Alain Fortuit
Notre vieil ami et camarade Alain Fortuit est décédé à l’âge de 75 ans le 23 janvier 2026. Pour nous c’est un choc, une tristesse envahissante. Nous le connaissions depuis les années 70, à la Ligue Communiste Révolutionnaire, nous avons été ensemble actifs dans la même tendance, au Parti socialiste, à la Gauche socialiste, à la Gauche démocratique et sociale, à LAPRES. Il était un des fondateurs de la revue D&S il y a 34 ans et toujours membre de son comité de rédaction.
Dentiste, installé à Fréjus, il était une personnalité militante locale reconnue pour toutes ses années d’engagement dans la ville où il fut tête de liste à plusieurs reprises, notamment contre le réactionnaire Léotard puis contre le RN. Il reçoit pour cela des hommages émus et chaleureux provenant de toute la gauche, ceux qu’il avait recrutés et souvent éduqués, ceux auxquels il s’était associé parce qu’il était pour l’union, ceux qui saluent en lui une belle personne, d’une grande bienveillance et d’une gentillesse attentive. Nice Matin le citait encore le 2 décembre 2025 car il était pilier sur la liste de gauche pour mars 2026 : « La liste unitaire s’est faite sur la convergence entre deux dynamiques à gauche, détaillait Alain Fortuit, du mouvement L’Après à Fréjus. »
Alain figure donc dans notre Panthéon militant, il était aussi grand sportif, amateur de voile, et nous avons eu de belles navigations avec lui, de beaux moments, il était chaleureux et chaque fois c’était un plaisir de le voir au milieu de nous. C’est vous dire si nous sommes affectés et transmettons notre affection à Evelyne, ses fils et petits enfants, sa famille, ses proches
Catherine Aubry (la mère de Manon ) ; Toute sa vie, Alain a milité, s’est engagé sans compter son temps et ses forces. Il fut conseiller municipal d’opposition à Fréjus, de toutes les luttes, sur tous les terrains, le dernier combat qui lui tenait à cœur étant celui pour la Palestine. Malgré sa patte folle et des problèmes de santé, il ratait rarement le rassemblement du samedi matin à Draguignan, toujours accompagné de sa femme Eveline, souriante à ses côtés.
Ill était ́toujours là, silhouette imposante avec sa canne, son béret, sa veste de marin, sa barbe de Père Noël. Une belle allure de vieux loup de mer sorti de la nuit des temps.
Alain, c’était enfin une personne au raisonnement fin, muni d’une solide culture historique. Il chérissait le débat et détestait l’informatique.
Il avait un faible pour le planteur préparé par ses soins pour nos réunions, la bonne cuisine (il excellait aux fourneaux), la voile, les amis. Ses fils et ses petites-filles adorés. Et son Eveline si complice.
S’il parlait d’une voix posée et douce, il défendait toujours avec fermeté ses points de vue.
Son dernier combat, ce fut son engagement sur la liste de gauche « Fréjus riposte » pour les élections municipales. Partisan jusqu’au bout des ongles du rapprochement des gauches, il soutenait que seule l’union fait la force. Tout simplement.
Cette force qui l’a quitté ce triste matin d’hiver, chez lui. Il ne verra pas fleurir les victoires au printemps. Nous nous battrons encore plus fort pour lui, pour construire ce monde meilleur dont il rêvait si fort.









