« Amour propre » et Nutella

par Btissam

Lorsque j’avais 25 ans, j’ai vécu une année dans un foyer de bonne soeur et je mangeais grace à la croix rouge à qui je donnais 1 euro par semaine pour avoir un petit colis chaque jeudi soir, comme mes voisines de chambre.

A l’époque je n’étais pas encore juriste (jai eu plusieurs vies dans ma vie..) Je sortais de licence marketing et fière de mon diplome en poche à l’époque, croyant conquérir le monde (Naive je me voyais devenir comme ces jolies femme cadres des séries télé américaines à qui tout réussirait en travaillant dur, haut perchés sur talons et évoluant dans des sociétés de renom.)
J’avais trouvé le job à la ally mac beal (un joli cdi de chargée de communication dans une agence de com), mais je n’avais pas le salaire à la ally mac beal…j’étais au smic et je devais rembourser 611 euros de mensualité de ce crédit étudiant qui m’avait servi à financer mon bts, ma spécialisation commerce international à l’inseec (cette superbe école de commerce censé vous donner un réseau incroyable derriere) et mon bachelor marketing.
Chaque 30 du mois quand je recevais ma paie en temps et en heure…il fallait enlever 611 euros de mensualité de ce crédit étudiant (la BNP ne voulait ni le différer ni en diminuer les mensualités) et 350 euros du loyer de la chambre chez les soeurs, plus mon forfait téléphone de 30 euros à l’époque. Mon quotidien était boulot-foyer, foyer-boulot. Je n’avais pas les moyens d’un resto avec les collègues.

Alors chaque jeudi soir je sortais plus tôt de l’agence de publicité où tout le monde semblait riche et beau (« semblait »), je montais vite dans ma chambre enlever mes talons aiguilles et mon tailleur d’apparat de chez jennyfer…qui semblait provenir de chez Channel tant l’illusion était parfaite…
Et je retombais dans le milieu de mes semblables, ce milieu où curieusement je me sentais mieux. et chez moi, à ma place, en sécurité, moi-même. Nous étions majoritairement des jeunes sur le carreau, issus de milieu modeste, avec de beaux diplomes mais sans réseau, ni assez d’argent pour louer un vrai logement.
Chaque fois que l’une d’entre nous trouvait un vrai appartement (c’était un foyer forcément que de jeunes femmes..) les autres l’enviaient. Je me souviens de l’une de mes amies proches lorsquelle nous a annoncé : ça y est je pars ! les hlm m’ont donné un logement !
La vraie vie commençait pour elle.

Dans ce petit colis nous avions la plupart du temps des légumes (je crois que j’ai vraiment appris à cuisiner à ce moment là).
Ils n’étaient pas toujours frais mais ça allait et de toute façon nous n’avions pas le choix.
je me souviens de leurs pommes de terres qui salissaient le sol de ma chambre car la terre les immaculait encore comme si elles venaient juste d’être cueillies. (les caissettes de la croix rouge avaient des trous et etaient faites de bandes d’un léger bois clair comme les caissettes des étales de marché. Chaque jeudi soir j’enlevais les quelques pommes de terre de la caissette et je les mettais dans un sac lidl.
Nous avions l’essentiel, des légumes des fruits pas de plaisir annexe. Pas de nutella, pas de confiture, pas de sauce mais de quoi préparer la sauce : oignon tomate etc.

Chaque jeudi, c’était le meme rituel. Je quittais l’agence assez tot pour ne pas manquer le passage de la croix rouge au foyer et j’avais mon colis pour la semaine.
Un jeudi soir mon patron me retint à l’agence. je lui avais bien dis que je devais partir mais je ne pouvais lui dire que c etait pour pouvoir manger car il ne me payait pas assez. Il nous payait d’ailleurs rarement les heures supplémentaires. Il fallait les réclamer.
Voilà la jeunesse d’hier et celle d’aujourd’hui. la vraie. l’enragée. celle qui a galéré pendant ces études, et qui galère encore en travaillant.

Vous avez tous très certainement vu la scène de cette foule se ruant sur les pots de nutella vendus avec une réduction de 70%.
« ils n’ont pas d’amour propre » disait un facebookien sur le mur d’un ami..
« c’est effarant » disait Nicole Belloubet sur LCI hier soir d’un air suffisant et ahuri, comme si elle n’avait jamais connue de difficultés.
Chacun y va de son petit commentaire et cela m’écoeure.
Chacun y va de son petit commentaire de personne loin des difficultés ou peut etre ne les ayant jamais connu meme ces difficultés et cela m’écoeure.

« effarant » ?  » amour propre ? » Là où vous voyez cela moi je vois simplement de personnes en difficultés pour la plupart qui pensent pouvoir faire plaisir à leurs enfants à moindre prix et pour longtemps en achetant plusieurs de ces pots de nutella à moindre prix.

Et là j’entends les pro « manger sain manger bio manger bien tralala » s’offusquer.
Quoi ? « faire plaisir à leurs enfants » ? mais c est bourré d’huile de palme ! »
Certes il y a de l huile de palme et plein de sucre et les enquetes alimentaires disent que cela est mauvais pour la santé.
Et ?

Un pauvre peut il manger bien ? Non. Un pauvre n a pas les moyens de manger de la viande du boucher et se tape la merde industrielle. #Entre2mondes ..
Une « connaissance » l’autre fois que je pensais être une « amie » ..disait  » Ceux qui touchent le RSA s’achetent 80 kebabs par mois » (je passe ses autres inepties). Je ne lui parle plus.
Que nos gouvernants soient déconnectés est une chose, mais qu’entre nous ici bas..nous le soyons est une honte.
Nous devrions être unis car la division les sert et creuse les inégalités.

Me concernant, aujourd’hui j’ai la chance d’avoir une meilleure situation. Je vis dans un foyer (ce n est plus les bonnes soeurs encore que j’ai de bons souvenirs avec elles)pour pouvoir payer mon entrée à l’école d’avocat dont j’espere réussir le concours cette année ou celle d apres.
Mais je n’oublie pas cette période, elle a fait mon engagement politique.

