Bayrou avait refusé de demander un vote de confiance lorsqu’il avait été nommé le 23 décembre à la suite de l’échec de Barnier le 4 décembre 2024. 9 mois après, le voilà qui propose soudainement et paradoxalement « un vote de confiance » de l’Assemblée nationale le 8 septembre sachant qu’elle va lui être refusée. LE RN est contre et demande la dissolution. Le NFP est uni contre et toutes ses composantes jugent inimaginable de voter pour.
Bayrou, ça ressemble à un nouveau coup de poker façon 9 juin 24. C’est une quasi démission et elle provient du choix entêté de présenter un budget de super austérité inacceptable aussi bien par la majorité des Français que par la majorité de l’Assemblée. La crise n’a jamais cessé, elle se redénoue spectaculairement, la raison en est que la politique de l’offre suivie par Macron, celle qui consiste à verser 211 milliards d’assistanat aux chefs d’entreprise, a été battue dans les urnes, elle produit déficit, dette et elle est de plus en plus contestée jour après jour.
Ça ne pouvait pas durer, ça n’allait pas passer, donc ça ne passe pas. Les luttes sociales de rentrée s’annonçaient puissantes aussi bien celles spontanées du 10 septembre que celles de l’intersyndicale réunie. L’instabilité régnait depuis que Macron avait refusé en juillet 2024 de nommer un gouvernement du premier groupe d’élus, le NFP, arrivé en tête à l’Assemblée. Barnier, Bayrou ont été deux impasses. Il faut en sortir. Un autre premier ministre nommé par Macron pour faire la même politique échouera aussi. Ça ne peut pas durer jusqu’en 27.
Une seule chose, décisive, manque et il faut la retrouver, sans préalable, sans tarder : l’union NFP.
Face à la nouvelle situation créée la querelle prolongée des deux appareils LFI-PS a moins de sens que jamais. Il y a quelque chose de surréaliste, d’insensé, face au déblocage institutionnel qui perce, face aux luttes qui viennent, face aux besoins et urgences sociales à ce que le NFP ne réagisse pas uni.
Nous LAPRES, faisons appel aux dirigeants responsables, rencontrez-vous, rencontrons-nous tous, toutes affaires cessantes. Nous avons été capables de le faire à deux reprises, NUPES et NFP en 2022 et 2024, tout exige que nous le fassions à nouveau, en plus expérimentés, en plus solide, en responsabilité et, par-delà nos différences, cette fois, avec un engagement de respect réciproque.
Les deux, PS et LFI sont condamnés à s’entendre avec toute la gauche. Le NFP c’est 20 partis, dont 7 ont des députés. Il y a eu 9 millions d’électeurs les 30 juin et 7 juillet, 2 millions de plus que le vote utile qui avait eu lieu pour que le candidat Mélenchon essaie d’être présent au 2° tour en avril 2024.
C’est de là qu’il faut partir et repartir. C’est incontournable. Assez d’exclusives !
Il faut 9 millions de voix et bien plus, de façon dynamique, pour gagner, que ce soit face à une dissolution et à une démission. Un contre budget commun est possible et réaliste. Impossible sans union NFP. Il faut un seul candidat de gauche par circonscription, négocions avec responsabilité dès maintenant ! Le temps compte, le temps presse. Quelle que soit la date des élections municipales, il faut arrêter la compétition absurde, et travailler au plan national, au maximum de listes communes, Il faut une VOLONTE nouvelle d’accord entre tous les partis de gauche, une volonté NOUVELLE de faire bloc. Là où il y a une volonté, il y a un chemin gagnant.
Il faut jeter les polémiques encore une fois à la rivière.
L’union ne sera jamais l’unité de pensée, nul ne comblera les divergences historiques au sein de la gauche pluraliste, et ce n’est pas utile, il faut laisser cela au débat, ce qu’il faut c’est l’unité d’action. Il y a 30 millions de salariés qui n’ont que leur force de travail à vendre, c’est la force sociale principale qui produit toutes les richesses et n‘en reçoit pas la part qu’elle mérite. C’est cette force qu’il faut unir dans la lutte et dans les élections, contre Macron et le RN qui menace, et c’est ça qui vaut de dépenser l’énergie de toutes nos organisations, associations de gauche pour y parvenir. L’unité sur des objectifs précis, immédiats, qui répondent de façon centrale, concentrée, aux urgences sociales : redistribution des richesses d’abord, et relance salaires, emploi, travail, santé, retraite.
Le vote contre Bayrou a lieu le 8 septembre. Treize jours. Ne perdons pas une minute, rencontrons-nous tous ensemble, travaillons à lever les obstacles, dehors les querelles vaines, les préjugés, les préventions, c’est nécessaire et c’est possible.
Soyez certains que si nous faisons cela, vite, la dynamique sera au rendez-vous, dans les luttes et dans les urnes, ce sera bon pour tout le pays, c’est la seule solution, il faut être cette solution, et ce ne seront plus les coups fourrés de Macron ni les premiers ministres impuissants qui rythmeront les reculs du pays, ce sera bel et bien le nouveau front populaire !
gérard filoche le 26 aout à 9h








