Le Comite européen des droits sociaux (CEDS) contre la loi El Khomri

Au boulot n°568 chronique a lire chaque semaine dans l’Humanité Dimanche

 

La CDES contre la loi El Khomri

 

Le temps de travail se définit comme celui où on est placés sous les directives de l’employeur « sans pouvoir vaquer à des occupations personnelles ». En échange de notre subordination, nous avons des contreparties, salaire net et brut, droit du travail. Le premier des droits est le respect fondamental de la vie biologique et sociale : les fameux « trois huit »,  une journée de 8 h de travail, de 8 h de repos, de 8 h de loisir. Et un salaire décent.

Pour mieux faire baisser les salaires, les lois Hollande-El Khomri, et Macron-Penicaud ont voulu remettre en cause la délimitation entre temps de travail contraint et temps libre. Multiplier les astreintes où vous êtes sous les directives de l’employeur même quand vous êtes en repos. Les « forfaits-jour » où on ne compte plus les heures dans la journée. Les annualisations pour éviter aux patrons de payer les heures supplémentaires.

Alors ça fait du bien quand le Comité européen des droits sociaux(CDES), saisi par la CGT et la CFE-CGC, conclut le 22 novembre 2021 que la loi El Khomri de 2016 « viole le droit à une durée raisonnable de travail et le droit à une rémunération équitable » garantis par la Charte sociale européenne!

 

C’est à l’unanimité que le CEDS dénonce la violation de la Charte sociale européenne

-Lorsque le salarié n’a pas eu à intervenir, le fait d’assimiler une période d’astreinte à du temps de repos est une violation du droit à une durée de travail raisonnable y compris le droit au repos hebdomadaire lorsque les astreintes sont effectuées le dimanche.

- les dispositions sur le forfait-jour autorisant des durées de travail manifestement excessives, portent atteinte au droit à une durée raisonnable de travail, quotidienne et hebdomadaire.

- Le fait que les salariés soumis aux forfait-jours ne puissent prétendre à la rémunération d’heures supplémentaires est aussi une violation du droit à une rémunération équitable.

Dire que c’est l’Europe qui dénonce ce genre de violation du droit du travail contre Hollande et Macron !

Gérard Filoche

 

Au boulot n°566 : Sport et travail salarié, 6500 morts au Qatar et 75 000 « bénévoles » à Paris ?

 

Autour des grandes manifestations sportives mondiales, le droit du travail peut il être cruellement foulé aux pieds ?  Telle est la question à propos de la Coupe du monde de football au Qatar (prévue du 21 novembre au 18 décembre 2022) et des Jeux Olympiques de 2024 à Paris.

Le journal anglais The Guardian est poursuivi par le Qatar pour avoir révélé que, sur 2 millions d’immigrés venus construire les 7 stades et les installations dédiées au Qatar, au moins 6500 ouvriers (chiffre déclaré et sous-estimé) ont été victimes d’accidents du travail mortels.

Les stars du football mondial joueront-ils les pieds sur des pelouses tachées de ce sang ?

Travail forcé, salaires dérisoires, chaleur accablante, repos insuffisants : « Un petit peu de sport, énormément d’argent, et des violations massives des droits humains » souligne Amnesty International France qui, comme d’autres institutions, interpelle la FIFA et la ministre du travail Roxana Maracineanu.

Et, à Paris, le « bénévolat » peut-il devenir systématique en vue des Jeux Olympiques (26 juillet – 15 août 2024) et Paralympiques (28 août – 8 septembre 2024) alors qu’il s’agira bel et bien d’un travail identifié et subordonné ? Il est prévu jusqu’à 75 000 bénévoles. La « Charte des volontaires » présente ce curieux bénévolat comme « un rêve », « une aventure humaine et collective, occasion de rencontres enrichissantes et uniques ».

« Uniques » sûrement mais « enrichissantes » sûrement pas !

« Étudiants, retraités, actifs, personnes en situation de handicap… tout le monde pourra candidater, à partir de début 2023 ». « Les missions susceptibles d’être confiées aux volontaires sont regroupées en 6 catégories : l’accueil, l’orientation et l’assistance, le support aux opérations sportives, le soutien opérationnel à l’organisation, les transports, le soutien aux services médicaux et le support aux cérémonies. »

Tout cela, c’est bien du boulot pas du bénévolat : n’avons-nous pas 6,6 millions de chômeurs et l’obligation légale de verser un smic horaire et mensualisé ?

Gérard Filoche

 

chronique à lire chaque semaine dans l’Humanité Dimanche n°566 11° année

 

la liste des revendications en Guadeloupe : pourquoi se battent ils ?

Face aux salariés, aux chômeurs et aux jeunes, mobilisés depuis plusieurs semaines (les mobilisations ont commencé le 17 juillet), le gouvernement hausse le ton : couvre-feu pour 18H annoncé au dernier moment vendredi et, en sus d’un contingent supplémentaire de 200 hommes, envoi du RAID et du GIGN !

