La France is not back

Allons arrêtez la propagande comme le tentent tous les gros médias des 9 milliardaires,
arrêtez avec ce contre sensé « ça va mieux à la fin avec Hollande »
et cet insensé   »la France is back » Macron ! (là, il est vrai, Macron le thatchérien imite Reagan…)
C’est invraisemblable de mentir à ce point là, arrêtez vos fake news
Tout va mal pour des millions de salariés, de chômeurs, de jeunes, de retraités,
Tout va mal sauf pour l’oligarchie, les riches, les actionnaires, rentiers le  CAC 40 et le Medef
et c’est la faute à Hollande-Macron et leur quinquennat maudit, celui des 6,7 millions de chômeurs et qui a cassé 100 ans de code du travail et engendré Macron
Hollande a été un désastre,
il est celui
qui a refusé d’amnistier les syndicalistes,
bloqué le smic pendant 5 ans avec effet sur les salaires (l’écart entre femmes et hommes restant à 25 %)
fait travailler le dimanche alors qu’il avait promis de nous en protéger,
haussé la TVA alors qu’il avait promis de la baisser,
rallongé l’âge de départ en retraite, (alors que l’écart d’espérance de vie augmente jusqu’à 13 ans entre pauvres et aisés)
détruit les 40 h de Blum, les 39 h de Mitterrand et les 35 h de Jospin, avec la loi El Khomri
diminué les IRP, le droit à l’information et au contrôle des syndicats sur l’entreprise,
réduit les CHSCT (avant qu’ils ne soient supprimés par son conseiller successeur)
facilité les licenciements par les patrons au lieu d’en protéger les salariés,
diminué les protections pour les enfants de 14 à 16 ans au travail, même le dimanche et la nuit a partir de 15 ans
donné 41 milliards de CICE aux « premiers de cordée » qui les ont aussitot placé à Panama
plutôt que les donner à nos écoles et nos hôpitaux, à nos services publics et à nos emplois,
haussé de façon historique le record les dividendes et bloqué les salaires,
laissé perduré 80 milliards de fraude fiscale, après la honte d’avoir « choisi » Cahuzac,
débattu sinistrement de la déchéance de nationalité réclamée par le FN
tout ça pour couler les investissements publics, de 84 à 76 milliards entre 2012 et 2017
alors que en montant cumulé,  les entreprises bénéficient au total de 220 milliards d’exonérations fiscales et sociales.
baissé les dépenses pour le logement public,
et atteint 6,7 millions de chômeurs, soit 1 million de plus,
développer les précaires avec l’ANI loi Sapin et les « indépendants » « uberisés » loi Macron
tout en grossissant la « dette » de 10 points (passée de 86 % du Pib a 98 % du Pib),
sans parler du déficit du commerce extérieur aggravé, (62,3 milliards et 25 % de plus par rapport à 2016)
un TUCP (taux d’utilisation des capacités productives) entre 70 et 85 %,
une politique étrangère guerrière, aventurière et erratique, avec des assassinats ciblés façon loi du talion
un état urgence devenu droit commun,
une tragédie, un quinquennat tout faux, qui avait tout au départ, comme jamais dans l’histoire, et qui a gâché, perdu toutes les élections, sept fois, municipales, européennes, sénatoriales, territoriales, régionales, et primaires et présidentielles et législatives
un désastre pour le PS et même son local et ses permanents, ses fédérations, ses sections, restent avec 10 000 votants dans des scrutins manipulés et statuts truqués (avec l’accord de tous ses courants) le 28 septembre et le 18 janvier
et ce sont ses épigones qui veulent continuer à la tête du PS avec Faure en truquant d’abord les statuts, et en excluant ? qui veulent la « réussite » de Macron ont été élus grâce à lui et rêvent de participer à son gouvernement ?
Tout en soumettant chaque jour ce qui reste du PS à Macron-Thatcher (entre Hollande et Macron qui est la poule qui est l’oeuf ?)
Macron, c’est une catastrophe
il est celui
qui casse le salaire brut, en vidant la protection sociale liée au salaire,
en ayant fait avec la complicité (et l’abstention sur la « confiance »)  du PS pro Olivier Faure  les terribles ordonnances scélérates anti travail, (fin de la médecine du travail, de l’inspection, des prud’hommes, les RCC, et début des CD de mission, de tacherons, de journaliers, de loueurs de bras, plus ultra ordo libéral fanatique que l’UE elle même (Macron est allé plus loin que les recommandations de l’UE concernant la France du 27 mai 2017), 200 000 représentants du personnel menacés de disparition en 2019.
avec un budget 2018 pro super riches, (et pro armée) pillant les pauvres, les services publics, pour donner aux milliardaires
une économie start up anti industrie,
un matraquage anti salariat pro Uber, « société sans statut »,
des restrictions contre tous, les retraités (7 millions sur 14 ont autour de 1000 euros) qui voient baisser leurs retraites avec hausse de la CSG
les 9 millions de pauvres et les 50 % de salariés en dessous de 1700 euros
la traque brutale et inhumaine des migrants avec le gazage et la destruction des tentes, et le « tri » dans les centres d’hébergement,
le logement, avec l’attaque contre les HLM et Apl,
la santé, avec nos hôpitaux étranglés où la compétitivité est divinisée
la SNCF le plus beau service public de transports du monde qu’il casse cyniquement pour la seule rapacité des actionnaires
les Ehpad transformés en mouroirs sans respect pour les personnes dépendantes
les transports avec cette aventureuse et scandaleuse politique d’autocars contre le rail
les écoles avec la mort du bac, et la sélection des jeunes à l’université (parcours sup)
les prisons engorgées, sinistres, condamnées partout pour ne pas respecter les droits de l’homme
Une croissance en France de 1,9 %, contre 2,4 % dans l’Union européenne, qui repose essentiellement sur les mesures d’attractivité financière de ces dernières années (Cice, CIR, réduction massive de la dépense publique, loi El Khomri, etc.)
et ceci n’est pas exhaustif !

il y aura 500 000 emplois aidés en moins et au moins 120 000 fonctionnaires supprimés par ce faiseur de chômage de masse qui « se refuse à défendre les jobs existants » et propose « aux jeunes de chercher de clients pas des patrons » avec des contrats commerciaux, pas des contrats de travail ! Et qui se propose aussi de casser les retraites par répartition, de hisser « les entreprises » à un niveau totémique, ou de livrer les jeunes apprentis au privé.

