L’uberisation progresse comme une lèpre

L’ubérisation progresse comme une lèpre

Macron et Pénicaud manipulent la présentation des taux de chômage : avec eux ce n’est pas le chômage qui baisse mais les statistiques. Ils ont remplacé la référence aux chiffres de Pole Emploi et ceux de la DARES par la référence aux chiffres du BIT. Or le BIT exclut du chômage toute personne qui a travaillé une seule heure dans le mois précédent : avec cette méthode, les demandeurs d’emploi selon le BIT ne sont que 3,365 millions. Alors que les demandeurs d’emplois selon Pôle emploi, c’est 5,531 millions. Pour camoufler la différence, ils parlent maintenant de  « halo du chômage » (sic), il est de 1,6 million. Et comme, depuis le 1ernovembre, ils ont rendu plus difficiles les inscriptions (il faut 6 mois de travail au lieu de 4 mois), plus massives les radiations et raccourci la fin des droits, forcément, en apparence, les chiffres du chômage baissent.

A cela s’ajoute la progression forcée du travail non salarié.

En 2019, en France, 12,1 % des personnes occupant un emploi sont « ‪indépendants » ; statut plus répandu chez les ‪hommes(15,3 %) et les‪seniors(17,3 %) – vient de nous dire l’INSEE.

 

Ce chiffre veut dire que la politique de Macron avance comme la lèpre.

 

 

La partie des salariés actifs recule : 90 % dans les années 2010 et autour de 88 % à ce jour.

Sous Macron, ils parviennent donc lentement à exclure 1 à 2 % des actifs du salariat qu’ils réussissent formellement à ubériser. Assez pour les « extraire » des comptes du chômage.

 

En fait ces ex-salariés ne peuvent plus accéder à l’indemnisation en tant que chômeurs, donc au lieu de s’inscrire au pôle emploi, ils sont poussés vers le « travail indépendant ». Les voilà, loueurs de bras, journaliers, besogneux, tâcherons, appointés, trimardeurs, auto-entrepreneurs, incubateurs, startuppers. Retour vers le XIX° siècle.

 

Toujours selon l’INSEE, sur la dernière décennie, la population active âgée de 15 à 64 ans a augmenté de 1,0 million de personnes en France dite « métropolitaine ».

Mais malgré cela, il n’y a seulement que 71 % d’actifs en France (en dessous de l’Union européenne à 72,9 % et loin  derrière des pays comme la Suède ou le Danemark dont les taux d’activité atteignent respectivement 82,1 % et 80,0 %).

Sur cette population active française de 71 %, à part les chômeurs officiels, 57 % est salariée, et récemment, ce sont les non-salariés, 8,9 % qui sont en hausse.

 

Le problème est que cela ne résout rien, à part la propagande du gouvernement, car le chiffre d’affaire moyen des auto-entrepreneurs économiquement actifs est inférieur à 1400 euros,  et le taux de pauvreté de ces « indépendants »  atteint 16,6 % d’entre eux. Bien plus que le taux de pauvreté des salariés qui est de 5,9 %.

L’ubérisation est un appauvrissement des victimes de ce faux travail prétendu indépendant.

Et aussi des caisses de Sécurité sociale.

 

lire chaque semaine l’humanité dimanche chronique au boot n° 482 Filoche

 

Quel sort aux cadres et carrières longues avec la « retraite à points ?

 

 

Les cadres ont, en moyenne, une espérance de vie supérieure à celle des autres salariés, notamment les ouvriers : sept ans de plus ! Ils peuvent aussi conserver plus facilement leur emploi. Ils ne seront pas épargnés par le « système universel » de Macron.

À quelles conditions les cadres auront ils une retraite égale à 75 %  ou 60 % de leurs salaires ?

Pour bénéficier de 75 % de son salaire de fin de carrière, un cadre, dont la carrière a progressé comme le salaire moyen, devrait cotiser 54 ans, c’est-à-dire avoir commencé sa carrière de cadre à l’âge de 10 ans pour pouvoir partir à la retraite à 64 ans.

S’il est diplômé d’un Bac + 5 à 23 ans, il devrait poursuivre son activité jusqu’à 77 ans et, s’il est titulaire d’un doctorat à 26 ans, jusqu’à 80 ans.

Pour partir en retraite avec 60 % de son salaire de fin de carrière, ce même cadre devrait cotiser 42 ans, c’est-à-dire avoir commencé sa carrière à 21 ans. Diplôme d’un Bac + 5 à 23 ans, il devrait poursuivre son activité jusqu’à 66 ans et s’il est titulaire d’un doctorat, jusqu’à 69 ans.

Les cadres, à l’exception bien évidemment des cadres supérieurs ou de direction disposant de « retraites chapeaux » et de « parachutes dorés », seront donc, eux-aussi, lourdement pénalisés par Macron.

La plupart des cadres n’ayant évidemment pas pu commencer leur carrière aussi tôt et ne pouvant travailler ou conserver leur emploi jusqu’à des âges aussi avancés, n’auront plus qu’une solution pour conserver un niveau de vie qui ne soit pas trop éloigné de celui de leur période active : adhérer à un fonds de pension. Avec tous les aléas que l’ont sait : risque de toute perdre. C’est l’un des principaux objectifs du système de retraites Macron.

Les « carrières longues » repoussées d’au moins deux ans

L’article 28 du projet de loi affirme maintenir le dispositif dit des « carrières longues ». Ce dispositif ouvre le droit à un départ à 60 ans aux assurés ayant commencé leur activité avant l’âge de 20 ans.

Mais cet article précise que la retraite sera calculée avec un « âge d’équilibre abaissé de deux ans ». Avec un âge d’équilibre à 64 ans, le départ en retraite ne sera donc plus possible à 60 ans mais à 62, sous peine de voir le montant de sa retraite frappé d’une décote de 10 % pendant toute la durée de sa carrière.

Pour les générations nées en 1990, l’âge d’équilibre devrait atteindre 66,25 ans. L’âge de départ pour les carrières longues atteindrait donc 64,25 ans (deux ans de moins) pour que le montant de la retraite ne soit pas frappé d’une décote.

Pour partir à 60 ans, il faudrait, ainsi, accepter une décote de plus de 20 % de sa retraite et avoir commencé à travailler à 15 ans et demi puisqu’il faudrait avoir travaillé 44,25 ans (cette durée évoluant comme l’âge d’équilibre).

Ils osent vraiment tout.

