire pire, la faute à qui?</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2016/09/01/les-jeux-vains-du-cirque-macron-et-ses-adulateurs/comment-page-1/#comment-138546</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 12:25:30 +0000</pubDate>
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		<description>ca ne s&#039;auto-proclame pas, ca se démontre... dans une primaire par exemple</description>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 11:58:25 +0000</pubDate>
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		<description>l&#039;appel sort, c&#039;est six mois de travail unitaire  il est prêt  et sera à la fete de l&#039;huma

tenez :


suite au 1er mai 2016 - et à lappel des 100
 
5priorités,50mesures ! 
Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne, sociale, démocratique et écologiste
 Pour une alternative majoritaire à gauche

Le texte ci-dessous constitue une série de propositions destinées à être débattues, amendées, enrichies avec l’ambition de parti- ciper à la construction d’une alternative de Gauche. C’est un socle, une base commune partagée entre toutes celles et tous ceux qui veulent y prendre part : citoyen-ne-s, intellectue-le-s, militant-e-s, responsables d’organisations ou élu-e-s. Elles peuvent être pleinement intégrées dans les propositions dès candidat-e-s aux élections présidentielle et législatives de 2017. Elles constituent notre bien commun pour mener une campagne et construire des candidatures d’unité lors de ces échéances électorales.


Le monde est déchiré par de multiples crises, des violences sociales, la multiplication de con its armés, la montée du racisme et de la xénophobie attisée par un prétendu «choc» des civilisations auxquels s’ajoute l’incapacité de celles et ceux qui nous gouvernent à répondre à l’urgence écologique.
Le capitalisme est en crise mais il est présenté comme
seul système viable. L’Union européenne est menacée de dislocation. La crise écologique ne trouve pas de solutions à la hauteur. Guerres et tensions internationales sont instru- mentalisées pour alimenter replis nationalistes et
refus d’accueillir dignement migrants et réfugiés.
La crise politique est exacerbée par des querelles
d’égos et des batailles d’appareils, coupées des
réalités des citoyens auxquelles s‘ajoutent une
surenchère et une droitisation extrême des solu-
tions.
Pour autant, de nombreuses forces et énergies citoyennes sont disponibles pour construire d’autres possibles. Le mouvement extraordinaire contre la loi travail marque un refus de subir l’hégémonie libérale et d’accepter les dérives d’une gauche qui s’y soumet.
Les mobilisations citoyennes, sociales et écologistes, celles de la jeunesse, expriment l’exigence d’une société plus juste, plus démocratique, plus égalitaire.
Elles sont au cœur de multiples aspirations [nouvelles mo- dalités de production, appropriation et partage des richesses produites – nouvelles formes de démocratie – rupture des liens de subordination entre les salarié(e)s qui louent leur force de travail et celles et ceux qui l’exploitent...] quant aux  nalités, le rôle et la place du travail.
Dans l’espace-monde, les échanges de toute nature se sont démultipliés mais la « globalisation »  nancière met en danger l’avenir même de l’Humanité.
Ce monde est fondé sur la compétition du tou-te-s contre tou-te-s. 62 individus (53 hommes et 9 femmes) pos-
sèdent plus que 50 % de la population de la planète, soit 3,5 milliards d’êtres humains. L’aggravation des inégalités est le facteur premier des crises politiques, économiques, sociales et écologiques. Dans le même temps, le salariat n’a jamais été
Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative
 Nous propo- sons d’ouvrir le débat autour de 5 priorités déclinées en 50 mesures d’urgence pour un autre monde
aussi important dans le monde. Après tant d’in- novations et d’évolutions technologiques depuis plusieurs décennies, l’avènement de la numérisa- tion est instrumentalisé pour ébranler et détruire le lien social, les droits et les garanties collectives du salariat au lieu de générer de nouveaux progrès sociaux
Nous refusons le fatalisme ambiant et voulons contribuer à l’émergence d’une alternative crédible, mobiliser les 99 % de la population pillée par le
1 % les plus riches et ouvrir de nouvelles voies et notamment celle de la redistribution des richesses, de l’accès aux droits fondamentaux et de la paix
partagée, du respect de la justice et de la démocratie.
Nous ne tolérons plus que des pans entiers de la population soient stigmatisés dans les quartiers populaires où les discri- minations se cumulent.
Nous devons brandir les drapeaux de l’égalité et de la fraternité entre les peuples, du droit des êtres humains de vivre et travailler décemment, de résister à l’oppression et aux destructions de la planète par les multinationales avec la complicité des gouvernements.
 pour nous joindre, merci d’envoyer un mel à : 1ermaiappeldes100@gmail.com
 Les propositions d’urgence de l’Appel
des 100
Cinq priorités
pour un autre monde possible
50 mesures d’urgence applicables
1- Répondre à l’urgence sociale
2- Urgences environnementale et économique
3- Droits et urgences démocratique pour rendre la parole aux citoyens
4- Pour une nouvelle Union européenne au service de la solidarité entre les peuples
5- Urgences pour un monde de paix et de liberté pour les peuples
1-Répondre à l’urgence sociale
Des pans entiers de la population ne vivent pas dé- cemment. Aucune société démocratique ne peut l’ac- cepter. La précarité concerne des parts croissantes de la population. Les femmes et les populations discriminées en général en sont les premières victimes.
Lutter contre la pauvreté et la précarité constitue aussi des luttes politiques. Il faut réhabiliter le droit au travail et à un salaire digne, le CDI comme norme d’embauche et la loi pour protéger les salarié-e-s comme l’évolution du droit du travail y a toujours conduit.
Le travail n’est pas un coût mais une richesse. Ce qui coute c’est le capital.
Une conférence sociale devra être convoquée a n d’engager avec les organisations syndicales un plan de progrès social pour toute la durée de la législature qui passe par la mise en place d’une démocratie sociale et notamment de nouveaux droits pour les salarié-e-s et leurs représentant-e-s, la sécurité sociale profession- nelle, les politiques salariales, une réduction signi cative du temps de travail et la création de nouveaux emplois.
Des réponses nouvelles doivent également être ap- portées par nos systèmes de protection et de sécurité sociale y compris pour prendre en charge des besoins nouveaux comme la perte d’autonomie.
• Pour répondre à l’urgence sociale
Mesure n°1 : Augmenter immédiatement le SMIC, les minima sociaux, les allocations-chômage, les salaires et les retraites de manière signi cative et inscrire leur évolu- tion sur celle du salaire moyen.
Le SMIC sera porté à 1 800 euros dans la législature avec une augmentation immédiate de 10 % soit 150 euros brut.
Aucune retraite et aucune pension ne seront inférieures au niveau du SMIC. Elles seront calculées sur la base d’un taux de remplacement de 75 % de l’ensemble des éléments constitutifs de la rémunération.
