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	<title>Commentaires sur : a Renault techno centre Yvelines le 23 janvier 20 info et débat sur les retraites</title>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 07:26:25 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour à tous,

Je vous livre mon sentiment sur la situation :

1) Le ton du discours macron est vraiment odieux, il fait des leçons de morale alors qu&#039;il demandait il y a quelques jours de continuer à sortir, qu&#039;il disait que ce n&#039;était pas grave. Sans compter qu&#039;il n&#039;a pas été capable de fermer l&#039;espace aérien en janvier (en bon néolibéral) et de suivre les recommandations de l&#039;OMS de l&#039;époque. Il a tardé à prendre la mesure du problème (manque de connaissance scientifique sur ce qu&#039;est une exponentielle, ce n&#039;est pas au programme de l&#039;ENA : il faut autant de temps pour passer de 1 cas à 1000 cas que de 1000 cas à toute la France). Donc quand on prend des mesures à 5000 cas... Sans compter le mépris de l’hôpital depuis le début du quinquennat... A titre de comparaison, trump qui est moqué par les journalistes français pour avoir tardé, a pris des décisions à partir de 1000 cas, ce qui reviendrait en France à 200 cas. La Tchéquie a fermé les frontières à 40 cas.

2) Les recommandations actuelles de l&#039;OMS, qui exhorte à tester systématiquement les cas suspects, ne sont pas suivies (https://news.un.org/fr/story/2020/03/1064142).

3) Il demande aux travailleurs qui ne peuvent pas faire de télétravail d&#039;aller au travail. C&#039;est un risque sanitaire, il faudrait mettre une limite (par exemple 50 ans / 55 ans). Le taux de mortalité des malades augmente avec l&#039;âge. Les travailleurs âgés doivent donc rester confinés.

4) Enfin pour les travailleurs qui doivent aller travailler il n&#039;y a rien sur les mesures sanitaires de protections pour le transport (métro) et sur le lieu de travail. Encore un risque.

5) Pour les réformes reportées et les précédentes il faudrait peut-être demander l&#039;annulation : ce sont des réformes néolibérales et d&#039;après le ministre de l&#039;économie ce monde néolibéral est derrière nous.

6) Quelle est la stratégie de sortie du confinement ? Attendre que les hôpitaux soient soulagés pour éviter la surmortalité liée au manque de matériel (dans ce cas environ 3 semaines) ? Attendre la fin de diffusion du virus dans le pays (dans ce cas c&#039;est très très long : grippe espagnole dans le monde : premier cas en mars 1918, dernier cas en juillet 1921) ?

7) Comment gérer les foyers qui n&#039;ont pas internet ? Quelle prévention pour lutter contre la &quot;déprime&quot; liée à l&#039;isolement pour les personnes seules ?

Bon courage à tous,

A bientôt

Thomas</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p>
<p>Je vous livre mon sentiment sur la situation :</p>
<p>1) Le ton du discours macron est vraiment odieux, il fait des leçons de morale alors qu&#8217;il demandait il y a quelques jours de continuer à sortir, qu&#8217;il disait que ce n&#8217;était pas grave. Sans compter qu&#8217;il n&#8217;a pas été capable de fermer l&#8217;espace aérien en janvier (en bon néolibéral) et de suivre les recommandations de l&#8217;OMS de l&#8217;époque. Il a tardé à prendre la mesure du problème (manque de connaissance scientifique sur ce qu&#8217;est une exponentielle, ce n&#8217;est pas au programme de l&#8217;ENA : il faut autant de temps pour passer de 1 cas à 1000 cas que de 1000 cas à toute la France). Donc quand on prend des mesures à 5000 cas&#8230; Sans compter le mépris de l’hôpital depuis le début du quinquennat&#8230; A titre de comparaison, trump qui est moqué par les journalistes français pour avoir tardé, a pris des décisions à partir de 1000 cas, ce qui reviendrait en France à 200 cas. La Tchéquie a fermé les frontières à 40 cas.</p>
<p>2) Les recommandations actuelles de l&#8217;OMS, qui exhorte à tester systématiquement les cas suspects, ne sont pas suivies (<a href="https://news.un.org/fr/story/2020/03/1064142" rel="nofollow">https://news.un.org/fr/story/2020/03/1064142</a>).</p>
<p>3) Il demande aux travailleurs qui ne peuvent pas faire de télétravail d&#8217;aller au travail. C&#8217;est un risque sanitaire, il faudrait mettre une limite (par exemple 50 ans / 55 ans). Le taux de mortalité des malades augmente avec l&#8217;âge. Les travailleurs âgés doivent donc rester confinés.</p>
<p>4) Enfin pour les travailleurs qui doivent aller travailler il n&#8217;y a rien sur les mesures sanitaires de protections pour le transport (métro) et sur le lieu de travail. Encore un risque.</p>
<p>5) Pour les réformes reportées et les précédentes il faudrait peut-être demander l&#8217;annulation : ce sont des réformes néolibérales et d&#8217;après le ministre de l&#8217;économie ce monde néolibéral est derrière nous.</p>
<p>6) Quelle est la stratégie de sortie du confinement ? Attendre que les hôpitaux soient soulagés pour éviter la surmortalité liée au manque de matériel (dans ce cas environ 3 semaines) ? Attendre la fin de diffusion du virus dans le pays (dans ce cas c&#8217;est très très long : grippe espagnole dans le monde : premier cas en mars 1918, dernier cas en juillet 1921) ?</p>
<p>7) Comment gérer les foyers qui n&#8217;ont pas internet ? Quelle prévention pour lutter contre la &laquo;&nbsp;déprime&nbsp;&raquo; liée à l&#8217;isolement pour les personnes seules ?</p>
<p>Bon courage à tous,</p>
<p>A bientôt</p>
<p>Thomas</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377320</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 21:36:39 +0000</pubDate>
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		<description>Le chef du gouvernement espagnol a annoncé samedi la mise à disposition des moyens des hôpitaux privés, pour gérer la crise. Le risque de saturation des hôpitaux publics face à l’épidémie est le résultat d’une politique de coupes budgétaires.

L’épidémie de coronavirus en Espagne est en train de tester la résistance d’un système de santé public déjà affaibli par des années de coupes budgétaires. Les indices d’une saturation à venir des hôpitaux se multiplient, en particulier dans la région de Madrid, qui fut le laboratoire du modèle de privatisation de la santé défendue par l’ex-présidente de la région, la très droitière Esperanza Aguirre (de 2003 à 2012), et qui est aussi aujourd’hui l’épicentre de l’épidémie.

InfoLibre, partenaire de Mediapart en Espagne, a recueilli des témoignages de professionnels de la santé et compilé des rapports. Tous vont dans le même sens, et établissent un lien entre l’affaiblissement de la capacité de réponse de l’hôpital public, et les coupes budgétaires et privatisations des dernières années. Bien plus que les comportements opportunistes de certains établissements privés, qui ne jouent qu’à la marge sur l’expansion de l’épidémie au niveau national, jugent les mêmes spécialistes.

Le débat sur la bonne coordination entre santé publique et médecine privée intervient alors que le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez a décidé, en décrétant samedi « l’état d’alerte », de mettre à disposition du ministère de la santé les moyens de la santé privée. Un secteur qui représente 464 hôpitaux (sur les 806 d’Espagne), et quelque 50 000 lits (pour les 158 000 existants).

Pour Marciano Sánchez Bayle, président d’une Fédération d’associations de défense de la santé publique (FADSP), l’une des clés de la crise en cours s’explique par « l’insuffisance des moyens [financiers du système public], résultat d’une politique intentionnelle, menée depuis des années, qui fait que la capacité de réponse du système face à l’épidémie est amputée ».

La crise du coronavirus éclate à un moment de forte progression de la santé privée, régulière depuis le surgissement de la crise économique en 2008. Selon le dernier rapport de l’Institut pour le développement et l’intégration de la santé, le chiffre d’affaires de la médecine privée a atteint en 2017 un niveau record, à 6,4 milliards d’euros (+3,7 % par rapport à 2016, et + 17 % par rapport à 2013). Le modèle des hôpitaux dits concertés – c’est-à-dire des centres privés, qui sous-traitent des services au public –, est aussi en progression.

À l’inverse, les dépenses pour la santé publique sont en recul – 68 milliards en 2017 –, en deçà des niveaux de dépenses durant les premières années de crise (70 milliards en 2009, 69,5 milliards en 2010). Le rapport de l’une des principales centrales espagnoles, les Commissions ouvrières (CCOO), qui s’est penché sur les budgets annuels des régions, chiffre à huit milliards le montant des coupes budgétaires dans la santé depuis 2008.

En parallèle, le nombre de lits dans l’hôpital public a reculé de près de 5 000 sur la période. De 2010 à 2017, quand le personnel des hôpitaux privés a augmenté de près de 16 % (93 905 personnels), celui des hôpitaux publics a presque stagné (+0,9 %, à 476 128 personnes).

Madrid, la Catalogne, les Baléares, les Canaries et le Pays basque sont, parmi les 17 communautés autonomes du pays (l’équivalent des régions), les plus touchées par la privatisation de la santé, selon une autre étude, réalisée par la FADSP. Dans la région de Madrid, 50 des 83 hôpitaux sont privés, et la gestion de sept autres est mixte (des hôpitaux publics dont la gestion a été confiée au privé).

La progression du secteur privé s’accompagne, selon les experts, par une forte fragmentation de l’offre médicale, qui complique la coordination en temps de crise. Depuis quelques jours, l’attitude de certains hôpitaux privés, mais aussi des établissements « concertés » et d’autres encore, dits « mixtes », se trouve sous le feu des critiques. Ils seraient responsables, pour leurs adversaires, d’une partie de la progression de l’épidémie.

