Poursuivre les efforts pour l’unité jusqu’au bout apres le vote indicatif de la primaire partielle

 

 

 

La base pousse…

 

Il est manifeste que ces dernières semaines et derniers jours l’exigence de l’unité de la gauche se manifeste puissamment. 81 % des électeurs de gauche sont pour cette unité, et 73 % veulent un candidat commun. On ne parle pas là des militants liés aux différentes chapelles, mais de la grande masse du salariat, de ceux qui sont sous le choc de l’atomisation de la gauche, qui ne voient aucune issue globale,  et qui se sentent donc repoussés,  découragés des urnes et qui sont plongés dans une impuissante colère parce qu’ils ne trouvent pas de solution.

Il y a des multiples grèves extraordinaires pour les salaires, pour l’emploi, il y a des mobilisations magnifiques pour les droits des femmes, de la jeunesse, des immigrés, contre la misère et les inégalités. Mais tout ça ne perce pas sous l’édredon poisseux de la division.

Ceux qui tentent de lutter et de défendre un programme, et faire avancer des idées, font la course en sac. L’abstention grandit,  les multiples sondages confirment le tassement du total des voix de la gauche, preuve que la multiplication des candidatures n’étend pas son audience.

 

Immuablement les sondages les plus divers, sujets à caution ou non, placent la bande des quatre, Macron, Pecresse, LePen, Zemmour, en tête.

On en arrive à un point de division tel que le premier des candidats de gauche est… cinquième.

Dans un pays qui a une telle tradition de luttes sociales, de culture militante, c’est inouï. La gauche, le salariat sont majoritaires à la base, et l’effet loupe de l’inexistence d’une solution de gouvernement de gauche, laisse le champ aux gros médias pour faire croire que la droite et extrême droite dominent.

Il y a quelque chose de tragique à ce que des pétitions, des appels, des actions nationales et locales mettent en branle des dizaines de milliers de militants pour l’unité, et à ce que les chefs des appareils tétanisés dans leurs propres dogmes ne manifestent pas l’agilité nécessaire pour  y répondre.

Nous GDS depuis des années n’avons pas ménagé notre peine, nous avons tout essayé : appels de citoyens, appels de jeunes, appels d’intellectuels, appels d’artistes, cris du cœur et de grandes voix, tribunes de toutes sortes, de partis, de syndicats, d’associations (Plan de sortie de crise) 2022encommun, Unalt22, archipel, primaire populaire.fr,  serment de Romainville, collectifs de base, coalition…  depuis des années tout est fait, les tentatives se comptent par dizaines, pour exprimer cette nécessité de masse de l’unité, d’une plateforme commune, de candidatures communes.

Il va de soi que sans unité de candidature, la gauche sera éliminée du 1ertour de la présidentielle et que les conséquences sur les législatives seront mécaniques. Ne pas s’unir en avril 22 mais vouloir s’unir en juin 22 sera sanctionné par les électeurs.

L’idée qu’à cause des divisions de la droite, le « ticket d’entrée » au 2° tour serait « abaissé » et qu’il y aurait une chance de passer par un « trou de souris », reflète ce désespoir : ça revient à parier sur les faiblesses de nos ennemis, au lieu de parier sur nos propres chances à gauche. C’est un choix : « le trou de souris », plutôt que l’avenue de la victoire. La chance et le risque plutôt que d’assurer la construction de l’unité.

L’idée que 2022 est foutu, progresse, même dans les discours militants, ce qui est indicatif de l’ampleur du désarroi provoqué  par la division en 9 candidatures. Cela menace de faire baisser les bras dans les urnes et dans les luttes, de laisser admettre que de 2022 à 2027, la Sécurité sociale sera détruite avec ce qui reste d’encore positif et vivace du programme du CNR, avec encore plus de reculs dans le code du travail, la dignité au travail, les salaires, la précarité, la retraite, les services publics, les inégalités sociales. Sans omettre tout le retard qui sera pris en matière de transition écologique dans la protection de l’environnement, du climat, de la bio diversité. Ce sera une boucherie sociale et écologique.

C’est une tragédie parce qu’on sent bien que si surgissait une issue politique, l’actuel pouvoir est si faible qu’il serait battu. Le système a des pieds d’argile, Macron et son monde, celui du « traitre et du néant »  est sapé par ses propres contradictions, par sa faillite face aux questions de la santé et de la pandémie, par son soutien sans faille, provocateur, en faveur des riches, du Medef, du CAC 40, et des grandes Banques et par le creusement intolérable des inégalités.

Les appareils résistent…

L’ampleur de la trahison du quinquennat maudit Hollande Valls, continue de faire des ravages dans les esprits et rend confuse la recherche d’une alternative de gouvernement. Tous les sectaires, tous les gauchistes, mais aussi les déçus écoeurés ont tendance à voir la ligne d’horizon derrière eux. Alors que la masse des électeurs de gauche cherche désespérément un nouvel avenir, le ressassement négatif du passé est devenu un obstacle à élaborer une nouvelle stratégie, une nouvelle union gagnante sur un nouveau programme. Le doute, la méfiance taraudent ceux qui veulent franchir les portes de l’avenir.

Il est stupéfiant de voir que les trois organisations trotskistes, qui présentent des candidats, n’ont rien à faire des résultats annoncés de cette présidentielle et se sentent même extérieurs à l’histoire immédiate, ils prônent les combats sociaux, sans se préoccuper de l’impact du désastre que sera la ré élection de Macron contre ceux-ci.

Le PCF aussi est tenu par des logiques internes et ne semble disposé à bouger qu’en dernier si tout bouge.

C’est la caractéristique de presque tous les appareils en présence : ils sont lancés dans une compétition entre eux, plus que dans le combat pour vaincre Macron. Ils sont taraudés par leur survie, pas par la priorité aux besoins du salariat.

Ils ne cessent de se dénigrer entre eux plus qu’ils ne dénigrent droite et extrême droite. Ce sont leurs plus proches qui sont leurs plus grands ennemis, et ils sous-estiment la gravité de ce qui va arriver si leurs vrais ennemis LR, LREM, RN  monopolisent le pouvoir et ses accès.

 

La stratégie de LFI est jusqu’à présent immuable : passer en force, forcer les autres à se rallier, ne rien discuter, ne rien négocier, ne rien associer. C’est le césarisme plutôt que la démocratie.
La gauche est pourtant traditionnellement vivante de façon horizontale, plus que verticale. La gauche c’est le salariat pluraliste, plus autogestionnaire qu’autoritaire. L’unité et la démocratie sont des éléments de fond du programme pas des éléments de forme à côté de celui-ci.

Or, dans la campagne de LFI, on trouve à la fois l’esprit de forteresse assiégée, à la fois le mépris ou l’indifférence à tout ce qui n’est pas le leader avec l’argument qu’il s’agit d’une présidentielle. « Ralliez  nous, suivez nous, rejoignez nous, ne perdez pas de temps avec l’unité .. » Et le programme est fétichisé comme une bible, à la lettre, mais pas dans son application concrète, sa mise en œuvre démocratique, ni sa méthode collective. Même si le discours précise qu’il y sera mis fin au présidentialisme, Mélenchon ne propose plus de « jeter les clefs de l’Elysée aussitôt élu », mais se décrit en président « de plein exercice ayant en charge le temps long jusqu’à la constituante ». Et la modification récente dudit programme n’est pas secondaire : le « plan » qui prévoyait « le social d’abord » a été modifié, et ce sont dorénavant « les institutions d‘abord », l’écologie ensuite, et « le social » en troisième partie. En se souvenant que les notions de classe et de gauche sont relativisées par le concept « d’unité populaire » et que Mélenchon a proposé « un compromis avec le patronat national ». Au point que la propagande de la LFI prévoit un referendum institutionnel dès le 14 juillet, alors même que les changements sociaux n’auront pas été mis en œuvre.

