Soyez là, à Bellerive. Sursaut, sauvons la gauche !

 

« Il n’y a jamais une seule politique possible » avait dit François Hollande. Heureusement ! Car chaque jour des millions d’électeurs de gauche constatent que la politique menée par le gouvernement est aux antipodes de leurs attentes. Même dans les petits détails ils apprennent la nomination de Laurence Boone et de Jacques Toubon mais aussi infiniment plus choquant que les indemnités des accidentés du travail et des maladies professionnelles vont être diminuées. Jamais dans l’histoire de la gauche au pouvoir, en France, nous n’avons vu pareil sentiment de trahison se développer à une échelle de masse. Il y a plus que de l’exaspération, il y a de la colére qui sort de partout : dans les rangs de la gauche mais aussi parmi des milliers de socialistes ébahis, choqués, indignés.  Même au congrès CFDT de Marseille, les deux tiers des délégués étaient hostiles au « pacte de responsabilité », contraignant leur direction, qui en reste la seule signataire, à prendre ses distances.

Cela n’empêche pas Manuel Valls de nous faire passer du drame à la tragédie en confirmant un « collectif budgétaire » et un « budget 2015 » avec 41 milliards donnés aux entreprises et 50 milliards pris à notre Sécu et à nos services publics. Cette politique est une folle impasse, elle a échoué partout, elle va faire mal à notre pays. Elle va enfoncer l’économie dans la récession, aggraver le chômage, augmenter la misère et les inégalités. On se demande par quel entêtement inouï ceux que nous avons élus, se jettent et nous jettent ainsi dans le mur, flattant les riches, sacrifiant les salariés, conduisant toute la gauche et le pays à sa perte.  C’est une politique que l’on ne peut même qualifier de « social libérale », elle est libérale, elle est à droite de Tony Blair, et notre parti n’a jamais voté pour ça, cela n’a jamais été dans sa tradition, dans ses débats, encore moins dans ses choix.

C’est ça qui nous a déjà fait perdre 155 villes le 30 mars, un désastre, et qui a mis le FN en tête le 25 mai, une catastrophe, et qui va « suicider » la gauche et le parti socialiste si ça continue. Si on ne fait rien on perd tout.

Mais heureusement aussi, on constate que partout dans les sections socialistes, il y a une révolte, les militants, qui d’abord n’y croyaient pas, perçoivent maintenant l’ampleur de la trahison politique qu’ils subissent. Ils ont espéré, ils ont attendu, ils ont douté, ils ont questionné, ils ont refusé, ils ont dénoncé, maintenant ils crient.

Stop, sursaut, arrêtez.

Il faut réagir, agir. C’est le sens de toutes les réunions qui se préparent partout, de Dunkerque à Carcassonne, du Cantal à la Marne, avec les 40 % du BN du PS qui ont refusé des le 18 février, l’austérité, la politique de l’offre et de baisse du coût du travail. C’est le sens du refus de 100 députés à l’Assemblée, de plier et de cautionner cela.

Or, on n’a pas perdu, il n’y a pas de fatalité !

Dans le Parti socialiste et au Parlement, dans la gauche, EELV, FdG, il existe une majorité alternative potentielle, unitaire, rouge, rose, verte : qu’elle s’oppose et gouverne ! La clef du redressement et de la survie est dans l’unité de toute la gauche.  Les députés socialistes opposants ont, avec les députés verts et du FDG, déjà commencé un travail de rencontre, de rediscussion et d’élaboration. Ils ont déposé des amendements communs.

Il faut appuyer cette démarche, il faut se bouger, maintenant ! Le rapport de force à l’Assemblée a besoin du soutien et de l’action des militants, des citoyens, des électeurs, de nous tous.

Pour la première fois, du 20 au 22 juin, un rassemblement national à Bellerive-sur-Allier est co-organisé par différentes sensibilités du Parti socialiste. Toutes les sensibilités du parti et de la gauche qui refusent l’austérité y seront. C’est cap à gauche ou cap suicide. Il y a urgence sociale. Sinon, ce sera « foutu », chacun le pressent, si nous ne redressons pas vite.

À Bellerive, il s’agit de préparer l’alternative au sein du PS et au sein de la gauche. Soyez là !

Gérard Filoche

PS : un petit mot personnel : nous recevons des milliers de messages qui nous disent « vous êtes dans le vrai, tenez bon, bravo, nous sommes d’accord avec vous ». Ces messages nous font tenir bon. Mais ils ne suffisent pas : vous savez comment nous aider vraiment ? En étant présents à Bellerive sur Allier !

la recherche de l’unité de toute la gauche est indispensable pour un sursaut et un gouvernement rouge rose vert

Bien sur que lorsque nous appelons à un  gouvernement rouge rose vert, nous lançons cet appel à toute la gauche et pas seulement aux députés socialistes pour les convaincre !

Car si le PS a perdu au moins 25 % de l’électorat de gauche vers l’abstention, le FDG n’a pas attiré ces abstentionnistes

Pourquoi donc ? demande Hugo Melchior longuement dans le forum de ce blog au dos de ces pages ?

Le PS a perdu par sa propre faute, à cause de la tragique ligne politique choisie par l’exécutif, cette politique d’austérité qui nous mène au désastre et que nous, gauche socialistes, motion 3 et 4, UMA, ceux qui seront à Bellerive sur Allier les 20 21 22 juin, combattons de toutes nos forces

Pour nous la société française n’est pas « droitisée », le FN à 10 % des voix exprimées mais il est en tête en pourcentage parce que l’orientation de la gauche est catastrophique ! la gauche est majoritaire en France, mais ses électeurs s’abstiennent parce qu’ils sont en colère ils se sentent massivement trahis comme jamais, par la politique choisie par F Hollande avec Manuel Valls.

Mais il faut répondre à la question : pourquoi le FDG n’a pas récolté ce que le PS a perdu ?
Les électeurs socialistes sont allés vers l’abstention, pas vers le FDG ni EELV ni LO ni NPA ni ND.  25 % d’abstention de gauche, de voix socialistes en moins, c’est énorme. Ils ont signifié qu’en tant qu’électeurs socialistes ils voulaient sanctionner la politique qui les trahissait et mettait ainsi en colère.

cela ne me surprend pas, j’en étais sur, hélas,je l’ai écris mille fois sur ce blog et le forum qui lui est lié
j’ai toujours dis et redis, avec D&S,  depuis de longues années, il n’y a pas deux gauches, il n’y en a qu’une
il n’y a qu’un salariat, il ne doit y avoir qu’une seule gauche, la seule force gagnante c’est le rassemblement, divisés on perd

rien de grand ne peut se faire sans unité de la gauche

rien ne s’est jamais fait de grand sans unité de la gauche

la preuve est que les électeurs ne distinguent pas deux gauches, c’est un fait, c’est la réalité toujours toujours confirmée à chaque fois, sans exception,

quand une partie de la gauche perd, toute la gauche perd…

rien ne sert de jouer à faire sémaphore et de dire
- soit je ne suis pas de cette gauche là
- soit cette gauche la n’est pas de gauche (et de droite, sic)

 

la réponse n’est pas dans la démarcation, la dénonciation, dans le clivage, la réponse est en pratique dans le retournement untiaire de la situation

car les électeurs (c’était déjà le cas en 1983 et je l’avais compris à l’époque) mettent toute la gauche dans le même sac, et la rejette dans son ensemble
on gagne tous ensemble, ou on perd tous ensemble, c’est comme ça

au lieu de le nier, il faut le comprendre et bâtir l’action politique là-dessu

savoir que soit on se sauve ensemble soit on meure ensemble,

cela veut dire ne pas croire qu’on va « faire la peau » au PS (« astre mort » cadavre à la renverse »  UMPS, et autres joyeusetés  etc…) et construire autre chose, mais comprendre qu’il faut inverser le cours des choses, avec et dans le PS, autour du PS, et en l’entrainant, en créant une autre situation dynamique,un rapport de force l’incluant, il ne faut renoncer à compter 33 % des voix aux européennes à gauche ET au moins 25 % d’abstentions, on a 55 % des voix, mais pour les rassembler il faut à la fois réussir l’unité et avancer les éléments de programme qui la permettent)

 

c’est pareil au plan syndical dans els boites, il faut l’unité pour lutter et gagner

parce que les électeurs de gauche, les salariés sont pratiques, matérialistes et réalistes, et ils savent qu’aucune gauche sans l’autre ne peut réussir…

sans unité de la gauche, ils savent qu’aucun parti de la gauche ne vaut rien, aucun vote n’est « utile » sans unité, alors ils s’abstiennent
a fortiori si la ligne de l’autre gauche c’est de jouer a la grenouille qui veut faire boeuf
ou si l’autre partie de la gauche passe son temps à dénoncer la première
ou si l’autre partie de la gauche veut passer « devant » avant toute chose
la division n’attire pas, elle fait reculer tout le monde à gauche
la proclamation la déclamation la provocation non plus ne paient pas,

seule l’unité peut être stimulante, polarisante, attractive (et encore difficilement tant qu’elle n’est qu’un projet, c’est je ne cesse de le répéter, une ligne, un combat, une orientation, une volonté, une construction, ça doit avancer dans les esprits, dans les faits, sur des thèmes, d’abord ponctuels, un par un, puis ça donnera des résultats énormes qui, alors créeront une dynamique qui ira bien plus à gauche que toutes les gauches, les électeurs seront assurés et se sentiront forts, – on occupera les usines les bureaux…- ce qui n’est jamais le cas avec la division)

si les députés rouges roses verts se rencontrent et élaborent une plate forme, c’est urgent, c’est la meilleure voie, ce sera attractif, pour les autres députés mais surtout pour les électeurs
et aussi pour encourager les luttes, car il leur faut un débouché politique,

et là il faut que je crie à la cantonade en faveur de l’unité, pas seulement dans le PS : car nous avons à convaincre des députés PS, de tenir, d’exiger, de faire des démarches, d’oser,
mais il faut que le comportement des députés FDG et EELV soit constructif, s‘ils passent leur temps  à désespérer, à régler des comptes, à annoncer que c’est foutu, que de toute façon ça va échouer, que les députés PS vont se coucher, ce sera  foutu, mais ils perdront leurs sièges aussi, tous perdront leur sièges !
il faut que à l’assemblée mais aussi partout dans les circonscriptions les appels à l’unité pour un gouvernement rouge rose vert se multiplient, de tous horizons, pas seulement socialistes !

