NUPES en tête : l’idée de victoire nourrit la victoire

C’est la nécessité des intérêts et volontés de notre classe sociale qui a fait l’union de la gauche.
Le choix était entre s’unir ou périr : hé bien on va vivre ! On existe, on est unis. NUPES Enfin !

Nous l’avions répété, si, après le désastre de la présidentielle où la gauche avait été éliminée dès le 1er tour,  chaque composante de la gauche présentait ses propres candidats aux 577 circonscriptions des législatives, le risque était : zéro députés de gauche.

Et alors que les uns ou les autres s’accusaient réciproquement de leurs échecs, refusaient toute unité jusqu’à mi avril, jurant même que « c’était définitif », les digues ont sauté. L’unité ça ne se fait pas par la force ni les diktats. Ça se fait par l’adhésion et la conviction.

Il y avait des unitaires dans tous les partis et ils ont agi dans le sens voulu par les larges masses.

Le CN du PS a voté pour (à 167 contre 101) le 19 avril, EELV s’est torturé mais a signé avec LFI après que Générations l’ait fait, le PCF a négocié dur, le NPA a évolué,  LFI a accepté de discuter avec le PS et pas sur la seule base de l’AEC, et finalement l’accord NUPES a été gagné, tous ont bougé, personne ne s’est soumis, chacun a été respecté.

LFI en a pris, c’était visible depuis 5 ans, le leadership, il y a enfin eu un « programme partagé », et on est enfin repartis dans une reconstruction de la gauche, qui, en 5 semaines à peine,  l’a amené en tête.

La victoire est redevenue possible. L’unité paie.

Les diviseurs droitiers façon Carole Delga/François Hollande en Occitanie, à Tulle, ont été balayés.

Du coup, ça se voit mieux, la France est bien plus à gauche que ce que les gros médias et les analystes de mauvaise foi ne prétendaient. Normal, car il y a 30 millions de salariés et le salariat exploité est la base de toute notre gauche pluraliste, EELV, Générations, LFI, PCF, PS (auxquels il faut évidemment intégrer GDS, Ensemble, NPS, Nouvelle Donne…)

Les gros médias appuyés sur la stratégie de non débat de Macron ont certes matraqué avec une grande violence pour dénaturer le caractère naissant et récent de l’unité réalisée mais ils ont échoué : NUPES, en un mois a commencé à brasser les équipes militantes, et à toucher des millions d’électeurs.

NUPES est donc en tête, ce n’est qu’un début.

Contrairement à ce qui est dit, c’est la NUPES qui a les plus grandes réserves en voix. 71 % de jeunes de moins de 35 ans se sont abstenus. D’après Ifop-Fiducial, 48% des personnes qui partagent une proximité politique à gauche se sont abstenus. Et ce sont les catégories employés ou ouvriers, qui ont voté le moins, avec les inactifs. Or il s’agit de nous, c’est notre base sociale. On est tous contre Macron, mais il y a eu encore des doutes, l’idée que ce n’était pas ou plus possible de gagner.

Alors c’est l’idée de la victoire qui peut nourrir la victoire.

D’où l’acharnement médiatique à savoir qui était en tête, Macron ou la NUPES. Or c’est bien nous, qui sommes devant, pour la retraite à 60 ans, le smic à 1500 euros nets,  le code du travail reconstruit, le blocage des prix, la transition écologique, la redistribution des richesses d’abord.

On peut le faire, ensemble le 19 juin.

Après, un autre monde est possible, il y sera question de succès, de bonheur et de luttes collectives.

 

 

Avec l’unité, tout devient possible ! votons NUPES !

 

Partout, en France, des centaines de campagnes électorales fleurissent aux couleurs de la NUPES. La gauche s’affiche unie, enfin !

 

La Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) est une promesse propre à satisfaire un électorat de gauche qui n’en peut plus, qui a souffert du dernier quinquennat Macron et qui aspire à l’union. Faire renaître la flamme et l’enthousiasme autour d’un programme résolument ancré à gauche, maintenant. Porter ensemble des mesures de progrès qui changent la vie des gens, vraiment.

 

Un Programme partagé rose-rouge-vert, forcément !

 

D’abord, le social ! Retraite à 60 ans, blocage des prix des produits de première nécessité et du carburant, Smic à 1 500 euros net et augmentation des salaires, allocation d’études à 1 000 euros par mois, déconjugalisation de l’Allocation adulte handicapé (AAH)… Nous portons ensemble des réformes au bénéfice de l’écrasante majorité de la population.

 

Évidemment, la démocratie ! VIe République pour redonner toute sa place au Parlement, référendum d’initiative citoyenne pour donner plus de pouvoir à la population, en finir avec les cabinets privés conseillant le gouvernement dans l’ombre pour limiter la collusion entre vie publique et intérêts privés… Nous voulons toutes et tous revivifier la démocratie.

 

Bien sûr, l’écologie ! Réduction de 65 % des gaz à effet de serre d’ici 2030, sortie du nucléaire… Nous ne voulons plus tergiverser, car il y a urgence.

 

Nous assumons ensemble de ponctionner l’argent nécessaire là où il est, dans les poches de la petite minorité qui prospère quand la grande majorité d’entre nous galère.

 

Le combat pour l’unité continue, encore et toujours

 

La France insoumise, EELV, le PCF et le PS, ainsi que Nouvelle Donne, Génération.s, Ensemble! ou encore la Gauche démocratique et sociale (GDS)… Une union large, plurielle, s’est accordée sur un programme de 650 mesures et un calendrier d’urgence pour changer concrètement la vie.

 

L’union est un combat qui durera au-delà des échéances électorales. Nous nous attelons d’ores et déjà à préparer les prochaines étapes, constitutives de la reconstruction de la gauche. Elle se fera sur des bases radicales autant que démocratiques. La pérennité de cet accord historique, la promesse faite à l’électorat de gauche, pourraient prendre forme dans une fédération des partis politiques de la transformation sociale. Avec, pourquoi pas, à la rentrée une « université » de la NUPES ?

 

Nul ne peut penser que le soufflé retomberait sitôt les députées et députés élus à l’Assemblée nationale. Elles et ils amèneront avec eux l’exigence du respect des sensibilités et de l’organisation de la discussion, car ils auront été portés, dans chaque circonscription, par des collectifs enthousiastes, sincères et conscients. Car ce que ce qui lie les militantes et militants de gauche est toujours plus fort que ce qui les divise.

 

Violet-rose-rouge-vert : voilà qui peut être majoritaire !

 

En attendant, il nous faut mener la bataille. Il faut occuper le terrain et convaincre.

 

Il faut par ailleurs rappeler inlassablement la réalité des députées et députés macronistes : elles et ils ont accompagné, validé, suivi la marche funeste qui enterre un à un nos services publics. Elles et ils ont vidé les outils concrets de lutte contre les inégalités de naissance, à commencer par la Sécu. Elles et ils sont co-responsables du scandaleux creusement des inégalités et de la criminelle inaction écologique.

 

En face, unis, soudés et déterminés, charge à nous d’envoyer un maximum de parlementaires de gauche à l’Assemblée !

 

Le 12 et le 19 juin, votez et faites voter

 

pour les candidates et candidats de la NUPES !

 

Nouvelle condamnation de la multinationale américaine du verre pour faute inexcusable

Nouvelle condamnation de la multinationale américaine du verre pour faute inexcusable

Pour la septième fois, le Tribunal judiciaire de Lyon vient de condamner la société O.I. Manufacturing France pour faute inexcusable. Un verrier de Givors avait été exposé au benzène et une maladie professionnelle avait été reconnue par la Sécurité sociale au tableau 4 pour une leucémie qui l’a emporté. A l’issue de l’enquête, la caisse a considéré que « au cas particulier, on ne peut totalement exclure que les travaux réalisés ont comporté des opérations de production utilisant du benzène », les délais d’exposition et de prise en charge ont été respectés.

