Le Covid a fait du monde un grand chantier

Au boulot n°535

Dans tous les chantiers, il y a obligation de porter « équipements de protection individuels » (EPI), casques et chaussures de sécurité. Il y a obligation systématique de garde-corps ou de baudriers pour éviter les chutes. Il y a même obligation d’incorporer dans les plans et travaux de construction, les sécurités collectives.

Ca n’empêche pas tout, hélas, chaque année il y a encore 300 accidents du travail mortels dans le bâtiment. Parmi les plus vulnérables moins protégés. Mais les chaussures de sécurité obligatoires ont empêché 80 % des accidents aux pieds.

Qui s’oppose à ça ?

Les patrons souvent qui estiment que ça coûte cher et que ça fait perdre du temps.

Certains salariés parfois qui estiment que c’est une trop lourde contrainte.

Mais le principe de prévention, le principe de précaution sont imposés. Et la loi sanctionne les patrons qui ne protègent pas leur salariés.

 

Le virus Covid a fait du monde entier un grand chantier.

 

Gel, masques, soins hospitaliers et lits de réanimation, médicaments, vaccins, confinements sont des contraintes et des préventions pour sauver des millions de vies.

Qui s’oppose à ca ?

Certains minorent la pandémie et n’y voient que fausses contraintes, alors que c’est en dénonçant l’ampleur de la menace qu’on peut exiger des gouvernants les mesures salutaires les plus adaptées.

Qui trouve que ça coûte cher ? Que ça empêche de produire et de satisfaire à la loi capitaliste de recherche du profit maximum ? Les exploiteurs, financiers et gouvernants à leur service. Ce sont ces derniers, guidés par l’argent et pas par la santé, qui ne veulent pas ouvrir des lits, ni recruter et former des soignants, ni investir dans la recherche des médicaments, qui vaccinent avec lenteur, et imposent, mal et trop tard, des confinements devenus nécessaires mais douloureux : ils frappent ainsi les plus vulnérables et ce sont ceux qu’ils aident le moins.

 

Reste à ce que le principe de prévention, de précaution, impose une autre économie où la santé soit prioritaire et où les gouvernants réfractaires soient lourdement contraints, jugés, sanctionnés et destitués.

Gérard Filoche

 

 

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