 

Btissam

 

 

janvier 2018 – 2019 : demandez et étudiez bien vos feuilles de paie

Ils suppriment la feuille de paie papier pour une version électronique. En même temps ils veulent la « simplifier » au point qu’on ne verrait plus le salaire brut, ni le détail décisif des différentes cotisations pré affectées que nous mutualisons dans nos caisses sociales.

Que vise ce double souci affiché de progrès ou de simplification ? Pourquoi un bulletin informatisé devrait il être en même temps simplifié ? Est ce vraiment pour aider les entreprises ou embrouiller les salariés ?

Macron s’est engagé dans une manœuvre géante en vue des mois de janvier 2018 et 2019, pour modifier à la fois nos salaires, bruts et nets, nos cotisations et nos impôts.

Voilà un changement « technique » mis en œuvre bien opportunément par ceux qui ont intérêt à obscurcir nos moyens de contrôler la façon dont nos employeurs nous paient, dont nous cotisons à notre Sécu d’une part et dont l’impôt est prélevé par l’état d’autre part.

 

Les lois Sapin, Macron, El Khomri ont autorisé la dématérialisation de la feuille de paie… « sauf si le salarié refuse individuellement » et exige de recevoir une version papier. Qui utilisera ce droit ? Qui pourra l’imposer à son employeur ?

Un salarié sur 10 est déjà soumis à un bulletin de paie électronique. Comment sera assurée la sécurité de ces documents tellement essentiels, par exemple, pour le logement ou la retraite ?

26 % pensent déjà avoir perdu des bulletins de paie papier. Mais n’y a t il pas autant de risques pour l’informatique  que pour le papier ? Ceux qui ont un disque dur ou coffre fort virtuel sont 95 % à préférer le bulletin dématérialisé, mais 46 % n’ont pas de coffre-fort électronique ! 21 % ne veulent pas de bulletin dématérialisé, 5 % ne sont pas à l’aise avec les nouvelles technologies. 13 % ne sauront pas intégrer les anciens bulletins de paie dans un outil numérique et ni gérer une solution mixte. 45 % sont réticents à changer leurs habitudes et classent, mois après mois, leurs papiers dans un classeur ou toute autre solution non-numérique.

 

Le décret d’application paru au Journal Officiel décembre 2016 prévoit que « le salarié doit être informé 3 mois avant l’éventuelle fermeture d’un service en ligne, qu’il soit géré par l’employeur lui-même ou par un prestataire externe ». Combien, sur 25 millions de salariés concernés sauront récupérer les bulletins virtuels stockés ?

 

L’employeur est censé « garantir la disponibilité du bulletin de paie dématérialisé pendant 50 ans ou jusqu’aux 75 ans du salarié ». Bercy envisage déjà qu’on travaille 50 ans jusqu’à 75 ans ? Qui croit que ça marchera ? 70 000 entreprises disparaissent chaque année et autant se créent. Un million d’entreprises ont moins de 11 salariés et l’informatique y laisse à désirer.

 

Peut être vaut il mieux défendre encore nos bulletins de paie à la fois papier et bien détaillés ?

 

Gérard Filoche

 

 

 

« Après 23 années de militantisme en son sein, je quitte le Parti Socialiste ». Jean-Paul Nail, Marseille

 

 

Je le quitte parce que la social-démocratie s’est épuisée dans la recherche de compromis illusoire avec un libéralisme qui ne voulait plus rien lui concéder.

De la défense des salariés, le PS, sous couvert de la culture de gouvernement, l’a conduit progressivement à épouser les politiques libérales.

 

Cette crise de la social-démocratie est européenne et le PS français ne fait plus exception.

 

Le PS a porté en son temps des combats utiles. Il ne les porte plus et le dernier quinquennat a été catastrophique. Son acceptation de la politique de l’offre, le CICE, la loi Sapin, son soutien à la loi El Khomri qui annonçait les ordonnances Macron, la déchéance de nationalité, l’acceptation du TSCG, ont fini par rompre le lien de confiance tenu qui l’unissait encore à la majorité des femmes et des hommes de gauche. Le PS a durablement perdu sa fonction centrale dans la gauche.

 

Nous avions tout le gouvernement, l’Assemblée Nationale, le Sénat, les régions, les départements et nous avons tout perdu par notre faute, en appliquant une politique pour laquelle nous n’avions pas été élus et contraire à nos idéaux de Socialistes.

 

Pourquoi quitter le PS avant le congrès début avril ?

 

Comme de nombreux camarades, nous partons convaincus que nous ne pourrons rien refonder sans tirer le bilan du quinquennat Hollande. C’est une erreur politique que de penser qu’il est possible de gommer cinq années de reniements, de désenchantement de notre électorat. Le quinquennat a été un échec. Il nous a coupé de notre base sociale, il nous a divisé. Il a rendu le PS incapable de rassembler l’ensemble de la gauche et des écologistes.

 

Nous avons la certitude que nous ne pourront pas définir l’orientation du parti les mois prochains.

Exit les textes d’orientation générale, les discussions politiques, rehaussement des seuils permettant de déposer une motion…

 

Ce n’est donc pas un Congrès qui se prépare mais l’adoubement d’un dysfonctionnement généralisé, la continuité d’une machine qui perd des adhérent.e.s (21OOO votants sur les statuts le 18 janvier sur 89000 inscrits).

 

J’étais attaché à une organisation qui pensait le socialisme comme un projet de réduction permanente des inégalités. La méthode induisait de se ranger du côté des exploités, des opprimés, des laissés pour compte. J’appartenais à une force politique qui se situait au centre des discussions de la famille de la gauche et des écologistes.

Force est de constater que le Parti Socialiste ne répond plus à ces exigences.

 

A la défaite politique, au reniement démocratique, s’est ajouté la faiblesse morale quand un de nos responsables politiques, (mon camarade Gérard FILOCHE), membre du Bureau national, a été jeté en pâture pour un tweet dont il ne renie pas le caractère antisémite, mais qu’il a retiré rapidement dès qu’il s’en est rendu compte et pour lequel il s’est excusé.

