Appel des 500 pour l’unité de la gauche aux Européennes : 1 seule liste de gauche, pas 7 ! signez…

 

1 seule liste de gauche, pas 7 !

 

Face à l’éparpillement de la gauche lors des prochaines élections (européennes), l’aspiration à l’unité est croissante. Nous reproduisons ci-dessous le texte d’une pétition à retrouver et signer sur change.org. Parmi les premiers signataires des syndicalistes et des responsables politiques de différentes sensibilités de la gauche.

Européennes : 1 seule liste de gauche, pas 7 !

La mobilisation des Gilets jaunes s’ajoute à celles de centaines de milliers de salariés contre la loi Travail et la réforme de la SNCF. Elle s’ajoute aux luttes dans les hôpitaux, l’enseignement, les entreprises privées, aux luttes des salariés « ubérisés », aux mobilisations des retraités et aux marches pour le climat. Tout cela prépare les conditions d’une mobilisation sociale généralisée.

Macron s’entête et reste sourd pour défendre sa « France start-up », bloquer les salaires, les retraites et nourrir les dividendes. Pire, il entend accélérer sa politique au profit des plus riches. Son « grand débat » n’est là que pour lui servir de tribune en vue des élections européennes.

Une défaite de la gauche aux prochaines élections permettrait à Macron d’imposer plus facilement les lois extrêmement dangereuses qu’il prépare. Ces lois s’attaqueront aux retraites, aux chômeurs, à la Fonction publique.

Il ne faut céder sur aucun terrain à la droite et à l’extrême droite : ni sur le terrain de la mobilisation sociale et démocratique, ni sur le terrain électoral.

Il faut une liste de gauche et pas 7 ! Une convergence est possible si on écoute les militants et électeurs. 4-5 questions-clés sur le social, la fiscalité, l’écologie, la démocratie, la citoyenneté peuvent unifier.

Pour gagner, une seule liste de gauche est indispensable. Il y a urgence !

Signons cet appel : « Européennes : 1 seule liste de gauche, pas 7« , participons à des comités locaux unitaires. Sollicitons et discutons avec tous les mouvements et partis de gauche pour une liste unitaire de toute la gauche.

 

Parmi les premiers signataires :

Paul Alliès – professeur émérite université de Montpellier, Guillaume Balas – député européen, Génération.s, Philippe Batoux – ancien maire de Mérindol (84), Gérard Berthiot, ancien premier vice-président de la région Champagne-Ardenne, Jean-Claude Branchereau – syndicaliste, Patrick Brody – syndicaliste, Michel Cahen – directeur de recherche CNRS, Bordeaux, Jean-Jacques Chavigné (80), syndicaliste, cadre de banque retraité, Pierre Cheret – Conseiller régional Nouvelle Aquitaine, Fethi Chouder – adjt au maire d’Aubervilliers (93), Jean-François Claudon – syndicaliste enseignant, Tuncay Cilgi – syndicaliste, Anne De Haro – syndicaliste, Michel Descormes – adjoint au maire de St Valier (26), Gilles Desseigne – syndicaliste, Michelle Ernis – conseillère municipale Ensemble !, Saint Etienne du Rouvray (76), Sybille Fasso – adjointe au maire de Paris 10èmeGérard Filoche (75), Gauche démocratique et sociale (GDS), Christakis Georgiou, chercheur en études européennes, Université de Genève, Christian Gourdet (95) – syndicaliste, ouvrier du Livre retraité, Anne Hessel – Nouvelle Donne, Jean-Yves Lalanne – maire de Billère (64), Patrick Leborgne- ancien premier fédéral PS (35), Frédéric Lutaud – ancien membre du BN du PS (motion Hessel), Raymond Macherel - chargé de distribution cinéma, Philippe Marlière – politiste, Georges Martel – ancien responsable socialiste, secteur entreprises, Cap à gauche 19, Carine Ménage – conseillère régionale pays de la Loire (72), Bernard Motto-Ros syndicaliste (42),  Franck Noury – conseiller municipal de Nantes (44), Michel Reydon – Maire de Vialas Lozère (48), Denis Robert - écrivain, Patrice Siard – secrétaire de République et Socialisme, Catherine Touchefeu – 1ere Vice Présidente du département de Loire Atlantique, Eric Thouzeau – conseiller régional Pays de la Loire (44), Stéphane Valette – conseiller municipal d’opposition, St Chamond (42)

 

Sur change.org : « Européenne : 1 seule liste de gauche, pas 7″

 

 

Chili : les bourreaux de Victor Jara rattrapés 45 ans après leur crime

CULTURE
Victor Jara<br /> <sub>(AP Photo/Fundacion Victor Jara, Patricio Guzman) </sub> 

Victor Jara
(AP Photo/Fundacion Victor Jara, Patricio Guzman)

Neuf militaires chiliens ont été condamnés à Santiago pour la détention, la torture et l’assassinat du chanteur-dramaturge communiste Víctor Jara, arrêté au lendemain du coup d’Etat du général Augusto Pinochet de septembre 1973. L’un des crimes les plus retentissants d’une dictature alors bénie des Etats-Unis et restée globalement impunie.

Hommage à Victor Jara lors de son exhumation, le 5 décembre 2009.<br /> <sub>(AP Photo/Claudio Cruz) </sub>

Ils payent enfin. Il aura fallu près d’un demi-siècle pour que la justice rattrape quelques uns des auteurs d’un des crimes les plus emblématiques et féroces de la dictature chilienne : le supplice et l’assassinat du chanteur dramaturge Victor Jara. Leur peine, du moins – dix huit ans de prison pour huit d’entre eux – n’est pas symbolique.

 

Proche du Parti communiste et soutien du président Salvador Allende, Victor Jara était un artiste engagé et populaire, à la fois homme de théâtre et de chansons, de renommée internationale. Ses textes critiquaient la guerre au Vietnam, mais aussi la bourgeoisie chilienne déchaînée contre l’expérience socialiste amorcée trois ans plus tôt.

Celle-ci s’achève dans le sang le 11 septembre 1973. Victor Jara a 40 ans le jour de son arrestation, le lendemain même du coup d’État dirigé par le général Augusto Pinochet.

