Gérard Filoche invité dans le Gard : « La réforme de la sécurité sociale est un hold up terrible »

 

Gérard Filoche, mardi soir, lors de la présentation de son dernier ouvrage « Macron ou la casse sociale ». 
STEPHANE BARBIER

Publié le 11/09/2018 à 19:47 / Modifié le 12/09/2018 à 10:21 in le midi libre  + video

 

PolitiqueGard,Alès

Invité par le parti communiste et la gauche démocratique et sociale au foyer communal de Saint-Jean du Pin, Gérard Filoche a présenté son dernier ouvrage  »Macron ou la casse sociale », paru aux éditions l’Archipel, fustigeant les différentes réformes du Président, aboutissant, selon l’ex-inspecteur du travail, à la fin d’un modèle social hérité de l’après-guerre.

« C’est un hold-up terrible ». Avec conviction et sens de la formule, Gérard Filoche a résumé, mardi soir, les grandes lignes de son dernier ouvrage « Macron ou la casse sociale ». Un débat débuté avec la présentation d’un président « rentré par effraction et ne devant rendre de compte qu’a ceux qui l’ont fait en haut ».

Devant une centaine de personnes, Gérard Filoche a ensuite évoqué le futur versement du budget de la Sécurité sociale au sein du budget de l’Etat.  » Ramener les 480 milliards dans le budget de l’Etat, c’est n’avoir plus qu’un seul budget pour mieux essorer ensuite. La différence, c’est qu’aujourd’hui les dépenses sont pré-affectées et ne peuvent servir à autre chose ( famille, maladie, accident du travail ou logement…). Mais maintenant, c’est fini, tout ira dans les caisses de l’Etat. Ils feront ensuite baisser les cotisations sociales et augmenteront l’impôt pour compenser. Ce ne sera plus les employeurs qui paieront, ce sera vous! C’est un hold-up terrible »

« Macron, c’est l’uberisation »

Fustigeant également la réforme par ordonnances du code du travail ayant eu pour conséquences  » moins de 15% de saisine des Prud’hommes », Gérard Filoche poursuit en résumant :  » Macron, c’est l’uberisation et la fin des statuts contrairement à la tendance mondiale du salariat qui se développe au Brésil ou en Inde. Le statut, c’est le droit, et la convention collective son complément. Sans cela, vous êtes mort ».

Alès : Gérard Filoche en réunion publique.

Partage

STEPHANE BARBIER

Cévennes : une réunion publique avec Gérard Filoche, à Saint-Jean-du-Pin, ce mardi.

 

Reconstruisons vite un nouveau « parti socialiste unitaire », Une maison commune, pluraliste, démocratique, sur le meilleur programme possible

On nous dit dans le Monde, qu’il y aurait bientôt un groupe de plus  issu de ce qui reste de 25 ans de gauche socialiste, le dernier morceau, le « dernier transfert »,  de celles et ceux qui ont accepté les changements (inacceptables) de statuts du PS pour participer au dernier congrès d’Aubervilliers.

Bien, ça fait longtemps qu’ils n’avaient pas débattu, ni défendu avec les autres parties de la gauche socialiste, qu’ils ne venaient pas aux réunions unitaires, jusque là, ni pour le soutien aux cheminots, ni pour la « marée populaire » mais on va rajouter un sigle de plus à la liste qu’il faut réunir et unir.

L’appartenance à la gauche est déclarative et il faut respecter toutes les composantes potentielles d’un rassemblement.

On disputera plus tard de pourquoi on était arrivés à 30 % dans le PS et pourquoi on n’a pas réussi à faire mieux (même si on a réussi à empêcher Hollande de se représenter, balayer Valls, mais échoué à unir Hamon et Mélenchon). Il n’y a pas de conditions, de préalables sur le passé, sur le bilan, dès lorsqu’on parvient à se mettre d’accord  sur la meilleure plateforme d’action immédiate commune, sur le meilleur programme de gouvernement possible, en ayant les uns vis à vis des autres des pratiques démocratiques.

A la différence des anciens débats à l’intérieur du PS, ce n’est pas le « chef de motion » le « premier signataire » qui décide, mais les militants, les luttes, les mobilisations.

Le socialisme est une idée neuve. Il n’y a jamais eu de socialisme ni de communisme nulle part. Les contre-révolutions du dehors ou du dedans l’ont chaque fois emporté.

Un programme de transition au socialisme est nécessaire et possible : son actualité n’a jamais été aussi grande, socialement, écologiquement, démocratiquement.

