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Comment résister aux lois Macron, El Khomri et Cie ?
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« Vive l’entreprise ? » LE CODE DU TRAVAIL EN DANGER
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Comment résister à la démolition du Code du travail

Comment résister à la démolition du Code du travail
(G. Filoche, en collaboration avec Richard Abauzit.)
Préface de Thierry Le Paon
Aux Éditions Le Vent se lève, collection Ô Rages ! Nouveauté 116 p. 10 euros -
Une vraie retraite à 60 ans

Une vraie retraite à 60 ans c‘est possible
(G. Filoche, J.J. Chavigné)
Jean-Jacques Chavigné et Gérard Filoche ont publié en 2010 « Une vraie retraite à 60 ans c’est possible » (éditions Jean Claude Gawsewitch). Ils publient courant septembre un nouveau livre intégrant la réforme des retraites de 2010, la crise économique et celle de l’Union européenne, l’arrivée au pouvoir d’un Président et d’un gouvernement de gauche…
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Le choc

Le choc, après Cahuzac
128 p, 9,90 € Éd. Gawsewitch – en librairie le 13 juin (G. Filoche, C. Gispert, JF Claudon)
Le « choc Cahuzac » du 2 avril 2013 a ébranlé toute la France. Ce jour-là, des millions de citoyens ont découvert, abasourdis, une insupportable vérité.
Le chef du Budget fraudait le Budget.
Le ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale trichait.
Le ministre de la rigueur l’appliquait aux autres mais pas à lui. Le défenseur intransigeant de la « règle d’or » planquait son or. L’homme qui jouait le « père la morale » n’avait aucune morale.
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« La dette indigne »

La dette indigne
10 questions, 10 réponses
Par Jean-Jacques Chavigné et Gérard Filoche.Éditions Jean-Claude Gawsewitch, 240 p., 14,90 euros
En 10 questions, 10 réponses, les deux auteurs avancent leurs propositions après un passage en revue détaillé de toutes les solutions présentées : de la restructuration des dettes publiques aux plans d’austérité en passant par la « règle d’or », la sortie de la zone euro, les euro-obligations ou la monétisation des dettes publiques.
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« Au boulot ! », ma chronique dans Siné Hebdo et maintenant dans l’Humanité
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Méta
Juste un soutien qui fait plaisir
16 décembre 2016 – 12:41
Réponse à « INTOX-DESINTOX » de Libération Oui, le CICE a, en grande partie, profité au grand patronat !
16 décembre 2016 – 12:31
Par Gérard Filoche, le 15/12/2016
Libération du 15 décembre publie une page entière de sa rubrique « INTOX-DESINTOX » afin d’essayer de réfuter mon affirmation.
Dans sa « DESINTOX », Libération se retranche derrière les chiffres fournis par le Comité de suivi du CICE, ce crédit d’impôt créé en 2013, venant en déduction de l’impôt payé par les entreprises. Les grandes entreprises se seraient vu attribué 4,6 milliards d’euros, les PME 4,4 milliards d’euros, les entreprises de taille intermédiaire 3,2 milliards d’euros et les micro-entreprises 1,6 milliards.
Le « DESINTOX » de Libération s’en tient à la surface des choses, de deux points de vue
1 – Tout d’abord, Libération confond entité juridique et entité économique
Les distinguer est pourtant déterminant si l’on cherche vraiment à savoir à qui profite réellement le CICE.
L’étude de l’Insee de mars 2012 « Un tissu productif plus concentré qu’il ne semblait» remet radicalement en cause les idées reçues, véhiculées par ce « DESINTOX ».
De nombreuses unités juridiques ont été créées pour « externaliser » un service de l’entreprise-mère, pour échapper à l’élection de délégués du personnel ou d’un comité d’entreprise, pour faire sortir des salariés du champ d’une convention collective. De nombreuses PME ont été rachetées par des grands groupes. De nombreuses PME ne sont que des sous-traitantes d’une seule grande entreprise donneuse d’ordres sans lesquelles elles n’existeraient pas.
Au total, selon l’étude de l’Insee, les PME indépendantes n’emploient que 2,070 millions de salariés alors que les PME sous contrôle d’un groupe (français ou étranger) emploient 1,450 millions de salariés. 41 % des salariés des PME sont donc employés par une PME dépendante d’un grand groupe.
Pour les entreprises de taille intermédiaire (entre 250 et 499 salariés), les ETI, la différence entre l’apparence juridique et la réalité économique est beaucoup plus criante encore. Les ETI indépendantes n’emploient que 166 000 salariés alors que les ETI sous contrôle d’un groupe (français ou étranger) emploient 2,8 millions de salariés. Moins de 6 % des salariés des ETI sont donc employés dans une ETI indépendante d’un grand groupe !
La conséquence de cette domination dans le domaine de la fiscalité n’est pas très difficile à comprendre : à chaque fois que des avantages fiscaux sont accordés à une PME ou une ETI dépendante d’un grand groupe, ce sont les actionnaires des grands groupes qui finissent par engranger des dividendes. Le tiroir-caisse des actionnaires fonctionne grâce au jeu des comptabilités consolidées et des prix facturés aux grandes entreprises par les PME ou ETI dépendantes. Ces prix baissent d’une partie ou de la totalité des avantages fiscaux accordés aux PME. Une bonne partie des 4,4 milliards du CICE accordés aux PME va donc enrichir les bénéfices des grands groupes. Le jackpot est encore plus impressionnant dans le cas des ETI.
Le CICE n’est d’ailleurs que la partie visible de l’iceberg. À chaque fois que des exonérations de cotisations sociales sont accordées à une PME dépendante d’un grand groupe, ce sont, là encore, les actionnaires des grands groupes qui finissent par encaisser le jackpot. Le mécanisme qui leur permet d’y parvenir est le même que dans le domaine fiscal. Le « coût du travail » diminuant pour l’entreprise dépendante, la grande société révise à la baisse le montant de ce qu’elle paie pour l’achat d’un produit ou d’un service sous-traité. Les profits des grands groupes augmentent donc du fait des exonérations de cotisations sociales accordées aux PME. Les milliards d’allégements de cotisations sociales, accordées par le « pacte de responsabilité », profitent donc, eux aussi, avant tout aux grands groupes. De façon directe ou indirecte.
Le monde des entreprises n’est pas un monde où règnent Peter Pan et la fée Clochette. C’est un monde où de gros poissons aux dents longues mangent les plus petits.
Ce n’est pas un monde ou ça « ruisselle » mais un monde ou ça « siphonne ».
2 – Ensuite, dans le cas précis du CICE, bien des grandes entreprises n’ont pas vraiment pris la peine de camoufler leur avidité.
En juillet 2013, le médiateur des relations interentreprises, Pierre Pelouzet, a été obligé de tirer la sonnette d’alarme face au « racket » (Challenges du 18 juillet 2013) exercé par les grands groupes sur les PME, grâce au CICE.
« Le Parisien » publiait des exemples de lettres envoyées par les grandes entreprises à leurs fournisseurs ou sous-traitants, exigeant qu’elles fassent un effort sur leurs prix puisque le CICE leur permettait de compenser cet effort.
