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	<title>Commentaires sur : Une victoire pas deux défaites : pour un accord global Hamon Mélenchon</title>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Apr 2017 04:02:03 +0000</pubDate>
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		<description>lisez D&amp;S mensuel (24° année, et 4000 abonnés) et la lettre hebdomadaire de D&amp;S (18 000 abonnés)
consultez le site de D&amp;S :  http://www.democratie-socialisme.org – le blog: http://www.filoche.net notre reseau : 130 000 mels adhérez a la gauche démocrate et sociale GDS


Hollande représente la gauche qui n’aurait pas du gouverner, il laissera en cent ans de gauche, dans l’histoire, l’image la plus catastrophique de l’abandon de nos valeurs, Macron Valls inclus. Maison a, avec D&amp;S, au nom du socialisme, au nom de l’unité de la gauche, combattu pied à pied depuis l’ANI jusqu’à El Khomri, dés qu’il a commencé a trahir, et nous l’avons écarté et nous avons puissamment battu Valls. On a défendu le PS de Jaurés contre celui, dénaturé de Hollande Valls Macron.
C’est la gauche socialiste qui a gagné le 29 janvier largement et ce n’est pas le PS sortant, seuls les malhonnêtes et diviseurs dont vous faites si ostensiblement honteusement partie, ont fait semblant de confondre la gauche et &#039;aile droite du PS, et en confondant expres, ils ont nui à la gauche entière et l&#039;ont fait perdre. 
Nous, gauche socialiste (dont D&amp;S), nous avions battu Valls à plate couture au point qu’il est parti hors du PS, hors du socialisme, hors de la gauche, rejoindre Macron, a droite. 
Si bien que nous avons eu une occasion historique, une « fenêtre de onze semaines » entre le 29 janvier et le 23 avril qui ne se représentera pas de sitôt : à la fois pour gagner l’élection présidentielle et refonder la gauche en fusionnant nos forces, 
et vous avez vous lu nier, casser cela par pur sectarisme  
vous avez fait rater cette occasion en or, et ça débouche sur le désastre le 23 avril à 20 h 
alors que la victoire était là, à portée de main !
Jamais (et ce, depuis le 21 janvier 2016) on a, ni D&amp;S, demandé à quiconque de se retirer quelque soit le rapport de force prétendu des sondages, pas plus hier qu’aujourd’hui, on a tous bataillé pour l’unité,  pour un accord politique de plate-forme, de gouvernance et de majorité y compris quand Hamon était donné à 16 % et Melenchon à 9 %, 
on est jusqu&#039;au bout pour l&#039;unité toujours de la même manière, pour les mêmes raisons, parce que ça ne dépend pas des sondages qui vont et viennent, 
Mélenchon donné en tête, c’était à lui de prendre l’initiative pour proposer de se rencontrer et de discuter  il n&#039;a pas voulu. 
Et vous êtes là à réclamer petitement médiocrement, au dernier moment, à harceler pour ratisser des voix que vous avez insulté pendant des mois ?

bien sur que tout doit être fait pour battre la droite le 23 avril, 

mais melenchon l’a déclaré : il se félicite d’avoir su résister à l’unité  il se felicite de s&#039;est isolé sabordé lui même ! il n&#039;a justement pas tout fait pour battre la droite, il s&#039;est félicite d&#039;avoir résisté a l&#039;unité 
il s&#039;est felicite d&#039;avoir refuse la voie de la victoire commune
a la fin ultime, il en fait un défi insolent contre le peuple de gauche, 
genre :   &quot;je préfere perdre seul que de gagner avec vous&quot; 
 Ce sera helas la cause de la défaite le 23 avril à 20 h. 
Nous avons tout fait pour l’empêcher depuis 18 mois, depuis le 21 janvier 2016. tout. 
Et vous pauvres perdus, vous venez encore &quot;triompher&quot; ici jusqu&#039;au dernier moment, insulter provoquer, (pour quelques heures encore ça vous devinez ce qui va se passer) sans avoir rien compris au film qui s&#039;est déroulé 


de son cote  Benoit Hamon a été totalement libre de gérer sa campagne, il a donc son enorme part de responsabilité lui aussi personne ne lui interdisait de faire ce qu&#039;il avait annonce au cours de primaires clairement ... 

