Exergue :
je défendais le Vietnam mais critiquais le PC vietnamien stalinien
j’étais pour l’indépendance du Cambodge pas pour Pol Pot
j’étais pour l’indépendance de l’Afghanistan pas pour les Talibans
je milite pour deux états et pour l’indépendance de la Palestine pas pour le Hamas
je défends le respect des droits du peuple vénézuélien pas la nature de son régime
Je soutiens la révolution sociale en Iran ni Mollah ni Shah
L’agression impérialiste de Trump est une terrible attaque qui menace les droits des peuples du monde entier
Le spectaculaire coup de force militaro-putchiste du président Trump du 3 janvier, contre Caracas, avec aéronefs, commandos d’élite, tuant 100 personnes, pour kidnapper le président Maduro et sa femme Celia, est une des pires horreurs qui ait été commise récemment contre les droits des peuples et mettant en cause profondément le droit international, la paix, la sécurité de toute la planète.
Ce n’est pas un simple événement ponctuel, à ce niveau et de cette façon, même s’il y a eu des précédents de la part des dirigeants US ou Francais – Arbenz (Guatemala 1954), Noriega (Panama 1989), Bokassa (Centre Afrique 1979), Gbagbo (Cote d’ivoire 2011, arrêté par les troupes françaises, traduit devant le TPI avant d’être acquittéau bout de 8 ans .. faute de charges confirmées contre lui) Kahdafi (Libye, 2011 : en septembre 2012, Mahmoud Jibril affirme que c’est un agent français, qui aurait tué Kadhafi : cette version est reprise par Rami El Obeidi (ex-responsable des relations avec les agences de renseignements étrangères du CNT) et certains diplomates européens en Libye. L’agent aurait même pu téléphoner avec Paris avant de laisser porter les coups mortels finaux).
Enlever Maduro en tuant 100 gardes, en plein cœur de Caracas surpasse tout ce qui est connu. Ce coup cynique et spectaculaire perpétré en 2026, au coeur d’un grand état reconnu de 29 millions d’habitants, a une portée durable pour l’humanité entière.
Les US sont signataires de la Charte des Nations Unies, aucune puissance ne peut s’autoriser un tel arbitraire. Il n’y a pas d’autre qualification possible : c’est une violation du droit fondamental des peuples et des nations, c’est un acte criminel.
Ce n’est même pas présenté par Trump comme un acte exceptionnel, isolé, mais comme faisant partie d’une politique de force délibérée. Il s’agit d’une politique générale qui se vante capable d’atteindre toutes les cibles que l’arbitraire du président Trump choisira. Cette agression impérialiste est en rupture avec toutes les normes internationales en cours.
Trump se vante vulgairement de sa force brutale, déclare qu’il va recommencer, et que les autres (le président colombien…) ont « intérêt à serrer les fesses ». « Fuck around and find out » « FAFO » dit Trump, « Cherches moi et tu me trouveras ». C’est une violente menace de guerre clairement proférée par l’agresseur Trump en premier lieu contre la Colombie, le Mexique, Cuba, (« Ça va être son tour ») mais aussi contre le Groenland (l’Union Européenne) et contre tous les pays du continent américain, les Caraïbes, la Guyane et encore l’Iran. Marco Rubio affirme : « Je me fiche de ce que dit l’ONU. »Ce discours de toute-puissance est hautement toxique, il normalise l’ingérence, banalise la menace, prépare d’autres coups de force. Et il transforme des pays souverains en cibles potentielles, au nom d’un ordre mondial qui ne repose plus sur des règles, mais sur la violence et la peur.
Le discours de guerre US prétend qu’il s‘agit en plein cœur de Caracas, au palais présidentiel, d’une opération anti-drogue, anti « narcos » mais sans fournir aucune preuve. De même qu’il n’y avait pas eu de preuve lorsqu’ils avaient bombardé et détruit sans sommation, sans jugement, des bateaux dans le Golfe du Mexique, ce qui aurait fait aussi une centaine de morts. D’ailleurs, cela a été la première réaction officielle du Tribunal à New York devant lequel, après avoir exhibé ses images enchainées devant le monde entier, il a présenté le président transformé en victime : il n’y a pas de preuve et le « cartel » de drogue impliqué, n’existe pas.