Devant l’ampleur que prenait le scandale, la ministre déléguée aux PME, Fleur Pèlerin, avait même fini par intervenir. Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, avait été obligé de faire de même, tout en niant, bien évidemment, l’ampleur du phénomène. Il est vrai qu’il venait d’être reçu triomphalement à l’université d’été du Medef.
Le prédicateur Macron pour la mort de la sécurité sociale et de l’assurance chômage, programme de Le Pen
11 décembre 2016 – 11:00
Tous VTC !
Macron tombe le masque dont il s’était affublé pour celles et ceux qui faisaient semblant d’y croire. Il est libertarien en fait. L’entreprise, l’entreprise, l’entreprise.
Exit la République, la démocratie, les services publics et tout pacte social.
Il est pour une société sans statut.
Macron, l’ami d’Uber, est allé chercher chez Le Pen l’idée perverse de réduire le salaire brut patronal pour hausser le salaire net salarial. Il vous promet du vent : « 500 euros » tout de suite (« pour un couple » !) pour un avenir de typhons et de tornades : plus d’assurance maladie, ni chômage, et pareil pour les retraites.
L’entreprise ne doit plus avoir aucune responsabilité sociale. Elle doit échapper à toute règle, tout code du travail. Redevenir un lieu d’exploitation pur et sans entrave. L’individu doit s ‘assurer tout seul (ce qui coûte plus cher et est inefficace). Et le patron doit faire le maximum de profit et dividendes sans « charges » c’est à dire sans obligation de salaire brut, sans obligation de payer la reproduction de la force de travail.
Dans cet univers d’extrême droite de Macron, il ne restera plus qu’à attendre que le patron exploiteur rassasié, cesse de licencier et enfin « ruisselle » pour faire le bien aux gens.
En attendant cet hypothétique moment, l’état compensera façon aumône charitable, avec l’impôt des salariés, la maladie et le chômage de ceux qui seront exclus. Certains ajoutent un « revenu universel » pour les mendiants.
Il veut en revenir aux prédications de Marlon Brando dans « Queimada ». « Libérez les esclaves, car les salariés c’est mieux, vous ne les paierez que quand vous aurez besoin d’eux », à la tache, à la mission, au chantier, et ils se débrouilleront pour se loger, se soigner, s’occuper de leurs enfants et de leurs vieux.
C’est la mythologie des « facho Cro-Magnon » de l’aile droite du parti républicain US. Les tea party. Adversaires même du modeste « Obama care ».
Ils sont Cro-Magnon car ils nous ramènent à l’aube de la civilisation avant tout progrès solidaire entre humains. « Facho » parce que pour parvenir à cela, il faudra qu’ils infligent une défaite encore plus lourde aux syndicats, au mouvement social, aux socialistes, à la gauche organisée.
Une « société sans statut » : tout droit du travail, tout droit social sont exclus des règles de la concurrence qui sont réduites à minima. Macron, c’est bien le 19° siècle, ou bien c’est Mad Max, avant ou après, mais en dehors de la civilisation sociale.
Ce n’est pas le « candidat du travail » (il ne sait pas ce que c’est) c’est le candidat de l’exploitation maximale du travail.
au contraire de Macron Fillon et cie :
une seule grande sécurité sociale pour toutes et tous !
Quatre questions au candidat Filoche sur la politique de santé
- Comment voyez-vous l’articulation entre assurance maladie de base et complémentaires santé ? (Quel devrait être selon vous le panier de soins remboursable pas l’assurance maladie ? Faut-il augmenter les remboursements de la Sécurité sociale ? L’optique et le dentaire devraient-ils basculer intégralement vers les complémentaires ? Les complémentaires se plaignent de ne pas pouvoir co-piloter le système avec l’assurance-maladie, qu’en pensez-vous ?)
J’ai une position tout à fait tranchée et révolutionnaire : je suis opposé à tout le système de complémentaires, d’assurance prévoyance, et de mutuelles multiples. Je suis contre ce millefeuille absurde, couteux, et injuste. Absurde parce qu’il est complexe, lourd, bureaucratique. Couteux parce que les frais de gestion sont augmentés de façon scandaleuse : alors que la gestion de la « Sécu » coute environ 4,5 % de frais, celle des autres systèmes coûte autour de 25 %. Il existe maintenant 1100 mutuelles, ça n’a aucun sens, plus aucun rapport avec le mutualisme des origines. La seule vraie grande mutuelle doit redevenir la sécurité sociale, avec des cotisations uniques et proportionnées pour toutes et tous. Ceux qui cherchent toujours des simplifications devraient s’en réjouir non ? Des économies seront réalisées et on pourra enfin rembourser la lunetterie et la dentisterie, entre autres. Et ce sera plus juste pour tout le monde, ce sera le retour à l’égalité équilibrée de tous devant l’accès aux soins. Je le dis aussi pour toutes les cotisations des « indépendants » type RSI : elles doivent toutes revenir à la Sécu, aux caisses de protection sociale.
Ensuite comment cela doit il être « piloté » ? Démocratiquement ! La LFSS de Juppé 1995 est un échec : Bercy fait tout bureaucratiquement et quelques députés se relaient dans l’Assemblée nationale pour valider… Non, il faut en revenir à une gestion par les représentants des salariés et assurés eux mêmes, avec des élections à toutes les caisses sociales. Puisqu’il s’agit du principal des trois budgets de la nation, celui qui génère le moins de dette et de déficit, il doit être contrôle géré par ceux qui sont concernés : cela donnerait naissance a un « parlement social ». Les syndicats pourraient faire campagne tous les cinq ans, défendre leurs programmes sociaux et ça leur donnerait un rôle constructif réel et définirait leur représentativité.
Que les salariés des Mutuelles se rassurent à propos de l’emploi, ils seront ré embauchés à la Sécurité sociale ! Que nul ne s‘inquiète, cela dégagera d’énormes économies de frais de gestion pour le bien de tous, salariés et usagers !
J’ajoute qu’il y aura vraiment une nouvelle branche jeunesse pour les jeunes en formation de 18 à 25 ans, et une branche dépendance pour le quatrième âge.
- L’ANI, soit la complémentaire obligatoire en entreprise, a abouti à une forte segmentation des couvertures : CMU, ACS, complémentaire en entreprise, complémentaire seniors, complémentaire individuelle. Envisagez-vous une réforme pour sortir de cette complexité ? Comment voyez-vous les choses à ce sujet ?
Je me suis opposé à l’ANI du 11 janvier 2013 sur presque tous les points mais particulièrement celui-là. J’ai défendu les fondements de la Sécurité sociale tels qu’ils étaient posés dans Les Jours heureux, le programme du Conseil national de la Résistance : « Chacun contribue selon ses revenus, chacun reçoit selon ses besoins. » Les mutuelles ont imposé leur maintien à côté de la sécurité sociale, sur la base d’une contribution volontaire et d’un « retour » plus ou moins inégal. Plus on avait les moyens de « se payer » une bonne mutuelle, plus on pouvait escompter recevoir.
Cela a ouvert une brèche qui n’a cessé de s’agrandir : les assurances privées fonctionnent avec le même principe, mais avec la rétribution des actionnaires en plus… enfin, en moins pour les salariés.