Ce qui a  énerve 80 % des gens c&#039;est cette division qui va nous faire perdre, ça sera gravé dans les mémoires durablement </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>lisez D&amp;S mensuel (24° année, et 4000 abonnés) et la lettre hebdomadaire de D&amp;S (18 000 abonnés)<br />
consultez le site de D&amp;S :  <a href="http://www.democratie-socialisme.org" rel="nofollow">http://www.democratie-socialisme.org</a> – le blog: <a href="http://www.filoche.net" rel="nofollow">http://www.filoche.net</a> notre reseau : 130 000 mels adhérez a la gauche démocrate et sociale GDS</p>
<p>Hollande représente la gauche qui n’aurait pas du gouverner, il laissera en cent ans de gauche, dans l’histoire, l’image la plus catastrophique de l’abandon de nos valeurs, Macron Valls inclus. Maison a, avec D&amp;S, au nom du socialisme, au nom de l’unité de la gauche, combattu pied à pied depuis l’ANI jusqu’à El Khomri, dés qu’il a commencé a trahir, et nous l’avons écarté et nous avons puissamment battu Valls. On a défendu le PS de Jaurés contre celui, dénaturé de Hollande Valls Macron.<br />
C’est la gauche socialiste qui a gagné le 29 janvier largement et ce n’est pas le PS sortant, seuls les malhonnêtes et diviseurs dont vous faites si ostensiblement honteusement partie, ont fait semblant de confondre la gauche et &#8216;aile droite du PS, et en confondant expres, ils ont nui à la gauche entière et l&#8217;ont fait perdre.<br />
Nous, gauche socialiste (dont D&amp;S), nous avions battu Valls à plate couture au point qu’il est parti hors du PS, hors du socialisme, hors de la gauche, rejoindre Macron, a droite.<br />
Si bien que nous avons eu une occasion historique, une « fenêtre de onze semaines » entre le 29 janvier et le 23 avril qui ne se représentera pas de sitôt : à la fois pour gagner l’élection présidentielle et refonder la gauche en fusionnant nos forces,<br />
et vous avez vous lu nier, casser cela par pur sectarisme<br />
vous avez fait rater cette occasion en or, et ça débouche sur le désastre le 23 avril à 20 h<br />
alors que la victoire était là, à portée de main !<br />
Jamais (et ce, depuis le 21 janvier 2016) on a, ni D&amp;S, demandé à quiconque de se retirer quelque soit le rapport de force prétendu des sondages, pas plus hier qu’aujourd’hui, on a tous bataillé pour l’unité,  pour un accord politique de plate-forme, de gouvernance et de majorité y compris quand Hamon était donné à 16 % et Melenchon à 9 %,<br />
on est jusqu&#8217;au bout pour l&#8217;unité toujours de la même manière, pour les mêmes raisons, parce que ça ne dépend pas des sondages qui vont et viennent,<br />
Mélenchon donné en tête, c’était à lui de prendre l’initiative pour proposer de se rencontrer et de discuter  il n&#8217;a pas voulu.<br />
Et vous êtes là à réclamer petitement médiocrement, au dernier moment, à harceler pour ratisser des voix que vous avez insulté pendant des mois ?</p>
<p>bien sur que tout doit être fait pour battre la droite le 23 avril, </p>
<p>mais melenchon l’a déclaré : il se félicite d’avoir su résister à l’unité  il se felicite de s&#8217;est isolé sabordé lui même ! il n&#8217;a justement pas tout fait pour battre la droite, il s&#8217;est félicite d&#8217;avoir résisté a l&#8217;unité<br />
il s&#8217;est felicite d&#8217;avoir refuse la voie de la victoire commune<br />
a la fin ultime, il en fait un défi insolent contre le peuple de gauche,<br />
genre :   &laquo;&nbsp;je préfere perdre seul que de gagner avec vous&nbsp;&raquo;<br />
 Ce sera helas la cause de la défaite le 23 avril à 20 h.<br />
Nous avons tout fait pour l’empêcher depuis 18 mois, depuis le 21 janvier 2016. tout.<br />
Et vous pauvres perdus, vous venez encore &laquo;&nbsp;triompher&nbsp;&raquo; ici jusqu&#8217;au dernier moment, insulter provoquer, (pour quelques heures encore ça vous devinez ce qui va se passer) sans avoir rien compris au film qui s&#8217;est déroulé </p>
<p>de son cote  Benoit Hamon a été totalement libre de gérer sa campagne, il a donc son enorme part de responsabilité lui aussi personne ne lui interdisait de faire ce qu&#8217;il avait annonce au cours de primaires clairement &#8230; </p>
<p>Ce qui a  énerve 80 % des gens c&#8217;est cette division qui va nous faire perdre, ça sera gravé dans les mémoires durablement</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-2/#comment-181265</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Apr 2017 04:01:09 +0000</pubDate>
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		<description>Oui ! le PS est mort déjà en 1958, 1968, 1969, 1983, 1993, 2002, 2007, 2012, et tu seras encore oblige de voter pour lui en 2022, ajustes un peu ta tête ton histoire, ta théorie, tu gagneras en lucidité et efficacité... comme au Portugal par exemple, ou 5 ans après Socrates ceux qui juraient que le PS était mort se sont alliés avec lui, ou comme en Allemagne ou le Spd est parti pour s&#039;allier à gauche avec Die Linke (amis de Mélenchon) et les Grünen. Sans oublier le Labour ou Corbyn a remplace les blairistes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui ! le PS est mort déjà en 1958, 1968, 1969, 1983, 1993, 2002, 2007, 2012, et tu seras encore oblige de voter pour lui en 2022, ajustes un peu ta tête ton histoire, ta théorie, tu gagneras en lucidité et efficacité&#8230; comme au Portugal par exemple, ou 5 ans après Socrates ceux qui juraient que le PS était mort se sont alliés avec lui, ou comme en Allemagne ou le Spd est parti pour s&#8217;allier à gauche avec Die Linke (amis de Mélenchon) et les Grünen. Sans oublier le Labour ou Corbyn a remplace les blairistes.</p>
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	<item>
		<title>Par : Mick</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-1/#comment-181201</link>
		<dc:creator>Mick</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 20:21:22 +0000</pubDate>
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		<description>Ayant découvert, GF lors de la mort d&#039;un IT il y a quelques années j&#039;étais séduit par ton discours.Aujourd&#039;hui tout le monde est d&#039;accord pour que BH et JLM devraient s&#039;allier mais GF tu es dans le déni complet et cela n&#039;apparait pas dans tes réponses.Les électeurs de gauche ont été trahis par le PS et d&#039;une facon trés violente avec la présidence Hollande. Le système d&#039;appareil de parti existe toujours avec BH avec Cambadélis qui lui plante des couteaux dans le dos en pactisant avec Macron et le pompon Valls qui rejoint Macron alors qu&#039;il a signé son soutien au vainqueur de la primaire.Le PS est aujourd&#039;hui à vomir et BH va effectivement se retrouver entre 5 et 10% d&#039;electeurs et pourra remercier la fameuse gauche de gouvernement. Lire le monde diplomatique pour comprendre comment le PS a tenté de changer son electorat pour seduire les cadres et cadres sup et se desinteresser de la classe ouvrière.Et les affaires au PS ces 5 dernieres annees ont prouvées que le PS n&#039;avait rien à envier au républicain.GF ton discours reste le même mais ton PS a muté dans le liberalisme accru soumis aux lobbies de toute part.
Pour moi ça sera JLM ou Poutou seul representant ouvrier à l&#039;usine qui sait ce qu&#039;est le travail et la lutte.
PS: BH et JLM n&#039;ont jamais bossé de leur vie.Pour BH durant ses etudes a integré le PS et depuis vis de ses mandats depuis 30 ans faudrait songer à arreter cette gabeggie</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ayant découvert, GF lors de la mort d&#8217;un IT il y a quelques années j&#8217;étais séduit par ton discours.Aujourd&#8217;hui tout le monde est d&#8217;accord pour que BH et JLM devraient s&#8217;allier mais GF tu es dans le déni complet et cela n&#8217;apparait pas dans tes réponses.Les électeurs de gauche ont été trahis par le PS et d&#8217;une facon trés violente avec la présidence Hollande. Le système d&#8217;appareil de parti existe toujours avec BH avec Cambadélis qui lui plante des couteaux dans le dos en pactisant avec Macron et le pompon Valls qui rejoint Macron alors qu&#8217;il a signé son soutien au vainqueur de la primaire.Le PS est aujourd&#8217;hui à vomir et BH va effectivement se retrouver entre 5 et 10% d&#8217;electeurs et pourra remercier la fameuse gauche de gouvernement. Lire le monde diplomatique pour comprendre comment le PS a tenté de changer son electorat pour seduire les cadres et cadres sup et se desinteresser de la classe ouvrière.Et les affaires au PS ces 5 dernieres annees ont prouvées que le PS n&#8217;avait rien à envier au républicain.GF ton discours reste le même mais ton PS a muté dans le liberalisme accru soumis aux lobbies de toute part.<br />
