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	<title>Commentaires sur : Suite la grande réunion unitaire de toute la gauche du 20 mai : lettre de GDS aux 20 associations et syndicats à l’initiative du « plan de sortie de crise »</title>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
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		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2020 07:56:09 +0000</pubDate>
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		<description>Les tribulations burlesques de ce bon Monsieur Jouyet

PAR LAURENT MAUDUIT
ARTICLE PUBLIÉ LE JEUDI 28 MAI 2020

Ex-secrétaire général de l’Élysée, Jean-Pierre Jouyet a rêvé de devenir chef du gouvernement de Monaco. Si le poste lui a échappé, l’histoire en dit long sur celui qui a été le principal collaborateur de François Hollande et le parrain d’Emmanuel Macron, ainsi que sur les mœurs de cour de ces deux régimes.

Ce pourrait être une pièce d’Eugène Labiche, mi- grotesque, mi-burlesque, révélant les travers de la bonne société bourgeoise, avec ses ambitions démesurées et ses petites médiocrités, son goût affiché pour les mondanités mais aussi ses fréquentes lâchetés. En réalité, ce n’est pas un vaudeville, dans le style du Voyage de Monsieur Perrichon, mais une histoire vraie que l’on pourrait intituler Les Tribulations de ce bon Monsieur Jouyet. L’un de ceux qui ont contribué, aux premières loges, au naufrage du dernier quinquennat socialiste, Jean-Pierre Jouyet, proche ami de François Hollande, a joué ces dernières semaines des pieds et des mains pour devenir ministre d’État et chef du gouvernement... du prince Albert II de Monaco.

Même si elle est dérisoire et si, pour finir, le poste a échappé au haut fonctionnaire français, l’histoire mérite d’être contée, car elle éclaire encore un peu plus le caractère de ce personnage qui a joué un rôle important sous la présidence précédente. Étrange destinée : après avoir contribué à liquider le socialisme français, il rêvait de servir le régime d’opérette de Monaco !

Il faut certes savoir que souvent Jean-Pierre Jouyet varie. S’il convoite un poste, ou s’il fait allégeance à un pouvoir, il peut vite s’en lasser et rapidement changer de bord. On l’a donc connu serviteur du pouvoir socialiste, en qualité de directeur adjoint de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, avant de changer de camp dix ans plus tard, pour devenir secrétaire d’État aux affaires européennes au début de la présidence de Nicolas Sarkozy. Dans l’intervalle, il a occupé

un grand nombre de postes : tour à tour directeur du Trésor, puis patron de la filiale française de la Barclay’s, puis chef de l’Inspection des finances, un jour dans le public, le lendemain dans le privé, le surlendemain encore dans le public.

Jean-Pierre Jouyet. © Julien DANIEL / MYOP (OCDE)
Ne se satisfaisant jamais des hautes fonctions qu’il occupe, et en en convoitant toujours de nouvelles, il se lasse donc très vite du petit maroquin que lui a offert Nicolas Sarkozy mi-2007. Dès décembre 2008, il obtient de devenir président de l’Autorité des marchés financiers, mais il ne reste en fonction que trois ans et demi, alors que le mandat est d’une durée normale de cinq ans. Dès juillet 2012, il change à nouveau de bord politique et presse son ami François Hollande de le nommer directeur général de la très influente Caisse des dépôts et consignations, ce qu’il obtient, alors que d’autres candidatures pour le poste sont sans doute plus légitimes que la sienne.

Mais là encore, Jean-Pierre Jouyet se lasse assez vite de ses nouvelles fonctions et, alors que son mandat est normalement de cinq ans, il l’abandonne au bout de 21 mois pour devenir en avril 2014 secrétaire général de l’Élysée, sous la présidence Hollande. Il peut alors jouer un rôle clef pour contribuer à l’ascension de son adjoint et protégé, un certain Emmanuel Macron.

Lequel Emmanuel Macron, devenu président de la République, renvoie très vite l’ascenseur à son mentor en le nommant, dès le 7 juin 2017, au nouveau poste

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Directeur de la publication : Edwy Plenel www.mediapart.fr

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qu’il convoite, celui d’ambassadeur de France au Royaume-Uni. Mais là encore, la rumeur court assez vite que le haut fonctionnaire s’ennuie et aimerait bien revenir en France, même si, en plein Brexit, le moment est très mal choisi.