tout le monde à son niveau, doit jouer sa partie, à la fois pour mettre Valls en minorité, à la fois pour préparer les conditions du gouvernement rouge rose vert qui correspondra enfin aux attentes des votes de mai juin 2012

Mettre le gouvernement Valls en minorité et préparer un gouvernement rouge rose vert à l’Assemblée ! Députés de toute la gauche, unité, tout est entre vos mains, le sursaut c’est maintenant

En voyageant de l’Aude à Dunkerque, à Aurillac ou à Périgueux que trouve t on ? En discutant partout, avec des collègues, dans le train, sur le marché, dans des rencontres de hasard comme dans des cercles militants, ce ne sont que cris de désespérance et de colère sans précédent à gauche. En 51 ans de militantisme, je n’ai jamais vu ça contre un gouvernement de gauche. Il y a de la hargne, de la rancoeur, de la colère, même des insultes contre celui qu’on a élu. Certains vous disent, « je n’attendais pas grand chose, mais pas ça quand même. Il n’y a rien, rien à rattraper ». « Que du mauvais, de jour en jour, on entend de pire en pire ». Le sentiment de trahison et d’impuissance à se faire entendre de l’exécutif est total : c’est ce qui a provoqué  l’abstention massive à gauche qui mécaniquement à fait monter le FN. Quasi personne ne croit à la ligne politique appliquée pour « aider » les patrons à redresser la France, personne ne croit à la « baisse des déficits » pour plaire aux marchés et à Mme Merkel encore moins pour rembourser les intérêts d’une dette qu’on ne paiera jamais ?

 

Même le congrès de la CFDT à Marseille n’y croit plus !

Selon le congrès CFDT qui a été la principale caution des pires signatures pour l’ANI ou contre les retraites, ou pour le lamentable « relevé de conclusions » du prétendu « Pacte de responsabilité », il faut « stopper les aides aux entreprises si l’emploi ne vient pas ». Il faudrait exiger des contreparties… au patronat. Inouï, non ? Voilà l’Elysée qui dit « Le Medef c’est je prends mais je ne fais rien ! » et Rebsamen qui reprend Laurent Berger : « On ne peut pas entendre sans arrêt les entreprises se plaindre, geindre et pleurnicher ». Le ministre du travail bégaie : « C’est incroyable alors même que le gouvernement fait un effort sans précédent, de près de 41 milliards d’euros envers les entreprises » alors même qu’il propose de geler les seuils sociaux des mêmes entreprises pour plaire auxdits patrons et ce, contre l’avis de 8 des 8 syndicats et même du PS. Alors même que le gouvernement envisage, après Sarkozy, de bloquer encore plus les indemnités dues au titre de l’invalidité, des accidents du travail, et maladies professionnelles dans le PLFRSS du 18 juin prochain. Selon Les Échos du 2 juin, après avoir annoncé un gel du montant des prestations familiales, des retraites supérieures à 1 200 euros mensuels et des rentes d’invalidité, le gouvernement s’apprête à étendre la mesure aux indemnités des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP). Celle-ci « permettra[it] d’économiser 150 millions l’an prochain et 200 millions à partir de 2016 », d’après des calculs de Bercy alors que la branche AT-MP présente un excédent de 300 millions d’euros.

Pour plaire au patronat, l’exécutif de gauche a refusé d’amnistier les syndicalistes, il casse l’inspection du travail, il supprime les élections prud’hommes, a remis en cause les CHSCT, les CE, facilité les licenciements, refusé de sauver Mittal ou Petroplus ou PSA ou Sanofi, il a facilité les ouvertures le dimanche, il donne 35 milliards au Medef, supprime 50 milliards de la sécu, des collectivités territoriales, et des services publics, et maintenant il gèle les seuils sociaux, tout en constatant qu’évidemment il n’y a aucun retour du patronat, des employeurs, des marchés, des banquiers et de la rente.

On vit en pleine absurdie. Rien de ce qui est demandé par des millions d’électeurs de gauche n’est entendu. C’est le contraire qui est fait. Depuis novembre 2012, avec le « Pacte de compétitivité », ils parlaient de l’inversion de la courbe du chômage, c’est perdu, chaque mois le chômage augmente.

Il faut changer de politique à gauche.

Dans Marianne, Jean-Francois Kahn pronostique 250 députés FN. Une chose est certaine c’est que s’il y a une élection demain, il reste moins de 50 députés socialistes sur 290.

Quand bien même il y aurait 14 régions au lieu de 20, la majorité sera perdue en automne 2015. Pareil pour les départements sabordés et qu’il sera difficile de défendre à gauche. La politique de l’exécutif actuel Hollande-Valls entraine toute la gauche le PS, les Verts, le FDG dans un désastre sans précédent.

Il urge de battre cette politique, de forcer la main à l’Elysée, de bloquer ce gouvernement d’austérité !

Comment ?

En mettant Valls en minorité fin juin sur le collectif budgétaire. Il faut que les députés battent ce gouvernement. Il y a nécessité, il y a urgence, il faut sauver la gauche, il faut sauver la France d’un pouvoir autiste.

Pas d’hésitation, il ne faut pas avoir la main tremblante. Si le collectif passe en fin juin et le budget 2015 passent (à l’automne) c’en est fini de la gauche au pouvoir. On sera allé jusqu’au bout du désastre !

Donner cet argent pour rien aux patrons et appliquer cette austérité infernale dans ce climat est folie politique.

Les espoirs sont au Parlement. Dans le courage des parlementaires de gauche. Un homme ne doit pas tout diriger et encore moins nous imposer pareil désastre. Il faut s’opposer au pouvoir personnel. Il faut exprimer la majorité du peuple : la solution n’est pas dans le gel des rentes AT-MP qui exonérerait les employeurs de ce qu’ils doivent à leurs propres salariés quand ceux-ci sont victimes de leur travail », elle est dans une fiscalité directe, fortement progressive et redistributrice, il faut prendre l’argent à l’oligarchie, pas aux petits salaires et aux petites retraites. Il faut augmenter les salaires, baisser le cout du capital.

Il faut mettre le gouvernement Valls en minorité. Le sursaut c’est maintenant.

Il existe une large majorité de gauche alternative à la politique droitière du gouvernement Valls. Elle est là, présente, disponible, au Parlement avec les groupes parlementaires PS, EELV, FDG, MRC, PRG. Pas besoin d’élection, pas de crise en vue, il suffit que le parlement s’exprime.

Le gouvernement Valls nommé à la surprise générale, tant il était aux antipodes de la politique à conduire, début avril est le contraire de ce que demandaient les électeurs de gauche des 23 et 30 mars. En huit semaines, le gouvernement Valls a conduit la FN en tête des européennes et la gauche à 33 % des voix exprimées contre 45 % à la droite. Le gouvernement Valls repose sur une tête d’épingle politique, même pas la moitie d’une motion du congrès du PS … qui n’avait jamais envisagé la politique de l’offre et la politique de baisse du cout du travail.

La majorité à l’Assemblée de 289 députés, il y a 290 députes socialistes, de 41 à 100 et 150 se sont mis en mouvement, s’ils sont aidés, associés aux députes EELV, FDG, MRC, PRG, ils peuvent sauver la Sécu, le budget des collectivités, les services publics contre Valls. Ils en faut plusieurs dizaines déterminés et la discussion d’une ré orientation s’imposera à toutes et tous !

Il faut empêcher, « empeach » le gouvernement Valls de piller la sécurité sociale de 11 milliards, les collectivités territoriales de 12 milliards, les services de l’état de 17 milliards, il faut empêcher de donner 35 milliards de nos allocations familiales au patronat qui n’en fait, n’en fera rien ! Les patrons, les banquiers il ne faut pas les séduire, ca ne marche pas, il faut les contraindre à agir dans l’intérêt du pays, des salariés.

Construire vite et bien la majorité rouge rose, verte au Parlement ! Un programme d’action alternatif immédiat ! unité de la gauche !

C’est aux députés de gauche de travailler ensemble et de dire « non ». Il faut qu’ils fassent barrage au désastre, qu’ils imposent le sursaut a gauche et nous sauvent de l’aveuglement de l’exécutif. Ne pas hésiter, il n’y a rien à craindre d’une mise en minorité de cette politique absurde. Il faut de la VI° république en pratique, conte les mœurs de la V° république. Il faut que ca vienne des députés élus en mai juin 2012 : à eux de mettre en oeuvre les espoirs des électeurs. A eux de dire « stop » à l’exécutif qui les trahit.

Attention, ça urge et ça ne se fait pas à moitié. Pour donner confiance à ceux qui peuvent voter contre la politique de Valls, il faut présenter un « plan B ». Il faut à la fois discuter programme d’action urgent, et composition du gouvernement, les ministres doivent sortir du Parlement et pas du chapeau du président !

Il faut bâtir par un travail entre les groupes, par des rencontres, colloques, états généraux de toute la gauche, un programme d’action élémentaire alternatif : une grande réforme fiscale redistributrice, la hausse des salaires, la réduction du temps de travail, la reconstruction du droit des salariés ! Il faut pour cela l’unité de la gauche !

Hollande et Valls s’appuient sur le patronat et la banque, il faut s’appuyer sur le salariat, en le mobilisant nous aurons la force nécessaire pour tenir aux lobbys médiatique du Medef. « Les entreprises » c’est d’abord les salariés, ceux qui produisent toutes les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. La relance, c’est par le carnet de commandes. La transition écologique et énergétique c’est ne pas lâcher Alstom : on a besoin d’un état stratège, fort et déterminé. L’urgence ce n’est pas le lego institutionnel, c’est l’urgence sociale, l’urgence emploi. La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal réparties, redistribuons maintenant, pas « après ».

