ESAT

Au boulot n° 512

Esat

 

Un établissement et service d’aide par le travail (ESAT) est un lieu de travail « protégé », réservé aux personnes en situation de handicap et visant leur insertion ou réinsertion sociale et professionnelle.Les ESAT accompagnent les personnes en situation de handicap, ne pouvant ni travailler en milieu ordinaire ni travailler en Entreprise adaptée, pour exercer une activité professionnelle, maintenir les acquis scolaires et développer des compétences métiers.

Mais les ESAT sont la plupart du temps gérés par des associations privées à but non lucratifet fonctionnent comme une entreprise ayant un rôle de production qui contribue à son budget – auquel l’état ajoute son « aide ».

La réalité du quotidien des travailleurs handicapés dans des ESAT est souvent mal connue, bouleversante et choquante : le travail est dur et contraignant,  alors qu’aujourd’hui, ces personnes n‘ont pas le statut des travailleurs, mais « d’usagers ». Pourtant ils ont une vraie technicité et une réelle compétence. Leur travail mériterait reconnaissance et revalorisation et non pas une variante « d’ubérisation ». Car ils sont souvent exploités sous forme de sous-traitance, notamment en espaces verts, entretien de locaux, conditionnement pour la distribution, blanchisserie industrielle, ébénisterie, rempaillage et cannage de chaise.Parfois centrés sur la production directe  : de vins, alimentaire ou une activité de restauration.

Le travailleur en situation de handicap perçoit une rémunération de garantie comprise entre 55 % et 110 % du Smic horaire. D’après les gestionnaires d’ESAT eux mêmes, ces revenus seraient plutôt situés entre 88 % et 91 % en moyenne.

Le Code du travail devrait s’appliquer en milieu protégé, comme en milieu ordinaire. Lestravailleurs handicapés devaient avoir des droits comme celui d’un salaire minimum.

Le travailleur handicapé devrait bénéficier (une évolution jurisprudentielle initiée par la Cour de justice de l’Union européenneva dans ce sens) d’une reconnaissance en tant que salarié.

Gérard Filoche

 

 

Lettre ouverte à la gauche

Alors que la crise sanitaire bat son plein, la crise sociale est là : licenciements, chômage, pauvreté. Ce n’est pas la crise pour ces 15000 fortunes françaises qui possèdent 100 milliards d’euros (4% du  PIB français) en actifs dans ce paradis fiscal qu’est le Luxembourg où 6500 milliards cachés viennent d’être découverts. Voilà le vrai visage du capitalisme : la recherche du profit maximum, la fraude fiscale et le creusement des inégalités. Cela ne peut que renforcer la colère et les luttes pour l’emploi, l’augmentation des salaires et des minima sociaux, pour un revenu pour tous les jeunes de moins de 25 ans. Et le besoin d’une véritable alternative de gauche.
Le temps passe, le temps presse. Les régionales sont dans moins de 5 mois, la présidentielle dans 15 mois et aucune candidature à gauche n’est seule en capacité d’atteindre le deuxième tour. Des millions et des millions d’électeurs de gauche se prononcent pour l’unité contre le duo Macron-Le Pen.
Certains craignent que l’unité se fasse sur un mauvais programme. Nous avons une responsabilité pour aboutir  sur une vraie plateforme de transformation sociale qui découle d’un travail de rédaction en commun. On peut et on doit trouver le plus grand dénominateur commun. Il n’y a pas de vaccin contre les trahisons excepté la force de l’union et la mobilisation sociale qu’elle engendre. La pression sociale est là, puissante, exaspérée par le macronisme. Elle recherche une rupture sociale, écologique et démocratique avec le système économique dominant.
De très nombreux points communs existent quand on étudie et compare les programmes (*). Il y a eu un excellent appel pour les 75 ans de la Sécurité sociale signé par 100 % des responsables de la gauche. Il y a des appels communs semblables pour les services  publics (EDF menacé par le projet Hercule, la SNCF, les hôpitaux, l’école, l’université, la recherche…). Quand on lit les dizaines d’appels unitaires qui circulent, ils disent presque tous la même chose. C’est aussi le cas du texte de « sortie de crise » avec 34 mesures présentées par 22 organisations syndicales, associatives et syndicales  (dont la CGT, la FSU, Solidaires, Attac, Oxfam, Greenpeace …). C’est le cas de l’appel « 2022 (vraiment) en commun ».PCF, LFI et PS votent le plus souvent ensemble à l’Assemblée nationale. Un projet de loi commun LFI, PS et PCF a même été déposé sur les droits de succession ! Il existe une hostilité commune aux lois Macron sur la sécurité globale ou le séparatisme qui a conduit à des actions communes. Il y a aussi dans certains territoires des démarches de rassemblement en cours en vue des régionales. Nous devons maintenant répondre aux « Jeunes pour le climat » qui déclarent : «À vous qui prétendez représenter la gauche : vous ne représenterez rien ni personne tant que votre seul objectif sera de mettre en avant votre parti. Il en va de vos responsabilités ».
C’est une question de volonté et d’initiative. J’appelle, avec mes amis, à ce que toutes les organisations, mouvements concernés fixent une date, un lieu et un planning de travail pour parvenir à une plateforme commune, en 8, 10 ou 12 points. Que soient entendus, auditionnés dans ce processus les acteurs sociaux ou citoyens, celles et ceux confrontés aux licenciements, au chômage, à la pauvreté …Mettons tout sur la table. Il y a des convergences mais aussi des divergences…discutons-en ! Un socle pour un contrat de législature et un candidat commun en 2022 sont possibles. Discutons sans préalable ni exclusive, ni hégémonisme avec la volonté d’aboutir et nous réussirons. Faisons-le publiquement dans des forums, des états-généraux avec bienveillance, sous le contrôle du peuple de gauche, celui qui vote et celui qui désormais s’abstient. Une fois que nous aurons une plateforme commune, le reste trouvera sa solution. Fabien, Jean Luc, Julien, Olivier…  ouvrez vos agendas, invitez largement. Rassemblons les gauches sociales, écologistes, citoyennes. Si nous échouons, au moins on aura essayé. Si nous parvenons, comme je le crois possible, à un texte de propositions et de transformations pour la durée d’une législature, soumettons-le à tous, associations, syndicats, partis, militants, collectifs dans le pays. Ce sera un formidable évènement et cela créera une formidable dynamique. Toute la gauche attend ça. Le 9 février 2021
Gérard Filoche, porte-parole de la Gauche démocratique et sociale
(*) http://www.gds-ds.org/tableau-comparatif-des-propositions-a-gauche/

« Gros et petits » au boulot chronique Humanité-Dimanche n°527 hebdomadaire 11° année

Le propriétaire d’un petit hôtel du 1erarrondissement de Paris est désespéré. Depuis le 1erconfinement,  mars 2020, il a tout fermé, il a même barricadé tout son rez-de-chaussée avec des grands panneaux de bois. Ç’est sinistre d’autant qu’il y a une quarantaine de chambres et que beaucoup en auraient eu besoin dans cette période. Il a mis en chômage partiel les trois veilleurs, son gestionnaire et les quatre femmes de ménage.

