APPEL La primaire de toute la gauche est encore possible

25 août 2016 à 17:32 (Libération : mis à jour le 26 août 2016 à 12:13)

Les collectifs de citoyens, constitués en région suite à l’appel des initiateurs de Notre Primaire dans Libération, refusent d’abandonner. Indépendamment des intellectuels et personnalités politiques qui portaient le projet, ils veulent relancer un appel pour une « primaire de toute la gauche sans conditions, loyale et honnête ».

Si l’actualité médiatique autour d’hypothétiques primaires du PS ou d’EE-LV tend à nous le faire oublier, rien n’est encore tranché pour la gauche en vue de 2017. Car le PS déclare «rester disponible» pour organiser une primaire de toute la gauche «dans la première quinzaine de décembre».Dès lors, tout est encore possible. Il n’est plus question de logistique ou de possibilité : il ne s’agit plus que de volonté.

Nous sommes donc tous responsables de l’avenir de la gauche pour 2017, et de la France par la suite : citoyens, militants, dirigeants et partis, quels qu’ils soient.

C’est pourquoi nous appelons à la fin de la bataille des personnalités et écuries qui se profile, pour nous tourner, tous ensemble, vers la bataille des idées.

Nous appelons à la fin des rancunes et méfiances pour nous tourner vers un candidat unique, représentant d’un projet commun issu de débats citoyens, sans quoi la gauche tout entière est vouée à disparaître du champ politique.

Nous appelons à ce que s’organisent vite les grandes primaires de toute la gauche et des écologistes, et à travers ce moyen démocratique, le seul à notre disposition, respectueux de notre diversité, à ce que soit choisi un candidat unique et unitaire en 2017 pour défaire la droite extrême et l’extrême droite.

Car la question est : voulons-nous gagner en 2017 ou risquer la déroute ?

Ou plutôt : assumons-nous la voie prise actuellement, celle de la division, d’une défaite assurée pour la gauche et ses idées ?

Et dans ce cas : à quoi jouons-nous ?

Collectifs locaux Notre Primaire

 

 

 

32 Commentaires

  1. socrate
    Posted 29 août 2016 at 10:36 | Permalien

    Jean Luc Melenchon l’a redit hier a Toulouse
    il exclut de participer aux primaires de toute la gauche en refusant de voter pour un éventuel Valls , Macron ,Hollande qui surgirait en tete de cette primaire

  2. Posted 29 août 2016 at 11:06 | Permalien

    il exclue… tant que les primaires ne s’imposent pas… sinon il passerait de 11 % à 2 % d’intentions de vote
    il ne préempte que le désespoir de la non unité

  3. sans ressources
    Posted 29 août 2016 at 11:40 | Permalien

    si aucun responsable du désastre n’est présent à la primaire c’est jouable, sinon je ne confie pas la boite d’allumettes aux pyromanes

  4. Posted 29 août 2016 at 11:43 | Permalien

    ce sera le cas si ce sont des grandes primaires de toute la gauche en décembre

  5. estève
    Posted 29 août 2016 at 12:21 | Permalien

    Cher Gérard Filoche,
    je m’adresse à vous avec toute l’estime et le respect que vous m’inspirez. Cependant je déplore de vous voir vous accrocher avec la force du désespoir à l’idée qu’il y a encore quelque chose à tirer du PS. Sauf à ce que vous en deveniez le premier secrétaire, le désespoir est dans cet astre mort comme le ver est dans le fruit. Votre candidature à la primaire est plutôt une bonne chose mais comment pouvez vous prêcher inlassablement pour une candidature unique quand déjà on compte trois candidats qui se situent à la gauche du PS sans compter celle de Montebourg qui bien évidemment n’ira pas aux primaires. Le réalisme c’est de constater qu’une seule candidature trouve un véritable échos dans l’opinion c’est celle de JLM. S’il y a la possibilité d’un petit espace pour qu’il y ait un candidat de gauche de rupture au second tour et qu’à la suite il y ait une dynamique en vue des législatives,c’est avec JLM.