L’ANI, a rendu obligatoire l’adhésion des salariés à une complémentaire santé, qui peut être une mutuelle (56 % du marché actuel de 25 milliards d’euros), ou une institution « paritaire » de prévoyance (17 % du marché) ou encore une assurance privée (27 % du marché), ce qui a effacé le principe de base de la sécurité sociale.
Cela a aggravé le « millefeuille » diversifié et inégal de cotisations et assurances privées « complémentaires » au détriment des principes fondamentaux de la sécurité sociale : des cotisations proportionnelles de toutes et tous, collectées par les mêmes caisses et redistribuées à chacun selon ses besoins.
Le système du « millefeuille » cotisations, mutuelles, complémentaires, prévoyance et assurances, contribue aussi à dissimuler l’origine de la richesse liée au travail et à détourner ce salaire socialisé que sont les cotisations sociales vers la poche des dirigeants des organismes «complémentaires ». Et les sommes en jeu, autour de 4 milliards d’euros, ne sont pas négligeables.
Mais pour ceux qui n’avaient pas de « complémentaire santé », est-ce que ce n’est quand même pas mieux que rien…
Chaque recul est justifié par ce type d’arguments : « mieux que rien ». Le recul de tous contre le « bénéfice » de quelques-uns. Il faut d’abord signaler que la complémentaire santé n’est pas acquise pour tous : les jeunes non-salariés, les retraités et les chômeurs ne sont pas concernés. Pour les salariés, il reste environ 400 000 personnes qui n’ont pas de complémentaire santé.
Le nombre de 4 millions de personnes, parfois avancé, correspond au nombre de salariés qui n’ont pas de couverture par leur entreprise et qui, depuis le 1er janvier 2016, sont censés l’avoir par contrat d’entreprise. Mais ces personnes cotisent plus que les autres salariés, l’ANI ayant fixé à 50/50 le partage de la cotisation entre le salarié et l’employeur, alors que la moyenne de la répartition était de 47/53. À noter aussi que le Medef, au sein duquel les sociétés d’assurances tiennent une bonne place, a combattu pour que ce soit les chefs d’entreprise qui décident en dernier ressort de l’affectation de ces prélèvements. Le Conseil constitutionnel, « au nom de la liberté d’entreprendre », a donné raison au Medef et ce sont donc les grands groupes d’assurances qui en bénéficient.
Pour autant, la concurrence a été féroce pour s’accaparer le marché, car tous les contrats actuels, qu’ils soient d’entreprise ou de branche, sont revus au moment de leur renouvellement. Le mode de désignation de l’organisme complémentaire est le seul point qui ait fait l’objet de débats acharnés, entre la négociation de l’ANI et l’adoption de la loi Sapin du 14 juin 2013 et même au-delà, avec un recours en Conseil d’État pour faire respecter la « saine » concurrence.
Et quel bénéfice pour le salarié ? Un « panier de soins » plus réduit que tous les autres … Les « avantages » prévus pour la dentisterie et la lunetterie sont inférieurs à ceux de la « complémentaire santé » liée à la C.M.U ! Pour ces nouvelles complémentaires, l’ANI précise aussi que les contrats donnent lieu à exonération de cotisations sociales pour les patrons, mais que le tout pour le salarié, est soumis à fiscalité !
- Quelle est votre position sur le tiers payant généralisé ? Quelles sont les mesures que vous préconisez pour améliorer l’accès aux soins ? Comment lutter contre les déserts médicaux ?
Plus brièvement : le tiers payant doit être systématique, et les moyens doivent être donnés à tous les médecins et maisons de santé pour ce soit pris en charge de façon simple et efficace. Les progrès de la numérisation vont permettre cela et enlever toutes les lourdeurs de gestion et de paiement.
L’accès aux soins ? Mais il faut supprimer immédiatement le numerus clausus, et former un nombre important de médecins compétents non seulement pour nos besoins nationaux dans tout le pays mais pour les exporter dans les pays en développement qui en ont tant besoin et avec lesquels nous coopérons.
Il n’est pas difficile, à l’image de ce qui se fait dans l’installation et les mouvements de la fonction publique, avec des aides et subventions de faciliter des parcours assistés de médecins jeunes et en cours de carrière afin d’empêcher tout désert médical. Ne serait ce que par le développement aidé de maisons de santé généralistes ou spécialisées (PMI).
- Quelle est la mesure phare que vous souhaitez mettre en avant sur ces questions de financement et d’organisation de la protection sociale santé ?
La fin du « millefeuille » ! Le retour à une grande Sécurité sociale appuyée sur les fruits du travail, gérée démocratiquement par le Parlement social des organisations syndicales des salariés, jeunes en formation, chômeurs et retraités, ce sera économie et démocratie, justice et égalité.
(Rappelons à tous qu’il y a trois budgets séparés en France.
- Le budget de l’état qui pèse environ 300 milliards, génère 78,5 % de la dette présumée du pays : non pas parce que l’état dépense trop, mais parce qu’il n’a pas assez de recettes ! (si le taux d’imposition de Lionel Jospin avait été maintenu de 1999 jusqu’à aujourd’hui, il n’y aurait de dette !)
- Le budget des collectivités territoriales environ 200 milliards ne génère, lui, que 11,5 % de la dette présumée du pays. Le réduire c’est nuire a toute l’économie, aux investissements de toutes sortes et à la protection sociale.
- Le budget de la protection sociale pèse environ 450 milliards, c’est le plus important mais il est presque équilibré et n’a généré que 10 % de la dette présumée du pays (soit 210 milliards sur 2100 milliards environ).
Notons que ce dernier est le seul auquel a été appliquée la brutale « règle d’or » de Mme Merkel : il ne connaît presque plus de déficit… ce qui est un scandale, car, avec 6,625 millions de chômeurs, il devrait être en grand déficit ! Si ce n’est pas le cas, c’est que la vis a été serrée partout : soins dé-remboursés, hôpitaux traités honteusement comme des entreprises, renvoi au financement par « millefeuilles » privé couteux… et au détriment des malades les plus démunis et des personnels de santé gravement surexploités et maltraités – comme on le voit encore avec les infirmières en lutte.)
Candidat à la primaire citoyenne ouverte la gauche et aux écologistes des 22 et 29 janvier
10 décembre 2016 – 9:56
Etre à la primaire citoyenne des 22 et 29 janvier, c’est défendre des idées essentielles pour les petits salaires et les petites retraites. 50 % des salariés gagnent moins de 1700 euros nets. 8,8 millions des nôtres sont en dessous de 900 euros. Sur 14 millions de retraités, la moitié, sont autour de 1000 euros. On ne peut pas vivre décemment avec ça,
Pourtant la France n’a jamais été aussi riche de toute son histoire. 1% de l’oligarchie possède la moitié du pays, et nous, les 99 % ne recevons pas la part que nous méritons des richesses que, pourtant, nous produisons.
