Non au chômage partiel comme « remède » à la crise

La CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et FO signeraient avec le Medef pour un quota autorisé de chômage partiel porté de 800 à 1 000 heures dans tous les secteurs, comme c’est déjà le cas dans l’automobile, le textile, le cuir et l’habillement.

Travailler moins pour gagner moins donc, tel est le credo du régime sarkozyste face à la crise. … Mais alors qu’en est t il de Mme Parisot qui criait hier que « pour se sortir de la crise il fallait travailler plus« , que « le travail créait le travail », etc…Les chiffons idéologiques du Medef ne tiennent pas longtemps.

Qui peut vivre avec 80 % de son salaire lorsque déjà 100 % de celui-ci ne le permet pas ?

Il y a récession, ils y ajoutent la contraction, le repli, le surplace. Tout pourvu que leurs profits ne soient que modérément et temporairement atteints.

Et pourtant ! La crise n’a fait reculer que de 27 % la valeur totale des 500 plus grandes fortunes de France.  En un an, elles seraient redescendues à 194 milliards d’euros, selon le classement 2009 publié dans Challenges le 9 juillet. Mais cela signifie qu’elles n’ont rien perdu, car après les pics de 2006, 2007, 2008, (entre 60 et 80 millions de plus par an) elles ne retombent seulement qu’à l’étiage astronomique de 2005 …. ls ont encore du grain à moudre …

Il y a toujours plus de 350 000 millionnaires en euros, 70 milliards de niches fiscale, 65 milliards donnés aux chefs d’entreprise, 6,5 milliards au secteur automobile, 2,5 milliards aux restaurateurs, 360 milliards de prêts et cautions aux banques, 15 milliards de « bouclier fiscal » aux plus riches, etc..

Contre le choix du chômage partiel, nous proposons de hausser tous les salaires de 200 euros et de porter le Smic à 1600 euros, c’est cette voie qui permettra de hâter la sortie de crise. Baisser les salaires = prolonger la crise. La hausse des salaires défend l’emploi. La hausse des salaires, c’est hâter consommation et reprise.

Mais ils ne veulent pas : ils veulent profiter au maximum de la crise pour faire encore plus reculer les droits, le Smic, les retraites, le dimanche … Ils ORGANISENT le chômage partiel et total délibérément.

C’est pourquoi nous ne voulons pas laisser, ne serait-ce qu’un infime espace à Sarkozy  pour prétendre qu’il « agit » contre la crise, non, IL EST LE FAUTEUR DE CRISE, c’est sa crise, celle de son système, celle de SA politique, celle qu’il produit et aggrave.

Ce n’est pas une crise venue d’ailleurs, d’outre atlantique, elle est « bien de chez nous » et si elle est limitée par rapport à d’autres pays, c’est grâce au fait que chez nous, il y a encore des résistances, des « amortisseurs sociaux », cette protection sociale que Sarkozy veut détruire alors qu’elle nous protége.

Contre le système mondial Madoff

Combien y a t il de Madoff dans le système capitaliste ?

Le monde capitaliste réel est comme dans le film « Mille milliards de dollars » d’Henri Verneuil. Pour diriger des multinationales toutes-puissantes, il faut exploiter, écraser, piétiner, tuer, piller, amasser, tricher, et pour que la finance mondiale ait échangé chaque jour depuis deux décennies au moins 40 à 50 fois plus de dollars que d’équivalent commercial réel à ceux-ci, il faut que l’ensemble de la finance soit gangrené.

Au point qu’ils ne peuvent se détacher des paradis fiscaux, des chambres de compensation à « trous noirs », des commissions et rétro commissions qui tuent à Karachi et ailleurs, des 1646 milliards d’armement produits et vendus chaque année, de la fraude, du blanchiment, des trafics de drogue …

Alors Madoff !

Madoff, ce n’est pas un escroc. C’est le modèle depuis 40 ans, le héros, le cœur, l’excellence du système, d’ailleurs ils l’ont bouclé pour 150 ans de prison en théorie, procès avec l’odieux système du « plaider coupable » expédié vite fait pour qu’on n’aborde pas les racines, les causes, l’histoire, les supporters, les confrères encore en activité …

Il tombe, en bouc émissaire, au champ d’honneur, mais tout continue comme avant pour les autres Madoff. « People, stars, personnalités », étaient selon Libération « courtisés par les rabatteurs du courtier » :  l’inverse aussi tant ce beau monde jugeait naturel de gagner de l’argent facile en dormant.

« Il ne nous a pas seulement volé notre argent mais aussi notre foi en l’humanité » écrit un père de famille ruiné, cité par ce journal (p.4, le 30 juin). Faut-il qu’il y en ait eu beaucoup,  des imbéciles ou des salauds pour confondre «foi en l’humanité » et placements juteux !

Chacun sait que le travail n’enrichit pas. Il permet de vivre et pas souvent décemment. Pour s’enrichir vraiment comme les 378 000 millionnaires en euros français, comme les 8 millions de millionnaires en dollars dans le monde, comme les 3 hommes qui possèdent plus que 48 pays les plus pauvres, il faut exploiter le travail des autres.

S’il y a fortune colossale hors du travail, c’est qu’il y a spoliation quelque part !