N°2 : Rétablir le CDI comme norme légale et convention- nelle d’embauche et d’emploi ; interdire le temps partiel im- posé ; plafonner le nombre de contrats à durée déterminée ; de recours à l’intérim et aux stagiaires, négocier un nouveau plan de titularisation des précaires de la fonction publique avec les syndicats.
N° 3 : Plafonner les rémunérations les plus élevées à 20
fois le SMIC, sous peine de sanctions dissuasives.
N°4 : Mettre en œuvre de façon e ective l’égalité salariale entre les femmes et les hommes par l’introduction de sanc- tions dissuasives notamment en matière de recrutement, de salaires, de formation professionnelle et de déroulement de carrière.
N°5 : Rendre e ciente la lutte contre la pauvreté par la gratuité des premières tranches de consommation d’éner- gie et des premiers m3 d’eau ; des tarifs sociaux pour les transports de proximité, le gel des loyers sociaux,...
N°6 : Mettre en place des garanties de revenus pour les jeunes. N°7 : Soutenir la reprise des entreprises par les salariés-es et l’économie sociale et solidaire.
N°8 : Interdire les licenciements collectifs dans les entre- prises qui versent des dividendes à leurs actionnaires.
N°9 : Dresser un bilan des aides publiques versées aux entreprises a n d’évaluer leur utilisation et leur e cacité ; supprimer les aides allouées sans contreparties et mettre en place des mesures pour les TPE et PME réellement
2 indépendantes des donneurs d’ordre.
N°10 : Abroger les lois dites « travail » et « sécurisation de l’emploi » et négocier une sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie et le renforcement des droits des sala- riés et de leurs représentants notamment en matière d’orga- nisation et de santé au travail ou encore de contrôle des aides publiques.
Elire sur listes syndicales les représentants des salariés en activité ou en formation, sans emploi et retraités, aux di é- rentes caisses de la Sécurité sociale.
N° 11 : Réduire la durée du travail en généralisant immé- diatement les 35 heures e ectives par semaine sans perte de salaire, payer les heures supplémentaires à des tarifs dissuasifs (au moins 50%), rétablir le droit à la retraite à 60 ans et mettre en place de réelles mesures d’incitation à l’embauche, instaurer une sixième semaine de congés payés. La réduction du temps de travail à 32 heures heb- domadaires avec la création des emplois nécessaires sera e ective au terme de la législature.
2-Urgences environnementale
et économique
 Il convient de changer notre
rapport au monde vivant et aux ressources. L’approche écologique
ne se préoccupe pas seulement de la protection de l’environnement et de la planète mais inclut leur dimension économique et sociale. Elle ne
peut notamment pas être séparée de la répartition des richesses entre les personnes et les territoires.
Cela passe par une transformation ou une reconversion des modes de production, de consommation, d’éducation et des rapports au monde vivant et au temps.
Les biens durables sont un enjeu essentiel. L’air et l’eau ne peuvent faire l’objet d’aucune appropriation lucrative. L’obsolescence programmée des biens technologiques doit être interdite.
La transition environnementale, écologique et sociale doit permettre la relance de l’activité et la création massive d’emplois soutenables grâce à des aides publiques sélectives et la préservation des ressources non renou- velables.
Un plan de reconquête industrielle est nécessaire en ce sens.
Une nouvelle répartition des richesses et des moyens budgétaires doit permettre de conduire d’autres poli- tiques publiques qui renouent avec l’ambition sociale et faire de l’éducation, de la santé, du logement, de la justice et de la culture des investissements pour l’avenir.
Cela passe nécessairement par une réforme  scale de grande ampleur pour établir la justice en redonnant la priorité à la progressivité de l’impôt, pour  nancer des politiques publiques au béné ce de toutes et de tous : services publics, emploi et investissements publics né- cessaires pour mettre en œuvre de nouvelles logiques de développement économique et social intégrant la néces- saire transition écologique.
A cet effet, une conférence écologique devra se tenir rapidement en vue d’établir une plani cation écologique, économique et sociale : elle devra permettre d’ouvrir un large débat à travers tout le pays.
Mesure N°12 : Réhabiliter le rôle de l’impôt et mettre en place une réforme  scale de grande ampleur concernant tant les impôts nationaux que la  scalité locale : impôts sur le revenu, sur le patrimoine, renforcement de l’ISF, réduction de la TVA, révision et suppression des niches  scales, lutte contre la fraude et l’évasion  scale.
N°13 : Redonner la priorité aux politiques et aux services publics pour toutes et pour tous et dans tous les territoires.
N°14 : Instaurer une  scalité écologique qui privilégie les biens de consommation durable et dissuade des consom- mations nuisibles et des gaspillages.
N°15 : Augmenter la  scalité des grandes entreprises et moduler celle des ETI, PME,TPE pour en faire un outil favorisant l’emploi, la formation professionnelle, les investis- sements et la protection de l’environnement.
N°16 : Réaliser rapidement un audit de la dette avec instauration immédiate d’un moratoire sur ses intérêts et refus d’en payer la part illégitime.
N°17 : Programmer rapidement une vraie réforme bancaire avec séparation des banques de dépôts et d’investissement, missions de services publics et sélectivité du crédit, dé ni- tion d’un nouveau périmètre de  nancement public via une réforme de la BPI ou un nouveau pôle public  nancier.
N° 18 : Instaurer un plan national de développement d’activités socialement et écologiquement utiles décliné dans les territoires : logements sociaux de qualité, plan de rénovation thermique des bâtiments, transports publics, agriculture paysanne, nouvel aménagement du territoire au service de la proximité.
N° 19 : Investir massivement dans les énergies renouvelables et instaurer un moratoire sur toute nouvelle exploration d’énergies fossiles. Ouvrir un grand débat public sur la tran- sition énergétique portant notamment sur la part de l’énergie nucléaire qu’il faut réduire.
3
construire ensemble des réponses citoyennes nouvelles
N° 20 - La mise en place ou la rénovation de services publics territoriaux, nationaux et européens au service de tous
sur l’ensemble des territoires. Les moyens de  nancement nécessaires à la mise en œuvre de services publics de pleine compétence et de proximité seront dégagés avec notam- ment les créations d’emplois statutaires nécessaires. Le Statut général des fonctionnaires et leurs statuts particuliers seront renforcés.
N° 21 : Mettre en place des politiques publiques de l’énergie démocratiquement contrôlées, développer la recherche pour la transition énergétique, promouvoir
la sobriété, le traitement et le recyclage des déchets, la
conception de nouveaux matériaux.
N° 22 : Développer une nouvelle politique des transports publics au béné ce des populations, de la proximité et res- pectueuse de l’environnement notamment par de nouvelles priorités au fret ferroviaire et  uvial et au ferroutage.
N° 23 : Promouvoir l’agriculture paysanne en favorisant les circuits courts et une politique d’installation de jeunes paysans
N° 24 : Favoriser un plan national d’investissement pour l’économie numérique.