 

Gérard Filoche

 

lire chronique dans l’humanité dimanche chaque semaine

 

 

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SOMMAIRE

UN POMMIER NE PEUT PAS DONNER DE FRAISES

LE “RUISSELLEMENT” ………………………………..

 

21 LA MÉTHODE DU SALAMI ………………………………

22 LE COUP DU BERGER …………………………………23

Lalettred’ÉdouardPhilippeauxsyndicats ……………….

23 LeSecrétairedelaCFDTcriaitaussitôtvictoire ……………

24 Undéficitfinanciercréépourlesbesoinsdelacause ………..24

L’AVIS CONSULTATIF DU CONSEIL D’ÉTAT …………………..

25 LE PARLEMENT EST APPELÉ À VOTER SUR UN PROJET DE LOI “À TROUS” .

26 – QUESTION 1– 42 RÉGIMES, DES RÉGIMES SPÉCIAUX :EST-CE VRAIMENT UN PROBLÈME ?

L’ÉNUMÉRATION DE CES 42 RÉGIMES INDIQUE À QUEL POINT CE CHIFFRE RÉSULTE DE L’ADDITION DE DISPOSITIFS DE DIMENSIONS EXTRÊMEMENT VARIABLES ………………………………………..29

43RÉGIMES DE RETRAITE AU LIEU DE 42ENTRE 2037ET 2065 …….

31 LESYSTÈMEÀPOINTSSERA-T-ILPLUS“LISIBLE”? …………….

31 LE SYSTÈME À POINTS PERMETTRA-T-IL D’ATTEINDRE LA “JUSTICE”,L’“ÉQUILIBRE”,L’“ÉQUITÉ”,LA “TRANSPARENCE”?…………….

32 La“justice” ……………………………………..

32 L’“équilibre” …………………………………….

33 L’“équité” ………………………………………

34 La“transparence” …………………………………

34 •Le“simulateur”menteur ……………………………..

.34LE GOUVERNEMENT CIBLE LES RÉGIMES SPÉCIAUX DE LA SNCF,

DE LA RATP ET DES INDUSTRIES ÉLECTRIQUES ET GAZIÈRES . . . . . . . . .

35 LES DIFFICULTÉS DE COMPRÉHENSION DE GÉRALD DARMANIN . . . . . . . .

36 Pour Darmanin, les 2,2 milliards versés au titre du déficit démogra phiquesontinjustifiés ………………………………

36 Pour le ministre des Comptes publics, les 0,6 milliard versés au titre des départs anticipés sont injustifiés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

37 Pour Gérald Darmanin les 0,4 milliard de surcroît de pension sont injustifiés ……………………………………….

38page6image17520page6image17680– QUESTION 2 – LA FORMULE “POUR UN EURO COTISÉ, LES MÊMES DROITS À LA RETRAITE” A-T-ELLE QUELQUE CHOSE À VOIR AVEC LA JUSTICE SOCIALE ?

UNE FORMULE QUI POURRAIT PARAÎTRE DE BON SENS
MAIS QUI NE L’EST PAS ………………………………..

40 AU REGARD DES DIFFÉRENCES D’ESPÉRANCE DE VIE EN BONNE SANTÉ LA FORMULE “POUR UN EURO COTISÉ, LES MÊMES DROITS” MONTRE TOUTES SESLIMITES ……………………………………….

41 UNE FORMULE QUI EXCLUT LA SOLIDARITÉ
ET DONC L’ÉQUITÉ DU SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS …………

42 UNE FORMULE DÉJÀ BATTUE EN BRÈCHE PAR DE NOMBREUSES DÉROGATIONS43

Lesdérogationsaccordéesauxindépendants ………………43 Les dérogations accordées aux militaires
etàlaplupartdespoliciers …………………………..

43 Lesdérogationsaccordéesauxsénateurs …………………

44 La dérogation accordée, à leur corps défendant, auxartistesdel’OpéradeParis ……………………….

44 Des dérogations pour les salariés navigants de l’aviation civile qui sont les seuls à avoir préservé leurcaissederetraitecomplémentaire …………………..

44 Des dérogations au taux uniques de cotisation . . . . . . . . . . . . . . . . .

44 UNE FORMULE SORTIE EN DROITE LIGNE DE L’IDÉOLOGIE MACRONIENNE . .45 L’idéologiedu“choixindividuel” ……………………..

45 L’IDÉOLOGIE DES “VERTUS DE L’ÉPARGNE” ………………….

45 Leprimatdela“valeurtravail” ……………………….

46LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS SINGE LA RETRAITE PAR CAPITALI-SATION AFIN DE PRÉPARER LE TERRAIN POUR LES FONDS DE PENSION . . .

47– QUESTION 3 – LE CALCUL DU MONTANT DES RETRAITES SUR TOUTE LA CARRIÈRE PERMETTRA-T-IL D’AMÉLIORER LE MONTANT DE NOS RETRAITES ?

LE PRÉCÉDENT DE LA RÉFORME DU RÉGIME DE BASE DES RETRAITES DES SALARIÉS DU SECTEUR PRIVÉ DE 1993 …………………….

50 Unesupercherie …………………………………

.51• Un exemple simple permet de démonter cette supercherie . . . . . . . . . . . .51OÙ SONT LES ARGUMENTS DU RAPPORT DELEVOYE ? ……………

52 L’EXEMPLE DE KARIM ………………………………..

53•Reprenonsl’exempledeGeorges ………………………….

54 LES SALARIÉS DE LA FONCTION PUBLIQUE SERONT-ILS FAVORISÉS PAR LE CALCUL DE LEUR RETRAITE SUR TOUTE LEUR CARRIÈRE ? . . . . .

.55 Première piste : transformer certaines professions oumettreenplaceunepolitiquedesrémunérations …………

55 Intégrer les primes dans le salaire servant de base aucalculdelaretraite ………………………………

56•LescalculsédifiantsduSNUIPP-FSU ………………………

57AU TOTAL, DANS LE PRIVÉ COMME DANS LE PUBLIC, LA MÉTHODE DE CALCUL PRÉCONISÉE PAR LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS N’AMÉLIORERA LA RETRAITE D’AUCUN SALARIÉ ………………

57 La méthode de calcul de la retraite sur toute la carrière pénalisera les salariés qui ont eu une carrière ascendante . . . . . . . .