Pour moi ça sera JLM ou Poutou seul representant ouvrier à l&#8217;usine qui sait ce qu&#8217;est le travail et la lutte.<br />
PS: BH et JLM n&#8217;ont jamais bossé de leur vie.Pour BH durant ses etudes a integré le PS et depuis vis de ses mandats depuis 30 ans faudrait songer à arreter cette gabeggie</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-1/#comment-177335</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2017 09:31:50 +0000</pubDate>
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		<description>mais non pas du tout, l&#039;idée de l&#039;union est lancée depuis 18 mois et melenchon n&#039;a cesse de la refuser, 
depuis le 21 janvier 2016 exactement, et ce en dépit d&#039;un combat acharné pour qu&#039;elle se realise, 
le reste est littérature</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>mais non pas du tout, l&#8217;idée de l&#8217;union est lancée depuis 18 mois et melenchon n&#8217;a cesse de la refuser,<br />
depuis le 21 janvier 2016 exactement, et ce en dépit d&#8217;un combat acharné pour qu&#8217;elle se realise,<br />
le reste est littérature</p>
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	<item>
		<title>Par : Stéphane</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-1/#comment-177333</link>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2017 09:25:51 +0000</pubDate>
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		<description>Merci, c&#039;est sympa de répondre , j&#039;ai le plus grand respect pour vos positions et je ne pensais pas pouvoir engager une discussion avec une personne de votre qualité. 
Mais vous êtes un peu pris à votre propre piège de l&#039;union, en effet cette idée a été avancée alors que Benoit Hamon avait 5 points d&#039;avance dans les sondages sur JL Mélenchon, mais la tendance c&#039;est inversée et je pense qu&#039;elle va continuer à s&#039;accentuer et dans ce cas le vote utile si souvent favorable au Parti Socialiste va bénéficier à JL Mélenchon. Et dans cette situation jusqu&#039;où peut descendre le parti socialiste, personnellement je pense que la barre des 5% est possible donc un non remboursement des frais de campagne. Je pense que beaucoup d&#039;électeurs socialistes ont compris que JL Mélenchon est le seul actuellement à pouvoir porter un projet de Gauche au second tour.
Il faut absolument essayer de trouver une sortie digne pour le parti socialiste, qui est déjà dans une situation financière précaire, pensez aux conséquences aux législatives.
Vous vous posiez la question de l&#039;intérêt d&#039;avoir 2 candidats ayant sensiblement le même programme entre 10 et 15% . Je vous retourne la question quel est l&#039;intérêt d&#039;avoir un candidat socialiste entre 4 et 8%.
Pensez également à l&#039;électorat de base qui ne souhaite pas la disparition de toute une génération de réformateur dont Benoit Hamon fait partie mais qui la rendra responsable de l&#039;absence de la gauche au second tour.
J&#039;ai toujours voté socialiste parfois un vote utile plus que d&#039;adhésion notamment lors de l&#039;élection précédente. Vous avez compris que pour cette élection je souhaite une victoire de Mélenchon , mais je suis très inquiet quant à l&#039;avenir du parti socialiste et de toutes ces personnes de qualité qui le compose.
Si vous pouviez faire remonter ces inquiétudes au plus haut niveau et encore merci de m&#039;avoir lu et répondu.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci, c&#8217;est sympa de répondre , j&#8217;ai le plus grand respect pour vos positions et je ne pensais pas pouvoir engager une discussion avec une personne de votre qualité.<br />
Mais vous êtes un peu pris à votre propre piège de l&#8217;union, en effet cette idée a été avancée alors que Benoit Hamon avait 5 points d&#8217;avance dans les sondages sur JL Mélenchon, mais la tendance c&#8217;est inversée et je pense qu&#8217;elle va continuer à s&#8217;accentuer et dans ce cas le vote utile si souvent favorable au Parti Socialiste va bénéficier à JL Mélenchon. Et dans cette situation jusqu&#8217;où peut descendre le parti socialiste, personnellement je pense que la barre des 5% est possible donc un non remboursement des frais de campagne. Je pense que beaucoup d&#8217;électeurs socialistes ont compris que JL Mélenchon est le seul actuellement à pouvoir porter un projet de Gauche au second tour.<br />
Il faut absolument essayer de trouver une sortie digne pour le parti socialiste, qui est déjà dans une situation financière précaire, pensez aux conséquences aux législatives.<br />
Vous vous posiez la question de l&#8217;intérêt d&#8217;avoir 2 candidats ayant sensiblement le même programme entre 10 et 15% . Je vous retourne la question quel est l&#8217;intérêt d&#8217;avoir un candidat socialiste entre 4 et 8%.<br />
Pensez également à l&#8217;électorat de base qui ne souhaite pas la disparition de toute une génération de réformateur dont Benoit Hamon fait partie mais qui la rendra responsable de l&#8217;absence de la gauche au second tour.<br />
J&#8217;ai toujours voté socialiste parfois un vote utile plus que d&#8217;adhésion notamment lors de l&#8217;élection précédente. Vous avez compris que pour cette élection je souhaite une victoire de Mélenchon , mais je suis très inquiet quant à l&#8217;avenir du parti socialiste et de toutes ces personnes de qualité qui le compose.<br />
Si vous pouviez faire remonter ces inquiétudes au plus haut niveau et encore merci de m&#8217;avoir lu et répondu.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-1/#comment-177313</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2017 08:12:03 +0000</pubDate>
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		<description>dites vite a melenchon de négocier l&#039;accord politique global que nous lui proposons et qu&#039;il refuse depuis 18 mois, depuis le 21 janvier 2016</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>dites vite a melenchon de négocier l&#8217;accord politique global que nous lui proposons et qu&#8217;il refuse depuis 18 mois, depuis le 21 janvier 2016</p>
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		<title>Par : Stéphane</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-1/#comment-177105</link>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Apr 2017 13:46:47 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis tout à fait d&#039;accord mais concrètement on fait comment on vote pour qui. Pour le moment il y a 2 candidats ? Ce ne sera pas des « bouts de programme » ni une « mosaïque de programme » : il sera clairement retenu ce qui unit, et écarté ce qui divise. Mais qui va défendre ce projet ? Ce n&#039;est pas le tout de dire l&#039;union union, il faut dire concrètement pour vous qui à le plus de chance de réunir derrière son nom les forces de gauche. Des solutions concrètes pas de la gesticulation. 
Moi j&#039;essaye d&#039;être réaliste, je vois ce qu&#039;il se passe au Parti Socialiste les luttes fratricides, et actuellement vous ne pouvez ignorer la forte adhésion autour de la personne de JL Mélenchon bien au délà des forces de Gauche.
Donc l&#039;union , un programme commun pas de problème tout le monde est d&#039;accord, mais qui a le plus de chance actuellement de le défendre, là est la véritable question ???</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis tout à fait d&#8217;accord mais concrètement on fait comment on vote pour qui. Pour le moment il y a 2 candidats ? Ce ne sera pas des « bouts de programme » ni une « mosaïque de programme » : il sera clairement retenu ce qui unit, et écarté ce qui divise. Mais qui va défendre ce projet ? Ce n&#8217;est pas le tout de dire l&#8217;union union, il faut dire concrètement pour vous qui à le plus de chance de réunir derrière son nom les forces de gauche. Des solutions concrètes pas de la gesticulation.<br />
Moi j&#8217;essaye d&#8217;être réaliste, je vois ce qu&#8217;il se passe au Parti Socialiste les luttes fratricides, et actuellement vous ne pouvez ignorer la forte adhésion autour de la personne de JL Mélenchon bien au délà des forces de Gauche.<br />
Donc l&#8217;union , un programme commun pas de problème tout le monde est d&#8217;accord, mais qui a le plus de chance actuellement de le défendre, là est la véritable question ???</p>
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	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-1/#comment-177083</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Apr 2017 12:44:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=4555#comment-177083</guid>
		<description>Personne ne se ralliera à personne. Personne n’exclura personne. Personne ne sera obligé de scissionner ou de soumettre son propre parti. Personne ne donnera de leçons à personne. Personne n’aura raison contre personne. 