Enfermé entre mille autres au stade Chile de Santiago, il subit quatre jours de tortures et un supplice perpétré par une soldatesque déchaînée, haineuse et sadique. En public, les militaires broient à coup de crosses les mains du guitariste exécré. Ils lui tranchent les doigts et lui intiment, par dérision, l’ordre de chanter.

Victor Jara entonne alors l’hymne de l’Unité populaire. Les militaires l’abattent, ainsi que d’autres prisonniers qui ont repris le chant avec lui. On retrouvera dans son corps 44 balles. Son épouse anglaise l’enterrera le surlendemain dans une semi-clandestinité.

Mémoire longue

Fait d’horreur commis dans la joie par une dictature sûre d’elle et protégée par son parrain américain, le martyr du poète connaît un grand retentissement. Sa mémoire restera honorée.

Dans le seul monde francophone, les Français Jean Ferrat,Bernard LavilliersGilles Servat, Serge Utgé-Royo, ou le groupe Zebda, le Belge  Julios Beaucarne, le Suisse Michel Bühler, le Québécois Jean-François Lessard lui rendront hommage par leurs chansons.

La nuit chilienne, pourtant, sera longue et plus encore le chemin de la justice. Ce n’est qu’après 36 ans, en 2009, que sont rendus à Victor Jara les honneurs officiels de son pays. En 2009, son corps est exhumé et autopsié. Il a gardé les traces des 44 balles, coup de grâce inclus.

 

Après trois jours d’hommages populaires, il est enterré le 5 décembre 2009 en présence de sa veuve et leurs deux filles, de la présidente du Chili Michele Bachelet, fille d’une autre victime de Pinochet et de 5000 personnes. Le stade Chile est rebaptisé « Victor Jara ».

 

Le 3 janvier 2013, – quarante ans après les faits, donc – la justice chilienne fait incarcérer quatre personnes dont Hugo Sanchez, officier responsable de l’exécution du chanteur.

Le 24 juillet 2015, dix anciens militaires sont mis en accusation par le juge Miguel Vázquez Plaza, pour l’emprisonnement et assassinat de l’artiste. Huit d’entre eux écopent aujourd’hui de dix-huit ans de détention, le dernier de cinq ans pour complicité, quarante-cinq ans après leur crime.

Ils peuvent encore faire appel. Le dixième homme, celui qui a tiré le coup de grâce dans la nuque de Jara, vit en paix. Il s’est installé aux États-Unis dans les années 1980. Le Chili le réclame en vain.

 

sylvie braibant  TV5 Monde

 

 

Ne parlez pas « pouvoir d’achat » dites : salaire !

Du salaire !

Cela suffit de parler sans cesse de « pouvoir d’achat » il faut parler « salaire ». Disons le partout avec force aux gilets jaunes et à toutes et tous. Nous travaillons, nous sommes 24 millions de salariés actifs, occupés. Soit 90 % des actifs on ne le redira jamais assez. Le salaire c’est ce que nous percevons pour notre travail.

Un patron ne « donne » pas un salaire. Ce n’est pas un cadeau. Le patron doit payer le travail. Et il cherche à le payer le moins cher possible car, c’est la loi du profit, il doit faire le maximum de marge dessus.

Mais nous, nous cherchons à ce qu’il soit le mieux payé possible afin de pouvoir vivre décemment. Voilà trois décennies que les salaires net et bruts sont bloqués et que le capital s’enrichit davantage sur notre dos.

Macron accélère brutalement ce mouvement en cherchant à remettre en cause le salariat lui même.

Nous sommes donc en pleine explosion sociale, après les manifestants anti El Khomri, après ceux contre les Ordonnances anti travail, après les cheminots, avec les retraités et les jeunes, une nouvelle partie du salariat étant entrée en lutte avec les gilets jaunes.

C’est l’occasion de clarifier ce point essentiel. Nous ne voulons pas d’aumône, de prime d’activité, de calcul de bouts de chandelles, de jeu de déshabillage de Pierre et d’habillage de Paul, de vraies fausses heures supplémentaires. Ce n’est pas l’état – avec nos impôts – de payer du salaire à la place des patrons. Car, après les avoir « exonéré » pendant des décennies de payer les salaires bruts et super bruts, voilà que Macron les exonère de verser une part du salaire net : sur un smic cela représente 17 % (240 euros) contre 83 % « reste à charge »  du patron (1200 euros).

Ce n’est pas à l’impôt des salariés de rémunérer les profits des patrons.

Nous voulons du salaire, du vrai, du net et du brut. Que le capital paie. Nous voulons que ce soit les patrons, les actionnaires, les financiers qui nous exploitent,  qui nous paient.

C’est LA question de la vie décente et aussi de la dignité des salariés.  Un salaire net pour vivre au jour le jour associé à un salaire brut pour avoir une protection sociale, toute la vie. Les cotisations ne sont pas une « charge » ni même un impôt, elles sont constitutives du salaire, protégeons-les augmentons-les, les capitalistes sont tellement richissimes aujourd’hui qu’ils peuvent et doivent payer.

Jamais dans tous ses débats mis en scène façon propagande, Macron ne prononce le mot « salaire » !

Contraignons-le, veillons, forçons les médias à respecter le bon vocabulaire,  « Augmentez les salaires ! » «  Augmentez le Smic » « Conférence nationale sur les salaires », adaptez les conventions collectives, les grilles de salaires, échelons, niveaux coefficients, grille indiciaire des Fonctions publiques.

Payez correctement dignement et comme il faut notre travail.

 

lire chaque semaine l’Humanité dimanche chronique « au boulot »  G. Filoche

 

 

Quatrième jugement

 

Un juge, pour rester un juge, apprécie les peines. Si elles répondent à des barèmes intangibles fixes au préalable, il n’y a plus besoin de juge et plus de justice. C’est pourquoi les lois Macron 1, El Khomri et les ordonnances Macron-Pénicaud, n’auraient jamais du proposer un  barème d’indemnités plafonné aux prud’hommes. Le Conseil Constitutionnel n’aurait jamais du laisser passer cela car c’est en contradiction, nous l’avions souligné ici, dés le début,  avec les conventions de l’OIT (articles 4 et 10 de la n°158) et la déclaration européenne des droits humains de 1999.