par contre il y a le chiffre  record et toujours en expansion vertigineuse (+46%) de  516 000 travailleurs détachés discriminés, exploités à plus bas prix par le patronat français (les gesticulations de Macron en automne 2017 sur ce sujet n’ont trompé personne)

et les sinistres RCC issues des ordonnances, « ruptures conventionnelles collectives », qui évitent tout plan social et permettent de trier sans procédure et sans motif, les salaries kleenex  qui sont jetés et ceux qui sont embauchés en même temps à moindre coût, PSA, Alstom, MON&S, Whirlpool usine et siège (33 postes supprimés), Sanofi, Chantiers Atlantiques, Auchan, Téléperformance, Société Générale, Carrefour (4500 suppressions de poste, 273 magasins fermés), Ascoval, Profilage Arcelor, Vallourec, Gemalto, Free, ERDF, SNCF, DCN, Naval Groupe, Castorama, Brico dépôt, Pages jaunes…

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Au coeur de la gauche plutôt qu’à ses marges (« Le Point »)

Gérard Filoche, et maintenant ? Le militant historique ne fait plus partie du Parti socialiste. Il revient sur la polémique et signifie qu’il compte bien peser dans la vie politique.

PAR MARYLOU MAGALPublié le 09/02/2018 à 08:49 | Le Point.fr  L’ancien socialiste Gérard Filoche a quitté le parti.© CITIZENSIDE/jaoued IDAMMOU

Jeune, Gérard Filoche aimait peindre. Sur des panneaux de bois, il reproduisait à la gouache les plus grandes œuvres des artistes impressionnistes. « Je n’ai jamais eu d’imagination, avoue-t-il volontiers, mais je savais parfaitement recopier les toiles que je prenais pour modèles. ». L’une de ses reproductions préférées, qu’il a conservée dans un coin de son appartement du 1er arrondissement, est La Pie de Claude Monet.

 

 

Un choix incarné pour ce militant volubile aux 152 000 tweets. C’est de tweets, justement, qu’il a été question à propos de Gérard Filoche. D’un tweet en particulier, un tweet antisémite publié le 17 novembre au soir. Il revient sur la polémique.
« Cette histoire a duré quarante minutes. Quarante jours plus tard, on m’en parle encore », lâche-t-il en soupirant. Il raconte. « C’était la veille du congrès d’En marche !. J’étais très en colère à cause de ce que Macron avait dit sur les emplois aidés : que ceux qui les défendaient n’en voudraient même pas pour eux-mêmes. Il était 22 heures, j’étais fatigué, j’ai posté ce tweet bêtement, sans faire attention à l’image, et je suis allé me coucher parce que je me levais très tôt le lendemain. »
Une collection de photomontages d’Emmanuel MacronLe photomontage en question comporte deux plans. D’abord, on y voit le président, affublé d’un brassard nazi à l’effigie du dollar, surplombant un globe terrestre, légendé « En Marche vers le chaos mondial ». « Cela ne m’a pas choqué, affirme Gérard Filoche. Le chaos mondial est bien ce qui correspond au macronisme, et Macron est le président de la finance, des riches. C’est ce que je voulais mettre en avant avec cette image. » Le militant est clair : au moment où il a posté le tweet, il n’avait pas fait attention au second plan, la source de la polémique. Les visages de trois personnes de confession juive (Jacques Attali, Jacob Rothschild et Patrick Drahi) y sont représentés, accompagnés des drapeaux américain et israélien. Gérard Filoche ignorait également que le photomontage était tiré du site Égalité et Réconciliation de l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, condamné plusieurs fois pour antisémitisme. En fait, il n’a fait que sélectionner l’image dans un dossier, constitué par ses soins, qui regroupe « tous les montages qui concernent Emmanuel Macron ». Une sorte de collection. Trente minutes à peine après la publication, il reçoit un appel de son fils, paniqué. Réalisant ce qui vient de se passer, le ponte du PS supprime sur-le-champ son tweet. Trop tard.
Capture d’écran du tweet de Gérard Filoche, publié le 17 novembre 2017 au soir.

La sanction est immédiate : Rachid Temal, coordinateur du parti, annonce l’engagement d’une procédure d’exclusion. Le 21 novembre, David Assouline confirme : le bureau national a voté à l’unanimité l’exclusion de Gérard Filoche. Une version contestée par ce dernier. « Il n’y a pas eu de vote, affirme-t-il. J’ai envoyé plusieurs mails et cinq lettres pour avoir accès à la motion. On ne m’a jamais répondu. » « Exclusion votée à l’unanimité du BN », insiste Rachid Temal, par SMS.

« On m’a soutenu, tonne Gérard Filoche. À ce moment-là, Marie Bidaud a quitté la salle en pleurs ! » « Aucun souvenir de cela », répond, quant à lui, David Assouline, quand on évoque cet épisode. Celui qui a participé à la fondation de SOS Racisme rappelle, pour sa défense, que sa pétition de soutien a récolté plus de 15 000 signatures, « dont celles de Guy Bedos, François Ruffin, Jean-Pierre Mercier… » « Comment peut-on m’accuser d’antisémitisme ? J’ai milité contre toute ma vie ! » s’emporte-t-il. Les versions divergent, mais le résultat reste le même.

Exclu pour certains, le militant historique l’annonce tout de même : il choisit de quitter le Parti socialiste, qu’il avait rejoint en 1994. C’est la fin d’une sulfureuse histoire qui aura duré vingt-trois ans.« Je leur faisais peur »Aujourd’hui, le syndicaliste assure qu’il a tourné la page. « Je n’ai jamais été attaché sentimentalement au PS, déclare-t-il. Pour eux, c’était une occasion de se débarrasser de moi. Ils ne voulaient pas que je dépose de motion au congrès. Je leur faisais peur. »

Et de renchérir : « Ce n’est pas l’organisation qui compte, à gauche, c’est ce que vous défendez. » Et ce que défend Gérard Filoche, c’est la lutte, à tout prix, contre Emmanuel Macron.

Ce mercredi 7 février, il publie, aux éditions l’Archipel, Macron ou la Casse sociale, un « essai de réponse théorique » à la politique du président dans lequel il propose des alternatives. « Une sorte de contre-programme », résume-t-il.