3-Droits et urgences démocratiques pour rendre
 la parole aux citoyens
Sans égalité réelle, seuls les dominants sont libres comme le
renard dans le poulailler.
Nous voulons l’égalité pour de bon : pas seulement l’éga- lité des droits, mais l’égalité réelle qui permet à chacune et à chacun de se sentir libre et respecté-e.
C’est parce que le combat pour l’égalité a été abandonné que nous vivons le recul de nos droits et de nos libertés.
Au nom de la lutte contre le terrorisme, un état d’ex- ception permanent se trouve installé. Nos démocraties sont menacées dans leur capacité à associer sécurité et libertés. C’est un des dé s les plus sérieux à relever pour la République.
Le droit à la sécurité, mais plus encore le droit à la sû- reté, doivent être garantis. Les mesures prises doivent respecter les droits fondamentaux et les principes de nécessité et de proportionnalité par rapport à l’objectif visé. Nous refusons d’assister à une fuite en avant « sécuritaire » dont l’ef cacité n’est jamais démontrée. Les principaux acteurs professionnels ne cessent de dire que c’est de moyens matériels et humains dont ils ont d’abord besoin.
Vivre ensemble
Le débat de plus en plus prégnant sur la «préférence identitaire» masque l’aggravation des inégalités. L’ex- trême-droite (et d’autres) en exploite les conséquences : la peur et la haine de ce qui est différent, aujourd’hui
les musulman-e-s, les Roms, les migrants, hier les juifs, demain les femmes, les homosexuels, les intellectuels et qui d’autres ?
Toutes les discriminations, toutes les formes de sexisme, de xénophobie et de racisme doivent être combattues. Aucune hiérarchisation ne peut être faite entre les victimes de racisme et de discrimination. Nous voulons construire une société « fraternelle » qui permette le vivre ensemble, quels que soient les appartenances, les origines philosophiques, culturelles, religieuses. L’égalité réelle de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur nos territoires doit être le  l conducteur de toutes les poli- tiques publiques. La laïcité en est le meilleur garant.
Egalité réelle, droits étendus, et démocratie sont liés. Les inégalités et la négation des droits réels dégradent la participation politique citoyenne et la vie démocratique.
Les élections présidentielles en sont la caricature : elles nous enferment sur les questions de personnes avant les questions de fond. C’est le piège des institutions de la Vème République. Il y a donc urgence à réformer la Constitution pour mettre  n à cette monarchie présiden- tielle.
Cette réforme devra faire l’objet d’un large débat pu-
blic sur l’évolution du rôle de la puissance publique et conduire à des propositions pour engager une nouvelle organisation des pouvoirs publics tant au niveau de l’État que des collectivités territoriales et de
nouvelles formes de coopération.
Mais sans attendre, des me- sures d’urgences démocratiques peuvent être prises.
Mesure N°25 : Combattre
toutes les formes de racisme et de discrimination quelles qu’elles soient sans hiérarchisation.
 4
co-or- ganiser des débats en
territoire
contribuer
à la transformation de notre
société
N°26 : Assurer l’égalité réelle entre les femmes et les hommes notamment en faisant de la lutte contre les violences faites aux femmes une réelle priorité en commençant par faire de la lutte contre les stéréotypes de genre une priorité dès le plus jeune âge (voir également proposition n° 4).
N°27 : Renforcer le droit à la contraception et
à l’avortement.
N°28 : Défendre le droit à la libre orientation sexuelle et lutter contre l’homophobie.
N°29 : Mettre en n en œuvre le droit de vote et d’éligibili-
té des citoyens étrangers résidant sur notre territoire. N°30 : Investir massivement pour refonder le service public de l’art, de la culture et de l’éducation a n de permettre, à l’école, dans la cité et l’espace du travail l’exercice citoyen des droits à l’éducation, à la culture, l’appropriation des œuvres et des savoirs, le développement d’une démocratie culturelle dans tous les territoires, par tous et pour tous, dans le respect de la pluralité et de la diversité des expressions artistiques et culturelles.
N°31 : Investir massivement pour un logement social de qualité. Faire du droit au logement une réalité et interdire toute expulsion sans relogement des familles en di culté.
N°32 : Abroger les mesures d’exception qui renforcent les pouvoirs de police au détriment de la justice et ceux du par-
quet au détriment du siège.
N°33 : Supprimer la concentration des pouvoirs entre
les mains de quelques-uns et redonner la priorité aux assemblées élues sur les « chefs » de l’exécutif et toutes les mesures qui empêchent la démocratie parlementaire de s’exprimer.
Inverser le calendrier institutionnel, limiter les pouvoirs présidentiels, supprimer le 49-3.
N°34 : Etablir la représentation proportionnelle, la limitation des mandats dans l’espace et dans le temps, le recours au référendum local.
N°35 : Favoriser l’irruption citoyenne dans les proces- sus de décision en développant des droits et pouvoirs nouveaux dans les quartiers, dans les entreprises, dans les services (droit de se réunir et de délibérer) ...
N°36 : Proposer et convoquer une Assemblée constituante pour une 6ème République démocratique, sociale et écolo- gique.
N°37 : Abolir les réformes territoriales qui concentrent les pouvoirs au béné ce des plus grandes collectivités
et au détriment de la démocratie de proximité et mettre en place de nouvelles coopérations et complémentarités entre les collectivités territoriales, entre celles-ci et l’Etat.
4-Pour une nouvelle Union européenne au service de
la solidarité entre les peuples
L’Union européenne est menacée d’éclatement. Alors que la construction européenne a représenté un espoir de paix, de démocratie, de progrès social, elle n’est plus aujourd’hui que symbole de régression. C’est ce qui ex- plique, au-delà des manœuvres politiciennes de la droite britannique, le vote pour le Brexit.
Les pays du Sud mais aussi de l’Est sont ceux qui ont le plus fait les frais des politiques austéritaires. La Grèce en est le triste symbole : laboratoire des dogmes ultrali- béraux, subissant un déni de démocratie et portant tout particulièrement le poids des égoïsmes nationaux devant le drame des réfugiés.
François Hollande, à peine élu, s’est inscrit dans les orientations ultralibérales des gouvernements conser- vateurs, refusant de renégocier le Traité budgétaire et le faisant même rati er par le Parlement français.
Des sources d’espoir naissent en Espagne, au Portugal. Nous devons nous appuyer sur ces expériences, avec l’appui du mouvement social européen pour mobiliser les
opinions publiques, construire de nouveaux rapports de
forces pour changer l’Europe.
Le gouvernement français doit être moteur pour porter une refonte des Traités européens a n notamment de
faire primer la solidarité et la coopération sur la libre concurrence, de mettre en place un fonctionnement démocratique des institutions européennes, de redé - nir l’ensemble de leurs compétences et d’en assurer le contrôle.