La liste des revendications a été transmise le 2 septembre aux autorités locales. Depuis ce n’est que jeu du pourrissement et répression.

Le communiqué du vendredi 19 novembre 2021 des Organisations en lutte contre l’obligation vaccinale et le pass sanitaire souligne : « La détérioration du climat social n’est que le résultat du pourrissement volontairement orchestré par l’Etat, avec la complicité des élus et des médias aux ordres. […] …dans un courrier daté du 29 septembre 2021, le préfet rejetait l’ensemble des propositions et mettait fin à toutes négociations. La seule réponse des services de l’État et des patrons du privé : arrestations arbitraires, harcèlement des travailleurs, violences policières, condamnations, suspension des contrats de travail et des rémunérations, fermeture des cabinets et suspension des professionnels libéraux. »

Le minimum de la solidarité, c’est de dire pour quoi se battent ces jeunes et ces travailleurs. Nous reproduisons ci-dessous cette plateforme.

Revendications sociales :

  • La résolution de tous les conflits en cours ;
  • Le respect de tous les accords signés, y compris celui du SDIS-971, toujours pas appliqué ;
  • L’augmentation généralisée des salaires, des minima sociaux, des allocations chômage et des pensions de retraite en même temps que l’augmentation des prix ;
  • Le remplacement de tous les départs à la retraite ;
  • L’arrêt des licenciements, dans le privé et des suppressions de postes, dans le public ;
  • L’embauche massive de titulaires, dans toutes les fonctions publiques, à la poste, dans les écoles, à l’université… ;
  • L’arrêt de la répression judiciaire et patronale, contre les militants, les travailleurs et les organisations syndicales ;
  • L’abrogation des règles d’indemnisation du chômage ;
  • Le maintien de toutes les primes de vie chère ;
  • L’ouverture de négociations collectives, dans toutes les branches professionnelles, sur les salaires, l’emploi, la formation, la durée du travail, la protection sociale, la priorité d’emploi des jeunes, des chômeurs et des salariés de Guadeloupe, le fait syndical guadeloupéen.
  • La résorption de tous les emplois précaires et des embauches massives, dans le privé ;

Gestion de la crise Covid et la situation sanitaire locale :

  • L’abrogation de la loi du 5 août 2021, relative à la gestion de la crise sanitaire ;
  • La suppression de l’obligation vaccinale ;
  • La suppression du pass sanitaire ;
  • Le maintien de la gratuité des tests ;
  • Des protocoles sanitaires stricts, adaptés aux établissements publics et privés ;
  • Des recrutements de soignants et de personnel, dans les hôpitaux et cliniques privées, ainsi que dans le secteur social et médico-social ;
  • La mise en place d’un plan d’urgence pour l’embauche et la formation des jeunes ;
  • Des moyens matériels pour la santé, le secteur social et médico-social ;
  • La mise en place d’un système de santé de qualité pour accueillir et soigner les usagers, dignement et efficacement ;
  • Des mesures immédiates pour approvisionner les établissements en oxygène ;

Revendications des pompiers :

  • Le recrutement de 15 sapeurs-pompiers volontaires (SPV), sur dossier, dans l’immédiat ;
  • Le recrutement de personnel administratif technique et spécialisé (PATS), pour la filière administrative et technique ;
  • La réparation, l’entretien et le renouvellement des engins véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) et fourgon pompe tonne (FPT) ;
  • L’organisation de concours pour les sapeurs-pompiers professionnels, au grade de caporal ;
  • La mise en place d’une nouvelle organisation : 12h00 de travail jour et 24h00 de repos, 12h00 de travail nuit et 72h00 de repos, pour le sapeur-pompier ;

Revendications sociétales et pour le secteur de l’éducation :

  • Des moyens supplémentaires et des recrutements de personnels techniques et encadrant, pour le dédoublement des classes et le respect des mesures sanitaires dans les écoles ;
  • Un bâti scolaire et des équipements sportifs et culturels, rénové au plus vite, conforme aux normes parasismiques et débarrassé des rats ;
  • Un plan d’urgence pour l’eau, pour un accès permanent de tous à une eau potable, buvable, sans pesticide, sans chlordécone, à un prix bas et unique, dans le cadre d’un véritable service public ;
  • Le nettoyage de toutes les citernes dans tous les établissements publics ;
  • La condamnation des empoisonneurs au chlordécone et la dépollution des sols ;
  • La mise en place d’un véritable service public de transport permettant aux usagers de se déplacer à toute heure sur l’ensemble du territoire.

aplutsoc

 

Philippe-Pierre Charles de Martinique explique :

Fort-de-France (Martinique).– Dans une Martinique frappée par une quatrième vague de Covid-19 particulièrement meurtrière, la campagne de vaccination peine à décoller.25,4 % de la population a reçu au moins une dose, dont près de 20 % avec un schéma vaccinal complet. Des taux encore faibles, qui placent l’île parmi les territoires français les moins vaccinés, avec la Guadeloupe et la Guyane.