 

Avec plus d’une trentaine d’ouvrages déjà publiés, il compte bien se consacrer, plus que jamais, à l’écriture. Deux autres ouvrages sont prévus, avant décembre 2018, des Mémoires. D’artiste peintre, il devient écrivain. Sans pour autant laisser de côté la politique. Après plus de cinquante ans de militantisme, il n’en est pas question.Il y va d’ailleurs de son petit commentaire sur le congrès du PS. Le texte d’Emmanuel Maurel ? « Trop modéré par rapport à celui de 2012. » Celui de Stéphane Le Foll ? « Le degré zéro de la politique. » Il passe aussi au crible les mouvements de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon, qu’il juge « trop verticaux », « dirigés par une personnalité ou une dizaine de personnes ». Gérard Filoche, lui, si on lui avait laissé la chance, se rêvait en « Jeremy Corbyn du Parti socialiste ». Désormais, son ambition est tout autre. Ce qu’il revendique, c’est « remplacer le PS ». « La seule chose à faire, pour remettre la gauche à flot, c’est une grande alliance », préconise-t-il. Lui souhaite parler avec Hamon, Laurent, Mélenchon. « Je suis socialiste, communiste, trotskyste, anarchiste… » s’emporte le militant, qui espère rassembler autour de son propre mouvement. Constituée autour de la revue Démocratie & Socialisme, La Gauche démocratique et sociale compte, selon ses dires, 4 000 adhérents, et est présente dans 70 départements. « Bon, notre gros problème, c’est le fric », confesse-t-il, lucide. Malgré tout, il conduira des universités d’été, dispensera des formations militantes, « à la manière des trotskystes ». Plus que tout, Gérard Filoche souhaite faire partie du jeu. À travers ses écrits, c’est une trace qu’il laisse. « Je préfère être au cœur de la gauche qu’à ses marches », souffle celui qui aspire à la postérité.

 

Unité intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFTC, UFAS, CFE-CGC, UNSA, SUD – l’AD-PA pour les Ehpad

L’unité a fait le succès du mouvement dans les Ehpad : l’unité c’est du temps pour se mettre d’accord, c’est pas une tambouille, l’unité c’est un alignement de logos, mais ça fait du bien, ça  assure la force d’un mouvement, l’unité, c’est la condition de l’action et de la victoire, au plan syndical comme au  plan politique à gauche

 

 

 

 

 

 

EHPAD et services à domicile pour personnes âgées : Nous sommes déterminés à obtenir satisfaction !

Partout en France, des dizaines de milliers de salariés, d’agents des maisons de retraite, d’EHPAD, de long séjour et de services à domicile (équipes de SSIAD, etc.),ont répondu à l’appel à la grève nationale de l’intersyndicale et de l’AD-PA, soutenues par de nombreuses associations des familles, et de retraités.

Un consensus aussi large ne s’était jamais vu !

Le mouvement de grève a été très suivi parce que les salariés n’en peuvent plus : 31, 8 % de personnels grévistes et assignés, selon les chiffres officiels de la DGCS. Tous les professionnels quelle que soit leur catégorie sont arrivés à un point de rupture.

Ils n’acceptent plus les conditions de prise en charge et d’accompagnement des résidents et de nos aînés à domicile, qu’ils qualifient d’indignes.

Il est temps que le gouvernement entende les revendications. Elles sont claires :

Application d’un agent ou un salarié par résident, tel que prévu par le Plan Solidarité Grand Age de 2006 ;
Abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application ;

Arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et exige par conséquent le maintien de tous les effectifs des EHPAD y compris les contrats aidés qui doivent être intégrés et sécurisés ;

Amélioration des rémunérations des personnels, des perspectives professionnelles et des carrières dans le cadre du statut et des Conventions Collectives Nationales.

Nous avons pris connaissance de déclarations de Madame Buzyn qui visent à individualiser, et à renvoyer chaque établissement ou service à domicile à une évaluation. Celle-ci existe déjà. Elle indique : »L’objectif est l’augmentation des postes pour tendre progressivement vers ce fameux ratio de un pour un, … que nous ne pouvons atteindre aujourd’hui pour des raisons structurelles et budgétaires ». C’est pourtant la revendication prioritaire de tous les agents des EHPAD et des services à domicile !

Après cette mobilisation exceptionnelle, une prise en compte politique et financière s’impose. Celle-ci implique l’ouverture de négociations sur la base des revendications portées par l’intersyndicale et les associations, avec, en préalable, l’abandon des dispositions de la réforme de la tarification baissant les dotations.

Il y a en France, 7 200 EHPAD et 10 000 services à domicile, qui assurent l’accueil et l’accompagnement de 1,4 million de personnes âgées. Ils emploient plus de 700 000 professionnels. L’application du ratio prévu par le plan solidarité grand âge de 2006 ainsi que l’augmentation du temps passé à domicile nécessite la création de 300 000 postes !

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L’enveloppe de 50 millions annoncée la semaine dernière, correspond à moins d’un tiers de poste par établissement et ne couvre pas la nécessaire augmentation du temps passé à domicile ! Le compte n’y est donc pas !

Nous nous tournons, une ultime fois vers le président de la République, pour qu’il réponde maintenant à nos revendications, afin que les suppressions de postes laissent place aux recrutements nécessaires afin d’améliorer des conditions de travail et de prise en charge de nos aînés.

Nous revendiquons également la réévaluation des salaires afin de compenser nos conditions de travail difficiles, (alternance postes de jour / poste d’après midi / poste de nuit, 3 à 2 weekends par mois et les jours fériés etc.).

Nous demandons que nos collègues sous contrat aidé soient embauchés définitivement après formation et intégrés sous statut (ou en CDI dans le privé).

Faute d’une réponse favorable à notre demande de rendez-vous afin d’ouvrir des négociations avant le 15 février 2018, l’intersyndicale et les associations se verraient dans l’obligation de prendre leurs responsabilités et appelleraient à la grève et à la mobilisation de tous les agents du secteur concerné, et les familles pour la satisfaction des revendications.

Les organisations syndicales appellent à réunir les personnels dans les services à domicile et les EHPAD pour mettre en œuvre cette orientation,

Paris le 1er Février 2018
L’intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFTC, UFAS, CFE-CGC, UNSA, SUD – l’AD-PA

 

RCC : Ruptures conventionnelles collectives « Renvoi Comme un Chien » sans motif

Les patrons, petits, moyens et grands, avaient déjà leurs comptables, conseillers, avocats, et s’entraidaient, organisés par l’UPA, la CGPME, le Medef.

Tout patron compétent a davantage de chances d’être informé qu’un salarié lambda. Alors pourquoi le gouvernement a t il éprouvé le besoin de rédiger  « six lettres type de licenciements » pour aider les patrons ? Est-ce le rôle d’un gouvernement de veiller aux mises au chômage ? Est-ce le premier but des 6 ordonnances Macron : faciliter les licenciements ? Etait ce le premier des soucis : garantir le patron contre le salarié ? La preuve est faite : oui.

