Les 17 pires déclarations d’Emmanuel Macron (France info en a repris 13)

Les 17 pires déclarations d’Emmanuel Macron
1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »
2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »
3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »
4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »
5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »
6. « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »
7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »
8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »
9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »
10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »
11 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »
12  Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »
13 « La France est en deuil d’un roi »
14 « Je suis pour une société sans statuts »
15 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »
16 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »
17 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux »

 

 

www.macron-demission.fr

APPEL La primaire de toute la gauche est encore possible

25 août 2016 à 17:32 (Libération : mis à jour le 26 août 2016 à 12:13)

Les collectifs de citoyens, constitués en région suite à l’appel des initiateurs de Notre Primaire dans Libération, refusent d’abandonner. Indépendamment des intellectuels et personnalités politiques qui portaient le projet, ils veulent relancer un appel pour une « primaire de toute la gauche sans conditions, loyale et honnête ».

Si l’actualité médiatique autour d’hypothétiques primaires du PS ou d’EE-LV tend à nous le faire oublier, rien n’est encore tranché pour la gauche en vue de 2017. Car le PS déclare «rester disponible» pour organiser une primaire de toute la gauche «dans la première quinzaine de décembre».Dès lors, tout est encore possible. Il n’est plus question de logistique ou de possibilité : il ne s’agit plus que de volonté.

Nous sommes donc tous responsables de l’avenir de la gauche pour 2017, et de la France par la suite : citoyens, militants, dirigeants et partis, quels qu’ils soient.

C’est pourquoi nous appelons à la fin de la bataille des personnalités et écuries qui se profile, pour nous tourner, tous ensemble, vers la bataille des idées.

Nous appelons à la fin des rancunes et méfiances pour nous tourner vers un candidat unique, représentant d’un projet commun issu de débats citoyens, sans quoi la gauche tout entière est vouée à disparaître du champ politique.

Nous appelons à ce que s’organisent vite les grandes primaires de toute la gauche et des écologistes, et à travers ce moyen démocratique, le seul à notre disposition, respectueux de notre diversité, à ce que soit choisi un candidat unique et unitaire en 2017 pour défaire la droite extrême et l’extrême droite.

Car la question est : voulons-nous gagner en 2017 ou risquer la déroute ?

Ou plutôt : assumons-nous la voie prise actuellement, celle de la division, d’une défaite assurée pour la gauche et ses idées ?

Et dans ce cas : à quoi jouons-nous ?

Collectifs locaux Notre Primaire

 

 

 

Tribune in LeMonde.fr du 17 août 2016 : primaires de toute la gauche, candidat unique ou désastre

 

La gauche est face à une tragédie pour 2017. Soit elle se dote d’un candidat unique, soit c’est le désastre et au 2° tour de la présidentielle, elle n’aura le choix qu’entre LR et le FN. Puis en juin, le choc de l’échec sera tel qu’il ne lui restera que quelques dizaines de députés sans doute socialistes, zéro verts, zéro PC, zéro PG… pire qu’en 1993.

Alors que la majorité civique lui avait tout donné en 2012, la Présidence, l’Assemblée, le Sénat, 20 régions sur 22, 61 départements sur 100, 2 villes sur 3, la « politique dite de l’offre » lui a fait perdre cinq élections de suite, vu qu’elle a tout concédé au patronat et sacrifié sa base naturelle, le salariat.

L’acte final approche, et ce sont ceux qui souffrent le plus qui en paieront le prix le plus élevé : car quand la gauche va à droite, la droite va encore plus à droite et les reculs sociaux seront évidemment démultipliés. Casse de la République et main mise aggravée et barbare de la finance, ou sursaut victorieux pour défendre et reconstruire notre modèle social  républicain, tel est l’enjeu.

Ceux qui ne s’en inquiètent pas sont des nantis qui croient égoïstement mais vainement avoir du temps devant eux. Ceux qui estiment qu’on bâtit sur les défaites n’ont rien appris des spirales de l’histoire. Ceux qui se résignent, c’est triste, car non seulement on perd les combats qu’on ne mène pas mais on en subit collectivement les terribles effets. Certains croient mais à tort nourrir ultérieurement de leur ego la défaite qu’ils souhaitent et exacerbent. Les meilleurs veulent sauver des idées de gauche et écologistes espérant des jours plus favorables mais laissent de facto arriver des jours pires où ces idées reculeront.

