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	<title>Commentaires sur : analyse détaillée et critique de la loi (anti-salariés) d&#8217;urgence sanitaire et droit du travail</title>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2020 07:35:49 +0000</pubDate>
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		<description>Macron au secours de Berger

« LA CGT est ir­res­pon­sable »,a af­fir­mé­Lau-rent Ber­ger le 9 mai sur France Inter. Il par­lait de la fer­me­ture de l&#039;usine Re­nault-San­dou­ville, que la cen­trale syn­di­cale avait ob­te­nue de la jus­tice. Alors que, selon le lea­der de la CFDT, « un dia­logue so­cial assez exem­plaire » avait eu lieu dans cette usine pour une re­prise « en toute sé­cu­rité » du tra­vail.

La prise de po­si­tion de Ber­ger lui a valu quelques pho­to­mon­tages nau­séa­bonds dif­fu­sés par des mi­li­tants. Et a pro­vo­qué la ré­ac­tion du chef de l&#039;Etat : « Nul ne doute, a-t-il iro­nisé le 11 mai de­vant des conseillers, que ces mon­tages se­ront fer­me­ment condam­nés par Phi­lippe Mar­ti­nez. »

Il ne sa­vait pas alors que la di­rec­tion de la CGT avait déjà pu­bli­que­ment condamné, « avec la plus grande fer­meté », cette cam­pagne.

Le chef d&#039;Etat a lour­de­ment in­sisté : « Je ne trouve pas de meilleurs mots que Ber­ger pour qua­li­fier l&#039;at­ti­tude de la CGT dans cette af­faire Re­nault. Les syn­di­cats de­vraient com­prendre que cette ob­ses­sion d&#039;al­ler sys­té­ma­ti­que­ment de­vant le juge est contre­pro­duc­tive. Ils ne pro­tègent plus les sa­la­riés dans leur tra­vail, mais ils les pro­tègent du tra­vail. »


