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	<title>Commentaires sur : Macron fait des lois contre les chômeurs 15 ans après l&#8217;échec des lois &#171;&#160;Hartz&#160;&#187;</title>
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		<title>Par : Hervé</title>
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		<dc:creator>Hervé</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2019 23:47:44 +0000</pubDate>
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		<description>Le scandale bidon du « rapport-choc » sur le vrai temps de travail des fonctionnaires :

https://rapportsdeforce.fr/breves/le-scandale-bidon-du-rapport-choc-sur-le-vrai-temps-de-travail-des-fonctionnaires-03263392

Encore une Fake News de Matignon. Une de plus !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le scandale bidon du « rapport-choc » sur le vrai temps de travail des fonctionnaires :</p>
<p><a href="https://rapportsdeforce.fr/breves/le-scandale-bidon-du-rapport-choc-sur-le-vrai-temps-de-travail-des-fonctionnaires-03263392" rel="nofollow">https://rapportsdeforce.fr/breves/le-scandale-bidon-du-rapport-choc-sur-le-vrai-temps-de-travail-des-fonctionnaires-03263392</a></p>
<p>Encore une Fake News de Matignon. Une de plus !</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2019 17:48:38 +0000</pubDate>
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		<description>il n&#039;y a pas d&#039;argument nouveau de votre part vous etes de droite, macronien, nous pas, et on va gagner conte la dictature de ce type et sa finance</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>il n&#8217;y a pas d&#8217;argument nouveau de votre part vous etes de droite, macronien, nous pas, et on va gagner conte la dictature de ce type et sa finance</p>
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		<title>Par : JBSay</title>
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		<dc:creator>JBSay</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Mar 2019 09:29:41 +0000</pubDate>
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		<description>C&#039;est vous qui poussez à la haine Monsieur Filoche. Vos propos sont outranciers et agressifs. Macron a gagné les élections. Et il arrivera en tête aux européennes. Vous récusez la démocratie, le fait majoritaire. Vous et les gilets jaunes n&#039;êtes pas le peuple. Le peuple saura s&#039;exprimer aux prochaines élections et vous constaterez alors que les quelques milliers d&#039;excités qui saccagent les villes françaises chaque week-end ne sont rien.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est vous qui poussez à la haine Monsieur Filoche. Vos propos sont outranciers et agressifs. Macron a gagné les élections. Et il arrivera en tête aux européennes. Vous récusez la démocratie, le fait majoritaire. Vous et les gilets jaunes n&#8217;êtes pas le peuple. Le peuple saura s&#8217;exprimer aux prochaines élections et vous constaterez alors que les quelques milliers d&#8217;excités qui saccagent les villes françaises chaque week-end ne sont rien.</p>
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	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2019/03/15/macron-fait-des-lois-contre-les-chomeurs-15-ans-apres-lechec-des-lois-hartz/comment-page-1/#comment-363928</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2019 22:21:05 +0000</pubDate>
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		<description>Journal de FR3 Nice Côte d&#039;Azur de 19h.

C&#039;est au début et particulièrement à partir de la 3 ème minute.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/jt-1920-cote-d-azur

La femme à terre qui est en sang, est Geneviève Legay militante niçoise bien connue.
Bousculée ou frappée?

Les policiers ont chargé sur ordre et sans raison. Les militants étaient pacifiques et moins nombreux que les policiers.

Estrosi est content: l&#039;ordre règne à Nice.

Macron pousse à la violence. La haine contre ce pouvoir ne peut qu&#039;augmenter.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Journal de FR3 Nice Côte d&#8217;Azur de 19h.</p>
<p>C&#8217;est au début et particulièrement à partir de la 3 ème minute.</p>
<p><a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/jt-1920-cote-d-azur" rel="nofollow">https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/jt-1920-cote-d-azur</a></p>
<p>La femme à terre qui est en sang, est Geneviève Legay militante niçoise bien connue.<br />
Bousculée ou frappée?</p>
<p>Les policiers ont chargé sur ordre et sans raison. Les militants étaient pacifiques et moins nombreux que les policiers.</p>
<p>Estrosi est content: l&#8217;ordre règne à Nice.</p>
<p>Macron pousse à la violence. La haine contre ce pouvoir ne peut qu&#8217;augmenter.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2019 03:47:23 +0000</pubDate>
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		<description>paradoxal joffrin