Le parti tout entier aurait pu faire bloc derrière un homme qu’on ne peut soupçonner d’antisémitisme.

Il a fait l’inverse, orchestrant son exclusion de façon la plus cynique.

 

En attendant, aucune mesure n’a été prise à l’encontre de celles et ceux qui ont voté et appelé à voter pour le candidat Emanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle.

 

Pourquoi quitter la Fédération socialiste des Bouches du Rhône ?

 

A plusieurs occasions j’ai failli rompre avec celle-ci.

Son fonctionnement anti-démocratique pendant de nombreuses années gangrénée par le Guérinisme, qui aujourd’hui laisse encore des traces dans la division entre les représentants du département et ceux de Marseille perpétuant ainsi son fonctionnement clanique. Après les échecs électoraux locaux, englué  dans les querelles de personnes, le Fédération 13 est en crise.

Ce n’est pas la mise en place d’une direction collégiale où la promesse de renouvellement générationnel ne montre pas de nouvelles figures (ancienne conseillère régionale, suppléante d’un député, attachée parlementaire, conseillers municipaux..), qui permettra de reconstruire cette fédération.

 

Aujourd’hui les sections ne fonctionnent plus, se réunissent rarement. Les adhérents partent sur la pointe des pieds.

Le Conseil Fédéral qui ne s’était pas réuni depuis un an, ressuscite depuis deux mois avec très peu de participants.

Je ne poursuis pas l’analyse, cela prendrait plusieurs pages.

 

 

 

Que faire maintenant ?

Je rejoins les rangs des centaines de camarades partis ces derniers mois, tout en décidant de continuer à militer autour des grands enjeux de ce siècle : les questions sociales et écologiques.

 

Chaque fois qu’il sera nécessaire, je défendrais les salariés de ce pays, manifestant pour garantir nos niveaux de retraite et le droit à l’éducation, à la santé, à la culture, pour préparer un demain meilleur qu’aujourd’hui sous les couleurs de la gauche et de son nécessaire rassemblement.

 

Je reste profondément socialiste. Je suis pour un grand parti de gauche, socialiste, écologiste, pluraliste, mais surtout démocratique. Pas un parti vertical avec un chef.

Je pars avec mes amis pour construire notre réseau, la Gauche Démocratique et Sociale (GDS), réseau ouvert à tous (socialistes, communistes, verts, générations, insoumis, ex-militant(e)s…). La double appartenance est acceptée.

GDS s’adresse aux Insoumis, au PCF, aux écologistes, à Génération.s, à la gauche du PS … pour leur proposer de reconstituer ensemble une grande force unitaire, car personne ne peut réussir seul.

Cette coalition se construira au travers des initiatives unitaires que nous prendrons, des débats communs que nous organiserons  pour mettre le social au cœur et l’écologie en avant, pour pousser la démocratie jusqu’au bout.

Nous voulons que toute la gauche participe unie aux mobilisations sociales contre les mesures prises par le Macron et son gouvernement, que ce soit pour les droits des salariés, l’assurance chômage, les migrants, la protection sociale, les retraites…

Nous voulons que la gauche s’unisse lors des  prochaines échéances (européennes et municipales).

Nous voulons construire   collectivement un projet qui soit majoritaire à gauche.

 

Je vais utiliser mon temps et mon énergie là où je les crois plus utiles, en participant au collectif marseillais « Réinventons la gauche », en participant au réseau unitaire  diffusant le bulletin « Passerelles », en continuant de participer à la section syndicale du SNES-FSU des retraités.

Et pour ceux et celles qui me connaissent bien poursuivre ma passion d’Auteur-Photographe.

 

Je salue tous mes camarades socialistes marseillais et du 13.

 

Après 23 ans de militantisme en son sein je quitte le PS. Je le quitte sans amertume et j’y laisse de bons camarades avec qui j’ai mené de nombreux combats.

Celles et ceux avec qui j’ai tracté, collé, défilé, tenté de convaincre.

Je remercie mes camarades de mon ex-section 312.

Mais également tous mes camarades de la gauche du PS (AGPG, UMA, MLG, D&S).

 

 

Je salue aussi celles et ceux qui ne partageaient pas mes points de vues, mes convictions et parfois même pas mes valeurs. Et même ceux qui m’ont combattu, entravé, méprisé : merci à chacun d’entre vous.

Vos m’avez obligé à être plus précis, plus convaincant et finalement plus tolérant.

 

A mes camarades qui font le choix de continuer d’essayer dans ce parti, je vous souhaite bonne chance et je leur dis à bientôt dans de nombreux combats communs.

 

A mes camarades qui font le choix de ne voir dans ce Parti qu’un moyen de conserver leurs petits bout de pouvoirs et leurs baronnies. Je vous plains.

 

Peu importe où chacun d’entre nous entend agir.

L’enjeu c’est d’agir. Avec ses convictions.

Et s’assurer que ce que l’on fait est au service d’un enjeu qui dépasse nos enjeux personnels.

 

Jean-Paul NAIL

Ex-membre du Conseil Fédéral 13

Ex membre de la section 312 dans le 12ème arrondissement de Marseille.

Correspondant de la Gauche Démocratique et Sociale des Bouches du Rhône.

jpnail13@gmail.com

0638672858

 

Mon parcours dans le Parti Socialiste.

 

En 1995, je rejoins le PS du Havre venant de la LCR depuis 1969. Je suis élu membre du Bureau Fédéral et du Conseil Fédéral 76 jusqu’à mon départ pour Marseille. Animateur de la Gauche Socialiste 76, sensibilité de la gauche du PS. Présent sur la liste d’Union de la Gauche au Havre en position éligible aux municipales de 1995. Mais nous perdons la mairie  gérée pendant 20 ans par la gauche.

Je m’investis dès mon arrivée à Marseille en participant activement aux municipales de 2001, 2008 et 2014, ainsi qu’aux législatives et cantonales. Je suis sur la liste d’union de la gauche aux municipales de 2014 dans le 6ème secteur conduite par C.MASSE.

