<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : Macron a fait une tuerie contre l&#8217;ex assurance chomage</title>
	<atom:link href="http://www.gerard-filoche.fr/2021/12/06/6216/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.gerard-filoche.fr/2021/12/06/6216/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 13 Apr 2026 18:04:18 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.1</generator>
	<item>
		<title>Par : Gérard Filoche</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2021/12/06/6216/comment-page-1/#comment-378610</link>
		<dc:creator>Gérard Filoche</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 14:31:39 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=6216#comment-378610</guid>
		<description>Mathieu Pouydesseau
16 h  · 
Il paraît que TF1 diffuse une série sur la vie de la neurasthénique princesse bavaroise Elisabeth, mieux connue sous le nom de Sissi d’Autriche.
Fidèle sans doute au révisionnisme des films avec la jeune Romy Schneider filmés il y a 65 ans, il ne sera rien dit de l’empereur et du type de l’empire. 
C’est pourtant l’un des derniers empires coloniaux en Europe même, dirigé jusqu’à sa chute par des réactionnaires prêts à toutes les violences, racistes au dernier degré, maintenant féodalisme et servage - le nom de l’esclavage appliqué aux européens par les européens - au point que tout le monde voudra tuer des membres de la famille impériale.
Son frère partira jouer l’opération coloniale au Mexique avec la France, et y sera fusillé minablement une fois la France rembarquée piteusement. Son fils mourra étrangement, son héritier assassiné.
Le prince fait déposer son père trop moderniste par l’armée, est couronné un 2 décembre, nomme un général surnommé « la hyène » pour ses massacres de civils en Italie pour mater la révolution hongroise après lui-même avoir conduit son cheval sur les cadavres des viennois, Vienne tombe en mars 1849. Le député Blum, fusillé, sera le Baudin allemand. 
Cet homme épouse la bavaroise les bottes de cavalier pleines de sangs, les éperons couverts ee viscères, les mains sont celles de la réaction européenne contre le printemps des peuples. 
Cet empereur au cœur de l’Europe c’est Assad en pire.
Rien de tout cela ne sera conté. Et pourtant, si Lisi quitte la cour, refuse portraits et photographies, s’habille en noir, et mène une vie nomade - elle est assassinee en Suisse alors qu’elle embarque un bateau fluvial - Cest parce qu’elle sait qu’elle est impératrice d’un système colonial en Europe, avec tous les crimes y afférent, les « populicides » (le mot fut inventé par Grachus Babeuf), qu’elle fuit cette cour.
Et non pour quelques afflictions sentimentales face à un prince tellement occupé par les affaires de l’Etat - affaires qui consistent à réprimer, opprimer, punir, terroriser, exploiter, et enrichir quelques familles. 
L’empereur n’est pas seulement une brute réactionnaire, c’est un imbecile. 
Il va perdre plusieurs guerres - comment gagner des guerres avec des peuples qui s’en foutent d’un empire qui ne leur promets rien face à des peuples conquérants leurs propres souverainetés avec un régime promettant des compromis sociaux puis politiques - Bismarck invente l’Etat social pour s’assurer la loyauté des masses. 
Et il va, par sa politique coloniale dans les Balkans inspirer l’assassinat d’un archiduc à Sarajevo.
Il engage la première guerre mondiale et l’effondrement de son empire, de sa famille. C’est fini, l’Autriche.
Ironie terrible : dans ce conservatisme décadent, un autrichien de basse extraction rejette un empire colonial en apparence multiculturel - où la culture catholique autrichienne domine les autres, car c’est d’abord un empire de hiérarchie culturelle - et choisir la plus libérale Bavière, la patrie de Sissi, comme patrie de substitution.
C’est pour le royaume de Bavière qu’Adolf Hitler va au front en 1914, au service d’un petit cousin de Sissi. 
Mais lorsque l’histoire est réduite au pittoresque d’un Stéphane Bern, on ne peut être que berné.
De 1848 à 1918, l’empire autrichien du mari d’Elisabeth fut à L’Europe ce que l’Iran est au Moyen Orient aujourd’hui.