Il n’existe aucun moyen de discuter de la portée de ces évolutions programmatiques puisque LFI refuse toute rencontre à gauche, et toute plateforme commune.  Cela ne crée pas un malaise qu’avec GDS,  il est perçu très largement à gauche – y compris dans nos partenaires des « petites organisations » (Ensemble, Générations, Nouvelle Donne, AZ,  etc.…). Le rejet des 32 propositions formulées par 22 organisations  en mai et juillet 2020 a marqué une sorte de fermeture interne de la LFI et une brisure dans les échanges avec les syndicats, associations et collectifs.

Se battre, sachant cela, pour que LFI s’ouvre, rediscute et que Mélenchon notamment entende et fasse, dans les meilleures conditions possibles, un virage unitaire, est il envisageable ?

Réponse, oui !

Car ça pousse à la base, ça travaille toute la gauche (PS EELV PCF) , et donc ça traverse aussi LFI de la base au sommet (Autain, Ruffin… ).

Toutes les tentatives de Mélenchon pour marginaliser la question de l’unité et ses défenseurs, n’ont pas empêché qu’elle s’impose au devant de la scène, et même les gros médias qui l’ignoraient, sont obligés d’en parler, presque tous les jours, depuis décembre. Et c’est la primairepopulaire.fr, l’un des instruments, pourtant aléatoire, qui a été créé par le besoin d’unité, qui a percé, bousculant les différents appareils dont celui de la LFI. Tandis que Mélenchon refusait, la boite de Pandore a été ouverte.

Le PS a une candidate qui n’est pas reconnue, loin de là, par tous ses courants. Elle est vilipendée par les « hollandais » , tolérée par la direction Faure, et ses difficultés évidentes de s’imposer comme « maire de Paris à « maire de France » auraient pu être surmontées si elle affichait un programme résolument social, mais ce n’est pas le cas, l’appareil du PS, ayant notamment perdu la gauche socialiste, n’a pas la capacité de tirer les leçons du quinquennat 2012-2017. Ce qui fait qu’au lieu de « redresser la pente », elle stagne entre 2, 4 et 6 % des voix. D’où la nécessité de trouver une « sortie », et le ralliement soudain d’Hidalgo  le 9 décembre 2021 à l’idée d’une primaire populaire. Elle la concevait comme un moyen de rejoindre  Jadot au terme d’un débat public mais se heurte cette fois au sectarisme symétrique de Jadot et de ceux des Verts qui ne s’imaginent plus autrement que comme les remplaçants de la gauche et les phares d’une nouvelle « ère ».

Hidalgo, comme Montebourg ont cédé à la pression unitaire massive existant dans le pays pour régler leurs difficultés d’exister politiquement.

La brèche était ouverte, quelques soient leurs intentions masquées : au premier degré, il fallait positiver les « offres » de Montebourg et Hidalgo d’autant que leur programme inabouti le facilitait. Ils étaient comme des fruits murs : il eut suffi à Mélenchon de s’ouvrir et de prendre acte de ces retraits masqués, de faciliter le rapprochement pour que des millions de voix socialistes traditionnelles en déshérence basculent vers lui. Ce que LFI a refusé de faire.

La « primairepopulaire.fr » :

Malgré le « socle commun » qu’elle avait pris la précaution de faire coécrire de mars à juin 2021 entre toutes  les sensibilités de gauche, la primairepopulaire.fr a, depuis les origines, le grand défaut de placer le débouché unitaire en termes de personnes, plutôt qu’en termes de plateforme. Mais elle est devenue de facto l’instrument le plus voyant (et leurs animateurs avaient de l’argent et 18 permanents) pour concrétiser l’unité aux yeux des médias. L’idée d’une « grande primaire » de toute la gauche qui a trainé tout l’été 2021 a fini par grossir en crédibilité en novembre-décembre.

Eric Piolle et Sandrine Rousseau voulaient aussi cette primaire populaire, mais comme c’est Jadot qui a gagné fin septembre, la primaire interne aux Verts, il a exclu de s’y soumettre.

C’est alors que Christiane Taubira est entrée en lice : poète mais libérale, électron libre de gauche avec une image floue, elle est apparue à des centaines de milliers d’unitaire à gauche comme une « solution » capable de débloquer la division. Il n’est pas sur qu’elle ait fait plus de bien que de mal.

Là encore, au lieu d’ouvrir, de dominer le débat, les différentes face du mépris de la LFI ont cristallisé les « bougés » : rejet de Taubira, rejet de Jadot, et rejet de toute intervention populaire dans le choix du candidat.

Dans ce cadre, candidate d’unité, Taubira est devenue la 9° candidate, une de plus. amoins qu’elle ne se serve d’un couronnement pour se remettre en cause et se faire entremetteuse à gauche.

Dans un système qu’elle voulait pourtant « ouvert » la primaire populaire avait inventé une série de règles « habiles » pour entrainer tous les candidats activement ou passivement dans le processus, mais ces mêmes règles se sont transformées en obstacles et l’ont « coincé » dès lors qu’il n’y avait aucun consensus. A trop vouloir « calculer », le mauvais coté manœuvrier l’a emporté : inscriptions de votants au préalable sur présentation d‘une carte bancaire, mise en place de modalités de votes inhabituelles (vote préférentiel), éviction de candidats légitimes et ajouts de candidats non légitimes, maintien de candidats assumés à côté de candidats refusant de participer..  tout cela paraît trop complexe et démotivant. Mais le besoin d’unite est tel que 250 000 votants  se seraient inscrits.

Voyant cela, une rupture s’est alors opérée entre Guillaume Duval partisan de Jadot et Christian Paul partisan de Taubira,  la fausse et petite « primaire » devenant une machine de guerre susceptible de promouvoir Taubira (ralliée par Montebourg qui le comprend ainsi) contre, à la fois, Jadot et Melenchon, tandis qu’Hidalgo était incertaine et marginalisée. Les camps bougeent mais sans trouver de solution commune.

Nous GDS avons été précautionneux, bienveillants dans tous les contacts, essayant de faciliter et de dénouer la situation en positif. Puis nous avons appelé publiquement, avec une lettre ouverte aux organisateurs, à ce que tout le monde participe,(notamment Roussel)  à ce que le vote soit réel, physique, un humain, une voix, à ce que les modalités se rapprochent de celles du 29 janvier 2017.

Nous avons surtout appelé à ce qu’il y ait une rencontre de toutes les sensibilités ayant co-rédigé le « socle commun » comme moyen ultime de recoller les morceaux en forant tout le monde au débat sur une plateforme.

Mais les organisateurs ne nous ont pas été entendus hélas, et sur ce point, nous le regrettons fortement.

À son corps défendant, la primaire populaire est devenu autant un lieu de confusion  que de clarification : ainsi, certains sondages envisagent dans un scrutin étalé du 27 au 30 janvier ou on ne sait qui viendra voter, que ce soit Melenchon qui gagne devant Taubira, tout cela dépendant d’un électorat qui cherche une issue a tout prix mais ne sait plus comment faire.

Pas de débat politique, pas de clarté, l’affaire semble perdue. Dans un débat clair entre Taubira et Mélenchon ce dernier l’aurait emporté. Mais cela n’a pas lieu.