57 La méthode de calcul pénalisera, également, les salariés du secteur privéquionteuunecarrièredescendante ………………..

58 Les salariés ayant eu une carrière heurtée seront,
eux-aussi, pénalisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

58 Les salariés ayant eu un salaire identique pendant toute leur carrière ne seront pas pénalisés mais ne seront pas avantagés par ce mode de calcul ………………………………………….

58– QUESTION 4–QUE VALENT LES “RÈGLES D’OR” D’EMMANUEL MACRON POUR GARANTIR NOS RETRAITES ?

POUR ESTIMER UN TEL ENGAGEMENT À SA JUSTE VALEUR,
IL FAUT RÉPONDRE À DEUX QUESTIONS PRÉALABLES …………..

.60 MACRON ET SON GOUVERNEMENT RESPECTENT-ILS LES “RÈGLES D’OR”ACTUELLES ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

60

L’indexationdesretraitessurlesprix ……………………

60 LE MINIMUM DE RETRAITE À 85 % DU SMIC NET
POUR UNE CARRIÈRE COMPLÈTE ………………………….

61 LES “RÈGLES D’OR” DU PROJET DE LOI POUR GARANTIR LE MONTANT DES RETRAITES SONT-ELLES EN OR OU EN PLOMB ? ………………..62

Lapréservationdesdroitsacquis ………………………

62 La garantie de la valeur de service du point et son indexation sur l’évolutiondessalaires ……………………………..

63

• À des années-lumière des engagements d’Édouard Philippe le11décembre2019 ……………………………………63 Unminimumderetraiteégalà85%duSmic …………………

.64

 

LA SEULE RÈGLE D’OR DU PROJET D’EMMANUEL MACRON :
L’ÉQUILIBRE FINANCIER DU SYSTÈME ………………………64

L’équilibre financier devra être atteint, même en cas de récession, ce

quiestcatastrophique ………………………………

65 LA SEULE “RÈGLE D’OR” POUR PRÉSERVER NOS RETRAITES EST DE NOUS TENIR PRÊTS À NOUS MOBILISER POUR LES DÉFENDRE …………..

66

•L’exempledesrégimesderetraitecomplémentaire ……………..

66LA RETRAITE À POINTS FERAIT DISPARAÎTRE
TOUS NOS REPÈRES COLLECTIFS ………………………….

67

page8image2376page8image2536page8image2696page8image2856page8image3016page8image3176

 

DANS LE SYSTÈME PAR TRIMESTRES ACTUEL, IL EST POSSIBLE DE CALCULER À L’AVANCE LE MONTANT DE SA RETRAITE …………..67 Danslesecteurprivé ……………………………….

68

• Le calcul du montant de la première retraite se fait selon la formule

suivante: ……………………………………………68DanslaFonctionpublique …………………………..

69

DANS UN SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS, NOS REPÈRES COLLECTIFS DISPARAÎTRAIENT …………………………………..

.69 LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS SERA UN SYSTÈME À COTISATIONS DÉFINIES ET NON PLUS UN RÉGIME À PRESTATIONS DÉFINIES . . . . . . . . . .

70

•Lesimulateurtrompeur(suite) ……………………………

71

– QUESTION 5 –QUEL SORT LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS RÉSERVE-T-IL À LA SOLIDARITÉ ?

LA SOLIDARITÉ SERA PRISE EN CHARGE PAR UN
“FONDS DE SOLIDARITÉ VIEILLESSE UNIVERSEL” ………………

74 LA RÉFORME DU RÉGIME DE L’ASSURANCE CHÔMAGE EN 2019
EST UNE LEÇON DE CHOSES DE CE QUI PEUT ARRIVER
QUAND L’ÉTAT DÉCIDE SEUL ……………………………

74 LES PENSIONS DE RÉVERSION SERONT INCLUSES
DANS LES DÉPENSES DE SOLIDARITÉ ……………………….

76 LES DROITS À LA RETRAITE DES CHÔMEURS SERONT
LOURDEMENT PÉNALISÉS ………………………………

77

• Une assez bonne illustration de la méthode du gouvernement . . . . . . . . .

77CES PRESTATIONS NE CONSTITUERONT
EN RIEN UNE AVANCÉE PAR RAPPORT AU SYSTÈME ACTUEL ………..

78

Première raison : ces prestations seront financées par l’impôt . . . .

78 Deuxième raison : le nombre de points qui seront attribués n’estjamaisprécisé ………………………………..

78

– QUESTION 6 – QUEL SORT LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS RÉSERVE-T-IL AUX FEMMES ?

LA RÉALITÉ EST BIEN ÉLOIGNÉE DE CES “CHÂTEAUX EN ESPAGNE”… . .

80 L’INSTAURATION D’UN MINIMUM DE RETRAITE ÉGAL À 85 % DU SMICFAVORISERA-T-IL LES FEMMES ? ………………………….

80 LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS DÉFAVORISERA LES CARRIÈRES HEURTÉES, BEAUCOUP PLUS FRÉQUENTES CHEZ LES FEMMES . . . . . . . . .

81 L’ATTRIBUTION D’UNE MAJORATION DU MONTANT DES RETRAITES DÈS LE PREMIER ENFANT CONSTITUERAIT-ELLE UNE “AVANCÉE MAJEURE” ? . . .

82

• Le cas d’une femme de la génération 1946, mère de trois enfants

avec une carrière moyenne dans le secteur privé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

83LE SYSTÈME PAR POINTS PERMETTRAIT-IL AUX FEMMES DE PRENDRE
LEUR RETRAITE PLUS TÔT ? ……………………………

.84

CERTAINS INCONVÉNIENTS DU DISPOSITIF ACTUEL DE MAJORATION
DU MONTANT DES RETRAITES PERDURERAIENT ………………..

85

• Choix du parent bénéficiaire de la majoration

pourl’éducationd’unenfant ………………………………

85LES CONGÉS PARENTAUX ………………………………

86 QUE DEVIENDRONT LES PENSIONS DE RÉVERSION ? …………….

86

Le côté obscur de la réversion dans le système de retraites à points d’EmmanuelMacron ………………………………

87

– QUESTION 7 – COMMENT LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS PREND-IL EN CHARGE LA PÉNIBILITÉ DU TRAVAIL ?

LE MOT “PÉNIBILITÉ” EST POURTANT TRÈS EN-DEÇÀ DE LA RÉALITÉ . . . .