Le gouvernement a publié des « lettres type » pour chaque licenciement : disciplinaire, pour inaptitude, non disciplinaire, économique individuel, économique pour des petits licenciements (moins de 10 entreprises de moins de 50 salariés). Il a mis en ligne un simulateur pour calculer les dommages et intérêts potentiels afin que tout patron soit rassuré et planifie ses coûts. Et il a même inventé « le droit à l’erreur » : le patron a le droit de se tromper de motif et revenir ainsi sur les lettres qu’il a envoyées.

Le gouvernement ne se soucie pas de faire des « lettres types » pour les plus faibles, pour que les salariés se défendent des licenciements sans cause réelle et sérieuse ou abusifs : au contraire, il facilite leur départ, leur turn over, leur tri, leur soumission, diminue protection dans l’emploi et sécurité au travail, les menace d’accords d’entreprise où baisse de salaires et hausse de la durée du travail, sans qu’ils puissent refuser sous peine d’être licenciables à leurs torts. Il limite leurs droits à recours, interne et externe à l’entreprise, bloque les indemnités qu’ils peuvent percevoir en cas de préjudice reconnu.

Et enfin il a inventé les «  ruptures conventionnelles collectives » (RCC) vantées par Macron.  421 000 ruptures conventionnelles individuelles (RCI) ont pourtant déjà été homologuées en 2017 : dans ces opérations, il n’y a ni égalité, ni symétrie, le salarié est subordonné et le patron est décideur.  Ca va augmenter en 2018 comme avec les RCC chez Auchan-Pimkie, PSA, Société Générale, Mondadori, Télé-performance, Carrefour, etc. Il n’y a plus obligation – comme dans les anciens PSE, plans de sauvegarde de l’emploi – pour les patrons de négocier avec les syndicats, ni les institutions représentatives du personnel (IRP) de la situation et de l’avenir de l’entreprise, de la formation et du reclassement. Les salariés sont kleenex, jetables, les plus anciens, en CDI et à salaire élevé, remplacés par des précaires moins payés.

Voilà comment ces ordonnances s’appliquent, elles sont bel et bien, cela se vérifie, des lois anti travail, pro-chômage, pro-dividendes.

 

30 socialistes signent une tribune expliquant leur départ du PS

Politique : 30 socialistes signent une tribune expliquant leur départ du PSMarie-Pierre Cabanne fait partie des signataires de la tribune.

Nicolas Sabathier
PAR JEAN-MARC FAURE, PUBLIÉ LE 2 FÉVRIER 2018 À 11H58, MODIFIÉ À12H33.

La conseillère départementale béarnaise, Marie-Pierre Cabanne figure au coté de Jean-Yves Lalanne dans les 30 premiers signataires de la tribune, expliquant leur choix de quitter le PS.

Le départ des amis de Gérard Filoche (Gauche démocratique et sociale) était acté. Il est désormais officialisé par une tribune plus largement signée. Parmi les trente premiers signataires des Pyrénées-Atlantiques figurent les historiques « Filochards » béarnais,Jean-Yves Lalanne (maire de Billère), Pierre Ruscassie, Jean-Michel Cazalet (secrétaire de la section de Gan). Ils sont accompagnés d’une partie de la majorité municipale de Billère: Jean-Philippe Nassieu, Arnaud Jacottin, Thomas Chavigné (secrétaire de la section de Billère) et du responsable syndical CGT, Tunjai Cilgi.

La petite surprise, c’est la présence dans ces signataires de Marie-Pierre Cabanne, conseillère départementale socialiste des vallées de l’Ousse et du Lagoin. Ancienne élue régionale et collaboratrice du sénateur Georges Labazée (exclu, lui pour dissidence), elle avait présidé le groupe de gauche au conseil départemental. Elle rejoint hors du PS l’autre conseillère départementale, Marie-Christine Aragon (Bayonne 3) qui avait  pris ses distances depuis plusieurs mois, elle aussi signataire du texte.

Intitulée, « Pour une coalition unitaire de toute la gauche », la tribune indique que ‘la crise de la gauche est mondiale » Elle note que « la direction du PS s’oppose frontalement à la stratégie d’unité de la gauche adoptée à Epinay en 1971″.

« Nous avons décidé de quitter le parti socialiste pour nous émanciper de ce qui est devenu un outil de division de la gauche », écrivent les signataires. Lesquels proposent « une coalition  permanente de toute la gauche » et se proposent de contribuer à la reconstruire.

D’autres départs du PS pourraient suivre. Pour la gelosienne Natalie Francq, conseillère régionale, ce n’est qu’une question de calendrier. Pierre Chéret, ancien premier secrétaire fédéral, hésite encore jusqu’au congrès du parti début avril à Aubervilliers (93).

 

Le modèle Uber-Macron prend du plomb dans l’aile Uber obligé de lâcher du lest à Paris – comme ailleurs

Macron justifiait Uber, dès sa loi du 8 août 2015, prônant de remplacer le contrat de travail par un contrat commercial.

Macron l’a dit : « que les jeunes cherchent des clients plutôt que des patrons ».

Macron voulait une société sans statut, une société « post-salariale » comme il s’en vantait dans son livre « Révolution »

Macron voulait des « indépendants », pas des salariés. Il veut des transactions commerciales nettes sans cotisations, pas des bulletins de paie avec protection sociale.

Macron refusait de forcer Uber à respecter la loi républicaine, le Code du travail ;El Khomri aussi.

Macron a détruit le plus possible le Code du travail pour qu’il s’approche des « normes » délétères d’Uber, de Ryan Air, de Deliveroo et cie.

Macron croyait que l’avant-garde, ce sont les start- up sans loi ni droits. Ça va voler en éclats.

Macron disait : « je ne veux pas interdire Uber, pour ne pas renvoyer les VTC dealer à Stains ».

Macron a facilité, sous ce prétexte, le fait que les Uber, Ryan Air, Deliveroo et autres GAFA  violent nos lois, surexploitent nos salariés livrés à eux-mêmes, et encaissent des milliards sans impôts versés à la République.

Mais les  travailleurs de Uber, de Ryan Air, de Deliveroo, d’Amazon, d’Apple, s’organisent, font grève, luttent, se battent pour avoir des droits, et ça finit par se savoir, par peser, par progresser.

Le salariat va battre Macron et ses vieilles tentatives de retour en arrière.

Le salariat va l’emporter contre un retour au pré-salariat, contre le retour aux loueurs de bras, journaliers, tâcherons.