GDS dans ces conditions ne peut qu’appeler nos sympathisants a voter et à voter à la fois pour l’unité et pour le fond.

À l’heure ou nous écrivons, Taubira se présente mais ce qu’on sait de son passé et de son programme ne nous agrée pas, son entourage principal n’est ni syndical, ni salarié, elle a fait les gestes, jusque là, elle aussi, pour s’imposer mais pas pour rassembler.

Jadot a dit et a redit « Quand c’est non c’est non », « pas de consentement » (ne me forcez pas la main).

Mélenchon ne se présente pas mais reste taiseux  car il est parfois et malgré tout donné en tête sans bouger. Son programme est plus proche du nôtre et ses supporters sont « plus sociaux ».

Il se peut que Mélenchon l’emporte et devienne ainsi candidat « unitaire » à son corps défendant ce qui serait, disons le, à nos yeux, succulent.

Il se peut aussi que Taubira l’emporte et écrase tous ses concurrents sur son créneau. Ce qui la mettrait en scène à la place d’Hidalgo et Montebourg. Et reposerait un autre problème ensuite.

Tout dépend de la partie du corps électoral (il se dit 130 000 ? 250 000 ? ) bien incertaine, vu les modalités de scrutin, QUI va se mobiliser le plus ?  il se peut que les électeurs viennent en masse, comme il se peut que ça fasse « flop ».

dans tous les cas ce n’est plus « LA PRIMAIRE » MAIS SEULEMENT UN VOTE INDICATIF. On esperer qu’ensuite C Taubira   se charge de convoquer une reunion de tous les candidats pour chercher au consensus ce qui n’aura pas été trouvé par le vote partiel des 23-30 janvier  : une plateforme, un candidat commun et des listes communes.

Un « troisième tour »,  une autre brèche sont nécessaires :

Mélenchon vient de lâcher qu’il inviterait à une discussion unitaire après le 1ertour

1°) cela prouve qu’il n’y a pas d’argument théorique, politique, pas de gauche irréconciliable, empêchant que cela se fasse

2°) cela prouve qu’il y a un manque, une place, un besoin pour que cela se fasse. Et que lui même l’annonce. Il ne peut gagner seul.

3°)  mais la vérité c’est qu’entre les deux tours ce sera trop tard ; ça fera comme lors de l’alliance Bayou, Autain, Pulvar, si elle avait été faite avant le premier tour, elle aurait gagné contre Pécresse, mais bouclée après le premier tour, a la suite de campagnes antagoniques, il était trop tard.

4°) que Melenchon, Jadot, Taubira, Hidalgo, Roussel se rencontrent MAINTENANT avec toute la gauche. Un accord sur une plateforme commune est possible MAINTENANT ET CA CHANGE TOUTE LA DONNE, bien sur.

Après la primaire populaire, il faudra relancer ça autrement : il reste encore du temps, rien n’est joué, c’est le but actuel du « comite de liaison » (parfois appelé « coalition »)  que nous essayons  de créer depuis trois ans. Avec Ensemble, Allons Z’enfants, Nouvelle donne, Générations, Place publique, GRQS, Volt, etc.. nous relançons une tribune pour l’unité et un projet de plateforme commune consensuelle en 135 mesures, nous essayons de faire le 12 février  2021 un point rencontre mobilisation entre tous les unitaires.

Jusqu’au bout !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Silence Enquêtes en cours.550 accidents du travail mortels par an, 14 depuis le 1er janvier

Enquêtes en cours.550 accidents du travail mortels par an

 

silence :

Chute mortelle 9 décembre 2021 chantier à Aubervilliers : le salarié remplace des tuiles sur le toit de trois étages, sans harnais de sécurité, il chute de 10 mètres. Echafaudage mal monté manque de gardes corps à l’arrière de l’immeuble. La victime n’a pas fait l’objet de DPAE, son employeur exact est… en cours d’identification.

 

Chantier à Paris, opération de coulage du béton d’un regard, la benne est levée par une pelle mécanique. A l’ouverture de la trappe de la benne, la pelle déstabilisée bascule en avant cognant la tête du salarié sur un bastaing entourant le coffrage. Le salarié a perdu un œil.

 

Sur un chantier de rénovation d’un restaurant parisien, un salarié scie une cornière métallique à l’aide d’une disqueuse qui éclate, lui causant de graves blessures aux poignets, il perd plusieurs litres de sang, conduit in extremis à l’hôpital. Disqueuse pas munie de poignées, ni de carter de protection. Ni le poste de travail (exigu) ni le plan de travail (sèche-linge) n’étaient adaptés.

 

Val d’Oise, travaux de terrassement sur un chantier de construction : le salarié conduit un rouleau compresseur, celui ci heurte un trottoir, le salarié chute et l’engin poursuit sa course roule sur sa jambe. Reste à savoir pourquoi l’engin ne s’est pas arrêté alors que le salarié n’appuyait plus sur les pédales de commande.

 

Immeuble Levallois-Perret : un ascensoriste intervient en maintenance. Dans le local machinerie, ouverture donnant sur la cage d’ascenseur, se penchant pour écouter un bruit anormal, il est heurté par le contrepoids qui descend. D’abord resté bloqué, son pronostic vital est engagé. Il peut se dégager mais avec une oreille arrachée qui a pu être recousue, il souffre d’une perte d’audition et de lésions et de brûlures à la tête.

 

D’une année sur l’autre, de 2021 à 2022 on meurt au travail…et les grands médias n’en parlent pas toujours pas comme il faudrait. Et la prévention est insuffisante et l’inspection du travail n’a pas les moyens.

 

Gérard Filoche

 

 

 

La droite LR LREM, RN attaque le salariat, les 35 h, les retraites :

 

 

C’est leur point commun : nous faire travailler plus et nous faire gagner moins.

45 h 65 ans, et fin du contrat de travail tel que nous le connaissions en nous « ubérisant ».

 

Défendre le salariat

 

La propagande de Macron influe les esprits : ils racontent même qu’en 2021 il y aurait eu 950 000 entreprises de plus, alors qu’il s‘agit d’auto-entreprises, de loueurs de bras payés a la tache.

« - Mais à quoi bon défendre le salariat ?  « Les jeunes n’ont plus envie de travailler dans ces conditions ». Une vieille militante me dit : « dans le temps on était fiers de bosser, de notre qualification, de notre savoir-faire, maintenant on y va à reculons ou on y va plus du tout ». Un jeune : « – Les copains maintenant ils ne veulent plus retourner au Mc Do ou à d’autres boulots de service de m… , plutôt galérer ! » « Est ce qu’il ne vaut pas mieux refuser cette exploitation ? ».

Mais ce serait la victoire idéologique de Macron : en cinq ans il a fait reculer la part du salariat de 90 % des actifs à 88 % des actifs, et si par malheur il était ré élu, il la ferait reculer de 88 % à 83 %…

Macron sait ce qu’il fait : il dégoute les jeunes – comme à Nanterre en ce moment où des étudiants qui y ont droit ne peuvent s’inscrire au Master – de faire des études longues et de se qualifier. Il fait voler en éclat les durées du travail légales, pour du travail de gré à gré. Il laisse se multiplier les licenciements sans contrôle et veut même faciliter les démissions. Il tue l’assurance chômage et réduit les indemnités des chômeurs pour envoyer les victimes de tout ça … s’uberiser. Et il présente cette évolution, à la façon d’Uber, comme la « liberté »… de ne pas être salarié.