Certains se seraient contentés de rediriger des patients testés positifs vers des hôpitaux publics, ce qui expliquerait une partie de leur engorgement actuel en Espagne. Des établissements auraient aussi fait payer 300 euros le test de coronavirus pour des personnes sans symptômes apparents, alors qu’il ne coûte que 40 euros en théorie, appuyant l’idée que

Accusé de ces pratiques, un hôpital mi-public mi-privé madrilène, celui de Valdemoro (dans le sud de la région de Madrid), s’est justifié, dans les colonnes de El País, en renvoyant à une directive du système de santé madrilène. Le ministère de la santé espagnol ne précise pas combien de cas de patients atteints du coronavirus sont soignés dans un hôpital privé. Il faut s’en tenir aux chiffres fournis par le secteur lui-même, et la fédération Aspe en particulier : il y avait, mercredi dernier, plus de 200 patients traités dans les hôpitaux privés.
Pour Vicente Ortún, un ancien doyen de l’université Pompeu Fabra à Barcelone, et bon connaisseur du processus de privatisation des hôpitaux, ces comportements n’ont pas d’impact décisif sur l’épidémie. « Il y aura toujours des comportements opportunistes. Si l’on fait payer un test qui vaut 40 euros, 300, c’est contestable. Mais ce n’est pas quelque chose qui pèse sur le système. » À l’inverse des coupes budgétaires dans la santé publique.

Marciano Sánchez Bayle est du même avis. « Le secteur privé fait de l’assistance sanitaire. Il cherche à faire des affaires. Ce qui, en soi, n’est pas répréhensible. Le problème, c’est que l’on nous a expliqué depuis des années que le développement du secteur privé allait profiter à la santé des Espagnols, alors qu’en réalité, tout un réseau de garanties sociales a disparu, et la capacité de réponse s’est amoindrie. »

Quant à Javier Padilla, un médecin généraliste auteur d’un essai récent sur la santé publique (Qui allons-nous laisser mourir ? Éditions Capitán Swing, non traduit en français, 2019), il résume : « Le secteur privé ne prend que les risques qu’il peut anticiper et assumer. Les épidémies, par nature, sont imprévisibles. »

L’article original d’InfoLibre est à lire ici, en espagnol.

Traduction et adaptation: Ludovic Lamant</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le chef du gouvernement espagnol a annoncé samedi la mise à disposition des moyens des hôpitaux privés, pour gérer la crise. Le risque de saturation des hôpitaux publics face à l’épidémie est le résultat d’une politique de coupes budgétaires.</p>
<p>L’épidémie de coronavirus en Espagne est en train de tester la résistance d’un système de santé public déjà affaibli par des années de coupes budgétaires. Les indices d’une saturation à venir des hôpitaux se multiplient, en particulier dans la région de Madrid, qui fut le laboratoire du modèle de privatisation de la santé défendue par l’ex-présidente de la région, la très droitière Esperanza Aguirre (de 2003 à 2012), et qui est aussi aujourd’hui l’épicentre de l’épidémie.</p>
<p>InfoLibre, partenaire de Mediapart en Espagne, a recueilli des témoignages de professionnels de la santé et compilé des rapports. Tous vont dans le même sens, et établissent un lien entre l’affaiblissement de la capacité de réponse de l’hôpital public, et les coupes budgétaires et privatisations des dernières années. Bien plus que les comportements opportunistes de certains établissements privés, qui ne jouent qu’à la marge sur l’expansion de l’épidémie au niveau national, jugent les mêmes spécialistes.</p>
<p>Le débat sur la bonne coordination entre santé publique et médecine privée intervient alors que le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez a décidé, en décrétant samedi « l’état d’alerte », de mettre à disposition du ministère de la santé les moyens de la santé privée. Un secteur qui représente 464 hôpitaux (sur les 806 d’Espagne), et quelque 50 000 lits (pour les 158 000 existants).</p>
<p>Pour Marciano Sánchez Bayle, président d’une Fédération d’associations de défense de la santé publique (FADSP), l’une des clés de la crise en cours s’explique par « l’insuffisance des moyens [financiers du système public], résultat d’une politique intentionnelle, menée depuis des années, qui fait que la capacité de réponse du système face à l’épidémie est amputée ».</p>
<p>La crise du coronavirus éclate à un moment de forte progression de la santé privée, régulière depuis le surgissement de la crise économique en 2008. Selon le dernier rapport de l’Institut pour le développement et l’intégration de la santé, le chiffre d’affaires de la médecine privée a atteint en 2017 un niveau record, à 6,4 milliards d’euros (+3,7 % par rapport à 2016, et + 17 % par rapport à 2013). Le modèle des hôpitaux dits concertés – c’est-à-dire des centres privés, qui sous-traitent des services au public –, est aussi en progression.</p>
<p>À l’inverse, les dépenses pour la santé publique sont en recul – 68 milliards en 2017 –, en deçà des niveaux de dépenses durant les premières années de crise (70 milliards en 2009, 69,5 milliards en 2010). Le rapport de l’une des principales centrales espagnoles, les Commissions ouvrières (CCOO), qui s’est penché sur les budgets annuels des régions, chiffre à huit milliards le montant des coupes budgétaires dans la santé depuis 2008.</p>
<p>En parallèle, le nombre de lits dans l’hôpital public a reculé de près de 5 000 sur la période. De 2010 à 2017, quand le personnel des hôpitaux privés a augmenté de près de 16 % (93 905 personnels), celui des hôpitaux publics a presque stagné (+0,9 %, à 476 128 personnes).</p>
<p>Madrid, la Catalogne, les Baléares, les Canaries et le Pays basque sont, parmi les 17 communautés autonomes du pays (l’équivalent des régions), les plus touchées par la privatisation de la santé, selon une autre étude, réalisée par la FADSP. Dans la région de Madrid, 50 des 83 hôpitaux sont privés, et la gestion de sept autres est mixte (des hôpitaux publics dont la gestion a été confiée au privé).</p>
<p>La progression du secteur privé s’accompagne, selon les experts, par une forte fragmentation de l’offre médicale, qui complique la coordination en temps de crise. Depuis quelques jours, l’attitude de certains hôpitaux privés, mais aussi des établissements « concertés » et d’autres encore, dits « mixtes », se trouve sous le feu des critiques. Ils seraient responsables, pour leurs adversaires, d’une partie de la progression de l’épidémie.</p>
<p>Certains se seraient contentés de rediriger des patients testés positifs vers des hôpitaux publics, ce qui expliquerait une partie de leur engorgement actuel en Espagne. Des établissements auraient aussi fait payer 300 euros le test de coronavirus pour des personnes sans symptômes apparents, alors qu’il ne coûte que 40 euros en théorie, appuyant l’idée que</p>
<p>Accusé de ces pratiques, un hôpital mi-public mi-privé madrilène, celui de Valdemoro (dans le sud de la région de Madrid), s’est justifié, dans les colonnes de El País, en renvoyant à une directive du système de santé madrilène. Le ministère de la santé espagnol ne précise pas combien de cas de patients atteints du coronavirus sont soignés dans un hôpital privé. Il faut s’en tenir aux chiffres fournis par le secteur lui-même, et la fédération Aspe en particulier : il y avait, mercredi dernier, plus de 200 patients traités dans les hôpitaux privés.<br />
Pour Vicente Ortún, un ancien doyen de l’université Pompeu Fabra à Barcelone, et bon connaisseur du processus de privatisation des hôpitaux, ces comportements n’ont pas d’impact décisif sur l’épidémie. « Il y aura toujours des comportements opportunistes. Si l’on fait payer un test qui vaut 40 euros, 300, c’est contestable. Mais ce n’est pas quelque chose qui pèse sur le système. » À l’inverse des coupes budgétaires dans la santé publique.</p>
<p>Marciano Sánchez Bayle est du même avis. « Le secteur privé fait de l’assistance sanitaire. Il cherche à faire des affaires. Ce qui, en soi, n’est pas répréhensible. Le problème, c’est que l’on nous a expliqué depuis des années que le développement du secteur privé allait profiter à la santé des Espagnols, alors qu’en réalité, tout un réseau de garanties sociales a disparu, et la capacité de réponse s’est amoindrie. »</p>
<p>Quant à Javier Padilla, un médecin généraliste auteur d’un essai récent sur la santé publique (Qui allons-nous laisser mourir ? Éditions Capitán Swing, non traduit en français, 2019), il résume : « Le secteur privé ne prend que les risques qu’il peut anticiper et assumer. Les épidémies, par nature, sont imprévisibles. »</p>
<p>L’article original d’InfoLibre est à lire ici, en espagnol.</p>
<p>Traduction et adaptation: Ludovic Lamant</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377319</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 21:02:15 +0000</pubDate>
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		<description>Les vieux se rebiffent

La plus étrange soirée électorale de l’histoire, où les médecins volaient la vedette aux politiques, les statistiques sanitaires aux pourcentages de voix, a fait passer au second plan les leçons de ce premier tour des municipales. Pourtant, si l’on se détache un instant de l’angoisse ambiante – difficile exercice –, elles méritent qu’on s’y arrête un instant, avant de savoir, par Emmanuel Macron qui parle ce lundi soir, à quelle sauce nous serons confinés.

Le scrutin renverse en effet la plupart des conclusions qu’on tirait jusque-là de la vie politique française. 

En un mot : ces municipales ont marqué la revanche du vieux sur le neuf.

Le neuf ? La domination électorale de La République en marche, qui a duré deux ans, de la présidentielle aux européennes. Sans implantation, sans élus locaux en dehors des barons venus de la droite, fondé sur un parti-start up aux adhérents d’un jour et d’un clic, le parti macronien ramasse une veste sans appel. 

Symbole de cette déconfiture : l’effondrement de Gérard Collomb, qui croyait tenir solidement son royaume en revêtant ses habits macroniens et se retrouve sans couronne. Aucune conquête, aucun fief en propre, un score globalement faible pour LREM : le Président est suspendu au-dessus d’un pays qui lui est largement étranger.

