Le Guen, Borgel, Camba, Valls le « quarteron » veut il prendre le parti à la hussarde ? de la Mnef lambertisée à l’alliance avec l’ultra droitier du PS Valls – par Stéphane Alliés dans Médiapart

Le Guen, de la Mnef lambertiste à l’alliance avec Valls

27 juin 2014 |  Par Stéphane Alliès

Jean-Marie Le Guen peut-il rester au gouvernement ? Le secrétaire d’État aux relations avec le parlement est une pièce essentielle dans le dispositif de Manuel Valls, tout comme Jean-Christophe Cambadélis. Ces trois-là se connaissent depuis presque quarante ans. Ils n’ont cessé de se rapprocher au gré des intrigues étudiantes et des congrès socialistes.

 

Épinglé par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (lire notre enquête), Jean-Marie Le Guen est aujourd’hui en difficulté. Alors qu’on lui reproche d’avoir sous-évalué son patrimoine de 700 000 euros, la situation du secrétaire d’État aux relations avec le parlement porte un mauvais coup à la majorité et à son chef, Manuel Valls. Après l’affaire Cahuzac, un ministre du budget convaincu de fraude fiscale, puis l’affaire Aquilino Morelle, un conseiller élyséen influent pris en conflit d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques, c’est un nouveau coup dur pour l’un des plus ardents soutiers du pouvoir socialiste. Il concerne une nouvelle fois le rapport à l’argent.

 

Le Guen est le seul réel choix de Manuel Valls dans le gouvernement formé au lendemain des municipales. Jusqu’ici, François Hollande s’était tenu à distance du premier cercle des apparatchiks strausskahniens, comme de l’agence Euro-RSCG. Mais face à la situation politique catastrophique, et après une telle déroute électorale, le président pense ne pas avoir d’autre choix que de promouvoir son ministre de l’intérieur. Et celui-ci demande que l’un de ses proches, le député Jean-Jacques Urvoas, le remplace Place Beauvau. Refus élyséen : un compromis se fera sur Bernard Cazeneuve. Valls fait alors une nouvelle requête.

Le secrétaire d’État aux relations avec le parlement doit être quelqu’un qu’il connaît bien et qui prolonge le retour d’autorité qu’il entend imprimer sur une majorité qu’il veut refaçonner. Ce sera Jean-Marie Le Guen, qui avait été le responsable des questions de santé dans l’équipe de campagne de Hollande. Dans le même temps, Harlem Désir est exfiltré de la direction du PS pour un sous-maroquin aux affaires européennes. Seul candidat, Jean-Christophe Cambadélis s’installe au premier étage du siège de Solférino, secondé par le député Christophe Borgel et quelques proches de Manuel Valls (le nouveau porte-parole, son suppléant Carlos Da Silva, et le sénateur Luc Carvounas, responsables des relations extérieures du parti).

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En vingt-quatre heures, Manuel Valls a su construire un dispositif réduit, mais avec les bonnes personnes aux postes cruciaux. Pas majoritaire au sein du PS, il se révèle ainsi capable d’en prendre le contrôle pour lui imposer un aggiornamento (lire ici), comme on s’empare d’une vulgaire AG de fac à l’Unef.

Pièce essentielle de ce dispositif, Jean-Marie Le Guen s’impose vite. Brutal, il est devenu la bête noire des députés PS dissidents, qu’il traite tour à tour de « soi-disant socialistes » ou de « gauchistes ». Sur la forme, il incarne au parlement, jusqu’à la caricature, le ton martial du premier ministre – Le Guen, va souvent beaucoup plus loin que son mentor, qui sait au moins y mettre les formes. Avant le vote du 29 avril sur la trajectoire budgétaire, il a longuement fait pression sur de nombreux députés tangeants.

« Il m’a appelé, ça a duré 45 minutes, lui a parlé 44 minutes ! » raconte un élu, le jour du vote de confiance sur la déclaration de politique générale de Valls. « Le Guen, c’est le candidat qui fait du porte-à-porte et dont tu dis : “Ouf, heureusement qu’il est passé, j’ai failli voter pour lui” », dit un autre. « C’est quand même un mec qui, au bout de cinq minutes de discussion, peut menacer de vous péter la gueule… », soupire un dirigeant du parti, quand un député écolo jure l’avoir vu dans les coulisses du Palais-Bourbon saisir au collet l’un des hésitants socialistes.

Lors des débats sur le budget à l’assemblée, Le Guen joue les vigies, l’œil braqué sur l’hémicycle, pour s’assurer que les “frondeurs” sont bien minoritaires. Et il déclenche des suspensions de séance pour tenter de discipliner les récalcitrants. La stratégie n’est pas toujours payante. Le 29 avril, 41 députés PS se sont abstenus, du jamais-vu. Faute de débats, les réunions du groupe PS à l’assemblée se vident un peu plus chaque mardi. À celles des Verts, Le Guen a carrément été interdit de présence.

De la prise de la Mnef à la conquête jospinienne du PS

Sur le fond, il applique et partage à la perfection son souhait de « dépassement de la gauche ». « Il théorise en permanence le post-socialisme », s’amusait, il y a quelques mois, Emmanuel Maurel, qui ne cachait pas pour autant avoir plaisir à se disputer avec Le Guen. Les partenaires de la gauche ne sont pas franchement la tasse de thé du secrétaire d’État. Il a passé toute l’avant-campagne municipale à tenter de dissuader Anne Hidalgo de s’allier avec les communistes dès le premier tour.

Cette même Hidalgo derrière laquelle il s’est finalement rangé, après avoir entretenu l’illusion de se présenter face à elle, lors d’une primaire qui n’a pas eu lieu. Comme il s’était préparé à concourir face à Bertrand Delanoë, à la fin des années 1990, avant d’en être empêché par le scandale de la Mnef (où il a été mis en cause avant de bénéficier d’un non-lieu).

À cette époque, Jean-Marie Le Guen est rattrapé par son passé militant. Et par ses alliances nouées vingt ans plus tôt avec une partie de ces « gauchistes » français qu’il abhorre tant désormais. Au mitan des années 1970, le jeune médecin mitterrandien est le chef des Jeunesses socialistes (alors sous l’autorité d’Edith Cresson, secrétaire national à la jeunesse du PS). La gauche anticommuniste est en plein émiettement, après la rupture du programme commun avec le PCF, en 1977, et le jeune Le Guen a pour mission de faire converger l’Organisation communiste internationale (OCI) des trotskystes lambertistes et le PS de Mitterrand. Pour ce faire, il va nouer une relation intime avec le nouveau chef de file des étudiants lambertistes, Jean-Christophe Cambadélis, dit Kostas.

Le camarade Kostas vient de remplacer Charles Berg, sombre bureaucrate exclu (et devenu le volubile producteur de cinéma Jacques Kirsner), à la tête du « secteur jeune » des « lambertos ». « Ce qui était effrayant chez Berg est devenu ludique et pour tout dire séduisant avec Jean-Christophe », résumait Jean-Marie Le Guen dans les colonnes du Monde, à l’occasion d’une remarquable saga sur la Mnef lamberto-mitterrandienne, publiée en 1999 (Histoire d’une génération, lire ici, ici et ici).

Ensemble, Le Guen et Cambadélis vont réunifier l’Unef non-communiste, sur le dos des trotskystes étudiants de la LCR, alors emmenés par Julien Dray. Le « deal » est passé au milieu de l’hiver 1978, dans le bureau d’André Bergeron (secrétaire général de FO), en présence de Pierre Lambert. Ce « Yalta étudiant » débouchera sur le congrès de Nanterre en 1980 et la création de l’Unef-id, puis, dans la foulée, la prise de la Mnef, débarrassée de la concurrence interne des chevènementistes du Cérès et des communistes. Suite logique de l’alliance : l’OCI soutient Mitterrand dès le premier tour de la présidentielle de 1981, et les militants de l’Unef-Id font la campagne. Lors de la fête de la victoire, à la Bastille, le service d’ordre est assuré par les lambertistes, et Cambadélis s’exprime à la tribune.

Jean-Marie Le Guen, en 1989.
Pour Jean-Marie Le Guen, c’est un long compagnonnage politique qui s’engage avec « Camba », qu’il estime alors être le « leader d’une génération ». À la Mnef, ils sont les deux chefs du conseil d’administration, mais aussi des employés fort bien rémunérés. Le Guen occupera les postes de directeur médical de la mutuelle de 1982 à 1993, puis de conseiller stratégique jusqu’en 1997 (son salaire est de 25 000 francs par mois en 1982, ainsi que le révèle, en 1982, un rapport de la Cour des comptes enterré par le pouvoir), avant d’être élu député du XIIIe arrondissement.

Au cours de leur instruction de l’affaire de la Mnef, écrit Le Monde, « chaque tiroir ouvert par les juges laisse apparaître, au choix, un ami de Jean-Christophe Cambadélis ou un proche de Jean-Marie Le Guen ». Des deux leaders politiques de la Mnef, seul Cambadélis écopera d’une sanction judiciaire (six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende), pour recel d’abus de confiance.

Les deux hommes vont également manœuvrer ensemble dans l’appareil du PS, après la démission de l’OCI de Cambadélis, en 1986. Kostas rejoint alors le parti socialiste avec plus de 300 cadres lambertistes du « secteur étudiant ». Le Guen et Cambadélis vont faire la paire, l’un pour prendre la fédération de Paris (en 1987), l’autre pour devenir député du XIXe arrondissement (sans cesse réélus depuis). Ensemble, ils sont “mitterrandistes tendance Jospin”, lui aussi un ancien de l’OCI.

Au fameux et tumultueux congrès de Rennes, en 1990, avec les rocardiens, ils organiseront la salle délétère et les huées à l’encontre de Laurent Fabius. Puis ils s’attelleront à parfaire la “synthèse jospinienne” alors initiée, réconciliant première et deuxième gauche. Ils se rapprochent du chef des jeunes rocardiens d’alors, Manuel Valls, qu’ils connaissent depuis l’Unef du début des années 1980, et qui est aussi administrateur de la Mnef. C’est à ce moment surtout que se constitue le premier cercle du nouvel espoir de la deuxième gauche, Dominique Strauss-Kahn. Si ce dernier sera battu par Henri Emmanuelli pour succéder à un Michel Rocard démissionné après la déroute des européennes de 1994, il sera, trois ans plus tard, le ministre star de la « dream team » du gouvernement Jospin. Avant d’en démissionner, suite à sa mise en examen dans le dossier de la Mnef.

Une fois le scandale dissipé, Cambadélis et Le Guen sont désormais les premiers lieutenants de DSK. C’étaient déjà eux qui parlaient à la presse lors du congrès de Brest en 1997, attisant la rivalité gouvernementale avec la ministre du travail, Martine Aubry. Après le 21 avril 2002, ce sont encore eux qui accompagnent “Strauss” dans sa marche vers la primaire à la candidature présidentielle de 2007 (où il sera battu avec Laurent Fabius par Ségolène Royal).

Toujours ensemble, Le Guen et Cambadélis noueront et organiseront ensuite la nouvelle alliance, dite des « reconstructeurs », avec Martine Aubry et Laurent Fabius, puis Bertrand Delanoë et l’aile gauche de Benoît Hamon, leur permettant d’emporter in extremis le congrès de Reims en 2008 (face à Ségolène Royal). Ce sont enfin eux qui prépareront le « pacte de Marrakech », voulant qu’Aubry soutienne DSK à la primaire de 2011. Tout roulait à merveille, jusqu’à un petit matin blême new-yorkais.