 

Alors fort heureusement et fort courageusement, des modestes juges prud’hommes ramènent un peu de justice au travail contre les lois imposées par le Medef et la Finance. A Troyes, Amiens, Lyon et Grenoble par quatre fois, en décembre 2018 et janvier 2019, les tribunaux ont refusé le barème imposé par les ordonnances Macron, majoré les indemnités dues a titre de préjudice a des salariés licenciés « sans cause réelle et sérieuse ».

 

On sait tous ce que cela signifie d’être licencié abusivement à 55 ans,  et de ne se voir allouer qu’une petite somme plafonnée pour survivre : elle est si basse qu’elle n’est pas dissuasive envers les patrons voyous qui abusent du procédé.

 

D’autant quand cela se passe dans une période ou les salaires et indemnités des grands partons atteignent des niveaux records : le PDG Carrefour gagne 306 smic, celui de LVMH, 270 smic, celui de Danone 227. Et quand ils sont licenciés ceux reçoivent des indemnités considérables et non plafonnées.  Aucun de leurs mérites ne le justifie, les cimetières sont remplis de patrons irremplaçables de ce type. D’ailleurs on a vu avec Carlos Ghosn,  en prison depuis deux mois : Renault fonctionne toujours sans lui.

 

Mais là, avec Ghosn un premier de cordée corrompu,  a priori coupable de faute lourde, on a toujours pas vu la justice française, pas de plafonnement, et… pas d’enquête ! Combien a t il détourné des fruits de notre travail salarié ? Quelle est l’ampleur de sa fraude fiscale ? A Amsterdam avec ses hauts cadres ? Avec sa soeur payée lourdement indument ?  avec 300 000 euros à M. Bauer ? et 600 000 euros à Mme Dati ? Avec ses maisons à Rio, Beyrouth,  aux Pays-Bas ? et son mariage au Trianon en costume d’époque ? Comment le représentant de l’état (15 % des parts de Renault) a t il pu ignorer tout ça ?  Ghosn ose demander 25 millions d’indemnités et 60 000 euros par mois de retraite ?

Un juge devrait juger, non ?

 

Gérard Filoche

 

Mourir à vélo à 18 ans pour Uber et mourir à 68 ans sur un toit, deux auto entrepreneurs

Un jeune avec des lunettes de piscine, et un K-way noir, façon black block :

«  - Moi, je veux pas de patron, d’ailleurs je me suis mis à mon compte, je suis auto entrepreneur ».

« - Mais pourquoi tu manifestes contre Macron alors puisque que tu es son héros ?».

Macron, c’est la « France start up », une grande société « low cost » avec des institutions « light ». C’était écrit dans son livre intitulé « Révolution » : une « société post salariale », «  sans statut ». Sur le coup, les électeurs n’ont pas bien saisi la fine fleur de ce projet,  et dans le « Grand débat » Macron se garde d’en parler, ce qui ne l’’empêche pas de clamer qu’il ira « jusqu’au bout » et même qu’il va « accélérer » cette « Révolution ».

 

Les « auto entrepreneurs » ça vient de loin :

 

Ca fait dix ans qu’ils ont été inventés, 2009-2019 : conçus par les ultra libéraux,  par Alain Madelin,  Hervé Novelli, c’est le droit de s’auto exploiter soi-même à bas prix.  L’auto entreprise, c’est le monde de Mad Max. L’auto exploitation sans frein.

Dés 2015, Macron avait œuvré à remplacer le contrat de travail par des contrats commerciaux : «  Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants », « Je le dis aux jeunes  ne cherchez pas des patrons, cherchez des clients ». C’était le retour des besogneux du XIX° siècle, des appointés, journaliers, tâcherons, loueurs de bras, trimardeurs.  Pour faire plus moderne, ça s’appelle start-upeurs, développeurs, incubateurs, programmeurs, auto entrepreneurs (« AE ») mais c’est vieillot comme avant la naissance du salariat.

Les AE voituriers d’Uber sont « souples », ils peuvent conduire 14 h par jour et 100 heures par semaine, sans même toucher le Smic, ils paient tout, la bagnole, l’assurance, les accidents, les 25%  de commission à Uber, et il ne leur reste rien pour leurs congés, maladie ou retraite.

Ca touche tous les secteurs et plateformes : ainsi les pilotes et hôtesses de Ryan Air sont des « AE », tout comme des professeurs de boites de cours du soir, des nounous, des femmes de ménage,  des fabricants de sandwichs dans des chaines de restauration, des informaticiens, des tailleurs de pierre dans le bâtiment et les célèbres « pédaleurs » de Deliveroo qui livrent les pizzas en des délais records.

 

Ils n’ont même pas à traverser la rue, ils s’inscrivent directement en ligne et le paiement des cotisations sociales, des impôts et taxes est regroupé dans un impôt unique et proportionnel au chiffre d’affaires. Il leur faut seulement respecter les plafonds de chiffre d’affaires définis pour la micro-entreprise, c’est-à-dire 70.000 euros par an maximum pour les activités de services, et 170.000 pour les ventes de marchandises.

 

 

Encart     Il existe 1,18 million d’AE sur le papier. Mais 39 % sont « bidons » et seulement 61 % existent dans les faits soit 729 000.  Moyenne de chiffre d’affaires 1200 euros par mois. Sur ce chiffre d’affaire le revenu touché médian mensuel est de 250 euros. 25 % ont moins de 70 euros. 10 % ont plus de 1160 euros.

 

 

Du coup la protection sociale est hyper réduite.  Ca permet aux grandes entreprises d’utiliser ces micro-entrepreneurs sans avoir à les gérer. Les questions d’horaires de travail, de droit aux congés, de formation, de chômage sont désormais à la charge du travailleur « indépendant » lui-même.

Il leur suffit de tomber malade pour comprendre :

 » – Je me suis cassé la main dans une chute en vélo en livrant une pizza, je me suis aperçu que j’étais très insuffisamment couvert, ça m’a couté 6000 euros, pas à Deliveroo mais de ma poche ».