Parce qu’après tout, il n’y a pas un pleur à verser pour ceux qui « librement » ont recherché chez Madoff le mirage, et y ont investi le fruit de leur travail, puis s’étonnent, tristes et trahis que ça ne marche pas … C’est la moindre des choses que ça vole en éclats, que tout cela vole en éclats ! Enfin et partout ! Et les prisons devraient davantage être pleines de Madoff que de petits délinquants appauvris malgré eux et contraints par le sort au chômage par les fonds de pension qui ferment les entreprises.

Il y a des raisons si des dizaines de millions de gens préfèrent le livret A !  Et c’est injuste que les taux dudit livret A soient baissés par les autorités publiques qui préfèrent spéculation, tricherie, et laissent délibérément courir des emprunts et taux préférentiels légaux que les escrocs en situation d’inventer des « pyramides de Ponzi « font miroiter. Madoff n’était pas une escroquerie mais la vie ordinaire du système.

La gauche doit réclamer le contrôle et la socialisation des instruments bancaires, boursiers et de crédit dans l’intérêt général.

Et il doit être mis en place un salaire maxima (20 fois le Smic net tout gain compris) et au-delà une fiscalité intransigeante et transparente. Nul humain sur cette terre ne mérite de gagner, quelque soit son travail, plus de 20 fois qu’un autre. C’est un bouclier de dignité, un bouclier humain, un bouclier social !

À opposer à ce que Sarkozy a osé appeler, par antiphrase, par provocation, « bouclier fiscal » en affirmant qu’un individu en aucun cas ne doit être taxé de plus de 50 % de ce qu’il gagne ! De ce qu’il gagnait ou espérait gagner chez Madoff ?

Car Sarkozy aimait, adorait, adulait Madoff et tous ses semblables ses Bling-bling à lui, ses amis du Fouquet’s, et jamais il n’ a entendu de limites, de plafond, de comparaison, pour son bouclier fiscal, ou ne sont pas inclus les parachutes dorés, les retraites chapeaux, les stocks options, les spéculations, les successions…

Soyons donc fermes : bouclier humain, citoyen, anti spéculation, au-delà de 20 fois le Smic, ce qui est déjà énorme, (on peut imaginer un seuil plus bas), la puissance publique doit tout prendre… et redistribuer en services collectifs, publics, sociaux.

Vous avez suivi la loi en préparation sur le travail le dimanche ? pas assez car sinon vous auriez explosé de colère

Il s’agit comme vous l’avez compris de faire travailler des femmes et des jeunes pauvres et précaires le dimanche …

Il s’agit d’un vandalisme social pour détruire les liens sociaux partout, dans les cités, dans les familles, dans la vie citoyenne …

Il s’agit de remplacer la société du loisir par la société du caddie (TM) …

Il s’agit de fabriquer du chômage… le lundi !

Il s’agit de favoriser la grande distribution et de faire fermer les commerces de proximité …

Mais pas seulement : Sarkozy, Chatel, Bertrand, Maillé, ont appâté le gogo en prétendant que le dimanche serait payé double et accompagné d’un repos compensateur c’est à- dire payé triple. Seuls les naïfs pouvaient croire cela.

Les dernières moutures du texte précisent que ce ne sera pas le cas :

-       dans les communes touristiques (sic) (attention elles seront distinctes des « zones touristiques »)
-       dans l’ameublement (sic) (et d’autres branches comparables, le bricolage…)
-       dans les lieux déjà dits de consommation d’usage les week-ends (sic)

C’est-à-dire que là où il y avait déjà ouverture il n’y aura pas de doublement, ni de repos compensateur, ce sera … négocié !

Nous le disions ici : la banalisation du travail du dimanche se traduira par une banalisation du salaire du dimanche, sans majoration, sans avantage, ni repos compensateur. Les quelques salariés abusés, comme à « Plan de campagne  » qui croyaient y voir un gain sont tombés dans le piège, l’ouverture généralisée du dimanche se traduira par des salaires ordinaires le dimanche !

S’il n’y a plus d’exception pourquoi payer plus ?

Et des détails que Martine Billard, député verte de Paris n’a pas manqué de dénoncer et de combattre : il y aura trois cas particuliers, Paris, Lyon et Marseille. Ce serait les maires qui trancheraient …. Hé oui, mais à Paris, le texte ne dit pas cela, ce sera le Préfet.

Allez Paris, ville touristique sera ouverte le dimanche avec des caissières, femmes, jeunes pauvres et précaires !

Emprunt Sarkozy = cadeaux aux riches – Martine et les RV du « projet » : le social au cœur : 32, 60, 1600

Emprunt = cadeaux aux riches – Le social au cœur :  32, 60, 1600

Sarkozy refuse de faire payer des impôts aux riches. Il manque donc de recettes et aggrave « les déficits ». Alors il emprunte aux riches les impôts qu’il ne leur fait pas payer. Puis il leur rembourse à un taux confortable. Et il fait payer ce remboursement majoré par les pauvres en les faisant travailler plus toute leur vie jusqu’à 67 ans. C’est simple.

En fait la France est riche, elle n’a jamais été aussi riche. Sa crise vient de ce que les richesses sont accaparées, pillées, et que la machine est bloquée, les pauvres appauvris, et les riches rapaces accumulent en dormant, et brûlent leur argent en subprimes, titrisation, hedge fund, et cie.