Le médecin du travail, a établi une liste des matériaux entrant dans la fabrication du verre d’emballage et a décrit les opérations de traitement du verre à froid et à chaud, « la fabrication expose aussi les salariés à divers produits dont les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les suies de combustion du charbon, les amines aromatiques… », comme a pu le rappeler le tribunal. Qui poursuit : « l‘employeur, ne peut soutenir avoir ignoré les risques de l’exposition de ses salarié à différents agents nocifs alors qu’en vertu d’une réglementation générale édictée dès 1893, qui a ensuite été complétée au fil des années, il était tenu de procéder à l’évaluation des risques encourus, notamment pour les risques liés à l’exposition des salariés aux gaz, vapeurs, poussières. »

Ainsi, contrairement à ce qu’il fit devant les juges, l’employeur ne peut sérieusement soutenir ne pas avoir été informé des risques liés au benzène, dont la connaissance a certes évolué, mais qui figuraient cependant dès 1931 dans un tableau spécifique.

Une nouvelle fois, le Tribunal a pu rappeler que « le manquement à l’obligation légale de sécurité et de protection de la santé à laquelle l’employeur est tenu envers le travailleur a le caractère d’une faute inexcusable au sens de l’article L 452-1 du Code de la Sécurité Sociale, lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était soumis le travailleur et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver. »

Le combat des verriers de Givors se poursuit pour la reconnaissance des maladies professionnelles et les droits attachés des victimes ou de leurs ayants droits. A ce jour, depuis la fermeture de la verrerie en 2003, seize maladies professionnelles ont été reconnues dans leurs rangs.

L’exposition au benzène est reconnue responsable d’une leucémie ; l’arsenic est aussi mis en cause pour un cancer de la peau, ainsi que la silice pour une maladie des poumons. Neuf maladies ont été reconnues après l’exposition à l’amiante très fortement installée dans les ateliers de l’entreprise. Les huiles minérales ont été mises en cause à deux reprises pour des dermatoses. Enfin, deux cancers du plancher buccal et du pharynx ont mis en cause la polyexposition à l’amiante, aux hydrocarbures et solvants.

Deux procédures pour la reconnaissance des maladies professionnelles sont encore en instance, ainsi que deux autres pour faute inexcusable de l’employeur. Une procédure engagée en 2013 devant le Conseil des Prud’hommes par 60 anciens verriers viendra en audience devant la Cour d’appel de Lyon en octobre de l’année prochaine.

Pour suivre l’évolution de ce combat le site Internet des verriers de Givors est mis à jour régulièrement :

www.verriers-givors.com

 

Non à la retraite à 65 ans Non à Macron Non a LREM, les 12 et 19 juin on vote NUPES

« La CFDT est contre le report de l’âge légal de la #retraite. Nous serons vent debout, nous nous mobiliserons. Il y a d’autres manières de financer le grand âge : la fiscalité du #patrimoine des 10% qui possèdent 50% du patrimoine en France. » a déclare @CfdtBerger sur  #RTLSoir

Voilà qui est bon signe car on sera 100 % des syndicats à se battre dans la rue pour bloquer les 65 ans de Macron ! Ca veut aussi dire que les législatives ne sont pas jouées, car 18 millions de retraites et 30 millions de salaries peuvent comprendre dés ce mois de juin leur intérêt à  empêcher Macron d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale.

 

Rien, à part le fanatisme pro finance de Macron, ne justifie la retraite à 65 ans

 

Le COR conseil d’orientation des retraites, l’a formellement confirmé, il n’y a pas de déficit substantiel, pas de problème de financement pour nos retraites.

C’est donc purement idéologique de la part de Macron pour « faire travailler plus » en gagnant moins.

 

Retraités, ne votez pas Macron il n’a pas cessé de vous piller depuis 2017 !

 

Macron a, depuis 5 ans, baissé le niveau de toutes les retraites en les désindexant de la hausse des prix et en introduisant le paiement de la CSG, de la CRDS, de la CASA.

 

‪La contribution de solidarité pour l’autonomie (CASA) est de 0,3% pour les retraités dont le revenu fiscal de référence (RFR) est > à 14.404 euros pour 1 personne seule ou 22.096 euros pour un couple, soit un taux plein de CSG = 8,3% !

Macron a augmenté la CSG de 1,7 % en janvier 2018. Les retraités ont perdu au-delà d’un seuil autour de 1 300 euros de retraite.

Une pension d’une personne seule dont la pension brute mensuelle est de 3000 euros a été amputée de 50 euros par mois depuis 4 ans soit de 2800 euros

Retraités : 8 millions d’entre vous au total ont subi la hausse de la CSG !

les 8 autres millions qui n’ont pas payé cette CSG c’est parce que leurs revenus étaient déjà trop faibles (moins de 14.404 euros par an pour une personne seule) mais  ils ont subi la désindexation par rapport aux prix.

en 2018, la baisse du niveau de vie des retraités a été 5 fois plus importante que pour le reste de la population (0,4% en moyenne contre 2% pour les retraités) la proportion de retraités « pauvres » est passée en 2018 de 7,6 à 8,7%.

En 2019 la sous-indexation a été particulièrement marquée, avec seulement 0,3% très loin d’une inflation à 1,8%.

Le mouvement s’est poursuivi en 2020 pour 1/4 des retraités.

La mesure, cumulée au gel des retraites complémentaires et à la hausse de la CSG, a rogné le pouvoir d’achat des pensions d’environ 5% entre 2017 et 2020

 

Salaries jeunes et adultes, ne votez pas Macron il casse vos retraites :

25 % des salariés les plus pauvres  meurent avant l’âge de la retraite.

L’espérance de vie en bonne santé a reculé pour les femmes et les hommes de 64 vers 63 ans.

Si on vit plus longtemps, c’est pour en profiter plus longtemps. Or la biologie du corps humain est restée la même : à 55 ans le travail devient toujours aussi dur physiquement ou mentalement. Les plus belles années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. Les plus difficiles années au travail sont entre 60 et 65 ans.

A quoi ca sert, sinon à nuire, de donner le travail qui est rare a ceux qui ont entre 62 et 65 ans alors que 25 % des jeunes de moins de 29 ans sont au chômage ou bien très précaires ?

La retraite à 65 ans c’est du boulot en moins pour la jeunesse
Et ça ne fonctionne pas !  Puisque 2 salariés sur 3, de toutes façons, ne sont plus au boulot à partir de 55 ans, soit licenciés, soit malades, soit inaptes, ils sont inscrits sur les registres du chômage, au lieu d’être sur les caisses de retraite.

Ce qui fait que la retraite à 60 ans c’est une économie et non pas une dépense : ca fait du travail pour les jeunes, des cotisations sociales en plus, des chômeurs en moins, et des consommateurs de loisirs en plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Smic à 1500 euros nets, 1900 euros bruts ? 300 euros pour toutes et toutes Egalite salariale femmes hommes

Smic à 1500 euros nets, 1900 euros bruts ?

La hausse des salaires 300 euros pour toutes et toutes

Egalite salariales femmes hommes

Dans toute la campagne présidentielle, GSD défendait un Smic à 1800 euros bruts, la LFI défendait un Smic à 1400 euros nets, Roussel a defendu un Smic à 1900 euros bruts, Olivier Faure a defendu au nom du PS un Smic à 1400 euros, Jadot défendait un Smic à 1500 euros nets.

La NUPES défend un Smic à 1500 euros nets désormais, dans le « programme partagé » publie le jeudi 18 mai entre EELV, LFI, PCF, PS.

Quel est le sens du choix ?