Certes les jeunes ne pensent pas forcément à l’accident ni à leur retraite, mais, s’ils ne sont pas obligés de cotiser, quand ça arrive, il est trop tard.

Pour compenser, rattraper, il faut alors travailler plus longtemps, plus durement.

C’est comme ça qu’un ouvrier a été conduit à bosser le 3 janvier 2019 dans les Yvelines alors qu’il avait 68 ans : c’est même le Préfet qui l’a indirectement embauché « dans le cadre d’un statut d’auto-entrepreneur sous-traitant de l’entreprise » elle-même chargée de l’entretien de la Préfecture de Versailles. « Cette société avait un contrat avec la préfecture pour le nettoyage des chenaux, précise le directeur de cabinet du préfet Thierry Laurent. La victime était précisément chargée de nettoyer les gouttières». Le vieil homme, AE de 68 ans, travaillait seul en hauteur, il est tombé du 3° étage, il est mort, les secours sont arrivés trop tard, juste pour cacher le corps avec des bâches en attendant l’enquête.

Tout employeur donneur d’ordre imposant un travail au-delà des limites physiques, isolées, et sans l’ensemble des moyens que la technologie permet pour alléger et sécuriser la tâche, conduisant à un accident mortel peut être condamné lourdement pour « une faute inexcusable ». Mais là c’est un auto employeur.

 

Mourir à 18 ans pour Uber,  Franck Page.

Il avait tout l’avenir devant lui.  A quoi pensait-il ce jeudi midi 17 janvier sur son vélo ? A la musique, à la danse, à son cours d’éco ? A 18 ans, il était passionné de hip hop et de break dance, ses amis disaient de lui qu’il était un prodige dans ces disciplines. Il était d’origine ivoirienne, habitait Marmande, faisait ses études d’économie à l’Université de Bordeaux. Il travaillait pour gagner un peu d‘argent, pour le compte de UBEReats,  c’est à dire qu’il livrait des repas, payé à la course. Alors qu’il aurait du être dans un amphi  avec une allocation d’étude universitaire.  Plutôt que d’étudier, il  lui fallait pédaler vite, afin d’assurer l’horaire pour que le client mange chaud et bien.   Faut il mettre en danger des jeunes étudiants en vélo pour livrer des pizzas en grande vitesse ?   A 13 h 40, à la hauteur de la bretelle d’entrée de l’A360, dans le sens extérieur de l’échangeur 14 à Pessac Saige-Ladonne, avenue Antoine Bequerel, il a été  percuté par un camion et est décédé dans l’accident. Le conducteur, un Girondin de 47 ans, ne s’est pas rendu compte du choc et a poursuivi sa course, en le trainant sur plusieurs centaines de mètres, jusqu’à l’entrée de la rocade avant d’être interpellé par un autre conducteur de poids lourds, témoin de la scène et de s’arrêter.

 

Les coursiers à vélo sont très souvent victimes d’accidents, rappelle Arthur Hay, de la CGT des coursiers à vélo de Bordeaux.  »Nous en avons tous plusieurs par an, heureusement moins graves, mais nous sommes très vulnérables« .  Le syndicaliste souligne l’absence de formation aux règles de sécurité et la rémunération à la course. « Il faut aller vite, on n’a pas le choix. Si tu respectes le code de la route tu ne t’en sors pas ».

Quel droit va s’appliquer ? Il est auto entrepreneur, pas salarié. Ce n’est pas un accident mortel de travail mais un accident de la route !

 

Heureusement, des décisions de justice ont été prises contre Uber, enEspagne,  en Californie, ou à Londres, et la justice Néerlandaise vient de reconnaître à son tour que les livreurs Deliveroo ne sont pas des travailleurs indépendants et doivent être considérés comme des salariés.

En France aussi, Uber a perdu plusieurs procès, la Cour d’appel de Paris, le 3 décembre 2018, vient de les condamner. Les juges reconnaissent aisément qu’il  existe un  « lien de subordination juridique permanent » entre les donneurs d’ordre et les AE.Le Medef a essayé d’argumenter qu’il s’agit d’une « soumission librement consentie » et non pas d’une « subordinationjuridique». Rien n’y fait, les juges requalifient quand même les contrats,  les accidents : ils peuvent pour cela s’appuyer sur le droit du travail mondial de l’OIT ou européen de l’UE.  Mais ces victoires de la  jurisprudence ne suffisent pas, il faut que la loi prenne le relais de ces décisions de justice.

Macron et ses épigones n’ont pas du tout l’intention d’aller dans ce sens, au contraire : le député LREM Aurélien Taché vient tout juste de proposer une nouvelle loi, fêtant les « dix ans des AE » en rendant « universel » ce régime « pour  tous les actifs » ! :

« En cas de cessation d’activité, les AE n’auront pas droit au chômage, mais selon les promesses électorales de Macron ils pourront toucher 800 euros par mois pendant 6 mois. A des conditions d’accès très restrictives : il faudra avoir travaillé au moins 2 ans avec au minimum 10.000 euros de revenus, et être placé en redressement ou liquidation judiciaire ».

Ce même député macronien Aurélien Taché poursuit : « -Je ne fais pas partie de ceux qui veulent sacraliser le travail salarié (sic) Le travail indépendant est une forme de liberté, de progrès. »« Je ne suis pas favorable au versement de cotisations par le donneur d’ordre ou les plateformes … Je soutiens plutôt l’idée d’un régime universel, payé par l’impôt, qui assurerait un socle minimum de protection, auquel s’ajouteraient des cotisations du micro-entrepreneur pour accéder à une mutuelle, se couvrir contre tel ou tel risque. » …  L’intérêt d’avoir un système universel est de pouvoir passer d’un statut à l’autre, ce qui deviendra de plus en plus courant dans le futur ».

Ces cotisations volontaires seraient librement choisies, par les intéressés eux-mêmes au niveau souhaité : vous cotisez peu si vous le voulez quand vous êtes jeunes, mais si, en conséquence vous n’avez pas assez de retraite, hé bah, vous travaillerez sur les toits à l’âge de 68 ans

Ce système macronien pousse jusqu’au bout l’individualisation, la déstructuration de toute Sécurité sociale collective. La « Révolution » Macron est bel et bien une « contre révolution ».