Ça peut faire rêver.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Macron au secours de Berger</p>
<p>« LA CGT est ir­res­pon­sable »,a af­fir­mé­Lau-rent Ber­ger le 9 mai sur France Inter. Il par­lait de la fer­me­ture de l&#8217;usine Re­nault-San­dou­ville, que la cen­trale syn­di­cale avait ob­te­nue de la jus­tice. Alors que, selon le lea­der de la CFDT, « un dia­logue so­cial assez exem­plaire » avait eu lieu dans cette usine pour une re­prise « en toute sé­cu­rité » du tra­vail.</p>
<p>La prise de po­si­tion de Ber­ger lui a valu quelques pho­to­mon­tages nau­séa­bonds dif­fu­sés par des mi­li­tants. Et a pro­vo­qué la ré­ac­tion du chef de l&#8217;Etat : « Nul ne doute, a-t-il iro­nisé le 11 mai de­vant des conseillers, que ces mon­tages se­ront fer­me­ment condam­nés par Phi­lippe Mar­ti­nez. »</p>
<p>Il ne sa­vait pas alors que la di­rec­tion de la CGT avait déjà pu­bli­que­ment condamné, « avec la plus grande fer­meté », cette cam­pagne.</p>
<p>Le chef d&#8217;Etat a lour­de­ment in­sisté : « Je ne trouve pas de meilleurs mots que Ber­ger pour qua­li­fier l&#8217;at­ti­tude de la CGT dans cette af­faire Re­nault. Les syn­di­cats de­vraient com­prendre que cette ob­ses­sion d&#8217;al­ler sys­té­ma­ti­que­ment de­vant le juge est contre­pro­duc­tive. Ils ne pro­tègent plus les sa­la­riés dans leur tra­vail, mais ils les pro­tègent du tra­vail. »</p>
<p>Ça peut faire rêver.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2020 08:24:34 +0000</pubDate>
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		<description>A propos du cas Renault Sandouville
Tout d’abord il est utile de rappeler que la CGT ne demandait pas la fermeture de l’usine mais l’obligation de mise en œuvre de mesures de protection et notamment que les salariés soient couverts par la législation spécifique à la protection contre les risques biologiques.
Le juge, en sa qualité d’arbitre en dernier ressort, a décidé que l’usine devait fermer. Il ne s’agit pas seulement d’une affaire de procédure comme certains l’affirment sournoisement. Mais sur ce point, il faut tout de même réaffirmer certains principes avant d’aller plus loin : une bataille de procédure n’est pas du tout irresponsable. Pourquoi ? Dans une entreprise, le patron a TOUS les pouvoirs. Le droit du travail a été acquis par les luttes pour rééquilibrer un peu la relation de subordination entre l’employeur tout puissant et le salarié. Ces textes étant le produit de rapports de force, ils sont loin d’être parfaits. La lutte des classes s’applique donc également sur le terrain judiciaire : le patron, comme le syndicat, va tenter d’exploiter toutes les failles des textes pour défendre ses intérêts. C’est ainsi qu’Amazone a été condamné à l’obligation d’évaluer les risques. Cela n’impose aucune mesure concrète. C’est un jugement procédurier, mais il va permettre aux syndicats de remettre sur la table toutes les revendications des salariés en matière de protection sanitaire ! C’est donc une méthode tout à fait honorable pour contraindre l’employeur à satisfaire les revendications. Le seul bémol qu’on peut y mettre c’est que la mobilisation des travailleurs est une méthode plus efficace et plus sûre. Mais elle n’est pas toujours facile à mener, particulièrement en situation de confinement...
Le premier élément assez ahurissant dans la communication CFDT est donc de s’attaquer à ce levier de défense que tous les syndicats utilisent en permanence. 
Ensuite il faut préciser que Renault Sandouville n’en est pas à son coup d’essai en matière de refus de respecter les instances. Ils ont déjà été condamnés en octobre 2012 pour le non respect des procédures de consultation du CHSCT. On aurait pu croire que cela leur aurait servi de leçon, mais nous sommes bien dans la lutte des classes et le patron revient toujours a la charge. Il est là aussi assez ahurissant que la CFDT se sente plus « partenaire » d’un employeur fautif récidiviste plutôt que d’un autre syndicat de salariés. Sans avoir vraiment le détail de l’histoire (nous attendons la communication des camarades de Renault Sandouville), il me semble que l’employeur a tenté un coup : plutôt que de réunir la SSCT (ex-CHSCT), il a réuni un groupe de travail sur les mesures sanitaires... quelle différence me direz-vous ? Les prérogatives legales, tout simplement. Si une SSCT émet des préconisations qui ne sont pas respectées par l’employeur, il peut par la suite plus facilement être condamné pour « faute inexcusable » et il devra payer (ben oui c’est encore une affaire de gros sous). Un groupe de travail n’a aucune valeur, il n’a pas de compte rendu voté ayant valeur de preuve, etc... on reste dans la décision unilatérale de l’employeur et il est de ce fait plus difficile de prouver qu’il avait été explicitement prévenu et qu’il n’en a pas tenu compte. C’est une subtilité « procédurale ». Mais c’est souvent avec des PV de CHSCT qu’on fait par exemple condamner les employeurs sur l’amiante... Donc le refus de la CGT d’y participer et sa procédure pour la faire annuler paraît tout à fait justifiée s’il s’agit bien de cette situation. 