En face de cela, un programme de gauche fait avec des grands mots, des phrases à n’en plus finir sur le « bien être », ça ne prend pas, ça ne prend plus. Promettez des mots et des mots et des mots, ça laisse sceptiques les électeurs de gauche. Annoncez un « projet » et tout le monde dort déjà  : le PS en a fait un en 2002, un autre en 2005, puis un autre en 2006 … il y en avait des pages et des pages, et des pages. Mais il manquait l’essentiel, la ou les revendications phares, clefs, incontournables qui incarnent de façon chiffrée, immédiate, précise, la volonté de changement réelle.

La bataille du « projet » sur le « bien être » annoncée par Martine Aubry en commençant par une initiative sur le climat, une convention sur la culture, des chantiers sur la recherche, des conventions sur le nouveau modèle de développement ou sur l’autorité et les libertés, des millions de gens ne s’y intéresseront pas. Des mots : « société du travail », « fiscalité » « assises des territoires », ça ne vaut pas mobilisation. Des phrases, des ensembles vagues, pas clairs, pas perceptibles, pas chiffrés.

Ca prend du temps, de l’énergie et ça ne fait pas envie. Ca finira en un catalogue de 40 pages.

Un programme, un projet, ça se condense, il faut que ça parle vite, clair et bien à des millions et des millions de gens. Le social au cœur.

- 32 h hebdomadaires, travailler tous moins pour travailler tous et mieux. Incontournable réduction du temps de travail quand il y a 3 millions de chômeurs. Contrôle des licenciements.
- 60 ans : retraite assurée et garantie, du temps pour profiter après une vie de travail.
- 1600 euros tout de suite pour le Smic et par contrecoup hausse de tous les salaires avec des conventions négociées, encadrées.

Les salaires c’est la sécu, c’est les retraites, c’est le logement, c’est la vie. 32, 60, 1600 : redistribuons les richesses pour relancer l’économie.

Tout tient en ça.

Un » projet » plus c’est bavard, dilué, fouillé, long, sans chiffre, sans précision sur les questions sociales centrales, moins on y croit !

32, 60, 1600 !

Le reste arrive après de façon plus crédible :

-    salaires maxima tout inclus net à 20 fois le Smic. au-dessus l’impôt prend tout, tranche à 90 %.
-    Vous voulez parler fiscalité ? parlez en d’abord ainsi. Vous vous parlez banque ? Un grand service public de banque et de crédit.
-    Services publics : une économie mixte, rendez à la nation tous ses services publics, collectifs, essentiels. Que les lois de la République l’emportent sur le marché : un code du travail protecteur, démocratie sociale, des CDI. Une école publique pour tous avec des petites classes et beaucoup plus de profs. Pas de « patron » pour les hôpitaux : démocratisez leur fonctionnement en service public en lien avec les usagers et les personnels. Sauvez la poste, la Sncf, EDG GDF…
-    Protection sociale pour toutes et tous par les cotisations sociales, prélèvements progressifs prestations égalitaires.

Ensuite tout fait son chemin. On est écoutés, on nous croit, le reste se fera. Les grandes idées seront mieux créditées approuvées, soutenues.

L’Europe « si on veut, on peut… » l’entraîner dans cette voie : un grand pays comme la France qui fait ça en contamine d’autres. L’Europe sociale, Smic européen, ça suit… Les peuples applaudiront.

Des échanges contrôlés, équitables, ça se définit, ça s’instaure, ça s’impose.

Une République sociale, parlementaire, laïque, démocratique, écologiste (préciser : assez de « bling bling, de présidentialisme », et « stop au cumul des mandats » : c’est sensible).

Une gouvernance mondiale avec l’OIT, l’OMS, l’OME, l’OMC, l’ONU. Ca coule de source. Pas besoin de 10 conventions, de centaines de milliers d’euros. De bla-bla qui dilue.

Des millions de gens sauront reconnaître un vrai « projet » et accrocher tout de suite : 32, 60, 1600.

Un des aspects les plus haissables de la politique de Sarkozy : bloquer le Smic

Il n’en a rien à faire, le Bling-bling et ses Rolex.  L’élu de Neuilly. L’avocat d’affaires du 92. Celui qui gouverne pour 2 % des privilégiés. Il ne sait pas ce que c’est que de bosser 151 h 66 et de recevoir 8,82 euros de l’heure. Il ne sait pas ce que c’est que d’être en bas de l’échelle, de trimer comme un dingue pour un taulier et de ne pas pouvoir vivre décemment.

Quand on est manoeuvre dans le bâtiment et qu’on s’use avec une espérance de vie limitée à 65 ans. Quand on est serveuse ou caissiére, qu’on est femme et qu’il faut faire une double journée, sans espoir de grand’chose.

Cela concerne environ 3,4 millions de personnes, dont 2,19 millions dans le secteur privé. Travailleurs pauvres. Depuis 2008, le smic stagnait à 8,71 euros par heure, soit 1 321,02 euros bruts mensuels (environ 1 037 euros net) pour 35 heures hebdomadaires.