La loi El Khomri a brisé les principes fondamentaux de 100 ans de droit du travail. Les licenciements ont été facilités, alors que nous avons déjà 6,6 millions de chômeurs dont hélas 1,3 million de plus depuis juin 2012. La précarité et les petits boulots genre VTC, dé-salariarisés ont été promus, faisant encore plus pression sur les revenus. La médecine du travail a été tuée, l’inspection du travail mutilée, les prud’hommes affaiblis, les droits des institutions représentatives du personnel très diminuées. 41 milliards de CICE ont été gaspillés et siphonnes par els grands multinationales qui ont pourtant supprimé un million d’emplois. Nos grands services publics essentiels sont inconsidérément abaissés alors qu’il faut davantage d’emplois publics en priorité et partout dans l’intérêt général et celui aussi, des entreprises privées qui ne peuvent vivre sans.
lI faut défendre d’abord une redistribution des richesses, hausser le Smic et tous les salaires, et prélever sur les dividendes. Il faut une véritable réforme fiscale et bancaire.
Il faut mettre fin à l’austérité et relancer la machine économique, par les carnets de commande. Et il faut le dire haut et fort en Europe car nous représentons désormais 30 % du PIB de l’Union européenne et nous serons forcément entendus : de nombreux alliés ne demandent qu’à nous entendre et à soutenir cette orientation! Nous commencerons par dénoncer cette directive insensée qui a instauré les « travailleurs détachés ». Nous bataillerons pour que la BCE prête directement aux états.
Voilà pourquoi je demande à être légitimement candidat à la « primaire citoyenne ouverte à la gauche et aux écologistes », telle qu’elle a été votée le 2 octobre par le CN du PS. Voilà pourquoi je demande à la direction du PS de respecter cette légitimité, je suis candidat depuis juin 2016, mon programme est cohérent, charpenté, argumenté, chiffré.
J’ai recherché depuis 4 mois, un accord avec mes camarades de la gauche socialiste, Arnaud Montebourg, et Benoit Hamon, mais ils sont dans une telle compétition entre eux deux qu’elle empêche dans l’immédiat toute écoute, tout débat, toute plateforme commune. Je le regrette, mais alors j’ai des raisons de concourir. Nous finirons par additionner nos soutiens et nos voix pour gagner ensemble !
Je suis en priorité pour « faire du bien » au salariat, aux jeunes, femmes, retraités, immigrés qui sont la force de l’activité productive et sociale de notre pays. Pas pour les menacer de « rigueur », ou purge anti sociale a la Fillon-Le Pen.
Je suis pour la hausse substantielle du Smic, ce qui n’est pas du tout le cas de mon ami Montebourg. Je suis pour la hausse des salaires, il la subordonne à celle des autres pays de l’UE et préfère la « participation ». Je suis pour le retour à la retraite à 60 ans à taux plein, mais ni Montebourg, ni Hamon ne sont pour. Je ne suis pas du tout pour un revenu minimum universel, il faut combattre le chômage de masse, je suis pour un salaire pour tous et le partage de l’emploi ; chacun doit avoir une fonction sociale dans notre pays, pas pour une société à deux vitesses. Je suis contre forcer les jeunes sans emploi a un service national.
Je suis pour la semaine de 32 h vers 30 h par la loi, ni Hamon ni Montebourg ne sont pour. Je suis pour un quota plafond de 5 % de précaires par entreprise ils ne le sont pas. Je suis pour abroger la loi El Khomri et c’est une question symbole cruciale, pour subordonner les entreprises aux droits des humains et pas l’inverse. Arnaud Montebourg est pour un code du travail à deux vitesses selon la taille des entreprises. Je suis pour un salaire maxima à 20 fois le smic, pour 30 % d’énergies renouvelables et durables, pour un programme de transition écologique, et une VI° République, parlementaire, démocratique, laïque, sociale, féministe, écologiste, internationaliste et pacifique.
Voilà des éléments de débat fondamentaux que je défends spécifiquement et qui ne toucheront pas des millions d’électeurs si je suis écarté de cette primaire.
Il n’y a pas plus de candidats que la droite. L’argument des parrainages, n’est pas recevable, d’ailleurs il est utilisé a géométrie variable et pas pour tous. J’en déposerais suffisamment, et aussi le soutien de plus de 12 000 militants. Il s’agit d’un choix politique sérieux et responsable. Je sais déjà que je ne suis pas du tout marginal – comme d’autres candidats dont on dit qu’ils seraient acceptés à participer. Je sais aussi qu’un grand nombre d’électeurs viendront voter si j’y suis, c’est à dire si, comme l’a affirmé Jean-Christophe Cambadélis, « tous les points de vue de gauche sont exprimés ».
Je le déclare, je suis prêt à respecter les règles du jeu, un code de bonne conduite pour que ces idées là soient exprimées, défendues, argumentées car c’est l’expression des idées de fond qui comptent.
Gérard Filoche, samedi 10 décembre, J – 5
Réponse aux questions de « Causeur »
9 décembre 2016 – 19:03
La primaire de la gauche est-elle de même nature que celle qui s’est déroulée à droite, et qui finalement n’opposait guère des politiques, mais surtout des ambitions personnelles ?
Non, je ne crois pas, il s’agit d’un débat de fond entre l’aile gauche du Parti socialiste, qui incarne le Parti socialiste traditionnel, historique, et son aile « blairiste-schroderienne », l’ex « troisième voie » en fait. Ce débat traverse tous les partis socialistes en Europe, et par exemple, il a été tranché avantageusement en Grande Bretagne par la victoire par 2 fois dans 2 primaire, de Jérémy Corbyn, qui a ramené le Labour Party à gauche et, du coup, l’a fait passer de 100 000 membres à 650 000 membres. L’’enjeu est à peu près le même ici.
Diverses rumeurs évoquent des pressions afin que tu n’obtiennes pas les parrainages nécessaires. Qu’en est-il ? Peut-on en conclure que le système n’a d’autre réponse à apporter aux questions politiques que tu poses ?
Sans doute parce que mon discours rencontre un large soutien de toutes celles et ceux qui par millions se sont mobilisés tout au long de cette année 2016 contre la loi El Khomri de casse de 100 ans de Code du travail. Valls a imposé cette loi scélérate par un violent coup de force avec l’article 49 3 : en venant voter pour moi les 22 et 29 janvier, des millions d’électeurs de gauche auront la possibilité de battre cette loi en venant voter contre celui qui l’a portée ! Sans doute est-ce pour cela qu’ils essaient de m’empêcher en bloquant éventuellement ma candidature.
Comment un même parti peut-il à la fois cautionner, via une candidature Valls, la politique qui a été menée ces quatre dernières années et favoriser les ambitions d’ex-ministres qui ont participé à ce gouvernement et feignent désormais de ne plus en être solidaires ? En dehors du plan de carrière, quelles sont les réelles analyses politiques en œuvre parmi les candidats ?
Le Parti socialiste a été dévitalisé depuis 5 ans : tout est venu d’en haut, c’est le principe insupportable du « pouvoir personnel » dans la V° République. Le PS n’a jamais voté la loi El Khomri ni la déchéance de nationalité, ni le TSCG, ni le CICE… Il avait un « projet » adopté en 2011 : ce projet a été foulé aux pieds par François Hollande et Manuel Valls. Une partie du PS s’est peu à peu révoltée, l’aile gauche (Démocratie & socialisme, Maintenant la gauche, puis les « frondeurs ») mais ca n’a fait que 30 %. Le parti est passé de 120 000 membres à moins de 40 000. 80 000 soit 66 % de départs, restent 30 % d’opposants et c’est vrai, les 70 % restants de ces 30 % (30 000 votants le jeudi 8 décembre pour les législatives et sénatoriales) c’est beaucoup de suivisme, de légitimisme, de (mauvais) plans de carrière, d’hésitants, par confusion politique, ou abandon (temporaire ?) des grands principes généreux de la gauche.