En deux heures de conférence de presse le 3 janvier pour expliquer au monde sidéré son agression barbare, Trump a surtout parlé du pétrole, du pétrole et encore du pétrole.
Le peuple vénézuélien a pillé depuis un siècle par les US :
Le Vénézuéla, 28 millions d’habitants, est le premier pays au monde devant l’Arabie saoudite, qui dispose de réserves prouvées de 302 milliards de barils de pétrole – même si près des trois quarts de ces réserves (224 milliards de barils) sont des sables bitumineux dont l’exploitation est malaisée et très polluante, exigeant une haute technicité. Le pays est riche de bien d’autres matières premières – or, gaz.
Le pétrole est exploité depuis 1917 par les compagnies internationales US. Pendant 80 ans les US ont dominé le Vénézuéla. Ils ont régné par l’intermédiaire de dictatures compradores qui se sont succédé depuis que le pays a déclaré son indépendance contre la colonisation Espagnole.
La propagande impérialiste fait à croire que le Vénézuéla était un pays riche de son pétrole, et que c’est la faute aux régimes de Chavez puis Maduro s’il s’est appauvri récemment.
C’est évidemment faux, cela fait 80 ans que les US monopolisent et pillent le pétrole de ce pays, en y cultivant d’énormes inégalités entre une grande bourgeoisie rapace minoritaire d’un côté et une pauvreté de masse généralisée de l’autre.
Le Venezuela n’était pas la 4è puissance économique en 1950. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_historique_des_r%C3%A9gions_et_pays_par_PIB – Ce n’est pas le 2ème pays le plus pauvre, il est classé 72/203. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_nominal – En 1999 a eu lieu l’une des plus grosse catastrophe naturelle du pays https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/1114#:~:text=On%20surnomme%20%C2%AB%20trag%C3%A9die%20de%20Vargas,1er%20et%20le%2017%20d%C3%A9cembre- Il y a eu des conflits et des crises bien avant Chavez et Maduro ehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Venezuela
écoutez les trois podcasts de Franceinter Olivier Compagnon sur l’Amérique latine et les US
En 1935, la situation de l’éducation était lamentable : le total des élèves inscrits atteignait à peine le chiffre de 150 000, soit 11,2 % des habitants âgés de sept à vingt-quatre ans, plus de 70 % des adultes étaient analphabétes . Sous les dictatures militaires, des années 40-58, la proportion des analphabètes, passe de 33 % en 1950 à 56,8 % en 1958. Quant à l’effectif scolaire c’est 32 % des jeunes âgés de 7 à 24 ans. Après la chute des dictatures militaires, le taux de scolarisation monte seulement à 52% dans les années 60. A cette époque, les partis de gauche sont interdits, et les syndicats maltraités.
Dans les années 1980, les prix mondiaux du pétrole chutent en raison de la manipulation mondiale des excédents de production des années 1970. Le Venezuela étant presque entièrement dépendant du pétrole, cette chute des prix a plongé son économie dans l’effondrement. En 1989, le président Pérez veut imposer un plan d’austérité dans le cadre d’un plan de sauvetage du Fonds monétaire international.Il y a eu un soulèvement de masse réprimé avec une violence inouïe : près de 3000 manifestants tués en une journée
La tragédie du Caracazo 1989, histoire sans fin :
Impossible de comprendre le Vénézuéla de Chavez puis de Maduro sans référence au Caracazo : les 27 et 28 février 1989, la révolte historique du Caracazo montre des masses capables de se soulever contre l’impérialisme et le gouvernement néolibéral de Carlos Andrés Pérez (PS !), qui appliquait un paquet néolibéral imposé par le FMI : dévaluation, hausse des prix des transports, du prix de l’essence (!!), privatisations des services publics, gel des salaires. Le chantage à la dette jouait un rôle essentiel. La révolte a éclaté contre l’augmentation des prix de l’essence et des transports, à Guaranas et Caracas. En seulement quelques heures des barricades sont montées à Caracas Valencia, Guaira, Maracaibo, Merida, dans tout le pays.