Il redeviendra interdit de dépasser les durées maxima et les durées légales du travail sans majorer et contingenter les heures supplémentaires

Cela redeviendra d’ordre public social, contre les ordonnances Macron

« La compagnie de VTC Uber a cédé le 17 janvier, affirmant qu’elle allait limiter le nombre d’heures passées en courses de ses chauffeurs en France, afin de réduire leur fatigue – après avoir pris la veille une décision similaire pour le Royaume-Uni. La mesure sera d’abord « expérimentée » sur une centaine de chauffeurs, avant d’être déployée progressivement partout en France, a précisé l’entreprise américaine dans un communiqué. « Cette fonctionnalité vise à les encourager à prendre des pauses régulièrement et limiter les cas rares de plus de dix heures consécutives en course », a expliqué Uber. Source AFP

Ryan Air vient de concéder que ses avions basés sur le sol français respecteraient le droit du travail français.

Si on le leur avait imposé depuis 4 ou 5 ans, on aurait pu gagner des années, de salaires, de cotisations sociales, d’impôts, de mieux être, mais on a perdu et on perd encore notre temps, nos droits, nos vies, avec la ligne politique Macron. A bas la loi El Khomri et les ordonnances Macron !

Ils ont voulu moins de bébés ? D’où vient la baisse récente de la natalité en France ? « Les coups de rabot portés à la politique d’aides aux familles pendant le quinquennat de François Hollande » poursuivie par Macron

Le rapport Charpin de 1999 contre nos retraites disait prévoir « autour de 350 000 naissances par an » à partir de l’an 2000. C’était l’un de ces arguments bidon qui faisaient florès à l’époque pour dire « il n’y aura pas assez de jeunes pour payer nos retraites »

Cet argument a été balayé par les faits : à partir de l’an 2000, il y a eu autour de 850 000 naissances par an. On  atteint 67,2 millions de Français. Cela a duré jusqu’en 2015, et à ce rythme, la France passait devant l’Allemagne en moins de 30 ans. Pendant cette période la mortalité était autour de 525 000 par an.

Et cela aboutissait à ce qu’il y ait… a partir de 2018 autour de 300 000 jeunes demandeurs d’emploi chaque année, pendant.. au moins 15 ans… (2030) soit 3 millions d’emplois à trouver, ce qui ne peut exister sans partage et donc sans réduction substantielle du temps de travail.

 

Ce n’est pas une vision « complotiste », mais il y a des décideurs, sans consultation, sans annonce, sans démocratie,  qui n’ont pas vu ce boom démographique d’un bon œil : ils ont donc pris – sous Hollande et maintenant sous Macron – des mesures dont ils pensaient qu’elles contribueraient à renverser cette tendance de fond :

 

a)     pour que ce ne soit plus le patronat qui finance les allocations familiales à la source sur la feuille de paie

b)     pour remettre en cause le coefficient familial calcule sur l’enfant et le rendre inégalitaire basé sur les revenus.

C)   pour diminuer les allocations de base pour les naissances et les aides pour les jeunes enfants.

 

Hollande a été le premier à infléchir ainsi les encouragements financiers et matériels aux naissances et aux jeunes enfants.

 


 

« Deux facteurs expliquent cette évolution : une baisse de la natalité et une hausse de la mortalité. Si les deux sujets sont politiquement sensibles, le nombre de naissances enregistré chaque année l’est particulièrement, une forte natalité étant interprétée comme un signe de bonne santé actuelle et future pour un pays. Or, la tendance à la baisse amorcée en 2015 se confirme. Le nombre de naissances est en baisse pour la troisième année consécutive. En 2017, 767 000 bébés sont nés, soit 17 000 de moins qu’en 2016, après des baisses d’ampleur comparable en 2016 et 2015. Cette évolution s’explique en partie par la diminution du nombre de femmes en âge de procréer, mais surtout par la baisse de la fécondité. L’indicateur s’établit à 1,88 enfant par femme, contre 1,92 en 2016, et 2 en 2012. Il s’éloigne donc du seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme). Ce sont les femmes âgées de 25 à 34 ans en particulier qui ont moins d’enfants qu’auparavant.

En fait c’était déjà valable en début des années 2000 et cela n’a pas empêché ce « boom » demographique

Alors

Pour quelle raison ? « Il n’existe pas de modèle explicatif des variations de fécondité, observe Laurent Chalard, géographe de la population à l’université Paris-Sorbonne. Elles résultent de décisions personnelles et sont liées aux évolutions des mentalités. » Les chercheurs sont donc partagés. « La crise économique de 2008 a provoqué une baisse de la fécondité dans la plupart des pays développés, analyse Gilles Pison, professeur de démographie au Muséum national d’histoire naturelle. En France, les politiques sociales et familiales ont retardé ses conséquences. » Dans cette hypothèse, la baisse serait temporaire. « Beaucoup va dépendre de l’évolution du chômage en France », poursuit M. Pison. (in Le Monde 16 janvier 2018)

 

Si les politiques sociales et familiales ont permis un boom démographique malgré la crise de 2008, leurs modifications ont contribué à y mettre fin.

 

Le Monde le confirme :

 

« Autre explication conjoncturelle possible : les coups de rabot portés à la politique d’aides aux familles pendant le quinquennat de François Hollande. Diminution des allocations familiales et baisse du plafond du quotient familial pour les plus aisés, modulation des aides à l’accueil des jeunes enfants… Une politique poursuivie sous la présidence d’Emmanuel Macron, avec un nouvel abaissement des plafonds de ressources donnant droit au versement de l’allocation de base pour les parents de jeunes enfants, voté fin 2017, qui touche au portefeuille les classes moyennes. » (ibid)

 

En effet Hollande et Valls ont trahi les promesses qu’ils avaient faites sur ce point aussi : en mars 2012 Hollande promettait qu’il ne toucherait pas aux allocations familiales. Mais il y a touché et on constate l’effet immédiat que cela a eu. Il a d’abord baissé le quotient familial en 2013. Le revirement de Hollande (Lionel Jospin s’y était refusé ! – avec l’aval de tous les membres de son gouvernement : dont Manuel Valls, Marisol Touraine et Laurence Rossignol et Dominique Bertinotti ) entré en vigueur le 1er juillet 2015 a divisé par 2 le montant des allocations pour un couple touchant 6000 euros par mois et par 4 au dessus de 8000 euros. CGT, CFDT, CFTC, FO étaient contre. (lire le Figaro du 17/10/2014)

 