Et un grand parti est nécessaire, d’autant plus si la page du PS est tournée. (Ce qui n’est pas certain, ne l’excluons pas, car s’il n’est pas remplacé physiquement par un nouveau grand parti socialiste unitaire, il peut encore resurgir, mais pour cela il faut aussi qu’il rompe avec  son pro-macronisme,  qu’il revienne lui aussi à l’unité de la gauche, conditions qu’il ne semble pas en voie de choisir et de réaliser…)

Olivier Besancenot l’a déclaré, en substance, il y a quelques mois, « il faut un grand parti de gouvernement ».

Demandons lui de rajouter « pluraliste » car déjà le NPA, après la LCR, l’est et le droit de tendance y est reconnu et pratiqué.

Demandons lui de rajouter « démocratique » car tout le monde le sait, il faut un collectif, une « équipe », des statuts, des débats organisés et efficaces, des actions coordonnées, des campagnes, sinon il n’y a pas de parti, ni de succès aux actions et élections.

Demandons lui de rajouter le meilleur « programme possible », car chacun en défend un, à gauche, certes, mais pour avancer il faut une plateforme commune, et quand on compare les positions des uns et des autres, ce n’est pas si difficile à écrire : nous avons établi un tableau comparatif scrupuleux des positions de toutes celles et ceux qui se préparent pour les élections européennes, les écarts ne sont pas grands et les accords possibles.

Demandons à Olivier Besancenot s’il est prêt à débattre ouvertement, démocratiquement loyalement pour le meilleur programme possible de son point de vue,  et à passer un accord raisonnable et efficace.

Ensuite ce sera une chance, la seule saisissable d’ailleurs, la seule concrète car les portes seront ouvertes et nous avancerons plus loin.

Il n’y a pas qu’à Olivier Besancenot qu’il faut poser ces questions, elles sont les mêmes à Benoit Hamon, Yves Jadot, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, et Emmanuel Maurel.

Ca urge face aux dégâts terribles de la politique ultra droitière ordo libérale de Macron.

 

Tours 13 et 14 octobre, rencontres pour l’unité de la gauche

Par train

Rencontres Nationales

TOURS

13 et 14 octobre 2018

gds-ds.org

Comment s’y rendre ?

page1image2856

Facile d’accès gare de Tours à proximité de la salle de réunion et des hôtels

En voiture

A10 et prendre sortie 21 (A10/E5) et ensuite Tours centre. N’oubliez pas le co- voiturage. Contactez le site qui pourra vous mettre en relation.

La salle réservée pour nos travaux, dite du Champ Girault, se situe à 450 mètres à pied depuis la gare de Tours. Elle se situe au 8 rue Jean-Bernard Jacquemin (à l’angle des rues Jacquemin et Docteur Herpin).

page1image7552

1

Où manger ?

Le samedi midi : Buffet froid dans la salle (compris dans le prix de la réservation de50 €)

Le samedi soir : Repas à la Brasserie l’Univers. (700 mètres à pied de la salle) Menu (compris dans la réservation de 50 €) :
entrée : salade composée,
plat principal au choix à préciser lors de l’inscription (poulet ou poisson), dessert et 1⁄4 de vin par personne.

Toutes les autres boissons seront à commander et payer sur place par les convives

Où se loger ?

Nous avons négocié et réservé en prépayé quelques chambres à IBIS Budget proche de la gare (27 rue Édouard Vaillant) et de la salle de notre rencontre.

9 chambres à 51 € chambre à deux lits séparés (prévoir le binôme qui vous accompagnera pour nous éviter de vous l’imposer) + petit déjeuner 6 € par personne
4 chambres à 51 € chambre à un lit de deux personnes + petit déjeuner à 6 € parpersonne.

Les premiers réservataires seront les premiers servis !

Pour réserver contacter directement la réception par mail au h5023@accord.com en précisant « réservation dans le cadre GDS »

Il y a aussi un hôtel IBIS face au IBIS Budget qui a encore des chambres un peu plus chères. Contacter la réception au 02 47 70 35 35.

