Acrimed reprend à « Le vent se lève » un excellent article de Vincent Ortiz sur les médias contre la Commune de Paris 1871

La responsabilité de la presse dans la répression de la Commune de Paris

par  Vincent Ortiz, Mardi 5 Juin 2018

Nous publions ci-dessous, en tribune [1] et avec leur autorisation, un article paru le 28 mai 2017 sur le site Le vent se lève, et dont l’écho est familier en ces temps de mobilisation sociale.

La répression de la Commune est sans conteste le massacre le plus sanglant de l’histoire de Paris. La Semaine Sanglante, qui s’est déroulée du 21 au 28 mai 1871, s’est soldée par la mort de 30 000 Communards. Les massacres ont été suivis d’exécutions systématiques et de déportations massives. Les survivants ont été soumis à des persécutions et des humiliations sans nombre. Cet épisode est relativement méconnu par l’histoire officielle. Le rôle des élites intellectuelles et médiatiques françaises face à ce massacre demeure en particulier très peu connu.

La presse et les intellectuels jouissent en France d’un prestige peu commun. Le refrain est connu : si la démocratie est aussi profondément enracinée en France, c’est grâce au rôle de la presse, de ses intellectuels médiatiques et des personnalités « engagées » à qui elle donne de la visibilité. Cette analyse est acceptée et ressassée à l’envie dans le débat public. Elle prend du plomb dans l’aile si on analyse le rôle des journalistes et « intellectuels » (le terme est anachronique car il apparaît avec l’Affaire Dreyfus) lors de la répression de la Commune de Paris, l’une des crises sociales les plus violentes de l’histoire de France.

La grande presse et les intellectuels font bloc contre la Commune

Dès le commencement du soulèvement, les élites conservatrices appellent le gouvernement d’Adolphe Thiers à châtier durement les Communards. Louis Veuillot, dans le quotidien monarchiste l’Univers, s’en prend à la mollesse supposée d’Adolphe Thiers : « le gouvernement de Paris est pitoyable, il laisse la ville sans défense. Ô, Dieu de nos pères, suscitez-nous un homme ! ». La Comtesse de Ségur écrit : « M. Thiers ne veut rien faire qui contrarie les rouges (…) Saint Thiers a pour ces abominables scélérats des tendresses paternelles ». Le camp monarchiste s’impatiente. Il n’est pas le seul. La presse républicaine « modérée » (par opposition aux républicains « jacobins », favorables à la Commune) rejoint peu à peu le concert des appels à la répression. Dès le 19 mars, un article du quotidien « d’union républicaine » l’Electeur libre condamne le soulèvement de la Commune : « tout homme de coeur se lèvera pour mettre un terme à de semblables forfaits ». On peut lire dans le Drapeau tricolore, quotidien républicain modéré : « dût-on noyer cette insurrection dans le sang, dût-on l’ensevelir sous les ruines de la ville en feu, il n’y a pas de compromis possible ».

Adolphe Thiers, qui a dirigé la répression de la Commune, passait, aux yeux d’une partie de la presse, pour un modéré. ©jcosmas, André-Adolphe Eugène Disdéri. L’image est dans le domaine public.
Le massacre commence, au grand soulagement de ceux qui l’avaient réclamé pendant des semaines. « Quel honneur ! Notre armée a vengé ses désastres par une victoire inestimable », écrit un rédacteur du Journal des Débats, républicain modéré. « Le règne des scélérats est fini », peut-on lire dans l’Opinion publique, républicain modéré et anticlérical. « Aux armes ! Bruit sinistre qui me remplit de joie et sonne pour Paris l’agonie de l’odieuse tyrannie », avoue Edmond de Goncourt. Certains y voient l’occasion d’en finir avec le péril rouge. « Il faut faire la chasse aux Communeux ! », proclame un journaliste du quotidien libéral Bien public. Un article du Figaro appelle sans détours à un massacre sanglant : « Il reste à M. Thiers une tâche importante : celle de purger Paris. Jamais occasion pareille ne se présentera (…) Allons, honnêtes gens, un coup de main pour en finir avec la vermine démocratique et sociale, nous devons traquer comme des bêtes fauves ceux qui se cachent ». Le poète Leconte de Lisle souhaite « déporter toute la canaille parisienne, mâles, femelles et petits ». Renan, dans ses dialogues philosophiques, en appelle à une « élite de privilégiés, qui régneraient par la terreur absolue ». Emile Zola écrit : « Le bain de sang que le peuple de Paris vient de prendre était peut-être d’une horrible nécessité pour calmer certaines de ses fièvres ». Le futur auteur de Germinal, dont la sensibilité à la souffrance ouvrière était indéniable, éprouve alors la crainte d’une insurrection populaire, dont il ne s’est jamais départi.

