Est-ce que les 35 h sont « verrouillées » ?

Contre l’ignorance totale de Manuel Valls et de quelques autres

25 questions-réponses rapides sur les 35 h

(presque) tout savoir sur les 35 h Cliquez pour lire la suite »

2011 : la plaie sociale est ouverte tant que le pillage des retraites n’est pas abrogé et Sarkozy battu…

Le plus grand mouvement social depuis 40 ans et ses suites en 2011, 2012…

Les 16 mois à venir ne vont pas être de tout repos. La force du salariat français qui a fait en 2010 l’admiration du monde entier, en défendant, avec 75 % de l’opinion, sa retraite à 60 ans, n’a pas fini de faire effet. Cliquez pour lire la suite »

Le Medef la veut (et il n’est pas seul hélas) : la « retraite par points » encore pire que les 62 et 67 ans !

Le Sénat a voté, en octobre 2010,  un amendement demandant que notre système de retraite soit entièrement revu en 2013 dans l’optique d’un passage à un système de retraite par points ou un système de comptes notionnels. Cet amendement a été repris par l’Assemblée nationale et programme un recul considérable pour nos retraites. Car, loin d’être une « concession » au mouvement social, comme le gouvernement Sarkozy a eu le culot de la présenter, les retraites par points ou les comptes notionnels sont pire que les 62 et les 67 ans ! Cliquez pour lire la suite »

Petite histoire de cigare au travail

Depuis 2007, un décret interdit de fumer sur le lieu de travail. Est-ce que cela peut gâcher le plaisir d’un grand patron qui fume son cigare ? Non, n’est-ce pas, puisqu’il se croit au-dessus des lois. Dans un des plus célèbres instituts de sondages de ce pays, l’interdiction de fumer fut affichée dans tous les locaux et, pour les modestes salariés accrocs à leurs cigarettes, il fut donc obligatoire, qu’il vente ou qu’il pleuve, de descendre dans la rue. Tous ? Cliquez pour lire la suite »

Vers le déclin et la suppression du Smic ?

Selon une étude du cabinet Proxinvest, diffusée  le 14 décembre, le salaire des patrons du CAC 40 était en 2009 de 3,06 millions d’euros en moyenne, stock-options comprises soit 191 fois le Smic annuel. Avec Liliane Bettencourt, François Pinault, Bernard Arnault,  etc. l’Hexagone est le 3° pays des millionnaires, avec 2,2 millions de millionnaires, soit 9 % du total mondial. Cliquez pour lire la suite »

« PLFSS » : vers la fin du « monopole » de la Sécu

La brutalité de l’ensemble de la politique sarkozyste de destruction de tout notre édifice social est parfois anesthésiante. Certains de ses opposants jugent Sarkozy « déboussolé » ou « incohérent » ou « ne tenant pas ses promesses ». Mais pas du tout, il n’erre pas : il détruit consciemment tout ce qu’il y a de collectif, de service public qui fonctionnait encore bien dans notre pays. Cliquez pour lire la suite »

À 15 ans, broyé dans un pétrin

la plus grande insécurité, c’est au travail

Que ne nous dit-on pas chaque jour sur TF1 à propos de « l’insécurité » et des « victimes » ?

Prenons les victimes d’accidents du travail : elles sont, du point de vue de la réparation, moins bien protégées que les victimes d’accidents de droit commun. Ce fut le cas en 2001 lors de l’explosion d’AZF à Toulouse : les familles des salariés tués et blessés ont reçu moins d’argent « réparateur » que les automobilistes touchés à côté par la conflagration. Les dispositions de l’indemnisation des victimes du travail sont moins fortes que celles des « victimes » en général. Une maigre compensation existait, à savoir que les indemnités journalières des accidentés pendant leur arrêt de travail forcé n’étaient pas imposées : elle a été scandaleusement qualifiée de « niche fiscale » et supprimée, on s’en souvient, en 2009, par la majorité UMP. Cliquez pour lire la suite »

Charlie Hebdo (et Val) condamnés pour rupture abusive du contrat de Siné :

Procès Siné / Val : Charlie Hebdo condamné

Charlie Hebdo condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris à verser des dommages et intérêts au dessinateur, Siné. L’hebdomadaire doit également publier en Une, un communiqué judiciaire.