Gérard Filoche

 

 

1 et 2 février : CN de la Gauche Démocratique et Sociale : Des solutions à la crise sociale et politique

La coordination nationale du réseau de la Gauche Démocratique et Sociale s’est réunie le 1eret 2 février 2019. Elle a débattu de la situation sociale et politique.

Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement social d’ampleur. Les revendications qu’il porte reprennent des exigences qui sont aussi au cœur des débats syndicaux. Il appelle à des changements profonds pour vivre dignement.

Augmenter salaires, pensions etc .. Nationaliser les autoroutes !

Tout augmente en ce début février !  Sauf les salaires, sauf les pensions et les allocations. Augmenter le Smic, les salaires et les pensions, redistribuer les richesses confisquées par les 1% les plus riches est au cœur des attentes d’une majorité de jeunes, de salariés, de chômeurs, de retraités.

Les péages augmentent, nous exigeons la nationalisation des autoroutes contre les grands groupes privés qui pillent des infrastructures financées par la collectivité publique.

Le bilan de la privatisation de l’aéroport de Toulouse nécessite le maintien, ou le retour, des aéroports dans le secteur public. Il y a le cas d’Aéroports de Paris. Nous exigeons le maintien dans le secteur public d’ADP.

Le rétablissement de l’ISF est un enjeu !

GDS participe à toutes les campagnes pour (Il faut) récupérer les milliards abandonnés aux plus riches. C’est une véritable réforme fiscale qu’il faut imposer. Pas moins d’impôts comme Macron le prépare mais mieux d’impôts. Moins de TVA, plus de tranches pour un impôt progressif avec 14 tranches. La lutte contre la fraude fiscale est une urgence. Il faut récupérer 60 à 100 milliards qui sont utiles pour les services publics et la transition écologique.

La protection sociale doit être financée par les cotisations sociales.

Retour des cotisations patronales. Abandon des 30 milliards de cadeaux aux patrons. C’est bon pour nos retraites, notre assurance maladie, l’assurance chômage ! Aides ciblées pour les petites entreprises qui en ont besoin et fin des cadeaux à toutes les autres.

Salaires, pensions, ISF, répartition des richesses, protection sociale, transition écologique … C’est ce qui est attendue au plus tard le 15 ou 31 mars. 

Pas de référendum bidon détournant l’attention des urgences. Macron doit céder !

La journée de grève et de manifestations du 5 février constitue un test. C’est une première convergence générale entre le mouvement des gilets jaunes, les luttes dans les entreprises et le mouvement syndical. C’est la convergence du salariat et de la majorité sociale du pays.

En installant un climat de tension avec une loi anti manifestations, le pouvoir cherche à diviser l’opinion. Retrait de la loi liberticide ! La lutte pour les libertés démocratiques est partie prenante de la lutte pour des conquêtes sociales, de nouveaux droits démocratiques.

Coordonner le mouvement, développer les convergences autour d’une plateforme de revendications constituent la tâche du moment.

Le mouvement syndical a une responsabilité particulière dans cette situation pour débattre du développement d’un tous ensemble durable ancré dans les entreprises. C’est la condition pour gagner !

Si macron n’entend rien et maintient son cap   la colère redoublera.

Nous appelons à la multiplication des débats citoyens pour porter les revendications sociales et démocratiques. C’est l’attente d’une majorité du pays qui se combine à l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

Unité de toute la gauche sur un programme d’urgence

Face à la défiance, le mouvement social nécessite un débouché politique qui parte des attentes exprimées. Un front de toute la gauche est possible en soutien aux exigences du mouvement social. Une gauche unitaire, citoyenne, sociale, démocratique, écologiste, c’est urgent !

Les élections européennes seront la première échéance électorale pour porter des propositions de rupture avec le néolibéralisme. Nous appelons la gauche à se rassembler sur 4 ou 5 axes pour faire la course en tête.

Dans la rue et dans les élections, une majorité peut s’exprimer contre Macron et sa politique.

Gagner sur les urgences sociales et démocratiques, gagner aux élections européennes serait un point d’appui pour rompre avec l’Europe des traités du dumping social et fiscal.

Le réseau de la GDS regroupe des militants politiques de gauche, membres ou non d’une formation politique. Beaucoup sont issus de la gauche socialiste. Des syndicalistes actifs et des militants associatifs participent de manière active à ce réseau. Chaque semaine, une info-lettre est envoyée à plus de 17 000 adresses électroniques. Chaque mois une revue papier est éditée et diffusée à 4000 exemplaires.

 

Communiqué de presse

Des solutions à la crise sociale et politique

Augmenter salaires, pensions etc .. Nationaliser les autoroutes !

Tout augmente en ce début février !  Sauf les salaires, sauf les pensions et les allocations. Augmenter le Smic, les salaires et les pensions, redistribuer les richesses confisquées par les 1% les plus riches est au cœur des attentes d’une majorité de jeunes, de salariés, de chômeurs, de retraités.

Les péages augmentent, nous exigeons la nationalisation des autoroutes contre les grands groupes privés qui pillent des infrastructures financées par la collectivité publique.

Le bilan de la privatisation de l’aéroport de Toulouse nécessite le maintien, ou le retour, des aéroports dans le secteur public.

Le rétablissement de l’ISF est un enjeu !

Il faut récupérer les milliards abandonnés aux plus riches. C’est une véritable réforme fiscale qu’il faut imposer. Pas moins d’impôts comme Macron le prépare mais mieux d’impôts. Moins de TVA, plus de tranches pour un impôt progressif avec 14 tranches. La lutte contre la fraude fiscale est une urgence. Il faut récupérer 60 à 100 milliards qui sont utiles pour les services publics et la transition écologique.

La protection sociale doit être financée par les cotisations sociales.

Retour des cotisations patronales. Abandon des 30 milliards de cadeaux aux patrons. C’est bon pour nos retraites, notre assurance maladie, l’assurance chômage !

En installant un climat de tension avec une loi anti manifestations, le pouvoir cherche à diviser l’opinion. Retrait de la loi liberticide ! La lutte pour les libertés démocratiques est partie prenante de la lutte pour des conquêtes sociales, de nouveaux droits démocratiques.