On a mis des décennies à gagner le Smic, à réglementer la durée du travail, les heures supplémentaires, à avoir des grilles de salaires, avec qualification, des niveaux, coefficients, échelon, à arracher des cotisations, salaires bruts, super bruts pré affectés à nos droits sociaux, on avait obtenu des DP, CE, CHSCT, DS, prud’hommes, médecine du travail, inspection du travail, Macron est en train de faire sauter tout ça systématiquement

Oui, contre tout ça, il faut défendre le salariat, les codes et statuts : à commencer par les salaires, ce qui donne envie de bosser dans des conditions qualifiées, dignes, réglementées et protégées.

 

32 h ET hausse de salaire

 

Déjà dans les années 90 il y avait débat sur la question de la réduction du temps de travail avec hausse ou baisse du salaire.  Ca recommence pour 2022.

A l’époque des tenants pourtant hardis de la réduction de la durée du travail (c’est la seule façon de faire reculer le chômage de masse) préconisaient la réduction des salaires au dessus du salaire médian, comme s’il était nécessaire de « compenser » les 35 h. C’était évidemment insupportable de diviser le salariat en faisant payer les 35 h de tous par quelques uns.

« La domination de la bourgeoisie n’est fondée que sur la concurrence des ouvriers entre eux, c’est-à-dire sur la division à l’infini du prolétariat, sur la possibilité d’opposer entre elles les diverses catégories d’ouvriers » (Friedrich Engels).

Il faut un mot d’ordre uniforme pour mobiliser ensemble toutes les catégories du salariat. Lionel Jospin gagna l’élection législative de juin 1997, en tranchant dans le vif : « une loi pour les 35 h hebdomadaires sans perte de salaire ». Alors le patronat lui déclara officiellement « la guerre » sur le parvis de Matignon et entreprit (même s’il n’y parvint que très peu) de rogner par tous les bouts l’application des 35 h en proposant des « accords » plutôt qu’une loi, en annualisant le temps de travail et en gelant les salaires. Cela rendit chaotique l’application des deux lois « Aubry » de 1998 et 2000. La 2° loi Aubry commit alors l’erreur de faire des concessions en donnant des aides aux entreprises sans contrepartie d’embauche.

Aujourd’hui, plus que jamais ils attaquent les notions de durée légale du travail et de durée maxima du travail, baissent le cout des heures supplémentaires. Ils augmentent le travail de nuit, le travail par roulement, le travail du dimanche, le temps partiel, les contrats dit « courts ». Le contrat, l’accord d’entreprise, les décisions de gré à gré, l’emportent et plus de 6 millions de salariés travaillent 60 h pendant que 6 millions de chômeurs travaillent zéro heures.

Alors en face, il faut y aller carrément, renverser la dégradation opérée depuis 20 ans, il faut  faut réduire frontalement la durée du travail par la loi à 32 h en quatre jours (et que ce soit clair : un jour nous irons à 28 h vers 24 h… c’est la logique des progrès technologiques où on « produit » tous plus). Mais à l’heure actuelle où la question de la hausse des salaires est si nécessaire et si décisive, il est impossible de céder : ces 32 h immédiates doivent être faites par la loi ET avec hausse des salaires ! Seul moyen à la fois

 

Smic a 1800 euros et 300 euros pour tous :

 

Que sont-elles devenues les professions à risques, les métiers essentiels, les premiers de corvée, ces millions de femmes et d’hommes qui sont en dessous du salaire médian et qui ont fait vivre le pays pendant la pandémie ?  En dessous du salaire médian, 1780 euros, comment peut-on bien vivre ? le smic qu’ils ont bloqué depuis si longtemps : en 2021, le Smic s’élève à 1 554,58 euros brut par mois sur la base de 35 heures hebdomadaires, contre 1 539,42 euros en 2020, soit 15 euros supplémentaires. En net, il n’est que de 1230,60, il concerne 13,4 % de salariés, 3,2 millions.

Pendant qu’il y avait confinement ils prenaient le métro, le bus et le TER. Et ce sont ceux qui ont les salaires les plus bas, les tâches les plus dures, les durées du travail les plus longues, les protections sociales les plus faibles, le moins de syndiqués ?  Dans la restauration, il y a surtout des phlébites et des horaires impossibles, pas étonnant que les patrons aient du mal à embaucher, ils n’ont qu’à bien payer. Pour les livreurs, les caissières, les agents du nettoyage, du gardiennage et de l’entretien, les chauffeurs, les femmes de ménage, les aides soignantes,  à tous les niveaux, il y a eu le temps « de la guerre contre le virus », mais le temps de la guerre pour augmenter les salaires en conséquence n’est pas venu. Parfois des primes, des aides, des aumônes sont accordées, mais pas de hausse de vrai salaire brut et net : or le salaire qui compte c’est le brut. Les patrons proposent de l’intéressement, de la participation, des primes exceptionnelles, tout sauf du salaire net et brut.

Ils bloquent les salaires plus qu’ailleurs. Le smic britannique et le smic allemand sont loin devant le smic français. Et Macron, Le Pen, Pecresse, Zemmour sont pour continuer a bloquer le smic. Ils veulent tous « ramener le brut au plus prés du net » ; nous devons carrément défendre un smic en brut, à 1800 euros (ce qui correspond aux 30 % de hausse du smic allemand) 300 euros uniformes de plus pour tous, renégociation de toutes les conventions collectives, niveaux échelons, coefficients.

 

GF

 

 

La der des der pour Uber ?

Au boulot n°571

 

 

S’il y en a qu’on veut enterrer dans l’année qui vient,  ce sont tous les brigands des plateformes qui font travailler sans loi ni foi, des pauvres hères, VTC assis 15 heures par jour dans leurs berlines en leasing, ou pédaleurs livreurs dans le froid de l’hiver.

 

Uber (et Deliveroo, Free, Frichti et Cie) va mener cette année 2022 en France un double et ultime combat pour continuer à voler des dizaines de millions d’euros en ne payant pas les cotisations sociales de ceux qu’il force à rouler pour lui.

 

ceux qui tuent sans droit ni loi, comme ce jeune homme de 16 ans mort écrasé par un camion à Lille avec un sac Deliveroo sur le dos. Il est le dixiéme mort dans ce « metier ». Les donneurs d’ordre de la plateforme les poussent à rouler vite tellement ils les paient peu, ils n’ont aucune des garanties d’un contrat de travail, c’est un contrat commercial, pas de de Sécu, pas de Smic, pas d’horaire, aucune protection.

 

Uber, ils ont perdu en Californie, devant le Parlement européen et aux Pays-Bas, à Londres, à Madrid, à Milan, à Bruxelles et maintenant les tribunaux français les attendent de pied ferme du 8 au 16 mars 2022 à Paris.

 

Le gouvernement Castex Borne a beau se démener sur ordre de Macron pour sauver la mise à ces néo-esclavagistes, il apparaît que tous les constats, rapports, procès-verbaux, convergent contre eux : en fait les Uber et Cie, imposent du travail dissimulé, illégal, en fait ils fraudent les URSSAF, en fait les contrats des salariés vont être requalifiés, selon les juges, en contrat de travail ! Fini le paiement à la tache, fini le labeur épuisant du jour et l’incertitude du lendemain.

 

86 ans après 1936, les congés payés vont être rendus à des dizaines de milliers de salariés.

76 ans après la mise en place de la grande Sécurité sociale, elle va être rendue à des milliers de livreurs et chauffeurs. La retraite aussi.

 

Bonnes fêtes les ubérisés, joyeux noël, bons réveillons, bonne année !

 

Car normalement, en 2022 votre exploiteur va casquer ! Il doit vous rendre ce qu’il vous a volé ! Devenir salarié, ça vous ouvre des droits, des protections, et une meilleure rémunération « brut et net ».