Pourquoi une telle fureur contre la Commune ? Désabusés par la Révolution de 1848 à laquelle beaucoup avaient pris part, les intellectuels de 1871 étaient devenus plus conservateurs ; Jules Vallès, communard, et Victor Hugo, conservateur devenu républicain et socialiste, constituent les deux exceptions les plus notables. La plupart n’étaient pas prêts à accepter une révolution aussi radicale. La romancière George Sand, qui avait conservé des sympathies socialistes et républicaines, s’est montrée très hostile à la Commune par crainte de perdre ses biens matériels ; « mon mobilier est sauvé ! », écrit-elle lorsque la répression commence ; « les exécutions vont bon train, c’est justice et nécessité ». Quant à la grande presse subventionnée par les grands capitaux, elle a dans la grande majorité des cas emboîté le pas aux classes dominantes pour des raisons similaires.

George Sand. L’image est dans le domaine public
Les mesures politiques et sociales mises en place par la Commune ont terrifié mais aussi stupéfié les grands possédants par leur caractère révolutionnaire ; on le constate à la lecture des journaux et des correspondances de l’époque. La réaction de Flaubert aux lois sociales votées par la Commune est symptomatique : « le gouvernement se mêle maintenant du droit naturel ! ». Imposer des réglementations à l’ordre social et économique, cela équivalait pour lui (comme pour tant d’autres) à intervenir dans le droit naturel, à défier les lois immuables de l’économie et de la société. Plus prosaïquement, le Duc de Broglie voyait dans la Commune « le refus de la plèbe d’admettre l’ascendant des classes supérieures » ; en conséquence, la plèbe devait être châtiée. Jules Vallès n’avait pas tort, lorsqu’il écrivait dans son journal le Cri du Peuple : « vous avez laissé violer Paris, avouez-le, par haine de la Révolution ».

La scission entre le peuple et les élites

La répression de la Commune de Paris signe l’arrêt de mort du jacobinisme, mouvance républicaine issue de la Révolution Française à la fois sociale et populiste. Sociale, parce que l’égalité civique est indissociable de l’égalité sociale dans la pensée jacobine ; populiste, parce que les jacobins souhaitaient mettre en place une démocratie semi-directe, qui impliquerait directement le peuple dans les affaires publiques et lui donnerait un pouvoir réel. Les républicains « jacobins » s’opposaient aux républicains « modérés », très hostiles à des réformes sociales égalitaires et à toute idée de démocratie directe. Les républicains jacobins ont été exterminés durant la Commune aux côtés de leurs alliés socialistes, anarchistes et collectivistes. C’est le républicanisme « modéré » qui a triomphé et est arrivé à la tête de la France en 1877. Il a fallu tous les efforts colossaux d’un Jean Jaurès pour réconcilier le mouvement ouvrier et la République, le drapeau rouge et le drapeau tricolore.

Jean Jaurès
Le massacre de la Commune a donc instauré une scission durable entre les élites républicaines (modérées), parlementaires, journalistes et intellectuels d’une part, et le mouvement ouvrier et populaire de l’autre. Le rôle de la presse et des intellectuels sous la Commune n’y est pas pour rien. La presse, qualifiée de « figariste », était d’ailleurs l’une des cibles favorites des Communards ; les locaux du Figaro et du Gaulois ont été saccagés par des ouvriers parisiens durant la brève existence de la Commune. Cette scission entre les élites médiatiques et le peuple a-t-elle jamais été résorbée ? Toutes proportions gardées, ne peut-on pas expliquer la défiance actuelle de la population vis-à-vis de la grande presse par la révérence de celle-ci à l’égard du pouvoir, par la violence qu’elle déploie contre les mouvements de contestation ? Le phénomène populiste contemporain, c’est-à-dire le rejet populaire des élites politiques et médiatiques, n’est-il pas largement imputable au rôle de cette presse qui prend, depuis deux siècles, le parti des puissants contre leurs opposants ?

Vincent Ortiz

Pour aller plus loin :
Histoire de la Commune de 1871, Prosper-Olivier Lissagaray (témoignage d’un Communard)
Les écrivains contre la Commune, Paul Lidsky
Les origines de la Commune, Henri Guillemin

 

 

5 Commentaires

  1. Anonyme
    Posted 13 juin 2018 at 14:19 | Permalien

    Quand macron explique aux gueux la pauvreté et la maladie pour stigmatiser et culpabiliser les fragiles; vidéo qui a faussement « fuité »(opération de com’) cette nuit depuis le compte de sa chargée en communication; propos scandaleux et à vomir.

    https://twitter.com/SibNdiaye/status/1006664614619308033/video/1

  2. Posted 13 juin 2018 at 15:38 | Permalien

    ÉMISSION CAPITAL DU 10 JUIN, LE VRAI DU FAUX

    Une certaine partie des chiffres évoqués dans l’émission Capital diffusée sur M6 le dimanche 10 juin au soir dans le sujet intitulé «SNCF, la Poste : ouverture à la concurrence, tous gagnants ?» ne reflètent pas la réalité. Mise au point.