Les Ehpad comptent 48,6 % de primo-injectés parmi les résidents. Et 44,2 % avec un schéma vaccinal complet. Pour ce qui est des professionnels de santé qui y travaillent, la couverture vaccinale une dose et celle en schéma complet sont respectivement de 30,9 % et 21,6 %.

Le chlordécone, pesticide nocif pour l’humain, utilisé entre 1972 et 1993 dans les bananeraies martiniquaises et guadeloupéennes pour lutter contre les charançons, a contaminé 92 % de la population. Les deux îles détiennent le record mondial de cancers de la prostate par habitant. Plusieurs études établissent le lien entre l’exposition au chlordécone et le cancer.

Un scandale d’État qui, au-delà d’empoisonner la grande majorité des habitantes et habitants des deux îles antillaises, a accentué la défiance envers Paris, particulièrement palpable ces derniers temps. Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui pensent que de la même manière que le chlordécone, le vaccin va les empoisonner.

Mais les réticences ne s’arrêtent pas à cette crainte. Loin des fantasmes autour du « vaudou » et du « rhum », les motifs s’entremêlent jusqu’à ce qu’une pelote de récits se forme et s’épaississe. Des crimes coloniaux aux ratés de la campagne de communication autour de la gestion de la crise sanitaire, Philippe Pierre-Charles, membre fondateur du Groupe révolution socialiste, syndicaliste et agrégé d’histoire, reçoit Mediapart à Fort-de-France pour décortiquer la situation.

 

Philippe Pierre-Charles, à la maison des syndicats à Fort-de-France, en Martinique. © YS / Mediapart

 

Comment analysez-vous le discours qui consiste à expliquer les réticences de la population martiniquaise envers la vaccination par « des raisons culturelles » ?

Philippe Pierre-Charles : Ce sont des arguments très marqués par des préjugés racistes. Comme ceux tenus par un médecin sur les Martiniquais qui se soigneraient avec le vaudou et le rhum [propos du généraliste Hervé Boissin sur le plateau de LCI, le 31 juillet – ndlr]. Le vaudou n’existe pratiquement pas ici et les superstitions sont aussi présentes que dans d’autres endroits où le taux de vaccination est très élevé. Notre population est instruite, et pas plus irrationnelle qu’ailleurs. Mais dans l’imaginaire colonial, la colonie est le lieu de la magie, de l’ignorance, de la superstition… un fantasme, sans aucune recherche de la réalité.

Comment expliquez-vous, d’un point de vue historique, cette défiance des Martiniquaises et Martiniquais envers Paris ?

Le problème est que, lorsque les dominants sont les héritiers de l’histoire esclavagiste et coloniale, et que les dominés sont les héritiers de cette même histoire, mais de l’autre côté, forcément, cela alimente la défiance des seconds envers les premiers. La forte réticence peut donc s’expliquer par des raisons historiques. À commencer par le sentiment d’injustice nourri par un grand nombre de crimes coloniaux non élucidés.

Par exemple, en 1971, Gérard Nouvet, un jeune lycéen martiniquais, a été tué par une grenade militaire alors qu’il sortait voir des amis. Il n’y a jamais eu de reconnaissance officielle de ce crime. Les autorités à l’époque avaient même déclaré qu’il était mort en tant que manifestant et non pas en tant que lycéen, alors qu’il n’était pas en train de manifester quand il a été tué. Plus tard, on a su que le militaire en question a été déplacé, mais sans plus.

Autre exemple, en 1974, en plein mouvement de grève des ouvriers, plusieurs protestations éclatent en Martinique. Deux ouvriers ont été tués. Le corps de l’un d’eux a été retrouvé sans vie sur la plage, au nord de l’île. Là encore, il n’y a pas eu de poursuite.

On peut aussi citer le cas du journaliste martiniquais André Aliker. Il a été assassiné en 1934, car il enquêtait sur les malversations d’un béké, Eugène Aubéry. Il a été tué à la suite de la publication de son enquête sur Eugène Aubéry, après plusieurs tentatives d’intimidation et une tentative d’assassinat manquée. Mais le béké en question n’a jamais été condamné pour ça. Conséquence : l’un des frères d’André Aliker a pris une arme et a tiré sur Eugène Aubéry.

L’histoire coloniale est remplie de scénarios comme ceux-là.

Le traumatisme du chlordécone, ce pesticide nocif pour la santé utilisé en Martinique et en Guadeloupe entre 1972 et 1993 et qui a contaminé 92 % de la population des deux îles, joue-t-il un rôle dans le manque de confiance envers les autorités ?