Militant actif dans les sections socialistes du 5ème , 2ème et 12ème arrondissements, je suis élu au Conseil fédéral 13 en tant qu’animateur de la sensibilité « Démocratie et  Socialisme » et des différents courants de la gauche du PS.

En 2005, en désaccord avec la direction du PS sur le « OUI mais » concernant le référendum sur le Traité

Constitutionnel Européen, j’anime sur Marseille avec d’autres camarades la campagne du NON socialiste au TCE.

Depuis 1993, je participe au comité de rédaction de la revue « Démocratie et Socialisme » dont le fondateur est Gérard FILOCHE.

Depuis 1981, je suis un syndicaliste enseignant actif au sein du SNES. Pour les camarades qui me connaissent, je participe aux nombreuses manifestations politiques et syndicales marseillaises équipé de mon appareil photo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contre Macron et sa politique, le « social au coeur » et l’unité de toute la gauche

La Gauche démocratique et sociale (GDS) et son développement ont été actés ce week-end.

A la suite de la réunion nationale de l’appel  « Reconstruire la gauche, » qui s’est tenue le samedi 20 janvier, un Conseil National de la Gauche démocratique et sociale (GDS) de 45 membres issus des différentes régions s’est tenu dimanche 21 janvier.

La stratégie du réseau GDS c’est de tout mettre en œuvre pour battre la politique de Macron.

 

La  stratégie du réseau GDS c’est de rassembler la Gauche sociale, écologiste, démocratique, féministe.  La proposition est faite à toutes les forces de gauche de mener des campagnes ensemble, de développer des actions communes, de constituer un comité de liaison permanent pour travailler à une alternative majoritaire. Des rencontres seront proposées rapidement …

 

Le social est au cœur de l’engagement de GDS.

Augmenter les salaires, les retraites, reconstruire le Code du travail, donner un revenu à la jeunesse et baisser les dividendes, réduire la durée du travail, voilà l’urgence.

La répartition des richesses est la clé avec le débat sur la création des biens et services utiles socialement à une transition écologique.

Combattre la captation des richesses, la fraude fiscale de quelques grands groupes et milliardaires, les « 600 milliards qui manquent à la France » est capital.

GDS milite pour un changement global pour une VI° République sociale, démocratique, parlementaire, laïque, écologique, féministe, internationaliste, pacifique.

 

La « rupture conventionnelle collective », nouvelle forme de mises au chômage  par turn-over et tri des salariés sans véritable contrôle ni syndical ni public, chez Peugeot par exemple, concentre le mépris pour l’emploi des grandes entreprises. Les milliards de bénéfices contre l’intérêt général des salariés et contre celui des consommateurs et de l’environnement.

 

Le scandale Lactalis est un autre exemple qui concentre les principales questions à poser et résoudre. Le secret des affaires et des dirigeants milliardaires, les conditions de travail des salariés, les petits producteurs écrasés, les consommateurs trompés.

Le social au cœur, c’est prendre en compte toutes ces dimensions, l’emploi et un salaire pour tous d’abord, la santé, l’éducation, l’environnement, une alimentation saine et de qualité. C’est le social, l’écologie, la démocratie.

GDS est partie prenante des luttes sociales et a ouvert aussi le chantier des futures échéances électorales avec la volonté d’y participer :

-          Pour une liste unique de la gauche et des écologistes aux européennes avec toutes celles et tous ceux qui rejettent la construction d’une Europe technocratique, austéritaire. Contre l’Europe du dumping social, des travailleurs détachés, du glyphosate et d’une BCE qui déverse des milliards d’euros sans les flécher vers la satisfaction des besoins sociaux, d’un smic européen, de la transition écologique, du développement des services publics.

-          Pour des listes uniques de la gauche aux municipales, car il est certain que c’est le chemin de la reconquête et sans unité ce sera impossible.

 

Avec un réseau national de 15 000 soutiens, une revue (Démocratie & Socialisme) diffusée à 4000 exemplaires dans 70 départements, GDS appelle celles et ceux qui se reconnaissent dans ces combats à adhérer, à travailler ensemble, à se rencontrer localement.

GDS engage une campagne de réunions partout de février à avril-mai. Une initiative pour les 50 ans de mai 68, le mai 68 social, celui de la grève généralisée sera le point d’orgue de ces 3 mois d’activité en se tournant vers l’avenir : le social au coeur et l’unité de la gauche comme cap. n

 

 

 

 

 

La Gauche démocratique et sociale (GDS)  regroupe des militants qui veulent reconstruire la gauche et son unité de combat, dans et hors des partis existants, celles et ceux qui ont rompu récemment ou de plus longue date avec le Parti socialiste, des militants qui restent engagés en son sein et d’autres engagés à Génération.s ou dans des groupes d’action de la France Insoumise.

GDS accepte la double appartenance.

Les textes discutés et adoptés à la conférence du 20 janvier avec le réseau « Reconstruire la Gauche » seront diffusés à nos 130 000 contacts.

Un collectif de travail de GDS finalise notre texte de référence.

 

Une équipe d’animation nationale a été mise en place dont :

*le rédacteur en chef de D&S, Jean-Francois Claudon,

*des porte-paroles : Gérard Filoche (75), Jean-Yves Lalanne (maire-64), Claude Touchefeu (conseillère municipale Toulouse – 31),

*Sybille Fasso (adjointe au maire de Paris 10ème) et Eric Thouzeau, (conseiller régional des Pays de la Loire-44) pour la coordination,

*Jean-Claude Branchereau (76) pour les relations unitaires

et d’autres responsables, trésorier, communication, relations unitaires, questions syndicales…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Against Macron : priority to social issues and the unity of the Left The future development of the Democratic and Social Left (GDS) was decided upon this weekend.

Following the national meeting of the “Rebuilding the Left” initiative, which was held on Saturday 20 January, a National Council of the Democratic and Social Left (GDS) comprising 45 members from across France was held on 21 January.

The strategy of the GDS network is to do everything possible to stop Macron’s policies.

The strategy of the GDS network is to unite the social, ecological, democratic and feminist Left. GDS is proposing to all the forces of the Left to run common campaigns, develop common action and the setting up of a permanent liaison committee to work towards an alternative that commands a majority. Meetings with other forces will quickly be proposed…

Social issues are at the heart of GDS’s activity.