Le vieux ? Les sortants, en premier lieu, qui ont en général gardé la confiance de leurs administrés et se retrouvent souvent en tête du scrutin. Loin de faire fuir les électeurs, l’exercice du pouvoir local les a fidélisés : tout le contraire du «dégagisme» qui semblait la règle depuis 2017. Cette prime au pouvoir en place vaut pour tous les partis, à Paris, à Lille, à Rennes ou à Nantes pour le PS, un peu partout pour LR, à Grenoble pour les Verts, et même dans les mairies RN ou apparentées, comme à Béziers, où Robert Ménard remporte une élection de maréchal, ou à Hénin-Beaumont où le RN est réélu triomphalement. Corollaire de ce théorème : LFI, parti dégagiste par excellence, a fait le choix de sauter par-dessus le scrutin dans la plupart des cas, faute de combattants. Et à Paris, sa candidate tombe au-dessous des 5%.

Le vieux encore : les partis traditionnels, qui gardent tous leur implantation. La droite classique devrait, s’il y a un second tour, maintenir ses positions de force. Contrairement à ce qu’on pensait, le conservatisme conserve… Le PS qu’on disait agonisant garde ses anciennes terres et fait même de bons scores dans certaines villes où il n’était pas au pouvoir. De même la bonne vieille union de la gauche, selon des arrangements variés (avec ou sans Verts, avec ou sans LFI), prouve encore son efficacité. Elle permet aux sortants de gauche de faire bonne figure, elle pousse les Verts quand ils sont têtes de liste, elle laisse même envisager certains gains appréciables. Symbole de sa pertinence : le bon score de la liste d’union à Marseille, où Martine Vassal, héritière d’un gaudinisme dévalué, subit une grave déconvenue dans ce premier tour. Partout ou presque, l’antagonisme droite-gauche, réputé obsolète, a dominé la campagne et le scrutin.

On dira que la percée des écologistes, trait principal de cette élection, traduit un réel renouveau. Réflexion juste, à cette nuance près : le parti vert est un vieux routier des compétitions électorales et participe depuis longtemps à nombre de majorités municipales. Les réalisations qu’il pousse depuis des décennies se sont inscrites dans le paysage urbain dans de nombreuses villes et recueillent l’assentiment des électeurs. Ce qui est neuf, c’est la prise de conscience écologique de l’opinion, qui fait passer les Verts du second plan au premier dans plusieurs grandes villes. Mais là encore la tradition s’impose : pour gagner des mairies, la plupart du temps, les écologistes doivent s’allier avec les anciens partis de gauche, comme ils le font depuis longtemps. En principe, l’écologie transcende les anciens clivages. En réalité électorale, elle est une composante de la gauche, plus forte qu’auparavant, mais encore incapable de l’emporter seule. Le vert est une couleur qui s’affirme. Mais sans le rose et le rouge, elle reste minoritaire.

LAURENT JOFFRIN</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les vieux se rebiffent</p>
<p>La plus étrange soirée électorale de l’histoire, où les médecins volaient la vedette aux politiques, les statistiques sanitaires aux pourcentages de voix, a fait passer au second plan les leçons de ce premier tour des municipales. Pourtant, si l’on se détache un instant de l’angoisse ambiante – difficile exercice –, elles méritent qu’on s’y arrête un instant, avant de savoir, par Emmanuel Macron qui parle ce lundi soir, à quelle sauce nous serons confinés.</p>
<p>Le scrutin renverse en effet la plupart des conclusions qu’on tirait jusque-là de la vie politique française. </p>
<p>En un mot : ces municipales ont marqué la revanche du vieux sur le neuf.</p>
<p>Le neuf ? La domination électorale de La République en marche, qui a duré deux ans, de la présidentielle aux européennes. Sans implantation, sans élus locaux en dehors des barons venus de la droite, fondé sur un parti-start up aux adhérents d’un jour et d’un clic, le parti macronien ramasse une veste sans appel. </p>
<p>Symbole de cette déconfiture : l’effondrement de Gérard Collomb, qui croyait tenir solidement son royaume en revêtant ses habits macroniens et se retrouve sans couronne. Aucune conquête, aucun fief en propre, un score globalement faible pour LREM : le Président est suspendu au-dessus d’un pays qui lui est largement étranger.</p>
<p>Le vieux ? Les sortants, en premier lieu, qui ont en général gardé la confiance de leurs administrés et se retrouvent souvent en tête du scrutin. Loin de faire fuir les électeurs, l’exercice du pouvoir local les a fidélisés : tout le contraire du «dégagisme» qui semblait la règle depuis 2017. Cette prime au pouvoir en place vaut pour tous les partis, à Paris, à Lille, à Rennes ou à Nantes pour le PS, un peu partout pour LR, à Grenoble pour les Verts, et même dans les mairies RN ou apparentées, comme à Béziers, où Robert Ménard remporte une élection de maréchal, ou à Hénin-Beaumont où le RN est réélu triomphalement. Corollaire de ce théorème : LFI, parti dégagiste par excellence, a fait le choix de sauter par-dessus le scrutin dans la plupart des cas, faute de combattants. Et à Paris, sa candidate tombe au-dessous des 5%.</p>
<p>Le vieux encore : les partis traditionnels, qui gardent tous leur implantation. La droite classique devrait, s’il y a un second tour, maintenir ses positions de force. Contrairement à ce qu’on pensait, le conservatisme conserve… Le PS qu’on disait agonisant garde ses anciennes terres et fait même de bons scores dans certaines villes où il n’était pas au pouvoir. De même la bonne vieille union de la gauche, selon des arrangements variés (avec ou sans Verts, avec ou sans LFI), prouve encore son efficacité. Elle permet aux sortants de gauche de faire bonne figure, elle pousse les Verts quand ils sont têtes de liste, elle laisse même envisager certains gains appréciables. Symbole de sa pertinence : le bon score de la liste d’union à Marseille, où Martine Vassal, héritière d’un gaudinisme dévalué, subit une grave déconvenue dans ce premier tour. Partout ou presque, l’antagonisme droite-gauche, réputé obsolète, a dominé la campagne et le scrutin.</p>
<p>On dira que la percée des écologistes, trait principal de cette élection, traduit un réel renouveau. Réflexion juste, à cette nuance près : le parti vert est un vieux routier des compétitions électorales et participe depuis longtemps à nombre de majorités municipales. Les réalisations qu’il pousse depuis des décennies se sont inscrites dans le paysage urbain dans de nombreuses villes et recueillent l’assentiment des électeurs. Ce qui est neuf, c’est la prise de conscience écologique de l’opinion, qui fait passer les Verts du second plan au premier dans plusieurs grandes villes. Mais là encore la tradition s’impose : pour gagner des mairies, la plupart du temps, les écologistes doivent s’allier avec les anciens partis de gauche, comme ils le font depuis longtemps. En principe, l’écologie transcende les anciens clivages. En réalité électorale, elle est une composante de la gauche, plus forte qu’auparavant, mais encore incapable de l’emporter seule. Le vert est une couleur qui s’affirme. Mais sans le rose et le rouge, elle reste minoritaire.</p>
<p>LAURENT JOFFRIN</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377318</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 10:12:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=5789#comment-377318</guid>
		<description>Premier tour des élections municipales : déclaration du Parti communiste français
 
Le premier tour de ces élections municipales s&#039;est tenu dans la situation exceptionnelle de la crise sanitaire du coronavirus.
Cela a évidemment pesé sur une abstention qui, à plus de 54%, s&#039;avère historique.
Il faut, dans ce contexte particulièrement difficile, saluer l&#039;engagement des élus municipaux et des personnels communaux, qui ont permis la continuité de cet exercice démocratique essentiel.
Cet engagement constitue un atout pour la mobilisation de toute la nation et pour la construction des solidarités populaires indispensables face à la menace pesant sur le pays.
La priorité est à l&#039;amplification de la mobilisation nationale contre la pandémie.
Il appartient dans ce cadre à l&#039;exécutif d&#039;informer, sur la base des estimations des autorités sanitaires, sur l&#039;évolution de la pandémie, et sur les conditions dans lesquelles les opérations de vote du second tour pourront ou non se tenir.
Parce que l&#039;implication de chacun et chacune va être indispensable, les décisions à prendre ne peuvent relever du seul président de la République et de son gouvernement. Elles doivent être prises en concertation avec les partis représentés au Parlement, qui doivent être prochainement réunis.
Au-delà, les premiers résultats du scrutin font apparaître la bonne tenue des listes de large rassemblement à gauche, et tout particulièrement de celles que conduisent des communistes.
Ainsi, à cette heure, alors que l&#039;on ne connaît pas encore tous les résultats, sont notamment remportées au premier tour des villes comme Montreuil-sous-Bois, Stains, Fontenay-sous-Bois, Bonneuil, Nanterre, Gennevilliers, Martigues, Vierzon, Dieppe, Tarnos, Saint-Amand-les-Eaux, Avion etc.
Au Havre, le Premier ministre subit la sanction de la politique de casse sociale et de régression démocratique de son gouvernement. Il perd 8 points sur son résultat de 2014, Jean-Paul Lecocq obtenant face à lui le score de 35 %.
Le Parti communiste français y voit une invitation à défendre les communes, pilier de notre République, et à consolider les politiques publiques qui font de celles-ci des laboratoires de progrès social et écologique au quotidien.
Plus que jamais, l &#039;humain et la planète doivent être au cœur des politiques à mettre en œuvre pour répondre aux attentes des Françaises et des Français.
Ce soir, les communistes et leurs élus sont mobilisés pour poursuive la bataille engagée pour le premier tour de ces municipales. Partout où c&#039;est possible, ils appellent au plus large rassemblement des forces de gauche et écologistes pour l&#039;emporter face aux listes soutenues par le gouvernement, la droite et l&#039;extrême droite.