Pour en revenir au jugement, il ne se contente pas de condamner sur la procédure (ce qui, nous venons de le voir, serait déjà tout à fait honorable), il condamne aussi Renault parce qu’il n’a pas suffisamment évalué les risques spécifiques à l’usine (le patron s’est contenté d’appliquer le guide national), parce qu’il juge que les salariés seront insuffisamment formés aux risques et aux mesures de protection, et parce qu’il n’y a pas de protocole pour les extérieurs (livreurs et sous-traitants). Ce n’est donc pas un jugement pris à la va-vite. Les arguments en défense e Renault n’ont pas été jugés convainquant. Et il est donc cocasse de voir nos plus grands Rrrrepublicains, soutiens indéfectibles de l’éééétat de ddddddroits, dénoncer une décision de justice. 
Battus, nos détracteurs en viennent alors à l’argument spécieux « alors il faut faire fermer toutes les usines Renault ». Et bien non, justement parce que la CGT est une organisation responsable, elle adapte ses démarches. Pour l’usine de Sandouville 60% des effectifs devaient reprendre le travail pour produire les Trafic dont les carnets de commande sont pleins (toujours ces gros sous). Donc on peut facilement imaginer que le risque est plus important (promiscuité des salariés) que pour l’usine de Flins ou seulement 30% reprennent parce que la production de la Zoe est moins pressante. A Flins, la CGT a donc déposé un droit d’alerte.
Pour finir, les salariés vont-ils subir des mesures de rétorsion patronale ? Un délégué CGC, dans une interview, anticipait déjà que pour assurer la réponse aux clients, puisque l’usine restait fermée plus longtemps que prévu, il faudrait que les salariés renoncent à des RTT et travaillent plus. Nous sommes là dans un syndrome de Stockholm avance ou l’exploité devance les attaques de l’exploiteur sans prendre aucun recul ! 
A la CGT nous aimons bien regarder la réalité des faits. Qu’est-ce qui pourrait justifier la casse de l’emploi ?
La situation économique ? Renault va bénéficier du chômage partiel pendant 1 ou 2 mois pour un très grand nombre de ses salariés, ce qui va beaucoup amortir ses pertes dans la période (en revanche ce ne sera peut être pas le cas dans les autres pays du monde où il a délocalisé... donc ce qui risque de coûter cher, c’est peut être ça !). Le marché de l’automobile pourrait ne pas se relever ? Il faudra voir. Le besoin de se déplacer restera fort, mais en fonction du pouvoir d’achat des ménages et des faillites des entreprises, il pourrait effectivement y avoir une baisse des commandes. Pour l’instant ce n’est pas mesurable. Et fermer une semaine de plus ou de moins une usine n’y changera strictement RIEN. 
Par ailleurs Renault bénéficie d’un prêt de l’Etat de 5 milliards d’euros. Cela représente l’équivalent de 103000€ par salarié français... de quoi voir venir. La encore, on est très loin de la catastrophe avec la fermeture d’une usine une semaine de plus que prévu. Sauf si le problème n’est pas la...
Notons au passage que la capitalisation boursière de Renault est justement de 5,338 milliards. Donc même si ce n’est pas le cas parce que le gouvernement protege les actionnaires, on peut donc considérer que cette entreprise est virtuellement nationalisée. Renault verse chaque année plus d’1 milliard de dividendes à ses actionnaires. Cette année, ils y renoncent (trop de pression médiatique). Mais des l’année prochaine les rapaces vont à nouveau exiger leur livre de chaire. Pour générer à nouveau un milliard de dividendes, dans un marché ralenti par la crise, la solution des capitalistes sera certainement une nouvelle purge des effectifs et des droits sociaux. Que des syndicats (CFDT, CGC, FO) rentrent dans le jeu du « c’est la faute à la CGT » a cause d’une fermeture d’une usine une semaine de plus que prévu montre la médiocrité d’analyse, la courte vue, et le dénûment dont sont affublés les salariés qui les suivent dans leur propre défense. 
La position la plus honnête est simple :
- mesures maximales de protection des salariés et donc respect du jugement
- paiement intégral des salariés titulaires et intérimaires, l’aide de l’Etat le permet 100 fois !
- enquête sur le coût des delocalisations de la production dans cette crise sanitaire
- nationalisation de l’entreprise sans indemnite pour les actionnaires (ils se sont suffisamment gavés les années précédentes, nous pouvons considérer ça comme leur contribution à une entreprise qu,ils ont coulé)
Et donc soutien aux camarades CGT de Renault !!!
Laurent Brun CGT </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A propos du cas Renault Sandouville<br />
Tout d’abord il est utile de rappeler que la CGT ne demandait pas la fermeture de l’usine mais l’obligation de mise en œuvre de mesures de protection et notamment que les salariés soient couverts par la législation spécifique à la protection contre les risques biologiques.<br />