L’Europe ne nous empêche pas de redistribuer les richesses maintenant, pas « après ». L’Europe ne nous empêche pas de prendre aux 1 % qui possèdent 25 % des richesses, d’ augmenter le Smic, d’imposer un salaire maxima à 20 Smic, de réduire la durée du travail, de rétablir la retraite à 60 ans…

Entendu ! Seuils sociaux : le PS ne soutient « pas du tout » la proposition de Rebsamen

il nous arrive d’être écoutés, et c’est tant mieux

Le Monde.fr avec AFP | 05.06.2014 à 09h25 • Mis à jour le 05.06.2014 à 09h32

Le Parti socialiste ne soutient « pas du tout » la proposition du ministre du travail, François Rebsamen, de suspendre pendant trois ans les seuils sociaux, idée réclamée par le patronat au nom de l’emploi, a indiqué jeudi 5 juin son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis.

M. Rebsamen, qui avait déjà émis cette proposition avant sa nomination Rue de Grenelle, s’est dit prêt à « suspendre pendant trois ans » les seuils légaux créant des obligations sociales aux entreprises, comme par exemple la création d’un comité d’entreprise à partir de cinquante salariés.

« EXPÉRIENCES APPROXIMATIVES »

« Nous avions pris position, en son temps, assez sévèrement contre ce dispositif porté par Nicolas Sarkozy. Je ne pense pas que dans le moment présent, il faille faire des expériences approximatives qui permettraient ou pas d’avancer dans ce sens », a déclaré M. Cambadélis sur RTL.

« Ce n’était pas la position du Parti socialiste. Maintenant, le ministre est en responsabilité, il peut décider, mais nous avons dit lors de notre dernier bureau national que nous ne soutenions pas cette expérience. Je souhaiterais qu’elle ne se fasse pas », a poursuivi le député de Paris. Cette proposition a été dénoncée par plusieurs syndicats, la CGT la qualifiant de « bêtise » et la CFDT la jugeant « incongrue ».

 

 

annexe :

 

Dans une interview donnée le 28 mai 2014 au quotidien régional Le Bien public, François Rebsamen, ministre du travail (mais pas des travailleurs), propose de suspendre, pendant trois ans, les obligations sociales s’imposant aux entreprises passant à 11 ou à 50 salariés.

Avec une bonne dose de cynisme, il explique que ce test permettra de voir si ces seuils sont un frein à l’emploi et, dans le cas contraire, de couper court aux arguments du patronat.

Le SNTEFP-CGT condamne fermement ces propos, qui sonnent comme une véritable provocation. Les droits des travailleurs et les salariés ne sont pas un terrain d’expérimentation ! Un ministre du travail devrait au contraire mener le combat pour l’abaissement de ces seuils.

Si la proposition du ministre était mise en œuvre, ce serait très concrètement priver les salariés des entreprises où ces seuils seraient franchis de certaines garanties collectives et individuelles, notamment :
- droit d’élire des représentants du personnel (délégués du personnel, comité d’entreprise, CHSCT)
- droit pour les syndicats de désigner des délégués syndicaux
- droits à l’information économique et sociale de l’entreprise
- recours à l’expertise sur les conditions de travail aux frais de l’employeur
- négociation annuelle sur les salaires
- participation aux résultats de l’entreprise
- droit à réintégration ou au versement d’une indemnité d’au moins 6 mois de salaire en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse

Les employeurs seraient en outre libérés de l’obligation de consulter les représentants du personnel et d’établir un plan social en cas de licenciements économiques.

Des entreprises sans représentant du personnel, sans délégué syndical, sans obligation de négocier ou de consulter, sans entrave au licenciement… soit le rêve de tout patron ! Comment imaginer que le patronat tolèrera un retour en arrière dans 3 ans ?

Le tout pour un résultat déjà connu… L’INSEE a déjà montré, dans une étude parue en 2010, que la répartition des entreprises selon leur effectif était très peu liée aux seuils sociaux. Surtout, aucune des mesures prises par les prédécesseurs (de droite comme de gauche) de François Rebsamen s’attaquant aux droits des travailleurs n’ont eu le moindre effet sur la « courbe du chômage » :
- suppression d’un jour férié
- extension des dérogations aux durées maximales du travail ou au paiement des heures supplémentaires
- réduction de la prescription sur les salaires impayés
- accords de chantage à l’emploi
- exonérations de cotisations sociales
- rupture conventionnelle…

Bien évidemment, renforcer l’effectivité du droit du travail nécessite de renforcer le pouvoir actuel des institutions représentatives du personnel ainsi que les droits des salariés. Comment un salarié peut-il demander à son employeur de respecter ses droits lorsqu’il craint d’être victime de représailles pouvant aller jusqu’au licenciement ? La mise en œuvre d’une véritable protection des salariés contre le licenciement permettrait à ces derniers de mieux faire valoir leurs droits dans l’entreprise.

Ce n’est donc pas un test que propose François Rebsamen, mais bien l’accélération du démantèlement des protections juridiques et sociales dont bénéficient les travailleurs, auquel le gouvernement s’applique depuis 2 ans (réforme des retraites, loi dite de sécurisation de l’emploi, pacte de responsabilité, réforme de l’inspection du travail et des prud’hommes…).

Le SNTEP-CGT appelle à amplifier la lutte contre ce gouvernement, et se joindra à toutes les initiatives en ce sens. Ceci passe, pour les services du ministère du travail, par l’abrogation du décret de réforme de l’inspection du travail et l’arrêt des suppressions de postes.

Paris, le 3 juin 2014

Mon intervention au BN du PS le mardi 3 juin : contre le gel des seuils sociaux

Je voulais juste souligner une chose ce soir. En février de cette année, j’étais intervenu sur un point concernant les seuils sociaux dans les entreprises car Michel Sapin avait ouvert la porte dans une interview sur France inter à leur « gel » où, sinon, à leur remise en cause. Harlem Désir, m’avait dit alors, ici, au BN, que mes inquiétudes étaient infondées, que rien n’était décidé.

L’UMP comme le Medef réclament que les seuils sociaux soient repoussés de 10 à 50 pour les délégués du personnel, et de 50 à 100 pour les comités d’entreprise. En avril le nouveau premier ministre, Manuel Valls avait à nouveau ouvert la porte au Medef qui réclame cela depuis des décennies.

Cette fois c’est François Rebsamen qui reprend ça officiellement et propose que ces seuils soient « gelés » pendant trois ans ! C’est à dire que les patrons pourront les dépasser autant qu’ils veulent … sans être contraints de mettre en place des élections de DP ou de CE.

Noter ministre que je m’attendais à voir ici ce soir au BN pour le lui dire, explique dans la presse, que faire ainsi reculer les droits des salariés, des syndiqués, des institutions représentatives du personnel… pourrait permettre de « tester » si ca facilite ou non l’embauche, comme le prétend le patronat…

Nous savons que ce n’est pas le cas et en aucun cas ça ne peut l’être ! Pas besoin de « tester ». Tester pendant 3 ans, si nous ne sommes plus au pouvoir en 2017, l’UMP cassera ces seuils…

En dessous de 11 salariés, il n’y a aucune obligation de mettre en place des DP. Donc 3,5 millions de salariés dans un million d’entreprises de moins de 10 en sont totalement privés. Est-ce que l’approche du seuil de 10 empêche d’embaucher ? Non, bien sur puisque ce sont les entreprises de 6 et 7 salariés qui sont les plus nombreuses, pas celles de 9.

Au dessus de 50 salariés, il n’y a que 3 % des entreprises. Avec 50 % des salariés dedans, 8, 5 millions. Mais 25 % n’ont pas de CE. Les patrons s’en « dispensent » ! Soit encore 2,15 millions de salariés qui devraient avoir des CE et n’en ont pas. Ce n’est pas parce qu’il y a « gêne » à l’embauche au seuil de 49 : généralement ceux qui ne veulent pas de CE et freinent à 47, 48, 49 sont les plus rétifs au dialogue social, aux syndicats, aux contrôles, à donner des comptes aux salariés, et pas à l’embauche !

Au dessus de 10 salariés, donc à partir de 11, il y a 200 000 entreprises, 15 millions de salariés, et seulement une sur deux, 50 % a des DP ! 7,5 millions de salariés qui devraient avoir des DP n’en ont pas !

Je signale que c’est un délit (c’est délictuel, pas contraventionnel) pour un employeur de ne pas respecter la mise en place des IRP. Or dans plus de 50 % c’est le cas. L’heure n’est donc pas à alléger les seuils, mais à les faire respecter, en aucun cas à laisser croire – contre tout évidence – que c’est à cause d’eux s’il n’y a pas d’embauche !

Alors pourquoi un ministre du travail de gauche propose-t-il de geler les seuils sociaux ? De diminuer les droits des salariés sous le prétexte invraisemblable qu’ils pourraient freiner les embauches ? Ce qui aide à faire marcher les entreprises, c’est que les salariés soient bien formés, bien traités, bien payés, qu’ils aient leurs syndicats et leurs représentants, pas l’inverse !

Toutes catégories confondues, le chômage augmente encore de 0,7 % en avril 2014 et atteint 10,2 %, métropole et outremer, soit 5 992 000 chômeurs, juste en-dessous du « seuil » de 6 millions.

Le Ministre du travail, François Rebsamen, céde à une exigence de l’UMP et, depuis 30 ans de l’aile la plus rétrograde du patronat de l’UIMM – Union des industries et métiers métallurgiques, et cela n’aura AUCUN effet sur l’emploi. Le délai deviendra seulement de 1095 jours avant que le patron ne soit obligé, pour se mettre en règle avec les lois de la République, d’enclencher enfin des élections d’IRP.