 

Mais pour en être certains, il faut mener en même temps, le deuxième combat, contre LE protecteur n° 1 d’Uber, contre le destructeur n° 1 des droits du travail et de la grande Sécu : j’ai nommé Macron !

Que Uber perde au tribunal en mars, que Macron perde au tribunal du peuple en avril !

 

Gérard Filoche

 

Le patron s’en prend à l’inspecteur, le parquet aussi ?

Au boulot n°573

Le patron s’en prend à l’inspecteur, le parquet aussi  ?

 

Devant la cour d’appel de Versailles le 10 décembre 2021, l’impartialité de l’agent de contrôle de l’inspection du travail a été mise en cause par le Ministère public.

 

En 2019 une entreprise des Hauts de Seine avait été verbalisée pour entrave au fonctionnement du CSE et à l’exercice du droit syndical (entrave à la libre circulation, absence de local, de panneaux d’affichage et de BDES – base de données économiques et sociales).Condamnée en première instance en janvier 2021, le patron a fait appel.

 

Lors de cet appel, l’avocat général a demandé à l’inspectrice du travail si elle ne se serait pas laissé « entraîner »et «manipuler»par un délégué syndical qui ne semble avoir comme seul but que de « casser du patron »(sic). Dans ses réquisitions, il a répété à plusieurs reprises qu’il ne comprenait pas qu’un tel dossier puisse arriver au tribunal, il a parlé de « lutte des classes des années 20 ».Il n’a demandé la condamnation du patron que sur le seul grief d’entrave à la libre circulation (en émettant des réserves), réclamant la relaxe sur l’affichage et laissant l’infraction sur la BDES à la libre appréciation des magistrats du siège.

 

Ce positionnement du magistrat est particulièrement troublant.

 

D’autant, et il le savait, que l’employeur des Hauts de Seine s’était permis de saisir la hiérarchie de l’agent en mettant en doute sa probité et son impartialité à deux reprises.

 

Ça devient une tactique patronale pour cacher infractions et délits, de s’en prendre personnellement à l’agent qui les contrôle. Mais de là à ce que le Parquet relaie…

 

Heureusement, cette fois, l’action de l’inspectrice du travail a été confortée par sa hiérarchie (ce qui n’est pas assez souvent le cas).

 

En cette période où elle a si peu de moyens d’agir, si peu d’effectifs, alors qu’elle est tellement nécessaire aux salariés, à la défense de l’état de droit dans les entreprises, bas les pattes devant l’inspection du travail, respect pour elle.

 

Gérard Filoche

 

 

Silence 550 accidents du travail mortels par an

Enquêtes en cours.550 accidents du travail mortels par an

Chute mortelle 9 décembre 2021 chantier à Aubervilliers : le salarié remplace des tuiles sur le toit de trois étages, sans harnais de sécurité, il chute de 10 mètres. Echafaudage mal monté manque de gardes corps à l’arrière de l’immeuble. La victime n’a pas fait l’objet de DPAE, son employeur exact est… en cours d’identification.

 

Chantier à Paris, opération de coulage du béton d’un regard, la benne est levée par une pelle mécanique. A l’ouverture de la trappe de la benne, la pelle déstabilisée bascule en avant cognant la tête du salarié sur un bastaing entourant le coffrage. Le salarié a perdu un œil.

 

Sur un chantier de rénovation d’un restaurant parisien, un salarié scie une cornière métallique à l’aide d’une disqueuse qui éclate, lui causant de graves blessures aux poignets, il perd plusieurs litres de sang, conduit in extremis à l’hôpital. Disqueuse pas munie de poignées, ni de carter de protection. Ni le poste de travail (exigu) ni le plan de travail (sèche-linge) n’étaient adaptés.

 

Val d’Oise, travaux de terrassement sur un chantier de construction : le salarié conduit un rouleau compresseur, celui ci heurte un trottoir, le salarié chute et l’engin poursuit sa course roule sur sa jambe. Reste à savoir pourquoi l’engin ne s’est pas arrêté alors que le salarié n’appuyait plus sur les pédales de commande.

 

Immeuble Levallois-Perret : un ascensoriste intervient en maintenance. Dans le local machinerie, ouverture donnant sur la cage d’ascenseur, se penchant pour écouter un bruit anormal, il est heurté par le contrepoids qui descend. D’abord resté bloqué, son pronostic vital est engagé. Il peut se dégager mais avec une oreille arrachée qui a pu être recousue, il souffre d’une perte d’audition et de lésions et de brûlures à la tête.

 

D’une année sur l’autre, de 2021 à 2022 on meurt au travail…et les grands médias n’en parlent pas toujours pas comme il faudrait. Et la prévention est insuffisante et l’inspection du travail n’a pas les moyens.

 

Gérard Filoche

 

Un quart Thatcher, un quart Merkel, un quart Pétain, un quart Maurras : la bande des quatre Macron, Le Pen, Pécresse, Zemmour

 

 

La France est un pays de gauche où la gauche est tellement divisée qu’elle s’abstient, ce qui donne un effet loupe à la droite et à l’extrême droite. Le premier candidat de gauche arrive en  cinquième position dans les multiples sondages, ce qui est inouï dans un pays qui a une aussi forte tradition sociale que le nôtre.

Alors pourquoi la droite ne s’en donnerait elle pas à coeur joie ?

LREM, RN et LR tiennent le haut du pavé et se font concurrence dans leurs programmes au point de se distinguer de moins en moins entre eux : leur fonds de commerce est le même, refuser le social.

 

Un quart Thatcher, un quart Merkel, un quart Pétain, un quart Maurras

 

Ils ont en commun de vouloir diriger le pays avec le même acharnement que les patrons de combat des grandes entreprises capitalistes. Leur programme commun tient en quatre points :

- faire le maximum de profit pour ceux d’en haut, imposer le maximum d’exploitation pour ceux d’en bas. Moins d’impôt, moins de dette publique.

- Faire travailler plus et plus longtemps, avec la baisse la plus importante possible du coût du travail et de sa protection sociale !

- Assurer pour cela, le maximum de moyens régaliens, armées, polices, justice, domination médiatique.

- Jouer sur les toutes les idéologies réactionnaires et diviseuses du nationalisme, de l’insécurité, de la xénophobie, du racisme, du sexisme, au suprématisme blanc.

 

La seule chose qui paraît les séparer c’est l’ordre de présentation de leurs éléments de programme :

 

Pécresse veut le maximum d’ordre régalien et les profits les plus solides dans la continuité du grand capital.

Macron veut le maximum de productivité de la finance avec le moins de droits et protection du salariat. Il tuera la Sécu.

Le Pen veut le maximum de nationalisme avec le plus de police, elle déclencherait des pogroms, tellement son discours exacerbe les racismes.

Zemmour et son maitre Bolloré enrobent tout ça avec le maximum d’obscurantisme et de nostalgie pétainiste.

 

Mais au fond ils veulent le même pays :  celui du règne sans partage des plus riches, des plus puissants, des plus rapaces. Avec comme boucs-émissaires les salariés, les immigrés, les femmes.

 

Comme dit Bernard Arnaud : chaque fonctionnaire est nuisible.

 

Là où Macon voulait supprimer 120 000 emplois dans le secteur public, Pécresse propose d’en supprimer 200 000. Macron a fermé 5700 lits pendant la pandémie pour ne pas avoir à céder en faveur de l’hôpital public, c’est l’hôpital et la santé privée qu’il veut développer.