Voilà trois années qu’il bloque le Smic. Un groupe « d’experts » (sic), pro Medef, « à l’unanimité » a  « conseillé de ne pas procéder à une revalorisation au-delà des critères légaux ». Ces imbéciles ont dit et Sarkozy les suit, que cela nuirait à l’économie, aux petites entreprises.

Balivernes !  Car en mai 68 le Smig a augmenté de 33 % et le Smag de 55 % et l’économie s’est envolée … Les gens ont consommé, y compris à l’avantage des petites entreprises, et mieux vécu et les salaires étaient encore indexés sur les prix avant qu’un certain Delors en 1983 ne supprime ce juste principe social.

Le Smic ne sera donc que revalorisé du minimum légal de 1,3 % au 1er juillet 2009, stagnant à 8,82 euros par heure alors qu’il devrait etre à 10 euros de l’heure depuis trois ans.  L’absence de « coup de pouce » supplémentaire a été annoncée par les syndicats ayant participé à une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) où siègent syndicats, patronat, et gouvernement.

« Le smic va passer à 1 337,70 euros brut par mois » pour un emploi à temps plein, sachant que 940 000 des personnes payées sur la base du smic sont à temps partiel, a résumé Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO) (AP) . « Dans un contexte de crise économique et financière, il y a lieu de s’inquiéter. Des mesures exceptionnelles ont été prises pour les banques et non pour les salariés, il y a de quoi s’en étonner », a-t-elle ajouté.

Hé oui, l’argent donné aux banquiers a arrosé … le sable … tandis que la hausse du Smic aurait relancé l’économie…

Le détestable Sarkozy fait tout à l’envers,  mais pour lui, c’est à l’endroit car l’ordre naturel des choses c’est que les banquiers encaissent et que les smicards en bavent !!!

Si ce n’était pas Al Qaida, mais les suites d’une histoire de mafia au sommet de l’état français, peut-on les trouver et les sanctionner ? Une « fable » vraiment ?

8 mai 2002, 14 morts dont 11 français à Karachi et 12 blessés. Des ingénieurs français des arsenaux d’état DCNS. Leur bus a explosé. Indignation générale : c’est un attentat d’Al-Qaida.

Juin 2009 : sept ans après, la vérité se fraie un chemin. En fait, l’état français avait vendu la construction de sous-marins à l’état pakistanais : des commissions et « rétro commissions » illégales étaient en dessous-de-table. A qui étaient-elles destinées ?

Pourquoi se dit-il que ces rétro commissions devaient servir à la campagne électorale d’Edouard Balladur et que son directeur de campagne de l’époque Nicolas Sarkozy le savait ?  Elles n’auraient pas été versées aux services pakistanais concernés, après la victoire de Chirac (et Villepin, tiens) qui ont unilatéralement fermé le robinet. Dette de mafia, dette à mort, près six ans de vaine tractation, les clans pakistanais lésés ont menacé puis commis l’attentat en représailles.

Depuis le début les récipiendaires et complices de ceux qui ont négocié et perçu lesdites commissions et rétro commissions savaient en France, au sommet de l’état, pourquoi ces 11 Français étaient morts. Ils auraient même tenté de menacer et frapper physiquement à leur tour (en les « jambisant » un procédé commun aux vulgaires mafieux terroristes) ceux qui exigeaient leur argent. Ils ont laissé s’égarer les familles et la justice vers des pistes fausses.

Interrogé par France 3, Edouard Balladur déclare avoir « entendu parler de cette histoire depuis des années ». Mais il souligne que tout s’était déroulé de manière « parfaitement régulière ». « Si quelqu’un a un témoignage, une preuve à apporter, qu’il saisisse la justice, c’est tout ».

Justement c’est le cas et les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier à Cherbourg cherchent la vérité dorénavant dans cette direction. Ces infos viennent des découvertes des dossiers des juges qui ont récemment été abondés et qui sortent publiquement de façon détaillée ….

« C’est ridicule, c’est grotesque, respectons la douleur des victimes, qui peut croire une fable pareille ? » répond Nicolas Sarkozy. Justement les familles des victimes elles s’indignent qu’on leur ait raconté une fable. « Dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’Etat n’existe plus, quatorze ans après, est-ce que vous êtes au courant de rétro commissions qui n’auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Balladur ? » rajoute l’actuel Bling-bling.

Bah oui, justement. L’argument sarkozien qui parait trop vif est, du coup, trop faible. Ca sonne comme un aveu car on est dans un monde où tout finit par se savoir, même si ça prend du temps et s’il y a des mensonges d’état.

Sarkozy et Balladur seraient-ils foutus ? Car on a là, un scandale d’une ampleur sans précédent.

Vous me direz, ce ne sont pas les seuls scandales de ce type, on a eu celui de l’UIMM, 600 millions d’euros de caisse noire pour corruption, 2 millions distribués en liquide par mallettes de 25 à 32 kgs, Parisot qui reconnaît que « beaucoup savaient inconsciemment«   et les auteurs ne sont toujours pas sous les verrous …

Mais ce n’est pas une raison pour être blasé. Tôt ou tard, la justice passe … Hein ?

