Cour d’appel de Paris : les contrats UBER sont des contrats de travail

des 2015, j’avais décelé la proposition de changement de l’article du code civil et du code du travail, par Hollande, Valls, loi Macron, pour remplacer le contrat de travail par un contrat commercial sans droit : le trio maudit du quinquennat précédent commençait a « uberiser » la France. C’était la « révolution » Macron annoncée. Les ordonnances Macron ont continué ce sale travail.

Le Medef planchait a l’époque sur la « soumission librement consentie » (« compliance without pressure ») pour remplacer la subordination. Mais il restait quand meme une définition des contrats dans le code du travail en tant que « subordination juridique permanente  » c’est celle ci qui vient d’être reconnue comme supérieure à tout le reste dans les contrats UBER : d’où la décision de la Cour d’appel de Paris de re-qualifier les contrats UBER en contrats de travail.

De même que l’OIT et les textes européens interdisent de plafonner les reparations en indemnités aux prud’hommes, ce qui a valu a trois Chambres de prud’hommes de dénoncer l’illégalité en la matière des lois El Khomri, Penicaud, Macron, voila de beaux échecs de plus pour Macron !

De toutes façons ces lois anti droit et dignité des travailleurs censées faire de l’emploi depuis trois ans, n’en ont fait aucun… la preuve du pudding c’est quand on le mange, la preuve du Macron c’est quand tout le monde voit que rien n’y est bon et hélas le chômage de masse croit !

il reste aussi à faire condamner Macron quand il dénonce unilatéralement le repos quotidien de 11 h… mais ça va venir, on réduira bientot en cendres la casse des droits qu’il a voulu imposer

 

 

Macron ose refaire ce 11 janvier une 65 ° « macronade » en reprochant aux Français que tous ne fassent » pas assez d’effort »  alors le salariat de notre pays est un des plus productifs aux monde. (C. Tableau de Guillaumde Duval alternative économique :

 

Montbéliard : appel à manifester samedi avec Gilets jaunes, CGT, FO, FSU partout ensemble !

Montbéliard : appel à manifester samedi avec Gilets jaunes, CGT, FO, FSU

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syndicoAdmin January 10, 2019

Les syndicats CGT, FO et FSU du pays de Montbéliard (Doubs) répondent positivement à un appel des gilets jaunes à réagir contre les décisions du préfet d’interdire les manifestations et à rejoindre la manifestation prévue le samedi 12 janvier.

Marche citoyenne
Tous ensemble, défendons notre liberté de manifester !

Gilets jaunes

Ces interdictions sont des violations flagrantes du droit de se réunir et de manifester, éléments essentiels d’une réelle démocratie, réaffirmés par l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et l’article 9 de la Convention Européenne.

Ces arrêtés sont parfaitement arbitraires puisque M. le Préfet se contente d’interdire sans donner de raison à cette interdiction. Il serait d’ailleurs bien en peine de justifier une telle entrave aux libertés fondamentales
puisque, dans le Pays de Montbéliard, nous avons toujours veillé à ce que nos rassemblements de gilets jaunes se déroulent de façon pacifique dans le calme et le respect, sans entrave à la circulation.

Ces interdictions préfectorales sont aussi scandaleuses parce qu’ils viennent désavouer les décisions des maires d’Arbouans et d’Audincourt, qui avaient autorisé nos rassemblements, en les entourant des directives nécessaires à la sécurité et à la liberté de tous. C’est une remise en cause des élus locaux au moment où M. Macron prétend leur redonner de la place au sein du débat politique.

Ainsi donc, dans la ligne des directives nationales, M. le Préfet décide d’employer la manière forte et tente de faire disparaitre la contestation en interdisant son expression. C’est une dérive autoritaire extrêmement dangereuse, contraire aux principes affichés de la République et aux droits de chacun.