L’Union européenne ne doit pas, pour autant, devenir
le bouc émissaire de politiques portées ou anticipées
par les gouvernements nationaux dans les instances européennes. Le Parlement national doit contrôler en amont les positions du gouvernement français au Conseil européen.
La France doit être prête à désobéir aux injonctions des institutions européennes qui vont à l’encontre des droits
sociaux, des services publics, des économiques et écologiques.
La France doit agir dans une optique de solidarité avec tous les peuples européens, et non de
repli national, a n d’isoler les tenants d’une Europe basée sur les dogmes  nan-
5 ciers.
urgences
 l’indispen- sable transfor- mation de notre société passe par
la mobilisation la plus large
Mesure N°38 : Abolir le traité budgétaire et engager la refonte des Traités européens en convoquant une large conférence citoyenne appuyée sur les institutions élues (parlements nationaux et européen) et les initiatives citoyennes existantes (syndicalisme, réseaux européens et notamment AlterSummit,...) avec en priorité la réforme du statut et des compétences de la BCE a n qu’elle puisse prêter directement aux Etats ; le renforcement du rôle
du Parlement européen et le contrôle des Parlements nationaux sur les décisions prises par les chefs d’Etat et de gouvernement au niveau européen,..
N°39 : Organiser rapidement une conférence européenne sur la dette.
N°40 : Agir pour l’instauration d’une taxe sur les tran- sactions  nancières, l’abrogation des paradis  scaux, l’harmonisation des assiettes et des taux de la  scalité des pays membres de l’Union européenne (plus de  scalité
directe et progressive, moins de  scalité indirecte, harmoni-
sation de la  scalité des entreprises -voir aussi n°15)
N°41 : Bloquer toutes les négociations sur les accords de libre échange qui ne tiennent pas compte de l’intérêt des popula- tions concernées et notamment le TAFTA, le TISA, l’ALECA, les APE et refuser la rati cation du CETA.
N°42 : Mettre en œuvre de nouvelles politiques migra- toires respectant les conventions internationales (conven- tion de Genève sur le droit d’asile, conventions sur les tra- vailleurs migrants,...) et la liberté de circulation et mettre en place des politiques d’accueil respectant la dignité des personnes migrantes ou réfugiées.
N°43 : Développer une politique d’investissements massifs pour les besoins sociaux et écologiques.
N°44 : Réformer la PAC au béné ce des petits agriculteurs et du respect de l’environnement.
5-Urgences pour un monde de paix et de liberté pour les peuples
Les «grandes puissances « économiques et mi- litaires continuent de hiérarchiser le monde, les continents et les Etats en fonction de leurs intérêts géos- tratégiques et de ceux de leurs multinationales. Elles continuent de faire des dégâts humains, économiques et environnementaux y compris via des acteurs étatiques régionaux et des interventions militaires mortifères aux effets dévastateurs (Irak, Afghanistan, Libye, Mali,...) avec ou sans le soutien de l’OTAN.
Les con its, les catastrophes - naturelles ou provoquées par l’homme - produisent des mouvements de population sans précédent depuis la Première Guerre mondiale.
Les enjeux planétaires doivent être réellement discutés au niveau mondial en prenant en compte l’avis des socié- tés civiles. Cela vaut tout particulièrement pour les confé- rences climatiques, les ressources alimentaires, l’accès à l’eau et à l’énergie. Il faut prendre au sérieux la COP 21 et mettre en œuvre effectivement les options prises.
Les Etats du Nord doivent cesser d’imposer leurs déci- sions. Le point de vue des populations des pays du Sud doit être pris en compte y compris au regard des dégâts occasionnés par la colonisation et ses suites.
L’enjeu est de remplacer cinq siècles de domination dite occidentale par de nouveaux rapports avec les pays
du Sud basés sur la con ance, le partenariat et l’intérêt réciproque des peuples.
Mesure N°45 : Annuler la dette des pays du Sud et notam- ment celle des anciennes colonies africaines de la France.
N°46 : Construire de nouvelles politiques internationales en mettant un terme aux logiques de guerre fondées sur les intérêts géostratégiques des Etats du Nord, et notam- ment des anciennes puissances coloniales, de leurs alliés et des multinationales.
N°47 : Respecter les engagements internationaux en matière d’aide publique au développement (0,7% du RNB) et bloquer les accords dits de partenariat économique avec les pays du Sud.
N°48 : Lutter pour le désarmement partout dans le monde en montrant l’exemple, en arrêtant la production et l’exportation d’armes (en premier lieu nucléaires, chimiques et biologiques) et en les remplaçant par des échanges favorisant les besoins essentiels des populations.
N° 49 : Soutenir les peuples qui luttent contre les dictatures, pour leur droit à l’autodétermination et contre l’accapare- ment des terres ; agir pour le respect des droits du peuple palestinien.
N° 50 : Mettre en cause les relations commerciales et di- plomatiques avec les pays qui ne respectent pas
les standards internationaux en matière de droits de l’Homme.