Il obtient pourtant gain de cause et, le 19 juin 2019, le même Emmanuel Macron le nomme représentant permanent de la France auprès de l’OCDE. Pour être précis, c’est un jeu de chaises musicales qui est organisé pour convenance personnelle : Jean-Pierre Jouyet remplace Catherine Colonna (l’ex-porte-parole de Jacques Chirac à l’Élysée) à l’OCDE, tandis que cette dernière part à Londres remplacer Jean-Pierre Jouyet.

Mais il faut croire que Jean-Pierre Jouyet se lasse assez tôt aussi de cette nouvelle fonction. Et c’est là que notre histoire monégasque commence : l’ami proche de François Hollande a alors l’idée, à peine un an plus tard, de candidater au poste de ministre d’État et chef du gouvernement princier de... Monaco ! Ce sont Les Échos qui, au détour d’un article, ont révélé cette péripétie, dont Mediapart a obtenu confirmation : Jean-Pierre Jouyet a postulé, mais c’est un autre candidat qui a finalement été choisi. S’il avait obtenu gain de cause, Jean-Pierre Jouyet ne serait donc resté ambassadeur à l’OCDE que 11 mois et aurait battu tous les records de brièveté à ce poste.

Même si depuis un traité signé en 2005 par Jacques Chirac ce n’est plus une obligation, la tradition veut en effet que la France soumette au souverain monégasque une liste de personnalités candidates pour occuper la fonction et que le prince choisisse celle qui a sa préférence. C’est ainsi que le nom de Jean-Pierre Jouyet a été couché à sa demande sur la liste, mais c’est finalement le nom de Pierre Dartout, préfet de la région Paca, qui est sorti du chapeau princier. Lequel Pierre Dartout est passé par l’ENA, dans la promotion Voltaire, la même que celle de... François Hollande et Jean-Pierre Jouyet.

On devine sans peine ce qui a pu inciter Jean-Pierre Jouyet à se rêver une grandiose destinée sur le Rocher pour superviser les affaires de la principauté, son casino, ses plages, la Société des bains de mer...

Sans doute y a-t-il de sa part l’attirance pour les paillettes passablement grotesques de la principauté, et ses mondanités surannées. Car l’intéressé apprécie visiblement ce type de festivités. En 2007, alors qu’il venait tout juste d’être nommé secrétaire d’État aux affaires européennes par Nicolas Sarkozy, on l’avait ainsi vu participer au très mondain bal des débutantes, accompagné de sa belle-fille, Judith de Warren, qui est la fille de Brigitte Taittinger, laquelle est l’une des héritières de l’immense empire Taittinger (champagne, etc.) et l’épouse de Jean-Pierre Jouyet.

Le bal des débutantes 2007 : la plus à gauche, Judith de Warren. Jean-Pierre Jouyet avait sans doute une autre raison de briguer le poste : c’est qu’il lui aurait offert la possibilité de travailler plus longtemps. En France, son âge légal de départ à la retraite comme ambassadeur aurait dû être de 67 ans et 7 mois, alors qu’il a 66 ans et 3 mois. Pour lui, le temps était donc compté, alors qu’il n’y a pas d’âge limite pour un ministre d’État à Monaco, pas plus d’ailleurs que pour un ministre en France.

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Brigitte Taittinger-Jouyet.
Ultime avantage : disposant d’un poste très bien rémunéré et pour dire vrai assez peu prenant, Jean- Pierre Jouyet aurait pu goûter aux charmes de la vie dans le Midi d’autant plus facilement que son épouse, Brigitte Taittinger (ex-patronne des parfums Annick

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Directeur de la publication : Edwy Plenel www.mediapart.fr

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Goutal, administratrice de Suez, de HSBC France et de la Fnac), possède une belle propriété non loin de Saint-Tropez – pour être précis à La Croix-Valmer. Une propriété que François Hollande connaît bien pour y avoir caché ses amours débutantes avec Julie Gayet lors de sa présidence et pour être aussi venu s’y reposer juste à la fin de son quinquennat.