Vous avez mis un gilet jaune sur votre tableau de bord ? Vous avez klaxonné à un rond-point ? C’est votre mécontentement que M. Macron veut étouffer en nous virant du paysage ! La misère et la précarité ne doivent plus être visibles !

Aujourd’hui, c’est nous qui sommes visés, mais si de telles méthodes sont adoptées, qui en sera victime demain ?

 

Au-delà de ceux qui se reconnaissent au moins en partie dans notre mouvement, une telle attitude des pouvoirs publics ne peut que choquer celles et ceux qui sont attachées aux libertés de se réunir et de manifester, qu’ils soient simples citoyens, salariés, retraités, élus locaux, membres d’associations, de syndicats, de partis politiques.

Les gilets jaunes du Pays de Montbéliard appellent donc toutes celles et tous ceux qui n’acceptent pas l’autoritarisme de M. le Préfet et qui veulent défendre les libertés, à exiger le retrait des arrêtés d’interdiction de manifestation et le respect des décisions des maires.

Nous appelons tous les habitants du Pays de Montbéliard et des environs, les organisations associatives, syndicales, les élus locaux, … à se rassembler

Réponse CGT / FO / FSU à l’initiative des gilets jaunes

Les Unions locales CGT, FO, FSU sont scandalisées par les interdictions de rassemblement et de manifestation qui frappent les gilets jaunes du Pays de Montbéliard.

Plutôt que de répondre aux préoccupations sociales qui s’expriment à travers ce mouvement, le gouvernement de M. Macron choisit la manière forte en tentant d’interdire l’expression du mécontentement.

Cette dérive autoritaire est une menace pour l’expression de toute contestation sociale. Elle va à l’encontre de toutes les valeurs de libertés que nous avons toujours défendues.

Les unions locales CGT, FO, FSU du Pays de Montbéliard, en réponse aux gilets jaunes, se joignent donc à l’appel à :

Se rassembler samedi 12 janvier à 14H au Pied des Gouttes
Se rendre ensemble à la sous-préfecture pour exiger le retrait des arrêtés

Nous appelons la jeunesse, les salariés, les privés d’emplois, les retraités, les autres organisations et associations, les élus locaux à se joindre à cette action pour refuser le diktat de M. le Préfet, pour exiger du gouvernement des réponses sociales à la hauteur des attentes du monde du travail.

Fait à Audincourt le 9 janvier 2019

 

Nantes Lyon et Nantes Bordeaux privatisés : Ils continuent à brader le service public ferroviaire !

Écrit le 9 janvier 2019 par Éric Thouzeau

Ma première réaction à l’annonce faite par la ministre des Transports du gouvernement Macron-Philippe d’ouvrir à la concurrence deux lignes ferroviaires qui concernent directement notre Région.

La ministre des Transports vient d’annoncer  l’ouverture  à la concurrence des lignes ferroviaires Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux , deux lignes déficitaires car il y a longtemps que la SNCF, à la recherche de rentabilité, les a négligées.

Les opérateurs privés y seront assurés de toucher des subventions de l’Etat, voire des Régions. Ils adapteront l’offre à la baisse s’ils estiment que les subventions sont  « insuffisantes » ou augmenteront les tarifs pour les voyageurs. C’est malheureusement ce qui s’est passé dans tous les pays où ces processus de privatisation ferroviaire ont eu lieu.

Les « Trains d’équilibre du territoire » (TET) qui  circulent sur ces lignes sont indispensables à l’aménagement du territoire. Le gouvernement veut s’en débarrasser en les transférant aux Régions ou directement au privé. Alors que le mouvement social pose avec force la question de la présence de services publics sur tout le territoire, le gouvernement continue à brader le service public ferroviaire ! Grand débat national ou pas, le gouvernement s’obstine à poursuivre une politique qui pourtant suscite un rejet massif dans le pays.