  6. sans ressources
    Posted 29 août 2016 at 12:29 | Permalien

    attendons donc décembre
    mais mon pronostique est sombre connaissant la réputation du PS pour ce qui est traficotage en tout genre, ceci dit je n’y vois que des compromis dans le désastre, où sont les hommes neufs qui seuls peuvent, pour moi, sauver la primaire, je le répète autrement, je ne confierai pas les clés de la maison France aux cambrioleurs
    pour le moment, wait and see

  7. 1956
    Posted 29 août 2016 at 21:16 | Permalien

    Il n’y a qu’a écouter ce qu’a dit à Colomiers Cambadelis aujourd’hui pour comprendre le piège tendu par le PS à toute la gauche.

  8. Mimet
    Posted 30 août 2016 at 6:31 | Permalien

    Je cherchais un nom pour le PS actuel « les fossoyeurs du bonheur « 

  9. Posted 30 août 2016 at 8:15 | Permalien

    celui qui renonce a « tirer quelque chose du Ps » renonce a essayer de gagner en 17
    accepte le choix entre LR et FN au 2° tour,
    le reste est blabla

  10. Posted 30 août 2016 at 8:16 | Permalien

    mais c’est pas en décembre que se joue l’existence d’une primaire de toute la gauche ou non, c’est maintenant,

  11. Posted 30 août 2016 at 8:20 | Permalien

    incroyable ! hollande et Cambadelis n’ont jamais été aussi faibles, incapables de « tendre des pièges », c’est eux qui sont dans la nasse
    vous vous faites peur a vous mêmes
    et vous interdisez d’organiser une grande primaire de toute la gauche qui éliminerait Hollande, soit par forfait soit par KO

  12. Posted 30 août 2016 at 8:21 | Permalien

    mais le PS en tant que tel n’y est presque pour rien, il n’a rien decide de ce qui a été fait… c’est la V° république, Hollande, le pouvoir personnel en tout..
    et nous 30 % du PS avons combattu
    et nous avons tous besoin des 6 millions d’électeurs du PS du 5 dec 2015 sinon on est tous foutu

  13. 1956
    Posted 30 août 2016 at 9:25 | Permalien

    Hollande et Cambadelis sont dans la nasse parce qu’il émerge une gauche plus forte que leurs soutiens de 70% du PS qui s’affaibli de jours en jours.
    La ligne libérale du PS ne se soumettra jamais à une union sur un programme de gauche s’ils ne sont pas à la basse manoeuvre.
    Fort de ce constat, monsieur Filoche, il ne faut pas avoir peur de les lâcher politiquement pour les élections de 2017. (pour cela, personne ne vous demande de quitter le PS).
    Il n’y a rien de bon à maintenir Hollande et Cambadelis seuls aux commandes d’un processus de sélection à gauche. Les électeurs de gauche ne veulent plus se soumettre à eux.
    Lorsqu’ils seront totalement esseulés, ils seront KO mais pas forfaits puisqu’ils appelleront à voter à droite.
    Faites le pari que les salariés et chômeurs reviennent voter à gauche plutôt que celui que Hollande et Cambadelis ralient un projet de gauche.

  14. CRAYENCOUR
    Posted 30 août 2016 at 9:28 | Permalien

    Comme tu le dis, vous « 30% du PS »; Hollande lui a 70 % derrière lui et vous êtes divisés; si on rajoute encore un PC, un écolo, un JLM, Hollande aurait encore moins de chance de perdre.
    Non; puisque selon toi le PS est un parti de gauche, que la gauche socialiste s’unisse et gagne la primaire; après, vous n’aurez plus qu’à vous entendre avec les autres composantes de la gauche pour un programme et une candidature unique.
    Il parait fou de risquer sur un « coup de poker » de se retrouver à soutenir le traitre Hollande, ennemi de la gauche, qui se réjouissait au début de son mandat de la disparition des communistes. Pourtant, c’est ce à quoi tu t’engages en participant à cette primaire! De ta part, membre du PS, c’est compréhensible, même si cette éventualité, si elle venait à se présenter te ferait perdre tout crédit; mais on ne peut pas en vouloir aux autres composantes de la gauche de ne pas vouloir s’y risquer; surtout vu le passif « magouilles électorales » du PS et de son 1er secrétaire!

  15. Posted 30 août 2016 at 12:11 | Permalien

    mais hollande n’a même pas 70 %, il y a encore 30 % d’aubrystes et dans ses rangs ca se décompose entre valls, et l’extreme droite collomb et cie qui veut… macron

    reflechissez on peut dégager hollande, arrêtez de le craindre

  16. Posted 30 août 2016 at 12:12 | Permalien

    mais on ne les lache pas, on mord chaque jour comme on peut,

    mais comprenez vous que quitter le PS et deserter cette bataille serait imbecile politiquement ?