Wage and pension rises, the rebuilding of the labour code, an income for young people and the reduction of dividends and the working day are urgently needed measures.

The sharing of wealth is the key issue, together with the debate on the production of socially useful goods and services in the service of the ecological transformation of the economy.

It is vital to fight against the appropriation of wealth, tax evasion by a handful of big companies and billionaires and the narrative of the “600 billion euros that France is missing”.

GDS fights for comprehensive change through a social, democratic, parliamentary, secular, ecological, feminist, internationalist and pacifist 6th Republic.

The « collective mutually agreed severance », a new form of generating unemployment through the turn-over and sorting of workers without any real kind of control – either by unions or the administration –, as practiced by Peugeot for example, is a concentrated expression of the scorn in which big companies hold employment. The billions in profits stand opposed to the general interest of workers and that of consumers and the environment.

The Lactalis scandal is another example that exemplifies the main issues that need to be raised and solved. The confidentiality of business and billionaire executives, the working conditions of workers, the squashing of small producers, the swindling of consumers.

Prioritising social issues means taking into account all of these dimensions, a job and a wage for everyone to begin with, health, education, the environment, a healthy and quality diet.

GDS is involved in social struggles and has also set out a course regarding the upcoming electoral battles with a view to taking part in them:

-          We support a common slate of the Left and the Greens in the European elections that brings together all those who reject the building of a technocratic Europe of austerity. Who oppose social dumping, the exploitation of posted workers, glyphosate and an ECB which pours billions of euros without channelling them to the satisfaction of social needs. Who support a European minimum wage, the ecological transformation of our economies and the further development of public services.

-          We support common slates of the Left in the municipal elections as it is obvious that without unity the rebirth of the Left will be impossible.

With a national network of 15 000 supporters, a monthly publication (Démocratie & Socialisme – Democracy and Socialism) with a circulation of 4 000, GDS calls on all those who identify with these causes to join us, work with us and meet us locally.

GDS is launching a series of local meetings across the country from February to April-May. An initiative for the 50th anniversary of the May 68 events, the May 68 of the general strike, will be the culminating point of these 3 months with the aim of preparing the future: our navigating compass are social issues and the unity of the Left.

The Democratic and Social Left (GDS) brings together activists who aim to rebuild the Left and its fighting unity within and outside the existing parties, those who have recently or less recently left the Socialist Party, activists who remain within that organisation and others who are members of Génération.s or of France Insoumise action groups. GDS accepts dual affiliation. The documents discussed and adopted during the 20th January conference in partnership with the network “Rebuilding the Left” will be circulated to our 130 000 contacts.

 

Commencer à reconstruire (rapport Eric Thouzeau le 20 janvier)

24/01/2018 | Éric Thouzeau
 

Nous reproduisons ici la trame du rapport introductif  de notre camarade Eric Thouzeau lors de la réunion nationale « Reconstruire la gauche » qui s’est tenue à Paris le 20 janvier. On peut retrouver l’intégralité de son intervention en vidéo sur le site de GDS et sur le site de l’appel Reconstruire la gauche.

 

La réunion nationale « reconstruire la gauche » trouve son origine dans un appel du même nom lancé il y a quelques mois principalement par des militants du réseau GDS (constitué autour de la revue Démocratie&Socialisme). Il s’agissait de travailler avec tous les « socialistes unitaires » pour voir comment préparer le congrès du PS. Parmi les 1100 signataires, nous nous sommes vite aperçus que beaucoup n’étaient déjà plus membres de ce parti. Au fil des semaines, il est apparu que le congrès ne serait pas « un congrès de réorientation », ni « un congrès ouvert à toutes celles » et à tous ceux qui veulent tirer les bilans pour reconstruire », terme utilisés dans l’appel. La totalité de la soi-disant direction collégiale provisoire s’est mise d’accord pour ne pas tirer de bilan du quinquennat. Pire, elle entend modifier les statuts du Parti socialiste avant le congrès pour réduire les débats possibles.

 

Cette réunion du 20 janvier vise à débattre non de questions tactiques mais de privilégier les échanges sur les questions de fond (programmatiques et stratégiques) pour la gauche de notre pays

 

La situation générale

 

Il n’est pas inutile de revenir sur ce qu’est le macronisme. Tout le monde ici sera certainement d’accord pour dire que Macron, appuyé par technostructure de la haute administration,  est là pour imposer les règles néo-libérales en France, pour adapter le pays au néo-libéralisme européen et mondial. Pour autant, il faut faire œuvre de pédagogie, car certains sont trompés par les discours de Macron. Il y a un écart considérable entre certains de ces discours et ses actes. Macron peut se prononcer pour faire un meilleur accueil aux réfugiés et « en même temps » produire avec son ministre de l’intérieur une circulaire pour faire la chasse aux migrants dans les centres d’hébergements d’urgence. Il peut expliquer qu’il redonne du pouvoir d’achat, qu’il entend mieux protéger du chômage alors que la protection sociale est attaquée, le Smic mis en cause…

 

Pour une partie de la classe dominante, les gouvernements successifs (de droite ou de gauche) ont échoué à imposer aux pays toutes les « réformes » dont elle rêve. D’où l’idée d’une coalition « centre-droit-centre gauche », ce qui explique le langage de Macron « et de droite et de gauche »…tout cela pour mener une authentique politique de droite. Pour reprendre l’expression d’un politologue, Emmanuel Macron incarne la réunification de la bourgeoisie. En effet, nous assistons bien à une recomposition du bloc bourgeois autour de Macron.

 

La politique gouvernementale consiste en  un transfert massif de la richesse (« les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux contre-réformes) et une casse des droits sociaux (licenciements facilités, refonte des mécanismes de l’assurance-maladie et remise en cause de la retraite par répartition…). Cette politique néo-libérale s’accompagne d’une dérive autoritaire (loi anti-terroriste, circulaire anti-migrants, annonce d’une loi sur les médias…).