Tu n’as cessé de t’opposer à la politique sociale de Hollande / Valls — en particulier lors des ébats sur la loi Travail. Malgré les étiquettes que veut bien lui coller la Droite, ce gouvernement a-t-il mené une politique de gauche ?
Non c’est un gouvernement de gauche, élu par la gauche, issu d’une belle victoire de la gauche en mai juin 2012 : on avait tout à gauche, le Sénat pour la 1e fois depuis 200 ans, l’Assemblée, la Présidence, 2 villes sur 3, 20 régions sur 22, 61 départements sur 100. Mais Hollande nous a trahi et il a choisi de céder aux sirènes de la finance qu’il prétendait initialement combattre. On a donc perdu 5 élections depuis. Car sur 80 ou 90 % des questions il a mené une politique droitière. Et quand la gauche va à droite, la droite va encore plus à droite : on le voit avec Fillon et Le Pen.
Tu te bats sur deux fronts, face aux caciques de la rue de Solferino, et face aux promesses de la droite. As-tu le sentiment d’exprimer le sentiment d’une part sensible du PS? Où ce parti est-il indécrottablement social-démocrate, européaniste et atlantiste — comme l’essentiel de la Droite ?
« Social démocrate » n’est pas une insulte, ce sont deux beaux mots. Je me sens bien au cœur de la gauche, pas isolé du tout, je suis pour redistribuer les richesses d’abord. La France n’a jamais été aussi riche de son histoire et les richesses aussi mal partagées. Je suis pour une Europe sociale, contre l’OTAN, pour la paix et le désarmement général. Je suis pour pousser la démocratie jusqu’au bout, réduire la durée du travail à 32h puis 30h, hausser les salaires, baisser les dividendes, limiter la précarité à pas plus de 5% par entreprise, une transition énergétique et une orientation écologique, une VI° République.
Quelle différence entre tes propositions et celles de Mélenchon ? Et malgré ces différences, pourquoi ne pas faire un front uni de la gauche de la gauche ?
Nous divergeons sur la stratégie : il veut en priorité casser le PS pour prendre l’ascendant sur la gauche quitte à perdre le 23 avril 2017 à 20 h. Moi je pense qu’on peut encore gagner contre Fillon et le Pen, et je veux l’unité de toute la gauche rose rouge vert, une candidature commune sur une plateforme commune comme moyen dynamique, de mobiliser victorieusement les 23 avril et 7 mai, et tous ensemble en juin 2017.
On a beaucoup entendu, contre la loi El Khomri, l’ancien inspecteur du Travail que tu es. Que penses-tu des réformes lancées par Najat Vallaud-Belkacem, qui est arrivée à rassembler contre elle près de 80% des enseignants — et qui a toujours refusé de recevoir les syndicats qui exprimaient leur désaccord ? Les réformes en cours te semblent-elles de nature à réduire la fracture sociale, de plus en plus nette dans le système éducatif, enquêtes après enquêtes ?
Non, car c’est d’abord une question de moyens, il n’y a eu que 54 000 postes rétablis alors que nous sommes en plein boom démographique avec 850000 naissances par an depuis l’an 2000. Pas de classe de plus de 20 élèves ! Des groupes de « décrocheurs » par cinq. Des moyens, du temps, des enseignants mieux formés et mieux payés.
De même, que penser de la façon dont ce gouvernement a entériné les diktats de Merkel / Schaüble qui semaine après semaine ont mis la Grèce à genoux ? Faut-il repenser l’Europe ? En sortir ? Que faire ?
Si on gagne cette fois, lors du quinquennat de retour à gauche, de 2017 à 2022, on secouera l’Union Européenne. Fin de l’austérité dite « règle d’or » et relance par la demande. Dénonciation immédiate de la directive « travailleurs détachés »
Peut-on refonder le PS de l’intérieur, ou l’échec éventuel des positions que tu défends implique-t-il que ce parti peut désormais mourir de sa vilaine mort ?
Oui, c’est encore possible, comme Jeremy Corbyn l’a fait avec le Labour Party. D’ailleurs, c’est la seule bonne voie, sinon, c’est vrai, ce parti, actuellement dévasté, mourra. Notamment si Valls, par malheur gagnait.
Comment te situes-tu face à la montée du sentiment souverainiste, qui de Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Dupont-Aignan, semble aujourd’hui séduire une bonne part des Français ? Le qualifier de « populiste » est-il une analyse politique suffisante ?
Populiste, ce n’est pas un si méchant mot. Mais je ne suis ni nationaliste, ni souverainiste, je suis un démocrate républicain social, internationaliste. Car, dans « le peuple » selon moi, il y a d’abord des classes sociales. Et je défends les 99 % qui produisent contre les 1 % de l’oligarchie qui accaparent. C’est le salariat, 93 % des actifs qui produit les richesses et n’en reçoit pas la part qu’il mérite.
La décision de Macron d’exister indépendamment de la primaire de la Gauche, et l’appui qu’il reçoit déjà de certains barons socialistes (Collomb par exemple) ne signifient-ils pas que les dés sont pipés, et que François Hollande s’est choisi son dauphin à l’extérieur du parti dont il fut jadis le Premier Secrétaire ?
Macron est du centre, comme Tapie ou Bayrou, il n’est pas de gauche, il le dit lui même. C’est un hologramme, plus il prendra la lumière moins il se verra. Il n’y a que deux camps, droite contre gauche, actionnariat contre salariat.
Réponse à une lettre ouverte dans Mediapart : cher Jean-Philippe Prost
7 décembre 2016 – 0:49
Cher Jean-Philippe Prost
Tu m’interpelles sur Mediapart en « lettre ouverte ». En gros selon toi, ma candidature et mon programme (élaboré de longue date et défendu collectivement par la revue « D&S » depuis 23 années) auraient tout pour te convaincre, sauf mon appartenance au PS.
Ma réponse est que mon appartenance au PS, au contraire est un « plus » pour faire défendre et faire gagner ce programme.
(au-dela de ma personne, même s’ils parviennent à m’empêcher d’être aux primaires).
Mais je te signale, et je l’ai dit mille fois, que je ne veux pas être candidat sous l’étiquette PS mais candidat commun de toute la gauche sur une plateforme commune de toute la gauche. pour gagner en 2017. Pour éviter la division qui produira le désastre, sinon, le 23 avril à 20 h. Et encore plus en juin.
Je milite pour ça au delà de ma personne bien sur. Par contre c’est vrai, je veux, avec tous mes amis de D&S, et de la motion B, MLG, entrainer le PS à gauche pour gagner une majorité dans cette voie, car il y a 6 millions de voix socialistes en jeu et sans elles on ne peut y parvenir.
Chacun comprend que gagner la primaire des 22 et 29 janvier c’est aussi gagner le contrôle du parti. C’est aussi important comme enjeu que la victoire de Jérémy Corbyn en Grande-Bretagne.