C’est effectivement l’un des facteurs qui expliquent le manque de confiance, oui. Ce qui est frappant dans l’affaire du chlordécone, entre autres choses, c’est que lorsque le scandale éclate, il reste, pendant plusieurs années, un sujet agité seulement par quelques associations et quelques avocats. En 2005, il y a eu le premier forum social sur la question. Mais il n’y a pas eu de grosse manifestation populaire, comme si cela était une fatalité. Comme si c’était dans l’ordre des choses et qu’on ne pouvait rien y faire.

En 2018, un second forum social, cette fois-ci mieux organisé, a remis le sujet au cœur des débats. Mais il a fallu attendre le 27 février 2021 pour voir éclater la plus grande manifestation contre le chlordécone. Elle était comparable en ampleur à celle de 2009 [année de la grande grève générale contre la vie chère en Martinique et en Guadeloupe – ndlr].Et elle ne s’est déroulée que lorsque les Martiniquais ont eu le sentiment qu’il allait y avoir prescription dans ce dossier. C’est à ce moment-là que le changement d’échelle s’est opéré, car le sentiment d’injustice s’est renforcé. Avant, il y avait quelques manifestations mais qui ne réunissaient pas plus de 400 à 500 personnes.

Ce risque de prescription a fait que la défiance du peuple martiniquais envers l’État français s’est, depuis, manifestée très fortement. À cela s’ajoute un petit détail, celui du rétropédalage de Macron, qui, lorsqu’il est venu en Martinique, a déclaré que l’État doit prendre ses responsabilités. Puis, lors des grands débats, pendant le mouvement des Gilets jaunes, a avancé que le chlordécone n’était pas cancérigène.

Identifiez-vous d’autres explications, plus récentes que l’affaire du chlordécone ?

Il en existe plusieurs. La première est commune à tous les territoires français. Elle repose sur toutes les incohérences tenues au plus haut niveau de l’État au début de la pandémie. Notamment sur la question du port du masque. Un jour il est inutile, un autre il devient obligatoire.

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Puis il y a aussi une incohérence particulière à la Martinique. En février 2020, il a fallu que le peuple se mobilise et manifeste contre l’arrivée de touristes en provenance d’Italie, où l’épidémie flambait à l’époque alors que ce n’était pas le cas en Martinique. Ce sont les menaces de la population qui ont fait que l’avion reparte, les autorités n’auraient rien fait sinon.

Une fois que le virus est arrivé ici, il y a eu une disproportion dans les mesures prises, comme si on voulait rattraper les erreurs passées. Le premier confinement s’est déroulé dans un climat de terreur exagéré alors qu’on n’avait pas beaucoup de cas. Il y a eu une série de mesures plus ou moins à contre-temps avec une concertation limitée.

Le caractère contraignant de la vaccination et l’obligation vaccinale, mis en rapport avec l’histoire martiniquaise et notamment le scandale du chlordécone, créent forcément un effet terrible. La population pense que si on veut lui imposer quelque chose, c’est que ce n’est pas bon pour elle.

À cela s’ajoute l’attitude un peu dédaigneuse vis-à-vis de la pharmacopée locale. Le mépris des plantes locales présentées comme de la sorcellerie, par opposition à la science, engendre une réaction de défense qui consiste à s’opposer à la chimie imposée par l’État.

Quid de la campagne de communication en Martinique depuis le début de la crise sanitaire ?

Le caractère colonial de la gestion de la pandémie en Martinique a aussi accentué la défiance de la population envers les autorités. Elles pensaient que faire parler le préfet et le directeur de l’ARS allait suffire. Elles n’avaient pas conscience du niveau de défiance des Martiniquais.

Autre problème, les mesures ont été prises depuis Paris. Il y a même l’un des confinements, ici en Martinique, qui n’a pas été annoncé par le préfet mais par Macron depuis la capitale de l’Hexagone.

Maintenant que les autorités ont pu constater les réticences des Martiniquais, elles ont voulu rectifier le tir en faisant des réunions avec les élus locaux et en leur demandant de sensibiliser la population. Mais là encore, ça ne fonctionne pas, car les décisions émanent de l’État et du préfet.

Il y a quelques jours, j’ai été en contact avec le préfet au nom du CDMT [Centrale démocratique martiniquaise du travail, syndicat anticolonialiste et anticapitaliste – ndlr]. Je lui ai suggéré d’organiser une confrontation des thèses autour de la politique menée pour lutter contre le Covid. Une confrontation sous l’égide de personnes et de structures qui bénéficient de la confiance de la population. Il m’a répondu qu’il travaillait sur quelque chose, sans préciser ce dont il s’agit.

Quelques jours plus tard sort dans la presse l’information suivante : le préfet met en place un comité citoyen de transparence. En le communiquant de cette manière, il tient à montrer que c’est lui qui a décidé de la chose. Là encore, c’est un réflexe colonial typique.

Les élus locaux ont-ils un poids pour rassurer la population martiniquaise ?