Cela fait 11 mois sans activité et les frais fixes le rattrapent, l’amenant au bord du dépôt de bilan. Il se tourne vers les banques puisque l’État prétend qu’il garantit les prêts qui seront accordés en raison du Covid.

Oui, mais voilà, même si le prêt est garanti, le banquier ne veut pas.

Et c’est le banquier qui décide, pas l’État.

Un banquier ça fait de la politique. Et il vous prête des parapluies quand il fait beau, il vous les reprend quand il pleut.

Là, le banquier semble avoir un plan différent, il attend que l’hôtelier soit en faillite et ensuite, il favorisera le rachat par une grande chaine, genre Accor ou Western Union. Le Covid est propice à ça. Ça rappelle à tout le monde que le capitalisme est un système de recherche du profit maximum et pas seulement du profit.

L’hôtelier pense qu’il ne peut que faire faillite, il va supprimer huit emplois. Ça alimentera la longue chaine du chômage de masse.

Et ça va s’aggraver entre les mains du tribunal de commerce et sous la menace de l’ordonnance en cours du Garde des sceaux Eric Dupont-Moretti modifiant l’ordre des créanciers privilégiés en cas de liquidation judiciaire : s’il ne fait pas vite, les huit salariés subiront la rétrogradation de leurs droits aux AGS (Assurance garantie salaire). Macron est en train de décider que les créances des administrateurs judiciaires et mandataires de justice vont passer avant celles des salariés – relégués du premier au dixième rang. Comme le petit propriétaire ils seront dépecés.

Ça résume tout Macron, ça : dépecer les petits pour les gros.

Gérard Filoche

 

Anxiété, masques et Covid

Au boulot n° 526  Humanité dimanche

Après 10 ans de procédure, 726 mineurs vont recevoir chacun 10 000 euros, au total 7 millions d’euros. La Cour d’appel de Douai, le 29 janvier 2021 leur accorde une « réparation » du « préjudice d’anxiété »  parce qu’ils ont été « exposés » à des substances toxiques et cancérigènes aux Charbonnages de France. C’est suffisamment rare pour être souligné et ça fait réfléchir en plein Covid 19.

L’État peut encore, sous deux mois, se pourvoir en cassation  mais il se heurte à un gros obstacle : car à propos des mineurs des Houillères du bassin de Lorraine, la Cour de cassation le 11 septembre 2019 a déjà tranché dans le même sens :  « en application des règles de droit commun régissant l’obligation de sécurité de l’employeur, le salarié qui justifie d’une exposition à une substance nocive ou toxique générant un risque élevé de développer une pathologie grave et d’un préjudice d’anxiété personnellement subi résultant d’une telle exposition, peut agir contre son employeur pour manquement de ce dernier à son obligation de sécurité ».

Le « préjudice d’anxiété » s’entend pour des salariés non maladesmais qui avaient des raisons de s’inquiéter de pouvoir le devenir à tout moment : « par exemple, il y avait des masques mis à disposition mais en nombre insuffisant ou inadaptés »  explique leur avocat M° Teissonniére.

La Cour de cassation de 2019 citait : « La plupart des mineurs ne portait pas de masques à poussières, certains d’entre nous achetaient des masques en mousse en pharmacie » « Dans les années 90 on portait des masques jetables ils se colmataient vite avec la respiration et on n’en avait pas assez à disposition et ils n’étaient pas adaptés à un travail physique intense ».

À l’époque du Covid, c’est une fantastique pression sur les employeurs qui ne respectent pas le principe de prévention des risques professionnels : manque de masque, mauvais masques.

Et la reconnaissance du Covid comme maladie professionnelle est à l’ordre du jour.

Gérard Filoche

 

 

 

 

Climat, biodiversité, air Les enjeux de la transformation écologique

Climat, biodiversité, air

 

Les enjeux de la transformation écologique

 

Tout le monde l’a compris, Macron a menti en déclarant qu’il transmettrait « sans filtre » les propositions de la Convention citoyenne. Pas tant qu’il veuille préserver le rôle du Parlement, mais bien qu’il souhaite protéger les profits des grandes entreprises. Une transition écologique sauce Macron, c’est une transition à petits pas, d’abord à l’écoute des exigences du patronat.

La Convention propose de mettre en place une écoconditionnalité des aides publiques (basée sur un bilan carbone) qui n’est pas, par exemple, retenue dans le projet de loi. Mais ce n’est qu’un reniement parmi tant d’autres.

 

Un projet de loi en recul

Sur la question de l’écocide et des délits liés sanctionnant la pollution et la mise en danger de l’environnement, les organisations patronales ont obtenu du gouvernement un abaissement des sanctions initialement engagées. Macron pense que l’on peut s’en remettre à la bonne volonté des entreprises… et aux écogestes des citoyens. Ce qui fait dire au Réseau Action Climat : « L’ambition fixée par l’exécutif – à savoir la réduction de moins de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 semble complètement irréalisable »1.

Parce qu’elles estiment que la France a pris un retard trop important dans la lutte contre le changement climatique, quatre organisations de protection de l’environnement et de solidarité internationale2 ont attaqué l’État français3 avec, à l’appui de leur démarche, une pétition citoyenne. L’Affaire du siècle a recueilli plus de deux millions de signatures ! Le projet de loi « portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets » semble lui aussi de la même veine que l’action mise en œuvre jusqu’à présent : insuffisante face aux défis climatiques.

 

Biodiversité et greenwashing

Pour masquer autant que faire se peut son discours de droite de plus en plus autoritaire, Macron comptait sur la promotion de la loi issue des travaux de la Convention citoyenne. Devant les reculs déjà annoncés par rapport aux recommandations de cette Convention, les associations écologistes se disent toutes déçues. Au Parlement, les formations de la gauche et de l’écologie s’opposeront certainement au projet de loi. Le « en même temps de droite et de gauche » ne fonctionne plus ! Et c’est tant mieux.

Parce qu’il sent qu’elle est dans l’air du temps, Macron feint tout de même de mettre l’écologie à l’agenda. C’est ainsi qu’il a organisé une nouvelle édition du One Planet Summit consacré à la biodiversité. Un constat éclairant y a été fait : les bonnes résolutions prises les années précédentes n’ont été que très peu tenues. Réunir des chefs d’État, des dirigeants d’entreprises et de la finance n’a pas permis jusqu’à présent de ralentir l’érosion massive de la biodiversité sur notre planète. Estimer qu’un verdissement de la finance est possible tout en laissant faire les lois du marché est mensonger.  Le « greenwashing »4 de certains participants à ce sommet a été, à juste titre, dénoncé par les ONG environnementales.

 

Pollution de l’air, un enjeu de santé

Climat, biodiversité mais aussi qualité de l’air. Dans l’Union européenne, on estime à 400 000 les décès prématurés dus à la pollution de l’air, dont 50 000 en France. La France devrait réduire de 30 % ses émissions d’oxydes d’azote, produites essentiellement par le trafic routier. Plusieurs agglomérations dépassent de façon répétée les valeurs limites, ce qui a valu à la France une condamnation par la Cour de justice de l’UE.