Coordonner le mouvement, développer les convergences autour d’une plateforme de revendications constituent la tâche du moment.

Unité de toute la gauche sur un programme d’urgence

Face à la défiance, le mouvement social nécessite un débouché politique qui parte des attentes exprimées. Un front de toute la gauche est possible en soutien aux exigences du mouvement social. Une gauche unitaire, citoyenne, sociale, démocratique, écologiste, c’est urgent !

Les élections européennes seront la première échéance électorale pour porter des propositions de rupture avec le néolibéralisme. Dans la rue et dans les élections, une majorité peut s’exprimer contre Macron et sa politique.

Gagner sur les urgences sociales et démocratiques, gagner aux élections européennes serait un point d’appui pour rompre avec l’Europe des traités du dumping social et fiscal.

Le réseau de la GDS regroupe des militants politiques de gauche, membres ou non d’une formation politique. Beaucoup sont issus de la gauche socialiste. Des syndicalistes actifs et des militants associatifs participent de manière active à ce réseau. Chaque semaine, une info-lettre est envoyée à plus de 17 000 adresses électroniques. Chaque mois une revue papier est éditée et diffusée à 4000 exemplaires.

http://gds-ds.org/

Gauche Démocratique et Sociale : contact@gds-ds.org

 

Macron doit céder aux exigences des gilets jaunes et du mouvement social !

La France est bouleversée depuis 11 semaines par une révolte citoyenne et sociale sans précédent depuis Mai 68.
Depuis 11 semaines, malgré les caricatures et le mépris, les Gilets Jaunes exigent des mesures simples et immédiates et plus que légitimes de démocratie et de justice fiscale, sociale et environnementale.
Simples et immédiates, parce que l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant aurait pu être compensée quasi immédiatement par le rétablissement de l’ISF. Parce que la remise en cause du CICE pourrait financer une augmentation immédiate du SMIC.
Plus que légitimes, parce que dans un pays devenu un paradis pour les millionnaires, la répartition des richesses est une urgence absolue pour en finir avec l’indécence de cette situation.
Le dimanche 27 janvier à Commercy, une assemblée de groupes gilets jaunes venant de toute la France a lancé un appel contenant des revendications sociales et écologiques fortes  (augmentation immédiate des salaires, minimas sociaux, allocations et pensions, droit au logement, à la santé, à l’éducation, services publics gratuits et pour tous, éradication de la misère sous toutes ses formes, égalité et prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité, transition écologique…) ainsi que de grandes exigences démocratiques.
Pour la première fois depuis le début de la mobilisation, les Gilets Jaunes ont décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019.
Nous voyons dans cette convergence une possibilité de victoire sociale majeure, en permettant un mouvement d’ensemble durable et reconductible incluant l’ensemble des salarié-es, la population des quartiers populaires et la jeunesse. Nous souhaitons que la grève et les manifestations soient les plus massives possible afin de faire aboutir ces revendications légitimes. C’est pourquoi nous apportons tout notre soutien à cette date.
Nous condamnons les tentatives de l’extrême droite de s’approprier ce mouvement et de l’utiliser pour promouvoir la haine des immigré-es, l’antisémitisme, le racisme, le sexisme et l’homophobie.
Au lieu d’écouter, le pouvoir se recroqueville sur son appareil répressif et sur un simulacre de débat. Il prépare même une loi qui restreint la liberté de manifestation. Nous nous y opposerons ! Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne la logique de criminalisation du mouvement social et populaire. Un président qui ordonne ou couvre de telles violences sur ses compatriotes perd sa légitimité de représentation du peuple. Nous ne nous habituerons jamais à ces visages cassés, aux centaines de blessures et mutilations et à ces dizaines de décès que le gouvernement s’échine à minimiser ou nier.
Ce n’est pas dans la dérive autoritaire que se trouve la sortie de crise. Ce n’est pas en menottant ou en éborgnant les Gilets jaunes et ses porte-voix qu’il étouffera la contestation. Le vrai débat populaire s’exprime dans les quartiers, les ronds-points, les assemblées communes, les entreprises. Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées. Il doit faire droit aux revendications sociales et populaires !
Conférence de presse prévue Lundi matin à 10h  à l’annexe de la Bourse du travail, 85 rue Charlot dans la salle « petit Congrès » située au premier étage

Associations, organisations syndicales et partis politiques signataires :

Attac
Le collectif  « Les enseignants et chercheurs solidaires avec le mouvement des gilets jaunes »
Collectif national pour les droits des Femmes (CNDF)
Collectif  La vérité pour ADAMA
Fondation Copernic
Union Départementale CGT 75
Sud PTT
Solidaires
Alternative Libertaire
Ensemble
Gauche Démocratique et Sociale (GDS)
Génération.s
Groupe parlementaire FI
Mouvement Ecolo
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Parti de Gauche (PG)
Parti Ouvrier Indépendant (POI)

Personnalités signataires :

Paul Ariés, politiste, directeur de l’Observatoire international de la Gratuité
Judith Bernard, metteure en scène, enseignante, directrice de publication de Hors-Série.
Thomas Coutrot, économiste
Christine Delphy, sociologue, militante féministe
Laurence De Cock, historienne
Annie Ernaux, écrivaine
Bernard Friot, économiste
Robert Guédiguian, réalisateur
Aude Lancelin, journaliste
Mathilde Larrère, historienne
Gérard Noiriel, historien
Willy Pelletier, sociologue
Michèle Riot Sarcey, historienne
Raphaël Schneider, réalisateur, co-fondateur de Hors-Série.
Julien Théry, historien

tract au Puy pour le 5 février et apres

Ma bio actualisée 2019

Gérard Filoche, né le 22-12-1945 à Rouen
Père René Filoche, 1911-1978, cheminot, menuisier SNCF
Mère Antoinette Filoche, 1913-2000, aide-soignante
Licence et certificat de maîtrise de philosophie, à Rouen, 1968

Activités professionnelles multiples :

