Nous militons toutes et tous pour un gouvernement du NFP, des 192 députés de gauche, la force arrivée en tête à l’Assemblée le 7 juillet 2024. Macron aurait dû nommer Lucie Castets.
Mais après la chute de Barnier puis de Bayrou la question se repose inévitablement : respecter le vote du 7 juillet 2024, nommer premier ministre et gouvernement de gauche
Pour notre part, ce gouvernement devra, pour commencer à mettre en œuvre efficacement le programme du NFP, en tenant compte de l’Assemblée majoritairement encore hostile, mettre en œuvre les premières mesures suivantes :
Immédiatement :
- Hausser le smic net et brut : à 1600 net, 2000 euros brut.
- Hausser dans la même proportion les points d’indice de la fonction publique
- Hausser dans la même proportion les minimas sociaux
- Engager des conférences interprofessionnelles et par branches pour la hausse des salaires, ajustant les conventions collectives étendues, minima au-dessus du smic, niveaux, coefficients, échelons, qualifications,
- Abrogation de la loi sur la retraite à 64 ans, augmentation des cotisations sociales, salariales et patronales pour revenir à 62 et préparer le retour à 60 ans.
- Fin de toute aide non conditionnée, non contrôlée, non justifiée aux entreprises : seulement en échange du contrôle des conditions de travail, des institutions représentatives du personnel, des salaires, des emplois et licenciements, de respect de l’environnement)
- Dix décrets pour reconstruire le code du travail (accidents, risques psycho-sociaux, chaleur, contrôle des licenciements, prud’hommes, médecine du travail, inspection du travail) et pour redonner des moyens, de la démocratie et de droits aux salariés dans les entreprises.
- Plan d’urgence pour l’hôpital public et contre les déserts médicaux,
- Blocage des loyers, aides au logement accrues, rénovation thermique relancée et financée
- Relance des transports en commun collectif et public en priorité : pass’ jeune, pass’ seniors,
- Organisation immédiate d’états généraux des quartiers et espaces ruraux, subventions et aides aux associations, collectivités en péril, pour une égalité entre les territoires
- Deux milliards pour lutte contre les violences faites aux femmes
2) Un budget avec de nouvelles recettes afin de répondre aux besoins prioritaires :
- Procéder par budget existant, il y en trois, on les distingue soigneusement
-
a) Un budget d’état rééquilibré : stop aux 83 % de dette provoquées par le budget de l’etat, nouvelles recettes
- les gros paient gros et les petits paient petit
- Priorité à l’impôt direct et progressif, 20 tranches pas de revenu/salaires supérieur à 20 smic
- Tout citoyen français où qu’il soit dans le monde doit rendre des comptes au fisc français
- Instaurer la taxe Zucman, 2% sur le patrimoine de ceux qui possèdent plus de 100 millions
- Imposer les multinationales au même taux que les entreprises françaises sur leur chiffre d’affaires réalisés en France
- Supprimer la flat tax pour que les revenus du capital soient autant taxés que ceux du travail.
- Réformer le Crédit Impôt Recherche.
- Imposer de manière renforcée les héritages dorés.
- Instaurer un ISF climatique
b) Un budget de la protection sociale renforcé :
Retour vers une gestion des caisses par les élus des assurés sociaux
et vers une sécurité sociale a 100%
Ajustement des cotisations sociales et patronales aux besoins sociaux.
c) Un budget des collectivités territoriales consolidé :
une garantie des ressources
une péréquation et planification des développements et investissements,