Ensuite d’autres hôtels sont situés dans le même périmètre, ou pour les personnes en voiture à l’extérieur du centre (voir sur internet ou nous consulter).

page2image14208page2image14368page2image14528

Rappel, les inscriptions doivent être faites avant le 2 octobre 2018 et pour le règlement des 50€, envoyez un chèque à l’ordre de :

AFGDS a AF- Gauche Démocratique et Sociale4 Bd Pierre Joannon 42400 St Chamond

page2image17328

Contacts, inscriptions : contact@gds-ds.org

page2image18056

Dans les luttes et aux européennes

Rassembler à gauche pour mettre Macron en échec

Les journées d’Octobre de la GDS

S’informer, se former, échanger, débattre

Pour une alternative sociale et écologique

Se rencontrer entre militantes et militants de gauche (syndicalistes, associatifs et politiques) pour définir ensemble les conditions d’une riposte victorieuse à la politique gouvernementale, c’est ce que propose la Gauche démocratique et sociale (GDS) les samedis 13 et dimanche 14 octobre à Tours.

La Gauche démocratique et sociale (GDS)  regroupe des militants qui veulent reconstruire la gauche et son unité de combat, dans et hors des partis existants, celles et ceux qui ont rompu récemment ou de plus longue date avec le Parti socialiste, des militants qui restent engagés en son sein et d’autres engagés à Génération.s ou dans des groupes d’action de la France Insoumise.

Pour s’inscrire : contact@gds-ds.org. Participation aux frais (salle et repas) : 50 euros (20 euros jeunes et salariés privés d’emploi). Frais de transport pris en charge à la demande. Hébergement non compris.

Samedi 13 octobre :

9h00-9h30 : Accueil

9h30-10h00 : Présentation de la rencontre

10h00-12h30 : Code du travail, sécurité sociale, retraites : Macron, le Thatcher français ?

12h30-14h00 : Repas pris en commun

14h00-16h30 : Changer l’Europe, c’est possible ?

16h30-17h00 : Pause

17h00-19h30 : Quelles initiatives pour rassembler la gauche ?

19h30-23h00 : Soirée conviviale

Dimanche 14 octobre :

9h00-10h30 : deux ateliers pour débattre du document de référence programmatique de la Gauche démocratique et sociale (http://www.gds-ds.org/document-de-reference-programmatique-de-la-gds/)

-Se donner les moyens pour changer la vie (partie du 2 du document)

-Défendre nos droits et en conquérir de nouveaux (partie 4)

10h30-11h00 : Pause

11h00-13h00 : Rôle, utilité et construction du réseau de la Gauche démocratique et sociale

 

 

L’excellente revue mensuelle D&S 257 est parue – sept 2018 26°année

D&S n° 257

Le 5 septembre 2018

Edito

P. 3 La construction de l’alternative

Actualité

P. 4 à 6 L’été pourri de Macron

Dossier

P.7 Riposter dans l’unité aux sales coups de Macron

p. 8-9 Le régime par point, c’est de la retraite en moins !

P. 10 CAP2 22 ou la morts des services publics

p.11 La loi Pacte ou “les entreprises libérées”

Europe

P. 12 La bataille pour le rassemblement à gauche

événement

P. 13 : Journées de Tours pour l’unité de la gauche

Social au cœur

P. 14-15 Faut-il supprimer l’héritage ?

En théorie

P.16-17 Le salariat aujourdʼhui #4:
Une classe mondiale en expansion

égalité

P. 18 Regrettable rendez-vous manqué

écologie

P. 19 L’économie circulaire

Notre histoire

P.20-21 Centenaire de 1918 (6) La mutinerie de Radomir

International

P. 22 Matteo Salvini  “l’anti-système” ?

P. 23 Les syndicats suisses, un exemple européen

P. 24 Post-it Palestine  La honte

D&S 257 sommaire

 

affaire Tefal contre Laura Pfeiffer : e ministère public a requis l’annulation du jugement de la cour d’appel qui condamnait notre collègue avec renvoi devant une autre cour. Décision rendue le 17 octobre 2018.

Affaire tefal audience cour de cassation CNT SUD CGT FSU banderole intersyndicale

TEFAL en cassation : rassemblement de soutien

Nous avons rassemblé sur cette page:

  • une synthèse de la journée ;
  • des photos du rassemblement ;
  • le texte et la vidéo de l’intervention de la CNT en soutien à l’inspection du travail et contre la répression syndicale ;
  • d’autres vidéos ;
  • quelques articles de presse.

