D’abord avoir quelque chose dans son porte-monnaie

À tous les anti gilets jaunes : minute perso et non politique car excédée, attristée du manque de compréhension des difficultés financières denoncees par le mouvement.

1/ Certains pensent que les gilets jaunes ne pensent qu à leur porte monnaie. Je le lis souvent.

Bien sur que la question globale est le pouvoir d achat. c est précisément le cœur du problème.
Faut il avoir honte de revendiquer une transitions écologique qui soit sociale et pas injuste fiscalement ? Non. Je ne crois pas.

À ceux qui tiennent cet argument, avez vous déjà vécu ces difficultés ?

Au delà de l essence, c est :

- le frigo vide au 15,

- des gosses qui mangent que des pâtes au beurre et ne déjeunent pas avant d aller à l école..

- des gosses qui ne vont jamais en vacances en famille, 1 salarié de 40 ans disait être allé en vacances que 4 j dans sa vie.

(Je ne suis jamais allée en vacances en famille, petite. Il m a fallu attendre mes 1e payes pour un jour louer 1 mobil home et amener mes parents et mon petit frère à la mer. Pour la 1e fois nous étions dans un centre de vacances, je ne sais plus comment on appelle ça. Curieusement au milieu de toutes ces autres classes moyennes, on se sentait pas à notre place, pas à l aise les 1ers jours.)

- des gosses qui n auront même pas 1 repas spécial pour Noël, ou 1 jouet. Certains diront sale gosse gavé de capitalisme, on s en fout des jouets ?

C est important pour 1 gosse de 6 ans de rêver, d avoir 1 petit Noël même modeste!

Que reste t il si l’enfant ne rêve pas ? Quel adulte ça donne ? 1 résigné qui ne croit pas au bonheur et en flippe même..

(quand j étais gosse on faisait jamais Noël faute de sous, ma mère une fois nous avait acheté 1 botte de chocolat chacun, purée le meilleur cadeau de ma vie. Mon 1er Noël. On avait pas le repas spécial mais juste cette botte en plastique pleine de chocolats. C est arrivé qu’une fois.
Les autres années on riait en disant tiens levant la fourchette de pâtes au beurre, là on dit que c est 1 fourchette de dinde aux marrons, de ceci de cela, d autres fois on mettait même pas la table, ne disait rien pour ne pas ajouter à la peine que chacun avait déjà et on allait au lit le temps d oublier ce jour maudit.
D autres fois on se cachait derrière notre métissage pour trouver un prétexte quand on nous demandait alors t as fait quoi à Noël ? On est marocains on fait pas ça nous disais je. La vérité c est que même les fêtes de fin de ramadan on ne les faisait pas. Pas les moyens. Les moyens de rien.

Ce n est que plus tard sur nos 1e payes qu avec mes frères et sœurs nous avons offert 1 Noël à nos parents..

Ça donne quoi 1 gosse qu a jamais rien ? 1 révolté social. 1 naufragé parfois.. 1 déviant.. Ou 1 acharné des études, compulsif..

Quelle peine ça fait pour 1 gosse de regarder tous ces putains de film de Noël, ces publicités, de rentrer en classe et entendre la prof dire alors les enfants vous avez eu quoi à Noël ?

Combien d enfants ne feront pas Noël cette année encore ?

Combien d enfants tout au long de l’année grandissent trop vite à voir des 6 ans une assiette vide ?

à garder des chaussures trouées qui prennent la flotte car ses parents peuvent pas leur en acheter ou à se faire moquer par leurs camarades car ils prennent les chaussures de leur grand frère, grande sœur qui sont trop grandes (je me faisais insulter de cas social, de clown)….

C est la vérité ça purée.

Combien de gosses se sentent anormaux, honteux, et passent des heures par la fenêtre de leur chambre au 3e étage de leur barre hlm à regarder les voisins quand ils peuvent l été charger le van familial pour aller en vacances heureux, tandis que eux du haut de leur prison.. Se disent purée pourquoi, pourquoi eux et pas nous pourquoi de bordel de pourquoi ?????

Alors oui les gilets jaunes pensent au porte monnaie parceque dedans il y a des papas, des mamans, des souvenirs d enfants aussi..et d’un putain de monde qui change pas en 30 ans.

Alors peut on reprocher à des gens de dénoncer auprès de leur gouvernement que la retraite,le travail, les études, l expérience ne paie pas, ne nourrit pas jusqu’à la fin du mois ? Je ne crois pas.

Avoir des enfants coûtent énormément même juste 1 ou 2.
Certains diront c est leur choix. Ok.

Mais le gouvernement, l Etat n a t il pas le rôle de régulateur pour justement réduire les inégalités ?
Je ne veux pas aller sur le terrain de il faut l avoir vécu pour comprendre mais ouvrez vos yeux.

Qui est l indivualiste ignare ? Celui qui se bat pour une justice sociale ou celui mieux Loti qui ne voit pas plus loin que chez lui ?

Pour l’extrême droite, elle est présente dans toutes les manifs pour casser, discréditer, les medias leur donnent plus d’ampleur que la réalité, ne jouez pas leur jeu en discréditant le mouvement sur cette minorité.

On savait tous que macron n allait pas céder du 1er coup.
Faut il discréditer cette belle initiative pour autant ?
Je ne le crois pas.