Charlie-Hebdo vient d’être condamné par le tribunal  de grande instance de Paris pour préjudice moral et financier à l’encontre de Siné. Petit rappel, le 2 juillet 2008 Charlie Hebdo publiait une chronique de Siné ou celui-ci fustigeait l’arrivisme de Jean Sarkozy. Le 16 juillet le dessinateur apprenait dans Charlie Hebdo qu’il était renvoyé.

Le tribunal juge la rupture du contrat qui liait le dessinateur depuis 16 ans au journal, abusive.

Au motif qu’ « il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites… ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant »… D’autant, continue le jugement, que celui-ci était soumis à la relecture du directeur de la publication, en l’occurrence Philippe Val. Aucune faute ne peut être reprochée à Siné souligne à plusieurs reprises le jugement. Le tribunal reproche également à Charlie hebdo l’absence de préavis et la « façon d’annoncer à un collaborateur que le contrat liant les deux parties a cessé » (la lettre de rupture est arrivée bien après l’annonce de la fin de la collaboration de Siné, dans le journal)…

Les éditions rotatives sont donc condamnées à verser 40 000 euros de dommages et intérêts au dessinateur et à publier en Une du journal sur un bandeau de 15 cm le communiqué judiciaire suivant :

« Par jugement du 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet dit Siné la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008 » et ce sous astreinte de 2 000 euros par numéro non conforme.

Le dessinateur qui suite à son éviction de Charlie Hebdo a lancé Siné Hebdo (86 numéros) gagne un nouveau combat. Nul doute que sa prochaine zone sur internet (sinehebdo.eu) sera l’occasion de donner son point de vu sur cette aventure.

Le jugement peut-être transmis sur demande Tel : 0648178029  Ou Isabelle Jonquois. Avocate au 0180182900

republication par plaisir :

O combien je soutiens mon pote Siné contre les 20 que vous êtes !

O combien je soutiens mon pote Siné contre les 20 que vous êtes ! Et combien je suis offusqué que certains signataires ci-dessus se joignent aux biens-pensants ampoulés et ridicules, à l’ordre officiel de Madame Albanel pour soutenir celui qui n’a commis d’autre « crime » récent que de s’en prendre au fils Sarkozy…

Car qu’est ce qui décide ces 20 signataires à faire le procès de la carrière entière d’un dessinateur aujourd’hui âgé de 80 ans célèbre depuis ses caricatures et prises de position lors de la guerre d’Algérie, le manifeste des 121, et son immortel dessin où il montre des soutanes devant un crucifié se moquant d’un pauvre hère devant son totem ?  Ce n’était pas seulement des « fulgurances », il en fallait du courage !… Siné est un combattant depuis les années 60 de toutes les causes démocratiques, antiracistes et, d’ailleurs, ne l’avez-vous pas côtoyé aux nombreux dîners des parrains de SOS-Racisme auxquels il participait, c’est là que je l’ai rencontré avec vous tous, en 1988, lorsqu’il y serrait la main de François Mitterrand, et les vôtres ? Qu’est ce qui vous prend de faire un autodafé à partir de citations tronquées, tirées de leur contexte, de sa vie, de son oeuvre entière ? Vous l’excommuniez ? C’est un grand honneur que vous lui faites ! Où a t on vu cela, vous vous prenez pour Jdanov ? Comme l’a fait la ministre de la culture du père de Jean Sarkozy qui veut voir « disparaître à jamais » (un autodafé, vous amenez le briquet ? ) Siné, sa vie, son œuvre ?

Tous, absolument tous les juristes répètent qu’il n’y a pas d’antisémitisme dans le texte incriminé de Siné, juridiquement ça n’est pas plaidable, ce n’est qu’une reprise d’une info exprimée déjà dans Libération le 23 juin par un ami de Jean Sarkozy, membre de la Licra, en termes similaires…

Vous parlez peu de l’objet précis et récent de l’affaire, ce que vous en citez est tronqué malhonnêtement, et vous étendez surtout la question « aux dérapages » de toute la vie d’un homme, en l’occurrence d’un artiste, en extrayant des excès qui vous ont semblé contestable en lui – d’un point de vue universel suprême, celui de votre absolue autorité.