Fixer des objectifs, c’est bien, mais il faut se donner les moyens de les tenir. Il faut aussi réduire les émissions d’ammoniac qui proviennent à plus de 90 % du secteur agricole (notamment dues aux engrais) et sont une des origines des particules fines. Sans modification substantielle du modèle agricole dominant, difficile de croire que les engagements pris soient tenus. Il faudrait pour cela rompre avec les orientations de la FNSEA.

 

Éric Thouzeau

  1. 1. Gaspard D’Allens, « Le projet de loi réduit à néant les proposition de la CCC », www.reporterre.net, 9 janvier 2021.
  2. 2. Les associations qui se sont portées parties civiles : Notre affaire à tous, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH), Greenpeace France et Oxfam France.
  3. 3. L’audience a eu lieu le 14 janvier 2021. Le rapporteur public a invité le tribunal à reconnaître la « carence fautive » de l’État. À l’heure où nous écrivons, le jugement du tribunal administratif n’est pas encore connu.
  4. 4. La volonté de certaines entreprises et autorités de se donner une image écologique et responsable largement usurpée.

 

La leçon suisse du Brexit Un bon levier social

La leçon suisse du Brexit

Un bon levier social

 

La relation que la Suisse entretient avec l’UE ne saurait être assimilée à la situation qui prévaut désormais entre cette dernière et le Royaume-Uni, suite à l’accord conclu le 24 décembre 2020. Toutefois, sur un point au moins – les exigences posées par l’Union aux Britanniques pour éviter le dumping social –, ce texte fait office de levier pour la gauche politique et syndicale suisse.

 

Dans les mois à venir, la Suisse et l’UE vont rediscuter d’un accord-cadre institutionnel, qui a pour objectif d’adapter systématiquement le droit suisse au droit européen. Une des pierres d’achoppement porte sur la question de savoir si les différends entre la Suisse et l’UE seront tranchés par la Cour de justice de l’UE (solution défendue par l’Union) ou par un tribunal arbitral.

 

La fin d’une conscience sociale

Dès le moment où ils ont pris connaissance de l’accord entre l’UE et le Royaume-Uni, plusieurs femmes et hommes politiques de la droite suisse ont jubilé. Comme la Cour de justice de l’UE ne joue aucun rôle dans l’accord conclu avec le Royaume-Uni (sauf pour l’Irlande du Nord), ils ne voient pas pourquoi il n’en irait pas de même dans l’Accord-cadre Suisse-UE, ce qui sauvegarderait la souveraineté helvétique.

Nombre de spécialistes ne partagent toutefois pas ce point de vue. Les dispositions de l’accord de libre-échange conclu entre l’Union et le Royaume-Uni ne prévoient pas d’accès au marché de l’UE et ne contiennent donc pas de droit de l’UE ni d’obligations à se conformer à ce dernier pour les Britanniques. Il en va tout autrement pour la Suisse, qui a consenti à incorporer les dispositions du droit de l’UE à ses accords bilatéraux. Les différends entre la Suisse et l’UE seraient portés devant un tribunal arbitral qui consulterait la Cour européenne de justice. Cette solution irrite de nombreux milieux politiques suisses, même si la décision finale reviendrait au tribunal arbitral.

Cette discussion passe toutefois à côté de l’essentiel, à savoir que la Cour de justice de l’Union était, jusqu’en 2005, la « conscience sociale de l’Europe » avant de prendre une orientation ultralibérale depuis l’arrivée des pays d’Europe orientale au sein de l’UE.

 

De l’encadrement européen de la concurrence…

Malgré l’affaiblissement de certaines protections sociales, un autre aspect de l’accord entre l’Union et le Royaume-Uni est beaucoup plus intéressant pour la gauche et les syndicats suisses, à savoir l’encadrement des règles de la concurrence. Londres et Bruxelles se sont engagés à « maintenir des normes élevées » dans les domaines de l’environnement, de la lutte contre le changement climatique, des droits sociaux, de la transparence fiscale et des aides d’État. Cette exigence des Européens viserait à empêcher les Britanniques de se lancer dans une course au moins-disant social ou environnemental, en pratiquant le dumping aux portes de l’Union.

Pour compléter le tableau, la libre circulation des personnes entre l’UE et le Royaume-Uni a pris fin le 1er janvier 2021. Désormais, un Européen souhaitant travailler au Royaume-Uni devra obtenir un permis de travail, Il devra encore posséder une offre d’emploi avec un salaire annuel d’au moins 26 500 livres (29 500 euros). Cette réglementation signifie la fin des « petits boulots ». Les quatre millions d’Européens qui vivent déjà au Royaume-Uni (comme les Britanniques résidant déjà dans un pays de l’UE) conservent en revanche leur droit d’établissement et de travail.

 

… aux mesures d’accompagnement suisses

En raison de ces (justes) exigences posées aux Britanniques, la Suisse, et plus spécialement ses forces progressistes, aurait de la peine à comprendre que, dans la discussion sur l’Accord-cadre, la Commission européenne s’obstine à contester les mesures d’accompagnement mises sur pied depuis une vingtaine d’années dans la Confédération dans le but, précisément, de combattre le dumping social. Les principales mesures sont les suivantes :

• Possibilité d’introduire des contrats types de travail avec des salaires minimaux obligatoires.

• Allégement des dispositions permettant de déclarer une convention collective de travail (CCT) de force obligatoire s’appliquant par conséquent à toutes les entreprises d’une branche, y compris à celles qui ne sont pas signataires de la CCT.

• Loi sur les travailleurs détachés.

La divergence entre la Suisse et la Commission européenne porte surtout sur ce dernier point. La loi suisse a introduit une règle dite des huit jours, qui oblige les entreprises européennes à annoncer huit jours à l’avance leurs missions en Suisse, alors qu’un tel délai n’existe pas dans la directive européenne. La Commission en propose quatre dans l’Accord-cadre. La gauche n’a toutefois pas l’intention de lâcher trop de lest sur ce point, du fait que la Suisse est le pays européen qui compte la plus forte proportion de travailleurs détachés dans sa population active. Et si la Commission européenne devait s’obstiner, son attitude serai perçue comme anti-ouvrière, d’autant plus que les mesures d’accompagnement ont contribué à faire passer le nombre de salariés soumis à une convention collective de 1,4 million en 2003 à 2 millions en 2016.

 

Jean-Claude Rennwald

Ancien député (PS) au Conseil national suisse

Militant socialiste et syndical

 

Michelin : Licenciements Dégonfler l’emploi pour gonfler les profits !

Licenciements

 

Dégonfler l’emploi pour gonfler les profits !

 

Michelin vient d’annoncer la suppression de 2 300 postes dans ses usines en France soit une diminution de plus de 10 % de ses effectifs (1 100 emplois dans le tertiaire et 1 200 dans l’industrie). Les quatorze sites français, sont concernés par ces licenciements. La moitié de ses suppressions concernent le siège de Clermont-Ferrand.

 

Michelin est l’entreprise leader mondiale du pneu et son chiffre d’affaire, en forte hausse, s’élevait à 24 milliards d’euros en 2019. Elle est présente dans 170 pays, emploie plus de 127 000 personnes et exploite 69 usines dont sont sortis environ 200 millions de pneus en 2019. Le groupe Michelin emploie 20 000 salariés en France.