Le juge, en sa qualité d’arbitre en dernier ressort, a décidé que l’usine devait fermer. Il ne s’agit pas seulement d’une affaire de procédure comme certains l’affirment sournoisement. Mais sur ce point, il faut tout de même réaffirmer certains principes avant d’aller plus loin : une bataille de procédure n’est pas du tout irresponsable. Pourquoi ? Dans une entreprise, le patron a TOUS les pouvoirs. Le droit du travail a été acquis par les luttes pour rééquilibrer un peu la relation de subordination entre l’employeur tout puissant et le salarié. Ces textes étant le produit de rapports de force, ils sont loin d’être parfaits. La lutte des classes s’applique donc également sur le terrain judiciaire : le patron, comme le syndicat, va tenter d’exploiter toutes les failles des textes pour défendre ses intérêts. C’est ainsi qu’Amazone a été condamné à l’obligation d’évaluer les risques. Cela n’impose aucune mesure concrète. C’est un jugement procédurier, mais il va permettre aux syndicats de remettre sur la table toutes les revendications des salariés en matière de protection sanitaire ! C’est donc une méthode tout à fait honorable pour contraindre l’employeur à satisfaire les revendications. Le seul bémol qu’on peut y mettre c’est que la mobilisation des travailleurs est une méthode plus efficace et plus sûre. Mais elle n’est pas toujours facile à mener, particulièrement en situation de confinement&#8230;<br />
Le premier élément assez ahurissant dans la communication CFDT est donc de s’attaquer à ce levier de défense que tous les syndicats utilisent en permanence.<br />
Ensuite il faut préciser que Renault Sandouville n’en est pas à son coup d’essai en matière de refus de respecter les instances. Ils ont déjà été condamnés en octobre 2012 pour le non respect des procédures de consultation du CHSCT. On aurait pu croire que cela leur aurait servi de leçon, mais nous sommes bien dans la lutte des classes et le patron revient toujours a la charge. Il est là aussi assez ahurissant que la CFDT se sente plus « partenaire » d’un employeur fautif récidiviste plutôt que d’un autre syndicat de salariés. Sans avoir vraiment le détail de l’histoire (nous attendons la communication des camarades de Renault Sandouville), il me semble que l’employeur a tenté un coup : plutôt que de réunir la SSCT (ex-CHSCT), il a réuni un groupe de travail sur les mesures sanitaires&#8230; quelle différence me direz-vous ? Les prérogatives legales, tout simplement. Si une SSCT émet des préconisations qui ne sont pas respectées par l’employeur, il peut par la suite plus facilement être condamné pour « faute inexcusable » et il devra payer (ben oui c’est encore une affaire de gros sous). Un groupe de travail n’a aucune valeur, il n’a pas de compte rendu voté ayant valeur de preuve, etc&#8230; on reste dans la décision unilatérale de l’employeur et il est de ce fait plus difficile de prouver qu’il avait été explicitement prévenu et qu’il n’en a pas tenu compte. C’est une subtilité « procédurale ». Mais c’est souvent avec des PV de CHSCT qu’on fait par exemple condamner les employeurs sur l’amiante&#8230; Donc le refus de la CGT d’y participer et sa procédure pour la faire annuler paraît tout à fait justifiée s’il s’agit bien de cette situation.<br />
Pour en revenir au jugement, il ne se contente pas de condamner sur la procédure (ce qui, nous venons de le voir, serait déjà tout à fait honorable), il condamne aussi Renault parce qu’il n’a pas suffisamment évalué les risques spécifiques à l’usine (le patron s’est contenté d’appliquer le guide national), parce qu’il juge que les salariés seront insuffisamment formés aux risques et aux mesures de protection, et parce qu’il n’y a pas de protocole pour les extérieurs (livreurs et sous-traitants). Ce n’est donc pas un jugement pris à la va-vite. Les arguments en défense e Renault n’ont pas été jugés convainquant. Et il est donc cocasse de voir nos plus grands Rrrrepublicains, soutiens indéfectibles de l’éééétat de ddddddroits, dénoncer une décision de justice.<br />
Battus, nos détracteurs en viennent alors à l’argument spécieux « alors il faut faire fermer toutes les usines Renault ». Et bien non, justement parce que la CGT est une organisation responsable, elle adapte ses démarches. Pour l’usine de Sandouville 60% des effectifs devaient reprendre le travail pour produire les Trafic dont les carnets de commande sont pleins (toujours ces gros sous). Donc on peut facilement imaginer que le risque est plus important (promiscuité des salariés) que pour l’usine de Flins ou seulement 30% reprennent parce que la production de la Zoe est moins pressante. A Flins, la CGT a donc déposé un droit d’alerte.<br />
Pour finir, les salariés vont-ils subir des mesures de rétorsion patronale ? Un délégué CGC, dans une interview, anticipait déjà que pour assurer la réponse aux clients, puisque l’usine restait fermée plus longtemps que prévu, il faudrait que les salariés renoncent à des RTT et travaillent plus. Nous sommes là dans un syndrome de Stockholm avance ou l’exploité devance les attaques de l’exploiteur sans prendre aucun recul !<br />
A la CGT nous aimons bien regarder la réalité des faits. Qu’est-ce qui pourrait justifier la casse de l’emploi ?<br />