Toute cette histoire sans queue ni tête, malgré son insignifiance, est pourtant bavarde. Car Jean- Pierre Jouyet fut tout à la fois une prise de guerre de Nicolas Sarkozy, le principal collaborateur de François Hollande et le parrain d’Emmanuel Macron. Elle en dit long aussi sur les mœurs de cour de ces deux régimes, et sur leur continuité...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les tribulations burlesques de ce bon Monsieur Jouyet</p>
<p>PAR LAURENT MAUDUIT<br />
ARTICLE PUBLIÉ LE JEUDI 28 MAI 2020</p>
<p>Ex-secrétaire général de l’Élysée, Jean-Pierre Jouyet a rêvé de devenir chef du gouvernement de Monaco. Si le poste lui a échappé, l’histoire en dit long sur celui qui a été le principal collaborateur de François Hollande et le parrain d’Emmanuel Macron, ainsi que sur les mœurs de cour de ces deux régimes.</p>
<p>Ce pourrait être une pièce d’Eugène Labiche, mi- grotesque, mi-burlesque, révélant les travers de la bonne société bourgeoise, avec ses ambitions démesurées et ses petites médiocrités, son goût affiché pour les mondanités mais aussi ses fréquentes lâchetés. En réalité, ce n’est pas un vaudeville, dans le style du Voyage de Monsieur Perrichon, mais une histoire vraie que l’on pourrait intituler Les Tribulations de ce bon Monsieur Jouyet. L’un de ceux qui ont contribué, aux premières loges, au naufrage du dernier quinquennat socialiste, Jean-Pierre Jouyet, proche ami de François Hollande, a joué ces dernières semaines des pieds et des mains pour devenir ministre d’État et chef du gouvernement&#8230; du prince Albert II de Monaco.</p>
<p>Même si elle est dérisoire et si, pour finir, le poste a échappé au haut fonctionnaire français, l’histoire mérite d’être contée, car elle éclaire encore un peu plus le caractère de ce personnage qui a joué un rôle important sous la présidence précédente. Étrange destinée : après avoir contribué à liquider le socialisme français, il rêvait de servir le régime d’opérette de Monaco !</p>
<p>Il faut certes savoir que souvent Jean-Pierre Jouyet varie. S’il convoite un poste, ou s’il fait allégeance à un pouvoir, il peut vite s’en lasser et rapidement changer de bord. On l’a donc connu serviteur du pouvoir socialiste, en qualité de directeur adjoint de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, avant de changer de camp dix ans plus tard, pour devenir secrétaire d’État aux affaires européennes au début de la présidence de Nicolas Sarkozy. Dans l’intervalle, il a occupé</p>
<p>un grand nombre de postes : tour à tour directeur du Trésor, puis patron de la filiale française de la Barclay’s, puis chef de l’Inspection des finances, un jour dans le public, le lendemain dans le privé, le surlendemain encore dans le public.</p>
<p>Jean-Pierre Jouyet. © Julien DANIEL / MYOP (OCDE)<br />
Ne se satisfaisant jamais des hautes fonctions qu’il occupe, et en en convoitant toujours de nouvelles, il se lasse donc très vite du petit maroquin que lui a offert Nicolas Sarkozy mi-2007. Dès décembre 2008, il obtient de devenir président de l’Autorité des marchés financiers, mais il ne reste en fonction que trois ans et demi, alors que le mandat est d’une durée normale de cinq ans. Dès juillet 2012, il change à nouveau de bord politique et presse son ami François Hollande de le nommer directeur général de la très influente Caisse des dépôts et consignations, ce qu’il obtient, alors que d’autres candidatures pour le poste sont sans doute plus légitimes que la sienne.</p>
<p>Mais là encore, Jean-Pierre Jouyet se lasse assez vite de ses nouvelles fonctions et, alors que son mandat est normalement de cinq ans, il l’abandonne au bout de 21 mois pour devenir en avril 2014 secrétaire général de l’Élysée, sous la présidence Hollande. Il peut alors jouer un rôle clef pour contribuer à l’ascension de son adjoint et protégé, un certain Emmanuel Macron.</p>
<p>Lequel Emmanuel Macron, devenu président de la République, renvoie très vite l’ascenseur à son mentor en le nommant, dès le 7 juin 2017, au nouveau poste</p>
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Directeur de la publication : Edwy Plenel <a href="http://www.mediapart.fr" rel="nofollow">http://www.mediapart.fr</a></p>
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qu’il convoite, celui d’ambassadeur de France au Royaume-Uni. Mais là encore, la rumeur court assez vite que le haut fonctionnaire s’ennuie et aimerait bien revenir en France, même si, en plein Brexit, le moment est très mal choisi.</p>