Le Guen et Cambadélis seront parmi les plus ardents défenseurs de leur champion déchu après l’affaire du Sofitel. Tous deux débitent le même élément de langage, étrange pour qui le connaît aussi bien qu’eux : « Ça ne ressemble pas à Dominique » (lire ici et ici). Le Guen va même plus loin et affirme que « l’affaire n’est pas crédible. Il peut y avoir des circonstances, il peut y avoir des hallucinations ». Francs-tireurs au service de “Strauss”, ils tirent là leurs dernières cartouches, avant de rester quelques temps dans l’ombre (Camba n’obtient pas le PS et se voit préférer Harlem Désir, Le Guen n’obtient pas le ministère de la santé auquel il postulait) et de revenir avec Manuel Valls.

Le Guen, de la Mnef lambertiste à l’alliance avec Valls

27 juin 2014 |  Par Stéphane Alliès

Les mêmes étaient déjà montés au créneau lors de la chute de Ben Ali, pour relativiser les propos antérieurs du directeur du FMI sur le « modèle tunisien » à suivre. « Dominique ne parle assurément pas de modèle politique, mais de modèle économique. Et il a bien raison d’affirmer que les éléments de croissance ne sont pas tout », rétorque alors à Mediapart Jean-Christophe Cambadélis. Sitôt le Raïs tombé, Jean-Marie Le Guen défend, lui aussi, a posteriori, DSK, interrogé par Mediapart : « Dominique aurait dû faire un bras d’honneur à Ben Ali, alors que le régime est reconnu par l’ONU et donc à ce titre membre du FMI ? Et puis quoi ?! Il parlait d’économie, et personne n’a jamais dit le contraire sur ce modèle tunisien. Il pensait à un modèle économique plus ouvert, qui permet la création d’une classe moyenne, avec un système éducatif très développé. »

Les duettistes vont également, à plusieurs reprises, afficher leur soutien à Laurent Gbagbo, malgré sa mise au ban de l’Internationale socialiste et la rupture des liens du PS français avec le parti socialiste ivoirien. En 2008, Jean-Marie Le Guen se rend avec Jack Lang auprès du président ivoirien, allant jusqu’à s’afficher au milieu de la nuit en boîte, à Abidjan. Il déclare à son retour à Mediapart avoir été « impressionné par la dimension humaine, profonde et solide du président Gbagbo ». Puis, c’est avec Cambadélis qu’il y retourne, en octobre 2011, en pleine campagne électorale ivoirienne (lire ici).

À chaque fois, François Hollande est embarrassé et ne se prive pas de le faire savoir, comme premier secrétaire du PS en fin de règne ou candidat à la présidentielle tout juste investi. « Les déclarations qui ont été faites à Abidjan n’engagent que leurs auteurs », déclare-t-il à Mediapart en avril 2008, insistant sur « les zones d’ombre du pouvoir, de la partition et du rapport avec les opposants, qui ont expliqué le souhait du PS de ne pas maintenir ses liens avec Gbagbo. » En janvier 2012, le candidat à la présidentielle Hollande doit à nouveau se distancier, dans un entretien aux Inrockuptibles : « Je n’ai pas compris pourquoi tels ou tels socialistes sont allés rendre visite à Gbagbo pendant la campagne. (…) Ils auraient dû se caler sur la position que j’avais moi-même fixée en 2004 : Gbagbo est infréquentable. Ça aurait évité quelques malentendus. »

Jean-Marie Le Guen s’est peu à peu affirmé dans les années 2000, comme Valls, comme un soliste dans les instances nationales du PS. Il aime jouer sa partition, devant les caméras. Et quand Martine Aubry propose à Valls de quitter le parti s’il ne s’y retrouve pas, il est l’un des rares à prendre sa défense.

Jean-Marie Le Guen partage les aspirations individualistes et singulières de Manuel Valls lors de certains votes dans l’hémicycle. Il ne suit pas, par exemple, la position du parti sur la reconnaissance de la Palestine (et signe une pétition d’élus lancée par l’UMP Claude Goasguen), quand Valls vote en solo et « en conscience » l’interdiction du voile intégral proposée par la droite, malgré la position commune du reste du groupe PS, qui préfère l’abstention.

Par Stéphane Alliès

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Tous deux marginalisés à la droite du parti, Valls et Le Guen signeront ensemble, en octobre 2010, une tribune se prononçant pour la mise en œuvre de la TVA sociale, appelant à « amorcer un véritable big bang fiscal, ne s’interdire aucun tabou et interroger toutes les facettes de notre système fiscal, y compris la TVA ». Briseurs de tabous autoproclamés, ulcérant l’opposition socialiste de l’époque, les voici désormais en position d’influer sur l’avenir du socialisme français. Depuis qu’il est devenu secrétaire d’État, Jean-Marie Le Guen est devenu un bras armé de Manuel Valls. Tout juste nommé, aux journalistes qui lui demandent si François Hollande pourra être candidat en 2017, il se contente de répondre : « C’est une question qui se posera. » Mais c’est d’abord celle de son maintien en poste qui est désormais posée.

Intervention au BN du PS du mardi 24 juin : « délétère » vous avez dit « délétère » ?

Oui, Jean-Christophe, dans son introduction, vient de s’inquiéter à juste titre  de l’atmosphère délétère qui règne dans le pays, avec toutes les affaires de l’UMP, et la distanciation qui en résulte vis-à-vis de toutes les forces politiques.  C’est bien vrai, mais ça vise quand même et c’est logique, en premier, le parti qui est au pouvoir, nous le PS et toute la gauche. Ce n’est « pas la faute du peuple » c’est notre faute. la faute à notre politique, rappelons que nous dirigions tout 2 villes sur 3, 61 départements sur 100, l’AN, le Sénat, la PR, et que la gauche était largement majoritaire, nous pouvions agir et nous pouvons encore agir.

C’est notre action qui est en cause, pas la « désindustrialisation », pas la « mondialisation », « pas la crise » », c’est NOUS qui décevons. Je ne sais comment le dire, je n’ai jamais senti pareil rejet,  il y a une hargne…

-       Une haine !

-       Oui une haine, contre notre parti. Tout vient de ce qu’il y a un sentiment profond, sans précédent, de trahison amère. On ne fait pas ce qu’on a promis. On manque à nos promesses, des millions de nos électeurs nous en veulent pour ça.

 

Dans l’élection partielle de dimanche à Valenciennes, nous obtenons 7,12 % soit 1,81 % des inscrits. Je sais c’est une circonscription de droite… laquelle s’est unie UMP-UDI-Modem pour la gagner. Seul le FN passe la barre des 12,5% pour rester au second tour, le PCF à 10,27 %, les Verts ont 3,56 %. Ca fait 20,95 % pour la gauche, mais divisée elle est éliminée. En plus de la politique d’austérité, la désunion de la gauche rose rouge verte ne paie pas.

Je sais en 1993, on avait eu 7,15 %, c’était l’année où il nous restait 52 députés, l’année la plus basse. Nous y sommes donc encore, ou à nouveau. Avec ce genre d’étiage, de score généralisé, en ce moment, on aurait moins de 50 députés en tout et pour tout. Mais l’UMP-UDI-Modem passe malgré leurs déboires délétères à 47,02 %, notons le !

(rajout en note :  pour être plus précis : en 1988, le PS obtenait 34,8 % des suffrages exprimés et 258 députés (275 avec les apparentés) ; en 1993, il recueillait 17,6 % des suffrages exprimés et n’avait plus que 52 députés (57 avec les apparentés).  Une perte de 206 (PS)  ou de 218 députés (PS + apparentés) En 1993, la droite gagnait largement mais avec moins de voix en chiffres absolus qu’en 1981 quand elle avait perdu ! Il n’y avait pas eu passage de voix de gauche a droite, la gauche s’était effondrée sur elle même dans l’abstention, tout simplement.)

Mais ce qui compte c’est qu’il n’y a que 25 % de votants : 75 % ne votent pas. C’est là que c’est très délétère. Ce sont notamment NOS électeurs qui ne votent pas ! Ils ne vont pas non plus voter ailleurs. Ils ne votent pas à droite, il n’y a pas de glissement à droite. Ils ne votent pas à gauche non plus, surtout pas pour la partie Mélenchon du FdG qui nous agresse tous les jours. Non ils s’abstiennent, comme en 1993. Comme les 23 et 30 mars et le 25 mai derniers. Et c’est là le problème. Chaque jour où on annonce une politique d’austérité qui fait le jeu de la droite et du patronat, on perd des électeurs… et là 1,81 % des inscrits pour le parti au pouvoir, ce n’est pas rien quand même ! Il FAUT entendre.

 

Ah au passage, à propos du Front national, il y a quelque chose qui me fait peu à peu réfléchir, c’est quand Jean Christophe parle de plus en plus fréquemment de « tripartisme », je ne comprends pas bien, j’ai du mal à imaginer un « tripartisme », alors qu’il y a deux classes fondamentales dans ce pays, je vois bien le bloc UMP FN possible, mais pas trois blocs… Bon, faudra qu’on en rediscute au fond…

 

Et j’entends aussi Alain qui dit qu’il ne faut pas exagérer, que tout le monde sait qu’on atteindra pas les 3 % de déficit… qu’on est obligés de l’afficher, mais que ca ne se fera pas et qu’en pratique, chacun le sait. Qu’est ce qu’il veut dire ? Les bras m’en tombent car c’est encore pire, on affiche un objectif désespérant qui fait souffrir les gens et on ne l’atteindra pas ? Mais c’est le cumul de la haine à la fin que nous aurons…

 

Pascale parle « des nominations.. » Oui, il y 2,3 ou 4 millions d’électeurs qui n’aiment pas la nomination de Toubon. (Ou de Florence Boone) Ceux qui, politisés, savent… c’est un symbole qui les repousse.

Mais pour 10 ou 12 millions, ce n’est pas ça qui compte, c’est la misère. Le chômage augmente. On a même l’impression qu’on n’en parle plus ici comme avant. On a renoncé à l’objectif prioritaire « d’inverser la courbe ». Chaque mois ça monte et on ne fait rien de fort, de réel.

Ah si on propose le « pacte de responsabilité », celui dont personne ne veut, celui que les syndicats rejettent, que le patronat rejette, celui qui coute 35 milliards… et on met mal à l’aise l’Assemblée, on divise les députés, le parti, la gauche, la dessus… pour rien ! ou plutôt pour du mal !

Car non seulement il ne créera pas d’emploi, mais cela vient d’être dit hier par Lenglet sur France 2 devant 5 millions de spectateurs, au JT, il y a aura 250 000 emplois en moins à cause de ce « pacte », et 190 000 potentiellement crées… Les gens qui n’y connaissent rien, ça fait peur, on exige qu’ils fassent 50 milliards d’économies, qu’on donne 35 milliards aux patrons pour qu’ils embauchent et ça va faire 60 000 emplois en moins ? On dément mollement, « c’est Bercy, c’est de la macro économie, ce n’est pas sur… ».. mais c’est dit bon sang ! C’est entendu. Par exemple Bouygues, qui va toucher des sous sur les 2 milliards qu’on met sur Alstom sans empêcher GE de prendre l’énergie, il annonce 1250 suppressions d’emplois dans son groupe, il y en a des familles touchées, concernées dans le groupe par cette annonce, dans le bâtiment… quel effet croit on que ça a ? C’est ca qui compte. C’est ça qui fait la haine, on va donner des sous, nos sous, à Bouygues pour qu’il fasse de l’emploi et il…  licencie ?