 

Nous aurons aussi à débattre de sa volonté de réformer la Constitution, avec un dessein : diminuer le rôle des partis politiques. Quant à l’Europe ? Macron veut une fédéralisation accrue de l’Europe. Que l’on soit ou non pour une Europe fédérale, nous serons d’accord pour dire que toute intégration supplémentaire sans projet social, ne peut qu’accroître les inégalités sociales au sein de l’Union.

 

Nous pouvons bien sûr avoir le débat sur le contenu de la croissance économique, qui rappelons-le, n’est pas que l’accroissement de biens matériels mais aussi des services. Ce qui est certain, c’est que la concentration des richesses et l’accroissement des inégalités en Europe et dans le monde entier expliquent pour beaucoup la croissance molle actuelle. Qu’il y ait une légère reprise à l’heure actuelle n’est pas étonnant après une décennie de quasi-stagnation. Mais si l’on en croit par exemple, le quotidien Les Échos du 20 décembre 2017, « les créations d’emplois devraient passer d’un rythme de 150 000 par semestre à 70 000 environ dans la première moitié de l’année 2018 », ajoutant que « le taux de chômage ne devrait donc que peu reculer ».

 

Pour finir ce tour d’horizon, il faut bien constater que nous sommes dans un « creux » dans la situation politique après l’échec des mobilisations anti-ordonnances. Le mouvement social a combattu la loi ElKhomri, puis les ordonnances de Macron-Pénicaud sans réussir à les empêcher. Qui plus est aujourd’hui en l’absence de tout débouché politique, ce « ressac » est logique.

 

Une gauche éclatée et morcelée

 

Nous savons bien que le terme de gauche a été dévalorisé par le quinquennat de François Hollande. Nous ne pensons pas qu’il faut l’abandonner, d’autant que sa politique sociale et économique a été plutôt une politique de droite, en rupture même avec la programme du PS de 2011. Pour nous, la droite est l’expression des intérêts de la classe dominante. La gauche, elle, même parfois de façon déformée, entend représenter la classe salariale, celle qui est dominée, celle qui produit les richesses mais qui n’en reçoit pas tout la part qu’elle mérite.

 

S’il y a bien une gauche et une droite, il y a aussi des gauches. Et c’est normal ! Le salariat n’est évidemment pas homogène et la gauche a donc toujours été diverse, plurielle.

 

Certes, comparaison n’est pas raison, mais à gauche on vit aujourd’hui une situation qui s’apparente un peu à celle de l’après 1958 (Guy Mollet va chercher De Gaulle, la SFIO soutient la guerre d’Algérie va agoniser, et s’ouvre alors une période d’éclatement, de décomposition-recomposition). Aujourd’hui, le PS n’est plus hégémonique à gauche, il a effectué une mue sociale-libérale au cours du quinquennat de F.Hollande, et se refuse à tout retour critique de cette période. C’est un parti à la dérive. A-t-il changé de nature ? Serait-il devenu un parti de droite ? Peut-il survivre, voire revivre s’il n’est pas remplacé ? Toutes ces questions méritent d’être posées.

 

Le PCF, qui prépare son congrès pour novembre, est taraudé par des débats contradictoires entre recomposition, démarches unitaires et identitaires.

 

EELV a engagé une démarche ouverte pour des assises de l’écologie et des solidarités (un parti basé sur l’écologie politique est-il encore utile alors que la prise de conscience écologique a progressé dans la société, et que toute les formations politiques intègrent peu ou prou un langage écologiste ?

 

France insoumise est devenue la principale force  électorale à gauche (même si ses dirigeants récusent le terme de gauche). Le problème est que ce mouvement se refuse à endosser les responsabilités qui découlent de cette nouvelle situation pour prendre des initiatives réellement unitaires.

 

Génération.s parie sur les européennes pour percer. Dans une interview à Médiapart, Benoît Hamon indique que le mouvement Génération.s n’a pas vocation à être tout seul autour de la table pour créer une maison commune. Pouvons-nous nous attendre à une démarche d’ouverture en direction de toutes les forces qui veulent participer à cette reconstruction/refondation de la gauche ?

 

Autre formation, Ensemble, qui se veut un parti-mouvement, est taraudé par la question de son maintien ou de son intégration à France Insoumise, même si une majorité a décidé la continuation d’Ensemble.

 

Reconstruire la gauche

 

Oui  nous affirmons qu’il faut reconstruire la gauche. La reconstruire d’un point de vue stratégique, cela nécessite de confronter nos points de vue,  de mettre sur pied des lieux d’échange et de débat, (comités de liaison) pour avancer vers une coalition permanente de la gauche.

 

Reconstruire la gauche, d’un point de vue de vue programmatique nécessite d’aborder toutes les  questions qui nécessitent une intervention politique :

 

 

     

  • La question sociale car c’est celle qui touche dans leur vie quotidienne les salariés en activité ou à la retraite, ceux qui sont privés d’emploi et les jeunes: logement, salaires, retraite, accès à l’énergie, assurance chômage …La question sociale doit être abordée avec la compréhension d’une lutte menée par la classe dominante contre le salariat.
  •  

  • La question écologiste car elle embrasse la question de l’avenir de l’humanité. Elle ne se résume pas à la question sociale, mais il est impossible de la poser en dehors de cette question : comment parler de transition énergétique sans traiter en premier lieu la précarité énergétique (le sort de toutes celles et de tous ceux qui vivent dans des logements « passoires énergétiques » et ne peuvent pas payer leur chauffage). Organiser la sortie du nucléaire ou du charbon sans résoudre la nécessaire et préalable reconversion de salariés concernés ?
  •  

  • La question démocratique sous toutes ses formes et à tous les niveaux : la Vème République mais aussi la place des associations, des citoyens …
  •  

  • La question de l’Europe comme lieu de lutte contre le néo-libéralisme et comme espace à construire au plan politique, social et environnemental
  •  

  • Les questions internationales, de la guerre et de la paix (la France mène des guerres dans de nombreux pays, même si elle les camoufle sous le vocable d’opérations extérieures), des migrations économiques et climatiques (au-delà de la solidarité vis-à-vis des migrants, y a-t-il de véritables propositions pour une politique migratoire de gauche ?)
  •  

 

Reconstruire la gauche, c’est reconstruire une gauche qui réponde aux questions de notre temps : sociale, écologiste, féministe, laïque, internationaliste, et donc une gauche unitaire, démocratique et pluraliste.

