Archives des articles de : Gérard Filoche

Retraité après 30 ans d’inspection du travail. Aussi membre de la CGT, du conseil scientifique d’Attac, de la Fondation Copernic. A publié 35 livres dont la moitié sur le droit du travail. Fondateur de la revue mensuelle « Démocratie & socialisme », 26e année. Ancien membre du BN du PS. A quitté le PS en janvier 2018 Porte parole de la Gauche démocratique et sociale. www.GDS-DS.org

Le « vrai » travail ?

Le « vrai » travail ? celui des 650 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail ? Celui des droits violés et des heures supp’ impayées ?

La gauche et François Hollande sont en tête : unité pour gagner le 6 mai et chasser Sarkozy

Les questions de programme social encore en suspens reviendront inéluctablement sur le devant de la scène pour les législatives, pour la constitution du gouvernement. Tout commence le 7 mai et le 18 juin… si la gauche gagne. Rien de grand dans ce pays ne s’est fait sans unité de toute la gauche. Il faudra alors un gouvernement de toute la gauche, Hollande, Mélenchon, Joly…il faudra aussi une mobilisation sociale de tous les syndicats. Avant et après.

petit bilan réunions campagne 2012

Soit 55 réunions dans 32 départements différents avec 6 220 participants moyenne 115

L’Europe des Mario contre le droit du travail : à bas le règlement Mario Monti II

Une chose est certaine, comme l’a dit François Hollande : il faut dominer les marchés. Il faut stopper la spéculation. Il faut interdire aux banksters d’emprunter à 1 % et de prêter à 6 % aux états qui en ont besoin. Mais les spéculateurs et banksters, c’est plus fort qu’eux, c’est dans leur nature, ils n’entendent que la manière forte : ils ne s’arrêteront que s’ils sont sérieusement menacés d’être accrochés aux réverbères.

« Pactes de compétitivité » contre Code du travail : la loi Warsmann est passée le 22 mars. Abrogation.

Dorénavant dès que l’entreprise pressent des problèmes économiques à venir, elle peut négocier, imposer une baisse des rémunérations, de variation de la durée du travail, par accord d’entreprise. Ce sont les fameux « pacte de compétitivité annoncé par Sarkozy le 31 janvier. Et ce qui est nouveau c’est que si vous les refusez, votre licenciement ne sera plus considéré comme « économique ». Vous serez en faute. Votre motif de licenciement sera inattaquable devant un juge ! Le comité d’entreprise ne peut plus vérifier la réalité des difficultés économiques, faire des propositions alternatives aux licenciements, défendre vos intérêts. De plus, l’employeur échappe aux obligations propres à ce type de licenciement (reclassement, contrat de sécurisation professionnel, ..) !

Grèce : 11 millions de morts vivants

Annulation immédiate et complète de la dette grecque odieuse !

Mécanisme Européen de Stabilité : un pare-feu en bois inflammable

Les ministres des Finances de la zone euro se gargarisent du terme « pare-feu ». Il suffit pourtant de se poser la question pour constater la supercherie : a-t-on jamais vu un pare-feu en bois inflammable ? C’est pourtant bien de cette matière que sera fait le pare-feu. Il ne s’agit en rien de mettre un rempart de béton pour arrêter l’incendie mais de donner du bois à brûler aux marchés financiers (quelques centaines de milliards d’euros en l’occurrence) en espérant que cela arrêtera l’incendie.

Suicide d’un vieil homme grec : « - ainsi, je n’aurai pas à fouiller les poubelles pour assurer ma subsistance ».

Une affiche placée sur le cyprès accusait : « la junte des prêteurs l’a assassiné », assimilant le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne au régime des colonels qui a plongé le pays dans la dictature de 1967 à 1974.

Jeunesse à crédit : Sarkozy propose de livrer les jeunes aux banques et à leurs subprimes

a proposition de Nicolas Sarkozy, sous prétexte de refuser l’ « assistanat » consiste à livrer la jeunesse aux banques.

L’instrumentalisation de la tragédie de Montauban et Toulouse par Sarkozy

Personne ne peut faire abstraction des événements tragiques de Toulouse et Montauban. Ils ne constituent pas une simple parenthèse dans la campagne électorale. Ils doivent être pris en compte et permettre, notamment, de mettre en évidence le fiasco complet de ce qui était pourtant le cheval de bataille du candidat-président : sa politique sécuritaire. Mais ils ne peuvent, à eux-seuls, résumer les enjeux de l’élection présidentielle. Un ultime hommage aux victimes de Toulouse et de Montauban exigerait, au contraire, que le débat démocratique puisse, enfin, avoir lieu et que la République reste la plus forte, qu’on ne manipule pas pareil drame pour tenter de faire oublier les réels enjeux : le chômage de masse, la misère, la précarité, les inégalités sociales.