  • 1962 – 1982 : moniteur colonie, coursier de banque, conducteur de train, manutentionnaire, chauffeur-livreur, facteur, maître-auxiliaire, enseignant de philosophie, journaliste et l’un des dirigeants du quotidien « Rouge » du 15-3-1975 au 29-1-79, ouvrier du livre 1978-1979, puis
  • contrôleur du travail à la formation professionnelle de 1982 à 1985
  • inspecteur du travail de 1985 à aujourd’hui, d’abord en agriculture en Champagne Ardennes de 1987 à 1989, ensuite à Paris 3° arrondissement à partir de mars 1989 puis dans le 2° arrondissement d’avril 2003 à décembre 2010

Militant politique et syndical

  • à la CGT depuis 1963
  • membre de l’UEC et du PCF de 1964 à 1966
  • dirigeant de l’UNEF, à Rouen, de 1964 à 1969
  • co-dirigeant du CVN, Comité Vietnam National
  • co-dirigeant du comité de grève des étudiants de Rouen en mai 68
  • co-fondateur et dirigeant des JCR à partir de 1965,
  • président de l’AGER-UNEF à Rouen, 1968-1969
  • co-fondateur et membre du Bureau politique de la LCR de 1969 à 1994
  • co-fondateur des Comités Chili 1973-1975
  • membre du secrétariat unifié de la Quatrième internationale de 1979 à 1994
  • co-fondateur de SOS Racisme 1984
  • membre du Parti socialiste et de son Conseil national depuis 1994
  • secrétaire de section à Combs-la-Ville, en Seine et Marne, 1997-2001
  • co-fondateur de Copernic en 1998
  • membre de la section travail du Conseil économique et social, sept 1999-août 2001
  • membre du Bureau national du Parti socialiste novembre 2000 – novembre 2005
  • membre du Conseil scientifique d’Attac
  • membre du Conseil national du Parti socialiste novembre 2008- novembre 21012
  • membre du Bureau national du Parti socialiste novembre 2012)novembre 2017
  • • co-fondateur et porte parole de la Gauche démocratique et sociale (janvier 2018)

Auteur ou co-auteur de

  • Printemps portugais Ed. Actéon 1984
  • Le socialisme est une idée neuve (collectif) Ed. D&R, 1991
  • Les clairons de Maastricht avec Julien Dray, Ed. Ramsay, 1992
  • Édouard Balladur et les 5 millions de chômeurs, Ed. L’Harmattan, 1993
  • Pour en finir avec le chômage de masse, Ed. La Découverte, 1995
  • Le travail jetable, Ed. Ramsay, 1997
  • 68-98, une histoire sans fin, Ed. Flammarion, 1998
  • Le travail jetable, non, les 35 h, oui, Ed. Ramsay 1999
  • La République sociale, textes de référence de la Gauche socialiste, Ed. l’Harmattan, collectif 1999
  • Collaboration à un documentaire 52’ de Richard Bois Inspection du travail : la dernière digueKuiv’Production, 1999 diffusé sur France 2 le 2 avril 1999
  • Les 7 jours d’Attika, Ed. Ramsay, avec Harlem Désir, Julien Dray, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, septembre 2000
  • Bien négocier les 35 h, guide pratique (et critique) à l’usage exclusif des salariés, Ed. La Découverte, avec Sylvian Chicote 2001
  • Retraites : réponse au Medef, Ed. Ramsay, avec Jean-Jacques Chavigné 2001
  • Ces années-là… quand Lionel…, Ed. Ramsay, 2001
  • 20 ans de Chsct, étude pour le Conseil économique et social », Ed. Journal officiel, 2001
  • Postface aux textes de Marx-Engels sur l’Afghanistan, Ed. des mille et une nuits, 2001
  • Simon le juste Idée et collaboration à ce téléfilm avec Dan Frank et Gérard Mordillat, Kuiv’Production, 1997-2001, diffusion France 2 le mercredi 29 janvier 2003
  • Carnets d’un inspecteur du travail, Ed. Ramsay, novembre 2004, réédition en poche diffusion Vilo 2005
  • SOS Sécu !, Ed. Au bord de l’eau, avec Gérard Berthiot et Jean-Jacques Chavigné, 2004
  • On achève bien les inspecteurs du travail… Jean-Claude Gawsewitch éditeur, février 2005
  • À celle ou celui qui portera les couleurs de la gauche en 2007, Ed. Ramsay, juin 2005
  • Louise, son père, ses mères, ses sœurs, son frère, participation à ce documentaire produit par Iskra diffusé sur Arte et à deux reprises sur France 3 en fév. 2005 et août 2006
  • Participation à Dans le secret de l’assassinat de deux inspecteurs du travail, film de Jacques Cotta, diffusé par France 2 le 16 septembre 2005
  • Co-rédacteur Pour une VI° République sociale avec, entre autres, Marc Dolez, JJ Chavigné, Eric Thouzeau, Pierre Ruscassie, avril 2006  Ed. D&S
  • Contribution à Travail flexible et salariés jetables avec Michel Husson Ed. La Découverte août 2006
  • La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi pas le travail ? Ed. JC Gawsewitch Octobre 2006
  • Mai 68, histoire sans fin (1964-1994) réédition Ed. JC Gawsewitch 2008
  • Salariés, si vous saviez… Dix idées reçues sur le travail en France Ed. La Découverte mars 2008
  • Les caisses noires du patronat Ed. JC Gawsewitch mars 2008
  • Nouveaux carnets d’un inspecteur du travail Ed. JC Gawsewitch  avril 2009
  • Préface à Le droit à la paresse de Paul Lafargue Ed. Le Passager clandestin novembre 2009
  • Une vraie retraite à 60 ans, c’est possible, Ed. JC Gawsewitch mars 2010
  • Dette indigne Ed. JC Gawsewitch avec Jean-Jacques Chavigné novembre 2011
  • Une vraie retraite à 60 ans, c’est possible, Ed JC Gawsewitch, septembre 2013
  • Comment résister à la démolition du Code du travail, Ed. Le vent se lève, septembre 2014
  • « Vive l’entreprise ? » Ed. Hugo et cie, mars 2015
  • « Cérium »roman policier tome 1 (trilogie : tome 2 Samarium  tome 3 Lanthane) Ed. du Cherche midi
  • « Macron ou la casse sociale » février 2018 Ed. L’archipel
  • « Mai 68 vivant » Mémoires tome 1 Ed L’archipel
  • « Manifeste contre le racisme et  l’antisémitisme » Ed. D&S avril 2018
  • Fondateur de la revue mensuelle Démocratie & socialisme, mensuel de la gauche du Parti socialiste (1995-2017)  devenu (2018) mensuel de la Gauche démocratique et sociale 27eannée (GDS) (www.gds-ds.org)