  17. Posted 30 août 2016 at 12:26 | Permalien

    Un gâchis monstre! Homme d’expérience, socialiste jusqu’au bout des ongles (un vrai, espèce très rare aujourd’hui)
    Qui depuis toujours a pris la défense de la classe de base du pays par toutes ses capacités professionnelles et qui
    encore aujourd’hui n’est pas utilisé par le gouvernement ! Trop dangereux pour le ronron actuel et ses prises de positions
    ne cadre pas avec l’imposture mise en place oui par les votes socialistes utilisés à contre sens des électeurs.
    Réveillons et regardons du coté ou l’imposture est dénoncée !

    Son blog peut nous ouvrir les yeux, alors prenons le risque.

  18. Posted 30 août 2016 at 13:17 | Permalien

    Bonjour à tous,
    Si l’aile gauche du PS part divisée à la primaire de décembre, elle risque fort d’être balayée dés le premier tour du scrutin…
    Solidairement.

  19. socrate
    Posted 30 août 2016 at 18:45 | Permalien

    Si Macron est candidat ce qui se fera vertainement ce sera sans la primaire du PS
    donc on aura Melenchon Duclos Montebourg hors primaire…
    du coup c’est sur que la primaire a du plomb dans l’aile
    il faudrait deja que l’aile gauche ne choisisse qu un seul candidat pour etre crédible
    et commencer votre ca

  20. Posted 31 août 2016 at 8:33 | Permalien

    quel rapport avec la choucroute et macron ?

  21. Posted 31 août 2016 at 8:33 | Permalien

    ca va se decanter…
    la primaire c’est fait pour ça

  22. Posted 31 août 2016 at 11:21 | Permalien

    Si ça continue il va falloir une primaire pour désigner les candidats à la primaire.

  23. Posted 31 août 2016 at 16:07 | Permalien

    La fausse modernité de l’uberisation ou la petite vieille en minijupe et Converses

    31 AOÛT 2016 PAR JÉRÔME PIMOT BLOG : LE BLOG DE JÉRÔME PIMOT

    La modernité n’est pas une chose en tant que telle. Il s’agit de savoir par rapport à quel vieux Truc un new Thingy* EST moderne (l’anglais c’est “modern” hein ?). Et ensuite EN QUOI ce Thingy est vraiment MIEUX que le Truc *Bidule

    Ce matin j’ai lu un Twitt (dans lequel j’étais cité) sur la façon dont les tâcherons travaillaient “au sifflet” à Paris Place de Grève dés le 12ème siècle.
    Place de Grève…

    Je “tiltais” sur “Grève” un bref instant.
    Un bref instant qui me ramenanit tout de même un certain nombre de souvenirs
    Je me souvenais de la Place de la République l’année dernière où avec d’autres livreurs à vélo, parfois jusqu’à une trentaine, nous attendions nos commandes de repas à livrer.
    Je me souvenais des regards scrutant compulsivement nos smartphones toutes les 10 secondes dans l’espoir d’y voir apparaître (pensée-magique) LA commande.
    Je me souvenais de l’inflation des livreurs (Trop de vélos, pas assez de clients) qui faisait chuter le nombre de nos commandes.

    Je me souvenais de la frustration puis de la colère quand les tarifs se mirent à baisser.
    Je me souvenais de la gronde et des idées de -Grève- (donc) qui commençaient à germer.

    Mais je revins bien vite à ma réalité.

    La “Grève” de cette place n’était sans aucun doute qu’en référence à la “Grève maritime”.
    Encore une association d’idée aussi éphémère que stérile.

    Mais c’était sans compter sur ma curiosité quasi pathologique…

    Wikipédia > Place de Grève > L’expression « faire grève » a donc d’abord signifié « se tenir sur la place de Grève en attendant de l’ouvrage » avant d’évoluer vers le sens qu’on lui connaît aujourd’hui, à savoir cesser le travail « en se liguant pour obtenir une augmentation de salaire » (Littré, 1872).

    Bon sang… Tout était là !

    Moi et mes camarades avions “fait Grève” sans le savoir.