90 DANS LE SECTEUR PRIVÉ, L’INTENSITÉ ET LA FLEXIBILITÉ DU TRAVAIL
DANS L’ENTREPRISE S’ACCENTUENT ……………………….

90 LE COMPTE PÉNIBILITÉ EST UN “EMPLÂTRE SUR UNE JAMBE DE BOIS” . .

91

Le “C3P” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

91 Le “C2P” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

92•“C3P”et“C2P” ………………………………………

93UN PARCOURS DU COMBATTANT ………………………….

93

LA PÉNIBILITÉ POUR LES SALARIÉS DES RÉGIMES SPÉCIAUX
DERETRAITE ………………………………………

94 LescasdelaSNCFetdelaRATP …………………….

.95

LA PÉNIBILITÉ DU TRAVAIL POUR LES SALARIÉS DES TROIS FONCTIONS PUBLIQUES ………………………………………..

96 LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS ORGANISERA

LE NIVELLEMENT VERS LE BAS ………………………….

97 Lagénéralisationdu“C2P” ………………………….

97 Tous les métiers dangereux ne sont pas traités de la même façon . .

98

C’EST UNE ÉGALISATION VERS LE HAUT QUI EST NÉCESSAIRE . . . . . . . . .

99

 

– QUESTION 8 – LES SALARIÉS DU SECTEUR PRIVÉ SERONT-ILS VRAIMENT LIBRES DE CHOISIR DE RESTER AU TRAVAIL
OU DE PRENDRE LEUR RETRAITE ?

LE CHOIX, DANS LE SECTEUR PRIVÉ, ENTRE CONTINUER À TRAVAILLER ET PARTIR EN RETRAITE EST UNE SUPERCHERIE ………………..

.102 L’ÂGE D’ÉQUILIBRE DANS LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS . . . . . .

103 IL EST DIFFICILE DE COMPRENDRE POURQUOI LE COR SE FÉLICITE DE L’AUGMENTATION DU NOMBRE DES “SENIORS” EN EMPLOI ? . . . . . . . . .

104 LES “SENIORS” SUBISSENT LE CHÔMAGE DE LONGUE DURÉE . . . . . . . .

105 QUELS GENRES D’EMPLOIS SONT OFFERTS AUX SALARIÉS DU SECTEUR PRIVÉ QUI AURONT PU GARDER LEUR TRAVAIL OU EN RETROUVER UN ?

106

• La nature des emplois des “seniors” selon deux études de la DARES et de l’INSEE ……………………………………………

106

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TRAVAILLER QUAND ON EST ÂGÉ EST SOUVENT PÉNIBLE ET, EN PLUS, CELA REND MALADE …………………………………….

107 QUEL SORT LE SERVICE DE RETRAITES À POINTS RÉSERVE-T-IL
AUX CADRES ? …………………………………….

108

• À quelles conditions les cadres pourraient-ils bénéficier

d’uneretraiteégaleà75%ou60%deleurssalaires? …………..

108LES CARRIÈRES LONGUES ……………………………..

109

– QUESTION 9 – LE SYSTÈME DE RETRAITES À POINTS SERA-T-IL GÉRÉ DÉMOCRA-TIQUEMENT ?

UN ÉTABLISSEMENT PUBLIC ……………………………

112 L’ILLUSION DE LA DÉMOCRATIE ………………………..

.113

Selon le rapport Delevoye, les instances quiseraientmisesenplacefoisonneraient ………………

.113 Lerôledecesinstances …………………………..

.113

CONFIER NOS RETRAITES À UN “ALGORITHME”
OU À LA “GOUVERNANCE PAR LES NOMBRES” . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

114 LES RÔLES ATTRIBUÉS AU GOUVERNEMENT
ET AU PARLEMENT GARANTIRONT-ILS LA DÉMOCRATIE DU SYSTÈME ? .115 LA CRÉATION DE LA SÉCURITÉ SOCIALE EN 1945 …………….

115

• Le salaire socialisé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

116LA MISE EN PLACE DE LA DÉMOCRATIE SOCIALE …………….

.117 LA REMISE EN CAUSE PROGRESSIVE DE LA DÉMOCRATIE SOCIALE . . . . .

117

Lacréationdel’Agircetdel’Arrco ……………………

117 Lacréationdel’Assedic-Unedic ……………………..

118 L’ordonnancedu21août1967etleparitarisme …………..

118 L’ordonnance du 17 décembre 1982 etleretourdeladémocratiesociale ……………………

119 Les réformes de 1996 commencent à installer lamainmisedel’ÉtatsurlaSécuritésociale ……………..

119 De la démocratie sociale à la gouvernance . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

120

– QUESTION 10 – QUELLES SERAIENT LES MESURES À ADOPTER POUR UN SYSTÈME DE RETRAITES PLUS JUSTE ?

LES OBJECTIFS QUE DEVRAIT SE FIXER UN SYSTÈME PLUS JUSTE . . . . .

.122 Le 1er serait de permettre au retraité ou à la retraitée de profiter de sa retraite en étant le plus longtemps possible en bonne santé . . . . . .

122 Le 2ème objectif serait de permettre à la population retraitée demeneruneviedécente …………………………..

122 Le 3ème objectif serait de

maintenirlavaleurdesretraitesliquidées ……………….

123 Le 4ème objectif serait de rétablir la démocratie sociale . . . . . . .

.123

POUR FINANCER CES AMÉLIORATIONS,
IL FAUT RÉPARTIR AUTREMENT LES RICHESSES ……………….

124

Augmenterlessalaires ……………………………

.124 AGIR EFFICACEMENT CONTRE LE CHÔMAGE DE MASSE …………

.124 L’AUGMENTATION DES COTISATIONS RETRAITE ET, EN PARTICULIER,
DE LA PART PATRONALE DE CES COTISATIONS, EST INCONTOURNABLE . .

126

L’augmentation du taux des cotisations retraite ne doit donc plusresterunsujetinterdit ………………………….126 Lestroisleviersdetoutrégimederetraite ……………….

127 Le choix d’augmenter les cotisations sociales auraitétébienmeilleurpourlesfutursretraités …………..

.128 De combien faudrait-il augmenter les cotisations retraite pour annuler lesréformesdenosretraitesdepuis1993? ………………

128

LES VÉRITABLES OBJECTIFS D’EMMANUEL MACRON

DEPUIS 1993, LES ATTAQUES SUBIES PAR NOS RÉGIMES DE RETRAITE
SE SONT SUCCÉDÉ SANS GUÈRE D’INTERRUPTION ……………..