La situation économique ? Renault va bénéficier du chômage partiel pendant 1 ou 2 mois pour un très grand nombre de ses salariés, ce qui va beaucoup amortir ses pertes dans la période (en revanche ce ne sera peut être pas le cas dans les autres pays du monde où il a délocalisé&#8230; donc ce qui risque de coûter cher, c’est peut être ça !). Le marché de l’automobile pourrait ne pas se relever ? Il faudra voir. Le besoin de se déplacer restera fort, mais en fonction du pouvoir d’achat des ménages et des faillites des entreprises, il pourrait effectivement y avoir une baisse des commandes. Pour l’instant ce n’est pas mesurable. Et fermer une semaine de plus ou de moins une usine n’y changera strictement RIEN.<br />
Par ailleurs Renault bénéficie d’un prêt de l’Etat de 5 milliards d’euros. Cela représente l’équivalent de 103000€ par salarié français&#8230; de quoi voir venir. La encore, on est très loin de la catastrophe avec la fermeture d’une usine une semaine de plus que prévu. Sauf si le problème n’est pas la&#8230;<br />
Notons au passage que la capitalisation boursière de Renault est justement de 5,338 milliards. Donc même si ce n’est pas le cas parce que le gouvernement protege les actionnaires, on peut donc considérer que cette entreprise est virtuellement nationalisée. Renault verse chaque année plus d’1 milliard de dividendes à ses actionnaires. Cette année, ils y renoncent (trop de pression médiatique). Mais des l’année prochaine les rapaces vont à nouveau exiger leur livre de chaire. Pour générer à nouveau un milliard de dividendes, dans un marché ralenti par la crise, la solution des capitalistes sera certainement une nouvelle purge des effectifs et des droits sociaux. Que des syndicats (CFDT, CGC, FO) rentrent dans le jeu du « c’est la faute à la CGT » a cause d’une fermeture d’une usine une semaine de plus que prévu montre la médiocrité d’analyse, la courte vue, et le dénûment dont sont affublés les salariés qui les suivent dans leur propre défense.<br />
La position la plus honnête est simple :<br />
- mesures maximales de protection des salariés et donc respect du jugement<br />
- paiement intégral des salariés titulaires et intérimaires, l’aide de l’Etat le permet 100 fois !<br />
- enquête sur le coût des delocalisations de la production dans cette crise sanitaire<br />
- nationalisation de l’entreprise sans indemnite pour les actionnaires (ils se sont suffisamment gavés les années précédentes, nous pouvons considérer ça comme leur contribution à une entreprise qu,ils ont coulé)<br />
Et donc soutien aux camarades CGT de Renault !!!<br />
Laurent Brun CGT</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Et maintenant? De la résilience à la résistance &#124; Plateforme altermondialiste</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/03/22/analyse-detailele-et-critique-de-la-loi-anti-salaries-durgence-sanitaire-et-droit-du-travail/comment-page-1/#comment-377434</link>
		<dc:creator>Et maintenant? De la résilience à la résistance &#124; Plateforme altermondialiste</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 15:08:22 +0000</pubDate>
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		<description>[...] sanitaire et facilité par notre propre inquiétude. Vient immédiatement dans la foulée la casse du droit du travail par la loi d’Urgence sanitaire du 23 mars 2020 en France. Nous aurons la remise en cause des maigres législations [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] sanitaire et facilité par notre propre inquiétude. Vient immédiatement dans la foulée la casse du droit du travail par la loi d’Urgence sanitaire du 23 mars 2020 en France. Nous aurons la remise en cause des maigres législations [...]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Crise sanitaire, faillite politique &#124; Plateforme altermondialiste</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/03/22/analyse-detailele-et-critique-de-la-loi-anti-salaries-durgence-sanitaire-et-droit-du-travail/comment-page-1/#comment-377351</link>
		<dc:creator>Crise sanitaire, faillite politique &#124; Plateforme altermondialiste</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2020 14:37:26 +0000</pubDate>
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		<description>[...] le dépistage systématique qui a fait ses preuves en Allemagne et en Corée du Sud.&#160;» Gérard Filoche fait sur son blog une analyse alarmante de cette nouvelle loi d’exception et de.... &#160;Rappelons que les législations d’exception ont souvent pour destin de devenir des [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] le dépistage systématique qui a fait ses preuves en Allemagne et en Corée du Sud.&nbsp;» Gérard Filoche fait sur son blog une analyse alarmante de cette nouvelle loi d’exception et de&#8230;. &nbsp;Rappelons que les législations d’exception ont souvent pour destin de devenir des [...]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/03/22/analyse-detailele-et-critique-de-la-loi-anti-salaries-durgence-sanitaire-et-droit-du-travail/comment-page-1/#comment-377350</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2020 13:53:43 +0000</pubDate>
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		<description>mercredi 25 mars 2020, Billère