Avoir des doutes au départ oui,j en avais, mais justement les revendications convergent et les manif se poursuivent.
Les 2 « messagers » ayant été reçus ont très bien parlés aux médias après leur rdv à l Elysee, alors faut il avoir honte de revendiquer une transition écologique qui soit sociale et pas injuste fiscalement ? Absolument pas

Btissam

 

 

 

saisir l’opportunité de marée populaire avec le mouvement des gilets jaunes

CONTRIBUTION
Lettre à Philippe Martinez, la Commission exécutive confédérale et les organisations de la CGT
Chers Camarades, 

Nous vous présentons la déclaration de notre syndicat Info’Com-CGT, du 17 novembre 2018, comme expression du bon sens de ce que devrait dire dans la période notre organisation. Notre syndicat considère que le gouvernement Macron avec son allié naturel le patronat, le Medef en particulier, unissent leurs efforts au service exclusif des riches contre le pouvoir d’achat, par les taxes, la destruction de l’égalité devant l’impôt républicain, le blocage des salaires, des pensions et des minimas sociaux, la régression de la Sécurité sociale au rang d’assurance privée comme le démontre le projet dit de « retraite par points », la multiplication des contrats précaires et l’expansion continue du chômage comme arme contre le salariat.

La situation créée de longue date, aggravée par l’autoritarisme des libéraux au pouvoir, est passible d’une vaste riposte sociale, dont la base revendicative est fournie par l’actualité revendicative et le positionnement de classe de la CGT. L’urgence est telle que la date du 1erdécembre, rendue publique le 20 novembre, apparaît comme une journée par trop tactique, « pour le communiqué », alors qu’il s’agit de construire un mouvement social pour gagner sur le salaire, le pouvoir d’achat et les services publics.

Voici ce que l’urgence nous a conduit à proposer :

  • Le remplacement des taxes, sur les carburants et la TVA en particulier, par la contribution progressive à l’impôt, en rétablissant d’urgence l’impôt sur la fortune. Les taxes, ce n’est pas l’impôt qui doit en principe corriger les inégalités. Les taxes les aggravent car le riche et le pauvre paient le même tarif.
  • Les salaires, pensions et minimas sociaux doivent être indexés sur la hausse réelle des prix, comme le Smic, car la hausse des prix repart, pas seulement sur l’essence.
  • Le service public des transports doit être privilégié, donc la politique libérale du tout routier inversée. Des milliers de kilomètres de chemin de fer ont été détruits, les marchandises qui transitaient à 80% par trains à la Libération surchargent maintenant un trafic routier irrespirable, les bus Macron ont été lancés sur la route contre la SNCF. La destruction du service public de chemins de fer est un évident facteur de pollution
  • Chacune et chacun doit avoir le droit à un emploi dans sa commune, près de son lieu d’habitation au loyer encadré, au prix d’achat sévèrement protégé contre une spéculation immobilière effrénée. L’actuelle mobilité forcée est le produit d’un inabordable immobilier, de la précarité du travail et de la raréfaction de l’emploi rémunéré.
Il ne vous a pas échappé que la réalité sociale du mouvement dit des « Gilets jaunes » ne saurait se réduire ni à une manipulation du patronat du commerce ni des formations d’extrême droite et de droite radicale. Le salariat le plus précaire, le plus fragile, le plus frappé de déclassement est touché et mobilisé. Et les autres parties du salariat se sentent solidaires et concernés par la lutte contre les taxes, la hausse des prix et l’injustice fiscale.
Devant un tel mouvement, beaucoup de syndicats et d’adhérents ont réagi en accompagnant leurs collègues de travail et leurs voisins sur les lieux d’intervention prévus le 17. Il leur apparaît que le refus de leur confédération de prendre en compte la réalité sociale d’un mouvement qu’elle n’a pas initié compromet leurs efforts de militants et d’adhérents dévoués à la cause de leur classe. La CGT de celles et ceux qui participent aux manifestations des Gilets jaunes côtoie désormais une CGT dont les porte-parole nationaux ne parlent publiquement que de manipulation et de récupération. La division s’aggrave. 

Le terrain social est ainsi laissé à une extrême droite qui n’a pas les moyens organisationnels de la récupération dénoncée, mais qui bénéficie du mauvais vent idéologique qui la pousse vers le pouvoir, comme dans tant d’autres pays.

Déserter le terrain n’est pas la bonne solution, ni face au libéralisme destructeur pratiqué par Macron et les patrons, ni face à une extrême droite tout aussi libérale mais proche d’accéder à un pouvoir dictatorial, nationaliste et raciste.
De plus, le gouvernement, en matière d’indemnisation des chômeurs, de retraite par points notamment, nous dupe en faisant croire à un « dialogue social » alors que tout est autorité, passage en force, ordonnances et ententes de couloirs entre le Medef, les financiers, la CFDT et l’Union européenne.

L’expression de la défiance d’un tel mouvement social à l’égard des institutions est présente depuis longtemps, et indique l’écart grandissant entre les formations traditionnelles et la conscience des masses. Elle conduit à compromettre la fonction d’un syndicalisme mis à mal par les Ordonnances Macron et par trop impliqué dans des négociations qui n’en sont pas.

Le syndicalisme ne répond ni à l’attente des salariés ni au potentiel de mobilisation dont il fait preuve. La tactique des journées d’action dispersées est en échec. En cette rentrée, on ne parle de la CGT que dans des réunions qui sont des chambres d’écho des directives du gouvernement tournées contre les intérêts du salariat.