On se demande comment une pareille « bêtise » (c’est l’expression du dirigeant de la CGT) est possible. Aucun syndicat n’a été consulté. Tous les syndicats sont contre… même la CFDT qui est en congrès à Marseille !

Qu’un ministre du travail de gauche tombe dans ce panneau est signe de quoi ? Avec l’ANI devenue loi du 14 juin 2013, le patronat a obtenu de larges satisfactions et s’est moqué du gouvernement : il a craché sur sa propre signature de « contrats » autant que sur la loi, sur les contrats courts, sur les CDD, sur les temps partiels, sur les bases de données uniques, sur la pénibilité, sur la formation professionnelle. Il faut savoir que l’ANI et la loi Medef du 14 juin 2013 qui en est issue, ont DEJA reculé les délais d’un an, douze mois, avant qu’un patron qui a dépassé le seuil, soit obligé d’organiser des élections de délégués du personnel. Et l’Ani, la loi du 14 juin intitulés de « sécurisation de l’emploi » n’ont rien « sécurisé » le chômage a augmenté  de 400 000 depuis !

Et voila qu’avec la casse de l’inspection du travail, après la non-amnistie des syndicalistes, avec la suppression des élections prud’hommes, avec les ouvertures accrues du dimanche, surgit la remise en cause des seuils sociaux !  Ce sont autant de victoires inouïes, inutiles, gratuites, sans contreparties, du Medef. C’est inquiétant, très inquiétant. Ca fait beaucoup, non ?

Manuel Valls avait eu cette phrase « collector » lorsqu’il avait été désigné « il est difficile de faire quelque chose pour les salariés ». Apparemment c’est facile de faire plein de choses pour le patronat. Puis il avait lui aussi ouvert la porte en avril à ce gel des seuils sociaux.

La position du parti socialiste pourtant en mai 2008 avait été claire : je demande à ce que le BN ce soir prenne position sur cette question et le fasse savoir a François Rebsamen.

Le Parti socialiste dénonce le gel des seuils sociaux ….le 19 mai 2008 !

Ci-dessous le communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises (http://entreprises.parti-socialiste.fr/2008/05/19/le-parti-socialiste-denonce-lamendement-au-projet-de-loi-de-modernisation-de-l’economie/)

Le Parti socialiste dénonce avec force l’adoption en commission à l’Assemblée nationale, à l’initiative… du rapporteur UMP, d’un amendement au projet de loi de modernisation de l’économie prévoyant un gel des seuils sociaux pendant trois ans.

Cet amendement prévoit qu’au titre des années 2008, 2009 et 2010, une entreprise qui atteindrait les seuils de 11 et 50 salariés serait dispensée de l’obligation de procéder à l’élection de délégués du personnel et d’un comité d’entreprise.

L’adoption de cette régression sociale majeure serait en contradiction totale avec les grandes déclarations du gouvernement sur la nécessaire revalorisation du dialogue social. Elle remettrait également en cause les fondements de la position commune sur la représentativité syndicale, dès lors qu’aux termes de ce texte, la mesure de la représentativité des organisations syndicales sera désormais assise sur les résultats aux élections professionnelles, que l’amendement litigieux remet justement en cause.

Le Parti socialiste demande dès lors au gouvernement de s’opposer sans ambiguïté à cet amendement et d’obtenir son retrait du projet de loi de modernisation de l’économie.

Réponse de Jean-Christophe Cambadélis : nous reprendrons ce communiqué et l’enverrons à François Rebsamen pour lui faire savoir que telle est la position du Parti socialiste.

 

 

il m’arrive d’être écouté

AFP
Le Parti Socialiste ne soutient « pas du tout » la proposition du ministre du Travail François Rebsamen de suspendre pendant trois ans les seuils sociaux, idée réclamée par le patronat au nom de l’emploi, a indiqué aujourd’hui son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis.

François Rebsamen, qui avait déjà émis cette proposition avant sa nomination rue de Grenelle, s’est dit prêt à « suspendre pendant trois ans » les seuils légaux créant des obligations sociales aux entreprises, comme par exemple la création d’un comité d’entreprise à partir de 50 salariés.

« Nous avions pris position, en son temps, assez sévèrement contre ce dispositif porté par Nicolas Sarkozy. Je ne pense pas que dans le moment présent, il faille faire des expériences approximatives qui permettraient ou pas d’avancer dans ce sens », a déclaré François Cambadélis aujourd’hui sur RTL.

« Ce n’était pas la position du Parti socialiste. Maintenant, le ministre est en responsabilité, il peut décider, mais nous avons dit lors de notre dernier bureau national que nous ne soutenions pas cette expérience. Je souhaiterais qu’elle ne se fasse pas », a poursuivi le député de Paris.

Cette proposition a été dénoncée par plusieurs syndicats, la CGT la qualifiant de « bêtise » et la CFDT la jugeant « incongrue ».

 

 

 

 

Mon intervention au rassemblement la Roche-sur-Foron, près des Glières sam 31 mai devant 900 personnes

Quel intitulé à ton ministère ? me demande le président animateur, François Ruffin, puisque tous les orateurs se doivent d’être « ministre » d’un nouveau CNR, (conseil national de la résistance), actualisé ?

Réponse : « Ministère du travail, du plein emploi et de la dignité des salariés ».

Oui en préambule, je commencerai par une campagne de réhabilitation du code du travail, de l’état de droit dans les entreprises. Histoire d’en finir avec l’idéologie barbare, qui règne à ce sujet, genre Laurence Parisot « la liberté s’arrête là ou commence le code du travail », ou « la vie, la santé, l’amour sont précaires pourquoi le travail ne le serait pas ? » ou « les prud’hommes ça insécurise les employeurs ».

Nous valoriserons le droit du travail comme l’indice de développement humain, comme la mesure du degré de civilisation ! Nous expliquerons que le code est la loi la moins enseignée, la plus dénigrée, la plus fraudée, mais que c’est le code de loi le plus intime, le plus vital, même pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, c’est un texte fait de sueur et de sang, de luttes et de larmes, ou chaque article, chaque alinéa a été âprement conquis, durement débattu, et toujours férocement remis en cause par le patronat. Le droit DU travail c’est le droit AU travail. Un bon code ça garantit un bon emploi et un bon salaire. Mais aussi la dignité.

Nous expliquerons tout ce que nous devons aux syndicats et aux syndicalistes : nous les réhabiliterons et les honorerons car ils sont les héros de ce pays. Sans eux nous n’aurions ni santé, ni sécurité, ni hygiène au travail, ni congés payés, ni sécurité sociale, ni limitation du temps de travail, ni retraite, ni smic, ni dignité : on devra leur rendre hommage qu’ils méritent.

Car ce sont les syndicalistes qui défendent les salariés qui produisent toutes les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Les salariés ce sont 93 % des actifs, et 98 % d’entre eux gagnent moins de 3200 euros. Les salariés n’ont que leur force de travail à vendre, mais les patrons cherchent à l’acheter au plus bas coût, pour en tirer les profits et dividendes maximum. Les salariés sont subordonnés, leurs contrats le sont, il n’y a pas de démocratie, ni de citoyenneté dans l’entreprise, il n’y a pas d’égalité juridique, c’est le patron qui décide unilatéralement de la naissance du contrat, de la gestion du contrat, de sa durée et de sa rupture, du salaire et des conditions de travail, et c’est pourquoi le code du travail protecteur doit être reconstruit, renforcé.

Le Code n’est pas « trop gros » comme le prétendent les ignorants qui ne l’ont jamais ouvert : il ne fait pas 3990 pages mais 675 pages, ce qui en fait le plus petit des codes. Evidemment Dalloz l’édite en incluant aux lois, les arrêtés, les décrets, les jurisprudences, les commentaires, les sommaires et glossaires, à la fin c’est comme si l’édition c’était du Françoise Sagan amendé par Marcel Proust. Mais en fait seulement dix lois servent aux prud’hommes, en fait la longueur du texte est due aux complications que les patrons ont imposé au code, et surtout à l’aggravation des conditions d’exploitation au travail, à la violence, à la souffrance, au stress, aux risques psycho sociaux, aux accidents, aux maladies professionnelles, au burn out, au management brutal.

1°) alors en premier avec mon ministère, et la majorité de l’Assemblée, réunie ici présente, j’amnistierai les syndicalistes. Je balaierai ces arguments qui ne tiennent pas debout selon lesquels il faudrait être sévères avec eux, sous prétexte d’être intransigeants avec toutes les autres catégories d’élus, d’employeurs, etc… On ne met pas sur le même plan exploiteurs et exploités, ceux qui triment et luttent pour leur pain et ceux qui répriment et tirent le maximum du pain des autres. Sans occupation d’entreprises, nous n’aurions pas de congés payés. Sans occupation d’entreprises mai 68 n’aurait pas eu l’immense portée qu’il a eu et a encore.

Quelques bris de portes et mobiliers reprochés à des syndicalistes salariés ne le sont jamais pareillement à ceux de la FNSEA ou des casseurs de portiques. Il y a toujours deux poids et deux mesures au détriment des syndicalistes, l’amnistie est justement là pour corriger cela.

2°) Ministre, je maintiendrai les élections prud’hommes tous les cinq ans, avec une vraie campagne électorale, démocratique, qui informe et mobilise les salariés. Non, la démocratie sociale ne coûte pas trop cher, c’est 4,77 euros par voix, 91 millions tous les 5 ans, et moins que dans les autres scrutins, aux chambres consulaires, commerce, métiers, agriculture… Oui, il y a assez de votants, 34,5 % la dernière fois, et si on supprime toutes les élections où il a 35 % de voix exprimées, ça ira mal pour la république. Là, les immigrés ont droit de vote et c’est un bon exemple à imiter pas à supprimer. En fait il faut rajouter des élections à nouveau à toutes les caisses de protections sociales, car la gestion de nos cotisations sociales, de notre salaire différé, indirect, nous appartient : on fera ça le même jour tous les 5 ans et ce sera un jour férié pour que toutes et tous y participent. La démocratie sociale vaut ça.