Alors les députés qui amendent le collectif budgétaire, qui repoussent ces choix mortifères sont légitimes, c’est eux que notre parti doit soutenir dans cette voie… pas les condamner. Ils nous défendent nous, socialistes, nous la gauche, ce sont eux qui empêchent la gauche de « mourir »… qui essaient de dissiper ce climat que Jean Christophe qualifie de « délétère ».

 

Il me reste un petit truc à dire à Jean-Christophe qui m’a « dénoncé » nominalement, moi « Gérard Filoche » hier lundi matin,  en direct, sur I télé, à propos de la réunion de Bellerive-sur-Allier en affirmant qu’on y aurait cherché « une construction commune du PS avec le NPA ». Quand l’AFP m’a appelé pour vérifier je suis tombé des nues : rien dans nos appels pour Bellerive-sur-Allier qui a été un succès, 300 socialistes de 65 départements, ni dans le déroulement de la réunion n’impliquait, ni n’associait le NPA (lequel n’aurait pas voulu et ne veut d’ailleurs pas). Rien. On me dit que c’est à cause d’une légende d’une photo de l’Huma qui le dit, mais depuis quand sommes-nous responsables des légendes des photos ou des titres des journaux ? Il aurait suffi de vérifier que ca n’avait pas de sens politique, de lire nos textes, de me donner un coup de fil, tout a été filmé et transparent, et sera sur site.  On me dit qu’un des 50 intervenants de la salle en parlant aurait mentionné qu’il était du NPA…  mais depuis, on l’a retrouvé, c’est un ancien socialiste de Saintes qui est à St Etienne et qui est venu, intéressé, à titre personnel en voisin. Il faut mieux nous réserver s’il y a des polémiques entre nous pour des questions de fond sérieuses, non ? C’est toi Jean-Christophe qui  a dit qu’entre les deux « Gégé » il y avait de la place pour du débat, qu’il faut nous respecter, pas faire des attaques non respectueuses pour rien. Alors là, pour le coup, c’est le cas. L’Huma fait parler cet intervenant de Bellerive, sous le nom de Damien, en fait il s’appellerait Didier, et toi, Jean-Christophe tu le mentionnes sous le nom de Benoit, c’est dire si c’est sérieux, et si la source est… irréelle ! Arrêtes donc ça et corriges cette erreur svp ! Et puis il faut que je te dise, depuis ton attaque sur I télé, cher Jean-Christophe, je me suis frénétiquement démené pour vérifier s’il n’y avait eu aussi, par malheur, dans la salle, à Bellerive, un intervenant masqué du POI

 

 

PS : ce matin déclaration de Yves Poutou,

Nous n’avons en effet pas invité le NPA à la réunion des « socialistes contre l’austérité » à Bellerive sur Allier, … parce que le NPA ne le veut pas et a refusé aussi bien de venir aux « socialistes affligés » le 7 juin qu’à tout autre réunion du même type. Ca n’avait donc pas de sens politique. Comme ca n’en avait aucune de la part de JC Cambadélis d’attaquer cela sur Itélé. Philippe Poutou le confirme à sa façon… aujourd’hui hélas. Je dis bien aussi : hélas…  parce qu’il fut un temps ou Olivier Besancenot, invité par Henri Emmanuelli, Benoit Hamon et…. moi, en 2010 avait fait le déplacement à Vieux Boucau jusque dans les landes pour participer à une réunion de socialistes d’UMA. Cela a été possible un temps. Ca n’avait d’ailleurs, soulignons-le, au passage, pas fait réagir la 1e secrétaire du PS à l’époque.

Il ne s’appelle pas « Damien » mais Didier puis JC Cambadelis en BN l’appelle « Benoit » c’est vous dire si c’est sérieux… assez pour que le 1er secrétaire fasse une « dénonciation » sur Itélé

Sur I télé lundi 22 juin au matin, JC Cambadelis se lance dans une polémique contre le rassemblement de Bellerive-sur Allier, il dénonce ce rassemblement dit « de Gérard Filoche » qui a(aurait) proposé une « construction du PS avec le NPA ».

 

A la suite, l’AFP appelle Gérard Filoche, qui dément. Puis qui envoie une brève rectification au secrétariat de JC Cambadélis. (cf ci dessous) Puis « le lab d’Europe1 » à son tour appelle pour s’informer. Gérard Filoche remet les choses au point, une deuxième fois.

 

Puis « le lab » rappelle en disant que l’entourage de Cambadélis s’appuie sur l’article de l’Humanité qui parle d’un certain « Damien » qui aurait parlé au nom du NPA.

 

On ne sait de quel « Damien » il s’agit, on dément à nouveau.

 

Aucune invitation n’a été lancée au NPA. Il n’était pas représenté dans aucun des débats. Aucun organisateur, membre du BN, ou député, n’a parlé de « construction » du PS avec le NPA cela n’a aucun sens politique aujourd’hui.

 

 

Quand on cherche à savoir, quand même quelle est l’origine de l’extrait de l’article de l’Humanité qui fait tant de bruit, des témoignages arrivent de participants, vers le milieu de la journée du lundi 23 juin, on croit découvrir, qu’il s’agit d’un ancien socialiste de Saintes, qui est en fait maintenant dans la Loire, à St Etienne, qui est venu,  sans mandat du NPA, qui ne s’appelle pas « Damien » mais Denis Rivier qui aurait brièvement parlé à un moment (dans la liste d’une 50 d’intervenants de la salle).

 

C’est dire si tout ça est bien artificiel.

 

Et cela re déclenche chez moi, le souvenir qu’il s’est présenté à Bellerive, un copain au demeurant fort fraternel et charmant, qui m’a rappelé avoir été dans un collectif qui m’avait invité à St Etienne il y a plusieurs années pour parler de droit du travail, je n’ai pas plus de souvenirs précis sur lui, sinon qu’il est bien sympathique, mais qu’à coup sur, il ne devait s’attendre, en venant en voisin et à titre personnel  à notre réunion, être l’instrument involontaire d’une polémique de ce type, créée de toute pièce à la télé…

 

lundi 23 juin vers 10 h : au secrétariat de JCC

Salut camarade,

L’AFP m’appelle à l’instant parce que ce matin sur i télé (je n’ai pas vu cette émission) Jean-Christophe aurait critiqué notre rassemblement à Bellerive sur Allier parce qu’il y aurait le NPA,  mais nous en sommes totalement surpris, le NPA n’était pas invité, aucun de ses porte-paroles n’était invité, aucun des ordres du jour ne l’impliquait, aucune de nos interventions développées à la tribune par les députés ou les membres du BN organisateurs ne l’ont cité…

France 3, La Montagne, l’Humanité peuvent témoigner de ce qui s’est passé,

et l’intégralité des débats sur trois jours a été filmée, et ces films sont à disposition,

nous nous battons pour un gvt rose rouge vert appuyé sur la majorité de l’assemblée nationale  comme tu le sais et ne cessons de le dire,

il faudrait, sans vouloir donner d’injonction, que Jean-Christophe, sans doute mal informé, corrige ce propos, pas la peine de faire des querelles qui n’ont pas lieu d’être ni de sens, on a mieux à débattre sur le fond

voila le texte de notre appel voté à l’unanimité des présents le dimanche 22 juin

Merci bien à toi, fraternellement socialiste, Gérard

 

Il y a eu une cinquantaine (ou plus) d’interventions en trois jours de militants de la salle, il y a eu un militant wallon, un socialiste suisse, et nous n’avons pas proposé de construction avec la Suisse.  Et une sophrologue et nous n’avons pas proposé de convertir le PS a la sophrologie. J’espère, du coup, qu’il n’y a pas eu de membre du POI, de l’ancien parti de Jean-Christophe Cambadelis. Allez, stop !    Car la seule « construction » que nous avons longuement défendue, c’est celle d’un gvt rouge rose vert, est ce que cette polémique a été faite pour faire diversion à ça ?

 

 

GF

 

 

 

 

voir le récit de Paul Allies :

 

Gauche en forme

23 juin 2014 | Par Paul AllièsMediapart.fr

 

Ce week-end, deux centaines de militants socialistes se sont réunis à Bellerive-sur Allier près de Vichy pour débattre du thème: « Rassembler la gauche et les écologistes » proposé par la revue « Démocratie et socialisme » de Gérard Filoche. L’échange entre membres de diverses tendances du PS mais aussi avec les représentants des diverses formations de gauche a été une incontestable réussite. Un moment heureux dans ce contexte de démoralisation entretenu par les propos mortifères de M. Valls et J.C. Cambadelis.

La palette des opinions représentées était très large: pour ce qui est du PS, les membres de divers courants de gauche, mais aussi des parlementaires proches de B. Hamon et des amis d’A. Montebourg étaient là. Emmanuel Maurel, l’efficace leader de l’opposition montante (et tout nouveau député européen) incarnait une synthèse des sensibilités qui se dessine semaine après semaine. On croisait des parlementaires comme Marie-Noelle Lienemann, Barbara Romagnan ou Pourria Amirshahi, une bonne dizaine de membres du Bureau National et pas mal d’élus locaux. Tous se sont accordés sur une « ligne anti-austérité » en parfait écho au combat des députés sur le Pacte de responsabilité et le collectif budgétaire (l’appel des 100). Mais ce qui a fait le grand intérêt de leur présence c’est le dialogue public avec la quasi totalité des représentants des formations de gauche: d’Europe Ecologie les Verts au PCF en passant par quatre autres composantes du Front de Gauche (« République et Socialisme », « Ensemble », « Gauche unitaire », « Parti de Gauche »). Julien Bayou, porte-parole d’EE-LV côtoyait le nouveau maire communiste de Montreuil Patrice Bessac ou la première adjointe (PG) au maire de Grenoble, Elisa Martin.

De cette confrontation devenue particulièrement rare par les temps qui courent, on retiendra deux choses: la crédibilité d’une alternative à gauche et la promotion d’une 6° République comme bien commun à celle-ci.

- L’alternative à gauche: elle est à plusieurs détentes. Dans le PS, la question est clairement posée d’un dépassement des frontières de motions, donc des courants tels que représentés dans les instances du parti depuis le congrès de Toulouse. Il apparaît que les gauches peuvent converger sur la base de la bataille engagée par les parlementaires contre la politique économique et sociale du gouvernement.  Parmi ces derniers, les amis de Martine Aubry sont aux avant-postes (Jean-Marc Germain et Christian Paul notamment); ils n’étaient pas là ce week-end mais leur travail a été invoqué et ils sont un pôle important dans la construction de cette alternative. L’accord sur quelques points de principe (l’Europe, la République démocratique, la justice fiscale et budgétaire, la relance par l’investissement) devrait faciliter celle-ci. Se dessinerait alors la possibilité d’une majorité de congrès capable de faire le lit des démoralisations et abandons cumulés depuis deux ans. Cette alternative est aussi en débat en dehors du PS. L’échange avec cinq composantes du Front de Gauche (PCF inclus) a fait apparaitre un point d’accord essentiel: la volonté de trouver des bases communes de rassemblement lesquelles se dessinent déjà contre les politiques européennes et nationales d’austérité. Comme l’a souligné Christian Picquet: « on ne s’en sortira pas les uns sans les autres et encore moins les uns contre les autres. Sous quelque forme que ce soit, la « théorie » des deux gauches est un piège mortel« .  Dés lors que l’alternance se bâtit avec des socialistes qui concrétisent une démarche autonome (réclamée par Elisa Martin), tout le monde s’accorde en dehors du PS pour considérer celui-ci est un enjeu: ni un cadavre à la renverse, ni un parti de droite ou sans militant ; il peut être, si une nouvelle gauche s’y construit,  un des chainons susceptible d’interrompre le cycle dépressif décrit comme à plaisir par ses actuels dirigeants. Du côté du Front de Gauche, plusieurs comme Lucien Jallamion (République et Socialisme) avancent l’idée qu’il faut aussi revoir le clivage « dans et hors le PS » en allant jusqu’à un travail d’inventaire  de « la gauche de la gauche ». Et le dialogue sur des « points de rassemblement » devrait le faciliter, l’exigence d’une nouvelle République étant l’un des plus évidents.