Dans la capitale, les masses populaires prennent le contrôle d’une partie de la ville. C’est alors le massacre : des milliers de personnes sont tuées par la police. Un couvre-feu est mis en place. Cette répression va continuer pendant des années, avec l’assassinat de 25 étudiants en 1991.
Le Caracazo c’est une rébellion populaire profonde, une explosion de colère face aux conditions de vie qui se dégradent, mais alors sans direction politique ni projet de pouvoir.
« Ceux qui espèrent voir une révolution sociale « pure » ne la verront jamais. Ces gens parlent sans cesse de révolution, sans comprendre ce qu’est une révolution. »(Lénine)
L’émergence du chavisme en 1992 ne peut pas être comprise sans revenir sur cet événement. Chavez et un secteur de l’armée se sont proposés à résoudre la crise structurelle ouverte par le Caracazo en réintégrant les masses dans l’État Vénézuélien, tout en promettant une amélioration des conditions de vie des classes populaires par la redistribution d’une partie de la rente pétrolière. Ils ont fait reculer l’analphabétisme, la pauvreté.
Le chavisme anti US est progessiste !
Il ne faut pas confondre l’action d’un secteur progressiste de l’armée et la mise en place d’un véritable gouvernement des travailleurs rompant avec la domination du pays par l’impérialisme.
Le chavisme a tenté malgré les US de réorganiser la rente pétrolière, mais n’a jamais voulu, su ni pu appliquer un programme de libération nationale qui réponde aux aspirations des masses : monopole du commerce extérieur, expropriation sans rachat des groupes pétroliers, abolition de la dette externe. Il n’a pas non plus mis en place un grand plan d’industrialisation du pays pour rompre avec la dépendance à l’impérialisme. Il a mis en place des communes autogérées, une redistribution relative des richesses, des services scolaires et de santé, c’est déjà ça. On ne parle même pas de révolution socialiste, mais de tâches minimales pour qu’un pays sous domination puisse se défendre face aux sanctions impérialistes.
Rien que cela est intolérable pour les dirigeants US Etats-Unis qui ont continué, avec la France et les autres grandes puissances, à mettre une pression maximale sur le Venezuela, via des sanctions massives, un soutien inconditionnel à la droite et à l’extrême-droite et un embargo militaire.
Ils ont déjà kidnappé Chavez en 2002 !
La preuve que le kidnapping de Maduro n’a rien à voir avec des élections contestées c’est qu’alors que Chavez était incontestablement et triomphalement élu, en avril 2002, les US avaient déjà tenté un coup d’état, et l’avaient fait enlever.
Les US s’étaient appuyés sur le chef des patrons vénézuéliens, Pedro Carmona qui avait fait arrêter Hugo Chavez dans son Palais, voulait l’obliger à démissionner et qui l’avait enlevé et déporté dans une des petites iles au large du Vénézuéla. Dans cette ile, Chavez a failli être fusillé, mais le peloton d’exécution, s’est divisé lorsqu’il en a reçu l’ordre, et cela lui a sauvé la vie et permis de revenir triomphant à avec des millions de manifestant à Caracas.
L’énergie déployée en 1989 s’est retrouvée dans les très nombreux moments de lutte des classes et des élections de 1999 à 2013, comme lors de la résistance à ce coup d’État contre Chávez de 2002 et aussi dans les grèves des pétroliers de 2003. Elle s’est durablement prolongée jusqu’à ce jour
En 2013 (il y a 12 ans donc) le centre Carter déclarait les élections au Vénézuéla comme les plus sûres au monde. Chavez a été élu démocratiquement en 1998, 2000. Il est réélu le 3 décembre 2006 pour la période 2007-2013 et puis à nouveau le 7 octobre 2012, alors qu’il a un cancer, pour la période 2013-2019. Il quitte le pouvoir et meurt le 5 mars 2013. Avant sa mort, Chávez désigne comme son successeur son ancien ministre des Affaires étrangères et vice-président Nicolás Maduro. À sa mort, Nicolas Maduro devient président par intérim puis remporte une nouvelle élection présidentielle avec 50,62 % des voix, élection contestée par le leader d’opposition Henrique Capriles, malgré la présence d’observateurs internationaux.