3°) Ministre, je cesserai immédiatement cette casse de l’inspection du travail que veulent le Medef, et M. Sapin puis F. Rebsamen. L’inspection restera indépendante selon la convention 81 de l’OIT. Elle gardera « mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés ». Et non pas de soumettre les salariés aux volontés politiques des gouvernements successifs. Elle défendra l’état de droit dans les entreprises. Les agents de contrôle se verront confirmer dans un statut indépendant, sur un territoire géographique approprié, ils seront maitres en opportunité des suites à donner à leurs contrôles de terrain, en terme de sanctions. Les effectifs de contrôle seront doublés, afin d’imposer l’effectivité du droit du travail, ce qui est plus nécessaire qu’ailleurs, vu l’importance de la délinquance patronale. Les directives seront données aux juges pour qu’ils donnent suite aux procès verbaux.

4°) non seulement je ne gèlerai pas les fameux « seuils sociaux » de 10, de 20, de 50 dans les entreprises mais au contraire je les abaisserais pour que davantage de salariés aient une représentation du personnel. La démocratie sociale et le droit syndical, ne sont aucunement un obstacle à la vie des entreprises au contraire, elles aident, elles sont nécessaires. La démocratie sociale, ça ne coûte pas, ça rapporte. Ce sont les salariés, bien formés, bien traités, bien payés qui produisent le plus : il faut qu’ils soient organisés, représentés, et que soit compensée leur subordination au travail. Aujourd’hui, 3,5 millions de salariés dans les moins de 11 salariés n’ont aucun droit. Dans les entreprises de plus de 10, une entreprise sur deux n’a pas de délégué du personnel alors qu’elle y a droit. Une entreprise sur quatre qui y a droit n’a pas de comité d’entreprise. Il existe 44 000 CHSCT sur un total de 1,2 million d’entreprises : les CHSCT devraient être élus, formés, et disposer d’un budget et de moyens nouveaux (« obligation de faire ») dans toutes les entreprises de plus de 20 salariés, car il s’agit de sécurité, de santé, d’hygiène, et de conditions de travail. Non, il n’y a pas trop d’IRP, au contraire, il en faut davantage. Je redévelopperais aussi cette merveilleuse médecine préventive qu’était la médecine du travail et qu’ils tuent à petits feux.

J’imposerais aussi une loi fondamentale sur la sous-traitance : en trois volets. 1°) en imposant que les donneurs d’ordre soient responsables juridiquement, pénalement, financièrement, économiquement, de tout ce qui se passe sous leurs ordres. 2°) que les sous-traitants soient alignes le temps de leurs missions sur la convention collective des donneurs d’ordre, de façon à ce que la sous-traitance soit définie par son objet productif et non pas par l’objectif de baisse du cout du travail. 3°) faciliter la reconnaissance rapide par l’inspection du travail, des unités économiques et sociales et des « groupes » afin que s’appliquent à eux, sans contournement, toutes les règles de représentation du personnel. Ceci forcera les patrons du CAC 40, des 1000 entreprises de plus de 1000 salariés qui produisent 50 % du PIB, à tenir compte des PME, PMI, TPE. Ils n’externaliseront plus artificiellement. Le résultat sera de mettre la grande masse des petits patrons du coté de la gauche, en leur garantissant des conditions de « marché » respectueuses de leurs productions et de leurs salariés.

5°) Ministre, je dirai « repos dominical » pour le maximum de salariés. Et mieux : deux jours de repos consécutifs, accrochés autour du dimanche. Il faut un temps commun, collectif, socialisé, de repos, de rencontres et de vie. Il en faut pour toutes les activités culturelles, de loisir, associatives, sportives, familiales, y compris religieuses. Il faut que la société respire ensemble. Il ne faut pas remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du caddie. C’est du vandalisme antisocial que de contraindre à travailler, avec une modeste, éphémère et incertaine prime à l’appui, des millions de salariés pour des activités qui ne sont pas nécessaires ce jour là. D’ailleurs cela vise en premier lieu, parmi les 4,5 millions de salariés du commerce, surtout des femmes pauvres et précaires et des étudiants désargentés. Ils n’ont aucun choix, le volontariat n’existe pas en droit du travail. Seul le patron décide de qui travaille ou ne travaille pas le dimanche.

6°) Ministre, je tirerai le bilan de l’ANI du 11 janvier et de la loi du 14 juin 2013. Il apparaît, a peine un an après, que la prétendue « négociation » et la loi qui en est sortie, n’ont aucunement « sécurisé l’emploi » comme elles le prétendaient. Au contraire, il y a davantage de chômeurs, (400 000 de plus) et les licenciements sont devenus plus faciles.

La partie patronale ne respecte en rien, ni sa signature, ni la loi. Il était proclamé qu’ANI et loi devaient faire régresser les « CDD courts » : en fait il y aune explosion de contrats courts, et davantage de CDD et d’intérims sans justification. La majoration de 0,5, 1,5 et 3 % qui a été imposée compte pour du beurre, elle aurait du être de 25 %, et doublée par une interdiction d’embaucher plus de 5 % de précaires dans toute entreprise de plus de 20 salariés – sauf dérogation préalable et exceptionnelle. Il était écrit que les temps partiels auraient un « plancher » de 24 h hebdomadaires : cela avait même été vanté comme une grande conquête ! Mais des « accords » devaient être passés : le patronat les a refusé dans la chaussure, le distribution, le nettoyage, les soins aux personnes, … la date de mise en oeuvre était le 1er janvier 2013, le gouvernement a du, le 22 janvier prendre une mesure de « saisine rectificative » votée à l’assemblée le 22 février, pour reporter la date du 1er janvier au 30 juin, mais nous sommes le 30 mai et rien n’est signé. Il en est de même pour les « banques de données uniques », pour les mesures de formations professionnelles, pour la plupart des 27 articles négociés et les 17 articles de loi : la clause de « droit rechargeable » pour les chômeurs, s’est traduite par un « accord » de « droit déchargeable » qui diminue… de 500 millions les indemnités totales des chômeurs en dépit de l’augmentation de leur nombre. Les procédures prévues pour la reprise d’entreprises dites « en difficulté » par les salariés ont fait « flop » comme prévu : pourtant j’avais prévenu mes prédécesseurs qu’ils allaient être forcément « cassés » par le Conseil constitutionnel et qu’il valait mieux s’en tenir au contrôle des licenciements par l’inspection du travail… Ils ont fait (exprès ?) les sourds aux différents avertissements, et voilà, par leur faute, rien d’innovant n’a été fait pour empêcher les plans de licenciements abusifs, sans cause réelle et sérieuse, boursiers.

Le code du travail doit être renforcé, pas passé à l’acide des exigences du Medef, comme ce fut le cas dans la loi Fillon du 4 mai 2004, lors de la « recodification » de 2004 à 2008 et lors de l’ANI et de la loi du 14 juin…

7°) Sans réduction de la durée du travail il n’y aura jamais de réduction massive du chômage de masse. Voilà pourquoi il faut réduire la durée du travail sur la semaine, sur l’année, sur la vie, et non pas les allonger. La loi des 35 h est la plus avancée au monde. Le seul moment depuis 30 ans où on a fait reculer le chômage (de 400 000 de plus qu’ailleurs dans les pays comparables) ce fut lors des 35 h sous Lionel Jospin. Contrairement à des préjugés l‘article 1 de la loi des 35 h n’est pas flexible mais inflexible. C’est une référence ferme unique claire chiffrée, pour 100 % des entreprises, 100 % des employeurs, 100 % des salariés. Ce qui flexible, c’est la fraude, le contournement, le viol des 35 h par les patrons. Car en fait la durée réelle est redevenue de 39 h à 41 h. Car en fait il existe un milliard d’heures supplémentaires dissimulées soit l’équivalent de 600 000 emplois. Et la durée maxima du travail, qui est de 48 h semaine et 10 h jour, elle même, maintenant est violée. Quand on a 5 992 000 chômeurs toutes catégories confondues, il faut de façon drastique partager le travail. Partager le travail sans perte de salaire c’est redistribuer les richesses. Le travail est toujours partagé, soit violemment, sauvagement, avec des pauvres qui travaillent 60 h pour survivre, et d’autres qui ont zéro heure. Soit le travail est partagé de façon civilisée, et alors il faut restaurer les 35 h, limiter les heures supplémentaires, marcher vers les 32 h et les 30 h pour que chacun accède à un emploi. En même temps, baisser les durées maxima du travail vers les 40 h hebdomadaires et 8 h jour. Il faut sonner l’alerte : depuis l’an 2000 nous sommes en plein boom démographique, il y a 850 000 naissances par an, soit plus de 12 millions de nouveaux nés. Les bébés nés en 2000 arrivent dans 4 ans sur le marché du travail, 850 000 par an. Sans réduction massive de la durée du travail, impossible de faire face, ce sera l’implosion sociale. Si on est passé de 9 millions de salariés du privé en 1936 à 18 millions aujourd’hui c’est parce qu’on a réduit la durée du travail de 40 h à 35 h. En 70 ans de 1936 à 2002, on a fait quatre choses en même temps : produire plus, créer plus d’emplois, gagné plus et travaillé moins. La preuve du pudding c’est quand on le mange. On l’a fait. Ces quatre choses en même temps, en dépit d’une guerre mondiale et de deux guerres coloniales ruineuses. Pourquoi des intégristes libéraux patronaux veulent ils imposer de travailler plus et gagner moins ? La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal partagées. On peut, on doit, travailler moins, mieux, tous et gagner plus.