Paris 15 mars 2020
Parti communiste français</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Premier tour des élections municipales : déclaration du Parti communiste français</p>
<p>Le premier tour de ces élections municipales s&#8217;est tenu dans la situation exceptionnelle de la crise sanitaire du coronavirus.<br />
Cela a évidemment pesé sur une abstention qui, à plus de 54%, s&#8217;avère historique.<br />
Il faut, dans ce contexte particulièrement difficile, saluer l&#8217;engagement des élus municipaux et des personnels communaux, qui ont permis la continuité de cet exercice démocratique essentiel.<br />
Cet engagement constitue un atout pour la mobilisation de toute la nation et pour la construction des solidarités populaires indispensables face à la menace pesant sur le pays.<br />
La priorité est à l&#8217;amplification de la mobilisation nationale contre la pandémie.<br />
Il appartient dans ce cadre à l&#8217;exécutif d&#8217;informer, sur la base des estimations des autorités sanitaires, sur l&#8217;évolution de la pandémie, et sur les conditions dans lesquelles les opérations de vote du second tour pourront ou non se tenir.<br />
Parce que l&#8217;implication de chacun et chacune va être indispensable, les décisions à prendre ne peuvent relever du seul président de la République et de son gouvernement. Elles doivent être prises en concertation avec les partis représentés au Parlement, qui doivent être prochainement réunis.<br />
Au-delà, les premiers résultats du scrutin font apparaître la bonne tenue des listes de large rassemblement à gauche, et tout particulièrement de celles que conduisent des communistes.<br />
Ainsi, à cette heure, alors que l&#8217;on ne connaît pas encore tous les résultats, sont notamment remportées au premier tour des villes comme Montreuil-sous-Bois, Stains, Fontenay-sous-Bois, Bonneuil, Nanterre, Gennevilliers, Martigues, Vierzon, Dieppe, Tarnos, Saint-Amand-les-Eaux, Avion etc.<br />
Au Havre, le Premier ministre subit la sanction de la politique de casse sociale et de régression démocratique de son gouvernement. Il perd 8 points sur son résultat de 2014, Jean-Paul Lecocq obtenant face à lui le score de 35 %.<br />
Le Parti communiste français y voit une invitation à défendre les communes, pilier de notre République, et à consolider les politiques publiques qui font de celles-ci des laboratoires de progrès social et écologique au quotidien.<br />
Plus que jamais, l &#8216;humain et la planète doivent être au cœur des politiques à mettre en œuvre pour répondre aux attentes des Françaises et des Français.<br />
Ce soir, les communistes et leurs élus sont mobilisés pour poursuive la bataille engagée pour le premier tour de ces municipales. Partout où c&#8217;est possible, ils appellent au plus large rassemblement des forces de gauche et écologistes pour l&#8217;emporter face aux listes soutenues par le gouvernement, la droite et l&#8217;extrême droite.</p>
<p>Paris 15 mars 2020<br />
Parti communiste français</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377317</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 08:07:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=5789#comment-377317</guid>
		<description>Bonjour Mr Filoche

Je vous prie de m&#039;excuser de pas avoir répondu.
Mon drh nous a bien confirmé qu&#039;on était pas obligé d&#039;accepter le temps partiel.

Et maintenant, les situations d&#039;urgences s&#039;accumulent de jour en jour,
Nous avons reçu un mail hier dimanche de mon DRH pour nous prononcer sur la situation des fermetures de toutes les agences de voyages ( car je travaille pour le secteur d&#039;activité dans le tourisme), 
                       
                                                      -chômage total pour l&#039;ensemble du réseau d&#039;agence suite fermeture imposée par le gouvernement (alors que nous avons des agences de rue qui ne rentrent pas dans le                                                                 cadre des mesures imposée par le gouvernement)  
                                                      -activité partielle chômée à 90% pour l&#039;ensemble des services et département de l&#039;entreprise sur ces points la direction va impacter progressivement les services en                                                                   fonction des impératifs d&#039;activité,
( et là je conçois tout  fait ces mesures , nous mettons en place le télétravail.)

A cela je pense que nous devons nous fier  à l&#039;évidence en rapport avec l&#039;ordre des autorités du gouvernement,  le télétravail sera mis en place pour plusieurs services, tous mes collègues élus se sont prononcés favorable pour les nouvelles mesures de chômage technique sauf moi  pour ma part j&#039;ai répondu que je me prononçais pas pour le moment , question difficile à répondre à la va vite sans porter un temps de réflexion en équipe,  je n&#039;aime pas répondre tout de suite pour le plaisir de certains car pendant des années quand je demande de revoir les avantages en matière de sécurité ou parler des primes à la direction pour les salariés, la direction met des semaines à nous répondre et pour la plupart du temps, les demandes sont  refusées ce n&#039;est pas dans un esprit de vengeance mais j&#039;ai le droit de réfléchir aussi.

Cependant nous avons des agences de rue ou nous pouvons continuer à travailler tant que le confinement n&#039;est pas déclaré officiellement par le gouvernement tout comme les petits commerces franprix carrefour ect...ouvert en ce moment .

A votre avis quelles sont les meilleures questions à poser selon vous ? 

je dois faire un retour par mail à mon DRH;

-Pour les nouvelles mesures du chômage technique
-contre les nouvelles mesures de chômage technique 

Voici ce que je vais proposer par mail à mon DRH ;

bon pour accord pour l&#039;activité partielle à 90% pour l&#039;ensemble des services et département , je souhaite cependant que nous puissions mettre en place un salarié par agence en télétravail en prévisons de la qualité de traitement de nos clients en tant que conseillés et je ne souhaite pas que le service qualité gère la relance de mes propres clients de mon agence, nous devons suivre nos clients car ils ont payé les frais agence pour le bon suivi de leurs dossiers ,on leurs doit bien ça n&#039;oublions pas qu&#039;internet est un concurent majeur pour faire face aux maintient de nos emplois.

Je suggère 1 salarié en relance pour 2 agences , cette suggestion dans l&#039;intérêt économique de l&#039;entreprise et le maintien de nos emplois pour les mois à venir dans notre secteur d&#039;activité .

Alors qu&#039;en pensez vous? 

Merci de votre attention Mr Filoche 

Jamila</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Mr Filoche</p>
<p>Je vous prie de m&#8217;excuser de pas avoir répondu.<br />
Mon drh nous a bien confirmé qu&#8217;on était pas obligé d&#8217;accepter le temps partiel.</p>
<p>Et maintenant, les situations d&#8217;urgences s&#8217;accumulent de jour en jour,<br />
Nous avons reçu un mail hier dimanche de mon DRH pour nous prononcer sur la situation des fermetures de toutes les agences de voyages ( car je travaille pour le secteur d&#8217;activité dans le tourisme), </p>
<p>                                                      -chômage total pour l&#8217;ensemble du réseau d&#8217;agence suite fermeture imposée par le gouvernement (alors que nous avons des agences de rue qui ne rentrent pas dans le                                                                 cadre des mesures imposée par le gouvernement)<br />
                                                      -activité partielle chômée à 90% pour l&#8217;ensemble des services et département de l&#8217;entreprise sur ces points la direction va impacter progressivement les services en                                                                   fonction des impératifs d&#8217;activité,<br />
( et là je conçois tout  fait ces mesures , nous mettons en place le télétravail.)</p>
<p>A cela je pense que nous devons nous fier  à l&#8217;évidence en rapport avec l&#8217;ordre des autorités du gouvernement,  le télétravail sera mis en place pour plusieurs services, tous mes collègues élus se sont prononcés favorable pour les nouvelles mesures de chômage technique sauf moi  pour ma part j&#8217;ai répondu que je me prononçais pas pour le moment , question difficile à répondre à la va vite sans porter un temps de réflexion en équipe,  je n&#8217;aime pas répondre tout de suite pour le plaisir de certains car pendant des années quand je demande de revoir les avantages en matière de sécurité ou parler des primes à la direction pour les salariés, la direction met des semaines à nous répondre et pour la plupart du temps, les demandes sont  refusées ce n&#8217;est pas dans un esprit de vengeance mais j&#8217;ai le droit de réfléchir aussi.</p>
<p>Cependant nous avons des agences de rue ou nous pouvons continuer à travailler tant que le confinement n&#8217;est pas déclaré officiellement par le gouvernement tout comme les petits commerces franprix carrefour ect&#8230;ouvert en ce moment .</p>
<p>A votre avis quelles sont les meilleures questions à poser selon vous ? </p>
<p>je dois faire un retour par mail à mon DRH;</p>
<p>-Pour les nouvelles mesures du chômage technique<br />
-contre les nouvelles mesures de chômage technique </p>
<p>Voici ce que je vais proposer par mail à mon DRH ;</p>
<p>bon pour accord pour l&#8217;activité partielle à 90% pour l&#8217;ensemble des services et département , je souhaite cependant que nous puissions mettre en place un salarié par agence en télétravail en prévisons de la qualité de traitement de nos clients en tant que conseillés et je ne souhaite pas que le service qualité gère la relance de mes propres clients de mon agence, nous devons suivre nos clients car ils ont payé les frais agence pour le bon suivi de leurs dossiers ,on leurs doit bien ça n&#8217;oublions pas qu&#8217;internet est un concurent majeur pour faire face aux maintient de nos emplois.</p>
<p>Je suggère 1 salarié en relance pour 2 agences , cette suggestion dans l&#8217;intérêt économique de l&#8217;entreprise et le maintien de nos emplois pour les mois à venir dans notre secteur d&#8217;activité .</p>
<p>Alors qu&#8217;en pensez vous? </p>
<p>Merci de votre attention Mr Filoche </p>
<p>Jamila</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377316</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 07:56:27 +0000</pubDate>
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		<description>Cher camarades, Gérard, Christian, Jean-Claude, Bernard et Eric, 

Je me permets de vous apporter quelques éléments concernant l&#039;élection municipale à Aubervilliers.

Comme attendu, c&#039;est la liste d&#039;union de la droite qui est arrivée en tête, réunissant plus de 25 % des voix.

Ce score n&#039;est en rien étonnant, car il s&#039;agit du socle électoral de la droite que l&#039;on observe classiquement dans ma ville, et qui se situe entre 25 % et 30 % des voix.

La bonne nouvelle, c&#039;est que cette liste ne dispose pas de reports possibles de voix dans le cadre du second tour. Il est donc peu vraisemblable que l&#039;on observe un basculement à droite à Aubervilliers.