 



les textes des bulles de ce document sont des extraits de l’appel publié le 1er mai 2016. Le texte intégral peut être consulté sur ; appeldes100.org
6
notre
bien commun pour mener une campagne et construire des candidatures
d’unité</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>l&#8217;appel sort, c&#8217;est six mois de travail unitaire  il est prêt  et sera à la fete de l&#8217;huma</p>
<p>tenez :</p>
<p>suite au 1er mai 2016 &#8211; et à lappel des 100</p>
<p>5priorités,50mesures !<br />
Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne, sociale, démocratique et écologiste<br />
 Pour une alternative majoritaire à gauche</p>
<p>Le texte ci-dessous constitue une série de propositions destinées à être débattues, amendées, enrichies avec l’ambition de parti- ciper à la construction d’une alternative de Gauche. C’est un socle, une base commune partagée entre toutes celles et tous ceux qui veulent y prendre part : citoyen-ne-s, intellectue-le-s, militant-e-s, responsables d’organisations ou élu-e-s. Elles peuvent être pleinement intégrées dans les propositions dès candidat-e-s aux élections présidentielle et législatives de 2017. Elles constituent notre bien commun pour mener une campagne et construire des candidatures d’unité lors de ces échéances électorales.</p>
<p>Le monde est déchiré par de multiples crises, des violences sociales, la multiplication de con its armés, la montée du racisme et de la xénophobie attisée par un prétendu «choc» des civilisations auxquels s’ajoute l’incapacité de celles et ceux qui nous gouvernent à répondre à l’urgence écologique.<br />
Le capitalisme est en crise mais il est présenté comme<br />
seul système viable. L’Union européenne est menacée de dislocation. La crise écologique ne trouve pas de solutions à la hauteur. Guerres et tensions internationales sont instru- mentalisées pour alimenter replis nationalistes et<br />
refus d’accueillir dignement migrants et réfugiés.<br />
La crise politique est exacerbée par des querelles<br />
d’égos et des batailles d’appareils, coupées des<br />
réalités des citoyens auxquelles s‘ajoutent une<br />
surenchère et une droitisation extrême des solu-<br />
tions.<br />
Pour autant, de nombreuses forces et énergies citoyennes sont disponibles pour construire d’autres possibles. Le mouvement extraordinaire contre la loi travail marque un refus de subir l’hégémonie libérale et d’accepter les dérives d’une gauche qui s’y soumet.<br />
Les mobilisations citoyennes, sociales et écologistes, celles de la jeunesse, expriment l’exigence d’une société plus juste, plus démocratique, plus égalitaire.<br />
Elles sont au cœur de multiples aspirations [nouvelles mo- dalités de production, appropriation et partage des richesses produites – nouvelles formes de démocratie – rupture des liens de subordination entre les salarié(e)s qui louent leur force de travail et celles et ceux qui l’exploitent...] quant aux  nalités, le rôle et la place du travail.<br />
Dans l’espace-monde, les échanges de toute nature se sont démultipliés mais la « globalisation »  nancière met en danger l’avenir même de l’Humanité.<br />
Ce monde est fondé sur la compétition du tou-te-s contre tou-te-s. 62 individus (53 hommes et 9 femmes) pos-<br />
sèdent plus que 50 % de la population de la planète, soit 3,5 milliards d’êtres humains. L’aggravation des inégalités est le facteur premier des crises politiques, économiques, sociales et écologiques. Dans le même temps, le salariat n’a jamais été<br />
Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative<br />
 Nous propo- sons d’ouvrir le débat autour de 5 priorités déclinées en 50 mesures d’urgence pour un autre monde<br />
aussi important dans le monde. Après tant d’in- novations et d’évolutions technologiques depuis plusieurs décennies, l’avènement de la numérisa- tion est instrumentalisé pour ébranler et détruire le lien social, les droits et les garanties collectives du salariat au lieu de générer de nouveaux progrès sociaux<br />
Nous refusons le fatalisme ambiant et voulons contribuer à l’émergence d’une alternative crédible, mobiliser les 99 % de la population pillée par le<br />
1 % les plus riches et ouvrir de nouvelles voies et notamment celle de la redistribution des richesses, de l’accès aux droits fondamentaux et de la paix<br />
partagée, du respect de la justice et de la démocratie.<br />
Nous ne tolérons plus que des pans entiers de la population soient stigmatisés dans les quartiers populaires où les discri- minations se cumulent.<br />
Nous devons brandir les drapeaux de l’égalité et de la fraternité entre les peuples, du droit des êtres humains de vivre et travailler décemment, de résister à l’oppression et aux destructions de la planète par les multinationales avec la complicité des gouvernements.<br />
 pour nous joindre, merci d’envoyer un mel à : <a href="mailto:1ermaiappeldes100@gmail.com">1ermaiappeldes100@gmail.com</a><br />
 Les propositions d’urgence de l’Appel<br />
des 100<br />
Cinq priorités<br />
pour un autre monde possible<br />
50 mesures d’urgence applicables<br />
1- Répondre à l’urgence sociale<br />
2- Urgences environnementale et économique<br />
3- Droits et urgences démocratique pour rendre la parole aux citoyens<br />
4- Pour une nouvelle Union européenne au service de la solidarité entre les peuples<br />
5- Urgences pour un monde de paix et de liberté pour les peuples<br />
1-Répondre à l’urgence sociale<br />
Des pans entiers de la population ne vivent pas dé- cemment. Aucune société démocratique ne peut l’ac- cepter. La précarité concerne des parts croissantes de la population. Les femmes et les populations discriminées en général en sont les premières victimes.<br />
Lutter contre la pauvreté et la précarité constitue aussi des luttes politiques. Il faut réhabiliter le droit au travail et à un salaire digne, le CDI comme norme d’embauche et la loi pour protéger les salarié-e-s comme l’évolution du droit du travail y a toujours conduit.<br />
Le travail n’est pas un coût mais une richesse. Ce qui coute c’est le capital.<br />
Une conférence sociale devra être convoquée a n d’engager avec les organisations syndicales un plan de progrès social pour toute la durée de la législature qui passe par la mise en place d’une démocratie sociale et notamment de nouveaux droits pour les salarié-e-s et leurs représentant-e-s, la sécurité sociale profession- nelle, les politiques salariales, une réduction signi cative du temps de travail et la création de nouveaux emplois.<br />
Des réponses nouvelles doivent également être ap- portées par nos systèmes de protection et de sécurité sociale y compris pour prendre en charge des besoins nouveaux comme la perte d’autonomie.<br />
• Pour répondre à l’urgence sociale<br />
Mesure n°1 : Augmenter immédiatement le SMIC, les minima sociaux, les allocations-chômage, les salaires et les retraites de manière signi cative et inscrire leur évolu- tion sur celle du salaire moyen.<br />
Le SMIC sera porté à 1 800 euros dans la législature avec une augmentation immédiate de 10 % soit 150 euros brut.<br />
Aucune retraite et aucune pension ne seront inférieures au niveau du SMIC. Elles seront calculées sur la base d’un taux de remplacement de 75 % de l’ensemble des éléments constitutifs de la rémunération.<br />