    Qui plus est, non pas place de Grève (Hôtel de Ville) mais Place de la République, à l’ombre de la Statue.
    THE Statue !
    Liberté, Égalité, Fraternité tout ça, tout ça…

    L’histoire se rejouait et sous couvert de 4G, d’application, de startup, de liberté, d’indépendance… on appelait ça “modernité”.

    La modernité NON PAS d’une nouvelle économie mais la modernité d’un nouveau conflit social naissant, encore une fois, des abus du libéralisme.

    Je vois dans modernité le mot “mode”.

    Les quadras on a tous compris à notre époque que les modes sont cycliques.
    Les jeunes usent des Converses All-Star Chuck Taylor, qu’on usait déjà en 86 et dont la conception datent en fait de 1917.

    L’Uberisation fait de même en offrant une idée de liberté, de modernité qui n’en est pas une.

    Il ne s’agit que d’un recyclage idéologique.

    La modernité ne change pas radicalement la façon de PENSER mais de FAIRE.

    Le FAIRE, le REFAIRE, le FAIRE ENCORE amène ensuite un usage courant et une pensée.

    Les ménagères n’ont pas “pensé” la machine à laver ou la cocotte minute mais leurs inventions puis leurs usages ont libéré du temps qui leur a permis d’envisager, de penser leur vie autrement les libèrant peu à peu.
    Mais combien suite à des pannes ou des fuites… retournaient au lavoir ou à la marmite ?

    Qu’on s’aperçoive que ce FAIRE ne fonctionne pas et on reviendra aux anciens principes le temps de trouver une amélioration salutaire au plus grand nombre.

    L’Uberisation est cette “machine” construite à la vas-vite par des “vendeurs” et non par des techniciens qu’aurait été en la matière des économistes ou des sociologues.

    L’uberisation repose en effet davantage sur des arguments de vente que sur des réalités.

    En gros : “L’indépendance du travailleur c’est mieux que le salariat devenu rare et poussif”

    Mais l’indépendance du travailleur est un mieux s’il arrive à mieux en vivre… à moyen et long terme.

    Ces termes dont on a besoin pour se projeter et se construire.
    Proposer à des gens de “s’indépendantiser” à droite à gauche (à “droite” surtout ;) c’est casser dans l’oeuf la force d’un collectif contestataire susceptible de naître aux premières baisses de revenu. Maintenant on dit “pouvoir d’achat”.

    Mais voila l’Uberisation à besoin de bras, de jambes, et de beaucoup et vite, d’où les millions qui sont investit pour construire le besoin, la pensée des clients et des travailleurs.
    Sauf que ces travailleurs ne sont pas ENCORE tous devenus des zombies aliénés par les sirènes du pouvoir d’achat comme seul projet de vie.
    Et quand bien même beaucoup seraient aliénés, la diminution des doses de ce sacro-saint pouvoir d’achat créé frustration, manque, colère, rage, perte “d’identité consommatrice”, perte de logement… bref paupérisation.

    Alors voilà pourquoi l’Uberisation n’est pas moderne. Elle s’inscrit dans un cycle. (et je sais de quoi je parle ;)
    Ses idéologues ne sont que des “vendeurs de tapis ou d’aspirateurs” (les 2 c’est pratique) d’un autre âge qui n’ont fait que trouver un nouveau produit bénéfique seulement pour les promoteurs mais pas pour les usagers. C’est un flop en devenir comme tant d’invention mal conçues ou trop en avance. L’uberisation aurait pu marcher dans une société totalement sous l‘emprise de la consommation. Vous croyez que c’est le cas ? Détrompez-vous !
    L’énergie que les libéraux réactionnaires mettent à chercher des paravents idéologiques et communautaires traduit bien la panique qu’ils éprouvent à conserver l’équilibre de leur château de carte économique.

    La vraie modernité c’est d’aller vers un modèle sociale, l’intérêt collectif, le Bien commun, le Bon sens, l’équilibre.
    C’est à cela que le peuple aspire.
    C’est cela la vraie modernité.
    C’est pour ça qu’on est allé jusqu’à mourir sur des barricades.
    On ne meurt pas dans la contestation pour avoir DAVANTAGE de pain mais pour en avoir juste ASSEZ.