Pourtant, à condition de prendre ensemble conscience et de le vouloir, il reste encore un chemin gagnant, un seul.

Car il n’y a pas eu de renversement d’opinion spectaculaire en faveur de la droite et de l’extrême droite. LR peine à attirer et ne gagne qu’en pourcentage, pas en nombre absolu de voix et le FN progresse par défaut. La gauche est restée majoritaire à la base, et ne perd que parce qu’elle s’abstient massivement, sous le coup du grave échec du quinquennat.

Par contre, 80 ou 90 % de la gauche, des syndicats, de la jeunesse, s’opposent au symbole final de la trahison qu’a été la loi El Khomri de casse de 100 ans de code du travail : la mobilisation constante, durable, profonde l’a prouvé. Les sondages sont là, avec ce qu’ils valent : 70 % contre la loi El Khomri, 55 % pour les  grandes manifestations, 86 % de la gauche veut des primaires, 76 % veut des candidats nouveaux, les thèmes sociaux et de gauche sont plébiscités.

François Hollande et ses supporters directs n’ont aucune chance : grillés, ils devraient se retirer, c’est leur bilan, leur échec, ils nous feraient tous perdre, le reconnaître serait digne et salvateur. Mais s’ils ne le font pas, des primaires de toute la gauche sur une plateforme de gauche les remettront à leur place, c’est à dire hors jeu, dans l’incapacité de se présenter ou battus.

S’il y a François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, une ou un EELV, un PC, un autre, des autres… leurs scores n’ont absolument aucune importance, nous ne serons pas au 2° tour.

Or le paradoxe c’est que la majorité écrasante des composantes de la gauche ont réclamé ces grandes primaires : de janvier à avril, les débats et conditions examinées en commun (appels Piketty, Jadot, Cohn-Bendit, De Haas, etc.…PS, PCF, EELV…) les ont même fixées aux 4 et 11 décembre avec dépôt des candidatures entre le 15 septembre et le 30 octobre. Le PS unanime le 18 juin a confirmé encore son appel au PCF et à EELV pour que ces primaires de décembre « aux conditions envisagées » en commun aient bel et bien lieu (1). En contradiction avec leur propre vote sur ce point, les dirigeants officiels du PS préfèrent une primaire riquiqui en janvier limitée aux seuls soutiens à la politique de Hollande-Valls. Il est encore temps de saisir la possibilité, de décider que des primaires citoyennes aient lieu et de fixer leurs ultimes modalités : sous le contrôle collectif de tous. Alors, des millions d’électeurs signant un engagement se déclarant de gauche, versant un euro, pourront en deux tours, choisir une ou un candidat qui les rassemble et leur ressemble.

Si le PCF et EELV relèvent le défi, avec les socialistes fidèles à leurs statuts et aux aspirations de 2012, ce serait une chance extraordinaire, nul ne pourra s’y soustraire. C’est le cœur de la gauche qui y gagnera, pas les sociaux-libéraux de la marge. Le candidat ainsi choisi deviendra charismatique, rassembleur et pourra être au second tour. Nous pourrons ouvrir un autre quinquennat, cette fois, à gauche, en rupture avec les 5 années passées, terribles et amères. Le partage des circonscriptions se fera avec la même méthode, unitaire, démocratique et dynamique. Dans le pays,  il y aura un formidable élan pour ça : pour une ou un candidat unique, pour une plateforme de gouvernement d’urgence sociale, pour mettre fin à l’ordo-libéralisme, pour, enfin, redistribuer les immenses richesses que recèle la France, pour aller vers une VI° République démocratique, sociale et écologique.

Gérard Filoche (17 août 2016) (lemonde.fr)

(1) (Selon le PS, c’est seulement en cas de refus de grandes primaires en décembre de la part d’EELV et du PCF qu’il y aura des petites primaires de la BAP, Belle Alliance populaire, en janvier)

 

Sarkozy menace de revenir – L’anti social au cœur !