Sur les Pays de la Loire, la majorité de Bruno Retailleau et Christelle Morançais a décidé de confier des lignes TER au privé,  et le gouvernement en fait autant avec les TET. On dirait une course de vitesse entre LR et macronistes, deux courants politiques de droite adeptes du libéralisme : à celui qui privatisera le plus vite ! Les usagers n’ont rien à y gagner !

 

Appel aux syndicats adopté par l’assemblée régionale à Lille des Gilets jaunes

(350 Gilets jaunes présents selon un participant, mais estimation « gonflée » selon un autre)

Communiqué de la part des Gilets Jaunes Hauts de France à l’intention des organisations syndicales

Voilà sept semaines que la mobilisation des « Gilets Jaunes » ne connaît pas de répit. Nous sommes au quotidien sur les ronds – points, sur les autoroutes, dans la rue chaque samedi face à une répression des plus violente ! D’aucun pensait qu’avec les fêtes, notre mouvement prendrait fin, mais nous sommes encore là, bien décidés à ne rien lâcher !

Ce mouvement est inédit, intersectoriel, de portée internationale, indépendant de toute structure politique traditionnelle. Mais de la politique, nous en faisons tous les jours. Nous avons enfin compris que nous n’avions besoin de personne pour penser à notre place. Et certainement pas de professionnels de la politique qui prennent des décisions en notre nom mais qui pourtant ne connaissent rien de notre quotidien.

Nous luttons contre l’exploitation que la grande majorité du peuple subit au profit d’une minorité de riches, de plus en plus riches. Alors que les dividendes versés aux actionnaires n’ont jamais été aussi importants, la France d’en bas se crève pour des salaires de misère !

Pour bloquer l’économie et avoir enfin une vie juste, nous avons besoin d’une grève générale. Nous demandons aujourd’hui aux organisations syndicales de se positionner clairement du côté des exploité.e.s, de soutenir notre lutte et d’y prendre part en appelant à une grève générale reconductible dès janvier 2019 afin de permettre à tous les salarié.e.s d’exercer leur droit de grève et de pouvoir se joindre à la lutte.

 

 

 

Deuxième Appel des Gilets Jaunes de Commercy : L’assemblée des assemblées !

Publié le 4 janvier 2019 par aplutsoc

Les Gilets jaunes de Commercy viennent de lancer un deuxième appel dont nous reproduisons le lien.

DEUXIÈME APPEL DE COMMERCY : L’ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉES !

Notre deuxième appel s’adresse :

A tous les Gilets Jaunes. A toutes celles et ceux qui ne portent pas encore le gilet mais qui ont quand même la rage au ventre.

Cela fait désormais plus de six semaines que nous occupons les ronds-points, les cabanes, les places publiques, les routes et que nous sommes présents dans tous les esprits et toutes les conversations.

Nous tenons bon !

Cela faisait bien longtemps qu’une lutte n’avait pas été aussi suivie, aussi soutenue, ni aussi encourageante !

  • Encourageante car nos gouvernants ont tremblé et tremblent encore sur leur piédestal
  • Encourageante car ils commencent à concéder quelques miettes.
  • Encourageante car nous ne nous laissons désormais plus avoir par quelques os à ronger.
  • Encourageante car nous apprenons toutes et tous ensemble à nous respecter, à nous comprendre, à nous apprécier, dans notre diversité. Des liens sont tissés. Des modes de fonctionnement sont essayés. Et ça, ils ne peuvent plus nous l’enlever.
  • Encourageante aussi, car nous avons compris qu’il ne faut plus nous diviser face à l’adversité. Nous avons compris que nos véritables ennemis, ce sont les quelques détenteurs d’une richesse immense qu’ils ne partagent pas : les 500 personnes les plus riches de France ont multiplié par 3 leur fortune depuis la crise financière de 2008, pour atteindre 650 milliards d’€ !!! Les cadeaux fiscaux et sociaux faits aux plus grandes sociétés s’élèvent également à plusieurs centaines de milliards par an. C’est intolérable !
  • Encourageante enfin, car nous avons compris que nous étions capables de nous représenter nous mêmes, sans tampon entre les puissants et le peuple, sans partis qui canalisent les idées à leur seul profit, sans corps intermédiaires davantage destinés à amortir les chocs, à huiler le système, plutôt qu’à nous défendre.