A paraître : Mai 68 vivant (1994 – 2018) Mémoires tome 2 la gauche socialiste

Média

Passage émissions télévisées « La marche du siècle » en 1995 et 1999, CQFD en 1999 et 2000, Zone interdite et Capital M6, Polémiques, Le vrai faux journal, Forum, Canal + journal télévisé en direct France 2 et 3, LCI, I télévision, Canal +, Bloomberg TV, Direct 8, au Canada, en Belgique, « Sans aucun doute », Ciel mon mardi, sur TF1, différents débats sur la V, « Ripostes », « les infiltrés » « Arrêts sur image, » « Le grand Journal » « Salut les terriens » « On n’est pas couchés », « 28 minutes », BFM, I Télé, « Un soir à la Tour Eiffel », « Nouvelle édition », passages radios, France Culture, « Le téléphone sonne » « Matinale » de France inter, « Humeurs vagabondes » « Panique à Mangin palace » ou Charivari à France inter, (et 4 émissions de Daniel Mermet) France info, France bleu, RFI, RTL, Sud radio, RMC, BFM, Beur FM, Europe n° 1, TSF, radio Canada, BBC  -  Articles dans la presse étrangère et nationale (Le Monde, Libération, La Tribune, Le Nouvel Observateur, l’Express, le Point, Marianne, l’Evénement du jeudi, Le Figaro, le Nouvel économiste, L’Humanité, Hebdo des socialistes, Rouge, Le Monde diplomatique, Alternatives économiques, Politis, Paris Match, VSD, Toc, Numéro 1, Santé & travail, Liaisons sociales) et la PQR (à l’occasion de ses déplacements en province et de la publication de ses livres). Chroniques dans 86 n° de « Siné hebdo » puis dans Siné mensuel. Chroniques hebdomadaires dans l’Humanité-Dimanche (425 semaines) et dans Marianne.fr, NouvelObs.fr, Le Monde.fr  Médiapart, Huffington Post…

 

Dans la rue, les entreprises et dans les élections : SE RAS-SEM-BLER, généraliser la gréve et occuper les entreprises

La révolte initiée par les gilets jaunes est loin d’être finie. De samedi en samedi, la détermination est intacte. Nul ne se fait beaucoup d’illusions sur les conclusions que le gouvernement tirera du « grand débat national ». Pourtant nombreux sont celles et ceux qui veulent débattre : les échanges ont commencé sur les ronds-points, se poursuivent à l’occasion des manifs  et aussi dans de multiples réunions dans les localités. Bien loin des shows de Macron devant les maires, qui relèvent beaucoup plus d’une campagne électorale de Macron… aux frais de l’Etat !

Un néo-libéralisme destructeur

Loin d’infléchir sa politique pro-riches et pro-business, Macron entend l’approfondir. C’est tout son discours sur l’accélération de la baisse des impôts. Que les riches deviennent plus riches car moins imposés, que les entreprises paient moins d’impôts : c’est le crédo du capitalisme financiarisé depuis Reagan et Thatcher. Conséquences : chômage élevé, croissance en berne, inégalités sociales croissantes, développement de la précarité, dégâts environnementaux …

Le monde entier connaît un accaparement par les plus riches des richesses produites au détriment des salariés qui produisent et au détriment de la planète. «Les 26 plus riches ont autant d’argent que la moitié de l’humanité »  (rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités). Le dernier rapport d’ATTAC illustre la même réalité pour notre pays. Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue. Pourtant leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 % en valeur absolue sur la même période. Et leurs effectifs en France ont baissé de 20 %.

Justice sociale et démocratie

La redistribution des richesses, la justice fiscale, la lutte contre l’optimisation et la fraude fiscale sont au cœur des aspirations des gilets jaunes et de la majorité de la population qui continue à les soutenir. La question de l’augmentation des salaires est essentielle, car elle permet de mettre en cause un patronat bien silencieux tant la politique de Macron le satisfait. Tant que ces revendications de justice ne seront pas satisfaites, l’élargissement de la mobilisation sera nécessaire. En premier lieu dans les entreprises, où la question de la grève, du blocage de la production doit faire partie des discussions à venir.

L’immense aspiration à peser sur la vie politique, à prendre ses affaires en main, à donner son point de vue sur les grandes questions est capitale. Elle ne peut être satisfaite dans le cadre d’une 5ème République anti-démocratique, avec un Président aux pouvoirs beaucoup trop importants.

Des élections européennes contre Macron et pour les revendications

Toutes ces questions vont continuer à être débattues. De même que l’attitude à avoir lors du prochain scrutin électoral, celui des européennes. Comment réussir à ce qu’il soit l’occasion d’une expression claire contre Macron ?

Le refus de l’augmentation du SMIC par Le Pen montre bien le vrai visage de l’extrême-droite !  Ce n’est pas le vote Le Pen qui peut exprimer le refus de Macron et l’aspiration à vivre mieux. Mais est-il possible de se satisfaire d’un éclatement en de multiples listes de gauche pour réussir un « référendum contre Macron » ? Et si sa liste arrive en tête, comment ne pas voir qu’il s’en servirait comme il l’a fait aux lendemains de la Présidentielle en 2017 ? Manon Aubry, Ian Brossat, Benoît Hamon, Yannick Jadot portent une grande responsabilité. Est-il raisonnable de continuer chacun « pour soi » ?

Le mouvement social peut et doit faire pression pour qu’émerge une liste unique de rassemblement « pour la justice sociale et le climat ». Cette liste porterait les revendications mises en avant depuis plusieurs semaines. Elle inclurait toutes les forces d’accord en ce sens. Et cela aurait toute sa pertinence à l’échelle européenne tant le libéralisme de l’Union européenne a fait des dégâts dans les différents pays du continent.