ÉDITO
Les ronds-points de croissance
Par Laurent Joffrin, Directeur de la publication de Libération — 20 mars 2019 à 21:06
.
Des gilets jaunes sur un rond-point à Somain (Nord), le 1er décembre. Photo Vincent Jarousseau. Hans Lucas pour Libération   

  Les ronds-points de croissance
Providentiels gilets jaunes… La croissance française – et l’emploi, qui en dépend largement - devraient se porter honorablement cette année (voir la dernière note de conjoncture de l’Insee). Mieux : pour la première fois depuis des lustres, la France fera mieux que l’Allemagne en matière d’activité économique. D’où vient ce miracle ? Des gilets jaunes ! En lâchant quelque 10 milliards d’euros pour apaiser le conflit, auxquels s’ajoute un bon milliard de primes exceptionnelles distribuées par les entreprises, le gouvernement a favorisé le pouvoir d’achat, et donc la consommation, et donc la croissance. Ce n’était en rien dans ses plans. Orthodoxe en diable, l’équipe Macron avait prévu de modérer la croissance du pouvoir d’achat, de réduire les déficits publics et de favoriser les revenus des entreprises. Le mouvement des ronds-points l’a contraint à faire le contraire. Du coup, les résultats sur l’activité sont meilleurs et le chômage devrait connaître une légère décrue supplémentaire.

Les gilets jaunes seraient-ils meilleurs économistes que les spécialistes de l’économie qui nous gouvernent ? Les orthodoxes rétorqueront que les concessions consenties par les pouvoirs publics vont creuser le déficit extérieur (par augmentation des importations et ralentissement des exportations) et retarder le retour à un meilleur équilibre budgétaire, dans un pays fortement endetté. En fait, on ne le sait pas encore : la croissance accroît aussi les recettes fiscales et facilite donc le rééquilibrage des finances publiques. Keynes n’est pas mort…

Ce paradoxe est plus profond qu’il n’en a l’air. Pour sortir de la crise des gilets jaunes, le gouvernement devra écouter l’opinion, qui s’exprime dans la rue, dans le «grand débat» et par voie de sondage. Or, ces trois canaux d’expression disent tous la même chose : les Français demandent une plus grande justice fiscale (avec taxation des hauts revenus, des gros patrimoines et baisse des impôts indirects, comme la TVA sur les produits de première nécessité), un meilleur pouvoir d’achat, de meilleurs services publics. C’est-à-dire le contraire des médications libérales, ou orthodoxes, chères aux «premiers de cordée». Selon un sondage Viavoice du 13 mars, 86 % des Français estiment qu’il faudra «réorienter la politique économique et sociale» à l’issue du «grand débat». Dans quel sens ? Le sondage ne le dit pas mais la réponse n’est pas douteuse, à entendre les revendications exprimées : dans le sens d’une plus grande équité, d’un meilleur pouvoir d’achat, d’un soutien aux services publics. Autrement dit une politique de gauche…

Paradoxe dans le paradoxe, donc : au moment où la gauche politique se traîne dans la confusion et la division, clairement minoritaire dans l’opinion, la même opinion réclame une politique plus égalitaire et plus sociale. La situation devrait être favorable à l’opposition progressiste. Faute de leaders, de projet, de discours, elle est incapable d’en tirer parti. La pression se porte aussi sur le gouvernement. S’il persiste dans la mise en œuvre de son programme, il tourne le dos à l’opinion. S’il écoute l’opinion, il tourne le dos à son programme. Pas facile, la politique, par les temps qui courent…