 

La crise de l’épidémie de Covid-19 est inédite et grave. Quelle que soit son ampleur, elle laissera des traces et marquera notre mémoire collective !

Nous avons le devoir de tout faire pour l’enrayer : chacun doit respecter les règles et les consignes sanitaires.

 

La Mairie de Billère prend toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des habitants et des agents municipaux. Ces mesures ont également pour but d’assurer la continuité du service public, dont on peut, en ces circonstances, mesurer l’importance.

 

La Mairie de Billère agit en coordination avec les autres collectivités et les services de l’État pour une plus grande efficacité. Un « centre médical avancé », lieu d’accueil pouvant désengorger les services des hôpitaux et cliniques, pourrait être mis en place à Billère dès que celui de Pau-Agglomération sera saturé et devra être dupliqué.

 

Mais nous manquons de matériel : masques, gants et gels. J’ai demandé aux représentants de l’Etat à être informé dans la plus grande transparence des dates et volumes d’approvisionnements. J’ai insisté pour que les tests soient un des outils d’identification et de prévention. La connaissance de ces informations permettrait de réduire l’anxiété due à la pénurie que nous connaissons.

 

Dans cette attente, nous demandons à toute personne qui disposerait de masques de les remettre au Centre communal d’Action Sociale (CCAS) au profit des personnels sanitaires en premier lieu, des personnels municipaux, des personnels de maisons de retraite mais aussi des caissières et des salariés du commerce en contact avec le public.

 

Nous avons décidé du maintien des marchés alimentaires de proximité des mercredi et samedi matins à Billère dans le souci de préserver au mieux la santé et la sécurité de chacun. En effet, cet approvisionnement en produits indispensables au plus près de chez soi et sans concentration de personnes, évite les grandes affluences dans les moyennes ou grandes surfaces. La distribution des colis par l’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) est également maintenue le jeudi.

Nous réfléchissons avec la Confédération paysanne, les producteurs locaux, l’association du marché bio et l’AMAP à organiser un système de distribution et livraison de produits alimentaires. Nous vous tiendrons informés dès que ce système sera opérationnel.