N°2 : Rétablir le CDI comme norme légale et convention- nelle d’embauche et d’emploi ; interdire le temps partiel im- posé ; plafonner le nombre de contrats à durée déterminée ; de recours à l’intérim et aux stagiaires, négocier un nouveau plan de titularisation des précaires de la fonction publique avec les syndicats.<br />
N° 3 : Plafonner les rémunérations les plus élevées à 20<br />
fois le SMIC, sous peine de sanctions dissuasives.<br />
N°4 : Mettre en œuvre de façon e ective l’égalité salariale entre les femmes et les hommes par l’introduction de sanc- tions dissuasives notamment en matière de recrutement, de salaires, de formation professionnelle et de déroulement de carrière.<br />
N°5 : Rendre e ciente la lutte contre la pauvreté par la gratuité des premières tranches de consommation d’éner- gie et des premiers m3 d’eau ; des tarifs sociaux pour les transports de proximité, le gel des loyers sociaux,&#8230;<br />
N°6 : Mettre en place des garanties de revenus pour les jeunes. N°7 : Soutenir la reprise des entreprises par les salariés-es et l’économie sociale et solidaire.<br />
N°8 : Interdire les licenciements collectifs dans les entre- prises qui versent des dividendes à leurs actionnaires.<br />
N°9 : Dresser un bilan des aides publiques versées aux entreprises a n d’évaluer leur utilisation et leur e cacité ; supprimer les aides allouées sans contreparties et mettre en place des mesures pour les TPE et PME réellement<br />
2 indépendantes des donneurs d’ordre.<br />
N°10 : Abroger les lois dites « travail » et « sécurisation de l’emploi » et négocier une sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie et le renforcement des droits des sala- riés et de leurs représentants notamment en matière d’orga- nisation et de santé au travail ou encore de contrôle des aides publiques.<br />
Elire sur listes syndicales les représentants des salariés en activité ou en formation, sans emploi et retraités, aux di é- rentes caisses de la Sécurité sociale.<br />
N° 11 : Réduire la durée du travail en généralisant immé- diatement les 35 heures e ectives par semaine sans perte de salaire, payer les heures supplémentaires à des tarifs dissuasifs (au moins 50%), rétablir le droit à la retraite à 60 ans et mettre en place de réelles mesures d’incitation à l’embauche, instaurer une sixième semaine de congés payés. La réduction du temps de travail à 32 heures heb- domadaires avec la création des emplois nécessaires sera e ective au terme de la législature.<br />
2-Urgences environnementale<br />
et économique<br />
 Il convient de changer notre<br />
rapport au monde vivant et aux ressources. L’approche écologique<br />
ne se préoccupe pas seulement de la protection de l’environnement et de la planète mais inclut leur dimension économique et sociale. Elle ne<br />
peut notamment pas être séparée de la répartition des richesses entre les personnes et les territoires.<br />
Cela passe par une transformation ou une reconversion des modes de production, de consommation, d’éducation et des rapports au monde vivant et au temps.<br />
Les biens durables sont un enjeu essentiel. L’air et l’eau ne peuvent faire l’objet d’aucune appropriation lucrative. L’obsolescence programmée des biens technologiques doit être interdite.<br />
La transition environnementale, écologique et sociale doit permettre la relance de l’activité et la création massive d’emplois soutenables grâce à des aides publiques sélectives et la préservation des ressources non renou- velables.<br />
Un plan de reconquête industrielle est nécessaire en ce sens.<br />
Une nouvelle répartition des richesses et des moyens budgétaires doit permettre de conduire d’autres poli- tiques publiques qui renouent avec l’ambition sociale et faire de l’éducation, de la santé, du logement, de la justice et de la culture des investissements pour l’avenir.<br />
Cela passe nécessairement par une réforme  scale de grande ampleur pour établir la justice en redonnant la priorité à la progressivité de l’impôt, pour  nancer des politiques publiques au béné ce de toutes et de tous : services publics, emploi et investissements publics né- cessaires pour mettre en œuvre de nouvelles logiques de développement économique et social intégrant la néces- saire transition écologique.<br />
A cet effet, une conférence écologique devra se tenir rapidement en vue d’établir une plani cation écologique, économique et sociale : elle devra permettre d’ouvrir un large débat à travers tout le pays.<br />
Mesure N°12 : Réhabiliter le rôle de l’impôt et mettre en place une réforme  scale de grande ampleur concernant tant les impôts nationaux que la  scalité locale : impôts sur le revenu, sur le patrimoine, renforcement de l’ISF, réduction de la TVA, révision et suppression des niches  scales, lutte contre la fraude et l’évasion  scale.<br />
N°13 : Redonner la priorité aux politiques et aux services publics pour toutes et pour tous et dans tous les territoires.<br />
N°14 : Instaurer une  scalité écologique qui privilégie les biens de consommation durable et dissuade des consom- mations nuisibles et des gaspillages.<br />
N°15 : Augmenter la  scalité des grandes entreprises et moduler celle des ETI, PME,TPE pour en faire un outil favorisant l’emploi, la formation professionnelle, les investis- sements et la protection de l’environnement.<br />
N°16 : Réaliser rapidement un audit de la dette avec instauration immédiate d’un moratoire sur ses intérêts et refus d’en payer la part illégitime.<br />
N°17 : Programmer rapidement une vraie réforme bancaire avec séparation des banques de dépôts et d’investissement, missions de services publics et sélectivité du crédit, dé ni- tion d’un nouveau périmètre de  nancement public via une réforme de la BPI ou un nouveau pôle public  nancier.<br />
N° 18 : Instaurer un plan national de développement d’activités socialement et écologiquement utiles décliné dans les territoires : logements sociaux de qualité, plan de rénovation thermique des bâtiments, transports publics, agriculture paysanne, nouvel aménagement du territoire au service de la proximité.<br />
N° 19 : Investir massivement dans les énergies renouvelables et instaurer un moratoire sur toute nouvelle exploration d’énergies fossiles. Ouvrir un grand débat public sur la tran- sition énergétique portant notamment sur la part de l’énergie nucléaire qu’il faut réduire.<br />
3<br />
construire ensemble des réponses citoyennes nouvelles<br />
N° 20 &#8211; La mise en place ou la rénovation de services publics territoriaux, nationaux et européens au service de tous<br />
sur l’ensemble des territoires. Les moyens de  nancement nécessaires à la mise en œuvre de services publics de pleine compétence et de proximité seront dégagés avec notam- ment les créations d’emplois statutaires nécessaires. Le Statut général des fonctionnaires et leurs statuts particuliers seront renforcés.<br />
N° 21 : Mettre en place des politiques publiques de l’énergie démocratiquement contrôlées, développer la recherche pour la transition énergétique, promouvoir<br />
la sobriété, le traitement et le recyclage des déchets, la<br />
conception de nouveaux matériaux.<br />
N° 22 : Développer une nouvelle politique des transports publics au béné ce des populations, de la proximité et res- pectueuse de l’environnement notamment par de nouvelles priorités au fret ferroviaire et  uvial et au ferroutage.<br />
N° 23 : Promouvoir l’agriculture paysanne en favorisant les circuits courts et une politique d’installation de jeunes paysans<br />
N° 24 : Favoriser un plan national d’investissement pour l’économie numérique.<br />