Pour gagner et entrainer ces voix dans une dynamique unitaire à gauche, il faut que des socialistes parlent aux socialistes. 6 millions de voix exprimées sont en jeu. Et encore des millions d’abstentionnistes.
C’est comme cela qu’on a gagné le « non » au referendum le 29 mai 2005 : c’est parce que nous avons fait campagne en tant que socialistes pour mobiliser les socialistes pour le « non » et sinon nous n’aurions pas, ensemble, obtenu une majorité de 55 %. Ce soir là, dans les couloirs de France 2, Pierre Moscovici m’avait dit « à 51 % on t’excluait, Mélenchon et toi, à 52 % aussi, mais là, ça va finir à 57 % et on peut plus ». Ca avait fini à 55 % et on n’avait pas été exclu !
Je sais pertinemment depuis le début que l’on ne peut pas vaincre un appareil comme celui là seulement dans des luttes internes, j’ai toujours pensé qu’il fallait s’appuyer sur le mouvement social de masse, et combiner action interne et externe, dedans et dehors.
Et c’est le rapport de force social et politique dans le salariat qui est déterminant.
Mais c’est aussi très clair, si on n’a pas la force suffisante pour vaincre le mauvais karma de l’appareil dedans et dehors, on n’a pas non plus la force pour gagner une transformation sociale profonde, c’est l’échec à tous les coups.
Tu me demandes : aurais-je des garanties si je gagne (ou mes amis proches) ? Non, on n’en a jamais, nulle part. Sauf dans la puissance et la conscience du mouvement social.
Mais l’exemple du Labour party que tu prends, est très bon : je n’aurai jamais parié sur le redressement de ce parti après l’insupportable Tony Blair (qui est un condensé de Macron et Valls). La candidature de Jérémy Corbyn a révélé et libéré un besoin de gauche enthousiaste, les salles se sont remplies, la mobilisation à traversé tout le pays, les syndicats, le parti, il a gagné au premier tour en 2015 à 59 %. Mais tu as raison, l’appareil n’a pas baissé les bras, et après le Brexit, il a encore tenté de renverser Corbyn : 172 députés Blairistes ont exigé son départ. Mais ils ont échoué : Corbyn a gagné la seconde primaire du premier coup avec 62 % des voix. Il a gagné dans tous les collèges, celui des élus, celui des adhérents et sympathisants, celui des syndicalistes. Le Labour est passé de 100 000 à 650 000 membres, il est le plus grand parti de gauche de masse d’Europe !
La grande erreur de Mélenchon vient de sa propre histoire et de ses limites : une fois qu’il quitte le PS le 8 novembre 2008, il décrète que celui ci n’a plus de raisons d’exister, et qu’aucune gauche socialiste n’a plus de raison d’être. Il a tendance à confondre le monde entier et son monde à lui. Comme tous ceux qui écrivent l’histoire du mouvement ouvrier à partir de la date où ils y sont entrés. Il déclare que le PS est un « astre mort ». Mais… en dépit de son départ subreptice en 2008, le PS gagne quand même tout le pouvoir en 2012 (PR, AN, Sénat, régions, départements, villes..) ! Jamais il n’avait eu autant de pouvoir !! Ce sont des millions de nos électeurs qui ont donné tous les pouvoirs à un « astre mort ». Mélenchon appelle à juste titre à voter Hollande. Ca prouve qu’il haut toujours voter avec son camp (même malgré ses directions dévoyées) . Toujours faire gagner la gauche contre la droite et l’extrême droite. Battre FN et LR tout en appelant à changer la gauche
Hollande, alors, trahit ! Et il fait perdre en cinq ans tout ce que, lui, la gauche et le PS et nous avons gagné en 10 ans.
Mais du coup, car le PS est toujours un parti de gauche, parce que sa nature de classe est inchangée la révolte gronde, la résistance s’organise, et la gauche socialiste n’a jamais été aussi forte, jusqu’à bloquer au Parlement, susciter des 49 3 et, presque, presque, c’était inédit, une motion de censure !
Au lieu de s’en réjouir, de se féliciter du mouvement, de proposer l’unité, de tendre les bras à cette gauche qui dépasse les 30 % du PS, par contre Mélenchon l’insulte, la nie, la dénonce comme « capitulatrice », du seul fait qu’elle serait au PS. Il a organisé un dénigrement stupide des « frondeurs » alors que ceux ci à leur rythme allaient dans le bon sens et qu’il fallait les accueillir et les encourager. Au lieu de renforcer toute la gauche, cette stratégie affaiblit toute la gauche.
Par la faute de Mélenchon, par un gauchisme originel, (mais pas original, c’est pire que le Krivine des années 70) une meute qui ne savent rien à l’importance historique, sociologique, politique, pratique et dynamique du front unique de classe, de l’unité de la gauche, au lieu de considérer logiquement le combat de la gauche socialiste comme un combat ami, fraternel, additionnel, complémentaire, utile et indispensable, crient tous les jours à la « rupture », à la capitulation, ils en appellent au clivage, à la scission, à la désertion, à la dénonciation. Ce qui est contre-productif. Chaque fois que des ultras dénoncent les « socialopes », les « solfériniens », les « traitres » pourris, vendus, et font campagne « plus jamais PS », ou cassent des permanences PS, bafouent des militants et électeurs socialistes sincères, ils perdent des millions de voix, ils affaiblissent le camp de la gauche dans son ensemble.
Or le 6 décembre 2015, il y avait encore 6 millions de voix socialistes, soit, 66 % des voix de gauche exprimées ce jour là. (Sans parler des millions d‘abstentionnistes socialistes eux aussi). Certes ce nombre de voix a reculé, (sur le nom d’Hollande, il n’en reste plus guère, mais attention, sur le terrain dans les autres élections locales territoriales régionales ce n’est pas pareil). Impossible de gagner en 2017 sans ces voix, et sans ces abstentionnistes socialistes. Il faut bien voir, que partout où le PS a reculé dans les 5 scrutins de 2012 à 2016 (municipales, européennes, sénatoriales, territoriales, régionales) le reste de la gauche a reculé aussi.
En fait il faudrait que toute la gauche fasse ce que nous faisons au lieu de nous vilipender : défendre un programme fermement tout en ouvrant les bras, en proposant l’unité, et c’est ce qui affaiblira le plus surement Valls et les siens. L’aile droite du PS est très minoritaire et n’a de force que tant qu’il y a division : elle craint l’unité plus que tout, car l’unité signerait sa défaite intellectuelle politique et organisationnelle. Plus de 80 % de la gauche est à gauche, et il est anormal que moins de 20 % (5 % ?) de la droite de la gauche dirige la gauche : il faut avoir une stratégie qui permette de dépasser cette division et ses frontières artificielles. C’est une pédagogie de masse, entrainante qui est nécessaire. Ca ne se fait pas par scission mais par addition, pas par soustraction mais par un entrainement dynamique. S’il y a une chance d’avoir une garantie de réussite, elle est dans cette trajectoire unitaire.
