Retraité après 30 ans d’inspection du travail. Aussi membre de la CGT, du conseil scientifique d’Attac, de la Fondation Copernic. A publié 35 livres dont la moitié sur le droit du travail. Fondateur de la revue mensuelle « Démocratie & socialisme », 26e année. Ancien membre du BN du PS. A quitté le PS en janvier 2018 Porte parole de la Gauche démocratique et sociale. www.GDS-DS.org
Maintenant qu’on ne s’y trompe pas : Jean-Luc Mélenchon a choisi pour des raisons qui lui sont propres et en désaccord avec les présentes analyses de se présenter à Hénin-Beaumont contre Marine Le Pen. Une fois ce choix fait et quoiqu’on en pense sur le fond, il doit gagner, c’est de l’intérêt de toute la gauche, même de celle qu’il a ainsi placé au pied du mur.
Autant il n’y avait pas de raison de retirer un candidat socialiste face à l’homme de droite Bayrou, autant il est souhaitable qu’aucun socialiste n’empêche la défaite de Le Pen et vu la configuration particulière de la circonscription, il est nécessaire que Mélenchon soit investi comme le seul candidat de toute la gauche assurant sa victoire et la notre.
Il restera ensuite, à transformer l’essai, à sortir d’une situation intenable où austérité et croissance seraient censées coexister alors que cette coexistence a autant d’avenir que celle d’un chauffe-plat dans un congélateur. Une situation tout aussi contradictoire où l’on chercherait à « rassurer les marchés » tout en cherchant à les mettre au pas.
On ne gagne qu’avec de l’audace, en fortifiant les avancées une à une. Or le 6 mai n’est pas seulement une avancée « belle et rebelle », c’est une énorme victoire historique de notre camp, c’est une vilaine page tournée, la gauche est maintenant de retour, les salariés ont à nouveau les cartes en main,, allons de l’avant tous ensemble.C’est par les luttes que le reste s’acquerrera !
Beaucoup de militants à gauche ont aimé la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Et nous en sommes. Ceux qui ne connaissaient pas son ton flamboyant l’ont découvert. Mais ce n’est pas seulement ses qualités d’orateur qui ont été mobilisatrices, c’est une façon intelligente de lier les revendications sociales avec un discours réaliste sur la transformation sociale.
Il y a une urgence sociale, une terrible envie de changement maintenant. Elle s’est manifestée dés hier soir à la Bastille.
Le prix payé par le Pasok s’ajoute aux prix payés par les socialistes espagnols et portugais.
Qui trahit son peuple et capitule devant les exigences des intégristes néo-libéraux, qui accepte l’austérité imposée par les requins des marchés et des banques, est sanctionné par son peuple.
Autant de bonnes raisons pour voter « François Hollande » !
Il n’existe pas d’étude sérieuse, de dépistage, de prévention, sur les rapports entre les AVC et le travail. 150 000 crises cardiaques par an et 100 000 accidents vasculaires : entre un tiers et la moitié sont liés au boulot.
paru dans la chronique hebdo « au boulot » Humanité dimanche, le 24 mai 2012
Le 6 mai, cela peut être la 2e fois qu’un président de gauche sera élu en 54 ans. La gauche sera dans des circonstances exceptionnelles, elle n’a pas le contrôle de l’économie, mais elle détiendra toutes les institutions, la Présidence, le Sénat, l’Assemblée, les régions, les départements, les villes. La victoire de François Hollande est un point d’inflexion pour toute l’Europe : les peuples y voient déjà un signe pour se soulever contre la dictature de la finance et de leurs valets néolibéraux. Ça pousse fort en ce sens, peut être plus fort et plus vite que prévu.
Mais il ne faut pas rater le coche : c’est François Hollande qui vient d’offrir l’unité de la gauche avec obstination, les sociaux libéraux essaient déjà de l’en dissuader. Refuser cette main tendue, ne pas saisir le frémissement qu’il y a en Europe pour faire basculer contre le traité budgétaire, n’est pas de bonne politique. Merkel sera sur la sellette après la défaite de Sarkozy, il faut aider à faire son siége, ne pas déserter ni attendre.
Gouvernement sans exclusive de toute la gauche, EELV, PS, FdG et Philippe Poutou s’il veut … mais pas Laurent Joffrin !
Sarkozy défendait l’idée que, lorsqu’ils « viennent au secours d’un pays », le FMI et la Banque mondiale doivent « lui demander de respecter des règles élémentaires en matière… de droit du travail »
Comment est ce possible d’atteindre un tel niveau de double langage ? Ce « mec » qui appelle à un Premier mai sur le vrai travail, puis se reprend puis appelle les travailleurs sans statut à se mobiliser, est un hâbleur, frimeur, capable de dire tout et n’importe quoi… aucune de ses déclarations ne mérite le moindre crédit.