<p>Il obtient pourtant gain de cause et, le 19 juin 2019, le même Emmanuel Macron le nomme représentant permanent de la France auprès de l’OCDE. Pour être précis, c’est un jeu de chaises musicales qui est organisé pour convenance personnelle : Jean-Pierre Jouyet remplace Catherine Colonna (l’ex-porte-parole de Jacques Chirac à l’Élysée) à l’OCDE, tandis que cette dernière part à Londres remplacer Jean-Pierre Jouyet.</p>
<p>Mais il faut croire que Jean-Pierre Jouyet se lasse assez tôt aussi de cette nouvelle fonction. Et c’est là que notre histoire monégasque commence : l’ami proche de François Hollande a alors l’idée, à peine un an plus tard, de candidater au poste de ministre d’État et chef du gouvernement princier de&#8230; Monaco ! Ce sont Les Échos qui, au détour d’un article, ont révélé cette péripétie, dont Mediapart a obtenu confirmation : Jean-Pierre Jouyet a postulé, mais c’est un autre candidat qui a finalement été choisi. S’il avait obtenu gain de cause, Jean-Pierre Jouyet ne serait donc resté ambassadeur à l’OCDE que 11 mois et aurait battu tous les records de brièveté à ce poste.</p>
<p>Même si depuis un traité signé en 2005 par Jacques Chirac ce n’est plus une obligation, la tradition veut en effet que la France soumette au souverain monégasque une liste de personnalités candidates pour occuper la fonction et que le prince choisisse celle qui a sa préférence. C’est ainsi que le nom de Jean-Pierre Jouyet a été couché à sa demande sur la liste, mais c’est finalement le nom de Pierre Dartout, préfet de la région Paca, qui est sorti du chapeau princier. Lequel Pierre Dartout est passé par l’ENA, dans la promotion Voltaire, la même que celle de&#8230; François Hollande et Jean-Pierre Jouyet.</p>
<p>On devine sans peine ce qui a pu inciter Jean-Pierre Jouyet à se rêver une grandiose destinée sur le Rocher pour superviser les affaires de la principauté, son casino, ses plages, la Société des bains de mer&#8230;</p>
<p>Sans doute y a-t-il de sa part l’attirance pour les paillettes passablement grotesques de la principauté, et ses mondanités surannées. Car l’intéressé apprécie visiblement ce type de festivités. En 2007, alors qu’il venait tout juste d’être nommé secrétaire d’État aux affaires européennes par Nicolas Sarkozy, on l’avait ainsi vu participer au très mondain bal des débutantes, accompagné de sa belle-fille, Judith de Warren, qui est la fille de Brigitte Taittinger, laquelle est l’une des héritières de l’immense empire Taittinger (champagne, etc.) et l’épouse de Jean-Pierre Jouyet.</p>
<p>Le bal des débutantes 2007 : la plus à gauche, Judith de Warren. Jean-Pierre Jouyet avait sans doute une autre raison de briguer le poste : c’est qu’il lui aurait offert la possibilité de travailler plus longtemps. En France, son âge légal de départ à la retraite comme ambassadeur aurait dû être de 67 ans et 7 mois, alors qu’il a 66 ans et 3 mois. Pour lui, le temps était donc compté, alors qu’il n’y a pas d’âge limite pour un ministre d’État à Monaco, pas plus d’ailleurs que pour un ministre en France.</p>
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Brigitte Taittinger-Jouyet.<br />
Ultime avantage : disposant d’un poste très bien rémunéré et pour dire vrai assez peu prenant, Jean- Pierre Jouyet aurait pu goûter aux charmes de la vie dans le Midi d’autant plus facilement que son épouse, Brigitte Taittinger (ex-patronne des parfums Annick</p>
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Directeur de la publication : Edwy Plenel <a href="http://www.mediapart.fr" rel="nofollow">http://www.mediapart.fr</a></p>
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Goutal, administratrice de Suez, de HSBC France et de la Fnac), possède une belle propriété non loin de Saint-Tropez – pour être précis à La Croix-Valmer. Une propriété que François Hollande connaît bien pour y avoir caché ses amours débutantes avec Julie Gayet lors de sa présidence et pour être aussi venu s’y reposer juste à la fin de son quinquennat.</p>
<p>Toute cette histoire sans queue ni tête, malgré son insignifiance, est pourtant bavarde. Car Jean- Pierre Jouyet fut tout à la fois une prise de guerre de Nicolas Sarkozy, le principal collaborateur de François Hollande et le parrain d’Emmanuel Macron. Elle en dit long aussi sur les mœurs de cour de ces deux régimes, et sur leur continuité&#8230;</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/06/05/suite-la-grande-reunion-unitaire-de-toute-la-gauche-du-20-mai-lettre-de-gds-aux-20-associations-et-syndicats-a-l%e2%80%99initiative-du-%c2%ab-plan-de-sortie-de-crise-%c2%bb/comment-page-1/#comment-377471</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 14:43:41 +0000</pubDate>
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		<description>Soutien à la Maison-Musée Leon Trotsky à Mexico