 

Instauré par une loi du 2 juillet 1970, le SMIC a 47 ans en 2022. C’était l’époque de mai-juin 68 ou il avait été augmenté de 33 % et depuis 50 ans, le patronat et les gouvernements a son service ne cessent de rogner et contester principe même du Smic.

Cela mérite d’être relevé car le smic existe dorénavant dans 21 pays d’Europe à l’instar de l’Allemagne qui vient de s’en doter en 2015.

Le SMIC n’en reste pas moins vivement contesté par la patronat et tous les libéraux : « cout pour les entreprises, frein à l’emploi, outil inefficace pour combattre la pauvreté… » etc

Pourtant, le SMIC est l’outil indispensable pour assurer la protection des salariés les plus vulnérables et joue un rôle décisif dans la lutte contre les inégalités.

Les salaires ont perdu plus de 10 points en moyenne par rapport aux profits au cours des dernières décennies.

Avec les salariés, nous n’avons de cesse de combattre :

-       pour renverser cette tendance,

-       imposer un rattrapage,

-       en venir à une redistribution des richesses plus favorable à ceux qui les produisent

-       surtout à un moment ou l’inflation est revenue.

La CGT revendique 2000 euros bruts, Solidaires revendique 1700 nets, CFDT, CFTC et FO demandent des hausses substantielles mais ne les chiffrent pas.

C’est pourquoi les partis politiques de gauche au pouvoir doivent, selon nous, GDS, introduire une « rupture » : pas seulement un « coup de pouce », mais une rupture de façon à créer un « choc salarial » et affirmer ainsi la volonté de faire récupérer 300 euros par salariés sur les marges florissantes des entreprises et des profits.

 

Il nous semblait, GDS, au vu de ces données, qu’une hausse de 1800 euros bruts s’imposait, c’était celle de la CGT au moment où nous l’avons formulée, il y a 6 ans. Mais l’actualité et l’inflation nous pousse à 1900 euros bruts

Nous formulons le Smic en brut et pas en net car cela illustre mieux la réalité et la totalité du salaire, direct  et indirect.

Jean Luc Mélenchon, il y a quelques jours, a haussé de 1400 net à 1500 nets puis le « programme partagé » de la NUPES s’est accordé sur ce point, ce qui fait a peu pré 1900 bruts.

Cela nous semble, dès lors que ça fait accord consensuel, correspondre aux attentes actuelles des salariés.

 

300 euros pour tous.

 

300 euros pour tous comme augmentation uniforme c’est conséquent, à la fois substantielle et « raisonnable », ça change la donne en faveur des salaires.

Les augmentations uniformes ont cet «énorme avantage d’être lisibles pour tous, et de réduire l’écart entre les salaires.

Il faut en même temps imposer par la loi que les minimas conventionnels soient automatiquement relevés par la hausse du smic

Ce qui pousse à une renégociation des conventions collectives dont les 2/3 sont en retard. C’est l’État qui a la responsabilité légale d’étendre les conventions ce qui lui permet de veiller à la revalorisation globale des grilles de salaires, niveaux, coefficients et échelons.

Les métiers dit de « premier ligne », les plus pénibles physiquement et mentalement,  doivent être revalorisés par ces négociations, l’état ne se substituant pas, mais faisant comprendre la nouvelle donne a tous les employeurs et actionnaires.

Evidemment cela impose d’augmenter en proportion le point d’indice pour les fonctionnaires, les pensions des retraités, et les différents minimas sociaux.

Aucune retraite ne doit être inférieure au Smic. Et elles doivent être ajustée sur les prix et les salaires ;  de façon générale, les salaires doivent être indexés sur les prix, ce qui est une arme conte l’inflation.

Et le principe d’un salaire maxima  inférieur à 20 smic (pour commencer) doit faire partie de cette panoplie redistributive.

Cela s’accompagne de l’égalité salariale femmes hommes, imposé en un moins d’un an par un système d’obligations, de contrôles et de sanctions, avec une inspection du travail renforcée.

C’est un choix politique de cesser les aumônes, les « primes » éphémères et façon Macron, les « participations » hasardeuses, les « intéressements » bidons : tout travail mérite salaire et c’est le travail dont on rétablit la valeur ! C’est le choix de reprendre sur les dividendes, de faire reculer le talon de fer de la finance et de ses trop longs et trop insupportables pillages.

 

Un sursaut et un nouvel espoir sont nés pour les 12 et 19 juin : Nupes

Malgré le désastre du 10 avril,

Un sursaut et un nouvel espoir sont nés

Pour les 12 et 19 juin :

Nupes

 

Pour la gauche éliminée après le désastre du 10 avril, il ne restait plus que le sinistre choix entre Macron et LePen. Il était prévisible que des déchirements en résulteraient. Rien de plus difficile et démoralisant que de se trouver placés devant le choix entre droite et extrême droite, entre le pire et le pire encore : appeler a battre Le Pen, tout en prononçant le moins possible le nom de Macron était une douloureuse gageure.

Ce n’est pas la faute aux millions d’électeurs de gauche, car, dans la phase finale, fin mars, avril, ils ont fait fi des querelles de chapelle, de la primaire populaire avortée, de la division qui faisait rage, des polémiques insensées, et ils ont cherché à repousser cette défaite inéluctable, il y a eu une « remontada », un puissant vote utile en faveur du candidat le mieux placé Jean-Luc Mélenchon. Beaucoup ont fait comme GDS qui, à partir du 23 février, a appelé à voter « le mieux placé », Mélenchon.

Le total des voix de gauche qui stagnait depuis de très longs mois entre 23 et 28 % est monté à 32% dans la toute dernière ligne droite : ce que la division tragique de la gauche avait empêché en cours de campagne, ce que les arguments et programme développés n’avaient pu mobiliser, en fait, l’envie puissante d’exister pour avoir à tout prix une gauche au 2° tour contre Macron, a nourri in extremis des espoirs et Mélenchon a atteint le chiffre record de 22% des voix.

Un record, mais pas suffisant car c’était couru d’avance, on le savait depuis 2017, l’idée que « la force  irait à la force », ça marche forcément, mais pas de façon assez massive pour gagner. Le vote utile ne suscite pas le même élan de masse que la conviction l’adhésion, la conscientisation du vote. 81 % des électeurs de gauche voulaient un candidat unique. Mélenchon a ainsi obtenu 545  274 voix de plus par rapport à 2017. Faute d’avoir imposé l’unité de la gauche avec un candidat commun, un électorat pluraliste, socialiste, communiste, écologiste, trotskiste, jeune, salarié, bien plus large que la seule LFI s’est rué in fine sur son nom.

Avec 21,95 % contre 23,41 % à Le Pen, il a manqué 504 632 voix à Mélenchon pour franchir le 1er tour. Avec les 4,6% de Jadot, les 2,3% de Roussel, les 1,7% d’Hidalgo, (soit 2 991 085 voix, ce qui n’est pas rien) s’il y avait eu un accord unitaire négocié à temps et sans exclusive à gauche sur une plateforme commune, Mélenchon aurait été largement en tête avec une dynamique bien au delà des 32 % et une toute autre page historique aurait été ouverte. La stratégie de cavalier seul, de passage en force a échoué mais c’est d’autant plus cruel.

Face à ses soutiens réunis au Cirque d’Hiver pour la soirée électorale du 10 avril, Jean-Luc Mélenchon a encore déclaré : « Nous disons à tous ceux qui, jusque-là, n’ont pas voulu l’entendre : ici est la force. Nous avons une stratégie : le pôle populaire. Nous avons un programme. Nous avons devant nous d’autres élections. Nous tiendrons à chaque étape notre rang. Réfléchissez-y ». Dans la salle ça criait « Roussel à la poubelle » ? Sur les réseaux sociaux, de plus en plus belle fleurissaient les « #PSplusjamaisça », des montages avec trois portraits Jadot-Hidalgo-Roussel barrés en grand du mot « traitres » La cause de la défaite était rejetée sur les « autres » de gauche comme elle l’avait été depuis 2017 sur le dos de Benoit Hamon. Alors que le PS dans son CN du mardi 19 avril, proposait l’unité à LFI, Mathilde Panot, dans le JDD du 21 avril  rejetait tout accord et ce « de façon définitive ». On était repartis comme de 2017 à 2022… mais cette fois jusqu’en 2027.