Nous pleurons aujourd’hui les victimes de la répression, plusieurs morts et des dizaines de blessés graves. Maudits soient ceux qui ont permis cela, mais qu’ils sachent que notre détermination est intacte, bien au contraire !

Nous sommes fiers de ce chemin accompli si vite et de toutes ces prises de conscience qui sont autant de victoires sur leur système écrasant.

Et nous sentons très bien que cette fierté est partagée par énormément de gens.

Comment pourrait-il en être autrement, alors que ce système et ce gouvernement qui le représente n’ont de cesse de détruire les acquis sociaux, les liens entre les gens, et notre chère planète ?

Il nous faut donc continuer, c’est vital. Il nous faut amplifier ces premiers résultats, sans hâte, sans nous épuiser, mais sans nous décourager non plus. Prenons le temps, réfléchissons autant que nous agissons.

Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent cette rage et ce besoin de changement, soit à continuer à porter fièrement leur gilet jaune, soit à l’enfiler sans crainte.

Il faut désormais nous rassembler partout, former des assemblées citoyennes, populaires, à taille humaine, où la parole et l’écoute sont reines.

Des assemblées dans lesquelles, comme à Commercy, chaque décision est prise collectivement, où des délégués sont désignés pour appliquer et mettre en musique les décisions. Pas l’inverse ! Pas comme dans le système actuel. Ces assemblées porteront nos revendications populaires égalitaires, sociales et écologiques.

Certains s’autoproclament représentants nationaux ou préparent des listes pour les futures élections. Nous pensons que ce n’est pas le bon procédé, tout le monde le sent bien, la parole, notre parole va se perdre dans ce dédale ou être détournée, comme dans le système actuel.

Nous réaffirmons ici une fois de plus l’absolue nécessité de ne nous laisser confisquer notre parole par personne.

Une fois ces assemblées démocratiques créées, dans un maximum d’endroits, elles ouvriront des cahiers de revendications.

Le gouvernement a demandé aux maires de mettre en place des cahiers de doléances dans les mairies. Nous craignons qu’en faisant ainsi nos revendications soient récupérées et arrangées à leur sauce et qu’à la fin, elles ne reflètent plus notre diversité. Nous devons impérativement garder la main sur ces moyens d’expression du peuple ! Pour cela, nous appelons donc à ce qu’ils soient ouverts et tenus par les assemblées populaires !

Qu’ils soient établis par le peuple et pour le peuple !

Depuis Commercy, nous appelons maintenant à une grande réunion nationale des comités populaires locaux.

Fort du succès de notre 1er appel, nous vous proposons de l’organiser démocratiquement, en janvier, ici à Commercy, avec des délégués de toute la France, pour rassembler les cahiers de revendications et les mettre en commun.

Nous vous proposons également, d’y débattre tous ensemble des suites de notre mouvement.

Nous vous proposons enfin de décider d’un mode d’organisation collectif des gilets jaunes, authentiquement démocratique, issu du peuple et respectant les étapes de la délégation.

Ensemble, créons l’assemblée des assemblées, la Commune des communes.

C’est le sens de l’Histoire, c’est notre proposition.

VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, ET POUR LE PEUPLE !

 

 

 

 

 

Gilets jaunes, la question sociale au cœur de la colère


 

Macron a choisi la voie de l’affrontement avec les gilets jaunes. Il se refuse à toute modification de sa politique, entend maintenir le cap de ses réformes néo-libérales (assurance-chômage, retraites,…). Son grand débat national est donc mort-né.