Un jour, on finira même par savoir pourquoi c’est aux afghans que Bush a déclaré la guerre puis aux irakiens sur la base d’un mensonge officiel alors qu’il y avait 19 …  saoudiens sur les 20 hommes qui ont détourné les avions et abattu les tours du World Trade Center le 11 septembre 2001, alors que le chef des services secrets, saoudiens, le prince Turki avait démissionné quelques jours avant et alors que la famille Ben Laden trône dans les sommets de l’état saoudien.

Après on s’inquiétera des raisons qui poussent Sarkozy et Kouchner à déployer une base militaire sans précédent à Abu Dhabi à 220 Kms de l’Iran, (construite par des travailleurs forcés, sans droits) et à faire alliance militaire totale avec les barbares qui dirigent les Emirats.

Ca ne doit pas être pour aider Obama à faire la paix avec l’Iran.

On saura aussi  pourquoi c’est Hamid Karzaï qui a été nommé « président » de Kaboul par les USA, alors qu’il était dirigeant d’UNOCAL, le groupe du vice-président Dick Cheney, dont le projet était d’installer un pipe-line en Afghanistan. Tous ces gens qui parlent de « croissance verte » et qui ne pensent, n’agissent, que pour l’or noir… Il est vrai que ce n’est pas par des « rétro commissions » sur les sacs de riz que MM Kouchner, Balladur, Sarkozy peuvent établir leur pouvoir et leurs fortunes.

1414 milliards de dollars d’armement par an – dont des sous marins pour le Pakistan instable et nucléaire – dépensés sur la planète, davantage que pour lutter contre les famines et les pandémies ou pour la banquise. (Et si Yann-Arthus Bertrand faisait un film sur les armes vues de haut : genre HOME WORLD WAR ?

On verrait le sous-marin pakistanais construit par des français du dessus, puis le bus des 14 ingénieurs français exploser du dessus, puis les crânes de Balladur et Sarkozy du dessus… ).

Vive l’OIT – Pour un « travail décent » – Mais comment Sarkozy a t il pu se permettre à Genéve le 15 juin un tel double langage ?

« Pour que l’OIT et l’OMC soient deux organismes qui travaillent à parité de façon à rendre le droit du travail constitutif du droit de la concurrence ».Je n’ai pas souvent eu l’occasion de faire des amendements majoritairement adoptés dans une assemblée de type parlementaire, mais ce fut le cas, en novembre 1999, au Conseil économique et social, à la première réunion à laquelle je participais comme « personnalité qualifiée », dans la section « travail ».

C’était dans le cadre d’une demande d’avis de la part du gouvernement Jospin, à l’occasion du sommet de l’OMC à Seattle – lequel fut l’objet ensuite de manifestations de masse qui l’empêchèrent quasiment de se tenir. L’idée était de donner à l’OIT ( un « G183 »)  les mêmes droits de contrôle, de sanction, d’intervention que l’OMC, et de rendre ses conventions aussi incontournables que l’OMC prétendait le faire avec les siennes.

L’OIT est en effet, un organisme essentiel, sous estimé, sous employé,  pour tous ceux qui veulent une autre gouvernance mondiale que celle du prétendu et féroce « libre-échange » ou les diktats du FMI et de la Banque mondiale. Avec l’ONU, l’OMS, une OME, l’OIT devrait avoir des pouvoirs d’action capables d’imposer des droits sociaux mondiaux pour les travailleurs, un « travail décent » pour toutes et tous sur cette planète.

Mais une prestation comme celle de Nicolas Sarkozy, lundi 15 juin 2009, venu pérorer à Genève est faite pour brouiller toute piste réelle en ce sens, tout espoir…

Car l’homme y a prôné, en tant que « Président de la république », devant le monde entier le contraire de ce qu’il fait  en France : alors, évidemment quel crédit donner à une « gouvernance mondiale », quelle autorité à une OIT dont les membres dirigeants se comportent ainsi ? Ca discrédite tout, les mots, les analyses, les programmes, les promesses, le droit, la droiture, la République, tout.

Surtout quand Sarkozy prétend que  » Quand on veut que les autres fassent la même chose que soi, mieux vaut faire soi-même ce qu’on doit faire en temps et heure » ! On est au comble de la schizophrénie !

Car contre toute vraisemblance, Sarkozy a osé défendre lundi 15 juin à Genève un renforcement du rôle de l’Organisation internationale du travail (OIT) avec « pouvoir de sanction » face aux grandes institutions financières telles le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC) alors qu’en France il laisse faire 2000 chômeurs par jour en refusant de contrôler les licenciements abusifs.

Dés lors comment considérer :

-    que Sarkozy ait défendu à Genève  des normes de droit du travail comme devant être obligatoire, « sinon c’est comme une feuille qui s’envole au vent »,  alors qu’ à Paris, il défend le libre échange, et passe le Code du travail recodifié à l’acide ?

-    que Sarkozy ait condamné le « dumping social », alors que même en Europe où il existe pourtant 19 Smic dans 27 Etats, il est opposé  à l’alignement par le haut vers un Smic unique, arme essentielle s’il en est, contre le « dumping social » ? Et alors qu’il a défendu le TCE et imposé sans référendum le traité de Lisbonne qui interdisent toute harmonisation sociale et fiscale ?