 

- La  Sixième République est apparue en effet comme un bien commun à toutes les sensibilités présentes.  Le « désastre du présidentialisme » (François Calavet d’Ensemble-Front deGauche) conduit une nouvelle fois la gauche à un point de non-retour. Le grand renoncement de celle-ci à changer les institutions une troisième fois alors qu’elle est au pouvoir, est un refus d’engager une révolution démocratique qui éloigne encore un plus ses électeurs des urnes et ses militants de l’engagement. Le propos de Mendès-France a été rappelé selon lequel « la question démocratique est partie intégrante de la question sociale: si vous ne réformez pas la République, vous ne pourrez réformer l’école ni mener une bonne politique économique« . De même qu’a été rappelé le fait que M. Valls a été l’auteur d’un rapport (« Pour un pacte républicain rénové ») en février 2011 où il faisait l’apologie du régime en place. Il avait été retiré de l’ordre du jour du Bureau National du PS par Martine Aubry devant la probabilité de son rejet s’il avait été soumis au vote. Pour autant le PS est le seul parti qui n’ait jamais abordé au fond la question du changement de République. C’est donc un sujet qui devra être au centre de l’alternative de gauche au prochain congrès; mais pas tant sur le principe même du changement que sur ses modalités concrètes, sociales, politiques et juridiques. Sur ce point aussi, le débat de Bellerive a fait bouger les choses: le problème de la Constituante comme point de passage obligé (revendiqué avec force, on s’en souvient par Jean-Luc Melenchon lors de la dernière campagne présidentielle)  a été posé pour ouvrir la voie, a dit Emmanuel Maurel,  « tout de suite, sans attendre, à une 6° République essentielle pour affirmer que la démocratie est une condition préalable d’exercice du pouvoir par la gauche ».  Et il a été proposé que ce débat se décline dès la rentrée en débats locaux de tous ordres et dans toutes les formations, avec le concours éventuel de la Convention pour la 6° République, représentée à cette réunion.

Une réunion qui vient s’ajouter à d’autres du même type. Le samedi 14 juin devant un public nombreux, s’était tenue à la Mairie du XI° arrondissement à Paris une rencontre du même type à l’initiative d’ »Un monde d’avance » (le courant de B. Hamon au PS). Jean-Marc Germain (proche de M. Aubry) et Pierre Laurent (secrétaire général du PCF) y avaient pris la parole. Ces réunions sont le signe qu’un mouvement est lancé et qu’il y a une gauche en forme. « Elle peut mourir » a cru pronostiquer M. Valls. Elle a déjà commencé à renaitre. Sans lui.

URL source: http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-allies/230614/gauche-en-forme

 

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Cher(e)s camarades,

Le rassemblement de Bellerive-sur-Allier nous a permis de d’échanger pendant 3 jours avec des camarades issus de plusieurs sensibilités du PS et venus de 65 départements. Malgré les grèves de train, la coupe du monde et la fête de la musique, nous avons réuni plus de 300 militants au centre de la France qui ont pu confronter leurs analyses et chercher ensemble les solutions à la crise que nous traversons. Des représentants des verts, du Front de gauche, du Parti communiste, de la Gauche unitaire ainsi que plusieurs de nos députés mobilisés contre la politique menée étaient aussi présents. Nous remercions tous les participants qui ont contribué au succès de cette manifestation.

La motion 4 a pris part largement au débat en rappelant la spécificité de son diagnostic. Nous avons demandé l’application des 6O engagements du président candidat. Nous avons défendu la nécessité de dépasser le dogme de la croissance et de partager le travail pour lutter contre le chômage de masse afin de construire un nouveau mode de développement durable, écologique et solidaire. Nous avons aussi défendu la nécessité d’une économie réelle qui ne soit pas l’otage des marchés financiers. Nos idées ont été approuvées par les députés Barbara Romangan et Pouria Amirshahi. Nous avons été entendus et le communiqué signé collectivement en témoigne.

Bellerive-sur-Allier est un point de départ, une initiative qui doit être dupliquée dans toutes nos régions. De telles rencontres avec les militant(e)s sont essentielles pour convaincre du bien fondé de nos positions. Nous ne devons pas craindre le débat d’idées mais au contraire saisir toutes les occasions d’échanger sur le fond car c’est ainsi que nous pourrons surmonter les divergences et construire le grand rassemblement dont la gauche a tant besoin.

La motion 4 a un rôle central à jouer dans la refondation de notre parti sur les bases d’une gauche courageuse, responsable et innovante. La redistribution des richesses est un préalable à toute dignité humaine mais nous savons que cela reste insuffisant pour répondre aux enjeux du XXIe siècle et retrouver l’espoir en une société d’émancipation. Nous devons redonner du sens au projet socialiste.

La « pacte de responsabilité » n’a jamais été notre horizon pas plus que la baisse du « coût du travail ». Quand le gouvernement parviendra-t-il à le comprendre ? La gauche a toujours été porteuse d’un projet de transformation sociale. Il nous appartient maintenant de le formuler. C’est une tâche à laquelle la motion 4 doit s’employer avec force et détermination comme l’a toujours fait notre Premier signataire Stéphane Hessel. La reconstruction de la gauche ne se fera pas sans nous.

Amitiés socialistes

Patrick Ardoin, Frédéric Lutaud
Membres du Bureau national

Appel de Bellerive-sur-Allier

Nous socialistes réunis les 20-21-22 juin à Bellerive sur Allier, nous sommes venus de 65 départements à l’appel de différentes sensibilités du Parti socialiste.

Indignés et mobilisés contre la politique du gouvernement, contre l’austérité, contre le chômage de masse, nous demandons l’application des engagements du discours du Bourget qui ont fait la victoire de mai-juin 2012. Le pacte de responsabilité, la « politique de l’offre » et la baisse du « coût du travail » n’ont jamais été dans le programme du candidat président. Si des millions d’électeurs de gauche se sont abstenus aux municipales et aux européennes, c’est parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans la politique suivie depuis 20 mois.

Les électeurs de gauche n’ont pas voté pour donner 41 milliards sans contrepartie aux employeurs. Ils n’ont pas voté non plus pour une austérité budgétaire de 50 milliards d’euros. Nous, socialistes, voulons une réorientation de la politique du gouvernement et une finance soumise aux exigences de l’économie. Nous voulons la mise en œuvre d’un nouveau mode de développement écologique et durable. Nous voulons la réduction du temps de travail pour renouer avec le plein emploi et assurer le maintien des retraites. Nous voulons redistribuer les richesses par une augmentation significative des salaires. Nous voulons une réforme fiscale, avec un impôt progressif et durable, qui s’attaque au capital, aux dividendes, aux fraudes fiscales. Nous voulons faire reculer les inégalités, défendre et élargir les services publics, renforcer le droit du travail, contrôler les licenciements et relocaliser les emplois.

Nous pensons que ces aspirations sont majoritaires dans notre parti, dans le salariat, dans la population. Il n’y a aucune fatalité à la prétendue « mort de la gauche » si nous menons une politique économique et sociale de gauche responsable et courageuse, tout simplement en étant de gauche, en incarnant la gauche, en agissant à gauche !
Avec 40 % du bureau national du PS et avec « l’appel des 100 députés » socialistes, nous soutenons pleinement les élus, députés et sénateurs socialistes qui s’opposent à l’austérité à l’occasion du collectif budgétaire. Nous voulons que le pouvoir émane des parlementaires et non que tout soit décidé par un seul homme.

Ensemble et en confrontant, en rapprochant nos points de vue, nous nous sommes préparés ce week-end aux échéances sociales urgentes et aux débats nécessaires et programmés (états généraux, congrès) au sein du Parti socialiste et de toute la gauche.
Nous savons que rien de grand ne s’est jamais fait sans unité de toute la gauche. Convaincus que le rassemblement de Bellerive-sur-Allier préfigure un rassemblement plus large, nous appelons à un gouvernement d’union de la gauche, rouge, rose, vert qui repose sur la majorité de l’Assemblée nationale et sur le mouvement social mobilisé.

Nous appelons au sursaut des socialistes et de toute la gauche.

MLG (maintenant la gauche – motion 3), OPLPV(Oser Plus Loin Plus Vite – motion 4), UMA (Un Monde d’Avance), Socialistes contre l’austérité, NVS (Nouvelle Voie Socialiste), D&S (Démocratie et socialisme)

Pouria Amirshahi, Barbara Romagnan, Patrick Ardoin, Marie-Noëlle Lienemann, Frédéric Lutaud, Emanuel Maurel, Gérard Filoche au rassemblement de Bellerive-sur-Allier.

Paroles prononcées au Bureau national du 17 Juin 2014

Oser Plus Loin Plus Vite
La motion 4 du Parti socialiste
http://www.oplpv.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Echanges sur face book au fur et a mesure lundi 23 juin : :

 

Maintenant on me dit qu’il y avait un « Damien » du NPA qui a parlé…Damien qui ? il y a eu 50 interventions libres de la salle, il y avait aussi un orateur wallon, un orateur suisse et on n’a pas proposé une fusion des régions avec ! il y avait une sophrologue, on n’a pas proposé au PS de se convertir… Ca va, stop ! Tout a été filmé, et on voit qui a été invité, qui a parlé, et de quoi… notre appel de Bellerive est public… le communique final… on défend une majorité rose rouge verte appuyée sur la majorité à l’Assemblée nationale, c’est clair, non ? donner à croire qu’on aurait défendu une « construction du PS avec le NPA » est.. disons… abusif de la part de notre cher Jean-Christophe, pourvu qu’il n’y ait pas eu dans la salle et qui nous aurait échappé, un orateur du POI l’ancien parti de Jean-Christophe Cambadelis

 

 

Le NPA a refuse de venir aux Glières, aux socialistes affligés…. Q ui pense qu’ils étaient invités à Bellerive aux « socialistes contre l’austérité » et qu’on proposerait une « construction du PS avec le NPA » ? c’est sérieux comme polémique ?