    ÉMISSION CAPITAL DU 10 JUIN, LE VRAI DU FAUX

    M6 CAPITAL : À la retraite, «les cheminots touchent 75% de leurs six derniers mois de salaire, en moyenne 2063 euros brut par mois (…) contre 50% des 25 meilleures années de salaire pour les salariés du régime général, en moyenne 1334 euros brut par mois.»

    Cette affirmation est une approximation. La pension des cheminots au statut est effectivement calculée sur la base des six derniers mois de salaire et à partir d’un taux de liquidation théorique de 75%. Ce taux ne s’appliquant que dans le cas d’une carrière complète (dont la durée dépend de la génération comme au régime général). En pratique selon les données de la CPRPSNCF (caisse de retraites des cheminots), le taux de remplacement moyen net (montant net de la première pension versus le montant du dernier salaire net) est de 67,7% en 2017. En outre, il faut noter l’assiette de calcul de la pension qui est moins large dans le régime spécial de la SNCF que dans le secteur privé : les éléments variables de soldes, qui peuvent représenter de 10 à 30% de la rémunération de certains métiers, n’étant pas pris en considération.

    Par ailleurs, le secteur privé met en œuvre un dispositif de retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO ou IRCANTEC par exemple) qui n’est pas intégré dans la comparaison et qui n’existe pas dans le cas du régime spécial SNCF.

    Ainsi, si on veut comparer de façon objective la situation des retraités, il convient de s’intéresser au montant moyen de pension pour une carrière complète. En effet, une étude de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) portant sur l’année 2015 montre que la pension moyenne d’un cheminot s’élève à 1983 euros bruts mensuels alors que celle d’un retraité du régime général, pour une carrière complète est de 1820 euros bruts mensuels.

    Naturellement, si l’on se réfère, à la pension moyenne du régime général, elle s’élève à 1422 euros bruts mensuels. L’écart constaté avec la SNCF est alors plus fort : il est le reflet du nombre important de carrière incomplète dans le régime général, et du nombre de salariés très qualifiés dans les entreprises ferroviaires.

    M6 CAPITAL : Le reportage laisse à penser que les cheminots partent tous à la retraite entre 50 et 55 ans.

    Sans être fausse, cette affirmation mérite d’être complétée pour comprendre la réalité qu’elle recouvre. Au cours des dernières années, plusieurs réformes des régimes de retraite ont été conduites en France à des fins d’équité et de convergence. Ainsi, la durée de cotisation pour une retraite à «taux plein» passe progressivement de 155 à 172 trimestres à la SNCF, comme dans le secteur privé.

    Aujourd’hui, seuls les salariés nés avant le 1er janvier 1962, ou avant le 1er janvier 1967 pour les agents de conduite, bénéficient de l’âge d’ouverture du droit à retraite fixé à 55 ans, ou à 50 ans pour les agents de conduite.

    On constate, en 2016, pour le personnel sédentaire, que l’âge moyen de départ à la retraite était de 57 ans et 6 mois. Pour le personnel roulant, l’âge moyen de départ à la retraite était alors de 53 ans et 5 mois.

    M6 CAPITAL : Le reportage affirme qu’en Allemagne, un conducteur effectue 11h par jour de conduite maximum avec 30 minutes de pause contre 8h de conduite et une heure de pause en France.

    L’amplitude maximale de la journée de service d’un conducteur SNCF peut également aller jusqu’à 11h selon l’accord d’entreprise sur l’organisation du temps de travail renégociée en 2016.

    M6 CAPITAL : En matière de sécurité, la France se classerait en 7e position parmi les pays d’Europe derrière le Luxembourg (1er) et la Grande-Bretagne (2ème) selon le Boston consulting group.

    C’est faux. Dans son étude de 2017, le même Boston Consulting Group qui prend en compte l’intégralité des items liés à la qualité de service ferroviaire (dont la sécurité) classe la SNCF en 4ème position ex aequo (avec l’Allemagne, l’Autriche et la Suède), derrière la Suisse, le Danemark et la Finlande.

    La SNCF se situe donc parmi les compagnies les plus performantes, avec les pays d’Europe du nord réputés depuis longtemps pour la qualité de leur système de transport.

    M6 CAPITAL : La France se positionnerait à la 36ème place parmi les pays d’Europe en matière de prix.

    Pour GoEuro, un classement «hors de contexte». Selon l’étude de GoEuro, le comparateur de voyage en ligne pour les trains, les bus et les avions, citée en source par M6, la France se situe dans la moyenne des grands pays européens tels que l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie avec pour 100 km parcourus un prix moyen de 12,37 euros (17,59 euros en moyenne pour la France).