C’est pourquoi nous demandons aux instances nationales statutaires élues par le congrès des syndicats pour les coordonner d’adopter une déclaration allant dans ce sens pour notre Confédération Générale du Travail.

Fraternellement,

Pour la direction d’Info’Com-CGT
Romain Altmann
Secrétaire général

depuis plus de dix jours, nos communiqués et prises de positions vont toutes dans ce sens, Gérard Filoche

Face à la mobilisation des gilets jaunes, quelle attitude les syndicats vont ils adopter? La CGT appelle à manifester ensemble le 1 er décembre. Mais la prudence reste de mise pour son secrétaire général Philippe Martinez en visite ce mercredi matin 21 novembre à la papeterie UPM Chapelle d’Arblay.

Par Catherine Lecompte (et R. Plumet)Publié le 21/11/2018 à 12:25 Mis à jour le 21/11/2018 à 16:17

Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, les syndicats hésitent sur la conduite à tenir. Depuis hier et c’est une première, FO Transports appelle à rejoindre le mouvement. La CFDT Transports devrait décider de sa position ce mercredi. 

De son côté, la CGT invite les gilets jaunes à manifester en commun le 1er décembre. Mais la prudence reste au programme pour son secrétaire général Philippe Martinez.
Il était en visite ce mercredi matin à la papeterie UPM Chapelle d’Arblay qui célèbre ses 90 ans.

La CGT et les « gilets jaunes »

Interrogé sur le mouvement des « gilets jaunes », le N°1 de la CGT a expliqué que

L’enjeu aujourd’hui c’est que toutes ces mobilisations, elles se rassemblent, elles se regroupent  avec des objectifs très précis qui intéressent les salariés et qui mettent de côté et l’extrême droite et une partie de la droite et le patronat, qui a d’autres revendications. Car les revendications patronales et  salariales en même temps ça ne peut pas marcher…

Philippe Martinez, toujours au sujet des « gilets jaunes » a précisé la position de la CGT :

Nous on n’est pas surpris du mécontentement. Ça fait des mois, voire des années, qu’on le dit  que ça va pas sur des questions de salaires, de conditions de vie, etc
Donc, ce qu’on nous reprochait il y a quelques mois où nous disait « vous vous mobilisez toujours alors que tout va bien », aujourd’hui on la voit la réalité !
Donc, ce mouvement des gilets jaunes il ne nous gêne pas. Ce qui nous gêne c’est ceux qui essaient de le récupérer.

Ce mouvement il est légitime, après il y a quelques individus dans ce mouvement qui nous dérangent et la CGT fait déjà des propositions, comme pour notre action du 1er décembre contre la précarité et le chômage, où là on veut élargir autour des questions des salaires, de fiscalité… Donc la CGT elle est dans l’action !

A la CGT, nous pensons qu’il faut élargir la mobilisation aux jours de la semaine pour faire bouger les entreprises et les actionnaires.

On ne peut continuer à avoir des ministres qui méprisent le monde du travail, le champion du monde étant le président de la République quand il nous dit qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot !

 


Pour les salaires et le pouvoir d’achat : C’est le moment, c’est maintenant !

Nous reproduisons ci-dessous le texte d’un tract diffusé par l’Union départementale CGT 43 (Haute-Loire) disponible sur son site .

Le mouvement des « gilets jaunes » est révélateur d’un refus massif de l’austérité. Il va bien au-delà de la contestation des taxes sur le carburant. Il exprime le refus des disparitions des services publics et l’abandon des territoires. C’est une révolte contre l’injustice sociale et fiscale.

L’écologie et la lutte nécessaire contre le réchauffement climatique ne doivent pas être un prétexte pour faire payer « ceux d’en bas » alors que les grandes fortunes et les gros pollueurs se gavent de dividendes et de cadeaux fiscaux.

La CGT et l’ensemble du mouvement syndical de salariés se doivent d’y répondre :

Pour une plus juste répartition des richesses il faut une revalorisation immédiate du pouvoir d’achat => dès le 1er décembre le SMIC comme l’ensemble des salaires doivent être revalorisés de 2€ de plus de l’heure !

Il ne peut y avoir de transition écologique sans justice sociale. Partout, dans toutes les entreprises et dans toute la fonction publique. C’est le moment de revendiquer et d’exiger avec l’ensemble des salarié-e-s.

Après le blocage des routes, maintenant il faut préparer le blocage, par la grève des entreprises et des services, pour l’augmentation des salaires et des pensions !

Pour la justice sociale, il faut la justice fiscale :

-Des impôts justes et progressifs contre les taxes injustes

-Les taxes ou la TVA sont du même montant quels que soit les revenus que l’on gagne 1000 ou 100 000 €, c’est injuste et anti-écologiste. Elles doivent être remplacées par l’impôt progressif sur les revenus de chacun en fonction des moyens

-L’impôt sur la fortune doit être rétabli et le CICE supprimé aux grandes entreprises comme TOTAL, plus gros pollueur, qui font d’immenses profits sans payer d’impôts.

-La CSG imposée aux retraité-e-s doit être retirée et les aides au logement rétablies.

-Les transports en commun et les services publics doivent être garantis sur tout le territoire, les privatisations et les suppressions de postes stoppées.

-Une retraite descente à taux plein dès 60 ans doit être assurée et le projet de retraite par point abandonné.