 

 

Quand bien-même il y eut un membre du NPA… En quoi est-ce un problème ? Ce n’est pas une honte d’être au NPA que je sache. Il est loin le temps où Camba militait au PCI…

 

 

GF   bien sur ! et on n’a pas d’exclusive ! et le PS officiel a su, il n’y a pas si longtemps rencontrer olivier Besancenot. Et même on aurait pu l’ inviter comme UMA et Henri Emmanuelli l’avaient fait à Vieux Boucau ! si on ne l’a pas fait c’est que ça n’avait pas de sens aujourd’hui à nos yeux, pour un gouvernement rose rouge vert… allez stop ! c’est une polémique diversion, lisez plutôt le compte rendu de l’excellent rassemblement de Bellerive sur allier et le communiqué final ! L’appel de Bellerive !

 

 

Oui Gérard il y avait un militant du NPA de Saint Etienne, avec qui j’ai échangé quelques mots, il est intervenu à la Tribune très brièvement.. Il a été socialiste à la section de SAINTE avant c’est pour ça que je connaissais. Quoi qu’il en soit notre rassemblement a été formidable. Merci de nous avoir redonner du baume au coeur. Amitiés.

 

 

Sylvain Brousse « On ne soutient pas le gouvernement, nous on est le PS vraiment de gauche ! », mais on écrit plusieurs post pour expliquer que quand même, on ne veut pas du NPA… Sait-on jamais, Le Guen pourrait faire les gros yeux…

 

mais Sylvain Brousse, en plus, ce n’est même pas vrai qu’on « ne veut pas du NPA »… ce n’est pas le sujet, vu qu’il ne serait pas venu et qu’il ne veut pas de gvt rouge rose vert,   Henri Emmanuelli Benoit Hamon avait invité sans probléme le NPA et Olivier Besancenot à Vieux boucau,  et il était venu à l’époque (en 2009 ?)

Si on rectifie JCC c’est parce que son propos vise à empêcher les militants socialistes d’écouter le reste de l’appel de Bellerive

 

et des tweets divers dont voici certains retrouvés cici

 

JC Cambadelis invité de Christophe Barbier sur I>Télé http://shar.es/Mg5jX via @jccambadelis @gerardfiloche

Olivier Biffaud Donc @gerardfiloche dément chercher une alliance avec le NPA comme l’en soupçonne @jccambadelis dans cette vidéo à 4′ http://www.cambadelis.net/2014/06/23/linvite-de-christophe-barbier-sur-itele-12/ …

Haut du formulaire

 

Bas du formulaire

@bif_o @gerardfiloche @jccambadelis une alliance avec ces droitiers du NPA?

@ChristianDomine Mais il ne dément pas vouloir faire tomber le gouvernement Valls http://blog.francetvinfo.fr/scenes-politiques/2014/06/23/les-opposants-au-sein-du-parti-socialiste-combien-de-divisions.html … #CestUnPeuCompliqué ;)

 

  1. Gerard Filoche@gerardfiloche 49 min

@bif_o @jccambadelis c’est un hoax ! faut il te le répéter ! ca n’a aucun sens politique d’aucune sorte ! rien

  1. Gerard Filoche@gerardfiloche 36 min

@bif_o @jccambadelis raté, damned, mauvaise dénonciation sur mauvaise information…

  • ·
  • 2 h

laurent degousée a ajouté votre Retweet à ses favoris

3 h:

Quand @jccambadelis dénonce une alliance entre le socialiste @gerardfiloche et le NPA… qui n’existe pas http://ow.ly/ykHPM

 

 

 

30 ans après l’OCI, @jccambadelis lutte toujours contre le pablisme… Cc @gerardfiloche #vismaviedelamberto http://lelab.europe1.fr/Quand-Jean-Christophe-Cambadelis-denonce-une-alliance-entre-le-socialiste-Gerard-Filoche-et-le-NPA-qui-n-existe-pas-15181 …

@bif_o 4 sensibilites PS ont été présentes, et 5 sensibilites du FDG et le porte parole des verts, c’est tout, basta, le reste est hoax

Quand même difficile d’imaginer que @jccambadelis ne comprenne pas les débats autour d’une majorité rouge-rose-verte… cc @gerardfiloche

Quand @jccambadelis dénonce une alliance entre le socialiste @gerardfiloche et le NPA… qui n’existe pas http://ow.ly/ykHPM

20 ans après avoir quitté la LCR pour le PS, @gerardfiloche vise un « mariage » du PS avec le NPA : 100 fois sur le métier remet ton ouvrage !

Donc @gerardfiloche dément chercher une alliance avec le NPA comme l’en soupçonne @jccambadelis dans cette vidéo à 4′ http://www.cambadelis.net/2014/06/23/linvite-de-christophe-barbier-sur-itele-12/ …

 

  • 2 h

Jessica Masson a retweeté un Tweet dans lequel vous êtes mentionné

2 h:

.@gerardfiloche pas officiel? Perte de mémoire peut-être? Le #NPA est pourtant cité dans l’article de l’Huma!

 

ce dernier tweet jessica masson est avec ceux d’olivier biffaud empressé a reprendre la thèse absurde d’une « construction PS – NPA »

 

Appel de Bellerive sur Allier adopté à l’unanimité des présents le dimanche 22 juin

Nous socialistes réunis les 20-21-22 juin à Bellerive sur Allier, nous sommes venus de 65 départements à l’appel de différentes sensibilités du Parti socialiste.

Indignés et mobilisés contre la politique du gouvernement, contre l’austérité, contre le chômage de masse, nous demandons l’application des engagements du discours du Bourget qui ont fait la victoire de mai-juin 2012. Le pacte de responsabilité, la « politique de l’offre » et la baisse du « coût du travail » n’ont jamais été dans le programme du candidat président. Si des millions d’électeurs de gauche se sont abstenus aux municipales et aux européennes, c’est parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans la politique suivie depuis 20 mois.

Les électeurs de gauche n’ont pas voté pour donner 41 milliards sans contrepartie aux employeurs. Ils n’ont pas voté non plus pour une austérité budgétaire de 50 milliards d’euros. Nous, socialistes, voulons une réorientation de la politique du gouvernement et une finance soumise aux exigences de l’économie. Nous voulons la mise en œuvre d’un nouveau mode de développement écologique et durable. Nous voulons la réduction du temps de travail pour renouer avec le plein emploi et assurer le maintien des retraites. Nous voulons redistribuer les richesses par une augmentation significative des salaires. Nous voulons une réforme fiscale, avec un impôt progressif et direct, qui s’attaque au capital, aux dividendes, aux fraudes fiscales. Nous voulons faire reculer les inégalités, défendre et élargir les services publics, renforcer le droit du travail, contrôler les licenciements et relocaliser les emplois.

Nous pensons que ces aspirations sont majoritaires dans notre parti, dans le salariat, dans la population. Il n’y a aucune fatalité à la prétendue « mort de la gauche » si nous menons une politique économique et sociale de gauche responsable et courageuse, tout simplement en étant de gauche, en incarnant la gauche, en agissant à gauche !

Avec 40 % du bureau national du PS et avec « l’appel des 100 députés » socialistes, nous soutenons pleinement les élus, députés et sénateurs socialistes qui s’opposent à l’austérité à l’occasion du collectif budgétaire. Nous voulons que le pouvoir émane des parlementaires et non que tout soit décidé par un seul homme.

Ensemble et en confrontant, en rapprochant nos points de vue, nous nous sommes préparés ce week-end aux échéances sociales urgentes et aux débats nécessaires et programmés (états généraux, congrès) au sein du Parti socialiste et de toute la gauche.

Nous savons que rien de grand ne s’est jamais fait sans unité de toute la gauche.  Convaincus que le rassemblement de Bellerive-sur-Allier préfigure un rassemblement plus large, nous appelons à un gouvernement d’union de la gauche, rouge, rose, vert qui repose sur la majorité de l’Assemblée nationale et sur le mouvement social mobilisé.

Nous appelons au sursaut des socialistes et de toute la gauche.

On est ce 20 21 22 juin à Bellerive sur Allier socialistes contre l’austérité

Et si vous ne pouvez pas venir à Bellerive sur Allier les 20 22 juin, vous pouvez peut être nous soutenir de loin en vous abonnant à la revue, ou en soutenant l’initiative financièrement :  elle est difficile à assumer sur ce plan par beaucoup, vous devinez Bigmalion ne nous aide pas et que nous n’avons aucun  financement autre que militant : chèques à l’ordre de « D&S » C/O 85 rue Rambuteau 75 001 Paris)

 

Projet de déroulé :

 

Vendredi soir à parti de 19 h accueil installation

 

21 h : premiers échanges libres entre socialistes : la gauche va t elle mourir comme dit Valls, le PS est elle aussi faible qu’en 1958 ? Jusqu’à 23 h 30  débat général interventions limites à 8.10’ maxi

 

Samedi :

 

9 h 15 : introduction au débat territorial Marie Noëlle Lienemann + Gerard Berthiot + Eric Thouzeau + JY Lalanne  et  2 Motion 4  (élus régionaux oui dpts si possible)

 

Débat général libre  jusqu’à 12 h 15

 

Repas 12 h 14 h :

 

14 h : début de la grande discussion sous forme de « fil de discussion » : face à l’austérité quelle alternative ? pour les nouveaux modes de développement

Deux séquences / l’une de 14 à 16h 30, l’autre de 17 h 30 à 20 h 30 :

Introduction 3’ de présentation du « fil de discussion »  méthode

Deux fois à 14 h et à 17 h 30

Par François Ruffin,  non socialiste il interroge les socialistes que nous sommes  15’ + 8’ il relance en cours de route

 

Ensuite chaque membre du BN ou député co-organisateur annoncé et présent dispose d’un « crédit de temps de parole » une fois 10  minutes, un fois de 5 minutes,  (cela fait environ 12 orateurs, oratrices)  100’ + 50’ soit 2 h 30 sur  5 au total ce qui laisse 2 h 30 à des interventions/questions de tous les militants présents

 

Chacun s’inscrit librement dans le fil de discussion partie 1 et 2 pour répondre et relancer,

Intercalé avec les militants qui le désirent, si possible 7’  au maximum 8’ par personne soit la place pour plus de 20 intervenants sans doute 25

La présidence à la tribune est collective  et rotative tenue par les militants des diverses fédérations

 

Il y a 2 + 1  temps d’intervention séparés spéciaux pour deux grands témoins syndicalistes :

1°) Marc Slyper pour les intermittents,  10’

2°) Claude Debons fait un « témoignage »  syndicalisme et gvt 20’

+  Eric Dubourgnoux  (PC Allier pour Chassaigne) 8’

à caser dans la 2° partie

 

Des invités pourront aussi disposer de 10 à 12’ une fois pour s’inscrire dans le fil de discussion du samedi

 

Le samedi en fin d’ a-m 20 h 20 h 30 : 4 premières « conclusions » de 6’ socialistes : Filoche, Lienemann, Lutaud + motion 4 + Maurel et deux Uma s’ils souhaitent !

 

21 h repas festif :

 

Dimanche matin : 9 h 15 à 12 h 45 : salut de Jean Malot  Jean-Michel Guerre  Pdt Nièvre  Alex Pourchon

Table ronde avec la gauche : rassembler la gauche  10 minutes intro /personne = 100’ (une heure 40)

échange avec la salle, 1 h

+ réplique : 5 /personne   Christian Picquet, Francois Calaret, Martine Billard, Patrick Bessac, et/ou Alain Ciccodicola, Pouria Amirsahi, Barbara Romagnan, Julien Bayou  Gérard Filoche, Frédéric Lutaud et NVS, Emmanuel Maurel,

 

Mon intervention au BN du PS mardi 17 juin – Du « dialogue social », des « députés soi disant socialistes » et de la politique « pas de gauche » du gouvernement

L’unité GauchePS-EELV-FdG à l’oeuvre à l’Assemblée Nationale.

https://www.youtube.com/watch?v=P-q5_bIaTI8&feature=youtu.be

 

 

 

Merci camarade de me donner la parole. C’est bien d’évoquer comme cela vient d’être fait avant moi, le « dialogue social » que nous devons promouvoir. Mais l’écart entre la théorie et la pratique est énorme.