132 LE BILAN DE CES RÉFORMES N’EST PAS TRÈS DIFFICILE À TIRER :L’ÉQUILIBRE FINANCIER EST MAINTENANT ATTEINT MAIS LES SALARIÉS
ONT SUBI UNE LOURDE PEINE ………………………….

.132 LE NIVEAU DE VIE DES RETRAITÉS EST, CERTES,
ÉGAL À CELUI DES ACTIFS …………………………….

133 LES GRANDS PERDANTS DE CES RÉFORMES ONT ÉTÉ LES SALARIÉS . . .

.133 EMMANUEL MACRON VEUT ALLER JUSQU’AU BOUT ! ………….

.133

D’abord en gelant à 28,12 % le taux des cotisations retraite . . . . .

134 Ensuite en faisant une place au soleil de plus en plus importante
à la retraite par capitalisation, aux fonds pension,
àl’épargneretraite ……………………………….

134 Qu’importe si les retraites par capitalisation, les fonds de pension,

les plans d’épargne retraite présentent deux inconvénients et non des

moindres ………………………………………136 LE COUPLE INFERNAL DE L’IMPÔT ET DE LA RENTE ……………

137

 

NOTES ………………………………………….

.139

Pénicaud : 7 grandes entreprises sur 40 sont délinquantes et discriminent

Ainsi donc, il  n‘y aurait, selon le gouvernement,  que 7 entreprises sur 40 testées (tirées au sort, parmi, les 120 plus grosses capitalisations boursières) qui opéreraient de la « discrimination à l’embauche » à l’adresse et sur l’origine.
Il ne s’agit pas des moindres : Accor Hôtels, Air France, Altran technologies, Arkéma, Renault, Rexel, Sopra Steria. Remarquez : c’est un délit ! Ca fait presque 18 % des entreprises concernées et c’est beaucoup, démasquées d’un seul coup.
L’étude par « testing » confirme une discrimination « significative et robuste » : « un Maghrébin a 25 % de chances de moins de recevoir une réponse » à une demande d’embauche.
Protestation aussitôt des dites entreprises et du Medef sur le procédé :
« - Non c’est pas vrai, c’est pas comme ça, le testing est mauvais » etc.

Cela rappelle, en février 2010, sous Sarkozy, le ministre du Travail de l’époque Xavier Darcos, lequel, après l’émoi des suicides chez Orange en été 2009, avait publié sur son site une liste « rouge » des entreprises n’ayant pas ouvert le dossier du « stress au travail».  47 % des entreprises de plus de mille salariés avaient été classées en rouge (dont particulièrement SFR, Picard surgelés, C&A, et Labeyrie). 33 % avaient été classées en vert : comme il s’agissait de PSA, Thalès, GDF Suez, Rhodia ou Sodexo chacun en avait douté. 8 % avaient été classées en « orange ». Dont Orange.

De nombreuses entreprises s’étaient plaintes alors d’avoir été pointées du doigt par erreur. Résultat, le ministère, avait été contraint de faire machine arrière, retirant de son site les listes « rouge » et « orange » des sociétés n’ayant pas entamé ou conclu de négociations contre le stress. « Les risques psychosociaux, nous les avons longtemps sous-estimés, parce qu’il est plus facile de repérer quelqu’un qui tombe dans un haut-fourneau que quelqu’un qui souffre » avait déclaré Xavier Darcos. « En tout cas, une dynamique est engagée sur la question, c’était bien le but », plaidait-t-on Rue de Grenelle.
Mais ça s’était arrêté brusquement. Et c’est le ministre qui avait été viré.
« Name and shame », ça n’avait pas marché.
Trop dangereux ce jeu là.
Imaginez qu’aujourd’hui, on poursuive les enquêtes sur les entreprises qui embauchent 516 000 travailleurs, en les discriminant sur les salaires.
Gageons que Muriel Pénicaud ne courra pas le risque qu’avait pris Xavier Darcos : elle annonce qu’elle associe les 7 premières entreprises prises la main dans le sac au prochain « testing » qu’elle prépare visant les 80 autres. En prévenant à l’avance, pour un « testing surprise », c’est plus sur.
Gérard Filoche
lire chronique hebdomadaire  dans l’Humanité  -dimanche « au boulot » n°480

 

 

Quand Bernie Sanders devient le pire cauchemar de ceux qui gouvernent le monde

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Notes

[1] Interview à C.J. Polychroniou : https://truthout.org/articles/noam-chomsky-sanders-threatens-the-establishment-by-inspiring-popular-movements/

Cette interview de Noam Chomsky ainsi que des milliers de textes, vidéos et images de première main venant des États-Unis et concernant tout ce qui se passe au sommet mais surtout à la base de la société nord-américaine, sont postés heure après heure sur le Facebook « Europeans for Bernie’s Mass Movement » que nous avons lancé il y a 3,5 ans et que nous conseillons vivement aux lecteurs de gauche : https://www.facebook.com/EuropeansForBerniesMassMovement/

[2] Il est pour le moins regrettable que les gauches européennes n’arrivent pas à comprendre que ce qui se passe aux États-Unis depuis 4 ans est d’une importance historique pour la gauche et le mouvement ouvrier du monde entier, et donc pour elles-mêmes aussi. Pourtant, elles auraient tout à gagner en tissant des liens et en développant des mouvements de solidarité active avec le mouvement radical de masse nord-américain, maintenant qu’il est à l’épicentre d’un affrontement de classe gigantesque et à l’issue tout à fait incertaine. Et tout ça indépendamment de leur devoir internationaliste tant négligé par les temps qui courent…

[3] Une des dernières manifestations de cette guerre quotidienne contre Bernie a été la publication des résultats de la primaire emblématique de Iowa avec un retard de plus de 72 heures ! Ce qui a permis au jeune poulain de l’establishment et du grand capital Pete Buttigieg de se poser en triomphateur et à Joe Biden d’éviter de payer le prix de son résultat humiliant tandis que Bernie a été empêché de tirer avantage de sa victoire, ayant remporté très nettement le vote populaire. Le fait que la société Shadow responsable de ce scandale ait travaillé en 2016 pour le compte de Hillary Clinton, et qu’elle soit actuellement employée et payée par les campagnes de J. Biden et de P. Buttigieg est évidemment une pure coïncidence…

 

GDS pour que Paris reste a gauche :

 

GAUCHE DÉMOCRATIQUE & SOCIALE

 

UNIS

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pour garder Paris

à gauche en 2020

Notre but est de garder Paris à gauche pour la justice sociale, la démocratie, la transition écologique,

> Le logement social,
> Les transports gratuits, > Et les services publics

Notre outil est le rassemblement démocratique de la gauche, de toutes ses composantes, dans le respect de chacune.