Nationalement et localement, un candidat unique partout.

Dés la première minute, le 10 avril à 21 h sur Blast, le porte parole de GDS a déclaré : arrêtons les ravages à gauche. Nous ne pouvons pas gagner les uns contre les autres. Il faut stopper la compétition insensée et retrouver ensemble le terrain de l’unité d’action. Il faut discuter. Il faut un accord de législature.  Pas de fatalité, pas de résignation, il existe un moyen de limiter les effets de la réélection de Macron : un seul candidat de gauche par circonscription. Nous appelons Jadot, Faure, Mélenchon, Roussel, à se rencontrer en ce sens pour négocier une plateforme commune, un « pacte de législature »

Au 2° tour de la présidentielle du 24 avril 2022  y a eu 58,54% des votants pour E. Macron (18,77 millions de voix), et 41,46% pour M. Le Pen (13,29 millions de voix) c’est un 2° tour aux apparences démoralisantes pour le salariat et la gauche.

Le vote du 24 avril ne représente heureusement pas le pays réel, tous les commentateurs l’ont aussitôt souligné. Il faut relativiser ces chiffres bruts officiels car, en fait, 2/3 des français n’ont pas voté pour Macron lequel n’a obtenu que 37,9% des inscrits. Il a perdu 4 millions de voix depuis 2017. Il y a eu 16,5 millions d’abstentions et de votes blancs et nuls.

47% des 37,9 % d’inscrits (soit autour de !,5 millions !) qui ont voté pour Macron l’ont fait non par « adhésion » mais d’abord contre Le Pen. Et une grosse partie de ceux qui ont voté Le Pen c’est compliqué, ils l’ont fait davantage contre Macron que par suivisme aux idées d’extrême droite de Le Pen.

Comme le dit un observateur modéré : Hubert HUERTASQuelle serait plus grande faute d’Emmanuel Macron dans les jours qui viennent ? Croire, parce que sa victoire est plus large que prévu, qu’il serait dans une position confortable. C’est faux, elle est précaire, voire dangereuse. Le verrouillage 5ème république est hors d’usage.

Selon un sondage Opinionway, 63% des personnes interrogées souhaitent qu’Emmanuel Macron «ne dispose pas d’une majorité et soit contraint à une cohabitation», contre 35% qui veulent qu’il «dispose d’une majorité à l’Assemblée nationale et puisse mener sa politique» .

Selon une autre enquête Ipsos Sopra-Steria, 56% des enquêtés souhaitent que Macron perde les législatives, contre 20% qui veulent qu’il obtienne une majorité «pour appliquer son programme» et 24% qui jugent préférable que «par cohérence» il obtienne une majorité pour «éviter une cohabitation».

Dans le détail, 84% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 49% de ceux de Yannick Jadot, 40% de ceux de Valérie Pécresse, 87% de ceux de Marine Le Pen et 80% de ceux d’Eric Zemmour souhaitent une défaite d’Emmanuel Macron aux législatives.

Toujours selon cette enquête Ipsos Sopra-Steria, 57% des personnes interrogées (26% tout à fait et 31% plutôt) souhaitent que les partis de gauche (LFI, EELV, PCF et PS) forment une alliance et présentent des candidats communs. Ils sont même 93% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 85% de ceux de Yannick Jadot à émettre ce souhait.

D’ordinaire, les législatives d’après présidentielle n’en sont qu’une répétition mécanique. Mais là il y a une possibilité réelle qu’il en soit autrement.

Il ne s’agit pas d’une vaine propagande pour un 3° tour ni pour une « revanche ». Il s’agit simplement de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, et vu les circonstances propres aux votes des 12 et 24 avril, l’issue légitime peut être différente. L’affaiblissement de Macron et les contradictions de ses discours et de sa politique laissent penser que les 12 et 19 juin prochain, le poids du pays réel et surtout celui du salariat, peut se faire mieux entendre.

S’unir ou périr :

S’il y avait 577 candidats LFI, 577 candidats PCF, 577 candidats PS, 577 candidats EELV, 577 candidats LO et NPA, une éventualité nouvelle terrible, se dessinait, c’est qu’il n’y ait aucun député de gauche.

De quoi faire frémir tous les appareils.

Par contre un accord national EELV LFI PCF PS (avec d’autres organisations de gauche existantes) sur une plateforme commune,  pour un gouvernement de coalition sans exclusive à gauche, débouchant sur un partage des 577 circonscriptions, pouvait placer la gauche en tête dans plus de 400 des cas le 12 juin.

Ca s’imposait. Il n’y avait pas d’autre choix que de « tourner ». D’autant que la pression de l’électorat  était de plus en plus puissante.

Les historiens le diront : comment ce qui était impossible pendant cinq a dix ans, s’est il renversé ?  Comment la division qui a férocement frappé la gauche pour la présidentielle, s’est-elle muée 15 jours plus tard en une unité à marche forcée ?

C’était la trahison de 2012 à 2017 du quinquennat maudit de Hollande Valls, la cause de la débandade du PS : 1,7 %

Le 19 avril 2022, le CN du PS vote par 160 voix à 75 en faveur d’une négociation avec LFI et toute la gauche. La droite du parti Hollande, Le Foll, Delga, Cambadelis, Assouline, Dray, Mennucci s’enrage dans la dénonciation de cette unité de la gauche, les uns veulent partir (Cazeneuve), les autres désobéir (Delga, Assouline), les autres veulent scissionner (Le Foll annonce un autre parti pour le 16 juillet…) les autres présentent et négocient des candidats allégeants et dissidents (Hollande).

Mais Faure et les siens tiennent bon et présentent un texte politique à LFI où il y a la retraite à 60 ans, le smic à 1400 euros nets, le blocage des prix, l’abrogation des lois anti travail El Khomri et Pénicaud, la planification écologique, la VI° République… Le texte renoue avec le PS d’avant Hollande, reprend des positions traditionnelles de la gauche, il a même une tonalité « gauche socialiste » comportant de nombreux points défendus par les amis de D&S depuis 30 ans. Evidemment cela change la donne et tous les ennemis médiatiques et politiques de l’union le dénoncent.

Voilà que le refus « définitif » de débat entre LFI et le PS du jeudi 21 au son de #plusjamaisPS se mue en un repas Melenchon Faure, en une rencontre en grand public dans la manifestation du 1ermai,  et en un accord ratifié au terme d’une rude bataille. La LFI a expliqué que c’était un « nouveau  PS » un « autre PS » qu’elle avait en face d’elle.

Avec 292 votants, le CN du PS du 4 mai ratifie la motion d’Olivier Faure par 167 voix  contre 101 voix à Hollande-Delga-LeFoll-Assouline-Temal-Cambadélis,  24 abstentions cela semble une majorité nette. Olivier Faure donne une chance avec cette majorité relative et dans la démocratie de reconstruire le PS dans l’unité de la gauche.

Une fois que le PS avait basculé, EELV et le PS ne pouvaient faire moins. Apres s’être violemment disputés en interne, les Verts (qui n’avaient pas de deputes, et risquaient de ne pas en avoir) ont signé a leur tour. Générations qui avait exclu sa minorité parce qu’elle voulait faire accord avec LFI, l’a réintégrée, puis s’est glissé dans le « pole écolo » pour négocier, s’y est fait maltraiter et a signé précipitamment un accord séparé le jeudi 28 avril. Le PCF  qui n’avait que 10 députés sortants a signé aussi. En moins de 10 jours, les quatre partis fondaient la PUPES.