Les succès intellectuels des bourgeois viennois de ce temps ne peuvent faire pardonner ces deux horreurs nées de cet empire : la première guerre mondiale, et, avec Hitler, la seconde, et l’extermination des juifs de l’empire austro-hongrois.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mathieu Pouydesseau<br />
16 h  ·<br />
Il paraît que TF1 diffuse une série sur la vie de la neurasthénique princesse bavaroise Elisabeth, mieux connue sous le nom de Sissi d’Autriche.<br />
Fidèle sans doute au révisionnisme des films avec la jeune Romy Schneider filmés il y a 65 ans, il ne sera rien dit de l’empereur et du type de l’empire.<br />
C’est pourtant l’un des derniers empires coloniaux en Europe même, dirigé jusqu’à sa chute par des réactionnaires prêts à toutes les violences, racistes au dernier degré, maintenant féodalisme et servage &#8211; le nom de l’esclavage appliqué aux européens par les européens &#8211; au point que tout le monde voudra tuer des membres de la famille impériale.<br />
Son frère partira jouer l’opération coloniale au Mexique avec la France, et y sera fusillé minablement une fois la France rembarquée piteusement. Son fils mourra étrangement, son héritier assassiné.<br />
Le prince fait déposer son père trop moderniste par l’armée, est couronné un 2 décembre, nomme un général surnommé « la hyène » pour ses massacres de civils en Italie pour mater la révolution hongroise après lui-même avoir conduit son cheval sur les cadavres des viennois, Vienne tombe en mars 1849. Le député Blum, fusillé, sera le Baudin allemand.<br />
Cet homme épouse la bavaroise les bottes de cavalier pleines de sangs, les éperons couverts ee viscères, les mains sont celles de la réaction européenne contre le printemps des peuples.<br />
Cet empereur au cœur de l’Europe c’est Assad en pire.<br />
Rien de tout cela ne sera conté. Et pourtant, si Lisi quitte la cour, refuse portraits et photographies, s’habille en noir, et mène une vie nomade &#8211; elle est assassinee en Suisse alors qu’elle embarque un bateau fluvial &#8211; Cest parce qu’elle sait qu’elle est impératrice d’un système colonial en Europe, avec tous les crimes y afférent, les « populicides » (le mot fut inventé par Grachus Babeuf), qu’elle fuit cette cour.<br />
Et non pour quelques afflictions sentimentales face à un prince tellement occupé par les affaires de l’Etat &#8211; affaires qui consistent à réprimer, opprimer, punir, terroriser, exploiter, et enrichir quelques familles.<br />
L’empereur n’est pas seulement une brute réactionnaire, c’est un imbecile.<br />
Il va perdre plusieurs guerres &#8211; comment gagner des guerres avec des peuples qui s’en foutent d’un empire qui ne leur promets rien face à des peuples conquérants leurs propres souverainetés avec un régime promettant des compromis sociaux puis politiques &#8211; Bismarck invente l’Etat social pour s’assurer la loyauté des masses.<br />
Et il va, par sa politique coloniale dans les Balkans inspirer l’assassinat d’un archiduc à Sarajevo.<br />
Il engage la première guerre mondiale et l’effondrement de son empire, de sa famille. C’est fini, l’Autriche.<br />
Ironie terrible : dans ce conservatisme décadent, un autrichien de basse extraction rejette un empire colonial en apparence multiculturel &#8211; où la culture catholique autrichienne domine les autres, car c’est d’abord un empire de hiérarchie culturelle &#8211; et choisir la plus libérale Bavière, la patrie de Sissi, comme patrie de substitution.<br />
C’est pour le royaume de Bavière qu’Adolf Hitler va au front en 1914, au service d’un petit cousin de Sissi.<br />
Mais lorsque l’histoire est réduite au pittoresque d’un Stéphane Bern, on ne peut être que berné.<br />
De 1848 à 1918, l’empire autrichien du mari d’Elisabeth fut à L’Europe ce que l’Iran est au Moyen Orient aujourd’hui.<br />
Les succès intellectuels des bourgeois viennois de ce temps ne peuvent faire pardonner ces deux horreurs nées de cet empire : la première guerre mondiale, et, avec Hitler, la seconde, et l’extermination des juifs de l’empire austro-hongrois.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Laurent Mariko</title>
		<link>http://www.gerard-filoche.fr/2021/12/06/6216/comment-page-1/#comment-378591</link>
		<dc:creator>Laurent Mariko</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Dec 2021 05:08:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.gerard-filoche.fr/?p=6216#comment-378591</guid>
		<description>voici un excellent article, synthétique et clair, qui mérite toute l&#039;attention
Des électeurs.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>voici un excellent article, synthétique et clair, qui mérite toute l&#8217;attention<br />
Des électeurs.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