-    que Sarkozy qui défendait dans sa campagne électorale les subprimes, les prêts hypothécaires, la déréglementation boursière, les nouvelles règles comptables américaines, les stock options, prétende à l’OIT qu’il veut « revoir la surveillance prudentielle des banques, réglementer les hege funds, les règles comptables, les modes de rémunération… »

-    que Sarkozy y dénonce la marchandisation « des activités humaines comme la santé l’éducation, la culture, la bio diversité, le travail » alors qu’il privatise en France les hôpitaux, les écoles, la sécurité sociale, les transports, l’énergie, les communications, la SNCF, la Poste..

-    Que Sarkozy  dénonce la « soumission au droit des affaires des normes sociales et environnementales », alors qu’en France, il œuvre à dépénaliser le droit des affaires, les abus de biens sociaux, le droit du travail…

-    Que Sarkozy condamne le «  tout pour le capital et rien pour le travail », appelle à une forte régulation financière internationale notamment par la taxe Tobin, dénonce de la cohabitation de l’abondance et de la misère, alors qu’il a instauré un bouclier fiscal pour les plus riches des capitalistes, qu’il a facilité les heures supplémentaires pour ceux qui ont un travail au détriment des victimes du chômage de masse, et refusé toute taxe de type Tobin, alors qu’il organise le « travailler moins pour gagner moins« , c’est à dire le travail partiel forcé ?

-    Que Sarkozy demande des droits pour un travail décent alors que c’est sous sa présidence à la tête de l’Europe qu’il a défendu une semaine de 65 h maxima à la place d’une semaine de 48 h maxima et si cela a été repoussé, c’est par le Parlement européen le 17 décembre 2008 !

-    Que Sarkozy n’a jamais lorsqu’il était président de l’Europe, mis aucune des questions sociales pour lesquelles il plaidait lundi 15 juin  à l’OIT à l’ordre du jour, au contraire toutes ses lois vont dans le sens de déréguler le marché du travail pour faire baisser les salaires et assouplir les horaires, heures supplémentaires, faciliter la précarité, les CDD, les prêts de main d’oeuvre, fragiliser les chômeurs, etc.

-    Que Sarkozy dénonce et critique les pays comme les USA, le Japon, l’Inde ou la Chine, qui ne ratifient pas suffisamment les conventions de l’OIT, mais qu’il ne les fasse pas respecter en France (comme la convention 81 sur l’inspection du travail, ou celle sur le travail de nuit des femmes…)

-    Que Sarkozy défende devant l’OIT des salaires décents alors qu’il bloque le Smic et les minima sociaux en France depuis trois ans, que le salaire médian est bloqué à 1450 euros, que, de ce fait les caisses de protection sociale n’ont plus de recettes suffisantes pour faire face à la dégradation des conditions de travail, de vie, de logement ?

-    Que Sarkozy ait imposé 41 annuités de cotisations pour le droit à la retraite et qu’il propose même, le 14 juin, de repousser à 67 ans … sans doute pour « ré équilibrer le partage entre capital et travail » ainsi qu’il prétend dans son discours à Genève du 15 juin.

-    Que Sarkozy ait développé une politique anti immigration honteuse, qu’il laisse perdurer massivement dans le bâtiment, la restauration, la confection, l’agriculture, le travail illégal, qu’il dénonce le « travail forcé » à Genève alors qu’il signe des traités pour de grands travaux (Louvre, base militaire…) avec Abu Dhabi et les Emirats qui usent et abusent du travail forcé !

-    Que Sarkozy juge à Genève « chimérique et irresponsable de croire que les peuples subiront sans rien dire les conséquences de la crise« . Alors que l’OIT prévoit une hausse de 50 millions des chômeurs tandis que 200 millions de travailleurs vont basculer en 2009 dans la pauvreté extrême, Sarkozy ignore t il qu’en France la pauvreté et les inégalités s’accroissent en même temps ?

-    Que Sarkozy prône une « révolution dans la gouvernance mondiale pour que les normes qui sont inscrites dans les accords internationaux soient effectivement appliquées » mais elles ne le sont pas en France où un milliard d’heures supplémentaires sont faites par les salariés sans être payées ?   Alors que tous les services de contrôle en France, douane, inspection du travail, concurrence, consommation, santé au travail, sont systématiquement affaiblis et ce, au détriment de la lutte contre les contrefaçons,  pour l’hygiène et la qualité alimentaire, pour combattre les produits fabriqués par les enfants ou des travailleurs sans droits syndicaux dans le monde…

-    Que Sarkozy s’écrie : « « Ou nous aurons la justice ou nous aurons la violence ! » alors qu’il criminalise les actions syndicales, limite les droits syndicaux élémentaires dont le droit de grève par la loi et en pratique, supprime des prud’hommes, les Tass, des tribunaux de proximité, multipliue les bavures policiéres.

-     Que Sarkozy défende l’idée que, lorsqu’ils « viennent au secours d’un pays », le FMI et la Banque mondiale doivent « lui demander de respecter des règles élémentaires en matière… de droit du travail » n’est-il pas strictement contradictoire avec la pratique du FMI dirigé par M Strauss-Kahn nommé par Nicolas Sarkozy ?

-    Que Sarkozy prévoit la continuation de la crise financière et économique, et réclame de « reconstruire le système financier » n’est-il pas contradictoire avec le G20 qui n’a rien décidé mais dont Sarkozy a dit monts et merveilles à Londres dés sa sortie ?