 

Les accueils de la Mairie et du CCAS sont fermés au public mais peuvent être contactés par téléphone respectivement au 05 59 92 44 44 et 05 59 62 26 55.

 

La municipalité publie régulièrement les informations sur la gestion de cette crise à Billère sur le site internet de la ville billere.fr

 

Je vous assure de notre totale mobilisation.

 

Prenez bien soin de vous.

 

Jean-Yves Lalanne</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>mercredi 25 mars 2020, Billère</p>
<p>La crise de l’épidémie de Covid-19 est inédite et grave. Quelle que soit son ampleur, elle laissera des traces et marquera notre mémoire collective !</p>
<p>Nous avons le devoir de tout faire pour l’enrayer : chacun doit respecter les règles et les consignes sanitaires.</p>
<p>La Mairie de Billère prend toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des habitants et des agents municipaux. Ces mesures ont également pour but d’assurer la continuité du service public, dont on peut, en ces circonstances, mesurer l’importance.</p>
<p>La Mairie de Billère agit en coordination avec les autres collectivités et les services de l’État pour une plus grande efficacité. Un « centre médical avancé », lieu d’accueil pouvant désengorger les services des hôpitaux et cliniques, pourrait être mis en place à Billère dès que celui de Pau-Agglomération sera saturé et devra être dupliqué.</p>
<p>Mais nous manquons de matériel : masques, gants et gels. J’ai demandé aux représentants de l’Etat à être informé dans la plus grande transparence des dates et volumes d’approvisionnements. J’ai insisté pour que les tests soient un des outils d’identification et de prévention. La connaissance de ces informations permettrait de réduire l’anxiété due à la pénurie que nous connaissons.</p>
<p>Dans cette attente, nous demandons à toute personne qui disposerait de masques de les remettre au Centre communal d’Action Sociale (CCAS) au profit des personnels sanitaires en premier lieu, des personnels municipaux, des personnels de maisons de retraite mais aussi des caissières et des salariés du commerce en contact avec le public.</p>
<p>Nous avons décidé du maintien des marchés alimentaires de proximité des mercredi et samedi matins à Billère dans le souci de préserver au mieux la santé et la sécurité de chacun. En effet, cet approvisionnement en produits indispensables au plus près de chez soi et sans concentration de personnes, évite les grandes affluences dans les moyennes ou grandes surfaces. La distribution des colis par l’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) est également maintenue le jeudi.</p>
<p>Nous réfléchissons avec la Confédération paysanne, les producteurs locaux, l’association du marché bio et l’AMAP à organiser un système de distribution et livraison de produits alimentaires. Nous vous tiendrons informés dès que ce système sera opérationnel.</p>
<p>Les accueils de la Mairie et du CCAS sont fermés au public mais peuvent être contactés par téléphone respectivement au 05 59 92 44 44 et 05 59 62 26 55.</p>
<p>La municipalité publie régulièrement les informations sur la gestion de cette crise à Billère sur le site internet de la ville billere.fr</p>
<p>Je vous assure de notre totale mobilisation.</p>
<p>Prenez bien soin de vous.</p>
<p>Jean-Yves Lalanne</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/03/22/analyse-detailele-et-critique-de-la-loi-anti-salaries-durgence-sanitaire-et-droit-du-travail/comment-page-1/#comment-377349</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2020 21:56:07 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=5832#comment-377349</guid>
		<description>Bonjour à toutes et tous,.

Dans cette période de crise sanitaire nous espérons que vous vous portez toutes et tous bien. .

Démocratie&amp;Socialisme est une revue mensuelle qui paraît depuis décembre 1992. Elle est aujourd’hui la revue de la Gauche démocratique et sociale (GDS) entièrement réalisée par des bénévoles, avec le seul soutien de ses lecteurs..

Comme chacun peut le comprendre, la situation nous empêche d&#039;imprimer notre revue dans les délais habituels..

Pourtant, la circulation d&#039;informations, d&#039;analyses ... reste essentielle. Nos cerveaux doivent continuer à fonctionner. Pendant la crise, le combat social continue et aucune « unité nationale » ne nous fera renoncer à combattre Macron et son monde..