Seule l’action du plus grand nombre nous permettra de gagner

Tract de l’UD CGT 43 :  Pour les salaires et le pouvoir d’achat : C’est le moment, c’est maintenant !

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ CGT AGISSONS Urgence : salaires, emplois et justice sociale

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CGT

AGISSONS

Urgence : salaires, emplois et justice sociale

Des salariés actifs et retraités, des citoyens, expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois et au travers de nombreuses journées d’action et de grèves.

Alors que la France était en 2017 le 5ème pays producteur de richesses dans le monde, le chômage, le travail précaire s’accroissent et plongent dans le désarroi de plus en plus de familles, de citoyens.

La préoccupation d’une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois. Ça ne peut plus durer.

Une société qui n’offre pas de perspectives à ceux qui produisent les richesses par leur travail,  ni à la jeunesse pas plus qu’aux retraités, est une société sans avenir.

Le gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales. Pire, le président de la République, ses ministres, sont régulièrement méprisants vis-à-vis des citoyens au travers de « petites phrases ».

Cette politique lui revient en boomerang en plein visage. La responsabilité du gouvernement est énorme. Le surnom de « président des riches » est bien justifié. À force de tirer sur la ficelle, les premiers de cordée seront bien seuls au sommet.

Il y a donc urgence à répondre aux attentes sociales comme :

-   l’augmentation du Smic à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ;

-   la prise en charge des transports par les employeurs ;

-   une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ;

-   une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

Ces revendications sont urgentes et légitimes.

Le gouvernement instrumentalise les enjeux environnementaux, alors que rien ne se fera si on ne prend pas en compte le lien unissant cause sociale et cause écologique. Nous refusons cette nouvelle division orchestrée par l’Élysée entre les citoyens qui seraient responsables en matière environnementale et les autres.

Nous refusons de mêler nos voix avec ceux, comme le Patronat, qui font volontairement l’amalgame entre taxes et cotisations sociales.

Dans cette période de clair-obscur où peuvent surgir les monstres, la CGT appelle les citoyens à ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes. C’est bien tous ensemble que nous pourrons infléchir la politique du Président des riches.

Par ses initiatives, sa volonté de rassemblement et d’unité, la CGT est au service des salariés, des citoyens, pour un monde de progrès et de justice sociale. Elle prendra toutes les initiatives dans la période pour permettre à ceux qui luttent de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications.

Le 1er décembre, la CGT appelle tous les citoyens, les salariés actifs et retraités à se joindre aux manifestations des privés d’emploi pour exiger des réponses immédiates et précises de la part du gouvernement et du patronat.

Montreuil, le 20 novembre 2018

Avec nos meilleures salutations.

 

Vent de colère : Unité à gauche après les 15 en Loire Atlantique, les 8 au plan national, voila les 13 de Haute Garonne : CGT31, FSU31, Solidaires31, PCF, PG, FI, NPA, Ensemble, Mouvement de la Paix, DAL31, GDS31, MJCF31, Copernic31

après l’appel de 15 organisations de Loire Atlantique, puis l’appel de 8 organisations nationales, voila un appel de 13 organisations de gauche  de Haute-Garonne, (cette fois avec la FI et la CGT par exemple), et on voit que c’est possible d’avoir des accords de fond à gauche

 

 

 

Premiers signataires : CGT31, FSU31, Solidaires31, PCF, PG, FI, NPA, Ensemble, Mouvement de la Paix, DAL31, GDS31, MJCF31, Copernic31

Un vent de colère souffle
sur notre département comme dans tout le pays.

Chaque mois sont plus nombreux les salarié.e.s, retraité.e.s et privé.e.s d’emploi quin’arrivent plus à boucler leur budget. La hausse régulière et conséquente du carburantappauvri celles et ceux qui n’ont d’autres choix que la voiture individuelle pour les actes de lavie courante. Et, alors que l‘hiver s’annonce, la hausse des prix du gaz, de l’électricité, du fuelet des chauffages collectifs aggrave encore le quotidien.

En même temps que les profits financiers et patronaux explosent le gouvernement Macron Philippe accentue sa politique de classe, au service des riches. Il impose, pour la grande masse de la population, la réduction des droits sociaux et une politique fiscale particulièrementinjuste et inégalitaire. S’y ajoutent la fermeture de nombreux établissements publics et la suppression de milliers de postes de fonctionnaires, accentuant encore le sentimentd’abandon pour toutes celles et ceux qui vivent loin des métropoles.

La colère qui gronde est légitime et salutaire. Avec raison, elle met en cause la politique dictéepar le MEDEF et mise en œuvre par le Président de la République et son gouvernement,notamment en matière fiscale. Les groupes capitalistes, patronat et banques en tête, avec leurs profits exponentiels sont les vrais responsables et les bénéficaires du désespoir social et de la crise climatique.

Pour Macron, comme pour ses prédécesseurs, le capitalisme est un dogme. Pour nous c’estun drame : Les inégalités sociales accroissent la paupérisation de larges franges de la population et accentuent les atteintes à l’environnement et accélèrent le réchauffement climatique.

Le gouvernement tente de justifier ses choix politiques, les augmentions des taxes sur les carburants, par l’urgence écologique. C’est un mensonge car on le sait, le produit de ces taxessert avant tout à augmenter le budget de l’Etat et non à contribuer à la transition énergétique et écologique !