Le programme retenu ne sera ni celui de Benoit Hamon, ni celui de Yannick Jadot, ni celui de Jean-Luc Mélenchon.
 
Ce ne sera pas des « bouts de programme » ni une « mosaïque de programme » : il sera clairement retenu ce qui unit, et écarté ce qui divise. 

En 7 ou 8 ou 9 questions clefs, centrales, sera défini un programme d’action  de transition non pas pour résoudre toutes les questions du socialisme, mais pour gouverner de 2017 à 2022. 

Chaque sensibilité de gauche désireuse, chaque parti de gauche s’engageant à participer et soutenir la mise en oeuvre de ce programme de gouvernement sera respecté et associé.


sans unité de la gauche pas de victoire possible</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Personne ne se ralliera à personne. Personne n’exclura personne. Personne ne sera obligé de scissionner ou de soumettre son propre parti. Personne ne donnera de leçons à personne. Personne n’aura raison contre personne. </p>
<p>Le programme retenu ne sera ni celui de Benoit Hamon, ni celui de Yannick Jadot, ni celui de Jean-Luc Mélenchon.</p>
<p>Ce ne sera pas des « bouts de programme » ni une « mosaïque de programme » : il sera clairement retenu ce qui unit, et écarté ce qui divise. </p>
<p>En 7 ou 8 ou 9 questions clefs, centrales, sera défini un programme d’action  de transition non pas pour résoudre toutes les questions du socialisme, mais pour gouverner de 2017 à 2022. </p>
<p>Chaque sensibilité de gauche désireuse, chaque parti de gauche s’engageant à participer et soutenir la mise en oeuvre de ce programme de gouvernement sera respecté et associé.</p>
<p>sans unité de la gauche pas de victoire possible</p>
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		<title>Par : Stéphane</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-1/#comment-177048</link>
		<dc:creator>Stéphane</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Apr 2017 10:50:35 +0000</pubDate>
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		<description>A priori à défaut d&#039;accord et vu que toutes alliances semblent impossibles , le candidat le moins bien placé devrait s&#039;effacer au profit de l&#039;autre. Si Hamon fait passer ses idées avant le parti , il devrait appeler à voter Mélenchon. En tout état de cause, chaque personne qui déposera un bulletin Hamon aurait une très forte responsabilité dans une éventuelle absence de la gauche au second tour. En plus cela lui dégagera du temps pour essayer d&#039;unir le parti socialiste ce qui semble être une tâche déjà considérable.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A priori à défaut d&#8217;accord et vu que toutes alliances semblent impossibles , le candidat le moins bien placé devrait s&#8217;effacer au profit de l&#8217;autre. Si Hamon fait passer ses idées avant le parti , il devrait appeler à voter Mélenchon. En tout état de cause, chaque personne qui déposera un bulletin Hamon aurait une très forte responsabilité dans une éventuelle absence de la gauche au second tour. En plus cela lui dégagera du temps pour essayer d&#8217;unir le parti socialiste ce qui semble être une tâche déjà considérable.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2017/03/30/une-victoire-pas-deux-defaites-pour-un-accord-global/comment-page-1/#comment-176130</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 11:07:43 +0000</pubDate>
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		<description>Pourquoi je ne voterai pas Mélenchon
Partis et syndicats 2

20 MARS 2017 – PAR DOMINIQUE VIDAL – BLOG : LE BLOG DE DOMINIQUE VIDAL

En 2012, j’ai voté et appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle. Cinq ans plus tard, je n’en ferai pas de même pour le leader de la France insoumise (FI). Je partage évidemment une bonne partie de son programme. Mais, au fil des dernières semaines, mes divergences avec ses prises de position n’ont cessé de s’approfondir.
La première, et de loin la plus importante, concerne le risque d’une victoire de Marine Le Pen. J’avoue ne pas bien comprendre si les Insoumis nient ce danger par conviction – parce qu’ils n’y croient vraiment pas – ou par tactique : l’admettre renforcerait il est vrai d’autant la pression en faveur de l’unité. Dans le premier cas, j’y vois une preuve d’aveuglement politique ; dans le second, une faute morale.