 

Le mouvement des gilets jaunes est l’expression d’une lutte de classes qui s’est durcie. Depuis plus de trente ans, les classes dominantes ont mené une offensive tous azimuts contre le salariat et ses conquêtes. Malgré de nombreuses luttes de résistance, le mouvement ouvrier a subi des reculs tout en réussissant à préserver en France l’essentiel d’un modèle social qui est insupportable aux yeux des libéraux de tous poils. L’élection de Macron et la politique qu’il avait inspirée dès le mandat précédent visaient à adapter définitivement notre pays au néo-libéralisme. C’est ce qui explique la brutalité des mesures prises contre les salariés (loi Travail, code du travail, suppression des cotisations sociales,…) et des mesures fiscales immédiates prises en faveur des très riches.

 

Lutte des classes, la question des salaires

 

Mais la lutte des classes, ce n’est pas que la lutte des dominants contre les dominés. Aujourd’hui, ce sont les exploités qui sont à l’offensive. La majorité des gilets jaunes sont des salarié.e.s, celles et ceux qui font tourner l’économie sans recevoir en retour la part des richesses qu’ils méritent. 50% des salariés perçoivent moins de 1700 euros nets de salaire (salaire médian). La question sociale, c’est d’abord la question des salaires. Quant aux salariés à la retraite, leurs pensions ont été gelées alors que la pension moyenne est inférieure à 1300 euros nets. Voila les vraies raisons du mouvement social actuel, un des plus puissants depuis Mai 68 et novembre-décembre 1995. Il n’est pas prêt de s’arrêter !

 

Convergences pour la justice sociale

 

Le gouvernement pense que la répression brutale des manifestations et les violences que cela suscite en retour vont suffire à amoindrir le soutien populaire aux gilets jaunes. Il espère bien que le besoin d’ordre sera plus fort que l’aspiration à la justice sociale. Rien n’est joué. Il faut plus que jamais travailler aux convergences. Les militants syndicaux et tous les militants de gauche ont une responsabilité : celle de renforcer leur présence aux côtés des gilets jaunes sur les ronds-points, dans les manifestations. Contre Macron mais aussi contre le Medef qui se tait de peur de voir l’exigence d’augmentation des salaires monter dans le pays… et se traduire par des grèves dans les entreprises qui, elles, bloqueraient efficacement le pays et imposeraient des reculs patronaux.

 

Crise sociale et crise démocratique

 

La crise actuelle est aussi le signe d’une crise démocratique. Tout le monde sent bien que ce sont les intérêts d’une petite minorité qui expliquent la politique gouvernementale au détriment de la majorité sociale. Les institutions de la  5ème République confortent ce pouvoir absolu dont Macron se veut le champion. Redonner la parole aux citoyens devient incontournable en cette année 2019. Cela commence dans les localités par des réunions pour établir des cahiers de doléance (en écho à ceux qui ont préparé les états-généraux qui ont permis la Révolution française), tout en n’accordant aucune confiance au « grand débat national » fait pour enterrer le mouvement. Au plan national, il faut redonner corps à l’exigence d’une 6ème République sociale et démocratique, appuyée sur de nouvelles formes de recours à l’initiative citoyenne.

 

Référendum, dissolution de l’assemblée ? La droite et l’extrême-droite s’y préparent pensant pouvoir profiter de l’affaiblissement accéléré du macronisme. Les forces de gauche seraient irresponsables si elles ne s’y préparaient pas aussi. Cela nécessite un sursaut à gauche pour en finir avec une dispersion mortifère !

 

GDS 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Généralisation du droit de mourir à 68 ans sur un toit

Toute la presse s’est émue à juste titre de l’accident du travail mortel survenu à 18 h, le 3 janvier, à cet ouvrier âgé de 68 ans qui nettoyait les chenaux de la Préfecture de Versailles. Auto entrepreneur, sous-traitant d’une entreprise ayant un contrat public avec le Préfet des Yvelines, il était seul sur le toit quand il est tombé du 3° étage. Il est décédé avant l’arrivée des pompiers et de la police.