Les élus locaux n’ont pas un grand poids auprès de la population. Il suffit de voir l’abstention assez forte sur le territoire. La CTM [collectivité territoriale de Martinique – ndlr] a déjà pris position contre l’obligation vaccinale et contre le passe sanitaire. C’est passé relativement inaperçu. Les critiques des élus continuent de tomber parce que cette motion n’a pas été accompagnée d’action collective. Elle n’a débouché sur rien du tout.

 

 

Siné mensuel : Aimer la verrerie à en mourir ?

 

 

Les images des ouvriers exténués et tués au travail depuis les fabriques et les mines ont traversé les siècles. Chez les verriers cela fait 200 ans que les maladies sont connues.

Depuis la fermeture de leurs usines en 2003, les verriers de Givors sont morts tour à tour d’une épidémie de cancers : poumons, foie, intestins, pharynx…  Mais comme le droit à la santé des travailleurs est toujours aussi maltraité, le combat engagé par les Verriers de Givors visant à faire reconnaître les maladies qui les déciment, dure depuis plus de 10 ans.

 

En mai 2011, déjà Lyon Capitaleévoque ces anciens salariés des verreries de VMC BSN Danone Glasspack, O-I Manufacturing, à Givors : leur taux de cancers est dix fois supérieur, ils meurent 9 ans avant l’âge moyen de décès des hommes de ce pays.

L’entreprise s’en était allée, laissant un sol gravement pollué à l’arsenic, aux hydrocarbures, solvants. Dans son dernier bilan, elle avait provisionné 530 millions de dollars pour le risque amiante, mais ils ont été distribués aux actionnaires. L’entreprise n’a même pas supporté les frais de nettoyage du terrain, restés à la charge de la collectivité ; tout comme elle s’est refusée d’assumer les conséquences des maladies de ses anciens salariés et a multiplié les recours judiciaires contre eux.

Christian Cervantès avait été le premier à se lancer dans la bataille juridique. Avec ses camarades, il s’est appuyé sur une ancienne enquête de santé, du printemps 2009 parmi 645 anciens verriers. À partir de 209 réponses on observait alors 127 cas de malades ou décédés. 210 pathologies étaient observées (un même individu pouvant en développer plusieurs). Parmi ces pathologies : 93 cancers, 82 autres pathologies déterminées, 10 autres non déterminées, 11 morts subites et 10 décès causes non précisées.

Il a fallu en 2013 saisir les prud’hommes pour exiger les « attestations d’exposition aux produits toxiques » pourtant obligatoires mais que Danone n’avait pas données à la fermeture de la verrerie en 2003. La cour d’appel du TASS (Tribunal des affaires de sécurité sociale) a fini par reconnaitre que la polyexposition (amiante, hydrocarbures et dérivés) au poste de travail était bien la cause du cancer de Christian Cervantes.

 

La procédure a été si longue que Christian Cervantès a succombé à la terrible maladie qui le rongeait. Sa famille a été obligée de poursuivre son combat. Le jugement est devenu définitif mais le montant des arriérés à rembourser devait être calculé par la Sécurité sociale elle-même et la famille est encore restée très longtemps sans nouvelles.« Tout cela est fait pour jouer la montre ! On attend que les hommes meurent, que les veuves se découragent… » explique  Laurent Gonon,Docteur en gestionAssociation des anciens verriers de Givors

 

10 ans pour 60 dossiers de verriers :

 

Chaque verrier malade a du plaider, faire face aux dénis. Premiers jugements, jugement, appel, Cassation. Pour aller plus vite, lesverriers de Givors ont demandé aux ministres du Travail le classement officiel de la verrerie de Givors dans la liste des sites amiantés. Obstinément, les ministres du travail successifs, Sapin, Rebsamen, El Khomri, Pénicaud, ont refusé.

Après six longues procédures engagées devant le Conseil des Prud’hommes, les TASS de Lyon et Saint-Étienne, la Cour d’appel de Lyon, le Tribunal administratif a finalement accordé ce classement « amiante ».

Les anciens salariés givordins ont réclamé alors l’indemnisation du « préjudice d’anxiété » pour exposition à l’amiante pendant leur carrière professionnelle. Celui-ci enfin accordé au bout de dix ans de procédure, laisse encore un goût amer : « 10 000 euros (le montant moyen des indemnités pour préjudice d’anxiété)… la vie d’un bonhomme, ça se résume à ça ».

Gérard Filoche

 

 

Dossier complet : www.verriers-givors.com

Pascal MARICHALAR, Qui a tué les verriers de Givors ? Une enquête de sciences sociales

Dans Revue européenne des sciences sociales 2019/1 (57-1), pages 283 à 286

 

 

Chronique Humanité-Dimanche « Au boulot » n°565 : Discrimination sociale par l’âge

Macron a encore refusé de réduire la pauvreté de la jeunesse. Même pas de RSA, seulement un « contrat d’engagement » pour un sur deux des moins de 26 ans : 500 euros à condition de 15 à 20 h « d’accompagnement par semaine » sous condition d’assiduité et d’acceptation des « offres d’activités ». Macron y tient absolument : les jeunes doivent être sous contrôle. Ils doivent impérativement s’occuper sans être assistés. Pas de garantie de revenu.