Mais surtout, l&#039;autre bonne nouvelle, de taille, c&#039;est notre liste, soutenue par GDS, GRS, les Radicaux de Gauche et Génération-S, est en tête de la gauche face à celle de la Maire soutenue par le PCF, LFI, EELV et le PRG !!!

Voici les scores dans l&#039;ordre décroissant : 
Liste soutenue par LR, UDI, Modem et LREM, menée par Karine Franclet : 25,69 %
Liste soutenue par GDS, Génération-S, GRS et les Radicaux de Gauche, menée par Sofienne Karroumi : 19,09 %
Liste soutenue par le PCF, LFI, EELV et le PRG, menée par Mériem Derkaoui : 17,67 %
Liste citoyenne DVG, menée par Zishan Butt : 15,77 %
Liste soutenue par le PS menée par Marc Guerrien : 13,08 %
Liste soutenue par la Gauche Communiste et le POID, menée par Jean-Jacques Karman : 7,43 %
Liste soutenue par LO, menée par Alain Noé : 1,27 %

La Maire et le PCF semblent cependant avoir refusé d&#039;envisager toute discussion avec notre liste, puisque la Maire a tenu un discours laissant entendre qu&#039;elle se maintiendrait au second tour et demandant aux forces de gauche de la rejoindre.

Je voulais savoir si vous pouviez joindre la direction du PCF (et celle des autres mouvements qui soutiennent sa liste) pour les en informer et leur demander de rappeler leurs militants locaux non seulement à la raison, mais surtout aux principes qui prévalent dans les relations entre mouvements de gauche, notamment dans des contextes électoraux. (S&#039;ils voulaient redonner un espoir de victoire à la droite, ils ne pourraient pas s&#039;y prendre autrement.)

Je suis prêt à me rendre disponible, avec notre tête de liste et notre directeur de campagne, pour toute rencontre éventuelle.

Cordialement,

Fethi CHOUDER
GDS Aubervilliers</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher camarades, Gérard, Christian, Jean-Claude, Bernard et Eric, </p>
<p>Je me permets de vous apporter quelques éléments concernant l&#8217;élection municipale à Aubervilliers.</p>
<p>Comme attendu, c&#8217;est la liste d&#8217;union de la droite qui est arrivée en tête, réunissant plus de 25 % des voix.</p>
<p>Ce score n&#8217;est en rien étonnant, car il s&#8217;agit du socle électoral de la droite que l&#8217;on observe classiquement dans ma ville, et qui se situe entre 25 % et 30 % des voix.</p>
<p>La bonne nouvelle, c&#8217;est que cette liste ne dispose pas de reports possibles de voix dans le cadre du second tour. Il est donc peu vraisemblable que l&#8217;on observe un basculement à droite à Aubervilliers.</p>
<p>Mais surtout, l&#8217;autre bonne nouvelle, de taille, c&#8217;est notre liste, soutenue par GDS, GRS, les Radicaux de Gauche et Génération-S, est en tête de la gauche face à celle de la Maire soutenue par le PCF, LFI, EELV et le PRG !!!</p>
<p>Voici les scores dans l&#8217;ordre décroissant :<br />
Liste soutenue par LR, UDI, Modem et LREM, menée par Karine Franclet : 25,69 %<br />
Liste soutenue par GDS, Génération-S, GRS et les Radicaux de Gauche, menée par Sofienne Karroumi : 19,09 %<br />
Liste soutenue par le PCF, LFI, EELV et le PRG, menée par Mériem Derkaoui : 17,67 %<br />
Liste citoyenne DVG, menée par Zishan Butt : 15,77 %<br />
Liste soutenue par le PS menée par Marc Guerrien : 13,08 %<br />
Liste soutenue par la Gauche Communiste et le POID, menée par Jean-Jacques Karman : 7,43 %<br />
Liste soutenue par LO, menée par Alain Noé : 1,27 %</p>
<p>La Maire et le PCF semblent cependant avoir refusé d&#8217;envisager toute discussion avec notre liste, puisque la Maire a tenu un discours laissant entendre qu&#8217;elle se maintiendrait au second tour et demandant aux forces de gauche de la rejoindre.</p>
<p>Je voulais savoir si vous pouviez joindre la direction du PCF (et celle des autres mouvements qui soutiennent sa liste) pour les en informer et leur demander de rappeler leurs militants locaux non seulement à la raison, mais surtout aux principes qui prévalent dans les relations entre mouvements de gauche, notamment dans des contextes électoraux. (S&#8217;ils voulaient redonner un espoir de victoire à la droite, ils ne pourraient pas s&#8217;y prendre autrement.)</p>
<p>Je suis prêt à me rendre disponible, avec notre tête de liste et notre directeur de campagne, pour toute rencontre éventuelle.</p>
<p>Cordialement,</p>
<p>Fethi CHOUDER<br />
GDS Aubervilliers</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377315</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2020 17:01:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=5789#comment-377315</guid>
		<description>bonjour, 
nous ajusterons les 3 et 4 avril s’il y’a confinement imposé partout, nous ferons cela par téléphone en effet,
la suppression du 2° tour des municipales  ? ça ne serait pas surprenant d’autant qu’ils vont perdre le premier tour
mais attention tout cela dans son déroulé, est d’abord politique avant d’être scientifique : comme la crise financiere dont ils ne parlent pas 

1°) ce n’est pas une raison de ne pas voter au 1er tour,
les macroniens organisent la panique sur les RS mais dans leurs rangs la consigne est d’aller voter a tout prix,  c’est gros !
à Paris, il n’y a que 1% de votants en moins et il manque moins de 5 % au national : 
le vote a lieu c’est un FAIT, 
il faut donc voter ! 
on n’est pas l’union sacrée, ni dans la panique : si plus de 50 % des gens votent ça signifie bien quelque chose ! 
et si des notres paniquent ce n’est pas sain,
ils n’auraient jamais franchi la Neva gelée en février 17 ! 

la grippe tue 10 000 personnes en ce moment même et les hôpitaux ne peuvent prendre ces malades là, alors évidemment ils ont été cassés et cela leur est difficile pour faire face au coronavirus et ses 90 morts, 
la recherche a été cassée, cf l’excellent article du chercheur de Marseille que Dominique nous a envoyé, il faut le publier  

2°) ce n’est pas justifié que Macron qui a cassé l’hôpital et la recherche dans ce pays, donne des leçons et manipule les élections qu’il a perdues d’avance : il ne faut pas reculer d’un pied la dessus, il faut dénoncer Macron pour protéger les victimes de sa politique. 
Ceux qui souffrent et meurent c’est à cause de Macron qui a désarmé nos soignants nos infirmiers nos médecins, nos hôpitaux, ferme plus de 16700 lits, supprimé des milliards de credit et la panique vient de là, 
les gens qui ont peur c’est parce qu’ils n‘ont pas confiance parce qu’il savent que leurs hôpitaux et chercheurs n’ont pas les moyens de faire face ! 
pas un pouce d’union sacrée, pas un pouce de concession à Macron dans ses manoeuvres
bien a vous, gerard</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>bonjour,<br />
nous ajusterons les 3 et 4 avril s’il y’a confinement imposé partout, nous ferons cela par téléphone en effet,<br />
la suppression du 2° tour des municipales  ? ça ne serait pas surprenant d’autant qu’ils vont perdre le premier tour<br />
mais attention tout cela dans son déroulé, est d’abord politique avant d’être scientifique : comme la crise financiere dont ils ne parlent pas </p>
<p>1°) ce n’est pas une raison de ne pas voter au 1er tour,<br />
les macroniens organisent la panique sur les RS mais dans leurs rangs la consigne est d’aller voter a tout prix,  c’est gros !<br />
à Paris, il n’y a que 1% de votants en moins et il manque moins de 5 % au national :<br />
le vote a lieu c’est un FAIT,<br />
il faut donc voter !<br />
on n’est pas l’union sacrée, ni dans la panique : si plus de 50 % des gens votent ça signifie bien quelque chose !<br />
et si des notres paniquent ce n’est pas sain,<br />
ils n’auraient jamais franchi la Neva gelée en février 17 ! </p>
<p>la grippe tue 10 000 personnes en ce moment même et les hôpitaux ne peuvent prendre ces malades là, alors évidemment ils ont été cassés et cela leur est difficile pour faire face au coronavirus et ses 90 morts,<br />
la recherche a été cassée, cf l’excellent article du chercheur de Marseille que Dominique nous a envoyé, il faut le publier  </p>
<p>2°) ce n’est pas justifié que Macron qui a cassé l’hôpital et la recherche dans ce pays, donne des leçons et manipule les élections qu’il a perdues d’avance : il ne faut pas reculer d’un pied la dessus, il faut dénoncer Macron pour protéger les victimes de sa politique.<br />
Ceux qui souffrent et meurent c’est à cause de Macron qui a désarmé nos soignants nos infirmiers nos médecins, nos hôpitaux, ferme plus de 16700 lits, supprimé des milliards de credit et la panique vient de là,<br />
les gens qui ont peur c’est parce qu’ils n‘ont pas confiance parce qu’il savent que leurs hôpitaux et chercheurs n’ont pas les moyens de faire face !<br />
pas un pouce d’union sacrée, pas un pouce de concession à Macron dans ses manoeuvres<br />
bien a vous, gerard</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377314</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 21:59:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=5789#comment-377314</guid>
		<description>U SUJET DU CORONAVIRUS

par le Professeur Gilbert DERAY, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris

 

Coronavirus, attention danger, mais pas celui que vous croyez. 



Depuis 30 ans, de mon observatoire hospitalier, j’ai vécu de nombreuses crises sanitaires, HIV, SRAS, MERS, résurgence de la tuberculose, bactéries multi-résistantes, nous les avons gérées dans le calme et très efficacement. 

Aucune n’a donné lieu à la panique actuelle.

Je n’ai jamais vécu un tel degré d’inquiétude pour une maladie infectieuse et d’ailleurs pour aucune autre.