Blanquer refuse de combler les immenses besoins en enseignants de l’école publique pour la même raison idéologique.

En pleine crise des mobilités, ils tiennent absolument à ouvrir des lignes de train privées.

Les milliards qu’ils ont débloqué coûte que coûte en 2020-2021, ils sont tous d’accord pour en donner 70 % au patronat de l’automobile, de l’aéronautique, de la numérisation informatique.

 

Leur dogme est le privé d’abord, les marges de profits d’abord, les services publics au rancart.

 

L’état est l’ennemi de l’entreprise sauf quand il s’agit de dépenser pour la police, la justice et la défense. Il faut y aller « à la hache » dit Pécresse contre « la bureaucratie » des services publics, contre les normes, les règlements, elle annonce même 77 milliards de basse des dépenses publiques soit 3,5 points du PIB.

Sur la baisse des impôt il y a même une surenchère  puisqu’ils veulent tous réduire l’impôt sur l’héritage, l’impôt de production, l’impôt direct et progressif : Eric Ciotti a même avancé une « flat tax » limitée à 15% quelque soit le revenu.

 

Faire travailler à moindre coût, ils sont tous pour continuer à démanteler ce qui reste du Code du travail  et de la Sécu :

 

Ils visent tout le monde, les jeunes, les adultes, les vieux. Ils veulent allonger la durée du travail sur la semaine et sur la vie, 45 h, 65 ans, flexibilité et précarité maximale, asphyxier le droit de grève,  « « Une France start up » dit Macron qui prône toujours une « société sans statut », ubérisée sans droit ni loi, ni cotisations sociales.

 

Tous ont approuvé la fin des cotisations allocations familiales et logements, la fin de l’assurance chômage, ils veulent tous la fin des retraites par répartition, ils ne disputent que sur l’âge de départ, 64, 65, ou 67 ans, la fin de l’assurance maladie, c’est-à-dire la fin du budget séparé, pré affecté de la protection sociale financé par les salaires bruts et super bruts.  Tous disent qu’il faut « rapprocher le brut du net » et veulent fiscaliser la protection sociale pour mieux la baisser.

 

 

Une chose est certaine, c’est que c’est en 2022 que se joue ce qui reste de notre modèle social :

 

Ils ont tous bien l’intention entre 2022 et 2027 de revenir 75 ans en arrière et d’achever tout ce qui restait de progressiste dans le programme du Conseil national de la résistance. Il n’y a aucun élément qui ne soit pas 100% réactionnaire dans les programmes de la bande des quatre : aucune promesse de mieux être social, aucun indice de partage, plus aucune vision de progrès, rien que la schlague, la sueur et les larmes.

 

Au point qu’il n’y a pas de mal à distinguer et à séparer le programme des candidats de la gauche EELV, LFI, PCF, PS face à n’importe lequel des candidats de la droite.

 

Le plus mauvais à gauche est meilleur que le moins mauvais de droite.

 

Il y a une immense folie à ne pas voir qu’un bloc des gauches est une question d’autodéfense, de survie, et c’est un suicide que de ne pas faire à tout prix un front commun sur une plateforme commune : avec ce que nous propose droite et extrême droite, il n’y a pas d’autre choix, pas d’autre réalisme, pas d’autre espoir que l’unité de la gauche, aujourd’hui et demain.

 

Gérard Filoche

 

 

 

 

La grande Sécu démocratique par Bayou, Faure, Roussel, Melenchon

Alors que le gouvernement souhaite, avec le projet de loi 2021 de financement de la Sécurité Sociale, effectuer un nouveau tour de vis austéritaire, comme le forfait urgence de 18 euros, et s’appuyer sur la COVID pour des réformes structurelles contraires à l’ambition de solidarité de la Sécurité Sociale, nous lançons un appel pour défendre et reconquérir la Sécurité Sociale, notre bien commun, et ouvrir le chantier de son extension pour un nouveau progrès de société. Ce n’est ni aux salariés ni aux retraités de payer la crise !

 

Réunis à Saint-Étienne, à l’occasion du 75ème anniversaire de l’ordonnance du 4 octobre 1945 créant la Sécurité Sociale, nous appelons à créer les conditions d’une large mobilisation, d’actions d’éducation populaire, de gestes symboliques, comme nommer des rues Ambroise Croizat, des débats, et des temps forts communs.Nous devons créer le rapport de force nécessaire pour que le financement de la Sécurité Sociale réponde aux besoins de la population au lieu de viser à réaliser de nouvelles économies.
La Sécurité Sociale, conçue par le Conseil National de la Résistance, a été mise en place sous la responsabilité du ministre communiste du travail, Ambroise Croizat avec un but : protéger « les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent ».

Ses principes sont d’une modernité saisissante : unicité (institution unique et obligatoire), universalité (couvrir tous les citoyens), solidarité et démocratie.Son financement repose sur les cotisations sociales, part prélevée sur les richesses produites hors de toute sphère marchande. Mutualisées pour répondre aux besoins sociaux, elles donnent corps à un double principe de solidarité : « je cotise selon mes moyens et reçois selon mes besoins »; pas de lien entre celui qui paie et celui qui reçoit, contrairement au système assurantiel.

C’est le principe de la solidarité intra et intergénérationnelle.Instituer un droit universel à la protection sociale fait société ! Ces sommes, supérieures au budget de l’État, échappent aux marchés financiers.

A cause de cela le patronat et de nombreux gouvernements n’ont eu de cesse de restreindre le rôle de la Sécurité sociale et d’en prendre le contrôle. Dès 1967, par ordonnance est créée la division en branches distinctes et la suppression de l’élection des administrateurs, principe fondamental de démocratie. L’instauration du paritarisme patronat-salariés ouvre la porte aux régressions successives.

Le plan Juppé de 1995, faisant voter par le parlement la LFSS et limitant les dépenses publiques de santé par l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) modifie profondément la gestion de la Sécurité Sociale, en transférant à l’Etat le pouvoir de décision.

La mise en cause de la Sécurité Sociale continue avec le gouvernement actuel dans un but : la transformer en un simple filet de sécurité pour les plus pauvres, fracturant la société et donnant le champ libre à l’assurance complémentaire privée pour celles et ceux qui en ont les moyens, à la capitalisation, alimentant les marchés financiers.

C’est l’objectif de la réforme des retraites que le gouvernement prévoit de remettre sur le tapis et de l’imbrication de plus en plus étroite des budgets de l’État et de la Sécurité Sociale

Les tours de passe-passe financiers et de gouvernance pour la mise en place d’une cinquième branche couvrant la perte d’autonomie confirment cette volonté de porter atteintes aux principes solidaires de la Sécurité Sociale.La décision de laisser à la charge de la Sécurité Sociale 136 milliards de dettes de cette année et de celles à venir pour la Sécu (techniquement, par son transfert à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES-) traduit la volonté de maintenir la pression sur le déficit pour continuer les politiques austéritaires.

Est-ce à la Sécu de supporter cette dette liée à la COVID et aux décisions de l’Etat ? Ne devrait-elle pas être au moins l’occasion d’être financée à taux zéro, voir négatif comme pour les emprunts d’Etat ?Face à cette volonté de détruire les institutions de solidarité de 1945 (Sécurité sociale, droits politiques et sociaux, services publics) nous devons trouver les ressorts d’une nouvelle dynamique convergente. Nous devons aussi faire progresser notre société à travers le développement de la Sécurité Sociale.