Laurent Joffrin Directeur de la publication de Libération</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>paradoxal joffrin</p>
<p>ÉDITO<br />
Les ronds-points de croissance<br />
Par Laurent Joffrin, Directeur de la publication de Libération — 20 mars 2019 à 21:06<br />
.<br />
Des gilets jaunes sur un rond-point à Somain (Nord), le 1er décembre. Photo Vincent Jarousseau. Hans Lucas pour Libération   </p>
<p>  Les ronds-points de croissance<br />
Providentiels gilets jaunes… La croissance française – et l’emploi, qui en dépend largement &#8211; devraient se porter honorablement cette année (voir la dernière note de conjoncture de l’Insee). Mieux : pour la première fois depuis des lustres, la France fera mieux que l’Allemagne en matière d’activité économique. D’où vient ce miracle ? Des gilets jaunes ! En lâchant quelque 10 milliards d’euros pour apaiser le conflit, auxquels s’ajoute un bon milliard de primes exceptionnelles distribuées par les entreprises, le gouvernement a favorisé le pouvoir d’achat, et donc la consommation, et donc la croissance. Ce n’était en rien dans ses plans. Orthodoxe en diable, l’équipe Macron avait prévu de modérer la croissance du pouvoir d’achat, de réduire les déficits publics et de favoriser les revenus des entreprises. Le mouvement des ronds-points l’a contraint à faire le contraire. Du coup, les résultats sur l’activité sont meilleurs et le chômage devrait connaître une légère décrue supplémentaire.</p>
<p>Les gilets jaunes seraient-ils meilleurs économistes que les spécialistes de l’économie qui nous gouvernent ? Les orthodoxes rétorqueront que les concessions consenties par les pouvoirs publics vont creuser le déficit extérieur (par augmentation des importations et ralentissement des exportations) et retarder le retour à un meilleur équilibre budgétaire, dans un pays fortement endetté. En fait, on ne le sait pas encore : la croissance accroît aussi les recettes fiscales et facilite donc le rééquilibrage des finances publiques. Keynes n’est pas mort…</p>
<p>Ce paradoxe est plus profond qu’il n’en a l’air. Pour sortir de la crise des gilets jaunes, le gouvernement devra écouter l’opinion, qui s’exprime dans la rue, dans le «grand débat» et par voie de sondage. Or, ces trois canaux d’expression disent tous la même chose : les Français demandent une plus grande justice fiscale (avec taxation des hauts revenus, des gros patrimoines et baisse des impôts indirects, comme la TVA sur les produits de première nécessité), un meilleur pouvoir d’achat, de meilleurs services publics. C’est-à-dire le contraire des médications libérales, ou orthodoxes, chères aux «premiers de cordée». Selon un sondage Viavoice du 13 mars, 86 % des Français estiment qu’il faudra «réorienter la politique économique et sociale» à l’issue du «grand débat». Dans quel sens ? Le sondage ne le dit pas mais la réponse n’est pas douteuse, à entendre les revendications exprimées : dans le sens d’une plus grande équité, d’un meilleur pouvoir d’achat, d’un soutien aux services publics. Autrement dit une politique de gauche…</p>
<p>Paradoxe dans le paradoxe, donc : au moment où la gauche politique se traîne dans la confusion et la division, clairement minoritaire dans l’opinion, la même opinion réclame une politique plus égalitaire et plus sociale. La situation devrait être favorable à l’opposition progressiste. Faute de leaders, de projet, de discours, elle est incapable d’en tirer parti. La pression se porte aussi sur le gouvernement. S’il persiste dans la mise en œuvre de son programme, il tourne le dos à l’opinion. S’il écoute l’opinion, il tourne le dos à son programme. Pas facile, la politique, par les temps qui courent…</p>
<p>Laurent Joffrin Directeur de la publication de Libération</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2019/03/15/macron-fait-des-lois-contre-les-chomeurs-15-ans-apres-lechec-des-lois-hartz/comment-page-1/#comment-363706</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2019 02:33:41 +0000</pubDate>
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		<description>dans le programme GDS c&#039;est 20 tranches et au dessus de 20 smic on prend tout 90 %</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>dans le programme GDS c&#8217;est 20 tranches et au dessus de 20 smic on prend tout 90 %</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : cyril</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2019/03/15/macron-fait-des-lois-contre-les-chomeurs-15-ans-apres-lechec-des-lois-hartz/comment-page-1/#comment-363660</link>
		<dc:creator>cyril</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2019 16:22:58 +0000</pubDate>
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		<description>Et pourquoi ne pas revenir à un impôt progressif sur le revenu avec 12 ou 13 tranches. L&#039; ISF est un symbole, mais l&#039;impôt progressif rapporterait plus?