Synthèse de la journée

Le rassemblement

A l’occasion de l’audience devant la Cour de cassation concernant l’affaire TEFAL la CNT avec d’autres organisations syndicales du ministère du travail (SUD – CGT – FO – FSU) avaient appelé à un rassemblement de soutien à notre collègue devant la Cour.  [Bientôt plus  »</p

devant la cour de Cassation ce 5 septembre 2018 : a propos du scandaleux procès à front renversé des patrons de Tefal contre l’inspection du travail

L’ensemble des organisations syndicales du ministère du travail CGT, CNT, SUD, SNU, CFDT, UNSA ont proteste contre la citation à comparaitre au tribunal correctionnel d’Annecy de notre collègue inspectrice du travail pour recel (passible de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende !) et violation du secret professionnel (un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende !)

De quoi s’agit-il exactement :

L’Inspectrice du travail ayant engagé des contrôles et actions contre les infractions délictueuses de Tefal, a obtenu la preuve par des documents internes à l’entreprise, que TEFAL agissait auprès de la Préfecture et de la hiérarchie de l’Inspectrice pour obtenir sa mutation. Ces documents ont servi de base à la rédaction d’un procès-verbal d’obstacle aux fonctions de l’Inspectrice. Or Le procureur d’Annecy a choisi de poursuivre l’inspectrice du travail sur plainte de TEFAL plutôt que d’engager des poursuites à l’encontre de l’entreprise qui commettait de ce fait un délit d’obstacle. Ce même procureur a déclaré dans la presse qu’il fallait « faire le ménage » dans le corps de l’inspection et que les inspecteurs du travail ne devraient pas pouvoir se syndiquer.

C’est le monde du droit à l’envers :

Cela me rappelle tout à fait le procès que j’ai subi durant 8 ans de 2004 à 2012 à Paris par la Société Guinot qui faisait entrave à sa déléguée syndicale, aux droits des femmes de retour de congé maternité, et qui me poursuivit sous le ridicule prétexte que j’aurais, moi, en tant qu’inspecteur du travail, entravé le 27 juillet 2004 son « comité d’entreprise » lequel était « bidon ». Le procureur donna suite à cette plainte ridicule, le directeur du travail avait refusé de m’accorder la protection du ministère, le juge d’instruction donna un réquisitoire supplétif pour m’accuser d’avoir fait « obstacle » au CE Guinot, et il a fallu 14 procès étalés sur 8 ans pour faire éclater la vérité. In fine, la salariée a été ré intégrée et dédommagée, les patrons del’entreprise ont été condamnés pour entrave au syndicat, j’ai été blanchi à 100 %, la plainte de Guinot et de son CE a été rejetée, Guinot a perdu 14 procès. Et au bout du compte le ministère avait reconnu son erreur et accordé la protection fonctionnelle le 23 juillet 2012.

Les patrons se sentent enhardis dans la période actuelle :

Pour tuer le droit du travail, ils n’hésitent plus à mettre en cause l’inspection du travail et pas seulement les prud’hommes et la médecine du travail.

En Haute-Savoie précisément, comme à Paris lors de l’affaire Guinot, la délinquance patronale a de beaux jours devant elle. Le parquet classe avec diligence les procès-verbaux de l’inspection du travail lorsque celle-ci remonte des pratiques illégales, comme dans le dossier NTN-SNR, champion du roulement automobile et de l’abus d’intérim. Ou alors il poursuit les agents de contrôle, lorsqu’ils s’efforcent de faire respecter le droit du travail comme dans l’affaire Tefal qui revient en premiere ligne depuis 2 ans avec ce procès du 5 juin.

Laura Pfeiffer, inspectrice du travail, a découvert et dénoncé des irrégularités dans l’accord sur les 35 h en vigueur dans l’entreprise Tefal, accord dont elle a demandé la renégociation, ce qui n’est pas sans conséquences financières pour l’entreprise. Elle a alors reçu plusieurs « mises en garde » avant d’être mise « hors jeu » par sa propre hiérarchie sous la pression de l’entreprise. C’est alors que le procureur d’Annecy a décidé de la poursuivre pour « recel et violation du secret professionnel » suite à la plainte déposée par l’entreprise Tefal et ce malgré l’avis du Conseil national de l’Inspection du Travail dénonçant, lui, les pressions exercées par l’entreprise Tefal.

On en est encore une fois dans un genre de procès artificiel, choquant, a front renversé pour paralyser les inspecteurs et inspectrices.