8°) Ministre, oui le travail doit être revalorisé et le capital taxé davantage. Ca suffit que depuis 30 ans le cout du travail baisse et le cout du capital augmente sans cesse. Il est temps d’inverser, de redistribuer maintenant. Pas « après » mais maintenant. Car c’est la redistribution qui permet de sortir de la « crise » et non pas « sortir de la crise » qui est un préalable a redistribuer. Il faut hausser massivement les salaires pour que les entreprises retrouvent des carnets de commande. Il faut un Smic, oui à 1700 euros. Et ceux qui prétendent cela « impossible » sont aveugles : quand le Smig a augmenté de 33 % et le Smag de 55 % pour devenir le SMIC en juin 1968, cela n’a fait fermer aucune entreprise, au contraire.

Chaque fois qu’il y a eu des hausses massives de salaires, cela a certes baissé relativement et temporairement, profits et dividendes mais cela a stimulé l’économie dans son ensemble, permis la relance. Bien sur je ferais respecter les salaires bruts, incluant salaires nets et salaires différés, cotisés mutualisés. Ainsi je combattrais facilement et fermement le système indigne des travailleurs dits « détachés » esclavage moderne européen. Je refuserais le programme de Le Pen repris par Manuel Valls qui consiste à diminuer le salaire brut pour augmenter le salaire net, ce jeu de bonneteau est indigne. C’est beau et c’est bon les cotisations sociales, c’est un bonheur socialisé, ce qu’il y a de plus beau dans en France.

J’instaurerai un salaire maxima pour ne pas que Gattaz et consorts se gavent tout en exigeant de baisser le smic. Il sera, comme le réclame la CES, limité à 20 fois supérieur au SMIC. Aucun humain, quel que soit son génie ne mérite de gagner plus de 20 fois qu’un autre. A l’école on est noté de 1à 20 pourquoi gagnerait on ensuite de 1 à 600 ?

9°) Bien sûr, ministre, je restaurerais la retraite à 60 ans pour toutes et tous, et aussi la retraite à 55 ans dans les cas de pénibilité selon les branches et métiers. Il s’agira de prendre en compte la pénibilité collective et pas « individuelle » au cas par cas… D’ailleurs tout le buzz qui a été fait sur la prise en compte de la pénibilité individuelle est tombé à l’eau : le patronat n’en veut pas, aucun des 25 décrets prévus n’a été pris, les négociations sont au point mort, et chacun sait combien ce sera difficile, humiliant et absurde de « trier » les salariés comme des bestiaux selon leur degré d’usure personnelle…

Depuis que des lois iniques ont repoussé, en vain, l’âge légal de la retraite à 62 ans, 63 ans, en fait 66 ans, et 70 ans, que se passe t il ? dans la vie réelle le chômage des seniors ne cesse d’augmenter, a partir de 55 ans, 56, 57 ans, ce sont 2 salariés sur 3 qui sont licenciés, malades, inaptes, et le chômage de cette tranche d’âge remplace la retraite de cette tranche d’âge. L’espérance de vie en bonne santé recule depuis 2008. Tout cela est un immense gâchis qui nuit, par ailleurs, à l’embauche des jeunes, alors, que, répétons-le, nous sommes en plein boom démographique. Le seul résultat est que le niveau des retraites ne cesse de baisser, 50 % d’entre elles sont inférieures à 1000 euros, « la misère est revenue chez les vieux ». La dernière contre réforme prise par la gauche a pillé les petites retraites au lieu de piller les riches de ce pays, les 1 % qui possèdent 25 %, les 500 familles qui possèdent 16 % du Pib, 330 milliards. On a fait payer les vieux au lieu de faire payer les fraudeurs fiscaux qui dissimulent 80 milliards. Ces lois scélérates successives contre la retraite à 60 ans ont ouvert une impasse catastrophique. Il faut reprendre la marche du progrès et stopper les lois réactionnaires imposées par els financiers, les rentiers, les actionnaires. La France est riche et peut payer ses retraites sans souci : la retraite n’est pas une épargne mais elle est payées en temps réel au mois le mois par ceux qui travaillent à ceux qui sont retraités. Faire reculer le chômage et hausser les salaires, supprime toute difficulté aux retraites.

10°) Ministre enfin je me battrai pour que l’OIT soit un véritable instrument de droit, de progrès et de régulation contraignante dans le monde. Le droit du travail doit devenir constitutif du droit de la « concurrence » : l’OMC ne doit pouvoir négocier aucun accord commercial sans négocier le respect des conventions de l’OIT. L’OMC sanctionne : l’OIT doit pouvoir sanctionner les infractions aux conventions de droit du travail. Les « échanges » doivent être subordonnés au respect de ces conventions OIT concernant le travail des enfants, des femmes, les salaires, les conditions de travail, aux droits du travail et aux droits syndicaux. . Ainsi le « protectionnisme » peut s’affirmer au nom d’un droit international, pas national. Le « juste échange » c’est celui qui respecte les droits de salariés, pas seulement les intérêts des employeurs. Et les grosses multinationales paieront très cher quand elles auront tué et pillé sauvagement comme au Bangladesh…

en conclusion :

 

Je fais à ce stade remarquer qu’aucune des 10 mesures que je viens d’énumérer ne dépend de l’Europe, de la troïka, d’aucun « traité » à dénoncer, ON PEUT LE FAIRE TOUT DE SUITE, etc.

L’Europe ne nous empêche pas de hausser le Smic, de réduire la durée du travail, de stopper la précarité, de renforcer le droit du travail, de faire repos le dimanche et la nuit, de faire des élections prud’hommes et aux caisses de sécurité sociale, de renforcer l’inspection du travail (au contraire, là), de développer les droits syndicaux, de partager les richesses, de réguler la sous-traitance…

Y’a besoin d’argent pour tout ça, pour l’emploi ?

L’Europe ne nous empêche pas de hausser les impôts directs et progressifs ; IR et IS, de taxer les 1 % qui possèdent 25 % et les 10 % qui possèdent 60 %… Ni l’Europe ni la « dette » présumée ne nous empêchent d’embaucher 2000 inspecteurs des impôts consacrés à la récupération des 80 milliards de fraude fiscale, des 590 milliards d’avoir français dans les paradis fiscaux !

La « dette » présumée de 1900 milliards, 95 % du Pib, ne nous empêche pas non plus de faire tout cela, au contraire. Car le choix de rembourser la « dette » en priorité aux banquiers aboutit à un échec complet, vérifié, confirmé dans les 20 derniers mois : c’est comme un jardinier qui arrose la rivière alors que son jardin s’assèche. Ca fait augmenter la dette elle même, l’économie est en récession, les inégalités se creusent, l’environnement se détériore, la misère sape la citoyenneté, la République…

Je fais remarquer aussi que tout ce que je propose peut-être d’application immédiate, facile, efficace, et populaire. Ca n’a rien de social libéral, et rien de révolutionnaire. Toutes les composantes de la gauche devraient s’y retrouver. C’est un programme au cœur de la gauche. Quasi consensuel. En tout cas majoritaire à gauche, sans doute à plus de 80 %. Donc majoritaire aussi dans le pays. Dans le salariat

Par contre pour faire tout ça, y’a besoin d’unité de toute la gauche.

Rien de grand ne s’est fait, dans l’histoire du pays, sans unité de la gauche.

Ni les 40 h ni les 39 h ni les 35 h n’auraient pu être possibles sans unité de toute la gauche. Il existe une majorité rouge rose verte au parlement, moi ministre, je m’appuie dessus. Le gouvernement auquel j’appartiens dispose d’une réelle et large majorité contrairement au précédent de Manuel Valls qui s’appuyait sur une tête d’épingle, une toute petite partie du PS. Nous n’avons pas eu besoin de dissoudre l’assemblée pour en revenir à la politique souhaitée par celles et ceux qui l’ont élue en mai juin 2012. Nous faisons seulement jouer le respect des attentes de nos électeurs. Et je vais vous dire, en faisant cette politique, celle que, ministre, je viens de vous proposer, nous retrouverons une énorme majorité de ceux qui se sont abstenus en mars et mai 2014, nous retrouverons une gauche largement dominante et combative, nous tournerons le dos au marasme dans lequel nous étions enfoncés précédemment, nous rouvrirons une belle page de l’histoire de la gauche, du salariat, de la France.

 

 

Intervention au BN du mardi 28 mai 2014 : halte au pouvoir personnel, président normal, parlement normal, démocratie

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4858984

 

Je n’aime pas décidément qu’on dise que le 25 mai est une « alerte ». Quand on fait un exercice d’alerte incendie dans une entreprise, beaucoup de salariés n’y croient pas, à tort, et restent à leur poste. Mais là, y’a le feu. Ca brûle.

Ce n’est pas du tout comme le 21 avril 2002. C’est bien pire. Le 21 avril 2002, la gauche était majoritaire en voix exprimées, en chiffre absolu. Il n’a manqué que 192 400 voix à Lionel Jospin pour être au second tour et il aurait gagné ! Le 21 avril, Chirac était devant Le Pen.

Rien de semblable aujourd’hui, la gauche toute entière n’a que 33 %. Le FN est devant l’UMP et la droite fait 45 % des voix exprimées.

 

L’abstention est majoritaire et elle est surtout de gauche. Par exemple, 73 % des jeunes, 74 % des ouvriers ne votent pas. Combien d’abstentions purement de notre propre camp ? 25 % ? Des millions de NOS électeurs nous en veulent, ils ont un sentiment de déception, de colère, de trahison violente. Ils vomissent notre parti socialiste parce que le gouvernement ne fait pas ce qu’il avait promis. Cette coupure, cette violence contre nous est sans précédent. Ce n’était pas le cas en 2002, à ce moment là, bien des voix du premier tour plutôt à gauche, voulaient nous donner des « leçons », mais auraient voté pour nous au 2° tour. Là, il y a un dangereux rejet.