Et pourtant, Je ne suis pas inquiet quant aux conséquences médicales du Coronavirus. Rien dans les chiffres actuels sur la mortalité et la diffusion du virus ne justifie la panique mondiale sanitaire et surtout économique.

Les mesures prises sont adaptées et efficaces et elles permettront le contrôle de l’épidémie. C’est déjà le cas en Chine, foyer initial et de loin le plus important de cet agent infectieux, ou l’épidémie est en train de s’éteindre.

L’avenir proche dira si je me suis trompé.

Par contre, 

• Je suis inquiet des vols de masques et que ceux nécessaires à la protection des personnels soignants et des personnes à risque, nos anciens et celles déjà malades, en particulier les patients immunodéprimés, soient distribués pour une efficacité nulle dans les aéroports, les cafés et les centres commerciaux.

• Je suis inquiet des vols de gels nettoyants.

• Je suis inquiet de ces rixes pour acheter du papier toilette et des boîtes de riz et de pâtes.

• Je suis inquiet de cette terreur qui conduit à faire des stocks obscènes de nourriture dans des pays où elle est disponible dans une abondance tout aussi obscène.

• Je suis inquiet pour nos anciens déjà seuls et qu’il ne faut plus ni voir ni toucher de peur de les tuer. Ils mourront plus vite mais « seulement « de solitude. Nous avions l’habitude de ne pas rendre visite à nos parents et grands-parents si nous avions la grippe, pas de les éviter « au cas où » et pour une durée indéterminée, ce n’est en rien différent pour le coronavirus

• Je suis inquiet que la santé ne devienne un objet de communication belliqueuse et de conflit comme un autre, alors qu’elle devrait être une cause ultime de lutte dans le rassemblement. 

• Je suis inquiet que notre système de santé, déjà en grandes difficultés, soit prochainement débordé par un afflux de malades au moindre signe de syndrome grippal. Ce sont alors toutes les autres maladies que nous ne pourrons prendre en charge. Un infarctus du myocarde ou une appendicite ce sont toujours des urgences, un virus rarement.

La couverture médiatique sur le coronavirus est très anxiogène et elle participe à l’affolement de chacun.

Cela conduit aux théories du complot les plus folles du genre, « ils nous cachent quelque chose ». Rien n’est obscur, c’est impossible en médecine dans ce monde du numérique ou la connaissance scientifique est immédiate et sans filtre.

Le coronavirus ne tue (presque) que les organismes déjà fragiles.

Je suis inquiet que ce minuscule être vivant ne fasse que dévoiler les immenses fractures et fragilités de nos sociétés. Les morts qui se compteront alors par millions seront ceux de l’affrontement des individus dans l’indifférence totale de l’intérêt collectif.

Professeur Gilbert DERAY, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>U SUJET DU CORONAVIRUS</p>
<p>par le Professeur Gilbert DERAY, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris</p>
<p>Coronavirus, attention danger, mais pas celui que vous croyez. </p>
<p>Depuis 30 ans, de mon observatoire hospitalier, j’ai vécu de nombreuses crises sanitaires, HIV, SRAS, MERS, résurgence de la tuberculose, bactéries multi-résistantes, nous les avons gérées dans le calme et très efficacement. </p>
<p>Aucune n’a donné lieu à la panique actuelle.</p>
<p>Je n’ai jamais vécu un tel degré d’inquiétude pour une maladie infectieuse et d’ailleurs pour aucune autre.</p>
<p>Et pourtant, Je ne suis pas inquiet quant aux conséquences médicales du Coronavirus. Rien dans les chiffres actuels sur la mortalité et la diffusion du virus ne justifie la panique mondiale sanitaire et surtout économique.</p>
<p>Les mesures prises sont adaptées et efficaces et elles permettront le contrôle de l’épidémie. C’est déjà le cas en Chine, foyer initial et de loin le plus important de cet agent infectieux, ou l’épidémie est en train de s’éteindre.</p>
<p>L’avenir proche dira si je me suis trompé.</p>
<p>Par contre, </p>
<p>• Je suis inquiet des vols de masques et que ceux nécessaires à la protection des personnels soignants et des personnes à risque, nos anciens et celles déjà malades, en particulier les patients immunodéprimés, soient distribués pour une efficacité nulle dans les aéroports, les cafés et les centres commerciaux.</p>
<p>• Je suis inquiet des vols de gels nettoyants.</p>
<p>• Je suis inquiet de ces rixes pour acheter du papier toilette et des boîtes de riz et de pâtes.</p>
<p>• Je suis inquiet de cette terreur qui conduit à faire des stocks obscènes de nourriture dans des pays où elle est disponible dans une abondance tout aussi obscène.</p>
<p>• Je suis inquiet pour nos anciens déjà seuls et qu’il ne faut plus ni voir ni toucher de peur de les tuer. Ils mourront plus vite mais « seulement « de solitude. Nous avions l’habitude de ne pas rendre visite à nos parents et grands-parents si nous avions la grippe, pas de les éviter « au cas où » et pour une durée indéterminée, ce n’est en rien différent pour le coronavirus</p>
<p>• Je suis inquiet que la santé ne devienne un objet de communication belliqueuse et de conflit comme un autre, alors qu’elle devrait être une cause ultime de lutte dans le rassemblement. </p>
<p>• Je suis inquiet que notre système de santé, déjà en grandes difficultés, soit prochainement débordé par un afflux de malades au moindre signe de syndrome grippal. Ce sont alors toutes les autres maladies que nous ne pourrons prendre en charge. Un infarctus du myocarde ou une appendicite ce sont toujours des urgences, un virus rarement.</p>
<p>La couverture médiatique sur le coronavirus est très anxiogène et elle participe à l’affolement de chacun.</p>
<p>Cela conduit aux théories du complot les plus folles du genre, « ils nous cachent quelque chose ». Rien n’est obscur, c’est impossible en médecine dans ce monde du numérique ou la connaissance scientifique est immédiate et sans filtre.</p>
<p>Le coronavirus ne tue (presque) que les organismes déjà fragiles.</p>
<p>Je suis inquiet que ce minuscule être vivant ne fasse que dévoiler les immenses fractures et fragilités de nos sociétés. Les morts qui se compteront alors par millions seront ceux de l’affrontement des individus dans l’indifférence totale de l’intérêt collectif.</p>
<p>Professeur Gilbert DERAY, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377313</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 14:25:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=5789#comment-377313</guid>
		<description>https://www.latribune.fr/journal/edition-du-2210/enquete/294134/1957-100.000-morts.html