Ce que fait Macron est la fable des investissements d&#039;aujourd&#039;hui font les emplois de demain (moins d&#039;impôts pour les plus riches pour qu&#039;ils investissent) et du ruissellement du haut vers le bas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et pourquoi ne pas revenir à un impôt progressif sur le revenu avec 12 ou 13 tranches. L&#8217; ISF est un symbole, mais l&#8217;impôt progressif rapporterait plus?</p>
<p>Ce que fait Macron est la fable des investissements d&#8217;aujourd&#8217;hui font les emplois de demain (moins d&#8217;impôts pour les plus riches pour qu&#8217;ils investissent) et du ruissellement du haut vers le bas.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2019/03/15/macron-fait-des-lois-contre-les-chomeurs-15-ans-apres-lechec-des-lois-hartz/comment-page-1/#comment-363476</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 08:04:56 +0000</pubDate>
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		<description>Invitée à débattre lundi soir avec Emmanuel Macron, la sociologue Dominique Méda estime que la rencontre s&#039;est transformée en faire valoir présidentiel. Avec un chef de l&#039;Etat qui n&#039;a absolument pas pris la mesure de l’urgence sociale et écologique.
Tribune. Selon la définition communément admise (1), le débat est «une discussion généralement animée entre interlocuteurs exposant souvent des idées opposées sur un sujet donné». Après celui avec les maires, c’était au tour des intellectuels de tomber dans le piège : car de débat il n’y en eut point.
J’avais accepté l’invitation à participer pensant – bien naïvement je l’avoue – que nous pourrions au moins de temps en temps rebondir pour, à notre tour, répondre au président de la République. Mais il n’en a rien été. Comme avec les maires, le non-débat avec les intellectuels, a consisté en une litanie inexorable de «réponses» d’Emmanuel Macron aux questions posées par les intellectuels. Comme nous étions plus de 60, il aurait fallu pour qu’il puisse y avoir sinon un véritable échange, au moins un retour sur ce qui avait été dit par le Président, que chacun puisse vraiment se limiter à deux minutes de parole. L’envie de chacun d’exposer plus longuement sa vision a fait que l’on a assisté à la juxtaposition de questions-réponses au cours desquelles le Président a eu tout loisir d’asséner ses convictions devant des intellectuels pris en otage (au moins pour ceux qui étaient en désaccord profond avec sa politique, peu nombreux).
En le regardant parler pendant huit heures, écoutant certes chacun et répondant en effet aux questions, j’ai compris à quoi nous servions. Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi. Nous étions son faire-valoir.
Sur les questions économiques et sociales, là où il y aurait en effet pu avoir débat, c’est-à-dire discussion animée sur des solutions diverses, la porte a été systématiquement refermée. La réponse aux toutes premières questions a clairement indiqué la voie : il n’y aura ni augmentation des dépenses publiques (ici litanie sur la dette léguée aux générations futures) ni augmentation des impôts des plus aisés (là refrain sur le poids de la pression fiscale) ni grand plan d’investissement dans la transition écologique et sociale (Nicolas Sarkozy l’a fait, et cela n’a rien changé…) ni expérimentation du revenu de base. Fermez le ban. Tout au long de la soirée, le travestissement de la vérité qui consiste à ne pas faire les distinctions qui s’imposent a été de mise, notamment sur la question des impôts. A la question de savoir s’il augmenterait les impôts des plus aisés, le Président a répondu ras-le-bol fiscal de toute la population ; sur l’augmentation de la taxe sur l’héritage, il a opposé la peur des paysans de ne pas pouvoir transmettre leur patrimoine à leurs enfants. Sans jamais distinguer entre les différentes catégories de la population, sans jamais répondre à la question précise portant sur les catégories les plus aisées pour lesquelles il serait évidemment possible de mettre en place une tranche d’imposition supplémentaire (en faisant la pédagogie minimale qui s’impose étant donnée l’ignorance générale qui entoure ce dispositif) ou bien de taxer plus fortement l’héritage.