 

Des précédents

Fin mai 2020, Michelin saluait le plan de soutien de l’État à la filière automobile française, se réjouissant à l’avance des millions d’euros que le gouvernement allait lui distribuer. Le groupe annonce que ces suppressions d’emploi ont pour objectif une « amélioration de sa compétitivité de 5 % par an ».

Déjà, en 2017, le groupe avait supprimé 970 postes en France, notamment à son siège de Clermont-Ferrand, dans le cadre d’un vaste plan de réorganisation mondiale prévoyant de réduire de 1 500 ses effectifs globaux. Fin 2020, Bibendum fermait son usine de la Roche-sur-Yon, supprimant les 619 emplois du site.

ÀClermont-Ferrand, les effectifs de Michelin sont passés de 28 000 dans le début des années 1980 à moins de 10 000 en 2020 et la chute se poursuit encore.

 

Des vérités bonnes à dire

C’est là la conséquence de la politique du patronat de délocalisation de la production pour baisser les coûts salariaux.

Pourtant :

- En 2017, les actionnaires ont validé la rémunération de Jean-Dominique Senard, alors patron de Michelin, à 3,8 millions d’euros avant que Florent Menegaux ne le remplace à la tête du groupe

- Michelin a publié un résultat net 2019 en hausse de 4,2 %, et s’élevant à 1,73 milliard d’euros pour l’année 2019 (contre 1,66 milliard en 2018).

- Michelin a versé 357 millions d’euros à ses actionnaires en pleine crise sanitaire. Michelin a touché 65 millions d’euros au titre du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) depuis l’instauration de ce cadeau aux entreprises qui était sensé être le pendant d’une promesse de créer des emplois et de ne pas licencier.

- Michelin a bénéficié de 12 millions d’euros au titre du chômage partiel pendant le confinement.

Selon Hervé Bancel, délégué CGT Michelin du Puy-Blavozy où la CGT fait plus de 65 % des voix aux élections professionnelles : « Ce que Michelin appelle suppressions de postes au lieu des licenciements sont des emplois en moins », en rappelant les bénéfices nets de Michelin, et l’argent perçu du contribuable via le CICE, le chômage partiel ou le plan de soutien au secteur automobile.

La crise du Covid a mis en évidence les conséquences néfastes des politiques de délocalisation de la production tant au niveau social qu’environnemental (pollution des transports).

Ces nouvelles suppressions d’emplois ne sont pas la conséquence d’une quelconque « crise économique », mais de la « guerre sociale » à coups de baisse des coûts salariaux, qui se poursuit et s’intensifie.

 

Quelles perspective ?

Àla suite de cette annonce, des débrayages spontanés ont eu lieu dans différentes usines, mais une riposte à la hauteur de l’enjeu n’est pas simple. D’une part en raison des divisions syndicales, d’autre part en raison de la stratégie mise sur pied par Michelin, qui consiste à encourager les départs en préretraite (que nombre de salariés fatigués considéreront comme une aubaine) et les départs volontaires.

C’est une exigence politique que le remboursement de ces cadeaux censés préserver l’emploi.

Cette nouvelle annonce de suppressions de poste justifie la revendication du retour à un contrôle administratif des licenciements.

 

René Defroment

 

 

Penser la laïcité Entre espace public et espace privé JJ Chavigné

Penser la laïcité

Entre espace public et espace privé

La religion est-elle une affaire privée ? La manifestation des convictions religieuses a-t-elle sa place dans l’espace public ? Ce débat, pourtant tranché en 1905, n’a pas vraiment cessé. Confrontés à l’offensive d’Emmanuel Macron contre les libertés publiques et la loi de Séparation, les laïques devraient essayer de lui opposer un front commun. Cet article essaie d’apporter sa pierre à cet effort.

 

De nombreux partisans de la laïcité et de la loi de 1905 affirment que cette interdiction est la règle en France. Comment expliquer alors, la profusion de processions, de pèlerinages catholiques, dans notre pays ?

Des prières de rue interdites, vraiment ?

Selon Raphaël Baldos dans La Croixdu 22 mai 2020, « le 15 août, à Guern, dans le Morbihan, un millier de personnes se presse traditionnellement devant la chapelle de Notre-Dame-de-Quelven pour le pardon de l’Assomption. Après la messe en français et en breton, une procession s’élance derrière la Vierge ouvrantejusqu’à la Grande-Lande, une prairie cernée de bois ». Le photographe Phil Legal a exposé les photos de nombreux « pardons » bretons à Londres et a surpris les visiteurs anglais qui, dit-il, « pensaient qu[’il]avai[t]pris [s]es photos en Pologne ».

Le Jubilé du Puy-en-Velay est une fête religieuse célébrée dans cette ville le Vendredi saint, lorsque ce dernier coïncide avec la fête de l’Annonciation. En 2005, la célébration, présidée par l’évêque du lieu, fut prolongée jusqu’à la fête de l’Assomption et amena la ville à accueillir 350 000 pèlerins.

Du samedi 19 au lundi 21 mai 2018, près de 12 000 personnes ont participé à la 36e édition du pèlerinage de Pentecôte, organisée par l’Église catholique. Trois jours de marche avec une multitude de croix et les bannières, entre les cathédrales Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres. Des temps de prière et de catéchèse ont eu lieu durant toute la durée du pèlerinage. Au total, 150 prêtres, dont une cinquantaine de prêtres diocésains (selon les organisateurs) ont participé à cette marche.

 

Une liste sans fin…

Le pèlerinage Chartres-Paris (en sens inverse du précédent) est organisé, chaque année, par la Fraternité Saint-Pie-X. Là aussi, les croix et les bannières fleurissent avec, parfois, le cœur rouge surmonté d’une croix des Vendéens. Les 5 000 pèlerins réunissent les catholiques traditionalistes, une partie de la droite de la droite et de l’extrême droite. StreetPress, dans un reportage illustré par de nombreuses photos, raconte le pèlerinage de 2015 : « Une lourde croix de bois de près de trois mètres entre dans Paris sous le regard médusé des passants. Des haut-parleurs diffusent de la musique religieuse à toute berzingue. Deux statues, l’une de Marie et l’autre de Jésus, accompagnent la tête du cortège. Derrière, 5 000 personnes sont en procession. Ils occupent toute la chaussée ».

En 2019, à Lourdes, la célébration de l’Assomption a débuté, comme chaque année, dans la soirée du 14 août, par une longue « procession mariale » réalisée par des pélérins lanterne à la main. Plus de 20 000 personnes, dont 800 handicapés et malades, ont participé le lendemain à la messe dans la Basilique.

D’autres processions, de moindre importance mais très nombreuses, se déroulent chaque année dans toute la France. Les laïques persuadés que l’espace public est interdit aux cultes semblent ne pas en avoir connaissance. Comment cependant ont-ils pu ne pas avoir eu vent de la foule énorme de fidèles rassemblée à l’occasion de la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), organisée durant l’été 1997 à Paris ? Le dimanche 24 août 1997, plus d’un million de personnes s’étaient rassemblées sur la pelouse de l’hippodrome de Longchamp pour assister à une messe durant laquelle le Pape Jean-Paul II a lu une longue homélie. Les médias en avaient longuement rendu compte.