Confrontée à l’épidémie du Covid-19, la Maison-Musée Léon Trotsky a besoin d’un soutien financier.

L’ingénieur Esteban Volkov Bronstein, petit-fils et unique survivant de la famille de Trotsky qui a vécu dans la maison de Coyoacan avec ses grands-parents Lev Davidovitch Bronstein et Natalia Sedova avant que Ramon Mercader puisse perpétrer dans ce même lieu l’ordre d’assassinat de Staline, a lancé un cri d’alarme sur la pérennité économique de la Maison-Musée Léon Trotsky.

En raison de la pandémie du Covid-19, il n’y a pas eu de visiteurs du musée. Les entrées et les ventes étant les principales sources de revenus de l’association Institut du droit d’asile museo casa de Léon Trotsky, chargée par concession administrative des différents gouvernements mexicains de gérer le legs, la situation financière devient ingérable.

Le musée se compose de la maison où Trotsky vivait, le jardin et les murs extérieurs avec des installations de garde. La maison a été maintenue telle qu’elle était à ce moment-là, en particulier le bureau dans laquelle Ramón Mercader a tué Trotsky.

Sa disparition serait un coup très dur pour la mémoire historique révolutionnaire.

Un don collectif sera effectué à partir d’Anticapitalistas, section de la IVe Internationale de l’État espagnol.

 
Ceux qui souhaitent collaborer peuvent verser leur participation à :

