le travail doit être au coeur du programme du NFP 27

Quelle marge de manœuvre aura le candidat commun du NFP ? demande la presse à Lucie Castets lors de la reunion du 2 juillet

Elle répond : « Ma vision serait un socle programmatique commun en partant du programme du NFP. On y intégrerait les discussions avec la société civile et organisée ainsi que le travail de fond mené par les partis. Ensuite, on sélectionnerait une dizaine de sujets communs, sur lesquels on serait tous d’accord, et chaque candidat choisirait deux ou trois priorités parmi ce socle pour qu’il y ait quand même de la différenciation et que ça ne soit pas juste une primaire de casting. »

Sécurité, immigration, déficit, réarmement… Les grands sujets de la présidentielle se posent petit à petit, et la gauche a du mal à ramener la discussion sur son terrain. Le peut-elle ? redemande la presse.

Lucie Castets répond à nouveau : « Je pense que la France est un pays d’électeurs de gauche qui s’ignorent. Il faut réfléchir aux combats qu’on veut mener pour être davantage audibles que nous le sommes depuis dix ans. On a trop laissé de côté les questions économiques et sociales pour accepter d’aller, avec un mauvais angle et en des termes souvent problématiques, sur les questions culturelles au sens large, identitaires, où on perd toujours. Je pense sincèrement qu’il faut parler de sécurité ou d’immigration mais différemment. Pas en des termes qu’on se laisse imposer. Et il ne faut jamais abandonner le champ économique et social. La préservation des services publics, c’est ce qui nous protégera de l’extrême droite et de l’ubérisation de la société. »

Ajoutons clairement, nous autres : la question du travail et du partage des fruits du travail, de la redistribution des richesses doit d’abord être au cœur de toute démarche gagnante. Seul le travail crée de la valeur. Aujourd’hui, avec Macron elle est pillée par le capital, demain avec Le Pen elle le serait encore plus brutalement, avec nous ce pillage cessera.

La liste des conventions thématiques prévue le 2 juillet pour débattre de l’actualisation du programme du NFP avec les électeurs du NFP n’a pas été finalisée à ce jour, nous dit-on.  Il faut, selon nous, qu’il y ait une convention sur le travail et la sécurité sociale et les retraites qui lui sont attachées : le code du travail doit être reconstruit, développé, la présomption de salariat avec tous ses droits annexes doit l’emporter définitivement contre l’uberisation, la sécurité sociale universelle à 100% doit l’emporter, et nos retraites décentes à 60 ans par répartition doivent être assurées. Smic à 2000 euros brut, retraite à 60 ans, 32 h, 6° semaine de congés payés, pas plus de 5% de non CDI par entreprise, contrôle des licenciements, salaire maxima à 20 fois le Smic, revivification des institutions représentatives du personnel, CHSCT, droits syndicaux, prud’hommes efficaces, médecine du travail redéveloppée, inspection du travail renforcée :  tels sont les enjeux vitaux des 30 millions de salariés et des trois millions d’actifs indépendants que nous serons amenés à représenter.

 

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