Lorsque Manuel Valls explique que c’est le même vote à 8 semaines d’intervalle, le 30 mars et le 25 mai, et ajoute qu’il y a « pas une minute à perdre » c’est un aveu qu’il a déjà perdu 8 semaines en imposant de poursuivre la même politique contre la volonté explicite de notre électorat…

Lorsque le Président déclare « On ne doit pas changer de ligne politique selon les circonstances », c’est surréaliste. Nos électeurs sont abasourdis d’une telle fin de non recevoir. Cela revient à mépriser leur vote, à déclarer qu’il ne sert à rien. Pourtant un Président procède du peuple, ce n’est pas l’inverse. Un Président qui s’obstine à dire aux gens, deux fois de suite, après deux déroutes électorales graves, « je ne vous écoute pas », perd crédit. Il faut imaginer comment c’est perçu. Une catastrophe, le FN est en tête, il fait le double du PS, et le Président répond « pas question de changer de ligne » Mais où on va ?

Jean-Christophe a bien dit que « le parti ne procède pas de l’exécutif ». Alors il faut sauver le parti de cet autisme de l’exécutif. Il faut aussi sauver le Parlement. Sauver tout ce qu’on peut ! Parce qu’à continuer ainsi, la croissance est zéro, le chômage monte, les inégalités se creusent, c’est terrible.

Il faut hausser les salaires tout de suite, réduire la durée du travail tout de suite, faire des impôts sur le revenu, contre les 1 % de l’oligarchie, tout de suite. Redistribuer les richesses tout de suite. L’Europe ne nous empêche ni de hausser les salaires, ni de réduire la durée du travail, ni de faire un impôt direct et progressif exceptionnel.

Les 3 % de déficit, nous ne les atteindrons pas et tant mieux, car c’est un objectif meurtrier. En 2013 on a eu 4,3 % de déficit au lieu des 3,9 % fixés : proposer 0,5 % pour 2017 est irresponsable, aberrant. La dette augmente et passe de 85,9 à 94,3 du PIB. Comme en Grèce (et partout), où à force d’austérité stupide, elle est passé de 100 % du PIB à 200 % du Pib. Chez nous, en 2013, y a eu 15 milliards de rentrées fiscales en moins dus à la récession. Pourquoi n’entend-on pas ça là-haut ? Pourquoi ?

Réduire la durée du travail, contre le chômage de masse, est une nécessité encore plus avec le boom démographique que nous connaissons. On a 850 000 naissances par an depuis 15 ans ! (On va être nombreux,… il n’y a que 525 000 morts par an) Soit 12,5 millions de jeunes qui commencent arriver sur le marché du travail en 2018… c’est 32 h, 30 h et le partage des richesses qui va avec qui sont incontournables ! Les objectifs du Medef qui veut faire travailler plus et gagner moins sont complètement stupides, faut travailler mieux, moins, tous pour gagner plus et éviter l’explosion l’implosion sociale.

La résistance c’est au Parlement, le parti ne doit pas s’opposer aux élus qui posent les bonnes questions, à ce qu’on dit, ils ne sont plus 41 mais 100 et peut être 150. Ils ont un mandat de leurs électeurs, et ce n’est pas de cautionner l’actuelle politique de l’exécutif, mais de la faire changer. D’ailleurs s’ils ne se battent pas, s’ils ne s’opposent pas, s’ils votent de façon suiviste, ils seront balayés, ils ne seront pas réélus, il restera à peine 50 députés sur 290.

L’exécutif doit s’adapter à la volonté majoritaire des parlementaires et pas l’inverse. A ce niveau là, il faut de la VIe République tout de suite contre le corset de la Ve République. Un homme seul ne doit pas tout décider. Halte au pouvoir personnel ! Président normal ! Parlement normal ! Démocratie parlementaire ! Et ce ne sont pas les banquiers Jouyet et Macron qui dirigent la France mais les élus socialistes !

Il existe au Parlement, comme dans le pays, une majorité de gauche rouge rose verte, c’est au parti comme à ses parlementaires de la faire vivre et revivre. De prendre les initiatives, que tous les députés de gauche se rencontrent et réfléchissent à un programme d’action immédiat qui se substitue au programme désastreux qui échoue chaque jour. Ils ont la majorité à l’AN, qu’ils s’en servent ! Ni crise, ni dissolution, démocratie, il y a une majorité qui n’est pas derrière l’impasse du gouvernement Valls. Il faut rassembler tous les socialistes d’abord, ils ne le sont pas, il faut rassembler la gauche, elle ne l’est pas. Il faut un gouvernement rouge rose vert : la ligne élaborée par un gouvernement de gauche unie, c’est réaliste et ça ne peut être que meilleure que celle qu’on subit.

 

De l’importance des « seuils sociaux » 11 et 50 dans les entreprises et de la bêtise de les « geler »

 

De l’importance des délégués du personnel

C’était rue Notre Dame de Nazareth. Elles étaient huit. Des femmes assises, le dos courbé, les fesses endolories, sur des tabourets de bois ronds autour d’une grande table métallique. Toute la journée. 8 heures par jour, 35 h par semaine, 151 h 66 par mois, et les heures supplémentaires pas comptabilisées. A peine plus que le Smic. Avec de petites mains, elles faisaient de la petite bijouterie fantaisie, des petits assemblages, des enchâssements méticuleux. A côté d’elles quelques hommes, aux bras plein d’eczéma, trempaient des métaux dans divers « bains » d’acide. Au total la petite entreprise, comptable inclus, était composée de 14 salariés

Ce qu’elles voulaient, ces huit femmes, c’était des vrais sièges, si possible ergonomiques, avec un rembourrage, un dossier, des accoudoirs, équilibrés avec cinq roulettes. Juste pour moins souffrir.

Après avoir timidement une par une demandé au patron, elles avaient fini par faire une pétition. Signée à 8. Même les hommes à côté n’avaient pas osé signer. Le patron s’était aussitôt emporté ! Un colérique : «  – Ca on ne me la fera jamais, moi je suis un ancien ouvrier, je sais ce que c’est, j’en ai bavé, elles me l’auraient demandé poliment, d’accord, mais là avec une pétition, pourquoi pas une grève pendant qu’on y est ! Jamais, jamais je ne céderai pas à ce genre de chantage ! ».

Elles saisissent l’inspection du travail (c’était avant le plan Sapin, l’inspecteur pouvait encore décider d’y aller, en opportunité). L’inspecteur demande des sièges, le patron s’empourpre, refuse. Lettre recommandée, mise en demeure. Le patron conteste encore. Puisqu’il y a plus de dix salariés, l’inspecteur demande de mettre en place des élections de délégué du personnel. Le patron refuse toujours : «  Des délégués chez moi, jamais, si on veut me parler, ma porte est ouverte, des élections, on est 14, grotesque, ridicule, pas la peine, pas ici ». Nouvelle lettre recommandée, nouvelle mise en demeure, menace de procès verbal. Pourtant c’était par là qu’il fallait passer.

Il faudra trois mois, trois lettres, trois visites, pour arriver à des élections qui soient réelles. L’inspecteur doit menacer à plusieurs reprises le petit patron irascible. Il doit expliquer aux salariées elles-mêmes comment faire. Les huit femmes se mettent d’accord. A la fin, il y a une date, une candidate, une suppléante, une urne, des bulletins de vote, et enfin deux élues. Le patron dut s’incliner.

Je me rappelle, en retard dans un nombre trop important de visites, je revins dans cette entreprise, en coup de vent, peu après, car la déléguée élue des femmes m’avait appelé. Et comme j’arrivais à l’atelier, bêtement distrait, la tête ailleurs, elles me dirent éclatantes de sourires : « - Alors, alors, vous avez vu, vous avez vu ? » Elles étaient toutes assises sur des fauteuils confortables, appropriés, avec dossiers et accoudoirs. Elles avaient gagné !

Il faut savoir que l’ANI et la loi Medef du 14 juin 2013 qui en est issue, ont reculé les délais avant qu’un patron soit obligé d’organiser des élections de délégués du personnel. Ils peuvent attendre un an de plus après avoir passé le seuil de 11 ou de 50.  Ca n’a pas suffi à l’UMP et au Medef : Puis Jean-François Copé l’a dit : si la droite revient, elle modifiera les seuils sociaux, au lieu que les délégués du personnel soient obligatoirement élus à partir de 11 salariés, ce sera à partir de 50 et pour les CE ce sera de 50 à 100. Alors voila, François Rebsamen fait encore un pas vers eux , il « gèle » pendant trois ans (au lieu d’un an), l’obligation de faire des élections quand une entreprise dépassera 10 ou 50 : le délai sera de 1095 jours avant que le patron ne soit obligé d’enclencher des élections d’IRP.

 

De l’importance des Comités d’entreprise

Je me souviens encore d’un patron d’une brasserie de la place de la République à Paris qui « préférait vendre plutôt que d’avoir un comité d’entreprise ». Donc il s’en tenait à 47, 48 ou 49 salariés et refusait de passer le seuil de 50. En fait son arrogance masquait son refus d’avoir des interlocuteurs salariés en face de lui et de rendre des comptes à un CE. Car il ne cessait de prendre, dés que son activité l’exigeait, des « extras », CDD, intérims, qu’il maltraitait, sous-payait, ou dissimulait, en s’efforçant surtout de ne pas les compter dans ses effectifs. Comme lesdits effectifs s’appréciaient sur une durée de 12 mois pendant 3 ans, l’inspecteur prit le temps de « recompter » toutes les entrées et sorties sur le registre du personnel et le livre de paie, puis lui imposa, car il était largement au dessus du seuil, d’organiser – enfin – des élections pour mettre en place un CE. Ce patron-là était un vulgaire délinquant qui voulait faire du fric, en se passant de respecter les lois de la République concernant les institutions représentatives du personnel : ça n’avait rien à voir avec l’emploi.

Comme le dit fort bien Thierry Le Paon, s’en prendre aux seuils sociaux, c’est une « bêtise », c’est « considérer que les représentants du personnel, les droits des salariés, le syndicalisme comme un frein au développement de l’entreprise, alors qu’au contraire c’est une chance ».