Seuls les quelques dizaines de musulmans dans une quinzaine de lieux, priant dans la rue parce que leurs mosquées ne sont pas assez grandes pour les accueillir, semblent attirer l’attention de certains partisans d’une laïcité qui interdirait la manifestation de convictions religieuses dans l’espace public.

 

Confirmation jurisprudentielle

Raccompagnant le pape à l’aéroport d’Orly après les JMJ d’août 1997, le Premier ministre Lionel Jospin, dans son discours, reconnaissait Jean-Paul II « comme un grand témoin de notre temps » et plaidait en faveur d’une « conception française de la laïcité, respectueuse de la liberté religieuse, expression de la liberté de conscience »1.

L’arrêt « Abbé Olivier » du Conseil d’État, le 19 février 1909, confirma l’interprétation de la loi de 1905 selon laquelle il est possible de se promener dans l’espace public sans avoir à cacher ses convictions religieuses et cela peut même prendre la forme de processions religieuses. Les arrêts du Conseil d’État ont, depuis, été constants : l’arrêt « Abbé Marzy » du 29 janvier 1939, ou encore l’arrêt « Rastouil » du 3 décembre 1954.

 

La religion : une « affaire privée » ?

L’historien et sociologue de la laïcité, Jean Baubérot répond à cette question en écrivant « cette affirmation est à la fois exacte et fausse, car elle revêt deux sens différents »2.

Dans un premier sens, la religion n’est pas une affaire d’État et doit être en tout point distincte de la puissance publique. La loi de 1905 abolit tout caractère officiel de la religion. Dans un second sens, la réduction de la religion à une « sphère intime » est contraire à la loi de 1905 qui permet le libre exercice du culte et « ses manifestations extérieures sur la voie publique ».

Stéphane Lavignotte illustre fort bien la signification de ce second sens, impliquant que soit garantie l’expression des convictions religieuses dans l’espace public : « La manifestation des opinions religieuses, c’est forcément dans l’espace public, si c’est moi dans mon salon tout seul devant ma glace, ça n’a pas besoin d’être protégé ».

Quand le philosophe Henri Pena-Ruiz écrit que l’État ne subventionne aucun culte et précise : « Ce qui signifie que désormais tant juridiquement que financièrement, la religion devient une affaire privée »3, il se réfère au premier sens, mais escamote le second.

 

Ce que dit la loi de 1905

Pour certains laïques, il semble que l’amendement Allard et d’autres amendements antireligieux n’ont pas été rejetés lors du vote de la loi de 1905. Maurice Allard (soutenu par Édouard Vaillant) affirmait qu’il y avait « incompatibilité entre l’Église, le catholicisme ou même le christianisme et le régime républicain ». L’amendement qu’il présenta et qui allait dans ce sens ne recueillit que 59 voix et fut donc rejeté à une très large majorité. Certains laïques, aujourd’hui, semblent persuadés que cet amendement a été adopté.

De la même façon, en 1905, la possibilité de manifestations religieuses dans l’espace public fut adoptée par 294 voix contre 255. Quant au port de la soutane dans l’espace public, il fut approuvé par 391 voix contre 184. Ce qui permit à de nombreux prêtres en soutane de siéger à l’Assemblée nationale, notamment au chanoine Kir et à l’abbé Pierre (entre 1945 et 1967 pour le premier, entre 1946 et 1951 pour le second).

La soutane était considérée par certains laïques qui l’exprimèrent avec force dans les débats de 1905 à l’Assemblée nationale, comme « un acte de soumission, un acte ostensible de prosélytisme ». À ces arguments qui rappellent beaucoup ceux avancés, aujourd’hui, par certains laïques à propos du « voile islamique », Aristide Briand répondit que les Églises ayant été séparées de l’État, la soutane n’était plus qu’un habit comme un autre. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour le voile ou le foulard ?

 

Refuser un autre « en même temps »

Il est possible d’être contre les principes énoncés par la loi de 1905, mais il n’est pas possible, en même temps, de se réclamer de cette loi. De même, il est possible de penser, comme Maurice Allard, que la religion est l’ennemie de l’humanité, mais il ne l’est pas de se retrancher derrière la loi de 1905 pour le démontrer. Cette dernière n’est pas une loi antireligieuse, mais organise au contraire la coexistence de toutes les opinions (et donc aussi bien les différentes croyances que l’athéisme ou l’agnosticisme) dans l’espace public en imposant la neutralité du cadre (bâtiments publics, fonctionnaires…) pour, précisément, permettre cette coexistence. La seule limite étant celle du respect de l’ordre public.

Il est tout à fait concevable d’estimer que porter le voile est un acte de soumission ou un acte de prosélytisme, mais il n’est pas possible de se retrancher derrière la loi de 1905, les débats et les votes qui ont eu lieu lors de l’adoption de cette loi, pour exiger l’interdiction du port de ce voile. Les débats et le vote liés au port de la soutane ont indiqué exactement le contraire.

Chacun est libre de ne pas apprécier certaines façons de s’habiller, mais il n’est pas possible de se retrancher derrière la loi de 1905 pour imposer ses goûts vestimentaires.

Le RN et la catho-laïcité

Le Front national, devenu Rassemblement national, a réussi à capter à son profit une laïcité qu’il avait pourtant rejetée pendant très longtemps, en lui donnant le sens d’une laïcité identitaire. Cette laïcité permettrait à un pays de tradition judéo-chrétienne (c’était une grande nouveauté pour le FN pour ce qui est du terme « judéo ») de laisser s’exprimer librement la religion chrétienne dans l’espace public, mais interdirait les prières de rues pour les musulmans.

 

Le détricotage des libertés

C’est une forme de laïcité identitaire que le gouvernement d’Emmanuel Macron essaye d’imposer avec sa loi, d’abord contre le « communautarisme », puis contre le « séparatisme » et enfin « confortant les principes républicains », mais, dans tous les cas,c’est essentiellement la religion musulmane qui est visée, même si les autres ne sont pas à l’abri de dommages collatéraux.

Cette loi s’inscrit dans tout un ensemble de lois (dont celle dite de « Sécurité globale » et l’inscription dans le droit ordinaire de mesures relevant au départ d’un « état d’urgence ») et de décrets (permettant par exemple le fichage des opinions politiques ou syndicales) détricotant les grandes lois républicaines qui ont instauré les libertés publiques à la fin du XIXeet au début du XXe siècle.

Ce détricotage a pour fonction principale de permettre à Emmanuel Macron d’imposer sa politique néolibérale aux dépens du salariat et au profit du capital. L’emballage idéologique de cette politique (notamment concernant la laïcité) est à géométrie variable. Tous les laïques de gauche devraient avoir à cœur de ne pas lui faciliter la tâche.

 

Jean-Jacques Chavigné

 

1. Cité dans François Devinat, « Un million de croyants avec Jean-Paul II à Paris », Libération, 25 août 1997.

2. Jean Baubérot La laïcité falsifiée, Édition de La Découverte, 2012.

3. Henri Pena-Ruiz Histoire de la laïcité. Genèse d’un idéal, Éditions Gallimard, 2005.

 

 

dix semaines pour débattre, trois textes de lancement, convention nationale de GDS

Dix semaines chrono

 

« La procédure est sœur jumelle de la liberté » disait le jeune Marx.