3-Droits et urgences démocratiques pour rendre<br />
 la parole aux citoyens<br />
Sans égalité réelle, seuls les dominants sont libres comme le<br />
renard dans le poulailler.<br />
Nous voulons l’égalité pour de bon : pas seulement l’éga- lité des droits, mais l’égalité réelle qui permet à chacune et à chacun de se sentir libre et respecté-e.<br />
C’est parce que le combat pour l’égalité a été abandonné que nous vivons le recul de nos droits et de nos libertés.<br />
Au nom de la lutte contre le terrorisme, un état d’ex- ception permanent se trouve installé. Nos démocraties sont menacées dans leur capacité à associer sécurité et libertés. C’est un des dé s les plus sérieux à relever pour la République.<br />
Le droit à la sécurité, mais plus encore le droit à la sû- reté, doivent être garantis. Les mesures prises doivent respecter les droits fondamentaux et les principes de nécessité et de proportionnalité par rapport à l’objectif visé. Nous refusons d’assister à une fuite en avant « sécuritaire » dont l’ef cacité n’est jamais démontrée. Les principaux acteurs professionnels ne cessent de dire que c’est de moyens matériels et humains dont ils ont d’abord besoin.<br />
Vivre ensemble<br />
Le débat de plus en plus prégnant sur la «préférence identitaire» masque l’aggravation des inégalités. L’ex- trême-droite (et d’autres) en exploite les conséquences : la peur et la haine de ce qui est différent, aujourd’hui<br />
les musulman-e-s, les Roms, les migrants, hier les juifs, demain les femmes, les homosexuels, les intellectuels et qui d’autres ?<br />
Toutes les discriminations, toutes les formes de sexisme, de xénophobie et de racisme doivent être combattues. Aucune hiérarchisation ne peut être faite entre les victimes de racisme et de discrimination. Nous voulons construire une société « fraternelle » qui permette le vivre ensemble, quels que soient les appartenances, les origines philosophiques, culturelles, religieuses. L’égalité réelle de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur nos territoires doit être le  l conducteur de toutes les poli- tiques publiques. La laïcité en est le meilleur garant.<br />
Egalité réelle, droits étendus, et démocratie sont liés. Les inégalités et la négation des droits réels dégradent la participation politique citoyenne et la vie démocratique.<br />
Les élections présidentielles en sont la caricature : elles nous enferment sur les questions de personnes avant les questions de fond. C’est le piège des institutions de la Vème République. Il y a donc urgence à réformer la Constitution pour mettre  n à cette monarchie présiden- tielle.<br />
Cette réforme devra faire l’objet d’un large débat pu-<br />
blic sur l’évolution du rôle de la puissance publique et conduire à des propositions pour engager une nouvelle organisation des pouvoirs publics tant au niveau de l’État que des collectivités territoriales et de<br />
nouvelles formes de coopération.<br />
Mais sans attendre, des me- sures d’urgences démocratiques peuvent être prises.<br />
Mesure N°25 : Combattre<br />
toutes les formes de racisme et de discrimination quelles qu’elles soient sans hiérarchisation.<br />
 4<br />
co-or- ganiser des débats en<br />
territoire<br />
contribuer<br />
à la transformation de notre<br />
société<br />
N°26 : Assurer l’égalité réelle entre les femmes et les hommes notamment en faisant de la lutte contre les violences faites aux femmes une réelle priorité en commençant par faire de la lutte contre les stéréotypes de genre une priorité dès le plus jeune âge (voir également proposition n° 4).<br />
N°27 : Renforcer le droit à la contraception et<br />
à l’avortement.<br />
N°28 : Défendre le droit à la libre orientation sexuelle et lutter contre l’homophobie.<br />
N°29 : Mettre en n en œuvre le droit de vote et d’éligibili-<br />
té des citoyens étrangers résidant sur notre territoire. N°30 : Investir massivement pour refonder le service public de l’art, de la culture et de l’éducation a n de permettre, à l’école, dans la cité et l’espace du travail l’exercice citoyen des droits à l’éducation, à la culture, l’appropriation des œuvres et des savoirs, le développement d’une démocratie culturelle dans tous les territoires, par tous et pour tous, dans le respect de la pluralité et de la diversité des expressions artistiques et culturelles.<br />
N°31 : Investir massivement pour un logement social de qualité. Faire du droit au logement une réalité et interdire toute expulsion sans relogement des familles en di culté.<br />
N°32 : Abroger les mesures d’exception qui renforcent les pouvoirs de police au détriment de la justice et ceux du par-<br />
quet au détriment du siège.<br />
N°33 : Supprimer la concentration des pouvoirs entre<br />
les mains de quelques-uns et redonner la priorité aux assemblées élues sur les « chefs » de l’exécutif et toutes les mesures qui empêchent la démocratie parlementaire de s’exprimer.<br />
Inverser le calendrier institutionnel, limiter les pouvoirs présidentiels, supprimer le 49-3.<br />
N°34 : Etablir la représentation proportionnelle, la limitation des mandats dans l’espace et dans le temps, le recours au référendum local.<br />
N°35 : Favoriser l’irruption citoyenne dans les proces- sus de décision en développant des droits et pouvoirs nouveaux dans les quartiers, dans les entreprises, dans les services (droit de se réunir et de délibérer) &#8230;<br />
N°36 : Proposer et convoquer une Assemblée constituante pour une 6ème République démocratique, sociale et écolo- gique.<br />
N°37 : Abolir les réformes territoriales qui concentrent les pouvoirs au béné ce des plus grandes collectivités<br />
et au détriment de la démocratie de proximité et mettre en place de nouvelles coopérations et complémentarités entre les collectivités territoriales, entre celles-ci et l’Etat.<br />
4-Pour une nouvelle Union européenne au service de<br />
la solidarité entre les peuples<br />
L’Union européenne est menacée d’éclatement. Alors que la construction européenne a représenté un espoir de paix, de démocratie, de progrès social, elle n’est plus aujourd’hui que symbole de régression. C’est ce qui ex- plique, au-delà des manœuvres politiciennes de la droite britannique, le vote pour le Brexit.<br />
Les pays du Sud mais aussi de l’Est sont ceux qui ont le plus fait les frais des politiques austéritaires. La Grèce en est le triste symbole : laboratoire des dogmes ultrali- béraux, subissant un déni de démocratie et portant tout particulièrement le poids des égoïsmes nationaux devant le drame des réfugiés.<br />
François Hollande, à peine élu, s’est inscrit dans les orientations ultralibérales des gouvernements conser- vateurs, refusant de renégocier le Traité budgétaire et le faisant même rati er par le Parlement français.<br />
Des sources d’espoir naissent en Espagne, au Portugal. Nous devons nous appuyer sur ces expériences, avec l’appui du mouvement social européen pour mobiliser les<br />
opinions publiques, construire de nouveaux rapports de<br />
forces pour changer l’Europe.<br />
Le gouvernement français doit être moteur pour porter une refonte des Traités européens a n notamment de<br />
faire primer la solidarité et la coopération sur la libre concurrence, de mettre en place un fonctionnement démocratique des institutions européennes, de redé &#8211; nir l’ensemble de leurs compétences et d’en assurer le contrôle.<br />
L’Union européenne ne doit pas, pour autant, devenir<br />