Non seulement le pays ne réduit pas la production de gaz à effet de serre, mais il l’augmente ; non seulement il ne réduit pas l’utilisation des pesticides, mais il l’augmente; non seulement il ne diminue pas l’artificialisation des sols, mais il la poursuit. La fermeture des services publicsde proximité, des gares et voies ferrées secondaires, la concentration des emplois dans les métropoles ne font que renforcer la tragédie climatique en cours et accroitre les difficultésquotidiennes de millions d’entre nous. De plus, cette « écologie punitive » sert de prétexte et de moyen pour exonérer les grands groupes de la fiscalité dont ils devraient s’acquitteren la transférant sur les ménages !

MEDEF et gouvernement sont les vrais responsables de la crise en cours car la politique qu’ils mènent dans les transports comme dans les autres domaines, n’est ni cohérente avec l’urgence climatique ni juste socialement. Aucune mesure ambitieuse n’a été prise pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer autrement. Cette prétendue fiscalité écologique épargne les secteurs les plus polluants et émetteurs de gaz à effet de serre, comme les trafics aérien et maritime ou le transport routier de marchandises.

L’urgence sociale et l’urgence écologique sont indissociables, on ne répondra pas à l’une sans répondre à l’autre. La politique gouvernementale aggrave l’une et l’autre et espèrediviser celles et ceux qui en sont les victimes.

Les travailleuses et les travailleurs de notre département, qu’ils soient actifs, retraités ou privés d’emploi ont bien compris que c’est par leur mobilisation qu’ils obtiendrontsatisfaction.

Dix mesures d’urgences sociales et écologiques sont prioritaires :

  •   Une augmentation générale des salaires avec l’égalité salariale femmes-hommes, ainsique des pensions, des indemnités chômage, et des allocations sociales sur la base d’un SMIC à 2000 € et leurs indexations sur les prix pour redonner du pouvoir d’achat àtous/toutes.
  •   La reconquête d’une sécurité sociale de haut niveau
  •   L’arrêt des suppressions de postes et des fermetures des services publics, et la réouverturede services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populationsdans une organisation équilibrée des territoires,
  •   L’arrêt de la défiscalisation du kérosène dans le transport aérien. Développer et favoriserle ferroviaire pour les transports de marchandises et les transports collectifs.
  •   Mettre un terme aux politiques centrées sur la voiture et mettre en place un réseau public, gratuit, de transports en commun accessible à tous et desservant l’ensemble dudépartement.
  •   La mise en œuvre d’un plan de construction de logements sociaux et de rénovationécologique de l’habitat accessible à tous
  •   Création partout où elles n’existent pas, de régies publiques de l’eau
  •   La lutte contre l’étalement urbain.
  •   Un aménagement équilibré du territoire qui passe par la lutte contre la concentration del’activité sur les métropoles, véritables « territoires entreprises » au seul service desgrands groupes donneurs d’ordres et de leurs actionnaires. C’est cette politique qui conduit à ce que 73% de l’emploi de notre département soit concentré sur les 31communes (sur 589) de la métropole, générant des centaines de milliers de déplacements journaliers, dont la majorité pour le domicile/travail.
  •   Le soutien à une agriculture paysanne privilégiant les circuits courts et les productions biospour permettre à toutes et tous l’accès à une alimentation de qualité.Associations, syndicats et partis politiques engagées dans le département pour la justice sociale et climatique, nous appelons ensemble à la mobilisation sociale, écologique et citoyenne contre la politique de Macron-Philippe, tout en refusant les boucs émissaires habituels des discours racistes, antisémites ou xénophobes.Nous appelons à une autre répartition des richesses et à l’urgente nécessité de placer latransition écologique et solidaire au cœur de toutes les décisions pour notre avenir et celui dela planète.Ce sont les mobilisations multiples dans les entreprises comme dans la rue, par la grève et par l’action, qui permettront de peser sur les décideurs publics ou privés pour que ceschangements s’imposent.

 

17 novembre : Déclaration commune : Ensemble !, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti communiste français, Parti de Gauche, République et Socialisme.

 

Prix de l’essence, taxes et impôts :  faire reculer Emmanuel Macron, président des riches, et proposer des mesures pour la transition écologique.

La hausse du prix de l’essence provoque une colère massive. Le gouvernement « pro-riches » Macron-Philippe aura tout fait pour provoquer une haine de l’impôt, par des injustices scandaleuses.

Le quinquennat Macron a commencé par une liste de cadeaux aux plus fortunés : suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), de la progressivité des impôts sur les gros revenus, doublement de la baisse des cotisations sociales en 2019 avec 40 milliards sans créer d’emplois, aucune mesure pour empêcher la fraude fiscale massive des grands groupes et grandes fortunes. Le groupe Total, qui vend du pétrole et de l’essence, triche avec l’impôt sur les sociétés, encaisse pourtant de gigantesque profits (9 milliards en 2017). Il engraisse ses actionnaires (plus de 11% de rentabilité de l’action).

Les cadeaux aux plus fortunés et aux entreprises sont payés par des politiques alourdies contre les plus modestes : hausse de la CSG, gel des APL, retraites augmentées en dessous de l’inflation, blocage des salaires, austérité généralisée. La taxe et la TVA sur l’essence, c’est 60% du prix du litre. Et pour les entreprises du secteur, c’est 10% de marge. Les taxes à la consommation, comme la TVA et la taxe essence, sont des impôts totalement injustes qui pénalisent bien plus les plus pauvres que les riches.