Nicolas Sarkozy vient d’annoncer sa troisième candidature à une élection présidentielle, celle de 2017 et pour cela il publie un livre de plus : « Tout pour la France » où il chasse sur les terres du Front national, avec une politique éculée façon Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

On ne croyait pas qu’après le lourd échec de son quinquennat 2007-2012, et avec tous les dossiers  qu’il a sur le dos, il oserait réessayer de nuire. Hé, bien si !

Il refait le coup de « j’ai changé » mais c’est incontestablement le même et en pire ! Voyez plutôt :

- Suppression des 35 heures : « Il n’y aura plus une durée unique du travail hebdomadaire»

- Aggravation de la loi El Khomri, et priorité absolue à la négociation d’entreprise contre la loi, les branches et le « paritarisme ».

- Retraite à 64 ans à partir de 2025

- Casse brutale et définitive de la fonction publique et services publics : non remplacement d’un fonctionnaire sur deux : il ne propose rien de moins que de réduire l’investissement public de 150 milliards. Autant d’argent en moins pour la santé, l’école la justice, les collectivités locales.

- Baisse drastique des dépenses publiques et inscription dans la Constitution d’un plafond de 50 % pour celles ci

- Abrogation de l’impôt sur la fortune, baisse de 10 % l’impôt sur le revenu

- Referendum après les législatives : suppression d’un tiers des parlementaires, restauration du cumul des mandats.

Cela se résume : casse du service public, de la protection sociale, tout pour les riches privés, pour l‘oligarchie et contre la démocratie.

Ce retour de Sarkozy serait l’aggravation de la crise, des inégalités, du chômage, de l’austérité anti sociale.

Raison de plus pour en appeler à tous les candidats de gauche : face au candidat unique que prépare la droite, il nous faut un candidat unique pour une politique de gauche alternative.

Et pour cela, il nous passer par une grande primaire de toute la gauche et des écologistes, en décembre ! Ainsi nous aurons une plateforme alternative commune, et nous choisirons démocratiquement un candidat unique qui nous ressemble et nous rassemble. Il n’y a pas d’autre voie si nous voulons être au rendez-vous de 2017 en position de l’emporter.

Gérard Filoche,

mardi 23 août 2016

www.filoche2017.fr

 

Le Ps officiel reste disponible pour une primaire de toute la gauche en décembre comme envisagé avec les EELV et le PCF

« Sans primaire de toute la gauche, nous courrons au désastre » lire in LE MONDE IDEES |18.08.2016

in

LE MONDE IDEES |  18.08.2016 à 16h08 • Mis à jour le 18.08.2016 à 17h03 | Par  Gérard Filoche (membre du bureau national du Parti socialiste)

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La gauche est face à une tragédie pour 2017. Soit elle se dote d’un candidat unique, soit c’est le désastre et le second tour de la présidentielle sera un face-à-face entre le parti Les Républicains et le FN. En juin, le choc de l’échec sera tel qu’il ne restera à la gauche que quelques dizaines de députés sans doute socialistes, aucun EELV, zéro PCF, zéro PG : pire qu’en 1993.

Alors que la gauche avait une majorité en 2012 (la présidence, l’Assemblée, le Sénat, 20 régions sur 22, 61 départements sur 100, 2 villes sur 3), l’injuste « politique dite de l’offre » lui a fait perdre cinq élections de suite. Tout a été concédé au patronat. La base naturelle de la gauche constituée par les salariés – en activité, en retraite ou privés d’emploi – a été sacrifiée.

L’acte final approche. Ce sont ceux qui souffrent le plus qui en paieront le prix le plus élevé : car quand la gauche va à droite, la droite va encore plus à droite et les reculs sociaux seront évidemment démultipliés. Casse de la République, mainmise aggravée et barbare de la finance, ou sursaut victorieux pour défendre et reconstruire notre modèle social républicain, tel est l’enjeu. Ceux qui ne s’en inquiètent pas sont des nantis qui croient égoïstement avoir du temps devant eux. Ceux qui estiment qu’on bâtit sur les défaites n’ont rien appris de l’histoire. Les meilleurs veulent sauver des idées de gauche et écologistes, espérant des jours plus favorables. Pourtant, à condition de prendre ensemble conscience…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/18/sans-primaire-de-toute-la-gauche-nous-courrons-au-desastre_4984580_3232.html#kKSs9suRqHv784gO.99

 

Licenciée pour 0,85 centimes chez Auchan

Pour deux paquets de pâtes et une petite boite de sauce tomate de 85 centimes, une caissière de 41 ans, mère de trois enfants, à Tourcoing a été licenciée pour « faute grave » après 5 ans et demi d’ancienneté.