L’intégralité de l’intervention est à retrouver en vidéo  sur  le site de GDS et sur le site de l’appel Reconstruire la gauche.

 

Répression intolérable : la cour de cassation ne casse pas le jugement pour les 7 goodyear….

Mickael Wamen

36 min · 

 

Nous venons d’apprendre que la cour de cassation, malgré une position du procureur de valider notre démarche de recours et appuyant notre démarche de casser le jugement d’Amiens du 11 janvier 2017, celle ci confirme le jugement.

Ce qui veut dire que les condamnations débutent ce jour.

Les condamnations à de la prison Avec sursis et 5 ans de mise à l’épreuve et quasier B2 s’imposent àux Condamnés.

Rien ne peut expliquer une telle décision, notre avocat à la cour etait pourtant confiant ….

Nous étudions. Un recours devant la cour européenne des droits de l’homme …

Cette confirmation du jugement de 2017,, confirme surtout l’acharnement contre ceux qui luttent et s’opposent à la finance.

Nous sommes déçus mais pas KO, la mise à l’pereuve de 5 ans est un vrai problème pour les militants que nous sommes ….

La CGT doit se dresser Cômme jamais au niveau nationale pour exiger l’arrêt de toutes les poursuites et en faire un combat nationale Avec la création d’une fédération de La Défense des militans Avec des moyens humains et financiers à La hauteur des attaques !!!

Cette condamnation effective Est ub coup tres dur porté à notre avenir professionnel, c’est Aussi cela qu’ils cherchent en voulant nous détruire …

Vive la lutte, nous sommes Aussi victimes du manque cruel d’unité, nous allons aller devant la cour européenne car jamais nous ne lâcherons, nous espérons que les instances vont prendre la mesure de ce que nous subissons et vont nous contacter pour nous aider à financer la procédure européenne ….

WAMEN Mickael
Un des 7 condamnés

 

Reconstruire la gauche : textes de la convention du 20 janvier 2018

 

Nous reproduisons les deux textes adoptés lors de la convention nationale « Reconstruire la gauche » qui s’est tenue le 20 janvier à Paris.

 

Déclaration de  l’Appel à Reconstruire la Gauche

1 – Fin 2017, 1 111 socialistes, militant.e.s ou sympathisant.e.s, membres du Parti socialiste ou non, se reconnaissant dans les valeurs d’une gauche unitaire, sociale et démocratique lançaient un appel à reconstruire la gauche.

Ils proposaient l’organisation d’un congrès socialiste ouvert à toutes les forces disponibles, tirant le bilan du quinquennat et ré-orientant la gauche.

2 – Ce congrès n’aura pas lieu. Celui que préparent les dirigeants du Parti socialiste sera un congrès fermé avec des motions « cadrées » et déposées uniquement par les dirigeants sortants disposant de représentants en nombre suffisant au Conseil national.

De nombreux dirigeants se disent « favorables à la réussite de Macron ».

Or la ligne de clivage est là : on ne peut être à la fois socialiste et pour Macron.

 

3 – Nous, socialistes de gauche, et plus largement, nous qui n’avons jamais renoncé à l’unité de la gauche, à un projet de gauche et qui combattons Macron, décidons de continuer à agir collectivement dans le respect de nos diverses sensibilités.

Nous sommes ouvert.e.s à toutes et à tous. Nous acceptons la double appartenance, mais à gauche ! Nous sommes respectueux.ses des choix de chacun.e et déterminé.e.s à agir collectivement pour que 2018 soit l’année du sursaut pour la reconstruction de la gauche.

Nous prônons une gauche sociale, démocratique, féministe et écologiste qui milite pour une autre création et répartition des richesses, et qui porte haut les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité.

Nous appelons au rassemblement des « Socialistes unitaires » dans la perspective de la mise en place d’un espace permanent de débats, d’initiatives et d’actions de toute la gauche.

Nous invitons en conséquence les groupes et les individus qui se reconnaissent dans ce projet à travailler avec nous dans ce sens.

Paris, le 20 janvier 2018

 

Déclaration d’orientation politique de la Convention du 20 janvier 2018

2018 doit être l’année du sursaut, de la recomposition,

celle qui prépare les victoires à venir

En 2012, la gauche était majoritaire dans toutes les institutions représentatives.

Mais tous les espoirs, toutes les attentes de celles et ceux qui avaient élu ces représentant.e.s ont été trahis. Alors l’électorat de gauche s’est abstenu massivement. Toutes les élections ont été perdues de 2014 à 2017.

2016 a été l’année de la rupture avec, en particulier, le choc de la déchéance de nationalité et celui de la loi El Khomri.

Incapable de défendre son bilan, Hollande est obligé de se retirer le 1er décembre 2016. Le 29 janvier suivant, l’électorat de gauche sanctionne Valls, et désigne pour la première fois un candidat de la gauche socialiste : Benoît Hamon.

L’unité de la gauche Mélenchon-Hamon ne s’est, hélas, pas réalisée, et l’appareil du PS a pu saboter la campagne du candidat socialiste. La division et ces jeux d’appareils ont fait le jeu du putsch d’un homme de cabinet, Macron. La peur de Fillon, du FN, ainsi que la crise de la droite, ont fait le reste.

Chez tous ceux qui ont généré cette situation, il n’y a pas le moindre bilan, pas d’autocritique.

Le coup de tonnerre vient de loin : des promesses non tenues, de la persistance d’une situation sociale se dégradant sans cesse, de 6,7 millions de chômeurs, de la hausse des inégalités et du rôle de la finance.

Les aspirations à mieux vivre perdurent, elles sont majoritaires. Personne à gauche ne s’accommode du chômage de masse, du blocage des salaires, de la retraite à 67 ans, de 15 à 20 % de précarité, de la facilitation des licenciements, de la casse du droit, de la sécurité et de la dignité au travail.