La France macronienne impose un taux de pauvreté de 21,7 % dans la jeunesse prétendument pour son bien, un des seuls pays européen, 4 sur 27, à ne pas ouvrir de garanties sociales aux jeunes. Le jeune de 18 à 25 ans est considéré comme un majeur sur le plan professionnel mais un mineur sur le plan social. Soit il s’émancipe quelle qu’en soit la difficulté, soit il reste pauvre ou à la charge tardive de ses parents.

Or le travail est raréfié, précaire, et les parents sont paupérisés et de plus en plus incapables de faire face. L’idée macronienne que le versement d’allocations désinciterait les jeunes aux études et au travail est paternaliste et surtout créatrice de misère plutôt que de stimulation. Ainsi 57 % des jeunes adultes restent des « grands enfants » dans le cadre familial où ils coûtent en moyenne 500 euros par mois.

La discrimination sociale s’ajoute alors à celle de l’âge : celles des familles qui, en majorité, n’en ont pas les moyens, renvoient les jeunes à eux-mêmes, à un service d’emploi public défaillant, à des petits boulots ingrats, à des études chaotiques et sacrifiées sans diplôme, à des questions d’isolement, de désinsertion, de santé, d’addictions. Les patrons en profitent, ils abusent des jeunes en CDD, intérim, saisonniers, contrats courts, à bas salaires jusqu’à plus de  29 ans !

A contrario de Macron, réclamer une allocation universelle d’études et de formation pour les 18 à 15 ans est une condition préalable de dignité, d’égalité, d’insertion sociale bien plus efficace pour que la jeunesse accède à des emplois qualifiés.

Gérard Filoche

 

 

 

à Malakoff, 6 nov. : le Titanic coule et la musique continue de jouer.

samedi matin 6 nov. de 10 h 30 a 12 h 30
Malakoff
c’est Sophie Taille-Polian de Génération qui a boosté ça et organisé (salle, buffet, attachés, militants)

invités : Autain, Boutyflat, Faucillon, Gribowski, Lejeune, Rousseau,  Taille-Polian
tour de chauffe, de 7’ sur l’unitéde la gauche, tout le monde est pour et se fait des salamalecs

Rousseau dit quand même que la porte de l’unité n’est pas fermée,

Gribovski regrette fortement pas plus de soutien à primaire populaire

Faucillon aussi parle d’unite

Boutiflat parle au nom du PS, déplore aussi la division

Autain dit qu’elle a tout fait pour l’unité,

Lejeune déplore aussi la non unité

Taillé-Polian aussi,

on est GDS dans la salle, à trois Anne, Fred, Gerard
pas invités à parler, l’unité ça doit etre pour les autres…
au tout début, avant la reunion,  Taillé-Polian et Boutiflat et des militants organisateurs nous ont salué, et des gens individuellement aussi au début, il y a 100 personnes
certains surpris ou heureux qu’on soit là
mais Autain et tous les autres nous ignorent,
quel est le but de cette réunion ? dire qu’on a été pour l’unité mais ce n’est pas la faute des présents si elle ne se fait pas
ils se disent tous, proches du coeur des décideurs mais empêchés par les dits décideurs
en un mot, c’est pas leur faute

la peur de perdre est omni présente
le sujet affiché du débat est « reconstruction de la gauche et de l’ecologie avant ou apres 2022 ? »

aucun projet réel de reconstruction (« ce sera un champ de ruines »  reprend Autain).
tout le monde dit donc « avant » mais parle aussi… législatives et … consigne de vote entre deux tours… entre Macron et Le Pen

en fait implicitement c’est foutu mais faut faire l’effort de faire semblant parce que chez les gens, ça passe vraiment pas
en effet c’est le cas de façon très vive dans la salle qui attend beaucoup mais n’aura rien
aucun proposition d’action concrète

Fred (qui a dû insister pour parler !) fait une très bonne intervention « personne ici n’est responsable de la division mais on est responsables de l’unité »
« c’est à vous d’aller dire à vos candidats respectifs arrêtez de débloquer » il est très applaudi
la salle pas résignée est beaucoup plus colère en faveur de l’unité immédiate que la tribune, pas mal se disent déçus de la reunion
gerard

De: Anne Mejias de Haro
Objet: Rép : Unité…
Date: 7 novembre 2021 08:39:38 UTC+1

Je ne sais pas si ce qui est le plus important est ce qui nous fait rêver ou ce qui va faire de nos vies un cauchemar. Concernant Mélenchon et Jadot, je pense qu’il faut pousser à un accord entre les deux, même si j’ai conscience des écarts entre les deux hommes et les deux formations. Mais après tout, le candidat qui veut la disparition de la 5eme république et du rôle actuel du Président, doit pouvoir envisager de se contenter d’un rôle de premier ministre. Inversement, si le rôle de Président actuel disparaît pourquoi se battre pour l’obtenir.