Quand le porte-parole du gouvernement insulte les grévistes, quand le premier ministre les provoque en affirmant que leur grève est incompréhensible, quand le refus de négocier l’emporte sur la nécessité élémentaire d’écouter les syndicats en lutte… parler de « dialogue social » devient presque ironique.

Bien sur que les cheminots défendent le service public, bien sur qu’ils ont raison de se méfier des portes ouvertes, derrière cette loi, à la privatisation. Depuis des décennies, le capital rêve de s’emparer de notre magnifique société de chemin de fer nationale. Ca a commencé avec le Sernam en 1953, d’ailleurs ce fut l’objet d’une grève de 3 semaines en plein mois d’août à l’époque. Cela n’a cessé plus ou moins sournoisement jusqu’à cette dissociation erronée de RFF et SNCF. Qu’avions nous dit à l’époque ? Que c’était une mauvaise motivation et que ce serait mauvaise gestion. Notre parti s’est opposé à séparer RFF et SNCF car c’était une  opération libérale de dislocation du service public ( la même chose a été faite partout, par exemple pour séparer la Poste et le téléphone… maintenant la Poste vend des téléphones !). Bon on recolle les morceaux RFF et SNCF que les incompétents avait séparé, mais en créant un troisième EPIC, par-dessus, dont la fonction est de préparer l’ouverture à la concurrence de tout le secteur ferroviaire en 2022, prélude inéluctable à sa privatisation. Privatiser, ça ne fera que goinfrer des actionnaires qui n’auront plus intérêt ni au confort, ni à la sécurité, ni à la régularité, ni à la continuité du service public de transport. Les usagers qui ne le savent pas aujourd’hui pleureront demain. Regardez en Suède où ils en sont à 15 jours de grève contre la privation par Veolia, contre les « contrats de travail » appelés « zéro heure ». Maintenant là-bas, 70 % de l’opinion est pour la renationalisation. Peut on éviter de passer par ce type de désastre et une destruction du chemin de fer comme en Grande Bretagne (voir « The navigators » de Ken Loach) ?

D’ailleurs c’est l’engagement n°5 de François Hollande que de défendre les services publics de la Poste, EDF et de la SNCF, n’est ce pas ?

 

Et que Jean-Marie Le Guen et Manuel Valls arrêtent de prendre les cheminots de haut, de dénoncer leur prétendue radicalité, car ces personnels sont visiblement bien plus au fait, bien plus compétents, bien plus soucieux des usagers, que le gouvernement et les dirigeants actuels de la SNCF qui cherchent déjà à introduire les méthodes rapaces du privé et de ses « clients » contre la gestion d’intérêt général du public et des « usagers ». Les dirigeants de la Cgt que je connais s’étonnent de l’absence totale de dialogue du gouvernement qui n’écoute rien, rien, rien de ce qu’ils disent. Ils sont invités à des réunions qui ne servent à rien sauf à masquer que les décisions sont prises avant et irrévocables. Ce n’est là, ni dialogue, ni négociation et il y a aura des clashs en ce cas à la conférence de juillet.

Arrêtez de reprendre les mots « otages », c’est grave, c’est sérieux les « prises d’otages » et ce genre de terrorisme, ça ne s’applique pas au droit de grève imprescriptible. Ce n’est pas digne de ministres socialistes, de dirigeants de gauche, de reprendre ce type de vocabulaire. Le Figaro appelle le gouvernement à ne pas céder, cela devrait vous interroger. Et notre parti qui est déjà rejeté en profondeur par nos propres électeurs, les 30 mars et 25 mai dernier, qui est passé derrière le FN, a tout à perdre, à se mettre en plus les cheminots… et les intermittents à dos. Qu’est ce qu’on cherche ? Un suicide encore plus sur et plus rapide ?

En matière de « dialogue social », il faudra tirer le bilan de l’ANI, un jour et de son échec complet. Il n’a pas sécurisé l’emploi, il l’a insécurisé. Il n’a pas stoppé les CDD, il ont explosé en nombre. Il n’a pas fait de « plancher  de 24 h » aux temps partiels, car et le contrat du 11 janvier et la loi du 14 juin sont violés délibérément : malgré la saisine rectificative des 22 janvier et 22 février, rien n’est appliqué à 15 jours de la nouvelle date butoir du 30 juin. C’est pareil pour les BUD (base unique de données, etc.) Quand aux « droits rechargeables » pour les chômeurs, ils sont devenus un recul, des « droits déchargeables » qui reprennent de 500 à 800 millions aux chômeurs et aux intermittents ! En matière de dialogue social, le patronat ne respecte ni sa signature ni la loi, ni son esprit. Dire qu’on va lui donner 35 milliards… Sans contrepartie ! Et le Medef refuse d’en donner, multiplie les bras d’honneur, les défis, les invectives à l’égard du gouvernement qui l’arrose.

Car je signale que seuls 2 syndicats sur 8 ont signé le « pacte de responsabilité » depuis que la CGC a retiré sa signature. Et au congrès de la CFDT de Marseille, des délégués de 37 départements se sont opposées au pacte de responsabilité et les 2/3 des délégués étaient contre le décidément fumeux pacte de responsabilité. Y a t il un « pacte » entre qui et qui ? Pourquoi faire ? Personne n’en sait plus rien.

Qu’on ne nous dise pas non plus que la gauche serait menacée de mort et qu’on ne peut pas faire autrement parce que la crise est grave et la société se « droitise ». En fait notre société est majoritairement à gauche mais déçue de la gauche. Il y a un puissant désir de gauche… déçu. Je rappelle que c’était l’analyse des résultats électoraux le 30 mars par Christophe Borgel, ici, en BN, officiellement, il démontrait bien que il n’y a avait pas glissement à droite, mais sanction par NOS électeurs qui s’abstenaient massivement et nettement, en désaveu de notre politique. La droite progressait en pourcentage, pas en voix. Nos électeurs n’allaient pas ailleurs ni à droite ni a gauche, ils nous sanctionnaient, délibérément. Et bien sur, cela va de pire en pire depuis que le gouvernement s’entête fait autiste, n’infléchit même pas sa politique à gauche ( Laurence Boone, Jacques Toubon s’ajoutant pour aggraver les choses).

Il ne serait pas sage non plus que le parti laisse un ministre du gouvernement qualifier une centaine de nos députés de « soi disant socialistes ». Là aussi, menace, et politique droitière ne collent pas « dialogue » dont il vient d’être question. Ni dialogue social, ni dialogue politique, mais menace et caporalisme, pour faire passer une politique qu’ion aura bien du mal à défendre comme étant de gauche… puisque Jean-Marie le Guen lui même explique qu’on ne fait pas une politique de gauche… ! Il y a donc besoin de recadrer ca. Lors du CN Jean- Christophe Cambadelis, s’est lancé dans une audacieuse imagerie, expliquant dans son discours  qu’il existait un vaste espace pluraliste dans nos rangs « entre deux Gégé », si j’ai bien compris, entre Gérard Collomb et Gérard Filoche, c’est bien ça ? Si c’est le cas, je n’ai pas encore bien tout compris. Car si c’est pour dire qu’il y a une diagonale et un centre entre ces deux « Gégé », je précise que je ne me sens pas du tout à une extrémité, mais au centre, et plutôt en socialiste modéré mais obstiné qui ne s’accommode pas de la politique extrême, qui est celle, avouée, de notre gouvernement qui « ne fait pas une politique de gauche »…  selon les termes même de son porte-parole. Un rappel à l’ordre du Parti, Jean Christophe, s’impose pour défendre que notre parti est à bel et bien gauche et donc bannir ce genre d’excommunication qui consiste à dire publiquement que des députés souhaitant voter conformément aux souhaits de leurs électeurs (s’ils ne le font pas ils seront balayés aux prochaines élections) ne sont des « des soi disant socialistes » !

Menaces d’un membre du gouvernement contre les grévistes et les « députés soi disant socialistes »

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, interrogé ce 17 juin sur la grève du rail, a refusé de discuter des revendications de la grève, méprisant avec force les « jamais contents » qui prennent « en otages » les voyageurs. Sur France Inter, le membre du gouvernement a pointé une « petite minorité de gens » qui « ont des problèmes entre eux ». Caricaturant la force de la grève qui dure depuis 7 jours : c’est « un phénomène marginal ». Niant jusqu’à l’intelligence des grévistes : « Il va bien falloir se rendre compte que certains sont totalement isolés dans leur déni de la réalité ». Provocant : « Ce projet de loi est une avancée, y compris dans le chemin qu’ils voudraient prendre et malgré tout ils ne sont jamais contents, il n’y en a jamais assez ». Menaçant : « Eh bien non, ce n’est pas comme ça que ça va se faire et ils vont le comprendre »

Décidément plus dur contre les cheminots que contre la finance, « les pigeons », la fraude fiscale, les patrons délinquants, etc..

Jean-Marie Le Guen s’en prend aux socialistes également en termes aussi violents : il met en garde les députés « soi-disant socialistes » qui ne voteraient pas les textes budgétaires d’austérité qui sont imposés au Parlement.  « Si un certain nombre de députés soi-disant socialistes ne votaient pas pour le budget il y aurait indiscutablement un problème nouveau.» Comme on lui rappelait que des membres du groupe dirigé par Bruno Le Roux n’ont pas voté la confiance à Manuel Valls, Le Guen a parlé « de problème objectivement très, très grave » et qui n’a « pas été purgé ». Non seulement il parle de « purge » de soi-disant socialistes » mais de se « mettre hors du chemin » ( ?) : « Si des gens veulent se mettre en dehors du chemin et ne pas voter le budget, à partir de là, évidemment, il faudra qu’ils assument leur responsabilité»,

Le comble c’est que selon lui. « Il faut savoir se respecter » : « Aujourd’hui il y a soi-disant une quarantaine de collègues parlementaires qui contestent cette ligne mais nous sommes 290 dans le groupe, la réalité, elle est là. »

La réalité est que 100 députés ont lancé un appel contre l’austérité et seulement 21 députes ont signé avec M Le Guen en faveur de l’austérité. Ce ton agressif semble donc avoir une fonction intimidante sinon plus. Car il reste 169 députés qui n’ont pas pris position.

Mais on est quand même en démocratie, et les députés ont des comptes à rendre à leurs électeurs, pas à Jean-Marie Le Guen.

La direction du groupe PS au Parlement refuse autoritairement tout amendement à la ligne gouvernementale qui consiste à donner 35 milliards au Medef et à imposer 50 milliards de moins sur la Sécu, les collectivités, les services publics. Pourtant le prétendu « pacte de responsabilité » n’est signé par personne, et le patronat clame qu’il n’y aura aucune contrepartie aux milliards qui lui seront déversés.

Il y a beaucoup de risques à persister dans cette impasse. Cela met en péril toute la gauche qui a déjà perdu le 30 mars, et encore le 25 mai, le PS passant à cause de cette politique derrière le FN.