Rien ne vous donne ce droit d’exécuter ainsi quelqu’un. Personne ne vous a demandé de vous mettre à 20 pour juger le bon ou le mauvais goût des caricatures de Siné, c’est son droit, sa liberté, son oeuvre, et s’il est apprécié depuis plus de 50 ans, lui, ami de Prévert, de Léonor Fini ou de Malcolm X, il y a sûrement une raison à ses centaines de milliers d’admirateurs… Toute licence en art ! Même pour les dessinateurs de chat, bouffeurs de curés et provocateurs ! Même pour Plantu que vous exécutez au passage en donneur de leçons suprêmes que vous êtes…
Vous vous mettez en 20 pour faire la police de la pensée officielle, et estimez que cela fait des décennies que Siné aurait dû être réduit au silence ? Bouh, ça fait froid dans le dos ! Toute l’équipe de Hara-Kiri, Charlie Hebdo première mouture, (avant que Val ne s’en empare), est censurée épurée, réduite au silence, en un même coup, par vos propos : soit 80 % des caricaturistes célèbres dans ce pays depuis 40 ans.  Votre logique, c’est d’interdire une seconde fois « Bal tragique à Colombey », ça se faisait à l’époque, après que les Yvon Bourges aient interdit « La Religieuse » de Jacques Rivette. Vous voulez, vous aussi,  liquider quelque chose de mai 68 en vous en prenant à Siné et en donnant raison à Val ?

Parce que vous croyez que Val a une constance dans son engagement ? Qu’il est « démocrate, défenseur et garant des principes » de Charlie Hebdo et de sa rédaction ? Voulez-vous qu’on joue au même jeu des citations le concernant ? Ce serait aussi facile mais dégradant. Ou comment Val a tiré profit de Charlie, et comment il traite le droit de ses salariés dans le journal sur lequel il a mis la main, comment il vient de « licencier » un prétendu « droit d’auteur » qui était plus ancien que lui à la fondation ? La rédaction de Charlie qui a votre « entier soutien », ce sont aussi Charb et Cavanna défendant Siné contre toute votre accusation  : « Je n’aurais pas travaillé 16 ans aux côtés d’un antisémite », « Siné n’est pas antisémite » écrivent-ils !

Comme Willem, Delfeil de Ton, Plantu, Barbe, Pétillon, Got, Faujour, Picha, Tardi, Wiaz… qui le soutiennent. Alors pourquoi est-ce Siné qui est viré, vilipendé, lynché et comment pouvez donner votre “entier soutien” à ce Val-là ?

Gérard Filoche, 31 juillet 2008

Hourra !

3000 pré retraites pour « pénibilité » chez Renault : + 21 % de seniors chômeurs au total dans le pays

« Relevons l’âge de la retraite, cela entraînera une hausse d’activité des seniors » voilà ce se plaisait à dire Laurence Parisot, la « marraine » (elle se présente volontiers ainsi) de la  loi Sarkozy-Fillon-Woerth contre nos retraites. La chef du Medef est une fougueuse du travail des seniors, voilà 5  ans qu’elle s’y attache et ne cesse de faire passer des mesures en ce sens. Son rêve, « c’est qu’à 55 ans commence une nouvelle vie professionnelle » pour mettre fin  au « faible taux d’activité des seniors en France », fruit, selon elle, « d’une complicité tacite nouée depuis 30 ans entre l’Etat, le patronat et les syndicats ». Elle prétend imiter les autres pays européens en repoussant l’âge de la retraite : « Commençons par aller à 62, 63 ans ; puis 65 ans dans 10 ans ». Elle couvre même cela du prétexte de la lutte contre la discrimination : « Cessons de penser qu’être senior est un handicap. Pour ma part, je refuse de croire que la discrimination soit une politique menée par les entreprises ». C’est pour cela qu’elle est favorable à la retraite à la carte, individualisée par points : « Il faut se donner les moyens d’allonger la durée de vie au travail des seniors, même après l’âge légal de la retraite ».