Des dizaines d’articles s’étonnent de son âge et de ses conditions de travail : mais que faisaient donc tous ces journaux, rédacteurs en chef, lors des réformes anti-retraites de MM. Balladur, Fillon, Chirac, Sarkozy, Hollande et Ayrault ?  N’est ce pas l’ultime réforme du gouvernement Ayrault qui a repoussé l’âge du départ à 63 ans et celle du taux plein à 66 ans ? N’était il pas clair qu’on allait depuis 25 ans, vers de genre de cas, où la pauvreté forcerait des vieux à travailler plus longtemps dans des conditions de plus en plus périlleuses ?  Qui s’est opposé sérieusement, contre MM. Madelin, Raffarin, Novelli, Sapin, El Khomri, Macron  à la sous-traitance en cascade, au statut « d’auto entrepreneur », et à ce qu’il représente comme disparition de tout droit du travail ?

 

L’auto entreprise, c’est le monde de Mad Max. L’autoexploitation sans frein. Tout est permis, rien n’est possible. Il existe 1,18 million d’AE sur le papier. Mais 39 % sont « bidons » et seulement 61 % existent dans les faits soit 729 000.  Moyenne de chiffre d’affaires 1200 euros par mois. Sur ce chiffre d’affaire le revenu touché médian mensuel est de 250 euros. 25 % ont moins de 70 euros. 10 % ont plus de 1160 euros.

Or c’est le moment  de s’indigner : le député LREM Aurélien Taché propose justement, ce même 3 janvier, d’aggraver et de généraliser le statut d’auto entrepreneur en un « régime universel » pour tous les actifs : «  Je ne fais pas partie de ceux qui veulent sacraliser le travail salarié, qui, rappelons-le, a été inventé par le patronat pour capter la main d’œuvre (sic). Le travail indépendant est donc une forme de liberté, de progrès ». «  Je ne suis pas favorable au versement de cotisations par le donneur d’ordre ou les plates-formes car cela créerait un statut de travailleur, ni vraiment salarié, ni vraiment indépendant, qui serait encore plus marginalisé » « Je soutiens plutôt l’idée d’un régime universel, payé par  l’impôt qui assurerait un socle minimum de protection, auquel s’ajouteraient des cotisations du micro-entrepreneur pour accéder à une mutuelle, se couvrir contre tel ou tel risque…  L’intérêt d’avoir un système universel est de pouvoir passer d’un statut à l’autre, ce qui deviendra de plus en plus courant dans le futur »

Aurélien Taché, celui voulait sortir, en juillet dernier, la « Sécurité sociale » de la Constitution, est l’un des plus acharnés à faire passer le projet libertarien de Macron, une « société sans statuts », sans salariés, sans droit du travail, sans cotisation sociale, la généralisation du droit de mourir seul à 68 ans, en s’auto-exploitant, sans limite, ni protection.

Gérard Filoche

 

chronique hebdomadaire n°422 9° année   »au boulot »  Humanité Dimanche

 


 

 

De quoi sera faite 2019 ?

D’un nouvel effondrement du Nasdaq, du Dow Jones où la folie des banques cassera nos vies ?

Du blocage de nos salaires et de la montée des spéculations et dividendes ?

Des « primes d’activité » remplaçant le Smic ?

Des heures supplémentaires promues au lieu du partage du travail ?

De la casse des cotisations sociales, de la fin du salaire brut, et de la mort du budget séparé de la Sécurité sociale ?

Passerons nous fin janvier de Bismarck a Beveridge, d’un système de protection sociale basé sur notre travail à un système basé sur l’impôt ?

De la casse de la retraite par répartition selon nos annuités cotisées, de son remplacement par un « système par points » ajustable selon leurs desiderata financiers ?

De la fin de l’état de droit dans les entreprises et des conventions collectives ?