 

Soutenons la grève des cheminots et des intermittents du spectacle !

L’engagement n° 5 de François Hollande affirmait : « Je préserverai le statut public des entreprises détenues majoritairement par l’Etat (EDF, SNCF, La Poste…)

Les cheminots se battent aujourd’hui pour que cet engagement de François Hollande soit tenu.

Le projet de loi qui doit être présenté par le gouvernement de Manuel Valls amplifie la politique  d’éclatement de la SNCF : création de RFF par la droite en février 1997 ; privatisation du transport ferroviaire de fret en 2003 ; démantèlement de l’entreprise publique, pour préparer sa privatisation, orchestrée par la direction SNCF à travers l’émiettement en Activités de plus en plus autonomes, la multiplication des filiales et la généralisation de la sous-traitance.

 

L’engagement n° 24 affirmait : « Je lutterai contre la précarité »

Ce sont aujourd’hui les Intermittents du spectacle qui se battent pour que cet engagement de François Hollande soit respecté.

La convention Unedic, écrite sous la dictée du Medef en mars 2014, les précarise encore plus. Les Intermittents demandent au gouvernement de refuser, comme il en a le droit, d’agréer cette convention.

 

Tous les socialistes devraient se réjouir de la lutte déterminée des Cheminots et des Intermittents du spectacle.

Si nous avons subi de tels revers aux élections municipales et aux élections européennes, c’est parce que François Hollande a tourné le dos à l’orientation qu’il avait fixée dans son discours du Bourget et qu’il gouverne sous la pression du Medef et de la Commission européenne. Amener le gouvernement de Manuel Valls à résister à ces pressions et à tenir les engagements de François Hollande est la meilleure façon d’éviter à la gauche de nouvelles défaites électorales en 2015 ou 2017.

Apporter notre soutien au mouvement social, c’est aussi faire reculer le Front National : lors du puissant mouvement de grèves et de manifestation de novembre-décembre 1995, lors des mobilisations de millions de salariés contre la réforme des retraites de Sarkozy en 2010, le F.N. avait disparu du paysage.

Les grèves et les mobilisations de 1995 et de 2010 avaient préparé et favorisé la victoire de Lionel Jospin en 1997 et celle de François Hollande en 2012. La gauche ne gagne que lorsqu’elle est aux côtés de sa base sociale, le salariat. Dans le cas contraire, nous savons ce qui nous attend : les législatives de 1993 (48 députés au lieu de 247, cinq ans plus tôt) ; les municipales de 2014 (155 villes de plus de 9 000 habitants perdues) ; les européennes de 2014 : le PS en 3ème position, avec moins de 14 % des voix, derrière le FN (24,8 %) et l’UMP (20,8 %).

JJ Chavigné

 

 

 

annexe :

 

Les cheminots sont en grève contre la réforme ferroviaire. Pour la plupart des usagers du rail, c’est mal vécu.

Pour nous, salariés de la SNCF, c’est aussi douloureux car nous perdons notre salaire comme cela a toujours été le cas pendant une grève. Sinon, nous y serions tous les jours ! Nous savons aussi que notre avenir professionnel et social est en jeu.

Nous luttons contre l’éclatement de la SNCF prévu dans le projet de loi. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient à cause des médias, il ne s’agit pas de réunifier le rail, mais de séparer complètement la gestion des voies et des quais du transport de voyageurs.

Deuxième volet de la loi : construire une nouvelle réglementation du travail alignée sur le moins-disant social. L’exemple pris par le gouvernement et le patronat est celui des routiers.

Ce n’est pas pour des raisons de concurrence car il pourrait très bien y avoir de bonnes conditions de travail identiques pour tous : la concurrence serait respectée.
Loin du discours sur le développement durable et l’importance écologique du ferroviaire, il s’agit plutôt de préparer l’arrivée d’actionnaires qui eux, ont besoin de conditions sociales dégradées pour récolter des dividendes.
Mais pour les usagers, cela ne fera qu’empirer les conséquences que vous subissez tous les jours.

Trains arrêtés en pleine voie ?Trois sources principales d’incidents obligent les voyageurs à rester coincés dans leur rame en pleine voie.

Première cause : le contrat entre les régions et la SNCF prévoit que la SNCF paie des pénalités en cas de retard au départ des trains. Dès lors, même si la SNCF sait que le train sera bloqué sur les voies, il part, se retrouve à l’arrêt en plaine voie, les gens coincés dans les rames. Ensuite, la SNCF explique : « c’est la faute à RFF ». La séparation entre SNCF et RFF permet ce genre de mépris des usagers.
Deuxième cause : la défaillance matérielle. Le zéro stock fait que la maintenance des rames est de plus en plus effectuée en prenant des pièces usagées sur une autre rame pour réparer une défaillance. Sauf qu’en l’absence de pièces neuves, le nombre de pannes augmente. Pour ne rien arranger, les pas de maintenance (le temps passé entre deux révisions) est allongé. Enfin, il n’est plus obligatoire d’avoir des rames « propres » ou « fonctionnelles » pour les autoriser à rouler !
Troisième cause : la maintenance des voies. L’accident de Brétigny l’a montré. La maintenance est de plus en plus négligée et les limites de l’infrastructure sont atteintes. Que fait RFF ? Il augmente les prix du « péage » que la SNCF doit payer, dont le coût est répercuté sur le prix du billet. Mais que fait la SNCF ? Elle diminue ses prestations pour récupérer ce manque à gagner. Qui est perdant ? Le voyageur et son droit à voyager en sécurité !
Boutiques fermées, guichets déserts ?

Vous avez du mal à acheter un billet grande ligne dans une gare banlieue ? C’est « normal ». La SNCF , à cause de la régionalisation, a décidé de séparer les gares banlieue ou TER des gares grandes lignes. Pire, elle a décidé que les personnels seraient dédiés à l’un ou à l’autre.

Parce que cela ne suffisait pas, les logiciels ne sont pas compatibles. Il est impossible de délivrer un billet grande ligne d’un terminal TER ou banlieue ! Le projet de loi prévoit d’accentuer cette séparation qui ira jusqu’aux correspondances. Un train grande ligne est en retard. Tant pis, la correspondance TER sera partie !

Personne dans les gares ? Qui n’a pas connu une queue interminable devant des guichets, alors que des postes de travail sont fermés à côté ? La SNCF vient de sortir un plan d’avenir qui prévoit la suppression des guichets et leur remplacement par des automates. La raison invoquée ? Les usagers utilisent Internet. Pourtant, les voyageurs expliquent qu’ils préfèrent parler à une personne physique plutôt qu’à un terminal.

La direction de la SNCF utilise une technique qui a fait ses preuves. D’abord on rend les files d’attente interminables en renvoyant les usagers vers les automates puis on fait quelques promos sur internet et le tour est joué ! Pendant ce temps, le soir, combien de gares n’ont aucune présence humaine …

Voitures sales, toilettes en pannes, etc.

Votre climatisation est en panne ? Normal ! Alors qu’une rame devait avoir l’ensemble de ses équipements en état de marche, désormais c’est fini : la règle est de l’isoler et de mettre malgré tout la rame à quai ! Pas de chance pour celui ou celle qui a réservé dans la mauvaise voiture !

Toilettes en panne ? Pour un trajet inférieur à deux heures, la SNCF a obtenu qu’elles ne soient plus nécessaires. Désormais il y a une multiplication d’arrêts en gare ou en pleine voie pour permettre aux voyageurs de faire leurs besoins…

Les rames sont sales ? Encore faudrait-il qu’elles soient nettoyées. Or, cela est rendu difficile pour deux raisons principales. D’abord, elles doivent être immobilisées le moins longtemps possible et rouler plus. Ensuite, les contrats de nettoyage passés entre la SNCF et des entreprises sont calculés sur des temps passés au nettoyage de plus en plus courts pour chaque voiture.

Pourquoi ne pas réparer le matériel ? La SNCF supprime toujours plus d’ateliers de maintenance des rames et voitures. Dès lors, il faut de bonnes raisons pour réparer car les distances entre les gares et les ateliers sont de plus en plus grandes. Enfin dans ces ateliers, c’est le désert avec la suppression des personnels qualifiés pour réparer.

Voyageurs handicapé : voyager c’est la galère !

Vous êtes handicapé et le contrôleur ne vous aide pas ? Malheureusement, c’est un ordre imposé par la direction de la SNCF. Il est interdit pour un cheminot en service de venir en aide à un voyageur handicapé ! C’est une faute professionnelle et en cas d’incident, la SNCF se retournera contre le cheminot ! Cette ânerie de la part de la direction fait passer le cheminot pour un … auprès des voyageurs.

Handicapé, vous n’avez pas d’aide en gare ? Malheureusement, la SNCF supprime des postes en gare et très souvent elle oblige les handicapés à faire un trajet supplémentaire pour trouver une aide. Il est de moins en moins rare d’avoir des handicapés (en banlieue notamment) qui sont obligés de descendre à une gare autre que leur destination. Dans sa grande largesse, ce service est gratuit… mais il faut réserver 48 heures avant et voyager avec un seul bagage !

Accès handicapés : le fric contre le droit d’accès. Les grandes entreprises ont réussi à faire reculer le gouvernement. L’accessibilité des gares aux handicapés est repoussée. Contrairement à ce que la direction fait croire aux voyageurs, ce n’est pas en raison d’impossibilités techniques. Il s’agit d’argent, uniquement d’argent. La SNCF, comme d’autres entreprises, ne veulent pas dépenser. Pendant ce temps, les handicapés n’ont qu’à se débrouiller !

Le projet de réforme c’est tout cela mais en pire !

Économiser toujours plus ! Tout ce que vous vivez n’est pas une fatalité. C’est le choix délibéré d’une politique où le service public, accessible à tous et de qualité, est remplacé par une recherche de profit.

Pourquoi la SNCF dépense-t-elle des milliards pour racheter les chemins de fer polonais ? Cet argent pourrait servir à améliorer la présence en gare, à ouvrir des guichets, à réparer le réseau. Non ! SNCF et gouvernement font d’autres choix : éclater la SNCF pour mettre en place une concurrence sauvage.

La réforme prévoit que c’est cette politique de groupe industriel (avec ses achats, ses ventes, ses liquidations et ses actionnaires) qui doit remplacer le service public.
Nous sommes déterminés à arrêter cette course folle.

SUD Rail Paris Sud-Est, 40 allée de Bercy, 75012 Paris, 09 50 25 20 69

Des néo-blairistes se lancent à l’assaut du meilleur du Parti socialiste

 

L’heure est à sauver le Parti socialiste contre les assauts de ses pires ennemis, les vieilles méthodes des néo-blairistes sont à l’œuvre : vous verrez que tous ceux qui critiquent le PS d’aujourd’hui seront stupéfaits et le regretteront, si par malheur cette minorité, avec Valls, parvenait à ses fins

 

Incroyable, un premier ministre (de gauche) au pouvoir annonce que la « gauche peut mourir » ! Il précise, ce qui est inouï pour des français qui connaissent leur histoire et réfléchissent : « Elle n’a jamais été aussi faible depuis 1958 ».

 

Quoi, la gauche est majoritaire dans le pays, et le chef prétendu de cette majorité affirme qu’elle est sur le point de « mourir » ? Et remonte aux pires heures de 1958 ?