Des propositions existent que nous souhaitons mettre en débat :
• Le « 100 % sécu » pour la maladie en lien avec le refus des dépassements d’honoraires et l’exigence d’un pôle public du médicament au moment où des laboratoires s’enrichissent sur le dos de la Sécu. Le nécessaire développement de la prévention suppose par ailleurs d’autres politiques publiques de l’alimentation, du logement et de l’environnement.
- Les retraites doivent rester un revenu socialisé issu du travail avec un régime à prestations définies basé sur la répartition solidaire et sur un ensemble de garanties collectives de haut niveau.- Un droit universel à la prise en compte de la perte d’autonomie doit être institué avec une prise en charge à 100 % par la solidarité nationale dans le cadre de la Sécurité sociale d’une part et du service public d’autre part. Nous refusons la logique individuelle qui conduit au recours aux assurances privées.
- Comme pour la maladie ou les retraites, pour les familles (enfants, logement) ou les accidents du travail et maladies professionnelles, l’ambition originelle d’assurer le bien-être de tous de la naissance à la mort doit être développée.- Ce bien commun de la population doit être géré démocratiquement.

Pour cela ne faut-il pas que l’élection des administrateurs de la Sécurité Sociale redevienne la règle ?

Cela doit être associé à une nouvelle démocratie sanitaire et sociale associant usagers, élus et représentants des salariés dans toutes les instances décisionnelles et à tous les niveaux: la population doit avoir son mot à dire sur la définition des droits et des besoins et des choix à faire.- Indissociablement, ne faut-il pas que la pérennité de ses ressources soit garantie et donc sortie des jeux budgétaires conjoncturels en les faisant reposer de façon prépondérante sur les cotisations ? Les libéraux veulent faire croire que les cotisations sociales seraient des « charges », alors que les dépenses pour les travailleurs, pour le financement de la Sécurité Sociale permettent la création de richesses.

Nous appelons à rebours à mettre en cause le coût du capital. Ce coût explose avec la distribution de généreux dividendes aux actionnaires.Nous mettons aussi en débat de nouveaux financements de la Sécurité Sociale. Ne faudrait-il pas :
- remettre en cause les exonérations et exemptions de cotisations, actuellement autour de 60 milliards d’euros par an qui n’ont pas fait la preuve de leurs effets sur l’emploi et en attendant rétablir la compensation par l’Etat des pertes de recettes qu’elles entraînent ?- apporter des recettes nouvelles en supprimant les plafonds de cotisations, en soumettant à cotisations des revenus comme l’intéressement, les stocks options, les primes de départ des dirigeants d’entreprises, les revenus financiers des entreprises, en pénalisant les entreprises qui diminuent l’emploi, les salaires, ne respectent pas l’égalité entre les femmes et les hommes ou l’environnement ?
- augmenter aussi massivement les rentrées de cotisations sociales par la création d’emplois, l’augmentation des salaires, l’application réelle de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, la lutte contre la souffrance au travail, et contre la fraude sociale, essentiellement patronale ?
La Sécurité Sociale est notre bien commun.Ni régression des droits, ni ouverture aux financements privés !Au XXIème siècle, ce sont des droits nouveaux qui sont nécessaires pour la sécurité des femmes et des hommes et pour l’émancipation humaine.

Au boulot n° 572 50 000 euros d’amende ?

 

Qu’est-ce qu’une amende administrative ? Une amende mise pour une infraction par l’administration sans qu’elle soit soumise préalablement aux juges. Un PV de stationnement par exemple.

L’inspection du travail a longtemps souhaité pourvoir mettre des « amendes administratives »

Pour des petites infractions, voire des petits délits. Vu que la justice met de très longs mois et des années pour juger, ça aurait permis plus d’efficacité, de rapidité donc une menace plus pressante contre des patrons qui ne respectaient pas le code du travail. Ça renforcerait l’état de droit dans les entreprises.

Par exemple dans le bâtiment, il faudrait le pouvoir à l’inspection de mettre des amendes administratives immédiates et fortes quand il est constaté que la protection des salariés face aux risques graves n’est pas assurée par le patron.

Mais depuis deux décennies, les gouvernements dominés par le libéralisme qui se sont succédés ont tous réclamé une justice rapide exemplaire et sévère, mais pas en droit du travail. Ils ont même démantelé le code du travail et affaibli l’inspection.

Et puis voilà que la ministre actuelle, Elisabeth Borne défend le 29 décembre 2021, une loi qui ouvre à l’inspection la possibilité de dresser une amende administrative directe pour des infractions concernant des entreprises qui n’envoient pas leurs salariés en « télétravail ». Les dites amendes seraient de 1000 euros par salarié concerné avec un plafond de 50 000 euros. C’est un revirement juridique énorme, historique. D’autant que son gouvernement, depuis le début en 2020 de la pandémie, a refusé toute loi encadrant le télétravail – même si le Premier ministre Castex s’est laissé aller à parler de « télétravail obligatoire si possible » (sic) ce qui laisse des marges de censure au Conseil Constitutionnel.

L’inspection pourrait dresser des amendes administratives à 50 000 euros ?

50 000 euros, ça pourrait en sauver des vies dans les chantiers ! Mais là, ni Borne ni Castex ne l’envisagent.

 

Gérard Filoche

 

 

Hidalgo, Montebourg s’interrogent et interrogent la gauche Positivons la réponse !

 

Nous le disions depuis des mois et semaines : « ça bouge, ça va bouger à gauche ».

Il était impossible qu’avec 81 % d’électeurs qui veulent l’unité de la gauche et 73 % qui veulent un candidat commun, ça ne bouge pas ! Heureusement que la poussée des masses est plus forte que les appareils sinon il n’y aurait jamais aucun espoir de révolution sociale.

 

Les résultats des sondages (même à prendre avec des pincettes) étaient de plus en plus alarmants : au lieu qu’il y ait  une remontée de la gauche sous l’impact des différentes campagnes balbutiantes, le total des voix présumées baissait. Ce total des voix de gauche qui était en septembre autour de 30 % descendait vers 25 voire 24 ou 23 %. À ceux qui disaient « que chacun fasse campagne et que le meilleur gagne » c’était une réponse cruelle : c’est le développement de campagnes parallèles multiples qui faisait baisser. Ceux qui s’intéressaient à l’élection six mois avant, étaient rebutés manifestement par la division, ils n’avaient visiblement pas envie de lire 8 programmes pour 8 candidats. Partout, le ton était : « mettez vous d‘accord d’abord, et on vous lira ».

Malgré son virulent triomphalisme auto-proclamatoire sur le thème « je suis le mieux placé » « je suis prêt »  « j’ai un programme » Jean-Luc Mélenchon ne creuse pas l’écart et stagne comme les autres. Le réalisme de l’électorat s’explique : au moment où c’est Le Pen qui est devant (à peine troublée par le néo-pétainiste Éric Zemmour et pour combien de temps ?),que la droite LR s‘affiche derrière Valérie Pécresse (qui se dit 2/3 Merkel et 1/3 Thatcher, croit elle se rendre populaire ainsi ?), Macron bénéficiant d’un seuil étonnamment stable (sans doute truqué ?) à 23 %, qui peut croire une seconde que s’il n’y a pas de candidat commun à gauche celle-ci sera au second tour ?

Certains zélotes mal inspirés de LFI  se sont mis a espérer que le  « ticket d’entrée » au 2° tour soit « abaissé » : Mélenchon lui même a affirmé qu’il était « à 4 points du seuil pour être au 2° tour ». Mais quand, au lieu d’espérer progresser soi même, on est à espérer que la multiplication des candidatures ennemies vous laisse une chance par un « trou de souris » ce n’est vraiment pas bon signe.