Tefal l’a engagé, et le Procureur d’Annecy Éric Maillaud l’a relayé : il justifie carrément de violer le droit du travail par la situation économique :« Qu’une grande entreprise vienne dire au directeur du travail qu’une inspectrice – Laura Pfeiffer – du travail lui casse les pieds, je ne suis pas juridiquement d’accord mais en même temps, c’est la vie réelle, on vit dans un monde d’influence et de communication, ce n’est pas le monde des Bisounours », ajoutant« avoir beaucoup hésité à poursuivre une inspectrice du travail », mais« on n’en est qu’au stade des poursuites, mais ce peut être un rappel à l’ordre pour un corps qui se doit d’être éthiquement au-dessus de la moyenne, une occasion de faire le ménage. »

Yves Struillou, directeur général du travail, (DGT) autorité centrale du système d’inspection du travail a été obligé de répondre à ce procureur le 26 mai 2015 :

« Vos propos ont suscité un émoi légitime… compte tenu de leur contenu, de leur portée, – eu égard a vos hautes fonctions – et de leur large publicité. » Le caractère familier et la généralité de vos propos est choquante… jette la suspicion sur l’ensemble des agents de l’inspection, portant ainsi atteinte à son crédit alors même que les membres de ses corps exercent des prérogatives de puissance publique dans des conditions qui peuvent s’avérer dans certains cas difficiles, et c’est de nature a favoriser des pressions sur ses agents au motif tiré de la nécessité de « faire le ménage ». C’est tout à fait contraire aux dispositions combinées de l’article 4 de la convention 81 de l’OIT du 11 juillet 1947 et de l’article R.8121-13 du code du travail et de l’article 6 de la dite convention :

« Le personnel de l’inspection sera composé de fonctionnaires publics dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans leur emploi et les rendent indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue ».

Ces stipulations font obligation à la France et par suite à toutes ses autorités publiques de protéger les agents des corps de contrôle de l’inspection du travail à l’égard de « toute influence extérieure indue », l’OIT étant particulièrement vigilante sur ce point. »

Voilà ou on en est arrivés : un procureur se livre à une violation des engagements de la France en droit international et soutient les patrons de Tefal contre l’inspection du travail ! Même le directeur général du travail doit s’y opposer !

Ayant connu cela pendant 8 ans, je comprends la souffrance de ma collègue de l’inspection et je la soutiens à 10 000 %. C’est scandaleux, c’est un déni de droit, à front renversé, et c’est vrai, « on vit dans un monde d’influence et de communication, ce n’est pas le monde des Bisounours”,c’est celui de l’arrogance et de la délinquance patronale, de l’arbitraire, de la soumission de certaines parties de l’administration : la mobilisation de tous est fondamentale pour stopper un procureur en pleine illégalité qui se rend ainsi servile pour des motifs idéologiques affichés au patronat proche de lui. Et aux Direcctes qui ne respectent pas le code du travail et l’inspection.

présent à Annecy ce 5 juin,  je suis avec vous, avec Laura Pfeiffer, avec tous les syndicats de l’inspection, avec ceux des salariés du département, avec ceux de Téfal, avec toutes celles et ceux qui ont conscience de la gravite d’un tel procès. Un non-lieu immédiat doit être rendu et plus jamais une telle inversion de nos valeurs républicaines, du droit du travail ne doit donner matière à une tentative aussi inique de procès à front renversé. C’est le Direccte local qui n’a pas soutenu la collègue, Téfal qui doivent être poursuivis et le Procureur rappelé à l’ordre par son Ministre.


Gérard Filoche (article daté du 3 juin 2015)

 

Voilà à quoi ressemble l’agenda ultra droite de Macron pour les prochains mois :

1°) Remplacer le prélèvement à la source des cotisations sociales – payées par les patrons – par le prélèvement à la source de l’impôt payé par tous.

2°) Chasser la Sécurité sociale de la constitution pour la remplacer par le terme vague de protection sociale et pouvoir ensuite mélanger allégrement la LFSS et le budget.
3°) Masquer l’excédent de la Sécurité sociale (évalué à 22 milliards d’euros)pour le « fondre » dans le remboursement de la « dette », sans tenir compte de la situation dramatique des hôpitaux et des Ehpad.
4°) Faire adopter une loi « Cap 22″ pour supprimer la notion de « services publics » et permettre leurs privatisations
5°) Supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et faire passer un budget d’austérité draconien visant à passer sous les 3 % de déficit, ce qui étouffera encore un peu plus l’activité.
6°) Re-défiscaliser les « heures supplémentaires » lesquelles seront a nouveau payées par les salariés qui n’en font pas à la place des patrons, avec, à la clef, augmentation du chômage et de la dette.
7°) Casser l’assurance chômage pour baisser drastiquement les prestations versées par l’organisme (limite temps, degressivité).
8°) Faire adopter une réforme constitutionnelle rendant encore plus centralisées et antidémocratiques les institutions de la Ve République.
9°) Faire adopter en septembre 2018 une loi Pacte destinée à donner les pleins pouvoirs aux dirigeants d’entreprise et d’établissements financiers.
10°) Faire adopter une réforme de « simplification » des services de santé au travail déchargeant le patronat de l’essentiel de ses responsabilités.
11°) Faire adopter une casse définitive des retraites par répartition basées sur les annuités de travail afin de les baser sur un système aléatoire et modulable par points.