En 2019 Trump, soutient un candidat anti-Maduro, Juan Guaido : avec Macron ils le recevront et iront jusqu’à le « reconnaitre » comme « véritable président du Vénézuéla ». Trump pose avec sa femme dans le bureau ovale de la Maison Blanche. Mais patatras, des photos prouvent les liens entre Guaido et les « narcos », les vrais. Cet épisode est à tort oublié par les commentateurs pro US, mais il réduit à néant et ridiculise la propagande US : s’il y a eu des liens avec des « narcos » c’est passé par le choix de Guaido décidé par Trump et Macron.
Ce sont les sanctions et les sabotages US qui ont affaibli le pays, pas Chavez !
La vérité c’est que c’est l’exploitation US qui a diminué et ruiné le Vénézuéla et c’est à cause du pétrole. Les services de la CIA n’ont cessé de multiplier les agressions, de rendre chaque élection plus difficile, de soutenir l’extrême droite encouragée à être excessivement violente à cause de ça. Le peuple le sait bien qui est sans doute l’un des plus anti yankee, anti US de toute l’Amérique latine.
Devant le sabotage et le blocus économique, le chavisme initial est passé d’un projet nationaliste et populiste fortement ancré dans les masses vénézuéliennes à un régime ancré dans plusieurs couches dominantes de la société, dans l’armée, l’État, et a même fait émerger une bourgeoisie bolivarienne qui a, à mesure des années, cédé, pied à pied, aux violentes et insistantes pressions de l’impérialisme.
Maduro est à l’image de la nouvelle caste à la tête de l’État, qui s’est éloignée de la révolte du Caracazo pour exercer, dans des conditions forcées et contraintes, un régime répressif et autoritaire. Le pays étant dépendant d’une production sabotée du pétrole, il a dû recourir à la dette et à une exploitation accrue de ses travailleurs avec un niveau de vie en baisse ce qui a provoqué une émigration massive. Malgré ces obstacles majeurs, les masses vénézuéliennes ont à plusieurs reprises montré l’énergie nécessaire pour lutter contre les distorsions du régime et les sanctions impérialistes. Tout cela fait qu’alors que Chavez était élu haut la main de 1999 à 2013 sans contestation, Maduro a perdu peu à peu, pied et les élections sont devenues difficiles et contestées.
Encore que, dans les dernières années, un certain redressement économique s’opérait, le pétrole étant vendu aux russes, iraniens, chinois, Ce qui bien sur devenait encore pire aux yeux de Trump et a sans doute provoqué la précipitation du coup abominable du 3 janvier.
Trump kidnappeur de pétrole
Trump ose expliquer « On est obligé d’acheter du pétrole au #Venezuela alors qu’on pourrait le prendre, c’est incroyable « Quand je suis parti [en 2020] le Venezuela était sur le point de s’effondrer, nous l’aurions repris. On l’aurait eu à portée de main. » « Mais maintenant, nous devons acheter du pétrole au Venezuela, donc nous enrichissons un dictateur. Vous imaginez ça ? » Il a imposé un embargo sur les navires pétroliers, même un bateau russe, l’administration US a déclaré le 7 janvier 2026 qu’elle contrôlerait le pétrole vénézuélien « indéfiniment ».
Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, lors d’une conférence sur l’énergie à Miami a clairement indiqué que le pétrole serait acheminé à des raffineries américaines et que les profits ainsi générés seraient placés dans des comptes sous contrôle du gouvernement américain. Il a indiqué que les sommes profiteraient ultimement à la population vénézuélienne mais qu’elles serviraient aussi de « levier » pour assurer la collaboration du régime en place, aujourd’hui chapeauté par l’ex-vice-présidente et présidente par intérim Delcy Rodríguez. Les sommes remises au gouvernement vénézuélien devront servir uniquement à acheter des produits faits aux États-Unis, rajoute Donald Trump sur son réseau Truth Social. Cette mise du pays sous tutelle s’ajoute aux méthodes illégales qui ont été utilisées pour le piratage, l’invasion, le coup d’état militaire et l’odieux kidnapping. Un hold-up d’importance, puisque selon Gabriel Zucman, l’exploitation du pétrole pourrait rapporter entre 100 et 150 milliards de dollars par an.