 
Titulaire : Asociacion Anticapitalistas

IBAN : ES25 1491 0001 2221 7799 8321

Préciser : Donacion Museo

 
Nous espérons votre aide, il n’y a pas de grands ou petits dons, il y a la solidarité, quand elle est nécessaire.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Soutien à la Maison-Musée Leon Trotsky à Mexico</p>
<p>Confrontée à l’épidémie du Covid-19, la Maison-Musée Léon Trotsky a besoin d’un soutien financier.</p>
<p>L’ingénieur Esteban Volkov Bronstein, petit-fils et unique survivant de la famille de Trotsky qui a vécu dans la maison de Coyoacan avec ses grands-parents Lev Davidovitch Bronstein et Natalia Sedova avant que Ramon Mercader puisse perpétrer dans ce même lieu l’ordre d’assassinat de Staline, a lancé un cri d’alarme sur la pérennité économique de la Maison-Musée Léon Trotsky.</p>
<p>En raison de la pandémie du Covid-19, il n’y a pas eu de visiteurs du musée. Les entrées et les ventes étant les principales sources de revenus de l’association Institut du droit d’asile museo casa de Léon Trotsky, chargée par concession administrative des différents gouvernements mexicains de gérer le legs, la situation financière devient ingérable.</p>
<p>Le musée se compose de la maison où Trotsky vivait, le jardin et les murs extérieurs avec des installations de garde. La maison a été maintenue telle qu’elle était à ce moment-là, en particulier le bureau dans laquelle Ramón Mercader a tué Trotsky.</p>
<p>Sa disparition serait un coup très dur pour la mémoire historique révolutionnaire.</p>
<p>Un don collectif sera effectué à partir d’Anticapitalistas, section de la IVe Internationale de l’État espagnol.</p>
<p>Ceux qui souhaitent collaborer peuvent verser leur participation à :</p>
<p>Titulaire : Asociacion Anticapitalistas</p>
<p>IBAN : ES25 1491 0001 2221 7799 8321</p>
<p>Préciser : Donacion Museo</p>
<p>Nous espérons votre aide, il n’y a pas de grands ou petits dons, il y a la solidarité, quand elle est nécessaire.</p>
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		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/06/05/suite-la-grande-reunion-unitaire-de-toute-la-gauche-du-20-mai-lettre-de-gds-aux-20-associations-et-syndicats-a-l%e2%80%99initiative-du-%c2%ab-plan-de-sortie-de-crise-%c2%bb/comment-page-1/#comment-377468</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 10:07:40 +0000</pubDate>
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		<description>Il y aura un avant et un après coronavirus. 
Mais personne ne peut dire ce que sera le monde d’après. Cela dépendra de nos capacités à changer  l’ordre existant.
Après 2008 Sarkozy était devenu un instant anti-capitaliste dans un discours. Macron nous rejoue la même comédie. Le pouvoir, les dominants, ont bien compris : la colère est grande.Elle était déjà bien présente avant la crise sanitaire ( gilets jaunes, mouvement sur les retraites). Cette colère contre les ravages du libéralisme économique qui creuse les inégalités sociales tout en détruisant l´ écosystème, s’est renforcée ces deux derniers mois.
L’échec du système est parent pour le plus grand nombre, la concurrence libre et non faussée qui a mis à mal notre système de santé et la plupart des services publics est apparue comme insupportable à la population. Les inégalités sociales entre les premiers de corvée et les premiers de cordée encore plus criantes.
La situation politique impose ici et maintenant de trouver une issue. Les initiatives multiples venant du mouvement social, de citoyennes et citoyens’ d.intellectuel(le)s et de forces politiques de gauche, se multiplient et c’est tant mieux.
Désormais la question qui est posée n’est pas celle de l’alternance mais bien de l’alternative et de la rupture avec le capitalisme. Par la crise de 2008, le capitalisme a été incapable aux quatre coins de la planète de se transformer’ d’arrêter la course infernale de l’accumulation, de la marchandisation de tout et n’importe quoi. Le temps n’est plus aux demi-mesures. C’est une autre logique que nous devons mettre en avant pour l’émancipation humaine et la sauvegarde de la planète. Parmi les appels qui ont vu le jour dans la période, deux d’entre eux méritent toute notre attention, pour celles et ceux qui ont la volonté de trouver une issue favorable au monde du travail, des précaires,des chômeurs. Le premier appel réunit des personnalités politiques de gauche. « Au cœur de la crise construisons l’avenir » Si cet appel à le mérite d’avoir réuni  des personnalités venant d’horizons différents de gauche, il est bien pauvre en propositions concrètes, et pour tout dire, à ce stade, pas à la hauteur des enjeux. Il ne suffira plus de dire que notr ennemi est la finance pour être crédible aux yeux des classes populaires. Les déclarations vagues et floues ne suffisent pas. Le défi que,il nous faut relever c’est construire une alternative.L’écueil à éviter c’est un programme sans unité qui se suffirait à lui seul et l’illusion que cela dispenserait de travailler à l’unité de tous, et d’un autre côté une union de façade de quelques uns qui ne reposerait sur aucun engagement concret sur les salaires, la diminution du temps de travail, la fiscalité,la nécessaire rupture avec le productivisme pour engager une véritable transition écologique. Le ciment de l’unité de notre camp social ce sont les mesures concrètes pour répondre aux besoins de la population, donc la répartition des richesses produites par le travail. D’affirmer aussi qu’il ne s’agira pas de quelques mesurettes vertes mais bien d’une rupture pour engager concrètement la bifurcation écologique de la société.
Le second appel a l’initiative de syndicats (CGT,Solidaires,FSU,Confédération paysanne) et d’associations comme ATTAC, GREENPEACE,OXFAM etc., est d’une importance décisive me semble-t-il pour offrir une issue positive à la crise du système neo libéral productiviste. Il contient des mesures concrètes prenant en compte les exigences sociales et écologiques. Cette démarche unitaire de syndicats et d’associations rompt un isolement, renforce les capacités de mobilisation et d’action sur des propositions communes. En demandant aux partis politiques de gauche de participer à une réunion commune pour discuter de ces mesures et de mobilisations futures afin de porter celles ci, nous assistons à un événement majeur, porteur d’espoir. Aux partis politiques de répondre car rien ne serait pire que rater cette occasion de se saisir de propositions qui a l’évidence pourraient être des réponses immédiates à la crise. Comme le dit Philippe Martinez  dans une interview au journal Le Monde du 27 mai «  on a bossé, qu’est-ce que vous faites de ça ? »

