Voilà à quoi ressemble l’agenda ultra droite de Macron pour les prochains mois :

1°) Remplacer le prélèvement à la source des cotisations sociales – payées par les patrons – par le prélèvement à la source de l’impôt payé par tous.

2°) Chasser la Sécurité sociale de la constitution pour la remplacer par le terme vague de protection sociale et pouvoir ensuite mélanger allégrement la LFSS et le budget.
3°) Masquer l’excédent de la Sécurité sociale (évalué à 22 milliards d’euros)pour le « fondre » dans le remboursement de la « dette », sans tenir compte de la situation dramatique des hôpitaux et des Ehpad.
4°) Faire adopter une loi « Cap 22″ pour supprimer la notion de « services publics » et permettre leurs privatisations
5°) Supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et faire passer un budget d’austérité draconien visant à passer sous les 3 % de déficit, ce qui étouffera encore un peu plus l’activité.
6°) Re-défiscaliser les « heures supplémentaires » lesquelles seront a nouveau payées par les salariés qui n’en font pas à la place des patrons, avec, à la clef, augmentation du chômage et de la dette.
7°) Casser l’assurance chômage pour baisser drastiquement les prestations versées par l’organisme (limite temps, degressivité).
8°) Faire adopter une réforme constitutionnelle rendant encore plus centralisées et antidémocratiques les institutions de la Ve République.
9°) Faire adopter en septembre 2018 une loi Pacte destinée à donner les pleins pouvoirs aux dirigeants d’entreprise et d’établissements financiers.
10°) Faire adopter une réforme de « simplification » des services de santé au travail déchargeant le patronat de l’essentiel de ses responsabilités.
11°) Faire adopter une casse définitive des retraites par répartition basées sur les annuités de travail afin de les baser sur un système aléatoire et modulable par points.

 

 

3 Commentaires

  1. Posted 9 septembre 2018 at 6:12 | Permalien

    La politique mise en place par le Président de la République est cohérente économiquement mais elle repose sur deux postulats qui ne se réaliseront pas :
    - d’une par le civisme des entreprises et premiers de cordée : or quand on voit la baisse des dons aux associations consécutive à la suppression de l’ISF on sait que le ruissellement ne se fera pas ;
    - d’autre part la relance de l’Europe ; or quand on voit sa situation de Merkel, la montée des populisme…on sait que cette relance ne se fera pas.
    La question est de savoir quand tout va exploser ce que n’a pas exclu Alain Minc…

  2. Posted 9 septembre 2018 at 13:23 | Permalien

    .. et surtout, il s’adresse a 10 % des productifs, ceux qui ne sont pas salariés,
    il combat 90 % des actifs qui sont salariés sous statut et il perdra a cause de cela

  3. Posted 9 septembre 2018 at 16:49 | Permalien

    Pour celles et ceux qui ont suivi sur Facebook le discours de ce matin à Marseille vous aurez constaté qu’il remettait le plan B sur la table.
    Mathieu Puydesseau rappelant ensuite le livre de Guenole qui prétend qu’il existe l’option de retrait qui permet à un pays de se retirer d’une directive qui ne lui plairait pas. Je lui ai demandé quelles en seraient les conséquences. Pas de réponse. Par contre j’ai eu une réponse très argumentée sur la non possibilité de cet argument (de Nathan de Arriba-Sellier)
    Tout ceci est à lire sur ma page Facebook.

    Voir ci-dessous

    Oui et non. Les options de retrait (qui sont en fait des options de rester en retrait et non des options de se retirer) sont limitées à certaines politiques très spécifiques : l’euro, Schengen et la coopération judiciaire. Elles ont été négociées par quelques États en fonction d’intérêts spécifiques et en amont des traités qui ont institué ces politiques et ratifiées par l’ensemble des États membres, dont la France. Pour que la France demande à exercer une option de rester en retrait, il aurait donc fallu le faire en amont, et cette option aurait dû être validée par tous les Etats-membres. Il ne s’agit pas juste de valider certains caprices mais de concilier la volonté de certains États de participer à la construction européenne tout en tenant compte d’intérêts spécifiques. A ce titre, il n’existe aucune disposition dans les Traités permettant un retrait qu’un État pourrait exercer. Les options de rester en retrait du Danemark, de la Suède et du Royaume-Uni ont ainsi été négociées et adoptées avant que certaines politiques soient incluses dans les Traités (ainsi, avant l’euro et avant Schengen). Tout ça bien entendu, aux dépends de la solidarité européenne (ainsi le Royaume Uni et le Danemark peuvent se permettre de rejeter des réfugiés à la frontière car ils ne sont pas dans Schengen et peuvent ne pas contribuer à assister un État en détresse). De même, le Royaume-Uni et la Pologne ont exercé des options de rester en retrait s’agissant de la Charte des droits fondamentaux de l’UE. Même s’il s’agissait de se retirer (et non de rester en retrait), j’aimerais bien savoir ce dont la France Insoumise aimerait se retirer. De l’euro ? De Schengen ?
    Au fait, la véritable option de se retirer, c’est l’article 50, c’est à dire le Frexit.

    MP

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