En ce sens, une majorité de gauche existe, mais elle est incarnée à travers de multiples forces séparées et concurrentes, chacune combative mais aucune suffisamment unitaire, légitime et forte pour gagner.

Rien n’est plus urgent que de reconstruire la gauche et de proposer un projet unitaire qui entraîne une majorité.

Dans ce processus, personne n’a de leçons à donner à personne. Personne ne se soumettra à personne, chaque composante de la gauche a droit au respect. Toutes les sensibilités peuvent et doivent contribuer à ce projet.

À Ensemble!, chez EELV, dans la France Insoumise, chez Génération.S, au PCF, à République et Socialisme…, comme chez ceux qui restent de gauche au PS et dans tous les groupes et courants qui se réclament de la gauche, chacun.e sait que rien de grand ne sera possible sans unité. Chacun.e sait qu’il faut s’atteler de façon volontariste, méticuleuse, ouverte, pluraliste, à la convergence et au rassemblement de toutes les forces en mesure de vaincre Macron sur le terrain des mobilisations et de proposer une alternative gouvernementale.

2018, année du sursaut

L’année 2018 sera une année sans élection notable. Elle peut être une année de recomposition, de résistances, de luttes et d’explosions contre la politique anti-sociale brutale de Macron, du Medef, de la finance. Il peut en sortir un grand sursaut au plan politique, on peut renouer avec des victoires, et préparer unitairement les échéances électorales à venir. Toute la gauche, tous ses courants sont concernés.

Pour que 2018 soit une année de sursaut, il faut fédérer les énergies, les groupes, les individus en un mouvement qui garantisse :

-        que chacun.e soit respecté.e dans son identité, puisse l’exprimer ;

-        que des batailles soient menées avec les citoyen.ne.s ;

-        que des cadres communs soient construits.

Rien n’est plus urgent que de fédérer !

Pour une recomposition, une alternative

Un projet alternatif et majoritaire est possible :

     

  • en mettant le social au cœur, la création et la redistribution des richesses d’abord ;
  • en construisant une vraie transition écologique et sociale ;
  • en s’appropriant la révolution informationnelle ;
  • en encourageant un élan démocratique en France avec la mise en perspective d’une VIeRépublique sociale, écologiste, laïque, féministe, internationaliste et pacifiste ;
  • en développant un nouvel internationalisme à commencer par le combat pour une Europe sociale, contre l’Europe néo-libérale actuelle.
  • en s’engageant résolument contre le pillage des ressources des pays dépendants, contre les guerres prédatrices camouflées en espoirs démocratiques ;
  • en soutenant les aspirations des peuples contre les crises, les guerres, la misère et les exils qu’elles provoquent.

Reconstruire la gauche sans nier les différences

Diverses initiatives nationales et locales – notamment la sortie du bulletin Passerelles –, ainsi que de nombreuses autres initiatives à gauche montrent que des forces existent pour reconstruire une gauche sociale, démocratique, féministe et écologiste, internationaliste. Il faut prendre les dispositions concrètes pour organiser la convergence de toutes les initiatives.

Nous proposons que les « Socialistes unitaires » œuvrent au développement de la démarche autour de Passerelles sur les territoires. Cette démarche peut constituer un outil au service de la réflexion et du rassemblement.

À tous les groupes de gauche, courants mais aussi individus, militant.e.s associatifs ou syndicaux, à toutes celles et tous ceux qui sont disponibles, nous proposons une coordination permanente unitaire qui prépare une Convention nationale ou des Assises pour ouvrir la voie d’un espace (ou une coalition) permanent.e de débats, d’initiatives et d’actions de la gauche.

On ne lâche rien, on continue !

Nous proposons qu’une première Convention nationale commune, co-organisée avec toutes les forces d’ores et déjà disponibles pour reconstruire la Gauche se tienne dans les prochains mois.

Elle devra être préparée conjointement par les forces adhérant à cette perspective, avec un comité de pilotage pluraliste.

Macron parie sur la « société post salariale », « agile » et sans statut. Il a tort, car le salariat reste la classe principale, montante, partout dans le monde et en France. Il ne pourra la détruire. C’est le salariat qui va vaincre Macron, et pas l’inverse. Le 7 février : dans :

AVIGNON Casse des droits sociaux Gérard Filoche : « L’unité se fera dans l’action » Philippe Pascal, lanceur d’alerte et ex-inspecteur de l’Urssaf aux côtés de Gérard Filoche, auteur et ex-inspecteur des impôts.

 

Jeudi 18 janvier s’est tenue, à 19 heures, à la médiathèque Jean-Louis Barrault, une conférence sur la casse des droits sociaux organisée par l’association La Vie en roses. Elle était animée par Philippe Pascal ex- inspecteur de l’Urssaf, et Gérard Filoche auteur et ex-inspecteur du Travail. Ils ont présenté leurs opinions, leurs idées et leurs expériences devant une soixantaine d’auditeurs.

Les deux anciens agents du service public ont analysé l’état actuel des droits sociaux en France et plus spécifiquement du droit du travail.
« C’est comme les îles après un ouragan, compare Gérard Filoche, l’état de droit vole en éclats pour l’agilité du salarié, ce qui entraînerait une disparition lente du salariat en faveur de l’auto-entreprenariat » pour, de ce fait, « entraîner la mort du Code du travail et ses protections ». Selon lui, « pour faire bouger les choses, il faut une vaste force politique, syndicale et une occasion particulière, l’unité se fera dans l’action » assure-t-il.

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Le sujet des contrôles a été central. Les conférenciers, rappelant la puissance de ces derniers et l’importance de l’application des lois. Des contrôles qui, par ailleurs, devraient, selon Philippe Pascal, « être améliorés par une meilleure répartition du travail des inspecteurs ».

Optimisation fiscale, fraude sociale, délocalisation, travail dissimulé, évasion fiscale, ne seront réduits, selon les intervenants, que par un « véritable travail de contrôle et du soutien dans ce travail ». Philippe Pascal et Gérard Filoche ont su appuyer leurs arguments par des anecdotes avant de laisser place à un court débat.