1957, 100.000 morts

Un Français sur cinq a la grippe [?]. Les hôpitaux sont submergés. Les médecins doivent travailler jour et nuit [?]. La majorité des victimes sont des adolescents. » Scénario catastrophe la grippe A ? Non, informations parues dans « Le Journal du dimanche », daté du 13 octobre? 1957. Il y a cinquante-deux ans presque jour pour jour, la France était touchée par une vague de grippe sans précédent. Appelée « grippe asiatique », elle restera dans les annales comme la première pandémie grippale de l&#039;ère moderne. Aujourd&#039;hui oubliée de tous, y compris de ceux qui l&#039;ont vécue [lire encadré], elle fit 2 à 3 millions de morts dans le monde, dont 100.000 dans l&#039;Hexagone. Vingt à trente fois plus qu&#039;une grippe saisonnière classique. Parti de Chine en février ? d&#039;où son nom ? le virus mortel parcourt alors Hong Kong, Taiwan, Singapour et Bornéo, atteint ensuite l&#039;Australie et l&#039;Amérique du Nord avant de frapper l&#039;Europe au début de l&#039;été, en même temps que l&#039;Afrique et l&#039;Amérique. « La propagation a beau être moins rapide que celle du H1N1 aujourd&#039;hui, elle se fait très vite : il faut six mois au virus pour boucler son tour du monde », remarque le virologue Claude Hannoun (1).L&#039;été, peu propice au développement des virus grippaux, se passe sereinement. Mais les choses s&#039;emballent à la rentrée. « Il est intéressant d&#039;observer l&#039;évolution des médias de l&#039;époque », note Luc Hessel, directeur des affaires médicales et publiques chez Sanofi-Pasteur MSD, spécialiste des politiques de vaccination. En juin 1957, le secrétariat d&#039;État à la Santé publique affirme que « l&#039;épidémie de grippe asiatique ne justifie pas d&#039;inquiétude particulière ». La presse se veut donc rassurante. « La maladie n&#039;a rien d&#039;alarmant jusqu&#039;à présent », assure « Le Figaro ». Les victimes signalées à l&#039;étranger ? 100.000 cas aux États-Unis, cinq enfants victimes de la maladie au Royaume-Uni ? n&#039;émeuvent guère. Mais, dès la rentrée scolaire, le ton change. Fin septembre, « Le Figaro » donne la parole au Dr Peretti. Ce conseiller municipal parisien souhaite « renvoyer à une date ultérieure la rentrée scolaire, l&#039;école étant un foyer de contamination par excellence ». Il ne sera guère écouté. Soixante ans après la mort de Pasteur, on ne doute pas des pouvoirs de la médecine. À l&#039;époque, les antibiotiques sont présentés comme une riposte très efficace aux surinfections bactériennes, complications classiques de la grippe. Le professeur Étienne Chabrol explique dans « Le Figaro » du 9 octobre que « la riposte par les antibiotiques nous trouve mieux armés qu&#039;à l&#039;époque de la grippe espagnole ». Mais le nouveau virus se caractérise par une forte contagiosité. « Trouvant devant lui une population dépourvue d&#039;immunité préalable, il atteint un grand nombre de sujets à l&#039;exception de ceux âgés de plus de 70 ans, qui semblaient plus résistants [on comprendra plus tard que ces derniers possèdent la ?mémoire immunitaire? d&#039;un virus similaire, datant vraisemblablement de 1889-1890, Ndlr]. Les nombreux cas sévères étaient des pneumonies virales primitives, sans complications bactériennes, mais une maladie chronique sous-jacente était souvent présente [?]. [Le virus] était également grave pour la femme enceinte au cours du troisième trimestre de grossesse », rapportent Pierre Saliou et deux autres experts dans leur ouvrage « la Grippe en face » (2). « Deux caractéristiques distinguent la pandémie de la ?simple? épidémie : une vaste extension géographique et un virus nouveau face à laquelle la population est en majorité ?naïve?, c&#039;est-à-dire dépourvue d&#039;anticorps », ajoute l&#039;historien de la santé Patrick Zylberman.Les scientifiques, pourtant, s&#039;accrochent à une autre découverte de l&#039;après-guerre : le vaccin. « Dix ans plus tôt, en 1947, on a isolé la première souche du virus à l&#039;Institut Pasteur, premier laboratoire français jamais consacré aux recherches sur la grippe », indique Claude Hannoun. « Mais les méthodes restent très artisanales et le processus, semi-industriel. Deux laboratoires, Pasteur et Mérieux, possèdent des vaccins à peu près équivalents. Pourtant, il n&#039;y a pas de politique de vaccination : on administre le vaccin à quelques dizaines de milliers de personnes, surtout âgées. » Soit, justement, la population la mieux immunisée. De plus, « les vaccins contre la grippe sont moins efficaces que ceux contre la polio, la rougeole, les oreillons ou la variole, soit parce que le virus de la grippe est très instable, soit parce que les vaccins eux-mêmes ne sont pas bien adaptés », rapporte Patrick Zylberman. Pendant ce temps, la pandémie poursuit son avancée dans l&#039;Hexagone. Le pic survient à l&#039;automne 1957. Présente dans le Nord et l&#039;Est (Moselle), la vague grippale s&#039;intensifie brusquement dans la seconde quinzaine d&#039;octobre, entraînant son lot de désorganisations. « L&#039;offensive de la grippe se développe », titre alors « Le Journal du dimanche » du 13 octobre, mentionnant pêle-mêle les « administrations fonctionnant au ralenti » et les « usines à demi-effectifs ». Quelques jours après la rentrée scolaire ? à l&#039;époque, elle a lieu début octobre ?, 30 % des écoliers français sont grippés. Le traitement médiatique reste parfois bon enfant : dans « France-Soir », un pharmacien de la capitale estime qu&#039;« au fond, les Parisiens sont contents de l&#039;avoir eux aussi », cette grippe. Mais la tension monte. Dans les pharmacies, « les malades imaginaires épuisent les stocks de médicaments » (principalement aspirine et vitamine C) note « Le JDD ».Le 14 octobre, « Le Figaro » signale « l&#039;ouverture prochaine de centres de vaccination » à Paris. L&#039;Institut Pasteur annonce que « le vaccin sera délivré avant dix jours aux populations prioritaires », en l&#039;occurrence les médecins et les pharmaciens.La réalité sera tout autre. « Il n&#039;y a pas assez de doses vaccinales et elles arrivent trop tard. La moitié d&#039;entre elles ne seront disponibles qu&#039;après le pic de l&#039;épidémie », indique Patrick Zylberman. Dans l&#039;opinion, l&#039;agacement est à son comble. « Le ministère de la Santé a-t-il du vaccin contre la grippe ? » s&#039;interroge « Le Figaro » le 25 octobre, qui assène : « Nous sommes en pleine épidémie de grippe asiatique et personne ou presque n&#039;a été vacciné. »En fait, la complexité du virus a eu raison du savoir de l&#039;époque. « La pandémie de 1957 est un mauvais coup pour les scientifiques ! » plaisante Claude Hannoun. Le virus est radicalement différent de ses prédécesseurs, et notamment de la fameuse « grippe espagnole », un H1N1. Or le virus de 1957 est un H2N2? Les chercheurs le comprendront trop tard. « Le vaccin ne fonctionnait pas car il n&#039;était tout simplement pas adapté au nouveau virus. Un peu comme si, aujourd&#039;hui, on se vaccinait avec le vaccin contre la grippe saisonnière en pensant se protéger du H1N1 », explique Claude Hannoun.Fin octobre, la chose semble entendue : « L&#039;Institut Pasteur [?] ne disposera que d&#039;une quantité absolument négligeable de vaccins », tranche « Le Monde » du 27-28 octobre, qui souligne que les médecins et les techniciens de Pasteur ont réagi avec « bon sens » : « Ils ont décidé de ne point se faire vacciner ! » Sans vaccin, ni médicament miracle, la première pandémie moderne s&#039;éteint? naturellement. « Les vagues de pandémies finissent toujours par s&#039;atténuer spontanément », souligne Luc Hessel. « Les répliques ont été de moins en moins importantes d&#039;année en année, au fur et à mesure que l&#039;immunité augmentait dans la population. On estime qu&#039;à l&#039;hiver 1957-1958, 20 % des Français ont été malades, donc immunisés, auxquels il convient d&#039;ajouter 5 % de ?porteurs sains? qui ont attrapé le virus sans le savoir. Petit à petit, celui-ci est devenu saisonnier », note Claude Hannoun. « Le virus de la grippe est un virus voyou : il ?s&#039;échappe? en mutant de manière marginale, par un phénomène de dérive génétique, indique Luc Hessel. Un peu comme s&#039;il changeait de manteau chaque hiver? » Durant l&#039;hiver 1957-1958, ce changement de garde-robe aura fait 9 millions de malades et 100.000 morts en France. Il faudra attendre près de dix ans et la seconde pandémie grippale mondiale de l&#039;ère moderne pour que ce virus H2N2 soit supplanté par un troisième, le H3N2. n (1) Auteur de « La grippe, ennemi intime », éditions Balland.(2) « La grippe en face », Yves Buisson, élisabeth Nicand et Pierre Saliou, éditions Xavier Montauban.La pandémie de 1957 est de type H2N2, et non H1N1. Les scientifiques de l&#039;époque le comprendront trop tard pour élaborer un vaccin efficace. Au cours de l&#039;année 1957-1958, le virus de type H2N2 tue 2 à 3 millions de personnes dans le monde.Neuf millions de Français contractent la maladie.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.latribune.fr/journal/edition-du-2210/enquete/294134/1957-100.000-morts.html" rel="nofollow">https://www.latribune.fr/journal/edition-du-2210/enquete/294134/1957-100.000-morts.html</a></p>
<p>1957, 100.000 morts</p>
<p>Un Français sur cinq a la grippe [?]. Les hôpitaux sont submergés. Les médecins doivent travailler jour et nuit [?]. La majorité des victimes sont des adolescents. » Scénario catastrophe la grippe A ? Non, informations parues dans « Le Journal du dimanche », daté du 13 octobre? 1957. Il y a cinquante-deux ans presque jour pour jour, la France était touchée par une vague de grippe sans précédent. Appelée « grippe asiatique », elle restera dans les annales comme la première pandémie grippale de l&#8217;ère moderne. Aujourd&#8217;hui oubliée de tous, y compris de ceux qui l&#8217;ont vécue [lire encadré], elle fit 2 à 3 millions de morts dans le monde, dont 100.000 dans l&#8217;Hexagone. Vingt à trente fois plus qu&#8217;une grippe saisonnière classique. Parti de Chine en février ? d&#8217;où son nom ? le virus mortel parcourt alors Hong Kong, Taiwan, Singapour et Bornéo, atteint ensuite l&#8217;Australie et l&#8217;Amérique du Nord avant de frapper l&#8217;Europe au début de l&#8217;été, en même temps que l&#8217;Afrique et l&#8217;Amérique. « La propagation a beau être moins rapide que celle du H1N1 aujourd&#8217;hui, elle se fait très vite : il faut six mois au virus pour boucler son tour du monde », remarque le virologue Claude Hannoun (1).L&#8217;été, peu propice au développement des virus grippaux, se passe sereinement. Mais les choses s&#8217;emballent à la rentrée. « Il est intéressant d&#8217;observer l&#8217;évolution des médias de l&#8217;époque », note Luc Hessel, directeur des affaires médicales et publiques chez Sanofi-Pasteur MSD, spécialiste des politiques de vaccination. En juin 1957, le secrétariat d&#8217;État à la Santé publique affirme que « l&#8217;épidémie de grippe asiatique ne justifie pas d&#8217;inquiétude particulière ». La presse se veut donc rassurante. « La maladie n&#8217;a rien d&#8217;alarmant jusqu&#8217;à présent », assure « Le Figaro ». Les victimes signalées à l&#8217;étranger ? 100.000 cas aux États-Unis, cinq enfants victimes de la maladie au Royaume-Uni ? n&#8217;émeuvent guère. Mais, dès la rentrée scolaire, le ton change. Fin septembre, « Le Figaro » donne la parole au Dr Peretti. Ce conseiller municipal parisien souhaite « renvoyer à une date ultérieure la rentrée scolaire, l&#8217;école étant un foyer de contamination par excellence ». Il ne sera guère écouté. Soixante ans après la mort de Pasteur, on ne doute pas des pouvoirs de la médecine. À l&#8217;époque, les antibiotiques sont présentés comme une riposte très efficace aux surinfections bactériennes, complications classiques de la grippe. Le professeur Étienne Chabrol explique dans « Le Figaro » du 9 octobre que « la riposte par les antibiotiques nous trouve mieux armés qu&#8217;à l&#8217;époque de la grippe espagnole ». Mais le nouveau virus se caractérise par une forte contagiosité. « Trouvant devant lui une population dépourvue d&#8217;immunité préalable, il atteint un grand nombre de sujets à l&#8217;exception de ceux âgés de plus de 70 ans, qui semblaient plus résistants [on comprendra plus tard que ces derniers possèdent la ?mémoire immunitaire? d'un virus similaire, datant vraisemblablement de 1889-1890, Ndlr]. Les nombreux cas sévères étaient des pneumonies virales primitives, sans complications bactériennes, mais une maladie chronique sous-jacente était souvent présente [?]. [Le virus] était également grave pour la femme enceinte au cours du troisième trimestre de grossesse », rapportent Pierre Saliou et deux autres experts dans leur ouvrage « la Grippe en face » (2). « Deux caractéristiques distinguent la pandémie de la ?simple? épidémie : une vaste extension géographique et un virus nouveau face à laquelle la population est en majorité ?naïve?, c&#8217;est-à-dire dépourvue d&#8217;anticorps », ajoute l&#8217;historien de la santé Patrick Zylberman.Les scientifiques, pourtant, s&#8217;accrochent à une autre découverte de l&#8217;après-guerre : le vaccin. « Dix ans plus tôt, en 1947, on a isolé la première souche du virus à l&#8217;Institut Pasteur, premier laboratoire français jamais consacré aux recherches sur la grippe », indique Claude Hannoun. « Mais les méthodes restent très artisanales et le processus, semi-industriel. Deux laboratoires, Pasteur et Mérieux, possèdent des vaccins à peu près équivalents. Pourtant, il n&#8217;y a pas de politique de vaccination : on administre le vaccin à quelques dizaines de milliers de personnes, surtout âgées. » Soit, justement, la population la mieux immunisée. De plus, « les vaccins contre la grippe sont moins efficaces que ceux contre la polio, la rougeole, les oreillons ou la variole, soit parce que le virus de la grippe est très instable, soit parce que les vaccins eux-mêmes ne sont pas bien adaptés », rapporte Patrick Zylberman. Pendant ce temps, la pandémie poursuit son avancée dans l&#8217;Hexagone. Le pic survient à l&#8217;automne 1957. Présente dans le Nord et l&#8217;Est (Moselle), la vague grippale s&#8217;intensifie brusquement dans la seconde quinzaine d&#8217;octobre, entraînant son lot de désorganisations. « L&#8217;offensive de la grippe se développe », titre alors « Le Journal du dimanche » du 13 octobre, mentionnant pêle-mêle les « administrations fonctionnant au ralenti » et les « usines à demi-effectifs ». Quelques jours après la rentrée scolaire ? à l&#8217;époque, elle a lieu début octobre ?, 30 % des écoliers français sont grippés. Le traitement médiatique reste parfois bon enfant : dans « France-Soir », un pharmacien de la capitale estime qu&#8217;« au fond, les Parisiens sont contents de l&#8217;avoir eux aussi », cette grippe. Mais la tension monte. Dans les pharmacies, « les malades imaginaires épuisent les stocks de médicaments » (principalement aspirine et vitamine C) note « Le JDD ».Le 14 octobre, « Le Figaro » signale « l&#8217;ouverture prochaine de centres de vaccination » à Paris. L&#8217;Institut Pasteur annonce que « le vaccin sera délivré avant dix jours aux populations prioritaires », en l&#8217;occurrence les médecins et les pharmaciens.La réalité sera tout autre. « Il n&#8217;y a pas assez de doses vaccinales et elles arrivent trop tard. La moitié d&#8217;entre elles ne seront disponibles qu&#8217;après le pic de l&#8217;épidémie », indique Patrick Zylberman. Dans l&#8217;opinion, l&#8217;agacement est à son comble. « Le ministère de la Santé a-t-il du vaccin contre la grippe ? » s&#8217;interroge « Le Figaro » le 25 octobre, qui assène : « Nous sommes en pleine épidémie de grippe asiatique et personne ou presque n&#8217;a été vacciné. »En fait, la complexité du virus a eu raison du savoir de l&#8217;époque. « La pandémie de 1957 est un mauvais coup pour les scientifiques ! » plaisante Claude Hannoun. Le virus est radicalement différent de ses prédécesseurs, et notamment de la fameuse « grippe espagnole », un H1N1. Or le virus de 1957 est un H2N2? Les chercheurs le comprendront trop tard. « Le vaccin ne fonctionnait pas car il n&#8217;était tout simplement pas adapté au nouveau virus. Un peu comme si, aujourd&#8217;hui, on se vaccinait avec le vaccin contre la grippe saisonnière en pensant se protéger du H1N1 », explique Claude Hannoun.Fin octobre, la chose semble entendue : « L&#8217;Institut Pasteur [?] ne disposera que d&#8217;une quantité absolument négligeable de vaccins », tranche « Le Monde » du 27-28 octobre, qui souligne que les médecins et les techniciens de Pasteur ont réagi avec « bon sens » : « Ils ont décidé de ne point se faire vacciner ! » Sans vaccin, ni médicament miracle, la première pandémie moderne s&#8217;éteint? naturellement. « Les vagues de pandémies finissent toujours par s&#8217;atténuer spontanément », souligne Luc Hessel. « Les répliques ont été de moins en moins importantes d&#8217;année en année, au fur et à mesure que l&#8217;immunité augmentait dans la population. On estime qu&#8217;à l&#8217;hiver 1957-1958, 20 % des Français ont été malades, donc immunisés, auxquels il convient d&#8217;ajouter 5 % de ?porteurs sains? qui ont attrapé le virus sans le savoir. Petit à petit, celui-ci est devenu saisonnier », note Claude Hannoun. « Le virus de la grippe est un virus voyou : il ?s&#8217;échappe? en mutant de manière marginale, par un phénomène de dérive génétique, indique Luc Hessel. Un peu comme s&#8217;il changeait de manteau chaque hiver? » Durant l&#8217;hiver 1957-1958, ce changement de garde-robe aura fait 9 millions de malades et 100.000 morts en France. Il faudra attendre près de dix ans et la seconde pandémie grippale mondiale de l&#8217;ère moderne pour que ce virus H2N2 soit supplanté par un troisième, le H3N2. n (1) Auteur de « La grippe, ennemi intime », éditions Balland.(2) « La grippe en face », Yves Buisson, élisabeth Nicand et Pierre Saliou, éditions Xavier Montauban.La pandémie de 1957 est de type H2N2, et non H1N1. Les scientifiques de l&#8217;époque le comprendront trop tard pour élaborer un vaccin efficace. Au cours de l&#8217;année 1957-1958, le virus de type H2N2 tue 2 à 3 millions de personnes dans le monde.Neuf millions de Français contractent la maladie.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/01/30/a-renault-techno-centre-yvelines-le-23-janvier-20-info-et-debat-sur-les-retraites/comment-page-1/#comment-377312</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2020 16:52:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=5789#comment-377312</guid>
		<description>Bonjour,