« Pour Gérard-François Dumont, professeur de démographie à Paris-Sorbonne, la corrélation ne fait pas de doute. « Les évolutions de la natalité depuis quarante ans suivent celles de la politique familiale, affirme-t-il. Les effets des mesures prises depuis 2012 ont commencé à se faire sentir en 2016 et cela s’aggrave en 2017. Il ne faut pas oublier la baisse des dotations aux collectivités locales qui sont du coup plus réticentes à développer l’accueil des jeunes enfants. Les difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle sont plus grandes. » (ibid)

« Laurent Toulemon, démographe à l’Institut national d’études démographiques (INED). Nous avions auparavant une politique familiale très inclusive, avec l’idée que l’Etat aide toutes les familles. Son érosion structurelle a pu avoir un effet sur la confiance des Français. » ibid

En 2015 : 455 000 allocataires ont ainsi été touchés par une baisse des versements de 50 à 75 %

Le 23 novembre 2016, LCI estimait, sur base d’un rapport de l’Insee, que les coups de rabot dans les allocations familiales allouées aux plus hauts revenus permettaient une économie de 800 millions d’euros chaque année. La promesse du candidat Hollande a été brisée, l’uniformité des allocations familiales a été remplacée par la modulation de celles-ci.

Psychologiquement, après la politique de la droite, la trahison de la gauche dans le quinquennat 2012-2017 a eu des effets délétères qui ne sont pas encore tous mesurés : ils ont abouti a cette catastrophe, une sorte de summum de l’impasse de l’espoir et de la démoralisation qu’est l’élection de Macron, incarnée depuis par cette paralysie (relative et surement temporaire) du pays face aux chocs anti sociaux subis depuis l’été 2017.

 

Macron continue dans ce sens :

 

Le gouvernement va aligner l’allocation versée aux parents de jeunes enfants sur les montants et plafonds de ressources d’une autre prestation familiale, ce qui représente une perte de 15 euros mensuels pour les naissances déclarées à partir du 1er avril 2018 et s’ajoute aux baisse du quinquennat Hollande

A partir de cette date, il s’agira de « faire converger (vers le bas NDLR) pour les nouvelles naissances les barèmes de montants et de plafonds de ressources de l’allocation de base de la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) sur ceux du Complément familial« , a déclaré à l’AFP l’entourage d’Agnès Buzyn.

En ce qui concerne les plafonds de ressources, ils passeront par exemple pour un enfant, de 30.000 euros à 26.000 euros pour un couple avec un seul revenu d’activité, et de 38.000 à 34.000 euros pour une personne seule ou un couple avec deux revenus d’activité. De ce fait, « des familles vont sortir des critères » d’attribution, a ajouté cette source sans en préciser le nombre.

Selon Le Figaro, la baisse des plafonds entraînera une baisse de 10 % des bénéficiaires de l’allocation de base de la Paje. D’après le quotidien, cette mesure concernera également la prime à la naissance, avec une diminution de 5 % des bénéficiaires.

En 2016, l’allocation de base de la Paje comptait un peu plus d’1,5 million de bénéficiaires à taux plein. Cet alignement permettra l’économie de près de 70 millions d’euros en 2018 et 500 millions en trois ans, a ajouté l’entourage de la ministre.

Nous reviendrons contre ces politiques de Hollande et Macron aux aides égales pour chaque enfant, aux allocations familiales payées comme avant par les patrons et aideront en matière de crèches et services, de prises en charge, d’égalité salariale, de congés parentaux (inclus « congés paternité obligatoires » comme le réclame Laurent Berger car il faut que la loi l’emporte dans les entreprises)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une motion déposée le 27 janvier par un membre du CN du PS le 27 janvier n’a pas été prise en compte : ils ont modifié exprès les statuts pour l’empêcher

Congrès du Parti socialiste

Pour un congrès du sursaut, de l’unité à gauche !

 

 

En 2012, la gauche était majoritaire dans toutes les institutions représentatives.

Mais tous les espoirs, toutes les attentes de celles et ceux qui avaient élu ces représentant.e.s ont été trahis. Alors l’électorat de gauche s’est abstenu massivement. Toutes les élections ont été perdues de 2014 à 2017.

2016 a été l’année de la rupture avec, en particulier, le choc de la déchéance de nationalité et celui de la loi El Khomri.

Incapable de défendre son bilan, François Hollande est obligé de se retirer le 1er décembre 2016. Le 29 janvier suivant, l’électorat de gauche sanctionne Valls, et désigne pour la première fois un candidat de la gauche socialiste : Benoît Hamon.

L’unité de la gauche Mélenchon-Hamon ne s’est, hélas, pas réalisée, et nombreux au sein du PS ont pu saboter la campagne du candidat socialiste. La division et les jeux d’appareils ont fait le jeu du putsch d’un homme de cabinet, Macron. La peur de Fillon, du FN, ainsi que la crise de la droite, ont fait le reste.

Chez tous ceux qui ont généré cette situation, il n’y a pas le moindre bilan, pas d’autocritique.

Le coup de tonnerre vient de loin : des promesses non tenues, de la persistance d’une situation sociale se dégradant sans cesse, de 6,7 millions de chômeurs, de la hausse des inégalités et du rôle de la finance.

Les aspirations à mieux vivre perdurent, elles sont majoritaires. Personne à gauche ne s’accommode du chômage de masse, du blocage des salaires, de la retraite à 67 ans, de 15 à 20 % de précarité, de la facilitation des licenciements, de la casse du droit, de la sécurité et de la dignité au travail.

En ce sens, une majorité de gauche existe, mais elle est incarnée à travers de multiples forces séparées et concurrentes, chacune combative mais aucune suffisamment unitaire, légitime et forte pour gagner.

 

Rien n’est plus urgent que de reconstruire la gauche et de proposer un projet unitaire qui entraîne une majorité.

Pour ce congrès, il existe encore des militants, des adhérents et sympathisants socialistes qui partagent cette perspective. On ne peut être socialiste et soutenir Macron et son gouvernement !

Macron, appuyé par la technostructure de la haute administration, est là pour imposer les règles néo-libérales en France, pour adapter le pays au néo-libéralisme européen et mondial.

La politique gouvernementale consiste en un transfert massif de la richesse (« les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux contre-réformes) et une casse des droits sociaux (licenciements facilités, refonte des mécanismes de l’assurance-maladie et remise en cause de la retraite par répartition…). Cette politique néo-libérale s’accompagne d’une dérive autoritaire (loi anti-terroriste, circulaire anti-migrants, annonce d’une loi sur les médias…).

 

L’année 2018 qui sera une année sans élection notable doit être une année de recomposition, de débats à gauche contre la politique antisociale et brutale de Macron, du Medef, de la finance.