Patrick BRODY, syndicaliste</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il y aura un avant et un après coronavirus.<br />
Mais personne ne peut dire ce que sera le monde d’après. Cela dépendra de nos capacités à changer  l’ordre existant.<br />
Après 2008 Sarkozy était devenu un instant anti-capitaliste dans un discours. Macron nous rejoue la même comédie. Le pouvoir, les dominants, ont bien compris : la colère est grande.Elle était déjà bien présente avant la crise sanitaire ( gilets jaunes, mouvement sur les retraites). Cette colère contre les ravages du libéralisme économique qui creuse les inégalités sociales tout en détruisant l´ écosystème, s’est renforcée ces deux derniers mois.<br />
L’échec du système est parent pour le plus grand nombre, la concurrence libre et non faussée qui a mis à mal notre système de santé et la plupart des services publics est apparue comme insupportable à la population. Les inégalités sociales entre les premiers de corvée et les premiers de cordée encore plus criantes.<br />
La situation politique impose ici et maintenant de trouver une issue. Les initiatives multiples venant du mouvement social, de citoyennes et citoyens’ d.intellectuel(le)s et de forces politiques de gauche, se multiplient et c’est tant mieux.<br />
Désormais la question qui est posée n’est pas celle de l’alternance mais bien de l’alternative et de la rupture avec le capitalisme. Par la crise de 2008, le capitalisme a été incapable aux quatre coins de la planète de se transformer’ d’arrêter la course infernale de l’accumulation, de la marchandisation de tout et n’importe quoi. Le temps n’est plus aux demi-mesures. C’est une autre logique que nous devons mettre en avant pour l’émancipation humaine et la sauvegarde de la planète. Parmi les appels qui ont vu le jour dans la période, deux d’entre eux méritent toute notre attention, pour celles et ceux qui ont la volonté de trouver une issue favorable au monde du travail, des précaires,des chômeurs. Le premier appel réunit des personnalités politiques de gauche. « Au cœur de la crise construisons l’avenir » Si cet appel à le mérite d’avoir réuni  des personnalités venant d’horizons différents de gauche, il est bien pauvre en propositions concrètes, et pour tout dire, à ce stade, pas à la hauteur des enjeux. Il ne suffira plus de dire que notr ennemi est la finance pour être crédible aux yeux des classes populaires. Les déclarations vagues et floues ne suffisent pas. Le défi que,il nous faut relever c’est construire une alternative.L’écueil à éviter c’est un programme sans unité qui se suffirait à lui seul et l’illusion que cela dispenserait de travailler à l’unité de tous, et d’un autre côté une union de façade de quelques uns qui ne reposerait sur aucun engagement concret sur les salaires, la diminution du temps de travail, la fiscalité,la nécessaire rupture avec le productivisme pour engager une véritable transition écologique. Le ciment de l’unité de notre camp social ce sont les mesures concrètes pour répondre aux besoins de la population, donc la répartition des richesses produites par le travail. D’affirmer aussi qu’il ne s’agira pas de quelques mesurettes vertes mais bien d’une rupture pour engager concrètement la bifurcation écologique de la société.<br />
Le second appel a l’initiative de syndicats (CGT,Solidaires,FSU,Confédération paysanne) et d’associations comme ATTAC, GREENPEACE,OXFAM etc., est d’une importance décisive me semble-t-il pour offrir une issue positive à la crise du système neo libéral productiviste. Il contient des mesures concrètes prenant en compte les exigences sociales et écologiques. Cette démarche unitaire de syndicats et d’associations rompt un isolement, renforce les capacités de mobilisation et d’action sur des propositions communes. En demandant aux partis politiques de gauche de participer à une réunion commune pour discuter de ces mesures et de mobilisations futures afin de porter celles ci, nous assistons à un événement majeur, porteur d’espoir. Aux partis politiques de répondre car rien ne serait pire que rater cette occasion de se saisir de propositions qui a l’évidence pourraient être des réponses immédiates à la crise. Comme le dit Philippe Martinez  dans une interview au journal Le Monde du 27 mai «  on a bossé, qu’est-ce que vous faites de ça ? »</p>
<p>Patrick BRODY, syndicaliste</p>
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		<title>Par : Bernard</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2020/06/05/suite-la-grande-reunion-unitaire-de-toute-la-gauche-du-20-mai-lettre-de-gds-aux-20-associations-et-syndicats-a-l%e2%80%99initiative-du-%c2%ab-plan-de-sortie-de-crise-%c2%bb/comment-page-1/#comment-377467</link>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 17:55:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=5898#comment-377467</guid>
		<description>Très beau programme.