nous avions été mal étiquetés par la préfecture de Seine-et-Marne qui nous avait donné l&#039;étiquette PCOM (pour PCF) en lieu et place de l&#039;étiquette liste divers gauche (LDVG). Tous les journaux ayant repris les données du site de ministère, nous voilà labellisés PCF dans la grande presse. Pour rappel notre liste est soutenue par le PCF, le PS, GDS et EELV. 
Nous venons de recevoir ce mail de la préfecture à la suite de notre recours gracieux. 
Je vous laisse apprécier le commentaire sur le ministère de l&#039;Intérieur et la transmission à la presse.
Anne

-------- Message transféré --------
Sujet :	Re: recours sur l&#039;étiquetage de la liste &quot;Combs, à gauche, écologique et citoyenne&quot; à Combs-la-Ville
Date :	Wed, 11 Mar 2020 15:10:43 +0100
De :	PREF77 pref-protocole 
Pour :	Anne Mejias de Haro 

Bonjour, 

Nous avons procédé à la requalification de votre liste, de LCOM à LDVG. 

Pour répondre à votre interrogation sur la transmission à la presse: La préfecture n&#039;a transmis, ni via son site, ni par la presse, aucune nuance. 

En revanche il est vrai que le Ministère a pris la décision de publier les listes avec nuance le 2 mars 2020. C&#039;est de bonne foi que nous vous avions indiqué au moment des dépôts de candidature qu&#039;il n&#039;était pas prévu une telle publication, et nous regrettons comme vous la dissonance des discours. 

La presse tire sa source du site du Ministère, sur lequel vous apparaissez dorénavant LDVG. 
Cordialement
-- 
T/COLLABORATIFCABSPReprésentation de l&#039;Etatsignature.png</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>nous avions été mal étiquetés par la préfecture de Seine-et-Marne qui nous avait donné l&#8217;étiquette PCOM (pour PCF) en lieu et place de l&#8217;étiquette liste divers gauche (LDVG). Tous les journaux ayant repris les données du site de ministère, nous voilà labellisés PCF dans la grande presse. Pour rappel notre liste est soutenue par le PCF, le PS, GDS et EELV.<br />
Nous venons de recevoir ce mail de la préfecture à la suite de notre recours gracieux.<br />
Je vous laisse apprécier le commentaire sur le ministère de l&#8217;Intérieur et la transmission à la presse.<br />
Anne</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8211; Message transféré &#8212;&#8212;&#8211;<br />
Sujet :	Re: recours sur l&#8217;étiquetage de la liste &laquo;&nbsp;Combs, à gauche, écologique et citoyenne&nbsp;&raquo; à Combs-la-Ville<br />
Date :	Wed, 11 Mar 2020 15:10:43 +0100<br />
De :	PREF77 pref-protocole<br />
Pour :	Anne Mejias de Haro </p>
<p>Bonjour, </p>
<p>Nous avons procédé à la requalification de votre liste, de LCOM à LDVG. </p>
<p>Pour répondre à votre interrogation sur la transmission à la presse: La préfecture n&#8217;a transmis, ni via son site, ni par la presse, aucune nuance. </p>
<p>En revanche il est vrai que le Ministère a pris la décision de publier les listes avec nuance le 2 mars 2020. C&#8217;est de bonne foi que nous vous avions indiqué au moment des dépôts de candidature qu&#8217;il n&#8217;était pas prévu une telle publication, et nous regrettons comme vous la dissonance des discours. </p>
<p>La presse tire sa source du site du Ministère, sur lequel vous apparaissez dorénavant LDVG.<br />
Cordialement<br />
&#8211;<br />
T/COLLABORATIFCABSPReprésentation de l&#8217;Etatsignature.png</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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