VOICI LA LISTE DE MESURES POUR LESQUELLES À GDS, NOUS MILITONS :

Logement, urbanisme, aménagement

La politique d’urbanisme doit avoir pour souci permanent de préserver activement la mixité sociale à Paris :

• Penser l’aménagement de Paris en incluant les communes périphériques proches (ceci, avec l’accord de ces communes), pouvant aller jusqu’à leur rattachement
et la création de nouveaux arrondissements.
Cela permettra d’éviter d’accentuer la densi cation déjà excessive du Paris intra-muros actuel.

• Lutter contre l’habitat indigne et les logements vacants (y compris en usant de la réquisition). Renforcer le contrôle des locations saisonnières qui dérogent encore aux règlementations.

• Augmenter le nombre des logements sociaux en particulier dans les arrondissements qui en comptent peu (centre et ouest de Paris) et favoriser les logements pour
les familles de 3 enfants ou plus. Rénover le parc des logements sociaux anciens
et passer à des immeubles « passifs » (très peu consommateurs d’énergie).

• Développer des logements pour les étudiants
• Débattre démocratiquement avec les riverains et les usagers sur les projets de

construction, d’aménagement des quartiers, des espaces publics, des travaux de voirie.

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1

• Penser les voies publiques en fonction des personnes à mobilité réduite et des seniors : réserver les trottoirs aux piétons et supprimer les obstacles, implanter des bancs publics, améliorer la traversée des rues.

• Mettre un frein à la marchandisation de l’espace public. Ne pas transformer la Gare du Nord en centre commercial au détriment de son usage premier : donner l’accès aux trains ; ou encore interdire de faire du parvis de Notre-Dame un espace commercial.

• Contrôle de la puissance publique sur la gestion par les syndics de copropriété.

Transition énergétique

• Préserver et développer les espaces verts publics.
• Actions citoyennes de reconquête des rues par la végétalisation des trottoirs,

des façades, des espaces publics.

• Gestion des espaces verts, continuer la politique zéro phyto et la généraliser à toutes les entreprises (SNCF, RATP, etc) et aux particuliers.

• Débitumer les cours d’école et rechercher les moyens de rendre les cours d’école plus fraiches (arbres).

• Réformer le système de vignette Crit’Air : remplacer le critère de l’âge du véhicule par celui de la pollution réelle (ce qui est possible grâce au contrôle technique).
Le système actuel pénalise ceux qui ont peu de moyens pour remplacer leur véhicule alors que, même s’il est ancien, il pollue moins qu’un SUV neuf !

• Interdire le chauffage des terrasses des cafés et restaurant.Transports et mobilité

• Passer à la gratuité des transports en commun !
Commencer par des actions allant dans ce sens : le weekend, pour tous les seniors, etc. Débat public sur l’ensemble de la question de l’offre de transport, lignes, cadencement, type de motorisation.

• Ampli er la réalisation du réseau de pistes cyclables et pour trottinettes, sans discontinuité et interconnecté avec la périphérie. Développer des garages à vélos sûrs aux stations de métro et de RER, aux gares.

• Accessibilité : faire respecter les obligations légales, notamment pour les bâtiments publics.

• Arrêter d’aliéner les emprises ferroviaires existantes a n de préserver une utilisation ferroviaire future. Tram, train ou RER sur la petite ceinture, gares de marchandises en périphérie a n de réhabiliter les approvisionnements par voie ferrée, les derniers kilomètres pouvant être assurés par véhicules de petite taille électriques.

Démocratie

• Exiger le maintien des services publics en gestion locale directe et développer les services publics locaux en régie directe.

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• Égalité femmes–hommes : engagement dans le sens de la charte européenne pour l’égalité ; actions participatives sur l’égalité dans les espaces publics.

• Délibérations et vœux sur tous les sujets d’intérêt général contre les politiques néolibérales : traités TAFTA ou CETA, privatisation d’ADP…

• Soutien aux luttes et mouvements sociaux : Participation collective des élues et élus aux mouvements sociaux unitaires.

Sécurité

• Stopper la fermeture des Postes de Police et favoriser la présence en nombre suf sant d’une police de proximité circulant en particulier dans les lieux de forte fréquentation.

Budget des collectivités territoriales impôts

• Dotations de l’État : Dénoncer leur baisse. En particulier, exiger que l’État remplisse son rôle vis-à-vis des migrants : hébergements décents, examen correct des demandes d’asile. Soutier les associations tel que la Cimade, RESF, etc, continuer l’implication active dans les dispositifs d’accueil ; sinon mesures spéci ques de la ville autant que possible.

• Budget participatif : augmenter progressivement la part du budget participatif dans la part du budget investissement. La démocratie participative directe enrichit la démocratie représentative, même si elle ne peut s’y substituer.

• Œuvrer pour une taxation importante des plus-values immobilières
Cela aura pour double intérêt d’alimenter les budgets de la ville et aussi de mettre un frein à la hausse des prix de l’immobilier et des locations.

Vie associative, sport, culture…

• Soutenir activement la vie associative, mettre en réseau les associations, soutenir la formation des bénévoles.

• Refuser la baisse des subventions aux associations, au motif d’une politique d’austérité qui frappe les municipalités suite à la diminution des dotations d’État.

• Accueillir gratuitement les associations dans des locaux municipauxavec prise en charge des uides.

• Ouverture maximale à tous les artistes et créateurs : toute licence en art.Éducation

Égalité de tous les enfants de Paris, les mêmes opportunités pour tous les petits Parisiens, quels que soient les revenus de leurs parents ou le quartier dans lequel ils vivent.

• Petite enfance : construire des crèches municipales et augmenter le nombre de places3

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• Poursuivre les efforts pour un périscolaire de qualité avec maintien des 4 jours et demi de classe.

• Entretien des écoles et bâtiments scolaires pour répondre aux réels besoins.Services publics

• Gestion de l’eau et préservation de la ressource : garder la régie publique
et accentuer les efforts de remise en état de l’approvisionnement. Utiliser la loi Houdin permettant de consacrer 1 % du budget de la régie de l’eau à des projets solidaires dans les pays du Sud.