Nous, (D&S, gauche socialiste) nous défendons cette pédagogie, nous luttons pied à pied, et nous sommes unitaires pour mille. Nous faisons notre travail politique et militant « puissance mille », là où il est nécessaire, ça influence des centaines de milliers de gens dans les syndicats, les associations, les communes, les régions… De toute façon pourquoi exclure le travail « dedans », personne n’a prouvé qu’il échouerait, personne n’a prouvé que travail « dehors » obtient davantage de succès, et la raison militante pragmatique voudrait qu’on combine les deux et qu’on additionne les résultats en une même dynamique. N’est ce pas sectarisme que de prétendre qu’il n’y a qu’une voie ? N’est ce pas sectarisme encore plus grand pour ceux de dehors de prétendre que leurs échecs viendraient du fait qu’il y en a qui combattent encore dedans ?
Les deux combats se complètent et ne s’opposent pas.
Vous prétendez que le PS est mort, « pasokisé », etc. Cela pourrait arriver bien sur. La vérité c’est que ce sont les masses qui tranchent et elles n’ont pas encore tranché. Le seul cas, c’est la Grèce, Syriza a bel et bien remplacé le PASOK , mais svp appréciez tout le sens du mot « remplacer ».
La politique a horreur du vide. Les appareils ne meurent jamais sans être remplacés.
Les « astres morts » envoient de la lumière des millions d’années après.
Déjà les classes dominantes sont très attachées à leurs partis, en France, on connait les célèbres études de René Raymond sur Orléanisme et Bonapartisme. Mais les classes dominées, donc la nôtre, sont encore plus attachées à leurs partis traditionnels, justement parce qu’elles sont dominées.
Tout parti a une nature de classe, celle ci s’analyse en fonction de cinq critères au moins : la genèse, l’histoire, la continuité, la base sociale, l’action politique. Tous les partis de gauche, issu du salariat, ont eu a un moment ou un autre une politique en rupture avec leur nature de classe : sans pour autant que les quatre autres critères soient contredits, et ils sont revenus à leurs amarres. En 1956, par exemple, on aurait pu penser que la trahison des partis de gauche qui ont tous voté les « pouvoirs spéciaux » et causé ainsi des centaines de milliers de morts dans une guerre atroce, avaient tellement trahi que leur nature de classe en était modifiée. Mais non et on a revoté pour eux en 1967, 1974, 1981, 1997, etc..
Jaurès avait tente d’empêcher la guerre. Son parti entier a fait la guerre. 80 ans après, Lionel Jospin chef de gouvernement socialiste, au grand scandale de la droite, imposait qu’on réhabilite les » fusillés pour l’exemple », qui refusaient la sale guerre.
Il n’y a pas de trahison définitive tant que presque tous les critères ne sont pas rompus. La gauche a trahi souvent hélas, sans cesser d’être la gauche.
Ceux qui annoncent la mort du PS me font sourire, même si c’est tristement. Ca arrivera, mais ça n’arrivera surement pas encore ce coup là. Car il ne peut y avoir « d’insurrection civique » contrairement à la thèse non matérialiste de Mélenchon, sans, d’abord, une insurrection sociale ! C’est ça (que j’ai espéré chaque jour pendant la mobilisation 2016 anti El Khomri) qui change la donne des élections. Tout 2016 j’ai espéré un mai 68 pour bouleverser la donne « dedans » et « dehors » et modifier les conditions du scrutin 2017. (Mélenchon ne s’intéressait pas vraiment à vaincre par la mobilisation sociale contre El Khomri, elle était subordonnée dans sa vision à son plan présidentiel).
C’est l’existence qui détermine la conscience et pas une campagne électorale, le vote n’est que le reflet du rapport de force, il ne le change pas vraiment.
Il faut une alchimie entre un grand mai 68 et une grande victoire électorale consécutive.
Alors, comme, après, une gréve générale, une guerre, une révolution, nos partis traditionnels peuvent être changés de fond en comble. Cela n’arrivera que dans leurs ramifications profondes, une rupture de leur histoire, une nouvelle énergie fondatrice, et ça, ça ne vient pas d’une élection uninominale réductrice et superficielle dans ses effets. Mélenchon peut faire de 11 à 14 %, ce sera comme Tapie aux européennes, ça s’effacera, et il n’aura aucun député ensuite, le PS sera gravement abattu, divisé, diminué… et puis remontera dans ce cas nécessairement aux élections suivantes (et encore plus vite et plus fort, s’il y a un Jérémy Corbyn qui passe par là).
Dans ma vie, on m’a annoncé la mort du PS en 1956-58, en 68, en 78, en 83, en 93, en 2002, 2005 et 2OO6, et encore aujourd’hui. Mais pire au Portugal, il n’aurait pas du resurgir en 1974 après 40 ans de dictature à Lisbonne et de social-démocratie trahissante dans le monde ! Et plus récemment là-bas, après la déroute de Socrates, il y a 5 ans, (il avait fait du Hollande et il a même fini en prison), il est redevenu majoritaire, en dépit de toux ceux qui ‘lavaient enterre, et ceux la mêmes ont fait une plateforme de gouvernement, et il y a même un gouvernement PCP-PSP-BdG, c’est à dire, pour faire en frémir certains ici, un « gouvernement Cambadélis-Laurent-Mélenchon » ! ( Et ils ont eu raison de le faire !). (On verra en 2022)
La gauche c’est d’abord une force sociale, le salariat. Un seul salariat, une seule gauche. Heureusement, il n’y a pas deux gauches irréconciliables comme disent Valls et Mélenchon, sinon c’est Sisyphe à perpétuité, c’est la condamnation éternelle à perdre.
Pas possible de vaincre sans unité de la gauche. Sans unité et majorité du salariat (93 % des actifs) pas de forces suffisantes pour renverser le capitalisme. Les secteurs libéraux de la gauche se nourrissent et ne vivent que par la division : l’unité c’est comme l’ail aux vampires, ca les fait fuir. Le salariat ce sont ceux qui n’ont que leur force de travail a vendre et qui ont donc objectivement puis subjectivement besoin d’aller au socialisme contre la barbarie capitaliste.
Le salariat est majoritaire puissant et fort, mais il s’exprime à travers 19 partis en France (dont le PS) et a travers 30 orientations, chaque parti a 3, 4 ou 5 tendances, et il y a 8 syndicats et dans chacune de ces syndicats il y a les mêmes débats. Aucun de ces partis n’a raison à nos yeux, (D&S) mais tous ont une part de raison. Où est la « vérité » ? La bonne ligne d’action ? Quelque part au cœur de ces partis, en leur centre, ce ne sont ni les sociaux libéraux, blairistes ou autres, (Valls est un « Max Lejeune » d’aujourd’hui, quasi un néo) ni les gauchistes au sens « maladie infantile ». Il n’est de solution unitaire, dynamique, qu’au cœur de la gauche, pas à ses marges. Et quand la gauche se trouve une voie commune, une dynamique commune en son coeur, elle se dépasse, elle se transforme,
Je n’ai aucun attachement même sentimental au « PS » tel qu’il est, je n’ai, contrairement à d’autres, aucun esprit de clan, de boutique, de chapelle, de boutique, je n’ai aucune raison matérielle de défendre l’appareil, je lui ai tout donné, il ne m’a rien donné ! Il m’a même été très hostile. Mais il est encore le premier parti de ce pays, sans doute à cause du sectarisme de ceux qui prétendent lui disputer l’hégémonie à gauche : plus ils l’agressent, plus ils le confortent. Mélenchon n’a pas compris la stratégie de front unique, il devrait lire ou relire de bons textes de Léon Trotski, à ce sujet, que je crois les meilleurs en la matière (ils sont devenus introuvables, mais plus démonstratifs et pédagogiques que ceux de Jean Poperen sur le front de classes).