Ce sont les prélèvements injustes sur les ménages qui financent les cadeaux aux riches, au lieu d’une fiscalité progressive et d’une taxation du capital. L’austérité budgétaire, la dégradation des services publics (hôpitaux, rail, bureaux de poste…) s’imposent à la majorité de la population. Ce sont les plus modestes qui trinquent !

Il faut inverser cette politique !

Les salarié-es, les chômeurs, les jeunes sont contraints d’utiliser une voiture, dans les zones rurales ou urbaines éloignées des centres villes. Rien n’est fait pour développer les transports en commun moins polluants, ou pour proposer des tarifs sociaux incitatifs. La prime à l’achat de nouvelles voitures moins consommatrices n’a qu’un effet dérisoire.

Nous faisons des propositions alternatives :

1-      Augmenter les salaires, les retraites, les indemnités de chômage, les minimas sociaux,  et lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscales.

2-      Taxer avant tout les compagnies pétrolières et les grandes entreprises du transport routier ou aérien, ou gestionnaires d’infrastructure (autoroutes), et notamment le groupe Total dont les bénéfices 2017 ont bondi de 39%, qui s’enrichit sur le dos des automobilistes.

3-      Taxer le kérosène (qui ne l‘est pas du tout !) pour empêcher que l’avion, très pollueur, ne concurrence le train. Supprimer l’exonération scandaleuse des taxes carburant pour le transport routier afin de développer le fret ferroviaire. Affecter l’essentiel des ressources de la taxe sur les carburants (TICPE) au développement de transports et de sources d’énergie écologiques, avec un contrôle démocratique.

4-      Arrêter la fermeture des petites lignes de chemins de fer (9000 km sont menacés), qui transforme les campagnes en déserts. Investir massivement dans les transports en commun de qualité accessibles à tous.

5-      Baisser fortement la TVA pour tous les produits de première nécessité.

6-      Contraindre les constructeurs à fabriquer des véhicules propres et sécurisés ; interdire la production et l’importation de véhicule diésel.

7-      Engager sur ces bases de justice sociale la transition écologique

Tous ensemble, agissons avec les forces de gauche et écologistes, les syndicats, les associations environnementales, les usagers des transports.  Pour sortir de la pauvreté, de la pollution, des bas salaires, de la dégradation des services publics, il faut une autre politique !

Le 15 novembre 2018.

 

mise a jour : 64 macronades

mise a jour, nous en avons relevé 64

 

1      : « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2       : « Il y a dans cette société (Gad)  une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées .»

3       : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler ».

4       : « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

5       : « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

6       : « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

7       : Tous ses conseillers présentent le même profil, jeune et diplômé : « J’assume. Les maréchaux d’Empire étaient jeunes et ce n’étaient pas des paysans »

8       : « Certains au lieu de foutre le bordel feraient mieux d’aller regarder s’il peuvent pas avoir des postes »

9       : « Les salariés français sont trop payés »

10    : « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

11   : « Le compte pénibilité ? « Je n’aime pas le terme donc je le supprimerais car il induit que le travail est une douleur »

12    : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité »

13    : « Ceux qui défendent les emplois aidés sont ceux qui n’en voudraient pas pour eux »

14 : « Je vais faire un CICE durable »

15   : « La tranche d’impôt de Hollande à 75 % ? C’est Cuba sans le soleil »

16 : « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

17 : « Je suis pour une société sans statuts »

18   « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

19 : « Dans les motifs de rupture du contrat de travail, [la rupture conventionnelle] est aujourd’hui le premier »

20 : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

21 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

22 :« Les jeunes générations veulent être entrepreneurs, pas fonctionnaires »

23   : « Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

24   : « Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes »

25 : « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».

26 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

27 : « Une start-up nation est une nation ou chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ».

28 : « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

29 : « Le libéralisme est une valeur de gauche »

30 : «  Je ne céderais rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes, ni aux égoïstes, ni aux pessimistes » qui se dressent contre les ordonnances anti travail.

31 : « Dans les gares, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien »

32 : « J’ai été élu par des gens qui ne m’ont pas choisi »

33. : « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

34 : « La démocratie ne se fait pas dans la rue »

35 : « Etre populaire ne m’intéresse pas, mon pays doit avant tout être réformé car nous avons 10 % de chômage ».

36   : Les fainéants sont « ceux qui n’ont pas fait les réformes pendant 15 ans pas les Français »

37 : « La France n’est pas un pays qui se reforme parce qu’on se cabre, on résiste, on contourne, nous sommes ainsi faits ».

38 : « Tu sais, quand tu es président de la République, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent »

39 : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort.

40 : « Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel »

41 : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

42 : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale » « La politique c’est mystique »

43 : « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

44 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa 1° loi (308 articles dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ».

45   : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation.Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. »« Pas de frondeurs » 

46 : «Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. »

47 : « Il n’y a pas de culture française mais des cultures »

48 : «  Le kwassa kwassa pêche peu, il amène du comorien »

49 : « La passion triste de la France, c’est la jalousie ». (à propos de ceux qui veulent imposer l’ISF)

50 : « Je crois à la cordée, il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont des talents, je veux qu’on les célèbre [...] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée c’est toute la cordée qui dégringole »

51 : « Je ne sais pas ce que c’est une politique pour les riches »

52 : « Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée ».