 

 

Rencontres pour l’unité de la gauche à Tours les 13 et 14 octobre

Dans les luttes sociales et aux élections européennes, rassembler à gauche pour battre Macron

Avec la Gauche démocratique et sociale (GDS)

Rencontres pour l’unité de la gauche à Tours

S’informer, se former, échanger, débattre

Pour une alternative sociale et écologique

Se rencontrer entre militantes et militants de gauche (syndicalistes, associatifs et politiques, jeunes, actifs et retraités) pour définir ensemble les conditions d’une riposte victorieuse à la politique gouvernementale, et aussi une liste de la gauche unie aux européennes, c’est ce que propose la Gauche démocratique et sociale (GDS) les samedis 13 et dimanche 14 octobre à Tours.

La Gauche démocratique et sociale (GDS) regroupe des militants qui veulent reconstruire la gauche et son unité de combat, dans et hors des partis existants, celles et ceux qui ont rompu récemment ou de plus longue date avec le Parti socialiste, des militants qui restent engagés en son sein et d’autres engagés à Génération.s ou dans des groupes d’action de la France Insoumise.

Pour s’inscrire : contact@gds-ds.org. Participation aux frais (salle et repas) : 50 euros (20 euros jeunes et salariés privés d’emploi). Frais de transport pris en charge à la demande. Hébergement non compris.

Samedi 13 octobre :

9h00-9h30 : Accueil

9h30-10h00 : Présentation de la rencontre

10h00-12h30 : Code du travail, sécurité sociale, retraites : Macron, le Thatcher français

12h30-14h00 : Repas pris en commun

14h00-16h30 : Pour changer l’Europe, comment faire ?

16h30-17h00 : Pause

17h00-19h30 : Pour rassembler la gauche, comment faire ?

19h30-23h00 : Soirée conviviale

Dimanche 14 octobre :

9h00-10h30 : deux ateliers pour débattre du document de référence programmatique de la Gauche démocratique et sociale (http://www.gds-ds.org/document-de-reference-programmatique-de-la-gds/)

-Se donner les moyens pour changer la vie (partie du 2 du document)

-Défendre nos droits et en conquérir de nouveaux (partie 4)

10h30-11h00 : Pause

11h00-13h00 : construction du réseau de la Gauche démocratique et sociale et de la bataille pour l’unité de toute la gauche

La liste des intervenants est en cours d’élaboration

 

En Hongrie, Frida Kahlo, Trotski et l’apologie du communisme

Article sélectionné dans
La Matinale du 31/08/2018 Découvrir l’application (https://ad.apsalar.com/api/v1/ad? re=0&st=359392885034&h=5bf9bea2436da250146b6e585542f4e74c75620e)

 

Un journal proche du premier ministre souverainiste Viktor Orban s’en prend à une exposition consacrée à la peintre mexicaine. En cause, l’évocation de sa liaison avec le révolutionnaire bolchévique.

LE MONDE | 31.08.2018 à 14h57 • Mis à jour le 01.09.2018 à 08h20 | Par Blaise Gauquelin (/journaliste/blaise-gauquelin/)(Budapest, envoyé spécial)

Adriana Lantos pensait avoir offert au public une exposition des plus consensuelles. Mais depuis le 7 juillet et l’inauguration de la rétrospective Frida Kahlo, dont elle est la curatrice, on accuse la Galerie nationale hongroise de faire l’apologie du communisme. Un reproche infamant, dans cette ancienne république satellite de l’Union soviétique ayant beaucoup souffert du joug stalinien.

Tout commence avec un papier dans Magyar Idök, un journal favorable au premier ministre souverainiste Viktor Orban. Au détour d’un article intitulé « Voilà comment on promeut le communisme avec de l’argent public », l’exposition de la peintre mexicaine est listée aux côtés d’autres événements culturels subventionnés, jugés complaisants envers l’ancien régime.

page1image11624

« Vous n’allez pas le croire, mais Trotski vient de réapparaître à Budapest, cette fois dans le lit de Frida Kahlo », écrit ironiquement le journal, en référence à la romance entretenue entre l’artiste et l’un des leaders de la révolution bolchevique, durant l’exil tardif de ce dernier au Mexique.