Trump affirme « gouverner » le Vénézuéla : « Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi, président des États-Unis » s’érigeant en protecteur suprême. Cela dessine un conflit permanent source de guerre civile pour la récupération et le partage de ces richesses : « aucun agent extérieur ne gouverne le Vénézuéla » répète Delcy Rodriguez, qui se déclare « intérimaire » de Maduro, soutenue non seulement par le bloc des chavezistes et mais par son opposition laquelle, tout au moins au début, ne peut se compromettre en tant que « collabo » des yankees. Par millions le peuple vénézuélien a défilé pour condamner Trump et exiger la libération de Maduro. La lutte de classes tranchera la question.
Condamner l’odieuse invasion sans « mais » :
C’est pour cela qu’il faut être clair : condamner Trump… sans « mais » ! comme le dit fort bien l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré. Ou comme le dit fort bien, dans une vidéo récapitulatrice du siècle vénézuélien, l’excellent Maurice Lemoine. (Monde diplomatique).
Il n’existait aucun prétexte, aux multiples coups destructeurs des US, ils n’ont aucun droit, aucune excuse, même pas dans les difficultés connues du régime politique de Maduro.
Nous avons le droit de souligner au sein de la gauche des divergences politiques, de débattre du chavisme, des dérives attribuées à Maduro, mais en aucun cas cela ne doit freiner notre mobilisation, diminuer la gravite criminelle menaçante pour le monde entier de l’invasion de Trump.
Derrière tous les peuples d’Amérique latine sont concernés, agressés, Colombie, Mexique, mais aussi et surtout Cuba !
En conséquence de tout ça, il s’agit de l’avenir du peuple vénézuélien et des peuples et nations voisines. Cela a une portée mondiale. IL FAUT AGIR. Toutes les forces démocratiques dans le monde se doivent donc d’agir et de condamner cette agression militaire, et appeler à en stopper les effets : c’est ce qui devrait être la plateforme d’un comité national de soutien
- 1°) Libération immédiate de Nicolas Maduro et de son épouse, retrait de tout déploiement de forces US dans les Caraïbes, réparation des crimes commis à Caracas, retour des richesses piratées et pillées.
- 2°) Respect du droit du peuple vénézuélien à disposer de lui-même et des richesses de ses sols. Ses choix politiques et diplomatiques doivent se baser sur la souveraineté populaire, la garantie de ses libertés et sur le droit international. Levée immédiate des sanctions économiques pour la satisfaction des besoins humanitaires des populations.
- 3°) Bas les pattes des impérialistes devant le Vénézuéla, son pétrole lui appartient, son or, son gaz, ses richesses. Le peuple vénézuélien peut et doit décider, en toute souveraineté et sans ingérence, son propre avenir.
Note : Les Américains sont partagés sur l’intervention militaire américaine au Venezuela. L’intervention militaire pour kidnapper Nicolas Maduro ne fait pas consensus :
- 33% des Américains l’approuvent,
- 34% la désapprouvent
- 32% restent indécis.
- Sans surprise, une nette majorité des électeurs républicains approuvent l’opération (65%), alors que la même proportion d’électeurs démocrates s’y opposent. Chez les électeurs indépendants, le scepticisme domine : seuls 23% approuvent l’action militaire américaine, quand 35% y sont hostiles.
- Malgré cette indécision, l’événement a eu un fort retentissement, puisque 87% des sondés déclarent avoir entendu parler de cette intervention militaire.
- Toutefois, les Américains rejettent massivement l’idée d’une occupation ou d’une gestion directe : 44% s’opposent à ce que les États-Unis gouvernent le pays jusqu’à l’établissement d’un nouveau gouvernement contre 34% qui y sont favorables, et 46% refusent que l’armée prenne le contrôle des champs pétroliers vénézuéliens (29% le souhaitent). Une majorité d’électeurs républicains est néanmoins favorable aussi bien à une occupation américaine (65%) qu’à une prise de contrôle des zones pétrolières (59%).