53 : « Les Français sont bien des gaulois,  réfractaires aux réformes »  « Le français s’est émancipé de son lien avec la nation française »

54 : « « Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport »

55 : « Les Bretons sont un peu comme la Mafia en France »

56 : « Cette séquence remaniement n’intéresse personne à part les journalistes politiques qui n’ont rien d’autre à faire »

57 : « Présentez-moi la femme qui, en étant parfaitement éduquée, a décidé d’avoir 7, 8 ou 9 enfants. »

58 : «Le maréchal Pétain a été pendant la Première guerre mondiale aussi un grand soldat » « Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l’armée à la victoire, comme chaque année. »

59 : « Le carburant, c’est pas bibi »

60 «  Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants»  (tu m’étonnes)

61 : « Je traverse la rue, et je vous trouve un travail »

62 « On met un pognon de dingues dans les minimas sociaux et les gens sont quand même pauvres »

63 :  » Nous sommes de vrais populistes, nous sommes avec le peuple »

64 : Ilévoque les « bonnes raisons » qu’il y avait fiscalement de partir en Belgique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déclaration unie de la gauche a propos du 17 novembre dans le 44 : un exemple

Un vent de colère souffle sur la Loire-Atlantique

 

 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, au lieu d’augmenter le prix des carburants, il faut taxer Total et toutes les grosses firmes qui polluent tout en continuant à percevoir exonération sur exonération ! « Faire payer Total » et « augmentez les salaires » : tels doivent être, pour la Gauche démocratique et sociale (GDS), les mots dʼordre de la gauche si elle veut répondre aux aspirations de notre camp social. Répondre ensemble à la colère légitime qui s’exprime aujourd’hui, c’est le but du texte signé par 15 associations , syndicats et partis de gauche (dont la Gauche démocratique et sociale) en Loire-Atlantique. Nous le reproduisons ci-dessous.

 

 

 

Chaque mois sont plus nombreux les salarié.e.s et retraité.e.s qui n’arrivent plus à boucler leur budget. La hausse régulière et conséquente du carburant inquiète et fragilise celles et ceux qui n’ont d’autres choix que la voiture individuelle pour les actes de la vie courante. Et, alors que l’hiver s’annonce, la hausse des prix du gaz, de l’électricité, du fuel et des chauffages collectifs aggrave encore le quotidien.

Alors que les profits financiers et patronaux explosent, le gouvernement Macron Philippe accentue sa politique de classe, au service des riches, et, pour la grande masse de la population,  la réduction des droits sociaux et une politique fiscale particulièrement injuste et inégalitaire. S’y ajoutent la fermeture de nombreux établissements publics et la suppression de milliers de postes de fonctionnaires accentuant encore le sentiment d’abandon pour toutes celles et ceux qui vivent loin des métropoles.

Ce vent de colère est légitime et salutaire. Il met justement en cause la politique suivie par le Président de la République et son gouvernement, notamment en matière fiscale. Les groupes capitalistes, patronat et banques, avec leurs profits exponentiels, sont les premiers responsables de ce désespoir social et de la crise climatique.

Pour Macron, comme pour ses prédécesseurs, le libéralisme est un dogme. Pour nous c’est un drame. Car il explose les inégalités sociales, accroît la paupérisation de larges franges de la population et accentue les atteintes à l’environnement et le réchauffement climatique.

Le gouvernement tente de justifier ses choix politiques par l’urgence écologique. C’est un mensonge. Non seulement le pays ne réduit pas la production de gaz à effet de serre, mais il l’augmente, non seulement il ne réduit pas l’utilisation des pesticides, mais il les augmente, non seulement il ne diminue pas l’artificialisation des sols, mais il la poursuit. La fermeture des services publics de proximité, des gares et voies ferrées secondaires, la concentration des emplois dans les métropoles ne font que renforcer la tragédie climatique en cours et accroitre les difficultés quotidiennes de milliers d’habitant.e.s

L’urgence sociale et l’urgence écologique sont aujourd’hui totalement imbriquées. La politique gouvernementale aggrave l’une et l’autre et espère diviser celles et ceux qui en sont les victimes. Et il est illusoire de prétendre répondre à l’une en tournant le dos à l’autre.

La mobilisation sociale, écologique et citoyenne est donc impérative, avec comme priorité :

     

  • L’augmentation des salaires, des pensions, des indemnités chômage, et des allocations sociales pour permettre à tous/toutes de vivre dignement.
  • L’arrêt des suppressions de postes et des fermetures des services publics, et la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour permettre une organisation équilibrée des territoires,
  • L’arrêt de la priorité donnée à la route – et au transport aérien qui bénéficie toujours scandaleusement d’un kérosène largement défiscalisé – au détriment du fret ferroviaire pour les transports de marchandise et des transports collectifs,
  • Le soutien à une agriculture paysanne privilégiant les circuits courts et les productions bios pour permettre à toutes et tous l’accès à une alimentation de qualité.

Associations, syndicats et partis politiques engagées dans le département pour la justice sociale et environnementale, nous appelons ensemble à la mobilisation contre la politique de Macron-Philippe, pour le partage des richesses et pour placer la transition écologique et solidaire au cœur de toutes les décisions pour notre avenir et celui de la planète.