Nous étions hier avec Fred et Gérard à la réunion organisée à Malakoff et c’était bien déprimant. Mon impression : le Titanic coule et la musique continue de jouer.

Il était très instructif de voir que les participants ayant des fonctions politiques (Sandrine Rousseau, un gars du secrétariat national du PS, Elsa Faucillon et Clémentine Autain et la sénatrice Taillé-Pollian) expliquent qu’ils ont essayé l’unité et qu’ils n’ont pas été écoutés. Mais ils n’ont pas dit qu’ils allaient faire une déclaration publique ou se mobiliser collectivement et publiquement pour faire quelque chose maintenant. Leurs discours ressemblaient beaucoup à la petite musique bureaucratique où le poids des appareils et le jeu des institutions donnent le rythme…Tout le monde semble se replier sur les législatives alors que l’on sait par expérience maintenant qu’elles sont prises dans la dynamique de l’élection présidentielle et qu’elles n’inversent pas la tendance. Très décevant.

Heureusement la salle était plus tonique et Fred est intervenu, très efficacement, pour rappeler la nécessité de l’unité maintenant.

Je suis allée voir l’organisateur pour lui dire que faire une réunion sur la question de l’unité de la gauche sans inviter la GDS était une erreur. Il a évidemment dit que cela n’était pas possible pour des raisons matérielles (cela aurait fait trop d’intervenants).

Ce n’est évidemment pas la raison. Nous n’étions pas conviés parce le but de cette réunion était de s’excuser de renoncer à l’unité et de se replier sur le sauvetage de ce qui risque fort d’être emporté dans le naufrage de la gauche aux prochaines échéances électorales. Le nouveau thème à la mode devient d’ailleurs la « refondation de la gauche ». Pénible !

Anne

 

 

Elle, elle, elle…

Au boulot n° 564 chronique hebdo dans l’Humanité Dimanche 11° année

 

Elle a, chez Danone supprimé 900 emplois dont 230 en France en réussissant pour son compte personnel une plus-value boursière de 1,13 millions d’euros soit 1255 euros par poste supprimé. Elle a, à la tête de Business France, commis 670 infractions au code du travail. Elle est intervenue contre un procès verbal de l’inspection du travail (sans l’avertir) pour réduire la sanction d’un ami chef trois étoiles dont le restaurant ne comptabilisait pourtant pas les heures des salariés. Elle a  autorisé le licenciement d’un syndicaliste de La Poste contre l’avis de l’Inspection du Travail. Elle a qualifié l’exercice du droit de retrait des cheminots de la SNCF après un accident de TER comme « grève illégitime » toujours contre l’avis indépendant des inspecteurs qui appelaient la SNCF à respecter ce droit de retrait.

Elle a imposé des ordonnances pour casser le Code du travail. Elle a supprimé 400 000 emplois aidés. Elle a fait régresser les lois sur la formation professionnelle. Elle a fait une « tuerie » contre les chômeurs, sa « réforme » cassant profondément leurs droits. Elle s’est mis 62 000 euros dans sa poche avec la suppression de l’ISF.

Elle a entravé l’action d’un inspecteur du travail, Anthony Smith et parce que celui-ci intervenait dès avril 2020 à la demande des salariés dans une association d’aides à domicile, pour obliger l’employeur à fournir des masques anti Covid, elle l’a mis à pied. Elle a été l’objet de mobilisations syndicales, citoyennes et politiques qui ont fini par casser cette incroyable décision, l’inspecteur a été ré intégré, le Directeur général du travail a dû démissionner, et elle est maintenant poursuivie devant le Bureau international du travail pour entrave à l’indépendance de l’inspection.

Elle, elle, elle… c’est Muriel Pénicaud. C’est elle que Macron veut nommer au … BIT. Elle est visiblement la plus indiquée pour incarner la France de Macron au plus haut niveau de l’Organisation Internationale du Travail. N’est-ce pas ?

Signez la pétition qui circule contre cette infâme nomination.

Nous avons besoin de vous : signez et faites signer cette pétition https://chng.it/jhdDQNRG2d

Gérard Filoche

 

Macron contr’attaque pour défendre Uber

au boulot n°563        chronique Humanite dimanche 11° année

 

Le Parlement Européen a voté le 16 septembre 2021 une résolution suite aux excellents travaux de la députée Laila Chaibi opposant la « présomption de salariat » contre toutes les plateformes de type Uber, Deliveroo, qui utilisent des « indépendants ».  Ça veut dire que partout en Europe, la cause de la reconnaissance des voituriers, chauffeurs, livreurs avance : vers la reconnaissance d’un contrat de travail qui leur attribue le statut de tous les autres salariés, avec salaire brut et cotisations sociales, les protégeant collectivement du chômage, des accidents du travail, de la maladie, de la retraite. Ce que les employeurs néo-esclavagistes des plateformes numériques se refusaient à leur donner. La France, étant le pays le plus « uberisé » : c’est, depuis sa première loi de 2015, la stratégie politique fondamentale de Macron, de « dépasser le salariat », casser les statuts, supprimer les cotisations sociales.