Certes LFI a refusé jusqu’au bout, malgré leurs promesses et nos demandes de rencontres, de négocier avec les plus petites organisations de gauche, comme GDS, Nouvelle Donne, Ensemble.

Certes l’accord était tardif, hâtif, disons même un peu expéditif, bricolé, mais c’était tellement souhaité par les larges masses et imposé par la nécessité que cela a déclenché une profonde vague de soulagement, d’adhésion, d’enthousiasme.

Certes il n’y a eu que des accords bilatéraux façon gauche plurielle de Lionel Jospin.  Certes il y a eu une grande impréparation qui a donné des choix pas toujours en harmonie avec le terrain, pas toujours avec les meilleures candidatures.

C’est la conséquence inévitable d’un tournant effectué à marche forcée en moins de 15 jours. Mais ce n’est pas ça qui compte, c’est le sens considérable que cela a pris. C’est la tempête sous les crânes que ça provoque, : ça modifie la théorie, la pratique, la vision de la gauche, son histoire, son périmètre, l’avenir du salariat.

La donne est changée pour les législatives.. et après. Car la victoire est redevenue possible !

En face, la droite reste divisée et chaotique : « RN » de LePen, en baisse de régime, s’oppose à « R » de Zemmour, tandis que Macron peine à trouver une majorité unique entre LREM (devenu curieusement et soudainement « Renaissance ») UDI, MODEM, « Horizons » (sic, d’Edouard Philippe) et LR (tétanisés par les 4,5 % de Pécresse). Macron, balloté, ne sait pas sur quel pied danser pour son nouveau quinquennat.

La défaite n’est plus inéluctable. Non seulement la NUPES  va sauver des groupes parlementaires de gauche, mais elle peut même déclencher une majorité à l’Assemblée nationale. Et un gouvernement EELV PCF PS LFI…

 

GDS a  bataillé dur, obstinément, opiniâtrement,  depuis le début, pour qu’une semblable unité de la gauche arrive. Nous avons tout essayé, appels militants, syndicaux, de personnalités, 22 en commun, UNALT22, meetings, articles, livre, serment de Romainville, primaire populaire.. Nous avons passé des « petites » alliances avec Ensemble, Nouvelle Donne, Ensemble sur nos territoires, Allons Z’enfants, crée, « RSE » (rassemblement social et écologique) et cherché à présenter des candidats pour « peser ».

GDS avait bien vu que dans chaque parti, il y avait des partisans de l’unité, au sein des Verts, au sein du PCF, au sein de LFI. Et nous avions bien noté que depuis trois ans dans le PS la direction Faure était unitaire. Olivier Faure actuel dirigeant du PS proposait « un candidat commun qui ne soit pas socialiste, ni vert, ni communiste, ni insoumis mais qui soit tout ça à la fois« . Et Faure à Blois, en été 2019, avait même envisagé : « Si Mélenchon doit être candidat, c’est au travers d’une candidature collective. S’il y a des désaccords, ils doivent être tranchés publiquement par un vote démocratique populaire. Rassemblons-nous d’abord sur les idées et désignons ensuite le candidat pour les porter. » Nous avions plutôt soutenu Eric Piolle. Nous avions noté que l’argument de Roussel était imparable : lorsque Jean-Luc Mélenchon s’était déclaré candidat, sans en discuter avec quiconque et ensuite demande au PC un accord. Roussel avait répondu « pourquoi tu ne l’a pas fait avant de te déclarer ? » L’argument avait fait mouche.  

Les électeurs la voulaient encore plus que nous, cette unité.

LFI  a tourné mais c’est un mérite : celui de ré offrir une possibilité de victoire, en accord avec le PCF, EELV et le NPA.

Nous savions, nous GDS, que l’unité ne pouvait se faire avec de l’eau tiède, nous n’avions cessé de proposer 1800, 60, 32, 20, 5, 50, 6°…

Nous savions et nous n’avons cessé de le dire et redire, que ça se jouait sur la retraite à 60 ans, le smic à 1800 euros, la VI° république sociale et écologique et que le terrain était propice à ce qu’autour d’une table ce soit forcément la gauche qui l’emporte sur les sociaux-libéraux !

Beaucoup nous rendent hommage, nous sommes donc totalement partie prenante de la « Nouvelle union populaire écologique et sociale ». Nous ressentons cela comme une victoire après un très long tunnel, un très long combat.

GDS a été utile et sa stratégie est reconnue et son programme est au cœur du nouveau combat pour les 12 et 19 juin afin de vaincre la droite et l’extrême droite. C’était réputé impossible, cela est devenu possible, dés le 1er mai c’était dans toutes les têtes, c’était dans l’air, les manifestants nous souriaient et reprenaient confiance dans les chances  de l’emporter.

Au boulot !

Allons y !

Faisons voter massivement NUPES le 12 et 19 juin.

En mettant l’accent sur les axes immédiats, retraite à 60 ans, hausse massive des salaires, blocage des prix, reconstruire le droit et la dignité du travail

 

Gérard Filoche

 

Mai 68, une histoire sans fin (tome 2 : les années PS des années Jospin au quinquennat maudit de Hollande-Valls)

historiographie de la Gauche Démocratique & Sociale

Dans un premier tome de « Mai 1968, une histoire sans fin », Gérard Filoche commence son auto-biographie. Mais très vite, les apparitions du personnage deviennent des tranches de vie qui révèlent les motivations d’une jeunesse qui découvre le monde et qui se politise autour des luttes anticolonialistes et anti-impérialistes. Une jeunesse qui découvre que les mobilisations de masse peuvent changer le monde. Rapidement, le personnage cède la place aux héros qui font l’histoire, surtout quand ils sont 9 millions, neuf millions de grévistes en Mai 1968. Commencer sa vie consciente en étant immergé dans un tel mouvement, c’est recevoir une poussée qui nous engagera pour la vie.


Plus de 50 ans plus tard, alors que les vieilles générations qui dirigent la gauche sont en train de s’effondrer, la jeunesse se mobilise pour sauver le climat : elle se montre disponible pour prendre le relai, comme elle l’était en Mai 68. C’est une histoire sans fin.

A partir de 1968, Gérard Filoche est l’un des principaux dirigeants de la JCR / LC / LCR, En 1972, la signature du Programme commun offre un débouché politique à la gauche. L’extrême gauche s’oppose à l’Union de la gauche et critique ce programme. Par conséquent, elle subit une crise permanente. Gérard Filoche conteste cette orientation gauchiste et rassemble, de congrès en congrès, un courant interne à la LCR en faveur de campagnes de masse et d’une tactique de front unique de la gauche. Ce courant devient permanent à partir de 1982. En décembre 1991, il édite le numéro zéro du mensuel public Démocratie & Socialisme : c’est une première rupture avec le centralisme dit « démocratique » qui est la règle de fonctionnement des organisations trotskistes.

En septembre 1994, le courant Démocratie & Socialisme adhère au Parti Socialiste et devient un club politique : c’est évidemment une nouvelle rupture avec le fonctionnement centraliste de la LCR. Mais on aurait tort de considérer que ce soit une scission opérée par le courant D&S aux dépens de la LCR : c’est une réunification partielle de la gauche. La séparation de la gauche en plusieurs organisations est une anomalie, c’est ce que reconnaît, en principe, la tradition socialiste : l’ancienneté que le PS reconnaît à ces nouveaux adhérents ne date pas de cette réunification, mais court depuis leur première adhésion à un parti de gauche, en l’occurence au moins à la LC / LCR.