Poutou à 1%, Artaud à 1 %, Montebourg à 1 %, Roussel à 2 %, Hidalgo à 3 ou 4 %, Jadot à 6 ou 7 % Mélenchon entre 8 et 11 %, il y a de quoi désespérer les plus coriaces des appareils. Ceux-ci craignent de tout perdre dans une course folle mais vaine. Un désastre le 10 avril 2022 serait un désastre encore plus grand en juin 2022. Et comment expliquer aux électeurs qu’on ne peut pas s’entendre en avril et qu’on pourrait faire un accord de gauche en juin : à 4, 5 ou 6 candidats par circonscription, il n’y aura plus de députés de gauche.

 

Alors ça craque. Prévisible.

Ce n’est qu’un début.

 

Nous GDS, avons tout fait pour notre part de façon hyper-activiste pour qu’il en soit ainsi : on a plaidé l’unité aux européennes, aux municipales, aux régionales, on a lancé des appels citoyens, des appels militants, des appels d’associations, de partis, de personnalités, d’intellectuels,  de syndicalistes, nous avons participe à @plusjamaiscales 20 mai et 9 juillet 2020, nous avons animé et crée UNALT, 2022encommun, été membres depuis le début de la primairepopulaire.fr, du « Serment de Romainville », nous avons rencontré plusieurs fois tous  les partis de gauche, en bilatérale et en plénière, nous sommes allés à toutes les universités d’été et d’automne, à tous les colloques, débats, vidéos, émissions de radio et télévisions…  Notre brochure « L’union », que nous recommandons vivement, a été un argumentaire complet pour tous ces combats.

 

Hidalgo appelle à une primaire de toute la gauche :

 

Ca fait des mois qu’elle le refusait. Mais devant l’obstacle et quelles que soient ses raisons profondes, Hidalgo la propose. Ceux qui disent « c’est une manœuvre » ne réagissent pas bien. Le PS est si mal en point qu’il n’est pas certain qu’il puisse faire pareille manœuvre.

Son courant minoritaire la TOA, (Hollande Le Foll, Geoffroy) a refusé toute unité et exigé un candidat au congrès de Villeurbanne, il est opposé à Hidalgo mais n’est pas en mesure de faire surgir un autre candidat. Son Premier secrétaire, Olivier Faure, depuis le début veut un candidat unitaire, mais plutôt avec EELV et il a cédé devant Hidalgo et renoncé à l’imposer devant la gauche hostile côté LFI. Finalement Hidalgo sent que sa candidature ne prend pas et propose de reprendre une « primaire », Faure prend donc rendez-vous avec la Primaire-populaire… Hidalgo dit dans un premier temps qu’elle s’engage à respecter et à faire campagne pour le vainqueur de la primaire quel qu’il soit. Ce qui revient aux propos de Faure en août 2022 à Blois :  »Si Mélenchon doit être candidat, c’est au travers d’une candidature collective.«  S’il y a des désaccords, ils doivent être tranchés publiquement par un vote démocratique populaire » « Rassemblons-nous d’abord sur les idées et désignons ensuite le candidat pour les porter. » Puis Hidalgo semble ensuite sous des pressions internes, marmonner qu’elle exclue Mélenchon de cette primaire : mais si c’est cela, c’est tout son nouveau discours qui est mort né ! De contradiction en contradiction, l’unité se crée et créera un  chemin.

 

 

Quelque part tout est ré-ouvert.

 

Montebourg en solitaire prévisible se résout à son tour à se faire le chantre d’une rencontre à 5 candidats (PCF PS EELV LFI et… lui) ignorant de toutes les forces collectives de gauche non négligeables qui bataillent en ce sens depuis des mois.

Jadot fait l’arrogant et tacle Hidalgo : pas sur qu’il se grandisse ainsi au contraire de Eric Piolle et Sandrine Rousseau qui voulaient (il y a peu, en septembre) une « grande primaire »  de toute la gauche.

Roussel tacle Mélenchon : «  - Que n’es-tu venu nous voir avant ? »

GRS change de cheval de bataille et lance campagne pour « déconne pas la gauche »  « rassemblez vous » « projet commun ».

Et Mélenchon a le culot de dire qu’il est « trop tard » et qu’il travaille à cette campagne depuis dix mois… et LFI qui n’a jamais rien voulu faire jusque là, le confirme « c’est trop tard » et se lance dans des assauts sectaires anti EELV, anti PCF, anti PS, à qui mieux mieux dans tous les réseaux sociaux : pas sûr que ce soit une preuve de solidité.

 

Mais ça va maintenant au delà des cercles militants.

 

Dans les esprits de millions d’électeurs, la petite graine est semée.

On est bientôt en janvier, à trois mois du 10 avril 2022. « Ce n’est qu’un début », oui, on peut faire autrement que de perdre avec 8 candidats de gauche.

Avec un seul candidat de la gauche c’est possible, il y a dynamique, enthousiasme et ça passe au 2° tour, autour de 30 % !

Mais dés qu’il y a deux candidats, la gauche perd dés le 1er tour.

Avec 8 candidats c’est du suicide.

Donc les pressions unitaires vont continuer à monter à une échelle de masse, cette fois, au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’échéance.

Arrive alors Christiane Taubira, mais que peut-elle faire ? Elle ne peut pas se présenter comme une 9° candidate contre les autres et sans plateforme commune. Qu’elle cherche à unir c’est bien, mais si cela apparait comme une machine de guerre contre d’autres sensibilités de la gauche, ca fera plus de mal que de bien. Elle peut aider à l’unité mais pas forcer l’unité ! le consensus est impératif.

Pour nous GDS, la primaire.populaire.fr(qui se vante d’avoir 260 000 soutiens) doit rassembler toute la gauche sans exclusives et sans hégémonisme et ne pas être un instrument de scission de la gauche. Ce n’est pas à la PP de se prendre pour un nouveau parti supplétif, ni d’écarter des candidats,  tous – sans exception – ont leur place jusqu’à ce qu’on se mettre tous d’accord sur un nom.

Si la PP devient l’instrument d’une 9° candidate ou d’une coalition d’une partie de la gauche contre une autre coalition de gauche, elle échouera. Un « socle commun » de la PP a été rédigé au printemps dernier avec 14 sensibilités : il y avait les équipes Hidalgo, la LFI, le PS, EELV, Ensemble Générations, GDS… c’est ça qu’il faut réactiver. Il faut réunir, en opportunité, toutes ces sensibilités pour voir l’évolution possible de la situation, lever les malentendus et préjugés !

GDS veut saisir l’opportunité ouverte, batailler pour, qu’à leurs rythmes et leurs raisons, Jadot Melenchon Roussel discutent et y participent. Le travail pour tenter de rédiger en commun une plateforme commune est redevenu de pleine actualité.

On peut on doit faire des stand uppartout en France tous les samedi (avec plus de succès que ce que nous fîmes en 2017) pour réclamer l’unité, pour faire pression notamment sur Jadot, Melenchon Roussel.

Nous avons retenu salle à Paris autour des 22 et 23 janvier, et avec Nouvelle Donne, Ensemble, Allons Z’Enfants et tentons de rassembler un grand meeting de partis de gauche (avec GRS, Place publique ?) déjà unitaires.

Sur le fond nous continuons le travail de signatures de tous les textes d’appel. Il y aura bien un qui va avoir un million de signatures et davantage ! Ça va encore bousculer !

Lecteurs de D&S amis militants de GDS, aidez nous, mobilisez vous, cotisez c’est le moment !

On a déjà fait du boulot, l’action victorieuse est possible elle est devant nous.