  24. Posted 31 août 2016 at 16:29 | Permalien

    Les SMS très énervés de Jean-Christophe Cambadélis à des cadres PS après la démission d’Emmanuel Macron
    Publié à 16h08, le 31 août 2016 , Modifié à 16h15, le 31 août 2016

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    Les SMS très énervés de Jean-Christophe Cambadélis à des cadres PS après la démission d’Emmanuel Macron
    Jean-Christophe Cambadélis © MARTIN BUREAU / AFP
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    lelab@europe1.fr

    La démission d’Emmanuel Macron du gouvernement, mardi 30 août, a profondément énervé Jean-Christophe Cambadélis. Publiquement, le premier secrétaire du Parti socialiste avait laissé éclater sa colère avant même l’annonce officielle du départ du ministre de l’Économie. « La démission de Macron : un kinder surprise pour convenance personnelle au moment où la France se redresse et la droite se dresse » avait-il écrit sur Twitter, dans l’après-midi.

    En privé également, l’élu socialiste a fait part de son fort ressentiment. Selon les informations du Lab, Jean-Christophe Cambadélis a envoyé deux SMS au ton plutôt virulent à des cadres du PS, dont plusieurs membres du secrétariat national du parti.

    Dans le premier texto, le premier secrétaire du PS s’insurge très violemment contre la démission d’Emmanuel Macron du gouvernement, un départ, juge-t-il, pour « convenance personnelle ». Le chef des socialistes dézingue littéralement l’ancien ministre, accusé de n’agir que pour satisfaire son ambition personnelle. Des propos qui s’apparentent à des éléments de langage à destination des cadres parlant dans les médias au nom du PS.

    Voici ce qu’on peut lire :

    Bonjour,

    Emmanuel Macron a quitté le gouvernement pour convenance personnelle. Il le fait sans désaccord politique, juste pour créer son propre parti pour se présenter à l’élection présidentielle. Il le fait au moment où le pays a besoin de l’investissement de ceux qui ont la charge de redresser la France. Il le fait avec une déloyauté extrême vis-à-vis du président de la République qui lui avait donné sa confiance. Il le fait enfin en participant à la décomposition politique à l’œuvre. Voilà pourquoi le discours. Pour la presse déloyale, malhonnête et sans perspective.

    Car cette démarche bonapartiste, une de plus contre tous les corps intermédiaires, n’a pas d’espace politique. C’est la vieille politique des élites qui veulent dissoudre le peuple qui ne comprend pas les enjeux. Macron veut empêcher le Président de se présenter. Collomb [sénateur-maire de Lyon et soutien affiché de Macron, NDLR] veut le faire par une substitution sondagière. Macron veut une destruction du PS au profit d’une union nationale autour de lui. Il vient de renforcer notre conviction collective. Le Président doit être candidat et il sera candidat quoi qu’il en coûte. […]
    Le second SMS rappelle quant à lui les règles en vigueur au sein du Parti socialiste. Et les principes sont clairs : les élus PS qui soutiendraient Emmanuel Macron dans le cadre d’une candidature à la présidentielle (sans évidemment passer par la case primaire) seront exclus du parti.

    Voici le contenu de ce second texto :

    Le PS aura son candidat via les primaires. La jurisprudence Iborra est claire. Nul ne peut soutenir un candidat contre celui du PS sans s’exposer à une exclusion. Donc chacun sera prévenu. Macron a décidé de créer un nouveau parti comme hier Larrouturou l’avait [fait] sur notre gauche. Ce parti n’a non seulement pas vocation à être dans la Belle Alliance Populaire mais il refuse de se situer à gauche voir cherche à dissoudre celle-ci dans la droite. Dans ces conditions, la double appartenance n’est pas possible. Tous ceux qui la pratiqueraient seront placés devant un choix. Tous ceux qui s’en réclameraient s’exposeraient à une candidature socialiste.

    Jean-Christophe Cambadélis fait ici référence à Monique Iborra. En juillet dernier, la députée de Haute-Garonne s’était vue signifier son exclusion du parti. La raison ? Lors des dernières élections régionales, elle avait soutenu le maire divers gauche de Montpellier Philippe Saurel contre la candidate officielle du PS en Occitanie, Carole Delga.

    Les soutiens d’Emmanuel Macron sont donc prévenus. Gérard Collomb (sénateur-maire de Lyon), Pascal Terrasse (député de l’Ardèche), Richard Ferrand (député du Finistère), Arnaud Leroy (député des Français de l’étranger) et François Patriat (sénateur de Côte-d’Or), pour ne citer que les plus éminents, pourraient bien être mis à la porte de Solférino – et ne pas être, pour certains, investis pour les législatives.