Ce qui me frappe, en tout cas, c’est que la plupart des politologues sérieux estiment que, si l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir reste improbable, elle n’est plus exclue – pour la première fois depuis Vichy !

Et il me semble qu’ils ont raison, si l’on mesure bien la solidité du socle électoral du Front national (FN) : non seulement son score a fait un bond en avant, de 17,9 % lors de la présidentielle de 2012 à 26,3 % aux départementales de 2015, mais son caractère populaire s’est entre-temps considérablement affirmé (43 % des votes ouvriers, 36 % des employés et 36 % des personnes n’ayant pas le bac en 2015).

Or Marine Le Pen bénéficie en ce printemps d’un incroyable alignement des étoiles : la division de la gauche, la faiblesse sans précédent du candidat de la droite et la fragilité de celui du centre, la montée annoncée de l’abstention, le tout sur fond de colère sociale, de dégoût de la politique et de peur sans cesse alimentée des attentats comme des migrations suscités par les guerres de Syrie et d’Irak.

N’oublions pas enfin – et surtout – que la crise financière, économique et sociale se double d’une profonde crise d’alternative. La révolte contre la mondialisation néolibérale peut se porter à gauche, mais aussi à droite et à l’extrême droite. Faute d’un projet défendu par tous les progressistes, le risque est grand que la colère populaire se porte sur le bulletin Le Pen. Jusqu’à quel point, qui le sait ? Mais gare à la méthode Coué : qui a vu venir le Brexit et l’élection de Donald Trump ?

Jouer les autruches face au péril lepéniste, c’est aussi minimiser les risques du jour d’après. Le Pen, élue présidente, n’aura pas si facilement une majorité ? Certes, encore que les « lepéno-compatibles » pullulent chez les Républicains, mais aussi parmi les souverainistes de droite (genre Dupont-Aignan ou Asselineau), voire de gauche ayant viré leur cuti… Mais le malentendu concerne surtout la nature du FN : la « dédiabolisation » relève de l’arnaque de sommet, elle n’a en rien changé la nature du FN. Et il ne se passe guère de jour sans qu’un nouveau « cas » vienne rappeler le tropisme néo-fasciste, sinon fasciste de maints cadres frontistes. Avec, en cas de chaos, la possibilité de tensions, voire de violences : jusqu’où pourrait aller l’escalade ?

Une fois escamoté le danger lepéniste, la hantise du vote utile disparaît. Et la FI peut donner libre cours à ce qui motive ma deuxième divergence : son refus obstiné de l’union. Mathématique et politique convergent pourtant indiscutablement : ni Mélenchon, ni Hamon n’ont la moindre chance d’arriver seuls au second tour de la présidentielle. Un accord entre eux – et avec les écologistes – s’impose donc d’urgence. Impossible ? Les positions très éloignées du Parti socialiste d’Epinay et du Parti communiste français  ne les ont pas empêchés, dans les années 1970, de conclure le programme commun, ni, au début des années 1980, de gouverner ensemble – avec des résultats qui méritent évidemment un autre débat. Or, s’ils s’opposent encore sur certaines questions, les programmes de Mélenchon et de Hamon comportent des points communs essentiels.

À tel point que Manuel Valls, hommage du vice à la vertu, a qualifié l’orientation de son vainqueur de la primaire de « sectaire » pour mieux trahir sa promesse d’appeler à voter pour lui. Quand Mélenchon reprend à son compte la formule des « gauches irréconciliables » à propos de Benoît Hamon, qu’il n’espère pas dissimuler sa responsabilité – et bien sûr, celle du Parti socialiste (PS) – dans la victoire de la droite, voire de l’extrême droite ! À moins que le seul objectif de l’un soit seulement de dépasser l’autre au premier tour, et réciproquement ([1]).

Voilà qui m’amène à ma troisième divergence : le sectarisme de la France insoumise. Celui-ci cible le PS, mais aussi le Parti communiste français (PCF).

S’agissant du premier, Mélenchon n’a pas reculé devant le ridicule. Nul n’ignore que, frondeur, Benoît Hamon a été élu par 1,2 million d’hommes et de femmes de gauche pour « dégager » Manuel Valls et condamner le bilan du quinquennat de François Hollande. Tous deux ne font d’ailleurs pas mystère de leur préférence pour Emmanuel Macron. Qu’importe aux Insoumis : ils dénoncent contre toute raison le candidat issu de la primaire de gauche comme un pur « social-traître », qui plus est « solférinien »…

Pierre Laurent n’est guère mieux traité. Mélenchon l’a placé devant le fait accompli en présentant sa candidature sans jamais consulter ses partenaires de l’ex-Front de gauche. Curieux contempteur de la Ve République qui, pour lui-même, en exploite à fond les travers ! Et pourtant le secrétaire national du PCF a arraché – de justesse et en s’y prenant à deux fois – le soutien de ses camarades à Mélenchon. Ce qui n’a pas empêché ce dernier d’« humilier » les communistes : c’est le terme utilisé par la plupart d’entre eux, rencontrés dans les nombreuses conférences que je donne ici et là. Pareil traitement est humainement lamentable et politiquement contreproductif. Et, si Mélenchon n’a pas refusé les parrainages communistes, il semble vouloir opposer des insoumis aux sortants et aux candidats bien placés du Colonel Fabien. Voudrait-il parachever l’entreprise de destruction du PCF engagée avec le succès que l’on sait par François Mitterrand, qu’il admire tant ?

Ma quatrième divergence ne concerne pas telle ou telle dimension du programme insoumis, mais la tendance de Mélenchon à caresser dans le sens du poil l’électorat frontiste.