« Qui vole un œuf vote un bœuf », ont dit les représentants de la famille des milliardaires Milliez qui dirigent Auchan. « On ne peut pas lui faire confiance » !

Samedi 7 juin 2015, depuis le congrès de Poitiers, Manuel Valls avait pris un Falcon pour aller la « Ligue des champions » à Berlin. Pris la main dans le sac, il avait tenté de faire croire qu’il était allé, non pas voir le match avec ses enfants mais assister à une réunion – annulée – de l’UEFA, ce qui était d’autant plus invraisemblable que Platini s’était rendu à l’Elysée le lendemain. Platini,  accusé de corruption depuis, avait pourtant tenté de couvrir le Premier ministre en disant qu’il l’avait invité… mais les 17 000 euros du voyage étaient de l’argent public. Combien ça fait de petites boites de sauce tomate et de promotion sur les paquets de pâtes ? Valls s’en était tiré en remboursant 2500 euros la présence de ses enfants dans le Falcon, et en s’excusant, « si c’était à refaire je ne le ferais pas ».

Mais ce n’est pas visiblement pas la même chance donnée à la caissière d’Auchan qui perd tout et est obligée d’aller aux prud’hommes pour se défendre.

Les cas Jean Valjean sont plus fréquents qu’on ne croit de nos jours.

Dans le film « La loi du marché » avec Vincent Lindon, primé à Cannes en 2015, la vendeuse a 50 ans, son salaire est si bas qu’elle a le besoin de récupérer en douce des « bons » d’achat d’un euro destinés aux clients, oubliés par eux et périmés : la direction du supermarché la surveille, la coince, la convoque, l’humilie, et la vire sans indemnités pour faute grave en dépit de ses 25 ans d’ancienneté. La vendeuse du film a peu de chances de retrouver du boulot. Elle se suicide.

Comme un salarié de Lidl, récemment à Rousset, dans les Bouches-du-Rhône.

C’est plus courant qu’on ne croit :

Sarah, une ancienne caissière d’un supermarché de Lidl à Nancy, virée le 11 septembre 2012 pour avoir prétendument mangé un pain au chocolat d’une valeur de 0,39 euro vient de gagner, un an après, aux Prud’hommes et obtenu 8800 euros de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Il faut dire que le patron lui avait imposé 40 contrats en CDD avant de lui concéder un légitime CDI.

Les exemples fourmillent, ainsi à Alès, Nicolas, un agent de sécurité du supermarché Cora, après 6 ans d’exercice professionnel avait été mis à pied, « pour faute grave » : il aurait consommé 2 croissants pour 0,70 euros. Le patron voulait diminuer le nombre d’agents de sécurité sans frais…

La direction d’un autre supermarché dans le 4° arrondissement de Paris s’était débarrassée de tous les salariés à « temps pleins » pour les remplacer par des femmes à temps partiels, vulnérables et corvéables. La déléguée syndicale qui résistait s’était vue accuser d’avoir mangé un croissant de la veille, démarqué, et la direction demande son licenciement pour vol : l’inspecteur du travail qui refuse, se voit désavoué par le cabinet du ministre qui casse sa décision. Les licenciements abusifs sont décidément trop faciles !  Elle va aux prud’hommes qui lui donnent raison, en vérifiant que c’était un « usage » pour les personnels de manger ces croissants périmés : le patron fait appel, entre temps la loi Macron aura fait voter que gagner au tribunal ne donne pas lieu à indemnité ni réintégration, Valls aura baissé les plafonds des indemnités. Elle aussi, va se retrouver à 55 ans sans boulot, pour un croissant. C’est la logique de la loi El Khomri.

Un haut responsable de la sécurité, au siège des Nouvelles Galeries, était venu à la permanence de l’inspection du travail, parce qu’à son tour, il était licencié :

« - Et pourtant j’en ai fait beaucoup pour eux…

-        Quoi ?

-        Beaucoup, beaucoup, j’oserais même pas vous dire…

-        Mais dites !

-        Bah je l’ai fait évidemment…

-        Mais quoi ?