Des ordonnances faisant fondre toutes les institutions représentatives du salariat, les CES, les CHSCT, les DP, DS, la médecine du travail, les prud’hommes, l’inspection du travail ?

N’y aura t il bientôt plus que 200 000 salariés élus, mandatés et protégés au lieu de 425 000 ?

Après la SNCF, perdrons nous les HLM, la RATP ?

L’école sera t elle sélectionniste, privatisée avec des programmes réactionnaires, les lycées professionnels sans culture, le système Parcours sup institutionnalisé, l’accès à l’université soumis à des tarifs inabordables ?

Notre santé conçue pour  limiter les soins,  faire mourir les patients dans des lits dans les couloirs des hôpitaux,  avec des infirmières  débordées et démoralisées ?

Des fonctionnaires diminués et remplacés par des contractuels soumis ?

D’une constitution remaniée à l’américaine avec moins d’élus à tous les échelons, mais des notables plus puissants au service des multinationales ?

D’une société post-salariale, start up nation macronisée, ubérisée, sans statuts ?

Serons-nous soumis à cela ou bien nous révolterons nous avant qu’il soit trop tard et réussirons nous à nous débarrasser de Macron au plus vite ?

Aurons nous le sursaut nécessaire, nous le salariat pour occuper les entreprises, au moins les 1000 qui font 50 % du Pib ?

Car on le sait, après les « places des villes » Nuit Debout, après les « ronds points des champs » des meilleurs des Gilets Jaunes, après les tentatives de blocage de la distribution, c’est seulement le blocage de la production qui leur fera peur, stoppera la casse sociale en cours et leur imposera de redistribuer les immenses richesses du pays, celles que nous produisons et dont nous ne recevons pas la part que nous méritons ?

Avec tous nos syndicats, nos associations, tous nos partis, serons nous capables de nous unir à gauche pour cela ?

Gérard Filoche

 

 

 

lire chaque semaine dans l’Humanité-Dimanche la rubrique « au boulot »

 

20 déc : Gérard Filoche à Montpellier meeting Gilets jaunes et salaires bruts et nets http://gds-ds.org/gerard-filoche-a-montpellier-debat-sur-le-salaire/ … #GDS

Gérard Filoche à Montpellier débat sur le salaire brut et net http://gds-ds.org/gerard-filoche-a-montpellier-debat-sur-le-salaire/ … #GDS

 

A Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste

 

Le 18 décembre 2018

Cher camarade,

Par un jugement rendu le 12 décembre 2018, Gérard Filoche a été relaxé de toutes les  accusations d’antisémitisme portées contre lui.

Les attendus du jugement sont particulièrement clairs. Il y est noté que parmi les milliers de tweets émis par Gérard Filoche depuis 2009 aucun n’a été trouvé « susceptible d’être qualifié d’antisémite ou de provoquer la haine ». Il y est indiqué  qu’il n’est pas contesté que Gérard Filoche est « un des membres fondateurs de SOS-Racisme et a été la plume d’ouvrages écrits sous le nom de plusieurs présidents de SOS-Racisme ». Ce que tous les dirigeants  du Parti socialiste savaient.

Or les accusations extrêmement graves d’antisémitisme ont été portées contre Gérard Filoche lors du Bureau national du Parti socialiste du 21/11/17, réunion à laquelle  il n’a pas pu participer (il avait prévenu de son absence, ce qui n’a pas été communiqué aux membres du BN ce jour là).

Sans respect d’aucune procédure statutaire, l’honneur de Gérard Filoche a été piétiné. Plusieurs hauts responsables de l’époque du PS n’ont pas hésité à soutenir devant la presse de  telles accusations, sans à aucun moment vouloir écouter, entendre et retenir les explications de Gérard Filoche.

Gérard Filoche a quitté le Parti socialiste et anime aujourd’hui un réseau de militant.es, la Gauche démocratique et sociale (GDS). Cela ne devrait pas empêcher le Parti socialiste, au vu du jugement de relaxe, de publiquement  prendre acte que les accusations que  certains de ses responsables avaient portées contre lui en janvier 2018 n’étaient pas fondées, et qu’il s’en excuse.