On rappellera qu’elle avait soutenu, dans une loi Villepin d’avril 2006, le CDE : « le contrat dernière embauche ». Il s’agissait d’autoriser des salariés au chômage à plus de 57 ans de pouvoir faire deux CDD de 18 mois de suite… Ce fut un spectaculaire échec : il y eut moins de 40 CDD de ce type dans l’année qui suivit.

Parisot fit supprimer l’amendement Delalande avec un argument audacieusement à contre-pied : alors que Delalande taxait de façon progressive les entreprises qui licenciaient les cinquantenaires, elle affirma que pour faciliter leur embauche, il fallait faciliter leur licenciement. Aussitôt fait, les licenciements furent facilités… sans embauche. Grâce à elle, le taux de seniors chômeurs augmenta aussitôt.

Parisot poussa aussi à la suppression du droit pour les chômeurs de plus de 57 ans d’être déchargés de l’obligation de pointer au Pôle emploi sous prétexte, selon Christine Lagarde, « qu’à 57 ans ils n’étaient pas « fichus ». Le seul résultat fut d’augmenter le nombre de seniors « en fin de droits ».

Parisot poussa à des « accords d’entreprise en faveur de l’emploi des seniors ». Le gouvernement imposa que de tels accords soient signés dans toutes les entreprises de plus de 1000 salariés avant le 1er janvier 2010 sous peine d’une taxation de 1 % de la masse salariale. Par exemple l’UIC (Union des industries chimiques) a tenu, par accord, à se fixer comme objectif d’augmenter de 5 % le nombre de salariés de 55 ans et plus d’ici fin 2012. Ce fut un beau cas d’interventionnisme étatique : mais Parisot veilla à ce que le contenu des accords ne soit pas contraignant et  à ce que les sanctions pécuniaires éventuelles ne soient pas appliquées. Résultat : les entreprises (Rodhia, AGF, LCL..) signèrent des accords avec les syndicats, mais n’en respectèrent ni la lettre ni l’esprit.

Préférant « une évolution dans le management des ressources humaines », Parisot refusa « d’imposer aux entreprises un système de « bonus malus » pour stimuler leur taux d’emploi des seniors : « - Faire partir des seniors, c’est perdre du savoir-faire, c’est passer à côté de transmissions de compétences extrêmement précieuses. (…) Pour autant, je trouve que, surtout en ce moment, il n’est pas normal d’appliquer des sanctions financières aux entreprises qui ne parviennent pas à s’ajuster ». Cette absence de sanction a permis aux entreprises de continuer à licencier à partir de 55 ans.

Parallèlement, Parisot a poussé Wauquiez à mener campagne contre les préretraites : « En fermant le robinet des préretraites financées par l’Etat, nous avons mis fin à cette machine de ségrégation envers les seniors » (sic).

Du coup la régie Renault vient de financer…son propre plan de pré retraites et propose des départs anticipés à 57 ans pour « pénibilité » à 3.000 salariés : ce qu’il y a de bien avec les actionnaires c’est qu’ils sont sans vergogne – comme Laurence Parisot, ils se moquent de la réalité et de nous.

Car tout cela n’est que propagande et fumée  :

Car nous en sommes à 60 % de « seniors » sans travail entre 55 et 60 ans. Deux salariés sur trois sont licenciés, inaptes, malades ou chômeurs avant 60 ans ! Si bien que dans la vie réelle, la moyenne d’annuités cotisées pour les retraites n’a pas augmenté depuis Balladur (1993) et Fillon (2003) : au lieu de passer de 37,5 annuités vers 40 annuités, elles s’est abaissée à 36,5 annuités ! Prétendre imposer 41,5 annuités de cotisations en 2012 est devenu une escroquerie. Dans les 2 années écoulées, il y a même une progression considérable du chômage seniors : de 17,5 % à 21 % de chômeurs en plus.

Et contrairement à ce qui est dit, c’est pareil en Europe : l’Allemagne vient de constater que seulement 21,5 % des salariés de plus de 60 ans étaient encore au travail, ce qui remet en cause le projet de passer à la retraite à 67 ans tel qu’il est prévu pour 2029. (Nous c’est prévu en 2018 !)