Macron sent le danger et tente dans  son projet de loi de finances 2022, d’inventer un « tiers contrat » qui sauve ses amis d’Uber. Le nouvel impôt portera sur la marge que dégagent les plateformes de VTC, sur la « prestation de services » pour ne pas donner de nouveaux arguments à la justice pour les requalifier en salariés.  Il s’agit de prélever 2 millions d’euros par an, sur un maximum de 0,5 % des marges pour financer une « Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi. » organisme, imposé par ordonnance pendant la pandémie.

Avec ça, il sera créé un nouvel espace dérogatoire entre le contrat  de travail et le contrat commercial avec un panier restreint d’obligations du salariat mais pas toutes. Une sorte de contrat low cost, un tiers contrat, ni tout à fait salarié, ni tout à fait indépendant, fonctionnant à demi droits avec cette taxe versée par l’Etat au lieu de cotisations versées par le patron.

Les sur-exploiteurs peuvent dire qu’avec Macron il ont un ami sincère, constant et inventif.

Gérard Filoche

 

Pour une plateforme commune de gouvernement EELV, LFI, PC PS, s’engager maintenant

Les échéances électorales de 2022 seront décisives. Il y a trop d’enjeux sur le social, le climat, la pauvreté, l’écologie pour ne pas se rassembler. Ne pas le faire c’est objectivement jouer la défaite. Personne ne devrait l’accepter. Il faut organiser le sursaut pour déjouer le scénario annoncé par les médias ou les sondeurs.

 

Les sondages se trompent souvent dans leurs prévisions 5 à 6 mois à l’avance. Ce n’est pas avec des panels de 700, des marges d’erreur de 3 points qu’on peut analyser ce que sera la situation dans 4 mois. D’autant moins que parmi l’électorat la défiance est forte. Et l’indécision sur le fait de voter ou pas est importante tout autant que les doutes sur le choix à faire sont substantiels.

 

Paradoxe ou réalité cachée ?

 

Ce qui semble certain c’est l’attente massive, réelle de solutions pour le pouvoir d’achat et les urgences sociales, le chômage, la précarité, les services publics … Il en va de même des attentes  fortes sur la question climatique, la transition écologique ou les questions de démocratie, de citoyenneté … C’est la réalité et non pas des attentes sécuritaires, anti immigration ou anti islam !

 

L’enjeu qui nous concerne toutes et tous c’est donc celui d’un débouché politique à ces attentes. Et cela ne peut se faire sans union populaire, sans unité, sans propositions communes. C’est vrai pour la présidentielle comme pour les législatives.

 

Ne pas rejouer 2017

 

Rien ne sera possible avec 7 candidats des gauches et de l’écologie. Mettre tout son espoir dans le fait qu’un se détacherait dans les prochains mois ne semble pas raisonnable. Et quand bien même un se détacherait, il faudrait discuter d’un accord pour que la pression au vote utile soit un mouvement majoritaire pour gagner. En gros, ne pas rejouer 2017 avec 3 candidats de droite ou d’extrême droite – quels qu’ils soient – en tête le soir du premier tour qui éliminent le candidat de gauche du second.

 

D’abord une plateforme

 

Il y a urgence à discuter plateforme tant en terme de mesures d’urgence, que de politiques de moyen terme. Cette plateforme est possible, y compris sur des points tels l’Europe qui pouvaient apparaître faire désaccord il y a peu encore. Il faut y travailler sur le terrain. Dans nos villes et campagnes comme au plan national.

 

Deux à trois mois utiles

 

Le scepticisme existe mais à ne rien faire on est sûr de perdre. Et de préparer des lendemains qui déchantent. Une plateforme pour déboucher sur un accord de législature, un accord pour un programme de gouvernement sur cinq ans doit dons être travaillé maintenant. Tous les candidats et candidates qui partageront cette plateforme pourront alors se rassembler sous un label commun. Qu’ils ou elles soient du pôle écologiste, de celui de l’Union populaire, du PCF ou du PS ou des autres sensibilités de gauche ou issues de la société civile importe peu. C’est le contenu qui entraîne l’unité et le soutien en commun.

 

Si cela est possible pour les législatives, alors ce sera possible pour les présidentielles ! Le temps est compté mais en s’y mettant ensemble on peut y parvenir et on peut gagner avec une campagne forte, énergique, de deux à trois mois en 2022.