La scission qu’il faut effacer, c’est celle du congrès de Tours, de décembre 1920. La réunification qu’il faut réaliser, c’est la constitution du parti unitaire de toute la gauche, selon le modèle du congrès du Globe en 1905, lorsque les 5 partis de la gauche sociale ont fusionné et se sont émancipés du Parti radical : Jaurès et Guesde contre Clémenceau.

Le PS / SFIO n’est pas le parti unitaire mais, à défaut, comme parti pluraliste, il en joue le rôle et rassemble donc la majorité de la gauche. Lors de son 3ème congrès, en 1921, l’Internationale Communiste se démarque de l’orientation gauchiste et sectaire de ses 4 premières années qui l’a isolée du reste de la gauche sociale et lui a fait perdre les positions majoritaires conquises au lendemain de la révolution soviétique de 1917.
Pour offrir aux luttes sociales le débouché politique d’un gouvernement de gauche, elle propose de constituer des « fronts uniques ». Mais il s’agit seulement d’une tactique qui ne remet pas en cause la division de la gauche sociale en autant de partis qu’il existe de programmes possibles. De 1929 à 1933, elle renouera avec l’orientation sectaire en abandonnant la tactique de FU, le temps que Hitler parvienne au pouvoir.

De 1929 à 1989, la tactique des partis communistes oscille entre isolement sectaire et font unique de la gauche. Celle des partis socialistes entre alliance avec la droite libérale et front unique de la gauche. En France, de 1983 à 1993, coïncident l’isolement sectaire du PCF (1977 – 1993) et le ralliement du PS au néolibéralisme (1983 – 1994).
Nous voulons en tirer les leçons. Celles de l’entre-deux-guerres, tirées par Trotski, sont une bonne base, elles permettent au moins de renouer avec la tactique de front unique.
Mais, dans la LCR, le courant « Filoche » dispose d’un atout supplémentaire : la compréhension que la démocratie permet de dépasser les limites du libéralisme (celles du contrat) et les limites du républicanisme (celles de la loi) : c’est le sens du titre de sa publication, Démocratie & Socialisme.

En effet, la démocratie, c’est-à-dire les rapports sociaux démocratiques, respecte les droits universels sur lesquels doit reposer une société socialiste.
Cette compréhension permet de dépasser la tactique ponctuelle de front unique et d’adopter une stratégie permanente d’unité et d’indépendance de la gauche qui débouche sur un parti unitaire de toute la gauche. Mais, ceci nous conduit à adhérer au PS, car à défaut d’être ce parti unitaire, il en remplit en partie la fonction en étant largement pluraliste.

Les années trotskistes (1964 – 1994) ont fait l’objet du tome 1 de cette histoire sans fin. Et 25 années PS (1994 – 2018) font l’objet de ce tome 2 qui est composé de 7 livres.

Le livre 1 s’ouvre avec l’ère d’Emmanuelli & Jospin (1994 – 2002) ; il aborde le mouvement de novembre-décembre 1995, la constitution de la 1ère Gauche Socialiste et la bataille des 35 heures.
Henri Emmanuelli, premier secrétaire national du PS, accueille une délégation du courant Démocratie & Socialisme, le 6 septembre1994 : « Bienvenue avec vos tout petits défauts et vos très grandes qualités ».

Le livre 2 (2002 – 2004) traite de l’explosion de la 1ère Gauche Socialiste et de la constitution de 3 courants internes : Nouveau parti socialiste, Nouveau monde er Force militante ; c’est aussi la première bataille des retraites.

Le livre 3 (2004 – 2005) l’ère du NON au Traité constitutionnel européen ; les 40 % obtenus par la 2ème Gauche Socialiste ; mais la synthèse Hollande-Peillon-Fabius-Emmanuelli-Mélenchon-Lienemann.

Le livre 4 (2005 – 2011) couvre les intermèdes Royal-Aubry ; il aborde le combat contre le CPE et la 2ème bataille des retraites ; c’est aussi la tragédie grecque.

Le livre 5 (2011 – 2014) ouvre l’ère Hollande, la victoire de 2012 et le quinquennat trahi ; les « frondeurs » du PS.

Le livre 6 (2014 – 2017) : l’ère de la 3ème Gauche Socialiste ; le combat contre le CICE et contre la loi El Khomri ; la déchéance de citoyenneté ; la volonté de détruire le PS.

Le livre 7 (2017 – …) la gauche socialiste est unie ; mais la gauche est divisée : Macron gagne et poursuit la destruction du PS.
D&S est devenu le mensuel de la Gauche Démocratique & Sociale qui poursuit la construction d’un parti unitaire et donc pluraliste.

Avec ce récit de 25 années d’engagement dans ce qui fut le parti majoritaire de la gauche en France, Gérard Filoche dévoile les dessous des congrès et des réunions du bureau national du PS. Il explique pourquoi des dirigeants qui ont imposé à leur parti une politique de droite pour qu’il soit un instrument qui, en évitant les confrontations avec la droite, facilite leur carrière, en viennent à vouloir le détruire parce que, en étant resté un parti de gauche en raison de l’identité politique de ses membres de base, est un obstacle pour leur carrière.

Pierre Ruscassie 10 mai 2022)

 

La belle histoire de l’unité de la gauche a nouveau a frappé à la porte : NUPES

 

 

 

Nos lecteurs suivent  depuis de longues années notre combat pour l’unité de notre classe, le salariat et de toute la gauche. Ils nous approuvaient certes quand nous disions qu’il était possible d’avoir une plateforme et des candidats et listes communes allant du PS au NPA, de LFI a EELV, du PCF à GDS, ND, Ensemble, Générations…

 

Nous avons bataillé dur, obstinément, opiniâtrement,  nous avons tout essayé, appels militants, syndicaux, de personnalités, meetings, articles, livre, serment de Romainville, primaire populaire, mais nous n’avons pas pu empêcher la division et les polémiques insensées jusqu’à la veille du 10 avril… La division nous a conduit au désastre du 1ertour de la présidentielle : la gauche était encore éliminée avant le 2° tour.

 

Nous avions pourtant bien vu que dans chaque parti, il y avait des partisans de l’unité, au sein des Verts, au sein du PCF, au sein de LFI. Et nous avions bien noté que depuis trois ans dans le PS la direction Faure était unitaire. 81 % des électeurs de gauche étaient pour l’unité et l’ont prouvé en votant en définitive au forcing pour le « mieux placé »  des candidats, Jean Luc Mélenchon.  Mais la division semblait repartie pour les législatives et cela aurait disloqué encore plus tous les partis.

 

Le risque était énorme que ca recommence : « Ici est la force » « Roussel à la poubelle, « Jadot Hidalgo Roussel traitres »  « pas de discussion avec le PS et c’est définitif ». Tenaces, nous avons été les premiers, à 21 h à dire sur une télévision « un seul candidat de gauche par circonscription les 12 et 19 avril ».

 

 

S’unir ou périr

 

Les électeurs la voulaient encore plus que nous, cette unité. Sans unité c’était la déroute en juin comme en avril.

LFI  a eu le mérite de tourner : ré offrir une possibilité de victoire, engager des discussions avec le PCF, EELV et le NPA.

Puis avec le PS quand la direction Faure du PS a eu le courage de liquider rapidement le passif Hollande Hidalgo et de proposer la discussion et une plateforme d’unité orientée, enfin, à gauche.

Nous savions, nous que l’unité ne pouvait se faire avec de l’eau tiède, nous n’avions cessé de proposer 1800, 60, 32, 20, 5, 50, 6°…

Nous savions et nous n’avons cessé de le dire et redire, que ça se jouait sur la retraite à 60 ans, le smic à 1800 euros, la VI° république sociale et écologique et que le terrain était propice à ce qu’autour d’une table ce soit forcément la gauche qui l’emporte sur les sociaux-libéraux !

 

Au boulot !