 

Ce congrès socialiste est crucial ! Il doit permettre à notre parti de retisser les liens avec le salariat et proposer une alternative à partir d’un projet partagé par toute la gauche.

Mais pour concrétiser cet objectif, il faut rompre avec tous les soutiens, directs ou indirects, à la politique du Président de la République. Les positions multiples, du soutien aux votes contre en passant par l’abstention, au sein du groupe « Nouvelle Gauche » à l’Assemblée nationale démontrent que le bilan du quinquennat n’a pas été fait et qu’il n’existe aucune stratégie de reconquête en phase avec les aspirations du salariat, notre électorat. Il est de fait compréhensible que nos parlementaires soient inaudibles pour nos concitoyens.

Les députés et sénateurs socialistes doivent s’opposer fermement et clairement au gouvernement d’Édouard Philippe, à sa politique antisociale et non pas diffuser et soutenir l’idée que « ce quinquennat doit réussir ».

Nous pouvons renouer avec des victoires si le sursaut pour lequel nous militons se concrétise.

Pour cela, ce congrès doit proposer à toute la gauche, dans sa diversité la plus large un projet alternatif aux politiques actuelles. Notre parti ne peut se « reconstruire » qu’en étant ouvert, attentif, respectueux de toutes et de tous. Il doit pouvoir être en phase avec les mouvements sociaux de résistance à cette politique brutale menée par Macron.

La reconstruction du Parti socialiste doit se faire dans le cadre de la recomposition globale de la gauche autour d’un projet majoritaire rassembleur.

C’est possible en mettant le social au cœur !

Cela signifie que les socialistes s’engagent sur :

 

  • La question sociale car c’est celle qui touche dans leur vie quotidienne les salariés en activité ou à la retraite, ceux qui sont privés d’emploi et les jeunes : logement, salaires, retraite, accès à l’énergie, assurance chômage …
  • La question écologiste car elle embrasse la question de l’avenir de l’humanité. Elle ne se résume pas à la question sociale, mais il est impossible de la poser en dehors de cette question : comment parler de transition énergétique sans traiter en premier lieu la précarité énergétique (le sort de toutes celles et de tous ceux qui vivent dans des logements « passoires énergétiques » et ne peuvent pas payer leur chauffage). Organiser la sortie du nucléaire ou du charbon sans résoudre la nécessaire et préalable reconversion de salariés concernés ?
  • La question démocratique sous toutes ses formes et à tous les niveaux : la VIème République mais aussi la place des associations, des citoyens …
  • La question de l’Europe comme lieu de lutte contre le néo-libéralisme et comme espace à construire au plan politique, social et environnemental
  • Les questions internationales, de la guerre et de la paix, des migrations économiques et climatiques (au-delà de la solidarité vis-à-vis des migrants)

 

Nous appelons les militant-e-s et adhérent-e-s socialistes à la mobilisation, contre la résignation.

Notre feuille de route : c’est de reconstruire le Parti socialiste, comme outil de la transformation sociale qui puisse répondre aux questions de notre temps : sociale, écologiste, féministe, laïque, internationaliste, et qui s’engage à la construction d’une gauche unitaire, démocratique et pluraliste.

Gérard BERTHIOT

Membre du CN

gerard.berthiot@wanadoo.fr

Tel : 06.07.79.82.98

Premiers signataires :

 

Dieses Wochenende wurde das politische Projekt der Demokratischen und sozialen Linken (La Gauche démocratique et sociale, GDS) beschlossen.

ce communique de ‘ »lancement » de GDS a été publié ici en anglais, en castillan, et donc en allemand

 

Gegen Macron und seine Politik,

Priorität der Sozialpolitik und die Einheit der Linken

Dieses Wochenende wurde das politische Projekt der Demokratischen und sozialen Linken (La Gauche démocratique et sociale, GDS) beschlossen.

Nach der nationalen Versammlung des Appells „Rekonstruktion der Linken“ vom 20. Januar, hat am Sonntag den 21. Januar ein Nationaler Rat der Demokratischen und sozialen Linken getagt, der aus 45 Mitgliedern aus ganz Frankreich besteht. Die GDS will alles tun, um die Politik Macrons zu bekämpfen.

 

Ihre Strategie besteht darin, die soziale, ökologische, demokratische, feministische Linke zu vereinen. Allen linken Kräften wird vorgeschlagen, gemeinsame Kampagnen auszuführen, gemeinsame Aktionen zu entwickeln, einen permanenten Verbindungsausschuss zu konstituieren, all dies mit dem Ziel der Schaffung einer Mehrheits-Alternative. Verschiedene Treffen diesbezüglich werden in Kürze vorgeschlagen.

 

Die soziale Frage steht im Zentrum des politischen Engagements der GDS.

Lohn- und Rentenerhöhungen, Wiedereinführung des Arbeitsrechts, Schaffung eines Einkommens für die Jugendlichen, Senkung der Dividenden, Reduzierung der Arbeitszeit, dies sind die dringendsten Forderungen.

Die gerechte Güterverteilung, sinnvolle Dienstleistungen und die Ökologie stehen auch im Mittelpunkt der Debatte

Um diese berühmten Milliarden, die FRK fehlen, zu erhalten, ist es zentral, die Steuerhinterziehung von einigen großen Kapitalgesellschaften und Milliardären und überhaupt die private Aneignung gesellschaftlichen Reichtums zu beenden.

Die GDS kämpft für den fundamentalen Wechsel zu einer sozialen, demokratischen, parlamentarischen, säkularen, ökologischen, feministischen, internationalistischen, pazifistischen VI° Republik.

Die Aushöhlung des Arbeitsrechts und der Tarifverträge durch innerbetriebliche Vereinbarungen ohne gewerkschaftliche oder öffentliche Kontrolle (die sogenannte „Rupture conventionnelle collective“) wie bei Peugeot zeugt deutlich davon, mit welcher Verachtung die großen Konzerne ihre Beschäftigungspolitik betreiben. Die Milliardengewinne stehen im Gegensatz zu dem allgemeinen Interesse der Arbeitnehmer und dem der Verbraucher sowie des Umweltschutzes.

Der Skandal Lactalis ist ein weiteres Beispiel, das grundsätzliche Fragen aufwirft, die nach einer Antwort verlangen: Das Geschäftsgeheimnis, die Firmenchefs, die Milliarden einkassieren, die Arbeitsbedingungen der Arbeitnehmer, die Erdrückung der kleinen Hersteller, die Täuschung der Verbraucher.