    Tel que cité par Capital, le placement à la 36ème place évoqué est totalement «hors contexte», indique le service de communication de GoEuro, que nous avons contacté, puisque l’étude s’appuie sur les voyages effectués par ses clients notamment en Ukraine, Biélorussie et Turquie qui, avec un niveau de vie non comparable et un prix moyen pour 100 km parcourus s’élevant respectivement à 1,56 euros, 1,59 euros et 2,54 euros se retrouvent évidemment dans les pays où le train est moins cher.

    M6 CAPITAL : 5,6% de retard en Allemagne contre 10,6% de retard en France.

    C’est vrai, mais… Si effectivement, la régularité des trains régionaux allemands est bonne, les résultats des trains longue distance le sont moins. La régularité des trains grandes lignes DB a par exemple été de 78,5% en 2017, contre 87% pour TGV en France.

    S’il est important de rétablir la vérité sur les informations concernant les cheminots et la SNCF, et c’est le but de cet article qui sera partagé sur les réseaux sociaux, la direction de l’entreprise ne peut que condamner la tentative d’envahissement du siège de la chaîne M6 aujourd’hui par certains salariés.

    Plus d’informations comparatives entre les salariés SNCF et les salariés relevant des dispositions du code du travail dans le tableau La réalité sur les cheminots, à lire/télécharger ci-contre.

  3. Posted 13 juin 2018 at 18:00 | Permalien

    Martine Aubry
    3 h ·
    Ma réponse suite aux propos du Président Macron sur les minima sociaux:
    Décidément, le Président Macron ne connaît pas la France et la vie de ceux qu’il a qualifiés de manière effrayante de « gens qui ne sont rien ».
    A nouveau, il s’attaque aux plus faibles, à ceux qui souffrent et sont dans la difficulté, victimes d’une crise économique durable et qui les a frappés douloureusement. A la nécessaire solidarité nationale à laquelle ils ont droit, le Président Macron leur oppose un mépris de classe.
    Le Président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus. D’abord assimilés à des fainéants et des profiteurs, aujourd’hui il nous dit qu’ « on met trop de pognon » pour les minima sociaux.
    La véritable intention du Président affleure sous le mépris glaçant de ses propos : ce qu’il souhaite, c’est défaire méthodiquement tous les acquis obtenus depuis la Libération et le Conseil national de la Résistance pour créer une véritable solidarité nationale. Ce à quoi nous assistons de la part du Président Macron, c’est un vaste mouvement de recul qui donne toujours plus à ceux qui ont déjà tout, et qui maintient les plus fragiles la tête sous l’eau.
    Lui qui d’un côté n’a pas hésité à augmenter le point de CSG, y compris pour les retraités, à réduire le montant de l’Aide Personnalisée au Logement, à affaiblir tous les bailleurs sociaux et à supprimer les emplois aidés…, n’a en revanche pas lésiner à redistribuer vers les plus riches en supprimant l’ISF ou créant la flat tax. Pour paraphraser le Président de la République, « avec lui, il y a trop pognon pour les pauvres, mais jamais assez pour les plus riches ».
    Il est consternant de devoir rappeler encore que les aides et minimas sociaux sont une bouffée d’oxygène pour les ménages les plus fragiles. Les abus ne sont évidemment pas acceptables et doivent être sanctionnés. Mais cela ne représente qu’une infime minorité au regard de l’immense majorité de bénéficiaires pour qui les minima sociaux représentent la condition pour essayer de vivre dignement.
    Ma conception de la solidarité, ce n’est pas l’assistance telle que la voit le Président de la République, c’est d’accompagner, dans un temps le plus court possible, celles et ceux qui ont rencontré des difficultés à la suite d’un problème professionnel, personnel ou de santé, et de leur permettre de se remettre debout le plus vite possible.
    Les propos du Président de la République révèlent s’il en était encore besoin, la direction prise par sa politique : s’attaquer aux plus faibles, encore et encore.

  4. nemo
    Posted 14 juin 2018 at 7:12 | Permalien

    La france est le pays le plus redistributif de l’OCDE… Il ne faut pas que les bénéficiaires de cette redistribution oublient que chaque euro qu’ils touchent (sans rien faire…) est un euro qui a du être gagné par quelqu’un d’autre, quelqu’un d’autre qui a du se lever le matin et à qui on a pris, sans lui demander son avis, une partie de son salaire…
    Il est temps d’aider les gens à travailler, et non plus de les aider à « ne pas travailler ».

  5. Posted 14 juin 2018 at 7:27 | Permalien

    vas y pepere, va expliquer cela en banlieue, la ou il y a près de 50 % de taux de chômage… la ça te fera du bien de t’appeler Nemo

    fais le au ex salariés de Wihrpool, de MN&S, de PSA…

    et puis va voir « en guerre » ça te stimulera

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