 

Beaucoup nous rendent hommage, nous sommes partie prenante de la « Nouvelle union populaire écologique et sociale ». Nous ressentons cela comme une victoire après un très long tunnel, un très long combat. GDS a été utile et sa stratégie est reconnue et son programme est au cœur du nouveau combat pour les 12 et 19 juin afin de vaincre la droite et l’extrême droite. C’était réputé impossible, cela est devenu possible, le 1ermai c’était dans toutes les têtes, c’était dans l’air, les manifestants nous souriaient et reprenaient confiance dans les chances  de l’emporter.

Allons y !

 

Propositions PS pour construire la victoire aux élections législatives les 12 et 19 juin 2022 : ca fait plaisir à lire

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Le Premier secrétaire

Nos propositions pour construire la victoire aux élections législatives

Le deuxième tour de l’élection présidentielle a permis d’éviter la victoire de l’extrême-droite. Maiselle n’a pas permis d’offrir un débouché politique à la colère provoquée par le quinquennat Macron.

Notre devoir est aussi d’entendre le message que nous ont adressé les électrices et électeurs de lagauche et de l’écologie lors du premier tour de l’élection présidentielle. Ils ne nous pardonneront pas de les contraindre une nouvelle fois à un vote de barrage à l’extrême-droite, ni de dérouler le tapis rouge à une majorité parlementaire issue de l’alliance du libéralisme et de la droite conservatrice.

Faisons la démonstration de notre sens des responsabilités. Il nous appartient désormais de fairenaître une nouvelle espérance en construisant, à l’occasion des élections législatives, un largerassemblement de la gauche et de l’écologie, populaire et citoyen, autour d’un pacte pour la justicesociale et écologique.

Réuni le 20 avril, le Conseil national du Parti Socialiste a donné mandat à sa direction pour engager les discussions sans exclusive avec ses partenaires : en premier lieu le Parti communiste, EuropeÉcologie Les Verts et La France Insoumise, à laquelle le résultat de l’élection présidentielle confèreune responsabilité particulière dans la construction de ce rassemblement.

Nous sommes convaincus que ce rassemblement peut se bâtir sûr un programme partagé illustrant une alternative sociale-écologique globale à la politique de régression voulue par Emmanuel Macron.

L’union Populaire a mis douze marqueurs en discussion en vue de parvenir à un accord. Nous faisonsle choix d’apporter nos réponses à ces marqueurs en partant de notre projet et en ajoutant denombreuses propositions que nous souhaitons y inclure, dans la fidélité à nos fondamentaux et à nos priorités, en valorisant les convergences et sans cacher les différences.

Nous proposons un premier socle de propositions :

- Soutenir le pouvoir de vivre à travers notamment l’augmentation du SMIC à 1.400 eurosnet, une conférence sociale sur les salaires, le blocage des prix des produits de premièrenécessité, et la création d’une garantie d’autonomie pour la jeunesse.

  • -  Instaurer l’objectif du droit à la retraite à 60 ans, avec une première étape comprenant laprise en compte des carrières longues et des métiers pénibles pour rétablir l’égalité dansle droit de profiter de sa retraite, et le relèvement du minimum contributif.
  • -  Assurer une protection renforcée des travailleurs, à travers l’abrogation de la réforme de l’assurance-chômage et des dispositions régressives introduites dans le code du travail parla loi El Khomri et les ordonnances Macron, et par la lutte contre l’uberisation du travail avec l’instauration d’un statut protecteur pour les travailleurs des plateformes.
  • -  Réduire les inégalités d’espérance de vie en bonne santé, avec un impératif : garantir l’accès aux soins et lutter contre les déserts médicaux.
  • -  Faire de la santé mentale une grande cause nationale et faire de la santéenvironnementale une priorité, notamment en matière d’urbanisme.
  • -  Tirer les leçons de la pandémie COVID en matière de santé publique :

o Anticiper les risques sanitaires, renforcer les politiques de prévention, encouragerla vaccination et permettre l’accès aux vaccins partout dans le monde en levant les brevets,

o Renforcer les moyens humains à l’hôpital public, notamment à travers une augmentation du nombre de lits et en personnels rattachés notamment en réanimation,

o Assurer notre souveraineté sanitaire en développant des filières de production de médicament et équipements en France et en Europe, y compris à travers la constitution d’un pôle public.

  • -  Assurer le juste partage des richesses à travers une fiscalité équilibrée entre taxation du capital et du travail, le rétablissement de l’ISF et l’abrogation de la flat tax, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale et la réforme des droits de succession.
  • -  Consolider et étendre les services publics nationaux et locaux, à travers le refus des privatisations et de l’ouverture à la concurrence.
  • -  Engager la création d’un service public de la petite enfance et d’un service public d’accompagnement du grand âge.
  • -  Garantir l’accès aux biens communs essentiels à travers des services publics : eau, énergie…
  • -  Mettre en œuvre une politique de justice écologique qui fait de l’écologie un levier de justice sociale et met au cœur de la transition la lutte contre les inégalités.
  • -  Établir une planification écologique qui vise l’atteinte de nouveaux objectifs selon des indicateurs du mieux vivre écologique et social.
  • -  Dans le cadre de la règle verte, inscrire dans la Constitution le crime d’écocide et le principe de non-régression en matière de protection de l’environnement ; créer un défenseur de l’environnement chargé du respect de la règle verte.
  • -  Faire de l’agroécologie le modèle de référence en adoptant une loi de partage du foncier agricole pour installer des jeunes paysans, en interdisant le glyphosate et les néonicotinoïdes et en visant en 2030 une capacité à produire pour deux tiers avec les labels Agriculture biologique (AB) et la certification Haute valeur environnementale (HVE) de niveau 3
  • -  Rompre avec la monarchie présidentielle par un basculement vers une VIème Républiquepermettant notamment la pleine implication citoyenne à travers le référendum d’initiativecitoyenne et consacrant un nouveau rôle des collectivités locales et du mouvement social, syndical et associatif.
  • -  Abroger les lois séparatisme et sécurité globale qui portent atteinte aux libertés publiques et individuelles.
  • -  Poursuivre la lutte pour l’égalité femmes-hommes à travers :

o L’égalité salariale en imposant des pénalités aux entreprises qui laissent perdurer les discriminations salariales et d’évolution de carrière envers les femmes,

o L’allongement de la durée des congés parentaux, en particulier allonger le congé de paternité à 16 semaines dont 6 obligatoires,

o L’engagement de consacrer 1 milliard d’euros contre les violences faites aux femmes

o Le rétablissement d’un ministère des droits des femmes.

  • -  Conquérir de nouveaux droits comme celui du choix de sa fin de vie.
  • -  Reconstruire une école globale pour l’égalité et l’émancipation, avec la revalorisation des personnels de l’Éducation nationale, l’école du zéro décrocheur, la suppression de laréforme du bac, la suppression parcours sup, la mobilisation contre le harcèlement scolaire.
  • -  Lancer un plan de mobilisation nationale pour l’enseignement supérieur et la recherche.
  • -  Marquer une nouvelle ambition pour la culture et donner plus de visibilité aux acteurs, en adoptant une loi de programmation pour la Culture s’étalant sur la période 2022–2027.Elle comprendra un volet dédié au patrimoine, au développement de l’Éducation Artistique et Culturelle (EAC), à la mise en œuvre de budgets participatifs dédiés à laproduction artistique et culturelle.
  • -  Lutter contre le mal logement, notamment par :

o L’aide à la rénovation des passoires thermiques et des logements insalubres,
o Larelancedelaconstructiondelogementsociaux,dontlaproductionseraitportée à 150.000 logements par an,

o L’encadrement des loyers dans toutes les zones tendues du territoire,
o L’instaurationd’un«bouclierlogement»pourqu’aucunFrançaisneconsacreplus d’un tiers de ses revenus à son logement.