Comment est ce possible d’atteindre un tel niveau de double langage ?

Que fait l’opposition ? Que dit le Parti Socialiste ? Ou est la presse ?  Que ne s’indigne t elle pas de pareil procédé, inouï quand même  ?

Pourquoi ne dénonce t on pas, en cette occasion criante, le projet global antisocial sarkozyste réel, le pire qui ait jamais été mis en oeuvre en France depuis 60 ans ?

Car c’est bel et bien Sarkozy qui s’attaque systématiquement à tout ce qui reste du programme du Conseil national de résistance, à tout ce qui est social et socialisé dans notre pays,  y compris aux « amortisseurs sociaux » (selon l’expression de François Fillon) qui protégent encore un peu la France de toutes els catastrophes de la crise du capitalisme ?

Sarkozy a défendu à Genève le contraire de tout ce qui est mis en œuvre dans une France où il dirige pour le seul confort des 2 % les plus privilégiés de la population, théorisant même que l’enrichissement des riches tire tout le monde vers le haut, alors que chaque jour c’est la rapacité des actionnaires, comme il le reconnaît à Genève, qui plonge le monde – et notre pays – dans le désordre ?

France inter « ouvre le débat sur la retraite à 67 ans » – Rien n’impose ni ne justifie de remettre en cause la retraite à 60 ans : au contraire il faut la conforter !

Au moment où l’on a 2000 chômeurs de plus par jour, voilà que les sarkozystes veulent aggraver cette catastrophe dont ils sont pleinement responsables en prônant la retraite à 67 ans ! Faire semblant d’ouvrir le débat est plus qu’une diversion, c’est une agression antisociale de plus. Comme le travail du dimanche. Comme le « trou » de la Sécu. Assez de politique réactionnaire et de choix réservés aux seuls actionnaires.

Il faut immédiatement des mesures anti chômage puissantes :
-       contrôle des licenciements abusifs
-       35 h hebdomadaires pour tous et 44 h de travail maxima hebdomadaires
-       deux jours de repos consécutifs hebdomadaires pour tous dont le dimanche
-       rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche
-       ré embaucher immédiatement dans la fonction publique pour combler les 140 000 postes supprimés
-       garantir la retraite à 60 ans et en revenir au réel : 37 annuités de cotisations

Voilà le cœur du programme de gauche que le PS devrait défendre immédiatement, il serait écouté, il regagnerait ses électeurs, il pourrait gagner les prochaines élections.

La redistribution du travail, c’est la clef de la redistribution des richesses. C’est la clef de la relance. Donnez 200 milliards aux salariés pas aux banquiers et la relance sera rapide.

Les Français travaillent dans les faits, dans le réel, 37 annuités en moyenne. 2 sur 3 ne sont plus au travail après 57 ans. Toute tentative, actuellement, d’élever l’âge de la retraite est pure hypocrisie réactionnaire néolibérale.
Non à la provocation de la retraite à 67 ans : c’est seulement un moyen de diminuer le niveau des retraites en fixant des durées de cotisations inatteignables.

C’est seulement un moyen de maintenir les jeunes dans le chômage, les petits boulots, la précarité. Alors qu’au contraire, quand il y a 2000 chômeurs de plus par jour, il faut que les seniors partent en retraite et que les juniors aient du boulot !

Il y a mensonge d’état sur tous les paramètres de la retraite : sur le boom des naissances depuis l’an 2000, sur l’espérance de vie après 60 ans, sur le taux de chômage d’hier et de demain, sur les modalités de calcul des retraites, sur l’encouragement aux retraites dites « complémentaires » et sur les « fonds de réserve » gaspillés…

La retraite n’est pas une épargne, la retraite est versée en direct, en temps réel par ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite. Cela vient des salaires, augmentez les salaires ! Et s’il le faut, s’il y a des difficultés de jointure entre ce qui est cotisé et ce qui est nécessaire pour maintenir une retraite décente à un taux de remplacement de 75 % calculé sur les 10 meilleures années en 37 annuités à partir de 60 ans, alors il faut hausser les cotisations salariales et patronales de 0,3 à 0,4 points comme le proposa, il y a 7 ans, le rapport du COR.

La retraite comme la Sécu reposent sur les cotisations de base et sur les salaires : Augmentez les salaires, pas le paiement des « complémentaires » inégalitaires !

Boycott du congrès grotesque de Versailles le 22 juin !

Hortefeux-Sarkozy veulent davantage de chômage ! Seniors au repos, juniors au boulot ! Retrait immédiat des troupes d’Abu Dhahi, rupture du traité du diable signé par Sarkozy, stop à toute solidarité avec les barbares des Emirats.

Le ministre du travail et Bling-bling créent 2000 chômeurs par jour  :

-    En encourageant le travail le dimanche (à des femmes et des jeunes pauvres et précaires), ils créent du chômage le lundi,
-    En poussant à faire des heures supplémentaires en même temps que du temps partiel, ils créent du surtravail et du sous-travail à la fois.,
-    En proposant de faire travailler les salariés jusqu’à 67 ans, Hortefeux annonce qu’il veut aggraver le chômage dans la jeunesse,

-    En supprimant 34 000 postes de fonctionnaires par an ils sont les plus grands pourvoyeurs de chômage de ce pays : 140 000 emplois en moins pour les jeunes en quatre ans alors que nos services publics sont asphyxiés !