Ces mobilisations associatives, syndicales, politiques ou/et citoyennes pour la justice sociale et la justice climatique sont incomptables avec les discours haineux, racistes, antisémites et xénophobes de la droite extrême et de l’extrême-droite.

ATTAC 44, Alternatiba Nantes, Ensemble 44, Gauche Démocratique et Sociale 44, GIGNV, NPA 44,  PCF 44,  U.D.Solidaires 44, Union Démocratique Bretonne, UNEF Nantes, Sortir du Nucléaire pays Nantais, Génération.S 44, EELV 44, CGT 44, France Insoumise 44.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

     

     

     

     

 

 

 

 

 

 

 

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La Gauche démocratique et sociale (GDS) est un réseau de militant.e.s politiques avec un certain nombre deconvictions chevillées au corps :

  • être de gauche c’est défendre le camp des salarié.e.s, des jeunes, des retraité.e.s ;
  • sans unité rien de grand n’est possible ;
  • capitalisme et écologie sont incompatibles ;
  • le combat féministe est émancipateur pour tous ;
  • tous les grands combats pour l’égalité des droits et la dignité sont les nôtres.

 

Notre conviction, c’est que les forces de gauche, aujourd’hui dispersées, doivent se reconstruire un avenir commun. Nous militons pour une maison commune, permettant l’expression des diverses sensibilités ET l’unité d’action. Partout où nous sommes présents, nous agissons dans ce sens !

Notre réseau est ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent ces convictions. Certain.e.s d’entre nous sont également engagé.e.s ailleurs à gauche, parfois élu.e.s localement, beaucoup sont militants syndicalistes, associatifs…

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Démocratie&Socialismeest aujourd’hui le mensuel de la GDS : Fondée en 1992 par Gérard Filoche, cette revue mensuelle a publié en novembre 2018 son numéro 259. Elle s’attache à présenter des analyses, et des arguments pour l’action :

Actualité sociale et politique, international, droits des femmes, regards sur l’histoire du mouvement ouvrier … chaque mois nous relevons le défi d’une revue militante !

GDS édite aussi une lettre électronique hebdomadaire, diffusée à 20 000 exemplaires, pour suivre au plus près les actualités sociales et politiques. Pour la recevoir gratuitement :contact@gds-ds.org

Site internet de la GDS : www.gds-ds.org

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#MareePopAntiraciste mercredi 21 novembre au soir de 18 à 22 h Bourse du travail de Saint-Denis

Texte d’appel :
Regroupées dans la diversité de leur champ d’intervention, nos organisations – associations, syndicats, organisations de jeunesse, forces politiques – ont été à l’initiative des mobilisations citoyennes « Marée populaire » du 26 mai contre la politique mise en œuvre par le gouvernement, pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

Ces mobilisations s’inscrivent dans un contexte où l’augmentation de la précarité, la persistance d’un chômage de masse, les difficultés quotidiennes auxquelles est confrontée la grande majorité de la population s’accompagnent du développement de pratiques discriminatoires, de la montée du racisme structurel sous toutes ses formes. La xénophobie gagne de plus en plus tous les espaces sociaux, faisant le miel de la droite dure et de l’extrême droite. L’attitude des gouvernements européens, dont le nôtre, vis-à-vis des migrant·e·s et des travailleurs et travailleuses détaché·e·s participe de ce climat et le renforce.

Le combat pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, qui est au cœur de notre démarche « Marée populaire », exige de prendre la mesure de tous les actes et prises de position qui stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, de sa couleur de peau, de sa culture, de son origine migratoire.

Afin de combattre ces constructions, nous appelons à organiser partout en France des initiatives unitaires et publiques contre le racisme.

18h – 18h15 : Accueil
18h15 – 19h40 : 2 ateliers
1. Rapport migrations / économie : dumping social au sein UE et au-delà de l’UE
2. Raisons des « routes » migratoires : guerres, écologie…

19h50 – 21h20 : 2 ateliers
1. Racisme structurel : travail, police, école, logement… Comment le racisme est structuré ?
2. Montée des identitaires, des droites populistes au niveau européen et des réflexes identitaires en occident.

21 h 30 : Plénière : Collectif Rosa Parks ; Journée de mobilisation internationale contre le racisme le 18 décembre ; conclusions.

Signataires :
Alternative et autogestion – Alternative Libertaire – APEIS – ATTAC – Climat social – Collectif des Associations Citoyennes – Collectif National pour les Droits des Femmes – Collectif La Fête à Macron – la CGT – Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité – Convergence nationale de défense des services publics –DIDF – DIEM25 – Droit au Logement – Écologie sociale – Europe Écologie Les Verts – Les Effronté.es – Ensemble ! – Femmes Égalité – Fondation Copernic – France Insoumise – Gauche Démocratique et Sociale – Génération.s – MJCF – Mouvement Écolo – Mouvement National des Chômeurs et Précaires – Nouvelle Donne – Nouveau Parti Anticapitaliste – Parti Communiste Français – Parti de Gauche – Parti Ouvrier Indépendant Démocratique – PCOF – PCRF – République et Socialisme – Résistance Sociale – Snesup-FSU – Solidaires – Syndicat des Avocats de France – Syndicat de la Magistrature – UEC – UNEF – UNL

18 heures à 22 heures à la Bourse du travail de Saint-Denis (93) – Métro : Porte de Paris / ligne 13.Afficher la suite