Alors quel est le sens d’une « négociation sur les seniors » comme le propose Laurence Parisot en pareille situation ? La seule négociation sérieuse c’est d’en revenir au réel et au droit à la retraite à 60 ans, avec des mesures d’âge à 55 ans dans tous les métiers pénibles physiquement et mentalement.

Toute la propagande Medef-gouvernement part en fumée !

Exit le discours Parisot-Sarkozy.

Qu’est ce que c’est qu’un petit panneau syndical ordinaire dans le monde d’aujourd’hui ?

Qu’est ce que c’est qu’un petit panneau syndical ordinaire dans le monde d’aujourd’hui, un petit coin de mur destiné aux droits des salariés  ?  Selon l’ancien article L 418-8, devenu L 2142-3 dans le Code du travail « recodifié » depuis le 1er mai 2008,  « l’affichage des communications syndicales s’effectue librement sur des panneaux réservés à cet usage et distincts de ceux qui sont affectés aux communications des délégués du personnel et du comité d’entreprise ». « Les panneaux sont mis à la disposition de chaque section syndicale suivant des modalités fixées par accord avec le chef d’entreprise » « Le contenu de ces affiches, publications et tracts est librement déterminé par l’organisation syndicale, sous réserve, de l’application des dispositions relatives à la presse ».

C’est étonnant ce que ça déplait à certains employeurs : ce n’est pas grand-chose, mais ça leur donne l’impression de ne pas être chez eux. Vous vous rendez compte, obligé aussi d’afficher les horaires ? Et le nom et l’adresse de l’inspecteur du travail et son téléphone ! Et le compte-rendu des DP, du CE ! Et les autres infos : médecin du travail, incendie, égalité des droits hommes femmes ? Et, en plus, de la « pub » pour un syndicat ? C’est énervant, hein ?

Puisque « les modalités » de gestion d’un tel panneau sont « fixées par accord avec le chef d’entreprise », n’importe quel syndicaliste peut être en butte à des tracassins sans fin…

Voilà donc un délégué CGT depuis 20 ans dans une entreprise de 250 salariés, une marque célèbre de vêtements pour enfants, qui est obligé de venir se plaindre à l’inspection du travail. Parce qu’une nouvelle DRH a décidé de déchirer le 9 novembre à 10 h 30, l’affiche unitaire en défense des retraites à 60 ans sans décote. Quel motif ? « Cette affiche est là depuis trop longtemps, elle est trop vieille ». C’est vrai qu’elle date du début de la mobilisation en mai 2010. Est-ce à elle d’en juger ? Non. Est-ce à elle de l’enlever ? Non.

En fait : « - Ce panneau est trop dans le passage, il va falloir le changer d‘endroit ». C’est vrai que dans le beau siége social du II° arrondissement de Paris, les visiteurs ne peuvent pas le rater, il est à la fois à l’accueil et à l’entrée des vestiaires et toilettes. On voit qu’il y a un syndicat CGT au premier coup d’œil. Ça la fiche mal pour le public ?  La DRH explique que « maintenant il y a plusieurs syndicats », puisque la CGC et la CFTC se sont créées. Certes ils n’ont obtenu que 11 % et 12 % aux récentes élections contre 77 % à la CGT, mais ils sont aussi représentatifs selon la dernière loi. Donc il va falloir plusieurs panneaux, et là, il n’y a plus la place… La DRH a d’abord fait mettre des colis en attente devant le panneau, se plaint le cégétiste : « - On ne peut plus rien lire ». Il a fallu qu’il demande à plusieurs reprises, par oral et par écrit, que ces dépôts soient enlevés. Sans succès. La DHR propose de diminuer la surface du panneau : il mesure 91 cm sur 1 m 21, ce serait trop. Trois petits panneaux de  30 sur 50 cm ? Dans ce cas l’affiche sur les retraites ne pourrait plus y tenir. Ou alors les trois panneaux seront transportés au fond du couloir, là où ne passe personne. Autre solution propose le délégué : prés de la machine à café ? Pas question. Que les infos syndicales passent par intranet ? Pas question.

Je vous le dis, moi : les syndicalistes de ce pays sont des héros.