Alors qu’il y a 2 ans à peine, la gauche, le PS, dirigeait tout, les villes, les régions, les départements, l’assemble, le Sénat, la présidence ?

Alors qu’elle détient encore la présidence, l’assemblée, les régions, les départements ? Alors que la droite est en totale déconfiture et gagne… en perdant des voix ?

Alors que l’extrême droite s’affiche en tête par défaut ?

Alors qu’électoralement, la gauche ne souffre que de l’abstention laquelle est due entièrement à ce qu’elle ne fait pas une politique de gauche ?

Si la gauche est menacée de mourir, c’est par sa faute ! A peine après 8 semaines d’exercice du gouvernement Valls, le FN était en tête ! Contrairement à ce qu’il prétend le Premier ministre en est responsable : en huit semaines, il n’a pas su, pas voulu,  corriger le désastre des municipales, ni la ligne politique qu’il l’a produit en décevant nos électeurs.

Au contraire, par ses déclarations ( « il est difficile de faire quelque chose pour les salariés ») il l’a confirmé et amplifié !

En s’inscrivant, de façon incroyable, dans le défaitisme, la menace et le recul, Valls sape les espoirs encore forts de la gauche. En faisant cela, et même en faisant plier les cheminots et les intermittents, il justifie, austérité, le règne de la fiance et des marchés.

En fait la raison est que le premier ministre n’est elle pas que lui même appelle de ses voeux à faire mourir cette gauche-là !

Ceux qui ne le comprennent pas aujourd’hui le verront avec évidence demain.

Il tient un langage sectaire et non pas rassembleur. Il est venu au Conseil national pour donner la leçon. Son discours était arrogant et fermé. Il a menacé les parlementaires qui ont le courage de vouloir continuer à représenter leurs électeurs : halte à la « re-parlementarisation à outrance » (sic) s’est il écrié dans une Ve République dans laquelle chacun le sait, le Parlement, hélas, ne compte pas

Il s’est érigé au Conseil national du Parti socialiste, samedi 14 juin, en néo-blairiste qui veut faire la peau de la vieille gauche et de l’actuel parti : il est venu nous menacer !

Médiapart analyse à juste titre cette offensive et raconte que le premier secrétaire est prêt à suivre cette attaque sans précédent :  (cf. article de Stéphane Alliés, 15 juin 2014) : « Quand on lui demande si nous sommes en train d’assister à la mue du parti socialiste français en New Labour à l’anglaise ou en Parti démocrate à l’italienne, Jean Christophe Cambadelis opine. « C’est à ce niveau-là qu’il faut se situer. Ce qui est en jeu, c’est un nouveau parti socialiste »  Il enfonce le clou : « La force propulsive du cycle d’Epinay est arrivé à son terme ».

Ceux qui n’écoutent pas ces mots à temps et ne les prennent pas au sérieux, se réveilleront quand il sera trop tard : politiquement défaits en rase campagne ! L’attaque est absolument explicite : «  Il nous faut nous réinscrire dans une réalité qui a changé. On veut pouvoir dire : “le socialisme moderne est arrivé”

Mais il n’y a rien de « moderne » bien sur là-dedans, que du très très vieux libéralisme ! Même pas du « social libéralisme » ! Du néo blairisme ! « Néo » cela ne veut pas dire « mieux » ou « moins » cela veut dire pire ! Et que ceux qui ignorent encore ce que cela veut dire se repenchent sur l’histoire du travaillisme et de sa prise en main par une aile droite qui ne voulait plus entendre parler des syndicats de son pays.

Le blairisme c’est une vieille vieille politique archi usée, qui a servi de carpette de la City et ce sera ici, celle de la BNP, des 500 familles, de la troïka UE FMI BCE,  de la finance rapace et attardée qui a mis à sac l’Europe et ses peuples.

Cherchez, d’ailleurs dans le discours de Valls du 14 juin, il ne cherche même pas à masquer. Pas une concession à l’histoire du socialisme, pas une seule à Blum, à Jaurès ou à Mitterrand. Pas une seule aux salariés qui produisent les richesses, seulement des hommages à ces « Entreprises » abstraitement déifiées avec un « E » » majuscule !

Tout ça pour justifier l’austérité à moins 50 milliards contre le peuple, la soumission à la finance, les 35 milliards sans contrepartie au Medef, l’affrontement avec les cheminots, avec les intermittents, même avec la réglementation pourtant minimaliste des chauffeurs de taxis. Tout ça pour justifier la non-amnistie des syndicalistes, la suppression des élections et la casse des prud’hommes, les ouvertures du dimanche, l’explosion des CDD, la facilitation des licenciements, le gel des seuils sociaux, la mise sous tutelle de l’inspection du travail, le recul des retraites, le gel du smic et des salaires, le laisser faire des liquidateurs d’entreprises… et les signaux sont multiples dorénavant visibles jusque dans les détails, le pouvoir absolu des banquiers à l’Elysée, ou la nomination de Toubon en pseudo défenseur des droits

Tout cela pour mieux favoriser « l’acceptation par tous du cap fixé par le président de la République le 14 janvier dernier ».

C’est la déclaration de guerre : en fait ce n’est pas la gauche qui est menacée de mort. C’est le Parti socialiste !

Or le PS lui même n’est pas responsable de sa défaite de mars et de mai 2014, ce n’est pas la faute aux maires, ce n’est pas la faute à ses élus,  pas la faute à ses militants, c’est entièrement la faute à l’exécutif et à ses choix successifs et approfondis de ne pas respecter les promesses de mai juin 2012. Le rejet du PS est profond, sans précédent, mais en fait le parti lui même s’il était démocratiquement consulté serait massivement opposé à ce qui arrive, à ce qu’on lui fait subir du haut des institutions de la Ve République. Le projet du PS adopté en 2011 ce n’était pas ça, les programmes élaborés et votés en son sein, n’avaient rien à voir avec la politique libérale actuellement mis en oeuvre.

C’est ce qu’a répondu Jean-Marc Germain à Manuel Valls qui prétendait que, « dans l’opposition » le (vieux ?) PS (« incompétent ?) n’avait pas travaillé, ne s’était pas préparé : oui, nous avions un projet, oui nous savions comment faire une politique de gauche, ajoutant « Si au pouvoir on n’applique pas ce qu’on a pensé dans l’opposition, alors on le repense avec des hauts-fonctionnaires imprégnés par le monde de la finance ».

Résistance donc au Parti socialiste ! Résistance au groupe parlementaire socialiste ! Défense du parti socialiste de gauche, pluraliste, issu d’Epinay contre ces néo-blairistes désormais déclarés. Retour à l’unité de la gauche : « On ne pourra pas ressouder la gauche si la pratique du pouvoir est contraire à ce pourquoi on a été élu » déclare encore Jean Marc Germain.
Battre le collectif budgétaire de Manuel Valls est donc vital. Jean Marc Germain et Laurent Baumel l’ont dit :  « Nous irons jusqu’au bout de nos amendements ». L’un d’eux sera t il le prochain Premier ministre ?  Car une majorité rouge rose verte qui a préparé ces amendements en commun existe et peut s’affirmer.  Il en sortira un gouvernement de gauche répondant aux aspirations de mai juin 2012 : c’est la seule issue, la seule chance pour répondre aux aspirations sociales et ne pas aller dans le mur aux prochaines élections.

Quoi ? La gauche « peut mourir » ? « Jamais été aussi faible » ? Comment ca ? Mais la faute à qui ? Elle dirigeait tout ! C’est toi le 1er ministre, c’est la faute à TA politique d’austérité ! Il y a toujours une majorité rouge rose verte au Parlement et dans le pays ! Mais pour la sauver : cap a gauche !

Sursaut socialiste     sursaut à gauche

Premier rassemblement national de militants socialistes contre l’austérité à Bellerive-sur-Allier

20 21 22 juin 14

http://sursaut-socialiste.fr/

inscrivez vous : bellerivejuin2014@orange.fr

 


Ils viendront de 60 départements en fin de semaine.

Ils se déplaceront avec leurs seuls moyens et leur volonté militante. Ce sont des socialistes inquiets et en colère.

Ils sont choqués par les désastres électoraux des 30 mars et 25 mai et veulent réagir vite, échanger, proposer.

Ils sont choqués quand le Premier ministre leur dit « la gauche peut mourir ». Elle n’aurait « jamais été aussi faible depuis 1958″ !

Comment ça ? La gauche dirigeait tout, elle avait tout pour réussir en mai juin 2012, elle n’avait jamais été aussi forte, elle avait un projet, une feuille de route, et elle serait menacée de « mourir ».

Mais à qui la faute ?

Les électeurs, la gauche, les socialistes savent que si la gauche est menacée, c’est par la politique d’austérité actuelle du gouvernement. Parce que les promesses, pourtant modérées et réalistes du « discours du Bourget » n’ont pas été tenues.

Or il y a de l’espoir !

En fait la gauche est toujours majoritaire à la base dans le pays. D’ailleurs, elle lutte socialement.

Mais il y a un immense rejet de l’exécutif à cause de son autisme.

Pour sauver la gauche, 40 % du BN du PS et plus de 100 députés socialistes se sont mobilisés. Il existe toujours une majorité rouge rose verte à l’Assemblée nationale, elle doit, elle peut assumer son pouvoir.

Les rencontres avec tout la gauche, avec les Verts (EELV) avec le Front de gauche (PCF, PG) sont en cours. Des amendements unitaires des trois groupes parlementaires sont déposés au « collectif budgétaire » fin juin. Des discussions pour l’unité de la gauche ont repris. Elles auront lieu aussi à Bellerive.

Le sursaut c’est maintenant

A l’appel de plusieurs sensibilités socialistes : MLG (Maintenant la gauche – motion 3), OPLPV (Oser Plus Loin Plus Vite – motion 4), et avec la participation de différentes sensibilités du parti : UMA ( un Monde d’avance), les socialistes affligés, NVS (Nouvelle voie socialiste), D&S (Démocratie & Socialisme), soutenu par « les socialistes contre l’austérité »

Seront présents : 15 membres du BN du PS et députés socialistes et des invités de la gauche : Paul Alliés (BN), Pouria Amirshahi (député, BN), Patrick Ardoin (BN), Guillaume Balas (BN), Marie Bidaud (BN), Stéphane Delpeyrat (BN), Rémi Dermersseman-Pradel (BN), Julien Dray (BN), Gérard Filoche (BN), Jérôme Guedj (BN), Pascal Cherki (député), Lucien Jallamion ( Résistances) Marie Noëlle Lienemann (sénatrice, BN), Frédéric Lutaud (BN), Philippe Marlière et Liêm Hoang Ngoc (socialistes affligés), Emmanuel Maurel (BN), Mehdi Ouraoui, Christian Picquet ( GU), Barbara Romagnan (députée), Jean-Claude Rennwald (PS Suisse) François Ruffin, (Fakir) Marc Slyper (intermittents CGT)  …

Vendredi soir : échange sur la situation du PS et l’attente des militants
 – Samedi matin : table ronde débat sur la crise démocratique et les changements institutionnels (VIe République, collectivités locales) -
Samedi après-midi : la bataille contre l’austérité et pour de nouveaux modes de développement
- Le samedi soir, repas convivial
- Dimanche matin : Construire le rassemblement de la gauche et des écologistes.

Socialistes, militants de gauche, il faut savoir être là aux bons moments, aux grands rendez-vous,

Soyez là !