Voilà pour la forme. Mais le fond est pire. Car ce débat avait été organisé, presque en urgence, pour discuter de la grave crise sociale que traverse la France, pour mettre sur la table les diverses manières d’en sortir. L’impression que je retire de cette soirée est que le Président n’a absolument pas pris la mesure de la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons, de l’urgence sociale et écologique. Il n’a pas pris la mesure de la colère sociale et du désir de justice qui traverse le pays, il n’a pas compris qu’à force de ne pas y répondre, le ressentiment s’accumule et que peu à peu, ceux qui jusqu’à maintenant se sont tus, les habitants des quartiers relégués, les allocataires de minima sociaux et les chômeurs menacés de sanctions, risquent de rejoindre la masse des premiers gilets jaunes qui se sont exprimés. Tout se passe également comme s’il ignorait la puissance des symboles : c’est une action symbolique que d’avoir supprimé l’ISF et mis en place le prélèvement forfaitaire unique. C’est une action symbolique qui serait nécessaire pour apaiser la crise.
Mais les symboles ne suffiront pas. Le mouvement des gilets jaunes est parti d’une réalité bien concrète. En France pour un nombre de plus en plus grand de personnes, le travail ne paye pas, les emplois sont en nombre insuffisant, le coût de la transition écologique ne peut être supporté par les plus modestes. Pour répondre en même temps à la question sociale et écologique, il n’y a qu’une solution, un investissement massif financé notamment par une augmentation du déficit. Le Président l’a refusé mais à mesure que le non-débat avançait, il a semblé prendre en compte une chose : la notion de dépenses publiques est trop générale, en effet certaines «dépenses» sont des investissements et non des coûts. Cela a été reconnu pour les dépenses d’éducation et de recherche (les interventions des Prix Nobel en faveur d’une amélioration du sort fait aux chercheurs étaient remarquables). Mais c’est aussi le cas des dépenses en faveur de la transition écologique et de son indispensable volet social. Encore un effort Monsieur le Président !
(1) Selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Invitée à débattre lundi soir avec Emmanuel Macron, la sociologue Dominique Méda estime que la rencontre s&#8217;est transformée en faire valoir présidentiel. Avec un chef de l&#8217;Etat qui n&#8217;a absolument pas pris la mesure de l’urgence sociale et écologique.<br />
Tribune. Selon la définition communément admise (1), le débat est «une discussion généralement animée entre interlocuteurs exposant souvent des idées opposées sur un sujet donné». Après celui avec les maires, c’était au tour des intellectuels de tomber dans le piège : car de débat il n’y en eut point.<br />
J’avais accepté l’invitation à participer pensant – bien naïvement je l’avoue – que nous pourrions au moins de temps en temps rebondir pour, à notre tour, répondre au président de la République. Mais il n’en a rien été. Comme avec les maires, le non-débat avec les intellectuels, a consisté en une litanie inexorable de «réponses» d’Emmanuel Macron aux questions posées par les intellectuels. Comme nous étions plus de 60, il aurait fallu pour qu’il puisse y avoir sinon un véritable échange, au moins un retour sur ce qui avait été dit par le Président, que chacun puisse vraiment se limiter à deux minutes de parole. L’envie de chacun d’exposer plus longuement sa vision a fait que l’on a assisté à la juxtaposition de questions-réponses au cours desquelles le Président a eu tout loisir d’asséner ses convictions devant des intellectuels pris en otage (au moins pour ceux qui étaient en désaccord profond avec sa politique, peu nombreux).<br />
En le regardant parler pendant huit heures, écoutant certes chacun et répondant en effet aux questions, j’ai compris à quoi nous servions. Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi. Nous étions son faire-valoir.<br />
Sur les questions économiques et sociales, là où il y aurait en effet pu avoir débat, c’est-à-dire discussion animée sur des solutions diverses, la porte a été systématiquement refermée. La réponse aux toutes premières questions a clairement indiqué la voie : il n’y aura ni augmentation des dépenses publiques (ici litanie sur la dette léguée aux générations futures) ni augmentation des impôts des plus aisés (là refrain sur le poids de la pression fiscale) ni grand plan d’investissement dans la transition écologique et sociale (Nicolas Sarkozy l’a fait, et cela n’a rien changé…) ni expérimentation du revenu de base. Fermez le ban. Tout au long de la soirée, le travestissement de la vérité qui consiste à ne pas faire les distinctions qui s’imposent a été de mise, notamment sur la question des impôts. A la question de savoir s’il augmenterait les impôts des plus aisés, le Président a répondu ras-le-bol fiscal de toute la population ; sur l’augmentation de la taxe sur l’héritage, il a opposé la peur des paysans de ne pas pouvoir transmettre leur patrimoine à leurs enfants. Sans jamais distinguer entre les différentes catégories de la population, sans jamais répondre à la question précise portant sur les catégories les plus aisées pour lesquelles il serait évidemment possible de mettre en place une tranche d’imposition supplémentaire (en faisant la pédagogie minimale qui s’impose étant donnée l’ignorance générale qui entoure ce dispositif) ou bien de taxer plus fortement l’héritage.<br />