Il est vrai que la véritable discussion exige, non seulement du temps, mais aussi des formes permettant à chacun de s’associer à la réflexion collective et de faire valoir ses droits. C’est ce à quoi nous nous emploierons dans les prochaines semaines.

 

Chères et chers camarades,

 

Comme vous le savez, la Gauche démocratique et sociale a décidé de tenir une Convention nationale en avril 2021 pour réfléchir, discuter et décider ensemble de son orientation.

Nous voulons associer le maximum de sympathisants et de militants intéressés à cette discussion, même si seuls les adhérents pourront voter à la fin.

 

La date de la Convention nationale

Il a été décidé, compte tenu de la situation sanitaire – et ce malgré les évolutions qu’elle pourra connaître –, que cette réunion aura lieu en visioconférence.

Elle se tiendra le samedi 10 avril de 9h à 13h (attention : la semaine précédente, c’est un week-end de trois jours, et la semaine suivante, les vacances scolaires commencent !).

 

Les AG de débats

Deux AG en ligne (ouvertes aux adhérentes, adhérents et sympathisants) auront lieu afin de préparer le travail de la Convention.

- Celle du samedi 30 janvier, de 9h30 à 11h30, sera consacrée à l’analyse de la situation politique (texte I et texte II)

- Celle du samedi 13 mars, de 9h30 à 11h30 également, se concentrera sur les tâches qu’il convient d’assigner à la GDS dans les mois suivants (texte III)

D’autres réunions seront prévues (sans doute en visioconférence) dans les départements et les régions afin d’associer un maximum de camarades à la réflexion collective.

 

Organiser la discussion

Nous proposons de publier un bulletin de discussion pour la Convention (BDC) avant la première AG puis un autre numéro après chaque AG. Afin de prévenir toute monopolisation de la paroles, la taille des contributions sera limitée à 6 000 signes et deux contributions maximum par camarade seront publiées dans chacun des BDC.

BDC n°1 : textes à remettre au plus tard le 20 janvier pour envoi le 23 janvier

BDC n°2 : textes à remettre au plus tard le 13 février pour envoi le 17 février.

BDC n°3 : textes à remettre au plus tard le 20 mars pour envoi le 27 mars.

Il serait utile que les contributions (surtout pour les BDC n°2 et n°3) soient centrées sur « les tâches ».

 

En tenant compte des discussions (écrites et orales), l’Equipe d’animation nationale (EAN) de la GDS proposera deux motions (une sur « les tâches » et l’autre sur un « programme d’urgence ») à soumettre au débat et au vote de la Convention nationale.

Ces projets de motions seront envoyés dans le BDC n°3

 

Nous espérons vous voir participer activement à ces débats, à ces travaux de la Convention de la GDS.

Pour nous envoyer vos contributions écrites : contact@gds-ds.org.

 

Bons débats et bonne réflexion !

 

L’équipe d’animation nationale de la Gauche démocratique et sociale

 

 

GAUCHE DÉMOCRATIQUE & SOCIALE TEXTE n°III CONVENTION 2021 COMMENT CONCRÉTISER « l’unité et le social au cœur » en 2021 ?

GAUCHE DÉMOCRATIQUE & SOCIALE

TEXTE III CONVENTION 2021

COMMENT CONCRÉTISER
« l’unité et le social au cœur » en 2021 ?

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Depuis les rencontres de Pau, n 2019, la pandémie du Covid n’a pas permis de tenir de nouvelle rencontre nationale de notre réseau.

À 18 mois des échéances nationales de 2022 (présidentielle et législatives), il est nécessaire de préciser le rôle que la Gauche démocratique & sociale (GDS) entend tenir. À cet e et, son équipe d’animation nationale a décidé d’ouvrir la préparation d’une Convention nationale qui se tiendra au premier trimestre 2021.

PRÉPARER DÈS MAINTENANT 2022

Cette convention est ouverte à toutes celles et tous ceux qui veulent participer au débat*. Tout adhérent à jour de cotisation 2020 pourra voter. Ce texte national est destiné à préparer ladite convention. Il reprend :

- notre analyse de la situation à 18 mois des échéances de 2022 ;
- notre appréciation du positionnement des dif- férentes forces (et candidats potentiels) ;

- notre orientation pour un candidat commun et un contrat de législature commun à l’ensemble de la gauche et des écologistes ;
- les voies et moyens de faire valoir, dès mainte- nant, cette orientation en pointant les obstacles, ainsi que les avantages et inconvénients des dif- férents choix possibles.

À l’occasion de cette convention, le réseau de la GDS procédera à l’élection de son équipe d’ani- mation nationale.

SOMMAIRE

MODALITÉS DU DÉBAT

Dès réception de ce texte, tout adhérent pourra adresser une contribution pour nourrir la ré- exion et les décisions à prendre. Ces contribu- tions devront être limitées à 6 000 signes (deux pages word). Deux bulletins de discussion seront envoyés en janvier et février. Ils reprendront les di érentes contributions, ainsi que les amende- ments au texte national d’ouverture du débat. Pour préparer au mieux les débats, des contacts seront pris avec toutes les forces de la gauche et les écologistes, des comptes rendus seront envoyés à tous les adhérents pour que tous les éléments soient connus a minima dix jours avant la tenue de la convention nationale.

Des assemblées locales, départementales ou régionales seront organisées pour permettre un large débat. Les moyens seront déployés pour permettre la tenue de ces réunions en vi- sio-conférence.

Note

* Anciens adhérents, abonnés à la revue, sympathisants…
Il su t de renvoyer ses coordonnées à contact@gds-ds.org en précisant « convention 2021 » en objet. Le droit de vote sera réservé aux adhérentes et adhérents de la GDS.

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Préambule……………………………………………………………………………………………………………………………………………..P. 2 1. L’orientation unitaire de la GDS dans le contexte actuel……………………………………………………………….P. 2 2. Gagner les régions et les départements à gauche………………………………………………………………………..P. 3 3. Désigner des candidats communs à la présidentielle et aux législatives…………………………………..P. 3 4. Déclinaison concrète de cette orientation et aux législatives………………………………………………………P. 3 5. Il faut exister pour peser………………………………………………………………………………………………………………….P. 4 6. Notre démarche………………………………………………………………………………………………………………………………..P. 4

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1 | CONVENTION GDS 2021

Comment concrétiser

« l’unité et le social au cœur » en 2021 ?

Pour une unité la plus poussée possible aux régionales, une candidature commune à la présidentielle
et un contrat de législature

Préambule

Sans unité, rien de grand n’est possible.
La situation n’est pas la même que dans les années 1930, ni dans l’après-guerre ni dans les années 1970-1980. L’unité des organi- sations politiques de gauche est nécessaire aux avancées, aux vic- toires sociales, démocratiques et électorales. Elle est malheureu- sement moins su sante encore qu’elle ne le fut par le passé. Un des traits marquants de la période actuelle est un changement du lien entre les salariés et leurs orga- nisations. Les syndicats ouvriers voient leurs rangs se dégarnir et sont absents dans de nombreux

lieux de travail. Il y a une dé ance gigantesque envers les partis po- litiques. Les salariés ont déserté les partis de gauche, sans emplir d’autres organisations. Quant aux quartiers populaires, la présence de la gauche y est quasiment ré- duite à néant. Une grande partie de l’électorat de gauche s’abstient… D’un certain côté, ce désamour en- vers les partis de gauche est mé- rité. Les espoirs soulevés par les victoires électorales ont été déçus. Le divorce des couches populaires d’avec les partis de gauche s’appuie sur les reniements du PS au pou- voir, et le sentiment que ces forma- tions sont avant tout soucieuses,

non pas du bien-être de la popu- lation, mais des intérêts étroits de leurs appareils. La con ance est à reconstruire.