Die „soziale Frage im Zentrum“ bedeutet zuallererst: ein Arbeitsplatz und ein Einkommen für alle, dann aber auch Gesundheit und Bildung, Umweltschutz, eine gute und gesunde Ernährung. All dies betrifft die Bereiche des Sozialen, der Ökologie und der Demokratie.

 

Die GDS engagiert sich in den sozialen Auseinandersetzungen, will aber auch an den nächsten Wahlen teilnehmen:

­ Für eine Einheitsliste der Linken und der Grünen bei den europäischen Wahlen mit all denjenigen, welche die Konstruktion eines technokratischen Europa der Sparmaßnahmen ablehnen. Gegen das Europa des Sozialdumpings, der entsandten Arbeiter, des Glyphosats und einer europäischen Zentralbank (EZB), die Milliarden Euro verschleudert, ohne dabei die Befriedigung sozialer Bedürfnisse, die Einrichtung eines europäischen Mindestlohns, den ökologischen Übergang, die Entwicklung des öffentlichen Dienstes zu unterstützen.

­ Für Einheitslisten der Linken bei den Kommunalwahlen, um wieder politischen Einfluss zu gewinnen, der ohne Einheit unmöglich ist.

 

Mit dem nationalen Netzwerk ihrer 15000 Anhänger, einer Zeitschrift (Démocratie & Socialisme), die mit 4000 Exemplaren in 70 Départements verbreitet ist, ruft die GDS alle, die sich mit diesen Kämpfen identifizieren können, zur Mitgliedschaft und Zusammenarbeit, zur Organisation lokaler Treffen auf.

Von Februar bis April/Mai organisiert die GDS eine Reihe von Versammlungen allerorts. Eine Initiative anlässlich der „50 Jahre Mai 68“, des sozialen Mai 68, des Mai des Generalstreiks wird den Höhepunkt dieser dreimonatigen Aktionen darstellen: Wegweiser sind die Priorität der Sozialpolitik und die Einheit der Linken.

 

 

 

Die Demokratische und Soziale Linke vereinigt politisch tätige Anhänger, die sich für die Rekonstruktion der Linken und für ihre Einheit einsetzen, innerhalb oder außerhalb der existierenden Parteien: diejenigen, die kürzlich oder schon vor längerer Zeit mit der Sozialistischen Partei gebrochen haben, oder aber weiterhin der Partei angehören; andere, die in Générations.s oder in Aktionsgruppen der France Insoumise engagiert sind.

 

La Gauche démocratique et sociale (GDS) y su desarrollo han sido atestado este 21 de enero

Tras la reunion nacional del llamamiento « reconstruir la izquierda », que tuvo lugar el sabado 20 de enero, un Consejo Nacional de la Gauche démocratique et sociale de 45 miembros que proveen de diferentes regiones, tuvo lugar el domingo 21 de enero.
La estrategia de la red (GDS) es poner todos los medios para combatir la politica de Macron.

La estrategia de la red (GDS) es reunir la izquierda social, ecologa, democratica, femenista. Se propone a todas las fuerzas de izquierda de ponerse en campanas juntas, de desarollar acciones comunes, de constituir una junta de union permanente para trabajar hacia una alternativa mayoritaria.
Encuentros seran propuestos rapidamente…

Lo social se situa al corazon del compromiso de GDS.

Aumentar los sueldos, las pensiones, reconstruir el codigo del trabajo, dar una renta a la juventud y bajar a los dividendos, reducir las horas laborales, esa es la urgencia.
La reparticion de las riquezas es la llave con el debate sobre la creacion de  bienes y servicios utiles socialmente para una transicion ecologica.
Combatir la captacion de las riquezas, el fraude fiscal de algunos grandes grupos y multimillonarios, los « 600 millares que faltan a la Francia » es capital.

GDS milita para un cambio global, para una VI° Republica social, democratica, parlamentaria, laïca, ecologica, femenista, internacionalista, pacifica.

La  « ruptura convencional colectiva », nueva forma para echar al paro por « tur-over » y seleccionar salariados sin verdadero control sindical ni publico.
En la fabrica « PEUGEOT » por ejemplo, concentran el desden para el empleo, en las grandes empresas. Los mil millones de beneficios van al contra del interes general de los asalariados y de los consumidores, y contra el medio ambiente.

El escandalo de « LACTALIS » es otro ejemplo que concentra las principales preguntas que plantearse y resolver.
El secreto de los asuntos y de sus dirigentes ricos a miliones, las condiciones de trabajo de sus empleados, los pequenos productores van agoviados, los consumidores  estafados.

Lo social esta al corazon, es tomar en cuenta todas las dimensiones, el empleo y un sueldo en prioridad para todos, la salud, la educacion, el medio ambiente, una alimentacion sana y de cualidad. Eso es lo social, el medio ambiente, la democracia.

GDS toma parte por las luchas sociales y ha abierto tambien la obra de las futuras fechas electorales con la voluntad de participar :

Para una lista unica de la izquierda y de los ecologistas para las europeas con todas y todos los que rechazan la construccion de una Europa technocratica, austeritaria.

Contra la Europa del dumping social,  de los trabajadores provicionales , del « glyphosate » y de un BCE que echa mil millones de euros sin determinarlos hacia la satisfaccion de las necesidades sociales, de un « SMIC » europeo, de la transicion ecologica, del desarollo de los servicios publicos.

Para listas unicas de la izquierda para las municipales, porque es cierto que es el camino de la reconquista, y sin unidad sera imposible.
Con una red nacional de 15000 apoyos, una revista (« Démocratie et Socialisme ») difundida a 4000 ejemplares en 70 departamentos, GDS llama a todas y a todos los que se reconocen en esas luchas de adherir para trabajar juntos y encontrarse localmente.

GDS entabla una campana de reuniones por todas partes de febrero hasta abril-mayo.
Una iniciativa para los 50 anos de mayo del 68, el mayo del 68 social, el de la huelga generalizada, sera punto clave de esos 3 meses de actividad girandose hacia el futuro : lo social al centro del corazon y la unidad de la izquierda como direccion.
GDS reune militantes que quieren reconstruir la izquierda y su unidad de combate fuera y dentro de los partidos existentes, y a las y a los que han roto hace poco o mas atras con el Partido Socialista, militantes que siguen implicados a « Génération.s » o en grupos  de accion de la « France Insoumise ».
GDS accepta el doble compromiso, los textos debatidos y adoptados a la Conferencia del 20 de enero con la red reconstruir la izquierda seran dados a nuestros 130000 contactos.