Un parti qui se réclame des valeurs démocratiques de la gauche se doit de revenir sur des déclarations publiques infamantes tenues à l’encontre d’une personnalité qui milite depuis plus de 50 ans pour la défense des salarié.es tant syndicalement que politiquement, et pour qui la lutte contre  le racisme et contre l’antisémitisme sont des valeurs fondamentales du combat pour l’émancipation humaine.

En avril 2018, Gérard Filoche a publié un livre « Manifeste contre le racisme et l’antisémitisme ». Le Parti socialiste devrait le recommander à la lecture de ses adhérents et responsables comme un bon outil d’éducation populaire à ce sujet.

Nous demandons que les membres du BN du PS aient connaissance de notre courrier.

Dans l’attente d’une réponse, reçois nos salutations militantes

Pour la Gauche démocratique et sociale

Sybille Fasso (membre du CN du PS de 2005 à 2017, adjointe à la maire du 10° arrondissement de Paris), Georges Martel (permanent du PS Solferino de 1981 à 2001, membre du CN et VP de la Commission Nationale des conflits), Claude Touchefeu (membre du CN de 2012 à 2015, du BNA de 2015 à 2017, conseillère municipale et métropolitaine de Toulouse), Eric Thouzeau (membre du Conseil national du PS de 2000 à 2017, conseiller régional GDS des Pays de la Loire)

 

pour information, les 42 mesures des gilets jaunes

Le programme politique révolutionnaire des Gilets jaunes

Attention, ça vient de sortir et ça dépote ! Les 42 revendications envoyées par les Gilets jaunes ce jeudi aux députés et aux médias ont tout d’un programme politique révolutionnaire.

Une caractéristique : l’urgence et la justice sociale comme priorité des priorités. Bref, exactement le contraire des politiques suivies depuis 15 ans (au moins) par les élus.

Je vous livre ces 42 revendications in extenso, pas une ligne qui ne vaille pas la peine d’être lue (même celles avec lesquelles on peut ne pas être d’accord) :

  1. Zéro SDF : URGENT.
  2. Impôt sur le revenu davantage progressif (plus de tranches).
  3. SMIC à 1300 euros net.
  4. Favoriser les petits commences des villages et centres-villes. (Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce) + de parkings gratuits dans les centres-villes.
  5. Grand Plan d’Isolation des logements. (faire de l’écologie en faisant faire des économie aux ménages).
  6. Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.
  7. Même système de sécurité social pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.
  8. Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. (Pas de retraite à point).
  9. Fin de la hausse des taxes sur le carburant.
  10. Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.
  11. Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèquevacances.
  12. Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.
  13. Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois.
  14. Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des même droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.
  15. Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.
  16. Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)
  17. Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.
  18. Que les causes des migrations forcées soient traitées.
  19. Que les demandeurs d’asiles soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile.
  20. Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.
  21. Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’Histoire de la France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours).
  22. Salaire maximum fixé à 15 000 euros [mensuel, ndlr].
  23. Que des emplois soient crées pour les chômeurs.
  24. Augmentation des allocations handicapés.
  25. Limitation des loyers. + de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).
  26. Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage aéroport…)
  27. Moyens conséquents accordées à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.
  28. L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.
  29. Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publiques et que les prix baissent de manière conséquente.
  30. Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.
  31. Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence.
  32. Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la Terminale.
  33. Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.
  34. Le Référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée Nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français.
  35. Retour à un mandat de 7 ans pour le Président de la République. (L’élection des députés deux ans après l’élection du Président de la République permettait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple.)
  36. Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillées dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.
  37. Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.
  38. Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.
  39. Pas de prélèvement à la source.
  40. Fin des indemnités présidentielles à vie.
  41. Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue.
  42. Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.