Sur l’immigration, le candidat vient de déclarer : « Le premier devoir est de tarir le flux et nous devons avoir comme mot d’ordre : chacun doit pouvoir vivre dans son pays, et cela est valable en Corrèze comme au Zambèze ([2]). » Aux travailleurs détachés, Mélenchon avait reproché de « voler le pain des Français » (sic). Ces propos reflètent une évolution globale sur l’immigration depuis le beau discours du Prado, en 2012, au point que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dénonce le recours à la « rhétorique de l’extrême droite ([3]) ».

On savait le candidat très laïcard, au sens où il s’adapte au consensus antireligieux – en fait surtout antimusulman – qui s’est progressivement imposé dans le pays depuis une quinzaine d’années. Ses déclarations contre les « prières de rue » en rappellent notamment d’autres. Mais il a sans doute franchi une ligne jaune décisive en jugeant « absolument légitime ([4]) » le refus, évidemment électoraliste, de Marine Le Pen, en visite à Beyrouth, de porter le voile pour rencontrer – à sa demande ! – le grand mufti du Liban. Et il en a profité pour concurrencer Caroline Fourest : le voile, assura-t-il tout en nuance, est « un signe de soumission ».

En matière économique et sociale, en revanche, c’est évidemment Marine Le Pen qui a « emprunté » au programme de Mélenchon afin de conforter son avance dans les couches populaires : abrogation de la loi Travail, retraite à 60 ans, nette augmentation du SMIC, revalorisation des revenus des fonctionnaires, hostilité aux privatisations, taxes sur les importations, séparation des banques de détail et des banques d’affaires, etc.

Mais sur l’Europe, c’est Mélenchon qui fait mouvement vers Le Pen. Officiellement, le leader de la France insoumise se prononçait simplement pour la renégociation des traités. Mais, après le Brexit, il endosse un slogan – « L’Europe, on la change ou on la quitte » – qui fleure bon le souverainisme d’extrême droite. Et, depuis, il laisse de plus en plus entendre qu’un Frexit le lui fait pas peur : à Rome, il a doublé son plan A (« sortie concertée des traités européens ») d’un plan B (« sortie unilatérale de la France »). Parmi ses interlocuteurs, outre la gauche plus ou moins radicale, figurait Fabio Castaldo, député européen du Mouvement des Cinq étoiles ([5]). Vous avez dit « populiste de gauche » ?

Ma cinquième et dernière divergence porte sur la Syrie. Pourquoi, me disent des amis, mettre en avant une question de politique extérieure dans une bataille politique essentiellement intérieure ? Il se trouve que je travaille depuis plus de trente ans, comme journaliste et comme historien, sur le Proche-Orient. J’attache donc naturellement beaucoup d’importance aux tragédies qui se déroulent là-bas. D’autant qu’en l’occurrence elles concernent directement la France et impactent sa situation.

Je sais que les thuriféraires de Jean-Luc Mélenchon se sont livrés à d’impressionnantes acrobaties verbales pour camoufler, sur ce point, les imprudences de leur « lider ». Il n’empêche : il suffit de regarder sur Internet deux émissions de télévision accessibles pour l’entendre affirmer en toutes lettres son soutien à l’intervention russe et même son refus de condamner les bombardements sur Alep ([6]).

Derrière ces déclarations, à mes yeux scandaleuses, se tapissent deux contresens majeurs, indignes d’un homme politique. D’une part, Mélenchon s’inspire d’une analyse révisionniste de la guerre civile syrienne, gommant la révolte populaire contre une des dictatures les plus sanglantes au profit d’un complot géopolitique impérialiste contre un des soi-disant derniers bastions anti-impérialistes et laïques. D’autre part, il surestime la continuité entre la Russie et l’URSS, négligeant le ressort principal de la politique de Vladimir Poutine : les intérêts à court terme d’un régime désireux de revenir en grand sur la scène internationale. C’est peut-être légitime, mais pas sur le dos du peuple syrien…

Reste à dire un mot du « climat » politique entourant cette année le candidat. Dans quelle mesure il en porte la responsabilité, difficile de le dire. Sur Facebook, en tout cas, ses « trolls » se lâchent : récitant le bréviaire « mélenchoniste », ils agressent quiconque le critique, ne reculant pas devant le mensonge et l’insulte. Plus le temps passe, et plus certains Insoumis – pas tous, bien sûr – y donnent l’impression d’une secte célébrant son gourou, convertissant les nouveaux venus à sa novlangue et exorcisant méchamment l’adversaire…

Non, décidément, je ne voterai pas pour Mélenchon… sauf s’il se met d’accord avec Hamon et Jadot pour barrer la route à la droite et à l’extrême droite. Faute de quoi ces hommes politiques entreront tous dans l’histoire, mais côté poubelles !

[Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, je précise d’où je parle : journaliste et historien, spécialiste du conflit israélo-palestinien auquel j’ai consacré de nombreux livres, j’ai collaboré successivement aux hebdomadaires communistesFrance nouvelle et Révolution, puis au quotidien La Croix et, depuis une trentaine d’années, au Monde diplomatique.]

([1]) À chaque « troll » mélenchoniste, j’ai posé la même question : « Admettons que Mélenchon fasse 10-15 %. Et après ? Comment, exclu du second tour, fera-t-il barrage à la droite et à l’extrême droite ? » Aucun ne m’a répondu, et pour cause…

([2]) Dépêche AFP, 14 mars 2017. C’est une référence au journaliste ultraréactionnaire Raymond Cartier, qui prônait « La Corrèze avant le Zambèze ». D’où le nom de « cartiérisme » donné à cette théorie.

([3]) Le Figaro, 17 mars 2017.

([4]) Libération, 23 février 2017.

([5]) Le Monde, 10 mars 2017.

([6]) « On n’est pas couchés », France 2, 20 février 2016 (à voir ici) et « Mélenchon, l’homme qui allait à contre courant », France 3, 31 janvier 2017 (à voir là).

Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi je ne voterai pas Mélenchon<br />
Partis et syndicats 2</p>
<p>20 MARS 2017 – PAR DOMINIQUE VIDAL – BLOG : LE BLOG DE DOMINIQUE VIDAL</p>
<p>En 2012, j’ai voté et appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle. Cinq ans plus tard, je n’en ferai pas de même pour le leader de la France insoumise (FI). Je partage évidemment une bonne partie de son programme. Mais, au fil des dernières semaines, mes divergences avec ses prises de position n’ont cessé de s’approfondir.<br />
La première, et de loin la plus importante, concerne le risque d’une victoire de Marine Le Pen. J’avoue ne pas bien comprendre si les Insoumis nient ce danger par conviction – parce qu’ils n’y croient vraiment pas – ou par tactique : l’admettre renforcerait il est vrai d’autant la pression en faveur de l’unité. Dans le premier cas, j’y vois une preuve d’aveuglement politique ; dans le second, une faute morale.</p>
<p>Ce qui me frappe, en tout cas, c’est que la plupart des politologues sérieux estiment que, si l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir reste improbable, elle n’est plus exclue – pour la première fois depuis Vichy !</p>
<p>Et il me semble qu’ils ont raison, si l’on mesure bien la solidité du socle électoral du Front national (FN) : non seulement son score a fait un bond en avant, de 17,9 % lors de la présidentielle de 2012 à 26,3 % aux départementales de 2015, mais son caractère populaire s’est entre-temps considérablement affirmé (43 % des votes ouvriers, 36 % des employés et 36 % des personnes n’ayant pas le bac en 2015).</p>
<p>Or Marine Le Pen bénéficie en ce printemps d’un incroyable alignement des étoiles : la division de la gauche, la faiblesse sans précédent du candidat de la droite et la fragilité de celui du centre, la montée annoncée de l’abstention, le tout sur fond de colère sociale, de dégoût de la politique et de peur sans cesse alimentée des attentats comme des migrations suscités par les guerres de Syrie et d’Irak.</p>
<p>N’oublions pas enfin – et surtout – que la crise financière, économique et sociale se double d’une profonde crise d’alternative. La révolte contre la mondialisation néolibérale peut se porter à gauche, mais aussi à droite et à l’extrême droite. Faute d’un projet défendu par tous les progressistes, le risque est grand que la colère populaire se porte sur le bulletin Le Pen. Jusqu’à quel point, qui le sait ? Mais gare à la méthode Coué : qui a vu venir le Brexit et l’élection de Donald Trump ?</p>
<p>Jouer les autruches face au péril lepéniste, c’est aussi minimiser les risques du jour d’après. Le Pen, élue présidente, n’aura pas si facilement une majorité ? Certes, encore que les « lepéno-compatibles » pullulent chez les Républicains, mais aussi parmi les souverainistes de droite (genre Dupont-Aignan ou Asselineau), voire de gauche ayant viré leur cuti… Mais le malentendu concerne surtout la nature du FN : la « dédiabolisation » relève de l’arnaque de sommet, elle n’a en rien changé la nature du FN. Et il ne se passe guère de jour sans qu’un nouveau « cas » vienne rappeler le tropisme néo-fasciste, sinon fasciste de maints cadres frontistes. Avec, en cas de chaos, la possibilité de tensions, voire de violences : jusqu’où pourrait aller l’escalade ?</p>
<p>Une fois escamoté le danger lepéniste, la hantise du vote utile disparaît. Et la FI peut donner libre cours à ce qui motive ma deuxième divergence : son refus obstiné de l’union. Mathématique et politique convergent pourtant indiscutablement : ni Mélenchon, ni Hamon n’ont la moindre chance d’arriver seuls au second tour de la présidentielle. Un accord entre eux – et avec les écologistes – s’impose donc d’urgence. Impossible ? Les positions très éloignées du Parti socialiste d’Epinay et du Parti communiste français  ne les ont pas empêchés, dans les années 1970, de conclure le programme commun, ni, au début des années 1980, de gouverner ensemble – avec des résultats qui méritent évidemment un autre débat. Or, s’ils s’opposent encore sur certaines questions, les programmes de Mélenchon et de Hamon comportent des points communs essentiels.</p>
<p>À tel point que Manuel Valls, hommage du vice à la vertu, a qualifié l’orientation de son vainqueur de la primaire de « sectaire » pour mieux trahir sa promesse d’appeler à voter pour lui. Quand Mélenchon reprend à son compte la formule des « gauches irréconciliables » à propos de Benoît Hamon, qu’il n’espère pas dissimuler sa responsabilité – et bien sûr, celle du Parti socialiste (PS) – dans la victoire de la droite, voire de l’extrême droite ! À moins que le seul objectif de l’un soit seulement de dépasser l’autre au premier tour, et réciproquement ([1]).</p>
<p>Voilà qui m’amène à ma troisième divergence : le sectarisme de la France insoumise. Celui-ci cible le PS, mais aussi le Parti communiste français (PCF).</p>
<p>S’agissant du premier, Mélenchon n’a pas reculé devant le ridicule. Nul n’ignore que, frondeur, Benoît Hamon a été élu par 1,2 million d’hommes et de femmes de gauche pour « dégager » Manuel Valls et condamner le bilan du quinquennat de François Hollande. Tous deux ne font d’ailleurs pas mystère de leur préférence pour Emmanuel Macron. Qu’importe aux Insoumis : ils dénoncent contre toute raison le candidat issu de la primaire de gauche comme un pur « social-traître », qui plus est « solférinien »…</p>
<p>Pierre Laurent n’est guère mieux traité. Mélenchon l’a placé devant le fait accompli en présentant sa candidature sans jamais consulter ses partenaires de l’ex-Front de gauche. Curieux contempteur de la Ve République qui, pour lui-même, en exploite à fond les travers ! Et pourtant le secrétaire national du PCF a arraché – de justesse et en s’y prenant à deux fois – le soutien de ses camarades à Mélenchon. Ce qui n’a pas empêché ce dernier d’« humilier » les communistes : c’est le terme utilisé par la plupart d’entre eux, rencontrés dans les nombreuses conférences que je donne ici et là. Pareil traitement est humainement lamentable et politiquement contreproductif. Et, si Mélenchon n’a pas refusé les parrainages communistes, il semble vouloir opposer des insoumis aux sortants et aux candidats bien placés du Colonel Fabien. Voudrait-il parachever l’entreprise de destruction du PCF engagée avec le succès que l’on sait par François Mitterrand, qu’il admire tant ?</p>