Pourtant c’est quand la France en ruines en 1945, avait 290 % de dettes/ PIB, trois fois plus qu’aujourd’hui, que les DP et CE ont été mis en place. Aujourd’hui la France n’a jamais été aussi riche, mais le patronat veut les supprimer : « geler » les seuils, c’est le prémisse à leur report, l’UMP demande à ce que les DP commencent à 50 et les CE à 100 salariés. Sachant que 97 % des entreprises ont moins de 50 salariés, seulement 3 % doivent avoir des CE : or 25 % de celles ci, comme le restaurateur de la place de la République, se dispensent d’en mettre en place ! Dans les entreprises de plus de 10 salariés soumises à élection de délégués du personnel, plus de la moitié, déjà, n’en ont pas.

Sans CE, le patron évite un budget de fonctionnement limité à 0,2 % de la masse salariale et un budget des œuvres sociales négociable, en moyenne de 0,7 à 0,9 % de la masse salariale. Sans DP ni CE, le patron évite aussi un contrôle et un dialogue avec ses salariés : ça diminue des droits, baisse le coût du travail, évite ou masque des emplois.

 

Alors pourquoi un ministre du travail de gauche propose t il de geler les seuils sociaux ?

Toutes catégories confondues, le chômage augmente encore de 0,7 % en avril 2014 et atteint 10,2 %, métropole et outremer, soit 5 992 000 chômeurs, juste en-dessous du « seuil » de 6 millions.

Tout ce que trouve à proposer, unilatéralement (sans aucune concertation avec les syndicats, i I cède à une exigence de l’UMP et, depuis 30 ans de l’aile la plus rétrograde du patronat de l’UIMM – Union des industries et métiers métallurgiques) le Ministre du travail, François Rebsamen, « pour tester si cela crée de l’emploi », c’est de « geler pendant trois ans les seuils sociaux » (11 et 50 salariés) déclenchant dans les entreprises l’élection des représentants du personnel. On se demande comment une pareille bêtise (selon l’expression du dirigeant de la CGT) est possible.

Qu’un ministre du travail de gauche tombe dans ce panneau est signe de quoi ? D’incompétence ou de vaine obséquiosité vis-à-vis du Medef ? Ou des deux ?

Avec l’ANI devenue loi du 14 juin 2013, le patronat a obtenu de larges satisfactions et s’est moqué du gouvernement : il a craché sur sa propre signature de « contrats » autant que sur la loi, sur les contrats courts, sur les CDD, sur les temps partiels, sur les bases de données uniques, sur la pénibilité, sur la formation professionnelle, ça se traduit en farce géante. Et voila qu’avec la casse de l’inspection du travail, avec la non amnistie des syndicalistes, avec la suppression des élections prud’hommes, avec les ouvertures accrues du dimanche, surgit la remise en cause des seuils sociaux !  Ce sont autant de victoires inouïes, inutiles, gratuites, sans contreparties, du Medef grâce à la présidence Hollande. C’est inquiétant, très inquiétant.


Manuel Valls avait eu cette phrase collector lorsqu’il avait été désigné « il est difficile de faire quelque chose pour les salariés ». Apparemment c’est facile de faire plein de choses pour le patronat

 

 

ce soir, mardi 3 juin, au BN du PS, suite a ma modeste intervention (que vous aurez demain sur ce blog) ce communique ci dessous  est redevenu la position actuelle du BN du PS que nous allons envoyer officiellement au ministre du travail F. Rebsamen


Le Parti socialiste dénonce le gel des seuils sociaux ….le 19 mai 2008 !

Ci-dessous le communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises (http://entreprises.parti-socialiste.fr/2008/05/19/le-parti-socialiste-denonce-lamendement-au-projet-de-loi-de-modernisation-de-l’economie/)

Le Parti socialiste dénonce avec force l’adoption en commission à l’Assemblée nationale, à l’initiative… du rapporteur UMP, d’un amendement au projet de loi de modernisation de l’économie prévoyant un gel des seuils sociaux pendant trois ans.

Cet amendement prévoit qu’au titre des années 2008, 2009 et 2010, une entreprise qui atteindrait les seuils de 11 et 50 salariés serait dispensée de l’obligation de procéder à l’élection de délégués du personnel et d’un comité d’entreprise.

L’adoption de cette régression sociale majeure serait en contradiction totale avec les grandes déclarations du gouvernement sur la nécessaire revalorisation du dialogue social. Elle remettrait également en cause les fondements de la position commune sur la représentativité syndicale, dès lors qu’aux termes de ce texte, la mesure de la représentativité des organisations syndicales sera désormais assise sur les résultats aux élections professionnelles, que l’amendement litigieux remet justement en cause.

Le Parti socialiste demande dès lors au gouvernement de s’opposer sans ambiguïté à cet amendement et d’obtenir son retrait du projet de loi de modernisation de l’économie.

 

Rassemblement pour un sursaut des socialistes et de la gauche les 20 21 22 juin à Bellerive sur Allier

 

Nous vous invitons au rassemblement pour un sursaut des socialistes et de la gauche

organisé par MLG (maintenant la gauche – motion 3), OPLPV (motion 4), UMA ( un Monde d’avance), « les socialistes affligés », l’appel des 100, « Socialistes contre l’austérité », NVS,  D&S

Seront rassemblés pour débattre et agir les socialistes qui estiment indispensable un changement de cap et refusent la politique d’austérité.

Les 20 21 22 juin, au centre de la France, à Bellerive-sur-Allier (près Vichy)


Seront présents : Patrick Ardouin BN Pouria Amirshahi député BN Guillaume Balas, BN Marie Bidoux (BN) Nathalie Chabanne, députée, Martine Chantecaille et Gerald Elbaze «  socialistes contre l’austérité » Rémi Dessermann-Pradel, BN Julien Dray BN, Gerard Filoche, BN D&S, Jérôme Guedj BN Pascal Cherki député, Marie Noëlle Lienemann, sénatrice BN, Fréderic Lutaud BN, Philippe Marliére et Liem Hoang Ngoc, (socialistes affligés) Emmanuel Maurel, BN Jean-Claude Rennwald, ancien député socialiste suisse, Barbara Romagnan députée…

Au-delà des prises de positions, des uns et des autres, un texte a permis de rassembler et de faire entendre une voix forte contre l’austérité au Bureau National du PS le 18 février

L’initiative de l’appel des 100 députés a permis à l’Assemblée Nationale de peser pour un autre chemin.

Le rassemblement de Bellerive-sur-Allier doit être l’occasion d’aller plus loin, de mobiliser le maximum de militants socialistes et , pour proposer d’autres choix budgétaires, économiques et sociaux face aux mesures d’austérité, de baisse du coût du travail, etc..

Une association commune ponctuelle a pour fonction de collecter les inscriptions, les arrhes, d’organiser en détail matériellement, financièrement, le déroulé de l’initiative.  Cette association dispose d’une adresse mel dédiée, d’un site ad hoc dédié, et est composé de camarades désignés par chaque sensibilité pour co organiser dans les meilleures conditions matérielles et démocratiques ce rassemblement.

Pour tout savoir inscrivez vous : bellerivejuin2014@orange.fr

Projet de déroulement (provisoire)

Vendredi soir : échange sur la situation du PS et l’attente des militants

Samedi matin : table ronde débat sur la crise démocratique et les changements institutionnels ( VI e République, collectivités locales))

Samedi après-midi  : la bataille contre l’austérité

Le samedi soir, repas convivial (spectacle Jaurès ?)

Dimanche matin : Construire le rassemblement de la gauche et des écologistes.

Avant Bellerive le 20 juin, à Bordeaux le 31 mai

———- Message transféré ———-
De : Maintenant la Gauche 33 <maintenantlagauche33@gmail.com>
Date : 26 mai 2014 22:40
Objet : Fwd: Organiser les alternatives, entrer en résistance: Le 31 mai 2014, « Repas à Palabres » – 11h/16h – Le Haillan (Bordeaux – 33)
À :

La campagne des élections européennes s’est terminée hier, mettant le Parti Socialiste en 3ème position, loin derrière un Front National victorieux. Cette situation appelle à une réaction forte et une mobilisation des militants et sympathisants socialistes qui ne veulent pas se résigner à voir continuer la politique menée jusqu’à présent et qui nous a conduits à ce désastre.

Socialistes contre l’austérité, nous avons le devoir d’amplifier  la dynamique que nous avons lancée lors du vote des 41 députés sur le pacte de stabilité, alors que des votes importants sur le budget vont arriver prochainement au Parlement. Nous vous invitons, dans vos régions, à organiser des événements autour de ce thème et à continuer de faire signer notre manifeste.

Nous organisons un premier rendez vous, autour  des socialistes contre l’austérité et en convergence avec les autres  initiatives actuellement portées, notamment par les 100 parlementaires  (dont les 41 députés qui se sont abstenus lors du vote du Pacte de  Stabilité), le Club des Socialistes Affligés, le Club Gauche Avenir,  etc…
En présence de plusieurs parlementaires toutes sensibilités confondues (Laurent Baumel, Marie-Noëlle Lienemann, Arnaud Leroy, Nathalie Chabanne, Liêm Hoang-Ngoc, …) et surtout des militants et sympathisants signataires du Manifeste Les socialistes contre l’austérité.

Voici le programme de la journée (sous réserves)

Repas à palabres – Samedi 31 mai 2014 – Le Haillan (près de Bordeaux)

De 11h à 12h: accueil, échanges informels, discussions
De 12h à 14h: repas / pique-nique en tout convivialité
De 14h à 15h30: Deux arbres à palabres
Palabre  1: faire réussir la gauche, honorer nos engagements, sortir de la  fatalité: les politiques alternatives existent, comment les activer ?
Palabre  2: militants / représentants: agir collectivement pour peser dans les  débats et les orientations. Quelles stratégies, quelles articulations,  quelles convergences ?
15h30 / 16h30:
Prises de paroles:  se donner des perspectives pour faire réussir la gauche.

Inscrivez vous : http://www.eventbrite.fr/e/billets-repas-a-palabres-contre-lausterite-11702954853