• Continuer l’extension de la CPCU (Compagnie parisienne de chauffage urbain) • Mettre en place une politique de tarifs sociaux, avec les services sociaux (CAS,

DASES) pour l’eau, le gaz, l’électricité et le chauffage.

• Cantines scolaires : développer la part du bio et du local et tendre vers
les 100 % bio ou responsables, et locaux. Veiller à la santé des élèves et à la qualité gustative des repas.

• Numérique : déployer le réseau bre optique jusqu’à tous les logements,
en particulier les logements sociaux et résidences personnes âgées avec encadrement des prix proposés par les fournisseurs d’accès. Tarifs sociaux. Mettre en place
des points d’accès au numérique dans les mairies avec aide individualisée.

• Améliorer la disponibilité de tous les services publics
(heures d’ouverture des bureaux de poste, heures des levées de courrier)

Économie sociale et solidaire

• Concentration de l’aide à l’économie vers les entreprises autogérées par leurs travailleurs (EAT), comme les SCOP (gérées par leurs usagers ou leurs fournisseurs), et non vers celles qui restent des entreprises capitalistes.

• S’opposer au travail le dimanche dans le commerce. Repos dominical systématique pour toutes et tous, dans toutes les activités où il n’est pas absolument impératif
de travailler.

Solidarité internationale

• Soutenir les projets associatifs, et créer des maisons des citoyens du monde fédérant les associations et les ONG, formant des bénévoles solidaires.

• Accueillir les persécutés et réfugiés de tous les pays où les combats pour les droits sociaux et humains explosent.

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contacts

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@gds.idf contact@gds-ds.org gds-ds.org

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a Renault techno centre Yvelines le 23 janvier 20 info et débat sur les retraites

Retraites : les raisons d’une plateforme commune de 13 organisations de gauche – sauf hélas PG, LFI et NPA…

Retraites : les raisons d’une plateforme commune

Un comité de liaison de la gauche sur les retraites s’est réuni, des actions communes de solidarité avec les grévistes ont été organisées avec différentes forces de gauche. Les militant.e.s de la Gauche démocratique et sociale (GDS) y ont pris toute leur place. Cela nous a amené à signer, avec douze autres formations de gauche (*), des propositions alternatives à la réforme de Macron. Ce texte rompt avec l’éparpillement de la gauche. La  signature d’une « plateforme commune des forces de gauche et écologistes » est donc une bonne nouvelle, même si le texte présente plusieurs faiblesses.

 


Ce texte commun est une bonne nouvelle

 

d’abord parce qu’il s’agit d’une réponse aux aspirations de la mobilisation massive et de très longue durée contre la réforme des retraites que veut imposer Macron et que cette réponse s’inscrit en faux contre la concertation en trompe-l’œil du gouvernement et de la CFDT.

Ensuite parce que cette plateforme propose d’instaurer des «garanties collectives » pour nos retraites :

-Le maintien d’un système par répartition et à prestations définies.

-Le rejet de la capitalisation même partielle

-Le calcul de la carrière sur les 25 meilleures années ou sur les six derniers mois.

-Le refus de l’âge pivot, aujourd’hui ou demain.

-La parité de niveau de vie entre les retraités et ceux qui travaillent.

-Une retraite minimum au niveau du SMIC.

-Des mesures de bonification envisagées pour les femmes, dès le premier enfant.

-La réaffirmation du financement de la retraite par la cotisation sociale.

C’est pourquoi la Gauche démocratique et sociale a signé cette plateforme.

Cette plateforme présente néanmoins plusieurs faiblesses.

 

S’il constitue un point d’appui pour la suite, ce texte est le fruit de compromis. Il aurait gagné à être davantage à la hauteur des revendications exprimées dans le mouvement social.

-La plateforme n’affirme pas explicitement qu’en cas de victoire de la gauche et des écologistes en 2022, la réforme d’Emmanuel Macron serait abrogée, si elle avait été votée.

-La plateforme commune ne répond pas aux aspirations des salariés des régimes spéciaux (SNCF, RATP, industries électriques et gazières, Opéra de Paris ; égoutiers…) qui sont, pourtant, le fer de lance de la mobilisation. Dans le système actuel, la réponse à la pénibilité du travail est triple : la possibilité de partir plus tôt en retraite dans les régimes spéciaux, la possibilité d’une retraite avant l’âge légal pour les catégories actives de la fonction publique (les égoutiers, les aides-soignants, les infirmières catégorie B…), le compte individuel de pénibilité dans le secteur privé. Ce compte, individualisé,  est un « emplâtre sur une jambe de bois » : un parcours du combattant pour le salarié, une « usine à gaz » pour l’employeur. La réforme de Macron essaie d’imposer un alignement vers le bas de la prise en compte de la pénibilité en imposant aux trois secteurs le compte pénibilité, réduit à six facteur au lieu des 10 fixée par la loi Touraine en 2014. La plateforme commune propose de revenir à ces 10 facteurs pour les trois secteurs. Ce serait malheureusement, là encore, un autre « cataplasme sur une jambe de bois » et un nivellement vers le bas pour les régimes spéciaux et les catégories actives de la Fonction publique. Ces régimes et ces catégories ne doivent, pourtant, en aucun cas, passer à la trappe.

-La plateforme affirme, à juste titre, que doit être garanti un droit à la retraite en bonne santé. Or, l’espérance de vie sans incapacité est aujourd’hui de 64,5 ans chez les femmes et de 63,4 ans chez les hommes. Cette réalité devrait donc être incompatible avec une autre affirmation de la plateforme : la priorité donné à l’emploi des seniors de 55 à 64 ans. Non seulement ce serait revenir sur l’âge légal actuel de la retraite (62 ans) mais ce ne serait pas tenir compte du chômage des jeunes, en mettant ces derniers en concurrence avec les seniors, entre 60 et 64 ans, pour trouver un emploi.

-La plateforme commune ne prend pas en compte la nécessité de revenir sur les réformes des retraites imposées aux salariés en 1993, 2003, 2010 2014, et notamment de revenir à la retraite à 60 ans et à 40 années de cotisation.

-La plateforme commune considère la retraite comme un « revenu socialisé du travail » mais n’en tire pas toutes les conséquences. Si ces dernières étaient tirées, la gestion de la sécurité sociale devrait revenir aux représentants des ayants-droits, élus selon le principe « un être humain, une voix ». Si ce n’est pas le cas, soit l’État mettra  la main sur ce revenu socialisé (c’est l’un des objectifs de la réforme Macron), soit le « paritarisme » donnera la majorité à une coalition MEDEF-CFDT.