<p>Ma quatrième divergence ne concerne pas telle ou telle dimension du programme insoumis, mais la tendance de Mélenchon à caresser dans le sens du poil l’électorat frontiste.</p>
<p>Sur l’immigration, le candidat vient de déclarer : « Le premier devoir est de tarir le flux et nous devons avoir comme mot d’ordre : chacun doit pouvoir vivre dans son pays, et cela est valable en Corrèze comme au Zambèze ([2]). » Aux travailleurs détachés, Mélenchon avait reproché de « voler le pain des Français » (sic). Ces propos reflètent une évolution globale sur l’immigration depuis le beau discours du Prado, en 2012, au point que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dénonce le recours à la « rhétorique de l’extrême droite ([3]) ».</p>
<p>On savait le candidat très laïcard, au sens où il s’adapte au consensus antireligieux – en fait surtout antimusulman – qui s’est progressivement imposé dans le pays depuis une quinzaine d’années. Ses déclarations contre les « prières de rue » en rappellent notamment d’autres. Mais il a sans doute franchi une ligne jaune décisive en jugeant « absolument légitime ([4]) » le refus, évidemment électoraliste, de Marine Le Pen, en visite à Beyrouth, de porter le voile pour rencontrer – à sa demande ! – le grand mufti du Liban. Et il en a profité pour concurrencer Caroline Fourest : le voile, assura-t-il tout en nuance, est « un signe de soumission ».</p>
<p>En matière économique et sociale, en revanche, c’est évidemment Marine Le Pen qui a « emprunté » au programme de Mélenchon afin de conforter son avance dans les couches populaires : abrogation de la loi Travail, retraite à 60 ans, nette augmentation du SMIC, revalorisation des revenus des fonctionnaires, hostilité aux privatisations, taxes sur les importations, séparation des banques de détail et des banques d’affaires, etc.</p>
<p>Mais sur l’Europe, c’est Mélenchon qui fait mouvement vers Le Pen. Officiellement, le leader de la France insoumise se prononçait simplement pour la renégociation des traités. Mais, après le Brexit, il endosse un slogan – « L’Europe, on la change ou on la quitte » – qui fleure bon le souverainisme d’extrême droite. Et, depuis, il laisse de plus en plus entendre qu’un Frexit le lui fait pas peur : à Rome, il a doublé son plan A (« sortie concertée des traités européens ») d’un plan B (« sortie unilatérale de la France »). Parmi ses interlocuteurs, outre la gauche plus ou moins radicale, figurait Fabio Castaldo, député européen du Mouvement des Cinq étoiles ([5]). Vous avez dit « populiste de gauche » ?</p>
<p>Ma cinquième et dernière divergence porte sur la Syrie. Pourquoi, me disent des amis, mettre en avant une question de politique extérieure dans une bataille politique essentiellement intérieure ? Il se trouve que je travaille depuis plus de trente ans, comme journaliste et comme historien, sur le Proche-Orient. J’attache donc naturellement beaucoup d’importance aux tragédies qui se déroulent là-bas. D’autant qu’en l’occurrence elles concernent directement la France et impactent sa situation.</p>
<p>Je sais que les thuriféraires de Jean-Luc Mélenchon se sont livrés à d’impressionnantes acrobaties verbales pour camoufler, sur ce point, les imprudences de leur « lider ». Il n’empêche : il suffit de regarder sur Internet deux émissions de télévision accessibles pour l’entendre affirmer en toutes lettres son soutien à l’intervention russe et même son refus de condamner les bombardements sur Alep ([6]).</p>
<p>Derrière ces déclarations, à mes yeux scandaleuses, se tapissent deux contresens majeurs, indignes d’un homme politique. D’une part, Mélenchon s’inspire d’une analyse révisionniste de la guerre civile syrienne, gommant la révolte populaire contre une des dictatures les plus sanglantes au profit d’un complot géopolitique impérialiste contre un des soi-disant derniers bastions anti-impérialistes et laïques. D’autre part, il surestime la continuité entre la Russie et l’URSS, négligeant le ressort principal de la politique de Vladimir Poutine : les intérêts à court terme d’un régime désireux de revenir en grand sur la scène internationale. C’est peut-être légitime, mais pas sur le dos du peuple syrien…</p>
<p>Reste à dire un mot du « climat » politique entourant cette année le candidat. Dans quelle mesure il en porte la responsabilité, difficile de le dire. Sur Facebook, en tout cas, ses « trolls » se lâchent : récitant le bréviaire « mélenchoniste », ils agressent quiconque le critique, ne reculant pas devant le mensonge et l’insulte. Plus le temps passe, et plus certains Insoumis – pas tous, bien sûr – y donnent l’impression d’une secte célébrant son gourou, convertissant les nouveaux venus à sa novlangue et exorcisant méchamment l’adversaire…</p>
<p>Non, décidément, je ne voterai pas pour Mélenchon… sauf s’il se met d’accord avec Hamon et Jadot pour barrer la route à la droite et à l’extrême droite. Faute de quoi ces hommes politiques entreront tous dans l’histoire, mais côté poubelles !</p>
<p>[Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, je précise d’où je parle : journaliste et historien, spécialiste du conflit israélo-palestinien auquel j’ai consacré de nombreux livres, j’ai collaboré successivement aux hebdomadaires communistesFrance nouvelle et Révolution, puis au quotidien La Croix et, depuis une trentaine d’années, au Monde diplomatique.]</p>
<p>([1]) À chaque « troll » mélenchoniste, j’ai posé la même question : « Admettons que Mélenchon fasse 10-15 %. Et après ? Comment, exclu du second tour, fera-t-il barrage à la droite et à l’extrême droite ? » Aucun ne m’a répondu, et pour cause…</p>
<p>([2]) Dépêche AFP, 14 mars 2017. C’est une référence au journaliste ultraréactionnaire Raymond Cartier, qui prônait « La Corrèze avant le Zambèze ». D’où le nom de « cartiérisme » donné à cette théorie.</p>
<p>([3]) Le Figaro, 17 mars 2017.</p>
<p>([4]) Libération, 23 février 2017.</p>
<p>([5]) Le Monde, 10 mars 2017.</p>
<p>([6]) « On n’est pas couchés », France 2, 20 février 2016 (à voir ici) et « Mélenchon, l’homme qui allait à contre courant », France 3, 31 janvier 2017 (à voir là).</p>
<p>Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction.</p>
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