Si nous voulons gagner ces élec- teurs qui seront décisifs pour envi- sager la victoire, il faudra aller les chercher. Cela suppose l’intransi- geance dans les luttes contre les violences policières, la lutte pour des services publics de proximité. Cela suppose de se doter d’un pro- gramme ambitieux de rupture avec l’ordre existant. La bataille pour l’unité est décisive. La bataille sur le contenu de la plateforme l’est tout autant.

1. L’orientation unitaire de la GDS dans le contexte actuel

Fondamentalement nous sommes pour une grande maison commune, un grand parti de gauche, démo- cratique, pluraliste, avec adhérents cotisants, droit de tendance, avec débats organisés en congrès, votes et élections à la proportionnelle, transparence maximale et contrôle des élus et des nances par les mi- litants. Mais nous savons que nous en sommes loin, faute d’un pro- cessus de fusion organisationnelle entre les forces de gauche, qui pa- raît hors de portée actuellement. L’orientation générale que défend la GDS dans le contexte actuel reste celle défendue depuis 2017 : la gauche doit être recomposée dans un sens unitaire pour pou- voir espérer contrer Macron et Le Pen en 2022. Nous militons pour un pragmatisme utile.

Le première dimension de ce prag- matisme, c’est d’uni er, rassem- bler les mouvements, forces, par- tis, qui sont, comme nous, pour l’unité, pour éviter la catastrophe qui vient du fait de la conjugaison de la crise sanitaire et sociale avec la politique antisociale du gouver- nement Macron, pour développer les combats unitaires, pour dé- fendre les acquis sociaux et en ga- gner de nouveaux.

La seconde dimension de ce prag- matisme, c’est d’uni er, rassem- bler les mouvements, forces, par- tis, qui sont, comme nous, pour l’unité pour vaincre contre Macron et Le Pen. Nous leur lançons un ap- pel pour agir ensemble en ce sens. Rien n’est possible sans balayer le pouvoir de Macron, par la rue ou par les élections. Il faut une plate-

forme, ainsi qu’une candidate ou un candidat focalisés sur cet objectif. Sinon, plus encore qu’en 2017, la capacité pour une gauche fragmen- tée de faire quali er un candidat au second tour de la présidentielle paraît nulle, tant il est vrai que les deux pôles macroniste et lepéniste apparaissent installés.

Le pôle macroniste ne tient – en dé- pit de multiples départs en son sein et de son virage à droite – qu’en rai- son de l’absence d’alternative cré- dible à gauche.

Plus tôt l’unité peut être réalisée, mieux ce sera. Certains avancent l’idée que le moment de l’unité arrivera à la n de 2021, voire au début de 2022, dans la dernière phase avant l’élection. Si ce scé- nario est possible, il n’est en rien souhaitable. Car c’est du temps

2 | CONVENTION GDS 2021

perdu. Plus la gauche demeure di- visée, plus ses di érentes forces vont se combattre pour s’imposer.

Pendant ce temps, Macron sera d’autant plus libre de poursuivre sa politique, et la guerre intestine

à gauche a aiblira la capacité de cette dernière à concentrer le tir sur ses adversaires politiques.

2. Gagner les régions et les départements à gauche

Nous défendons la réalisation de l’unité dès le premier tour en 2021. Ces scrutins seront moins favo- rables à la gauche que celui des municipales, car les périmètres sont di érents, la prime aux sor- tants peut jouer et l’abstention reste un dé . Il est donc d’autant plus important de construire un élan dès maintenant en partant

unis au front.
La bataille pour l’unité peut s’incar- ner di éremment au premier tour. À l’heure actuelle, il devrait y avoir trois listes de gauche dans chaque région. EELV a posé le principe de listes du Pôle écologique séparées (sans PS, PCF et FI) et FI refuse l’al- liance au premier tour avec le PS. La question de l’unité totale dès

le premier tour n’est pas évidente dans les cinq régions présidées par le PS. La question du bilan compte, ainsi que le positionnement vis-à- vis de LREM.

Dans tous les cas, nous défendons des listes d’union de la gauche sans exclusive partout au second tour.

3. Désigner des candidats communs à la présidentielle et aux législatives

Les scrutins de 2022 constituent la priorité. Les appels en faveur de l’unité se sont multipliés depuis un an. C’est un acquis dans la situation, car tout ce qui peut favoriser le lan- cement d’un processus concret est bon à prendre.

Au-delà des candidatures com- munes, la gauche doit se mettre d’accord sur un accord de législa-

ture – un programme commun pour 2022. Parce que c’est sur cette base que candidat à la présidentielle et candidats aux législatives feront campagne. Lier la présidentielle et la législative est indispensable d’un point de vue unitaire.

Il faudra trouver ensuite une mé- thode concrète pour réaliser cette unité. Des idées ont circulé : des

primaires pour désigner des can- didats uniques communs à la pré- sidentielle et aux législatives, une convention programmatique pour écrire un programme et se mettre d’accord sur la manière de dési- gner un candidat à la présidentielle, et ainsi de suite.

4. Déclinaison concrète de cette orientation et aux législatives

L’objet principal de la convention nationale de la GDS est de débattre de la meilleure manière de décliner concrètement cette orientation.

La GDS a réussi à cristalliser un ré- seau militant autour de deux identi- ants essentiels : le social au cœur et l’unité. Notre système d’infor- mation (revue papier mensuelle et lettre électronique hebdomadaire) nous permet de nous adresser à plusieurs milliers de militantes et de militants de la gauche. Si la ma- jorité des adhérentes et des adhé- rents de la GDS n’ont aucune autre appartenance politique (alors que la double appartenance est per- mise), le souci de travailler avec les di érentes composantes de la gauche nous a permis de participer à di érentes actions et prises de position unitaires. Dans un contexte de division maintenue à gauche,

toute initiative unitaire est utile, car elle permet de maintenir vivante la amme du rassemblement.
La GDS n’a cessé de multiplier les e orts unitaires, les relations bi- latérales, ainsi que les contacts avec l’ensemble des forces de gauche. Ces centaines d’heures de discussion et les dizaines de réu- nions de toutes sortes auxquelles nous avons participé n’ont pas été vaines. Très tôt, devant toute la gauche rassemblée en décembre 2019 à la Bourse du travail de Saint-Denis, nous avons reçu l’aval du PCF, en la personne de Fabien Roussel, pour la constitution d’un « comité de liaison ». Il s’est tenu en- suite deux réunions sur la question des retraites.