  • -  Défendre la République laïque et universaliste, par la défense de la liberté de conscience et d’expression, par une action résolue contre le racisme, l’antisémitisme et toute forme de discrimination, et en agissant aux côtés de ceux qui luttent contre les intégrismes.
  • -  Dans les Outre-mer, renforcer les politiques d’égalité réelle avec en particulier le rattrapage des infrastructures de services publics (eau, assainissement, déchets, transports, santé, école), traiter de manière spécifique à chaque territoire la question dela vie chère et de l’autonomie alimentaire, reconnaître l’empoisonnement au chlordecone avec une prise en charge des frais médicaux pour les personnes malades et des tests sanguins et investir dans la dépollution des sols.

Les socialistes sont profondément attachés à la construction européenne et portent une vision de ses nécessaires transformations.
Chacun constate aujourd’hui à quel point de nombreuses règles européennes sont en décalage avec les impératifs de l’urgence écologique et sociale. La mise en œuvre du programme que nousconstruisons conduira nécessairement à des tensions, à constater des contradictions, et à ne pas respecter certaines règles. Nous ne serons ni les premiers ni les derniers à le faire, en France comme en Europe.

Nous refuserons de mettre en danger la construction européenne ou de laisser s’installer une fracture entre la France et l’UE. Mais nous avons désormais besoin d’une rupture dans le cours libéral de la construction européenne, d’un nouveau projet au service de la transformation écologique etsociale. Après le lancement du green deal, la crise de la COVID a conduit à de premières inflexionsimportantes, souvent sous l’impulsion des socialistes et sociaux-démocrates européens, avec laconstitution d’une dette commune, la suspension du pacte de stabilité, et un début de remise encause des règles en matière de concurrence. Cette parenthèse ne doit pas se refermer, au contraire,la brèche ouverte doit s’élargir pour ouvrir un autre chemin. Nous nous opposerons par exemple au retour du pacte de stabilité, considérons que l’objectif de souveraineté de la France et de l’UnionEuropéenne dans de nombreux domaines rend nécessaire de déroger aux règles actuelles deconcurrence et que la conférence sur l’avenir de l’UE doit conduire à une révision des traités. Cecombat doit être mené dans la recherche du rassemblement des gauches et des écologistes européens.

Enfin nous réaffirmons la nécessité d’un soutien plein et entier à la nation ukrainienne, à sa liberté et à sa souveraineté, face à l’agression décidée par Vladimir Poutine.

Le programme partagé, fondé sur la recherche réelle des convergences, doit être le gage d’unevolonté réelle de gouverner ensemble au service des classes populaires et moyennes de ce pays. Iln’a pas vocation à faire disparaître l’identité et l’histoire politiques des uns et des autres. Agrégeant au-delà des seules formations politiques tous les acteurs de la société mobilisée (individus,associations, syndicats, collectifs, acteurs culturels…) désireux de changer d’avenir, le rassemblement que nous appelons de nos vœux s’enrichira aussi du pluralisme de ses composantes. C’est pourquoi nous proposons également que le débat sur ce programme partagé soit accompagné d’une discussionsur un mode de fonctionnement permettant de concilier efficacité et pluralisme, solidarité et diversité. Sur ces bases solides, nous croyons sincèrement et fortement à la possibilité d’une victoirede nos idées communes aux élections législatives de juin prochain. Il nous reste quelques jours pour concrétiser cette espérance. Nous sommes prêts à y travailler !

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59 rue Jules Vanzuppe 94 200 Ivry sur SeineTél. : 01 81 94 05 09

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il est devenu possible pour une coalition de gauche unie de gagner une majorité de députés les 12 et 19 juin

Au 2° tour de la presidentielle du 24 avril 2022  y a eu 58,54% des votants pour E. Macron (18,77 millions de voix), et 41,46% pour M. Le Pen (13,29 millions de voix) c’est un 2° tour aux apparences démoralisantes pour le salariat et la gauche. Etre soumis une deuxième fois à un choix entre droite et extrême droite est politiquement catastrophique. On se demande comment nous n’avons pas pu empêcher ça ? La gauche divisée n’avait obtenu que 32 % des voix et 11 millions de votants et avait été éliminée le 10 avril.

Le vote du 24 avril ne représente heureusement pas le pays réel, tous les commentateurs l’ont aussitôt souligné. Il faut relativiser ces chiffres bruts officiels car, en fait, 2/3 des français n’ont pas voté pour Macron lequel n’a obtenu que 37,9% des inscrits. Il a perdu 4 millions de voix depuis 2017. Il y a eu 16,5 millions d’abstentions et de votes blancs et nuls.

47% des 37,9 % d’inscrits (soit autour de !,5 millions !) qui ont voté pour Macron l’ont fait non par « adhésion » mais d’abord contre Le Pen. Et une grosse partie de ceux qui ont voté Le Pen c’est compliqué, ils l’ont fait davantage contre Macron que par suivisme aux idées d’extrême droite de Le Pen.

Comme le dit un observateur modéré : Hubert HUERTAS

Quelle serait plus grande faute d’Emmanuel Macron dans les jours qui viennent ? Croire, parce que sa victoire est plus large que prévu, qu’il serait dans une position confortable. C’est faux, elle est précaire, voire dangereuse. Le verrouillage 5ème république est hors d’usage.

Selon un sondage Opinionway, 63% des personnes interrogées souhaitent qu’Emmanuel Macron «ne dispose pas d’une majorité et soit contraint à une cohabitation», contre 35% qui veulent qu’il «dispose d’une majorité à l’Assemblée nationale et puisse mener sa politique» .

Selon une autre enquête Ipsos Sopra-Steria, 56% des enquêtés souhaitent que Macron perde les législatives, contre 20% qui veulent qu’il obtienne une majorité «pour appliquer son programme» et 24% qui jugent préférable que «par cohérence» il obtienne une majorité pour «éviter une cohabitation».

Dans le détail, 84% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 49% de ceux de Yannick Jadot, 40% de ceux de Valérie Pécresse, 87% de ceux de Marine Le Pen et 80% de ceux d’Eric Zemmour souhaitent une défaite d’Emmanuel Macron aux législatives.

Toujours selon cette enquête Ipsos Sopra-Steria, 57% des personnes interrogées (26% tout à fait et 31% plutôt) souhaitent que les partis de gauche (LFI, EELV, PCF et PS) forment une alliance et présentent des candidats communs. Ils sont même 93% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 85% de ceux de Yannick Jadot à émettre ce souhait.

 

D’ordinaire, les législatives d’après présidentielle n’en sont qu’une répétition mécanique. Mais là il y a une possibilité réelle qu’il en soit autrement.

Il ne s’agit pas d’une vaine propagande pour un 3° tour ni pour une « revanche ». Il s’agit simplement de l’élection des députés à l’Assemblée nationale, et vu les circonstances propres aux votes des 12 et 24 avril, l’issue légitime peut être différente. L’affaiblissement de Macron et les contradictions de ses discours et de sa politique laissent penser que les 12 et 19 juin prochain, le poids du pays réel et surtout celui du salariat, peut se faire mieux entendre.

A une condition, c’est que les composantes de la gauche aillent jusqu’au bout dans le processus unitaire qui s’est déclenché : qu’il n’y ait qu’un seul candidat de gauche par circonscription. Un accord national EELV LFI PCF PS (avec d’autres organisations de gauche existantes) sur une plateforme commune,  pour un gouvernement de coalition sans exclusive à gauche, débouchant sur un partage des 577 circonscriptions, placerait la gauche en tête dans plus de 400 des cas. Certains sondeurs et médias, n’excluent d’ailleurs pas, dés lors, qu’il y ait une victoire de la gauche contre Macron.

Nous militons de toutes nos forces en ce sens.