A la fin de l’exposition – financée par le gouvernement hongrois avec la coopération du Museo Dolores Olmedo de Mexico – est évoquée sans détour « la forte influence sur Frida qu’eut cet orateur extraordinairement intelligent ». Il s’agit là de « faits historiques », se défend Adriana Lantos :« Nous présentons aussi, c’est vrai, un film d’archives où l’on voit Frida Kahlo en présence de Trotski. Nous avons fait le choix de le diffuser, parce que cette rencontre a joué un rôle important dans la vie de l’artiste. Il faut replacer les choses dans leur contexte. »

Pourchassé par Staline, Trotski avait obtenu la protection du Mexique grâce au peintre Diego Rivera, le mari de Frida Kahlo. Entre janvier 1937 et
avril 1939, il avait même vécu avec sa femme dans la maison du couple, à la Caza Azul. C’est à ce moment-là que le révolutionnaire et la féministe ont eu une liaison.

« Les accessoires de Frida Kahlo étaient une extension de son art » (/m- styles/article/2018/08/01/les-accessoires-de-frida-kahlo-etaient-une-extension-de-son-art_5338120_4497319.html)

Depuis l’article du Magyar Idök, pas un jour sans qu’Adriana Lantos n’ait à répondre sur sa volonté de glamouriser un régime criminel avec l’évocation de cette romance. Elle qui pensait qu’on allait l’interroger sur les liens entre Frida Kahlo et le photographe Nickolas Muray, d’origine hongroise ! Ou sur les raisons obscures poussant la Mexicaine à s’inventer des racines dans les terres lointaines de Transylvanie qui la fascinaient…

Pression sur les élites culturelles

Cette polémique autour de l’exposition est la dernière tentative de pression effectuée sur les élites culturelles du secteur public en Hongrie, héritières de l’ouverture en 1989 et orientées vers l’Occident. Considérées comme étant beaucoup trop libérales, elles seraient un frein à la volonté du premier ministre, qui entend contrôler l’ensemble des sphères d’influence à Budapest.

« NOUS PRÉSENTONS UN FILM D’ARCHIVES OÙ L’ON VOIT FRIDA KAHLO EN PRÉSENCE DE TROTSKI. CETTE RENCONTRE A JOUÉ UN RÔLE IMPORTANT DANS LA VIE DE L’ARTISTE. » ADRIANA LANTOS, COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION

page1image32880page1image33040

Lire aussi :

https://abonnes.lemonde.fr/m-actu/article/2018/08/31/en-hongrie-frida-kahlo-trotski-et-l-apologie-du-communisme_5348625_4497186.html 1/2

1/9/2018 En Hongrie, Frida Kahlo, Trotski et l’apologie du communisme

page2image1648

Lire aussi : Viktor Orban se pose en recours contre Emmanuel Macron en vue des européennes (/europe/article/2018/07/30/viktor-orban-se-pose-en-recours-contre-emmanuel-macron-en-vue-des- europeennes_5337453_3214.html)

Le 28 juillet, Viktor Orban, décrié pour avoir porté atteinte à l’état de droit dans son pays, membre de l’Union européenne depuis 2004, a estimé qu’il était temps de construire une « nouvelle ère culturelle ». Depuis, ses relais d’opinion dans la société civile se chargent d’expliquer à quoi pourrait ressembler ce changement radical. (/idees/article/2018/07/05/le-putsch-democrate-chretien-d-orban_5326370_3232.html)

Cité par l’agence de presse Reuters, Tamas Fricz, un politologue acquis à la cause de l’exécutif, a par exemple jugé qu’il est désormais nécessaire de mieux refléter les aspirations esthétiques de la majorité en place, le gouvernement « ayant le droit de privilégier les idées, les artistes et les travaux conservateurs ».

Pas de quoi décourager pour autant le public qui vient en masse découvrir Frida Kahlo, exposée pour la première fois dans ce pays d’Europe centrale. En un mois, 50 000 personnes avaient déjà poussé les portes monumentales de la Galerie nationale hongroise (http://mng.hu/en) , perchée sur les verdoyantes collines de Buda.