Voilà pour la forme. Mais le fond est pire. Car ce débat avait été organisé, presque en urgence, pour discuter de la grave crise sociale que traverse la France, pour mettre sur la table les diverses manières d’en sortir. L’impression que je retire de cette soirée est que le Président n’a absolument pas pris la mesure de la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons, de l’urgence sociale et écologique. Il n’a pas pris la mesure de la colère sociale et du désir de justice qui traverse le pays, il n’a pas compris qu’à force de ne pas y répondre, le ressentiment s’accumule et que peu à peu, ceux qui jusqu’à maintenant se sont tus, les habitants des quartiers relégués, les allocataires de minima sociaux et les chômeurs menacés de sanctions, risquent de rejoindre la masse des premiers gilets jaunes qui se sont exprimés. Tout se passe également comme s’il ignorait la puissance des symboles : c’est une action symbolique que d’avoir supprimé l’ISF et mis en place le prélèvement forfaitaire unique. C’est une action symbolique qui serait nécessaire pour apaiser la crise.<br />
Mais les symboles ne suffiront pas. Le mouvement des gilets jaunes est parti d’une réalité bien concrète. En France pour un nombre de plus en plus grand de personnes, le travail ne paye pas, les emplois sont en nombre insuffisant, le coût de la transition écologique ne peut être supporté par les plus modestes. Pour répondre en même temps à la question sociale et écologique, il n’y a qu’une solution, un investissement massif financé notamment par une augmentation du déficit. Le Président l’a refusé mais à mesure que le non-débat avançait, il a semblé prendre en compte une chose : la notion de dépenses publiques est trop générale, en effet certaines «dépenses» sont des investissements et non des coûts. Cela a été reconnu pour les dépenses d’éducation et de recherche (les interventions des Prix Nobel en faveur d’une amélioration du sort fait aux chercheurs étaient remarquables). Mais c’est aussi le cas des dépenses en faveur de la transition écologique et de son indispensable volet social. Encore un effort Monsieur le Président !<br />
(1) Selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2019/03/15/macron-fait-des-lois-contre-les-chomeurs-15-ans-apres-lechec-des-lois-hartz/comment-page-1/#comment-363475</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2019 08:04:31 +0000</pubDate>
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		<description>la répression policière de Macron Castaner sert a défendre la fraude fiscale, les manifestants veulent stopper la fraude fiscale : enjeu 100 milliards</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>la répression policière de Macron Castaner sert a défendre la fraude fiscale, les manifestants veulent stopper la fraude fiscale : enjeu 100 milliards</p>
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		<title>Par : cyril</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2019/03/15/macron-fait-des-lois-contre-les-chomeurs-15-ans-apres-lechec-des-lois-hartz/comment-page-1/#comment-363438</link>
		<dc:creator>cyril</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 18:31:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.filoche.net/?p=5526#comment-363438</guid>
		<description>M. FILOCHE,

C&#039;est exactement ce que j&#039;explique autour de moi quand on me parle de l&#039; Allemagne.

Ce que font nos gouvernants est la même chose qu&#039;en Allemagne sous SCHRODER.

Il faut rappeler aussi que HARTZ a été condamné pour malversations.

Je me sens impuissant quand j&#039;entends des prolètaires mettre aux nues Marine LE PEN!

Je suis sidéré et très très triste.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>M. FILOCHE,</p>
<p>C&#8217;est exactement ce que j&#8217;explique autour de moi quand on me parle de l&#8217; Allemagne.</p>
<p>Ce que font nos gouvernants est la même chose qu&#8217;en Allemagne sous SCHRODER.</p>
<p>Il faut rappeler aussi que HARTZ a été condamné pour malversations.</p>
<p>Je me sens impuissant quand j&#8217;entends des prolètaires mettre aux nues Marine LE PEN!</p>
<p>Je suis sidéré et très très triste.</p>
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