le bouc émissaire de politiques portées ou anticipées<br />
par les gouvernements nationaux dans les instances européennes. Le Parlement national doit contrôler en amont les positions du gouvernement français au Conseil européen.<br />
La France doit être prête à désobéir aux injonctions des institutions européennes qui vont à l’encontre des droits<br />
sociaux, des services publics, des économiques et écologiques.<br />
La France doit agir dans une optique de solidarité avec tous les peuples européens, et non de<br />
repli national, a n d’isoler les tenants d’une Europe basée sur les dogmes  nan-<br />
5 ciers.<br />
urgences<br />
 l’indispen- sable transfor- mation de notre société passe par<br />
la mobilisation la plus large<br />
Mesure N°38 : Abolir le traité budgétaire et engager la refonte des Traités européens en convoquant une large conférence citoyenne appuyée sur les institutions élues (parlements nationaux et européen) et les initiatives citoyennes existantes (syndicalisme, réseaux européens et notamment AlterSummit,&#8230;) avec en priorité la réforme du statut et des compétences de la BCE a n qu’elle puisse prêter directement aux Etats ; le renforcement du rôle<br />
du Parlement européen et le contrôle des Parlements nationaux sur les décisions prises par les chefs d’Etat et de gouvernement au niveau européen,..<br />
N°39 : Organiser rapidement une conférence européenne sur la dette.<br />
N°40 : Agir pour l’instauration d’une taxe sur les tran- sactions  nancières, l’abrogation des paradis  scaux, l’harmonisation des assiettes et des taux de la  scalité des pays membres de l’Union européenne (plus de  scalité<br />
directe et progressive, moins de  scalité indirecte, harmoni-<br />
sation de la  scalité des entreprises -voir aussi n°15)<br />
N°41 : Bloquer toutes les négociations sur les accords de libre échange qui ne tiennent pas compte de l’intérêt des popula- tions concernées et notamment le TAFTA, le TISA, l’ALECA, les APE et refuser la rati cation du CETA.<br />
N°42 : Mettre en œuvre de nouvelles politiques migra- toires respectant les conventions internationales (conven- tion de Genève sur le droit d’asile, conventions sur les tra- vailleurs migrants,&#8230;) et la liberté de circulation et mettre en place des politiques d’accueil respectant la dignité des personnes migrantes ou réfugiées.<br />
N°43 : Développer une politique d’investissements massifs pour les besoins sociaux et écologiques.<br />
N°44 : Réformer la PAC au béné ce des petits agriculteurs et du respect de l’environnement.<br />
5-Urgences pour un monde de paix et de liberté pour les peuples<br />
Les «grandes puissances « économiques et mi- litaires continuent de hiérarchiser le monde, les continents et les Etats en fonction de leurs intérêts géos- tratégiques et de ceux de leurs multinationales. Elles continuent de faire des dégâts humains, économiques et environnementaux y compris via des acteurs étatiques régionaux et des interventions militaires mortifères aux effets dévastateurs (Irak, Afghanistan, Libye, Mali,&#8230;) avec ou sans le soutien de l’OTAN.<br />
Les con its, les catastrophes &#8211; naturelles ou provoquées par l’homme &#8211; produisent des mouvements de population sans précédent depuis la Première Guerre mondiale.<br />
Les enjeux planétaires doivent être réellement discutés au niveau mondial en prenant en compte l’avis des socié- tés civiles. Cela vaut tout particulièrement pour les confé- rences climatiques, les ressources alimentaires, l’accès à l’eau et à l’énergie. Il faut prendre au sérieux la COP 21 et mettre en œuvre effectivement les options prises.<br />
Les Etats du Nord doivent cesser d’imposer leurs déci- sions. Le point de vue des populations des pays du Sud doit être pris en compte y compris au regard des dégâts occasionnés par la colonisation et ses suites.<br />
L’enjeu est de remplacer cinq siècles de domination dite occidentale par de nouveaux rapports avec les pays<br />
du Sud basés sur la con ance, le partenariat et l’intérêt réciproque des peuples.<br />
Mesure N°45 : Annuler la dette des pays du Sud et notam- ment celle des anciennes colonies africaines de la France.<br />
N°46 : Construire de nouvelles politiques internationales en mettant un terme aux logiques de guerre fondées sur les intérêts géostratégiques des Etats du Nord, et notam- ment des anciennes puissances coloniales, de leurs alliés et des multinationales.<br />
N°47 : Respecter les engagements internationaux en matière d’aide publique au développement (0,7% du RNB) et bloquer les accords dits de partenariat économique avec les pays du Sud.<br />
N°48 : Lutter pour le désarmement partout dans le monde en montrant l’exemple, en arrêtant la production et l’exportation d’armes (en premier lieu nucléaires, chimiques et biologiques) et en les remplaçant par des échanges favorisant les besoins essentiels des populations.<br />
N° 49 : Soutenir les peuples qui luttent contre les dictatures, pour leur droit à l’autodétermination et contre l’accapare- ment des terres ; agir pour le respect des droits du peuple palestinien.<br />
N° 50 : Mettre en cause les relations commerciales et di- plomatiques avec les pays qui ne respectent pas<br />
les standards internationaux en matière de droits de l’Homme.</p>
<p>les textes des bulles de ce document sont des extraits de l’appel publié le 1er mai 2016. Le texte intégral peut être consulté sur ; appeldes100.org<br />
6<br />
notre<br />
bien commun pour mener une campagne et construire des candidatures<br />
d’unité</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2016/09/01/les-jeux-vains-du-cirque-macron-et-ses-adulateurs/comment-page-1/#comment-138539</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 11:57:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=4109#comment-138539</guid>
		<description>vous jouez à quoi ? a faire l&#039;âne pour avoir du son ? 
ce n&#039;est pas la première fois depuis 150 ans  ici et ailleurs que des partis de gauche mènent une politique droitière ou de droite, voire pire, &lt;strong&gt;sans changer de nature de classe&lt;/strong&gt;
Lénine qualifiait déjà le &quot;Lloydgeorgisme&quot; (Labour) de &quot;parti ouvrier bourgeois&quot;,   allez voir &quot;les suffragettes&quot; ça vous aidera à comprendre
ou meme réfléchissez sur le parti de Blair et celui de Corbyn
qu&#039;était selon vous le PC espagnol pendant la guerre civile... qui assassinait les opposants à sa gauche ? 
qu&#039;étaient selon vous le PC et le PS qui votèrent ensemble les &quot;pouvoirs spéciaux&quot; en 1956 ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>vous jouez à quoi ? a faire l&#8217;âne pour avoir du son ?<br />
ce n&#8217;est pas la première fois depuis 150 ans  ici et ailleurs que des partis de gauche mènent une politique droitière ou de droite, voire pire, <strong>sans changer de nature de classe</strong><br />
Lénine qualifiait déjà le &laquo;&nbsp;Lloydgeorgisme&nbsp;&raquo; (Labour) de &laquo;&nbsp;parti ouvrier bourgeois&nbsp;&raquo;,   allez voir &laquo;&nbsp;les suffragettes&nbsp;&raquo; ça vous aidera à comprendre<br />
ou meme réfléchissez sur le parti de Blair et celui de Corbyn<br />
qu&#8217;était selon vous le PC espagnol pendant la guerre civile&#8230; qui assassinait les opposants à sa gauche ?<br />
qu&#8217;étaient selon vous le PC et le PS qui votèrent ensemble les &laquo;&nbsp;pouvoirs spéciaux&nbsp;&raquo; en 1956 ?</p>
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