Peut être qu’il lui manque ... une politique de baisse de ces charges , celles qui pompent les pouvoirs d’achat pour  que ces mesures deviennent vraiment efficaces sur le long terme.

J’imagine tristement , et comme toujours , qu’une fois de bonnes mesures mises en place , les pro de la concentration des richesses penseront à comment détourner ces nouvelles lois .

Pour les 35 heures , il a suffit de demander aux gens d’en faire plus , en moins de temps bien sûr, pour un bénéfice positif/ négatif sérieusement ramené à la baisse.
Il y a eut des  embauches certes ( pas tant que cela aurait dû ) si la plupart des entreprises avaient vraiment jouées le jeu , mais l’occasion de doper  la rentabilité était trop belle . Plus de rentabilité , plus de bénéfices , non partagés bien évidement.
Prenons l’exemple d’une hausse de salaire de 300 euros. Ok , même des Patrick Artus commencent à comprendre que la part des salaires en a pris un coup depuis 40 ans .
Que se passera t’il si tous les mécanismes de la concentration des richesses ne sont pas clairement identifiés par la gauche , tout comme cela a été le cas des années Mitterand avec l’explosion des revenus boursiers?
Une simple inflation des loyers suffira pour laisser les plus pauvres dans leur misère ,  vu que le calcul de l’inflation est bidonné , de façon à ne jamais influencé de façon normale le smic en France.
Tout va bien nous dit on depuis des années puisque l’inflation est  « maîtrisée « </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Très beau programme.</p>
<p>Peut être qu’il lui manque &#8230; une politique de baisse de ces charges , celles qui pompent les pouvoirs d’achat pour  que ces mesures deviennent vraiment efficaces sur le long terme.</p>
<p>J’imagine tristement , et comme toujours , qu’une fois de bonnes mesures mises en place , les pro de la concentration des richesses penseront à comment détourner ces nouvelles lois .</p>
<p>Pour les 35 heures , il a suffit de demander aux gens d’en faire plus , en moins de temps bien sûr, pour un bénéfice positif/ négatif sérieusement ramené à la baisse.<br />
Il y a eut des  embauches certes ( pas tant que cela aurait dû ) si la plupart des entreprises avaient vraiment jouées le jeu , mais l’occasion de doper  la rentabilité était trop belle . Plus de rentabilité , plus de bénéfices , non partagés bien évidement.<br />
Prenons l’exemple d’une hausse de salaire de 300 euros. Ok , même des Patrick Artus commencent à comprendre que la part des salaires en a pris un coup depuis 40 ans .<br />
Que se passera t’il si tous les mécanismes de la concentration des richesses ne sont pas clairement identifiés par la gauche , tout comme cela a été le cas des années Mitterand avec l’explosion des revenus boursiers?<br />
Une simple inflation des loyers suffira pour laisser les plus pauvres dans leur misère ,  vu que le calcul de l’inflation est bidonné , de façon à ne jamais influencé de façon normale le smic en France.<br />
Tout va bien nous dit on depuis des années puisque l’inflation est  « maîtrisée « </p>
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