-  En refusant de contrôler les dizaines de milliers de licenciements abusifs, d’aubaine, décidé par les actionnaires en prétextant de la crise

Les Français travaillent en réalité, dans la vie réelle, on ne le dira jamais assez, 37 annuités en moyenne. Comme en Allemagne : les salariés allemands sont « planifiés » pour atteindre un droit à la retraite à 67 ans étalés sur 30 ans, mais ils continuent de travailler en moyenne jusqu’à 57 ans. Si bien que n’atteignant pas le nombre d’annuités requises pour toucher leur retraite, le niveau de celle-ci baisse de facto. Pareil en France, les 41 annuités ne sont atteintes que par un nombre restreint de salariés, les 2/3 sont hors du travail à partir de 55, 56, 57 ans.

C’est une escroquerie que de prétendre prolonger les « seniors » au travail, car cela ne marche pas, et quand cela marche cela prend du travail aux juniors.

Dans les grandes entreprises, AGF, LCL, C&A, etc.  des accords sont signés en permanence pour faire partir des centaines et des milliers de salariés en pré retraite … sous prétexte de la crise. Et là où les seniors ne partent pas, la crise fait que  les juniors ne sont pas embauchés.

Stop : retraite à 60 ans, retour immédiat aux 37 annuités de cotisations (il suffit d’un décret maintenant). Et embauche immédiate des 650 000 jeunes qui vont arriver sur le marché du travail cette année à temps plein, dans des vrais boulots !

Enfin Le Figaro, après le Canard Enchaîné et nous, D&S, lèvent le voile sur le terriblement dangereux accord qui a été signé par les va-t-en-guerre Sarkozy et Kouchner avec les barbares des EAU. Pour la première fois depuis 60 ans, la France – dirigée par l’irresponsable Sarkozy – construit une basse militaire énorme à Abu Dhabi.

Hormis le fait qu’elle est bâtie comme « le Louvre d’Abu Dhabi » par des travailleurs forcés, 90 % d’immigrés aux passeports confisqués, sans droits syndicaux, ni code du travail, la base en question se trouve à 220 Kms des cotes d’Iran, en un endroit exposé au premier chef, et Sarkozy a promis le soutien « à la vie, à la mort » aux émirs, bombe nucléaire à l’appui s’il le faut.  Jamais « traité du diable » n’aura été aussi risqué ni aussi injustifié. C’est une pression, provocation y compris contre la politique actuelle de Barak Obama.

Il faut un mouvement pour la paix afin de le rompre. Retrait de toutes les troupes françaises qui n’ont rien à faire là-bas ! Rupture immédiate de ce « traité du diable » avec un régime où, selon l’ONU, l’OIT,  les droits des humains, des femmes, des homosexuels sont bafoués, où les droits politiques et syndicaux sont nuls, où l’exploitation et la spéculation tyranniques règnent…

Manuel Valls est candidat à des primaires socialistes ? alors, je le suis aussi, et avec davantage de légitimité !

Ah, non ça suffit ! Chaque fois que cet homme (Valls) parle, il fait perdre des voix à notre parti et à la gauche. On doit supporter en permanence lorsqu’on est un tant soit peu exposé à débattre avec des milliers de militants et sympathisants socialistes, l’handicap d’avoir  en permanence les médias braqués sur le moindre des discours antisocialistes de cet homme.

Pourquoi vous acceptez Valls chez vous ?

Comment pouvez vous ne pas rétorquer à ce qu’il dit ?

Tant que vous avez cet homme qui parle ainsi comment peut-on vous croire ?

C’est vrai : Valls ne sait pas clairement ce qu’il veut, il a été pour le « non » puis pour le « oui » au TCE mais depuis, il se lâche en permanence, contre les retraites, contre le Smic, contre les 35 h, contre le droit du travail, pour plus de « sécurité » (policière pas sociale) encore que Sarkozy et il est aussi, à ce point pour brader la gauche, qu’il veut renoncer au beau nom de » socialisme » !

Franchement ça suffit : si c’est comme cela que commence la mise en place de primaires, non ! Je suis pour l’unité de toute la gauche sur un programme commun de transformation sociale, pas comme Valls pour brader la gauche dans un accord droitier avec le Modem.

Ce n’est pas un problème de génération ni de renouvellement, mieux vaut un sexagénaire de gauche expérimenté capable de parler du salariat et de le défendre, que le coup de ce « quadra », jeune coq droitier, qui n’a aucun lien avec le réel du mouvement social, ni avec la vie de millions de salariés. Valls ne connaît ni l’exploitation, ni le pillage, ni ne dénonce la gabegie du capitalisme en pleine crise.

Pour que la gauche soit à nouveau « digne d’être écoutée » il faut qu’elle se démarque des idées d’un Manuel Valls et défende une République sociale, laïque, démocratique, fémlniste, écologique, pas une pâle copie du système néo libéral catastrophique de Sarkozy.

Gérard Filoche, dimanche 14 juin 2009