Aussi nous avons décidé exceptionnellement de mettre à disposition la revue sous format électronique. Vous la trouverez en cliquant ICI.

Vous pouvez la faire largement circuler dans vos réseaux en transférant ce message. Vous pourrez également retrouver de nombreux articles de Démocratie&amp;Socialisme sur notre site http://www.gds-ds.org/.

Pour celles et ceux qui le souhaitent, il y a possibilité de continuer à la recevoir à partir d&#039;un don annuel (chèque de 40 euros à l’adresse suivante : Démocratie et Socialisme 4 boulevard Pierre Joannon 42400 Saint Chamond)..

Cette contribution reste indispensable pour continuer à faire vivre la revue, les lettres électroniques hebdomadaires, les vidéos qui nécessitent des achats de matériels, logiciels….

Portez vous bien et préparons &quot;le jour d&#039;après&quot;..

Le comité de rédaction, les correcteurs et le maquettiste vous remercient..</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous,.</p>
<p>Dans cette période de crise sanitaire nous espérons que vous vous portez toutes et tous bien. .</p>
<p>Démocratie&amp;Socialisme est une revue mensuelle qui paraît depuis décembre 1992. Elle est aujourd’hui la revue de la Gauche démocratique et sociale (GDS) entièrement réalisée par des bénévoles, avec le seul soutien de ses lecteurs..</p>
<p>Comme chacun peut le comprendre, la situation nous empêche d&#8217;imprimer notre revue dans les délais habituels..</p>
<p>Pourtant, la circulation d&#8217;informations, d&#8217;analyses &#8230; reste essentielle. Nos cerveaux doivent continuer à fonctionner. Pendant la crise, le combat social continue et aucune « unité nationale » ne nous fera renoncer à combattre Macron et son monde..</p>
<p>Aussi nous avons décidé exceptionnellement de mettre à disposition la revue sous format électronique. Vous la trouverez en cliquant ICI.</p>
<p>Vous pouvez la faire largement circuler dans vos réseaux en transférant ce message. Vous pourrez également retrouver de nombreux articles de Démocratie&amp;Socialisme sur notre site <a href="http://www.gds-ds.org/" rel="nofollow">http://www.gds-ds.org/</a>.</p>
<p>Pour celles et ceux qui le souhaitent, il y a possibilité de continuer à la recevoir à partir d&#8217;un don annuel (chèque de 40 euros à l’adresse suivante : Démocratie et Socialisme 4 boulevard Pierre Joannon 42400 Saint Chamond)..</p>
<p>Cette contribution reste indispensable pour continuer à faire vivre la revue, les lettres électroniques hebdomadaires, les vidéos qui nécessitent des achats de matériels, logiciels….</p>
<p>Portez vous bien et préparons &laquo;&nbsp;le jour d&#8217;après&nbsp;&raquo;..</p>
<p>Le comité de rédaction, les correcteurs et le maquettiste vous remercient..</p>
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		<title>Par : CANTARUTTI Eric</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/03/22/analyse-detailele-et-critique-de-la-loi-anti-salaries-durgence-sanitaire-et-droit-du-travail/comment-page-1/#comment-377348</link>
		<dc:creator>CANTARUTTI Eric</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 11:42:10 +0000</pubDate>
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		<description>En résumé : Les RP, RS et autres syndicacalistes ou bien même les syndicats n&#039;ont plus droit au chapitre. C&#039;est un musellement sans condition. Une carte blanche offerte aux employeurs et ce, sans délai butoir, même après la fin de la période de confinement...
C&#039;est la fin des droits du travail ?? Ou bien j&#039;exagère ??
E.Canta</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En résumé : Les RP, RS et autres syndicacalistes ou bien même les syndicats n&#8217;ont plus droit au chapitre. C&#8217;est un musellement sans condition. Une carte blanche offerte aux employeurs et ce, sans délai butoir, même après la fin de la période de confinement&#8230;<br />
C&#8217;est la fin des droits du travail ?? Ou bien j&#8217;exagère ??<br />
E.Canta</p>
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