(*) Ensemble, Europe écologie les verts, Gauche démocratique et sociale, Gauche républicaine et socialiste, Génération.s, Les Radicaux de gauche, Nouvelle Donne, Parti communiste français, Parti socialiste, Place publique, Pour une écologie populaire et sociale, République et socialisme, Union des démocrates et écologistes.

 

 

Le vent se lève

 

Du fond du restaurant où il trime, l’un des plongeurs sort fumer une cigarette. Il rencontre l’éboueur qui passe derrière sa benne,  ils taillent une petite bavette.  Je les vois de ma fenêtre, deux salariés de deux secteurs différents. Radio France est en grève, je descends promener mon petit chien, la serveuse s’est ajoutée au groupe, et aussi, un ingénieur de chez Renault techno centre, je le connais, il habite au dessus. Un grand bonjour matinal et un petit échange, c’est la vie de quartier, ordinaire. On parle retraite et on casse du sucre sur le dos du gouvernement. A nous quatre on est un Conseil d’état. J’imagine que le musicien de l’orchestre de l’Opéra de Paris, qui est voisin, ou que l’infirmière qui va venir tout à l’heure me faire une piqure, puissent se croiser aussi et je sais ce qu’ils en pensent.

C’est notre classe sociale, ceux qui font la réalité de ce pays. L’autre jour, c’est le boulanger lui-même qui m’a dit : « y’en a marre de ce Macron ». Ma fille RATP s’est fait de trop longs jours de grève. Et les profs de ma petite  fille s’y sont mis. Au bout de quarante-cinq jours, celles et ceux qui ne s’y intéressaient pas au début, ont percuté ce que ça veut dire une retraite calculée sur 43 ans de carrière au lieu des 25 meilleures années.

Le vent se lève : 70 % de l’opinion soutient les mobilisations même après 45 jours de grèves. Les mensonges lancinants de BFM, Cnews, LCI, France inter et Cie, ont échoué. 61 % demandent le RETRAIT du projet. Pourtant les sondeurs sont du côté de Macron, ils ne nous font pas de cadeau. Mais ça se sent, on a gagné la bataille de l’opinion. La vague est devant nous, et va déferler, maintenant sous une forme ou sous une autre. Si Macron résiste davantage, il va payer un prix encore plus fort que le retrait de son projet. Tous les Mai 68 ne se ressemblent pas, si on est en train de gagner, c’est parce que la majorité de notre corps social, des gardiens de musée aux avocats, adhère aux grévistes, même quand ceux-ci, faute de sous, sont obligés de faire pause dans la grève : c’était dans les sourires, le tonus et le nombre des manifestants du 24 janvier, où les chansons, les danses, la musique anti Macron fleurissaient.

 

« C’est la première fois qu’une refondation aussi profonde a lieu en dehors d’un temps de guerre ou de reconstruction« disait-il. Macron a tout fait : éborgner, tabasser, emprisonner. Il a érigé le mensonge permanent en apothéose. N’écrivait-il pas, dans son livre Révolution : « Après plus de vingt ans de réformes successives, le problème des retraites n’est plus un problème financier ». Et ne se contredit il pas en exigeant un « âge d’équilibre » (sans doute à 65 ou 67 ans) et une préalable « commission de financement » ?  Tout en abaissant les cotisations  sociales à 2,8 % au lieu de 28 % pour les hauts salaires de 120 000 à 329 000 euros, soit 3,7 milliards de cadeaux de plus aux riches patrons ?

 

Gérard Filoche

 

lisez l’Humanité dimanche, c’est ma chronique hebdomadaire depuis dix ans, N° 478

 

30 millions de salariés relais

Comme en Mai 68, les gardiens de musée se sont mis en grève à leur tour, bloquant l’entrée du Louvre par refus de la retraite par points qui ne « vise qu’à baisser pour tous le montant des pensions » : ils ont déclaré se faire « le relais » de la grève « des salariés d’autres secteurs ». C’est un beau « relais ». Ceux de l’Opéra de Paris ont donné des concerts publics à la Bastille, et des ballets, publics sur les marches de l’Opéra Garnier. Radio France tient une grève de 40 jours, et son orchestre a donné une prestation publique de soutien. Les avocats ont jeté leurs robes dans tous les prétoires de France,  les clercs de notaire, les pompiers ont combattu, comme les infirmiers et les kinésithérapeutes, les bibliothécaires et les égoutiers. Huit raffineries sont stoppées, et les réserves de pétrole du gouvernement ont diminué à partir du 11 décembre. Sept ports entiers sont bloqués et des secteurs comme l’aéronautique militaire de Clermont-Ferrand. Des secteurs du transport routier, de marchandises, de voyageurs interurbain, déménageurs, ambulances, transport de fonds et logistique, les personnels des autoroutes, ont participé bien que le gouvernement leur multiplie les concessions à part tout comme à la police, la gendarmerie, les militaires. Les secteurs de l’énergie-électricité ont multiplié coupures et gratuité. Les hôpitaux sont en grève larvée mais soutenue depuis plus de dix mois, avec la participation de centaines de milliers d’agents révoltés et 1200 praticiens de haut niveau ont démissionné. Les caisses de grève et les galas de soutien se développent, Les enseignants s’y sont mis avec des actions spectaculaires, y compris le début de paralysie du bac Blanquer. Nombre d’étudiants et lycéens, ont bloqué leurs établissements malgré la brutalité de la répression policière systématique. La RATP, c’est le plus grand mouvement depuis la création de l’entreprise en 1948. A l’ex SNCF, les cheminots sont des héros mais la grève n’est absolument pas réductible aux seuls blocages des transports : ses « relais » sont partout. Après les Ordonnances anti-travail de l’automne 2017, la longue mobilisation des cheminots du printemps 2018, les 15 mois de l’extraordinaire mobilisation des Gilets Jaunes (en dépit d’une répression brutale), avec décembre 2019 et janvier 2020, la lutte est devenue plus longue que Mai-juin 68.Macron se résume désormais à trois ans de paralysies successives du pays. Tout est en train de muter : nous sommes en pleine guerre sociale, de relais en relais, rien n’arrêtera plus les 30 millions de salariés. Les Gilets jaunes se sont « syndicalisés », et les syndicats se sont « gilets jaunarisés » : les luttes sont multiformes, étendues, croisées, persistantes, elles sont en train de se rendre invincibles.Gérard Filoche