  25. step
    Posted 1 septembre 2016 at 16:44 | Permalien

    « hollande est dans la nace »… jusqu’au décompte de la fédération du var (et du nord)….
    Blague à part, il est évident que face à 4 candidatures de gauche hollande ou valls gagnera, même au fond du trou. ET bénira la bêtise (et l’orgueil) de ses adversaires… Si il est comme tu le penses battu par ko par un candidat « de gauche » au sein du PS, j’aviserai mon vote… en attendant, vive JLM- et oui j’assume de prendre le risque de faire passer LR/FN si besoin sur ce coup. Entre un collabo et un facho, y ‘en a au moins un qui est honnête avec lui-même, et l’éclaircissement de la situation permettra un mouvement de gauche style podémos. Tant que les interlocuteurs d’une des composantes d’une telle alliance tient avant tout à s’allier à droite, de toute façon, elle ne se fera pas.

  26. Posted 1 septembre 2016 at 18:09 | Permalien

    c’est purement degueulasse d’accepter le « risque de faire passer LR FN » sans le combattre, mais il y a plusieurs façons de trahir

  27. Posted 2 septembre 2016 at 7:58 | Permalien

    Dites-vous bien que ce n’est pas de gaîté de cœur que l’on envisage 5 années de LR.
    Mais au moins avec LR au pouvoir, on peut espérer que le mouvement social, qui a montré sa force ces derniers mois, s’amplifiera pour contester les mesures les plus féroces. Et peut-être que les syndicats filiales du MEDEF seront aussi de la partie dans ce cas.

  28. step
    Posted 2 septembre 2016 at 14:59 | Permalien

    Trahir…
    Comme d’être incapable de s’unir à la gauche du PS tu veux dire et du coup s’auto-stériliser ?
    Comme mener une politique de droite de la main gauche façon macron/valls/hollande ?

    bah si c’est LR/FN ce sera LR (sur cette élection si). Il est probable que ce ne sera pas sarko, donc ce sera l’autre de bordeaux…. et honnêtement entre lui et un valls2, tu m’expliques la différence ?

    Ca ne veut pas dire que je vais pas voter à la primaire du PS pour faire tomber Hollande & co… mais avec qui ? Filoche ? Lienneman ? Montebourg ? Hamon ? Duflot ?

    Contrairement par contre aux souhaits de l’oligarchie du PS, ce n’est pas parce que j’aurais voté à cette primaire que je ne voterai pas JLM si il en sort un homo macronibus.

  29. CRAYENCOUR
    Posted 2 septembre 2016 at 19:14 | Permalien

    C’est la politique menée par Hollande en trahison de ses engagements et soutenue par la majorité du PS qui a amené le FN là où il en est aujourd’hui … Trop facile de rendre responsables ceux qui ne pardonnent pas la trahison et refuseront de voter Hollande si il était le candidat du PS en 2017… C’est lui le traitre et le responsable du rejet de la gauche aujourd’hui!

  30. Posted 3 septembre 2016 at 11:30 | Permalien

    tu feras ce que tu veux,
    NOUS avons intérêt a un candidat unique sous peine de desastre collectif

  31. Posted 3 septembre 2016 at 11:36 | Permalien

    le mouvement social ne se construit pas dans les défaites,
    il faut combiner mouvement social et victoires électorales, les deux

  32. step
    Posted 5 septembre 2016 at 18:41 | Permalien

    oui en tant que parti, je confirme. Ce serait un désastre d’arriver avec hollande derrière un aventurier (JLM, à cause d’un duflot/Montebourg). Un début de dissolution à la pasok…. qui d’ailleurs n’a pas empêché syriza dans la foulée (quoi qu’on en pense). Le mouvement social est bien nait dans la défaite d’un PS grec complètement avarié. Vous êtes contredit par l’histoire Gérard.

    Pour que la « fin » du PS soit un handicap pour la gauche, il faudrait que ce parti soit un atout pour la gauche. La question est là, justement.

    Après si je peux me permettre un conseil, simplifiez la vision du candidat de gauche du PS autour d’une seule candidature de gauche antihollande.

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