Nous avons réussi une démarche de quatre organisations avec Généra- tion.s, Ensemble! et Place publique

pour demander aux autres forma- tions politiques de soutenir le plan de sortie de crise en 34 mesures des 22 organisations associatives et syndicales. Nous avons publié un livre argumenté, intitulé Union. Nous avons initié une rencontre en juin avec Ensemble!, Génération.s, PEPS et R&S qui a discuté d’un col- lectif d’initiative et de liaison. Nous avons tenu en septembre 2020 une rencontre avec la France insoumise pour des listes unitaires aux régio- nales.

Nous avons travaillé et publié lar- gement, avec succès, une liste comparée de quinze positions à gauche pour démontrer que, sur le fond, il n’y avait pas de gauche irréconciliable. Nous avons contri- bué à ce que naisse et à faire si- gner un « appel des mille » pour une candidature commune, et

3 | CONVENTION GDS 2021

beaucoup d’appels et textes en ce sens. Nous avons organisé une ré- union publique en visioconférence entre Éric Piolle, François Ru n, Benjamin Lucas, Claire Lejeune et notre porte-parole, Gérard Filoche. À cette occasion, nous avons tou- ché 23 000 personnes. Nous avons contribué à un tract de sept organi- sations pour « un bouclier sanitaire et social » à l’occasion des mani- festions du 5 décembre.

La lettre hebdomadaire de la GDS, le site et nos multiples blogs, ain-

si que la revue mensuelle D&S, constituent des relais essentiels de cette orientation unitaire.
En constituant la GDS il y a trois ans, nous n’avions pas la volonté de construire une organisation de plus, mais de participer activement à la recomposition de la gauche, et d’agir le cas échéant en tant que courant au sein d’une nouvelle « maison commune » réunissant l’ensemble ou une majorité des or- ganisations existantes.

Le contexte actuel pose un dé ma-

jeur à la GDS : aucune force et au- cune candidature à la présidentielle de 2022 ne s’impose. La GDS ne souhaite pas aujourd’hui défendre telle ou telle candidature sur la base de la proximité programma- tique que nous pouvons avoir avec elle. Elle entend surtout défendre la perspective de l’unité et appuyer les forces qui peuvent favoriser la réalisation de cette unité sans sou- tenir l’un des candidats contre les autres.

le premier con nement.
Dans l’hypothèse la plus probable où les déclarations de candidature se multiplient d’ici à l’automne 2021, et où, par conséquent, nous nous retrouvons à la n de l’année avec quatre ou cinq candidats dé- clarés, la question reste posée de savoir ce que la GDS doit concrète- ment faire.

5. Il faut exister pour peser

Dans le processus unitaire, nous souhaitons – comme tout le monde – défendre les orientations pro- grammatiques que nous portons*. Nous pouvons les traduire en slo- gans simples et chi rés car, à la n, un programme doit se concentrer en quelques grands objectifs.

Dans ce processus, nous mettons en avant les nombreuses conver-

gences programmatiques entre les di érentes composantes de la gauche : elles sont apparues à travers les actions communes en soutien au mouvement social, au travers de l’action d’opposition par- lementaire et politique à Macron et à travers les programmes des européennes, municipales, et ceux écrits au printemps 2020 pendant

Les 2 formules ci-dessous sont alternatives

- nous devons poursuivre la tentative de constituer un « pôle » en agglomérant les forces déjà unitaires dans un front commun. Avec quel périmètre et quelle orientation pour ce front commun ?

ou

- nous devons nous rapprocher dès maintenant de l’un des pôles majeurs en présence (FI, EELV ou PS) et argumenter en son sein pour une orientation unitaire à l’égard des autres.

Pour parvenir à l’unité, il est possible de construire un mouvement militant de comités et collectifs « unitaires » de base incluant les organisations existantes, les di érents appels ou coalitions comme « Plus jamais ça ».

6. Notre démarche

D’ici à la convention de février-mars prochain, nous pouvons développer quatre axes.

6.1. Approfondir nos campagnes unitaires pour les régionales, un candidat commun de la gauche sociale et écologiste à la présiden- tielle et aux législatives en lien avec un contrat de législature.

6.2. Proposer et participer, chaque fois que possible, aux discus- sions qui sont proposées sur des contenus, des plateformes, des programmes avec les forces poli- tiques. Soutenir le regroupement des « 22 » et leurs 34 mesures « Plus jamais ça ».

6.3. Favoriser la mise en place de4 | CONVENTION GDS 2021

cadres unitaires, pluralistes, à la base comme au sommet. En ad- ditionnant les organisations pour mieux les dépasser. Les candi- datures potentielles – déclarées ou non – risquent d’aller à l’échec sans cadre unitaire. Les urgences sociales, écologistes et démo- cratiques doivent être prises en compte a n que tout cadre d’unité

(même partiel) se situe sur un pro- gramme de rupture avec les poli- tiques suivies depuis ces dernières années et aggravées par Macron et ses gouvernements.

6.4. Nous posons la question d’un « mouvement » à la base et au sommet regroupant les forces qui agissent déjà pour l’unité. Un tel mouvement fédérerait les groupes partageant les orientations pour les cinq prochaines années sur :

1) les urgences sociales et sani- taires autour :
- des services publics (hôpital, santé, école, recherche transports, logement, énergie, eau, communi- cations…),

- de la hausse des salaires,
- de la reconstruction d’un Code du travail,
- de la sauvegarde des emplois, de la réduction des emplois précaires et du chômage,
- de l’égalité femmes-hommes,
- de la réduction du temps de tra- vail sur la semaine à 32 h et sur la vie à 60 ans,
- de la reconstruction d’une grande Sécurité sociale démocratique,
- de la lutte contre la pauvreté et la hausse des minima sociaux…

2) la nécessité de mesures fortes de transition écologique permet- tant une vie meilleure dans un en- vironnement meilleur. La bifurca- tion écologique est indispensable pour lutter contre le réchau ement climatique (plan massif d’isolation des bâtiments, réduction de la part des énergies carbonées…) ;

3) la plani cation nécessaire au plan économique et écologiqueredonnant démocratiquement à la puissance publique sa place tant au niveau des territoires qu’au plan national, européen qu’à l’échelle in- ternationale ;

4) l’urgence démocratique

- un renouveau démocratique face aux dérives liberticides et autori- taires,
- des droits renforcés pour l’égalité réelle,

- la lutte implacable contre tous les racismes,
- un processus constituant d’une VIe République sociale, démocratique et parlementaire. Cette République ne peut être que laïque, écologiste, féministe et internationaliste. Et re- donnera la primauté de la décision à une Assemblée nationale élue à la proportionnelle, ou avec une part

de proportionnelle.
L’ensemble des démarches (lo- cales, nationales) doit permettre d’approfondir la recherche d’un contrat de législature 2022-2027. Pour entraîner une dynamique, un tel contrat de législature devra comprendre des mesures fortes sur le social, la santé, la transition écologique dès le début de la nou- velle législature.
Notre convention fera le point des démarches engagées et des possi- bilités d’aller plus loin.

Notes

* Voir « Références programma- tiques de GDS », texte paru dans D&S 254, avril-mai 2018 (et ré- cemment actualisé dans notre document « Pandémie : Urgences et jours d’après », D&S 274, avril 2020)

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5 | CONVENTION GDS 2021