Luttes sociales explosives, aspiration toujours plus puissante à l’union dans les luttes et dans les urnes, rien n’est joué pour la présidentielle

 

Les luttes sociales grondent dans tout le pays depuis de longues années contre la brutalité anti sociale du règne Macron. Elles concernent en profondeur tous les secteurs, privés et publics. La première question étant les salaires nets et bruts, bloqués, rognés tandis que les superprofits explosent (61milliards de dividendes distribués). Le chantage à la « dette » et les infâmes mesures d’austérité (46 milliards de coupes budgétaires) qui caractérisent tous les budgets successifs heurtent les salariés à tous les niveaux. L’entêtement du pouvoir macronien depuis dix ans à ne rien entendre des revendications légitimes, à détruire les services publics, à satisfaire sa clientèle d’actionnaires, de milliardaires, à utiliser la répression violente des manifestants, à mépriser les syndicats et associations, à flatter l’agressivité d’une droite talonnée par l’extrême droite, a rendu la situation explosive.

L’été caniculaire a mis en évidence l’impréparation délibérée du pouvoir face aux conséquences du changement climatique, heurtant les habitants victimes des incendies et le corps des pompiers démunis de moyens. La hausse des prix des carburants alors que le gouvernement refuse de less bloquer, exaspère des dizaines de millions de consommateurs. Le projet de budget Lecornu avec son cortège nourri d’attaques contre le salariat et de cadeaux au patronat ajoute au mécontentement. Le blocage du point d’indice des fonctionnaires est insupportable avec une inflation supérieure à 3%. Les manifestations du 26 septembre et 17 octobre annoncent de possibles nouvelles actions de masse type gilets jaunes, ce qui inquiète le pouvoir.

Le mouvement des lycéens, dans ces conditions, en défendant l’école publique, joue un rôle de détonateur et s’embrase quand la réponse du pouvoir tarde dix jours et ne se manifeste que sous forme de répression policière violente appuyée sur de scandaleuses provocations barbouzes venues de l’état.

Le 6 octobre devient une journée de mobilisation unitaire de nature exceptionnelle, rassemblant tous les syndicats, toute la gauche NFP réunie. C’est un trés gros événement aux conséquences encore incalculables.

Ce qui confirme que rien n’est joué au plan politique, y compris aux élections présidentielles. Ça pousse très fort à gauche. C’est explosif.

L’impact de cette colère et la mobilisation sociale est en mesure de contredire ceux qui ont un horizon figé sur les rapports de force politique gauche, droite et extrême droite. D’ailleurs le total des voix de gauche est passé de 30 à 40 %.

A gauche les deux premiers débats de la « primaire socialiste » ont obtenu 750 000 puis 1,5 million de téléspectateurs. Avec toutes ses limites, cette petite primaire pose les questions vraiment centrales : salaire net et brut, droit du travail et emploi, sécurité sociale et retraites. Et surtout elle ne cesse de reposer la question de l’union de toute la gauche jusqu’à devenir le point de clivage principal. Sur ces questions, les débats montrent qu’il n’est possible de compter clairement que sur Olivier Faure qui entend toujours unifier la gauche et qu’il est nécessaire d’oeuvrer à écarter vigoureusement ceux qui, comme Raphaël Glucksman défendent une coalition avec la droite.

Des centaines de milliers d’électeurs de gauche ont, du coup, envie de participer, mais se heurtent à des modalités du scrutin des 9 et 10 octobre et 16/17 octobre rendues très difficiles (15 euros, difficultés d’inscription, mise à l’écart de LAPRES, Debout, Générations). Nous ne sommes donc pas indifférents au résultat : si Faure l’emporte, la gauche sera mieux, si Glucksman l’emporte, la gauche sera en plus mauvaise position. Il faut « se mouiller ». Cela signifie qu’il faut militer envers et contre tout pour qu’au maximum les militants conscients de l’enjeu participent à l’occasion de ces deux votes et fassent barrage aux diviseurs et aux partisans de la coalition avec la droite, en aidant à faire gagner Faure.(limite d’inscription 5 octobre !)

En face, la droite se dispute pour s’unir entre Retailleau, Attal, Philippe. Le Medef ne se ralliera vraiment au RN qu’en dernier recours et pousse activement à un candidat unique de la droite pour éviter le second tour entre Mélenchon et le Pen.

Et s’il y a un candidat unique de la droite, la première conséquence est de relancer la discussion à gauche (Faure, Mélenchon, Roussel, Ruffin, Tondelier…) pour une candidature commune afin de n’être pas – encore une fois éliminés au premier tour. D’autant que la chute du RN drivé par une délinquante reprise de justice et par un président antisémite est possible : selon nous, l’étiage à 30 % d’intentions de vote doit s’effondrer.

Répétons-le, rien n’est joué. Tout est possible

L’aspiration à l’union et à un changement profond à gauche est dominante.

Utilisons au maximum le temps dont nous disposons, chaque semaine, chaque jour, chaque mois, novembre, décembre, janvier, février, jusqu’au dépôt des candidatures pour la présidentielle en continuant à batailler pour l’union, appuyés sur le développement actuel le plus explosif possible des luttes sociales.


Gerard Filoche vendredi 1er octobre

(cf video adjointe)

La situation politique 1er octobre 2026 https://youtu.be/S1RbadTdE3g?si=jQPNcM3vLcltpfCo via

@YouTube

 

 

 

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