 

Une Cour de cassation qui a beaucoup de casseroles, affaire Laura Pfeiffer le 5 sept, affaire Workers Kluwer

Le 5 septembre prochain, la Cour de cassation va rendre sa décision dans « l’affaire Tefal ». Ce même jour, un rassemblement est organisé à Paris à partir de 9 heures , place Dauphine (Métro Cité) face au palais de justice, pour soutenir l’inspectrice du travail injustement condamnée en première instance et en appel.
  • fresque-grand-chambre-de-la-cour-de-cassation
Poursuivie par le procureur d’Annecy qui déclarait avoir « une occasion de faire le ménage » (dans le corps de l’inspection du travail), Laura Pfeiffer, inspectrice du travail, est condamnée en première instance puis en appel pour « recel de violation des correspondances et violation du secret professionnel ».Elle décide alors de porter l’affaire devant la Cour de cassation qui fera connaître sa décision le 5 septembre prochain. 

De quoi s’agit-il ?

Avril 2013, Laura Pfeiffer, est convoquée par son directeur départemental qui lui reproche un contrôle qu’elle a effectué auprès de l’entreprise TEFAL, mettant en cause la légalité d’un accord de réduction du temps de travail. Elle est très vertement sermonnée, avec une telle intensité qu’elle sera en arrêt maladie pendant plusieurs mois. C’est une remise en cause non seulement de son travail, mais surtout de l’indépendance garantie aux inspecteurs du travail par l’article 6 de la Convention 81 de l’Organisation internationale du travail.

Octobre 2013. Un salarié de TEFAL, informaticien, découvre un document le concernant mentionnant « Licenciement de Monsieur M. : aucun motif – Coût 12 000 euros ». Choqué, il découvre d’autres documents sur le serveur informatique, attestant que l’entreprise, en lien avec le Medef local, la préfecture, et la direction départementale du Travail, cherche par tous les moyens à se débarrasser de l’inspectrice du travail.

Le salarié alerte Laura Pfeiffer et lui transmet les documents.

Elle saisit le Conseil national de l’Inspection du travail (CNIT), instance déontologique de la profession, qui reconnait l’atteinte à son indépendance.

Elle saisit également le procureur de la République par un procès-verbal pour obstacle à ses fonctions et une plainte pour harcèlement moral à l’encontre de sa hiérarchie.

Le procureur, non content de classer sans suite le procès-verbal et la plainte, décide de poursuivre… Laura Pfeiffer. Il lui reproche d’avoir transmis les documents provenant du serveur informatique de Tefal aux syndicats du ministère du travail. Ces documents constituaient pourtant la preuve des pressions qu’elle a subies. Le salarié lanceur d’alerte, quant à lui, après avoir été licencié pour faute lourde de TEFAL, est également poursuivi par le même procureur.

Tous les deux sont condamnés le 4 décembre 2015 par le tribunal d’Annecy, puis le 16 novembre 2016 par la cour d’appel de Chambéry.

Cette situation ubuesque n’a pas découragé Laura Pfeiffer qui s’est pourvue en cassation.

Les organisations syndicales du ministère du Travail appellent à un rassemblement le 5 septembre à partir de 9 heures à Paris devant la Cour de cassation, place Dauphine (métro Cité).

Pour en savoir plus :

Mediapart a publié un excellente série d’articles de Rachida El Azzouzi.

 

et D&S aussi a publie de nombreux articles réguliers a ce sujet

 


28 MIN
Des citoyens qui changent le monde (7/6)

L’inspectrice du travail de Téfal

24/05/2017

De simples citoyens, salariés, parents d’élèves, conseillers municipaux, se battent pour changer le monde et y parviennent. Ils mènent des combats victorieux pour le bien commun.

Laura Pfeiffer lors du procès de ChambéryLaura Pfeiffer lors du procès de Chambéry• Crédits :  © Laurent Cousin / Haytham Pictures

Laura Pfeiffer raconte comment une inspection de l’entreprise Téfal, en Haute-Savoie, qui tourne au calvaire la conduit à devenir lanceuse d’alerte sur les pressions subies par sa profession.

À LIRE AUSSI

Des citoyens qui changent le monde

« Faire son métier d’inspecteur du travail, c’est à dire aller titiller le patronat qui ne respecte pas forcément la réglementation, j’ai senti que ça allait être compliqué. » Laura Pfeiffer

L’article du journal L’Humanité, qui a révélé l’affaire Téfal.

Les inspecteurs du travail sont aux avant-postes d’une guerre sourde mais intense. Qui sont-ils ? Que voient-ils ? « Inspecteurs du travail, une rencontre », webdoc en libre accès.