La notion d’entrisme est une notion stupide, et vaine : on ne milite jamais pour le compte d’autrui, et on ne milite bien que parce qu’on croit sincèrement à ce qu’on fait, pas par manœuvre. Comme mes amis de D&S, je n’ai jamais eu de double langage, ni de projet biseauté. Je combat pour une alchimie entre ce parti, toute la gauche unie et le mouvement social, et les questions de programme, lisez D&S c’est notre revue depuis 23 ans, elle paraît chaque mois et est notre référence claire, véritable, sincère, publique, franche et directe. C’est notre fil à plomb : nous ne sommes comptables que de ce qu’il y a dedans, nous réfléchissons, agissons de façon indépendante autour de cette revue essentielle. (Nos critiques feraient bien de la lire et de l’étudier, l’expérience est la chose qui se partage le moins, mais sa lecture les ferait progresser). Avec 4000 abonnés, on a plusieurs sites réputés et suivis, des blogs, on a publié 30 livres, des brochures théoriques, et on a réseau de 130 000 mails, et sommes présents dans 100 départements du pays, sans parler des meetings, médias, on peut dire qu’on travaille beaucoup et pas trop mal. Il y a beaucoup de talents forgés par des décennies de militantismes.
Ceux qui crient « quittez ce parti », n’y voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils devraient se réjouir chaque jour de l’influence, plus ou moins grande que nous exerçons, elle est utile à toute la gauche.
Ils sont moins seuls quand notre combat grandit. Ils ont besoin de ce combat (même quand le sectarisme les aveugle) La gauche socialiste a atteint 30 % des voix et 25 000 voix au Congres de Poitiers de juin 2015. Plus que quand Mélenchon y travaillait au comite de rédaction de D&S.
Notre projet, à D&S, est celle d’un grand parti de toute la gauche, à l’intérieur duquel les tendances du salariat se regroupent, s’expriment en tendances, et avec une démocratie scrupuleuse, poussée jusqu’au bout.
Il n’existe pas de clivage entre réformisme et révolution, le réformisme mène a la révolution, et la révolution se nourrit de réformisme. (Lisez Rosa Luxembourg). L’aspiration au socialisme, pour des millions de gens, vient du ventre, et elle passer par l’école du syndicalisme. Le socialisme est une idée neuve qui se ressource sans cesse. Il n’y a jamais eu de socialisme ni de communisme nulle part, sur la planète, les contre révolutions sanglantes ont jusque là étouffé toutes les tentatives.
Mais pour nous, sans aucun doute et nous y travaillons, naitra un jour un grand parti rouge rose vert, c’est notre objectif et il défendra victorieusement notre programme de « transition » et alors la révolution sera proche.
Mais toute révolution commence non par des discours, mais par le combat pour le pain, les revendications légitimes, la démocratie. Ensuite, oui, il faut une théorie, car sans théorie, consciente , partagée par le mouvement de masse, on ne va pas jusqu’au bout ni de la réforme, ni de la révolution.
Gérard Filoche (lire « mai 68 histoire sans fin » et D&S chaque mois).
Si tu lis cette tribune, peux tu la mettre sur ton blog en réponse sur Médiapart car je ne sais comment ni ne peut le faire
Marie-Noëlle, merci de ta réponse, rencontrons-nous vite
5 décembre 2016 – 11:40
Voilà quatre mois que je proposais, rencontres et gestes communs des quatre candidats de la gauche socialiste.
Je vous ai écris trois fois en ce sens, et sur des dizaines de médias, je l’ai propose.
Merci, merci de répondre, et de relancer.
Nous pouvons gagner contre Valls, mais ce sera plus facile ensemble, en additionnant nos voix, nos sensibilités, nos paroles, nos savoirs faire.
Une bonne dynamique viendra de notre unité.
Bien à toi,
Gérard Filoche
PS : Cf Lettre de Marie-Noelle dans Libé
et félicitations puisque Marie Noëlle est depuis vendredi soir sur la liste éligible pour les sénatoriales à Paris
Valls et Macron, Brutus 1 et Brutus 2, pousses au crime et exécuteurs de Hollande, essaient indument de se légitimer. Qu’ils renoncent aussi et s’excusent en partant.
4 décembre 2016 – 13:01
Cette mise en scène de Valls par 95 % des grands médias (et RSCG ?) est arrogante, scandaleuse, elle est le meilleur moyen pour eux d’essayer d’empêcher la gauche de saisir l’occasion de se redresser et de s’unir, d’avoir un candidat commun sur une plateforme commune.
La meute médiatique des 7 milliardaires de ce pays, orchestre déjà heure après heure, Valls comme elle l’a fait pour Macron, et étouffe déjà la gauche authentique.
Valls est le copié-collé aggravé de Hollande, il a tout fait comme lui et pire, c’est l’homme des 49 3, l’homme de la division des rangs socialistes, du rétrécissement de son propre gouvernement (exit Montebourg, Hamon, Taubira, Duflot…) l’homme qui a menacé, isolé, puis exécuté le président. Tout se dit maintenant, tout se sait, le récit des deux dernieres années, est hélas limpide et tragique à la fois, il donne le haut le cœur.
Valls c’est l’homme du passif, du bilan, de l’échec, et de la gauche irréconciliable, tout le monde sait qu’il ne peut que nous faire perdre. C’est pour cela que les milliardaires le promeuvent, c’est pour cela qu’on doit le battre les 22 et 29 janvier dans l’intérêt commun de toute la gauche.
Valls et Macron, ce sont les deux crêtes de coqs qui ont marabouté le quinquennat, ce ne sont pas des militants de gauche sains et sincères, mais des arrivistes qui ont joué « perso » capables de tout piétiner, surtout contre nous, ceux d’en bas, le peuple, les salariés, les chômeurs, les jeunes, les retraites…
Ils tournent le dos à la démocratie, au Parti socialiste qu’ils veulent liquider, au reste de la gauche qu’ils veulent écraser en s’appuyant sur les pires mécanismes de la V° République et de son néfaste « pouvoir personnel ».
Ils ne connaissent pas la vie avec les fins de mois difficiles, ni le travail, ni combien la Sécurité sociale est vitale, ils s’en moquent des 7 millions de retraités à mille euros, c’est pour cela qu’ils ont casse 100 ans de code du travail pour plaire à Gattaz et aux banques. Ils ont fait 1,3 million de chômeurs de plus, 14 points de dette présumée du pays de plus.
Contestons leur toute légitimité, exigeons qu’ils renoncent, qu’ils se retirent, et qu’ils s’excusent de tout ce qu’ils ont fait contre les chômeurs, les gens de gauche, et in fine contre le Président qui avait eu le tort de les choisir et de les nommer.
GF
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4 décembre 2016 – 1:00