-        J’ai placé des objets qu’on disait volés, dans les placards de délégués…

-        Comment ?

-        Bah, j’avais les clefs pour accéder à tous les placards, il suffisait de mettre des trucs dans leurs sacs et on les coinçait à la sortie… » (extrait de « Carnets d’un inspecteur du travail » E JC Gawsewitch)

C’est surtout dans la grande distribution que ces méthodes sont terribles, voire « Carrefour de l’exploitation », (livre de Grégoire Philonenko), chez Casino, Franprix… Chez Lidl c’est la schlague à tout moment : « « Des contrôleurs piègent les caissières en glissant des saumons sous des packs d’eau dans leurs chariots ; si elles ne soulèvent pas tout pour vérifier, elles sont immédiatement convoquées par la hiérarchie. »

Hé oui, les licenciements sont trop faciles ! Pour « faute grave » et « faute lourde », ça permet des mises à pied immédiates et des licenciements sans indemnités. Et l‘accusation de « vol » c’est toujours une tache pour retrouver un travail. Et puis même si le patron perd aux prud’hommes, le salarié est viré quand même, pour quelques euros d’indemnités, c’est rien, et si ça fait quelqu’un de moins qui défend le code du travail :  le Medef est toujours là pour dire que c’est la faute à la grosseur du Code, « ennemi n°1 des patrons », El Khomri fait passer la loi TGV : « travailler plus, gagner moins, viré plus facilement ». Et le Conseil constitutionnel la ratifie à la louche.

Et, sous Valls, ces grosses chaines de distribution qui licencient pour 85 centimes, bénéficient du « Vive l’entreprise » et reçoivent des dizaines de millions du CICE, font des milliards avec des exonérations de cotisations sociales, tandis que l’inspection du travail est matée et que les prud’hommes sont menacés.

Ca sert à indiquer aux 900 000 caissières de ce pays qu’il faut qu’elles courbent l’échine, que leur « job » c’est la soumission,  85 centimes d’un côté, des milliards de dividendes de l’autre.

Gérard Filoche, 4 aout 2016

 

(signez la pétition sur change.org concernant la défense de cette caissière :  disponible à l’adresse suivante : https://www.change.org/p/auchan-city-tourcoing-pour-la-réintégration-de-la-caissière-licencié-pour-0-85-centimes

 

post : le 12 aout : Auchan a ré intégré la caissière, sur ce point victoire…

 

 

 

Adama Traore, 24 ans, est mort par asphyxie, écrasé par 3 gendarmes

Le procureur a tout fait pour ne pas dire les faits, pire il a parlé pour les cacher, et n’a pas utilise le mot « asphyxie » alors que le médecin légiste en faisait état dés son premier rapport. Telle est la vérité apparue en dépit de la dissimulation volontaire et scandaleuse des faits, des deux autopsies des 21 et 26 juillet,  par le Procureur de la République de Pontoise.

Voilà le récit du Monde :

« A trois dessus pour le maîtriser »

Le 19 juillet à 17 h 15, à Beaumont-sur-Oise, des gendarmes ont d’abord interpellé le frère et la compagne du frère d’Adama Traoré dans le cadre d’une enquête sur une extorsion de fonds. Présent lors de la scène, Adama Traoré a pris la fuite. Un appel radio est alors passé, sollicitant des renforts pour le retrouver.

Grâce à un signalement, trois gendarmes le localisent. Ils pénètrent alors dans l’appartement où Adama Traoré se cache. Un sous-officier présent explique que le jeune homme « résiste à son interpellation ». « Nous contrôlons avec le poids de notre corps l’homme afin de l’immobiliser », dit-il aussi. Un autre gendarme présent corrobore cette déclaration : « Il a commencé à se débattre et je lui ai fait une petite torsion de sa cheville gauche. Il a commencé à nous dire qu’il avait du mal à respirer. On se trouvait à trois dessus pour le maîtriser. » Ce même gendarme précise : « J’étais sur ses jambes. Mes deux autres collègues contrôlaient chacun un bras. » Cette technique correspond à un plaquage ventral.

Dans un rapport paru en mars, l’ONG française de défense des droits de l’homme Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) appelle à son interdiction car elle « entrave fortement les mouvements respiratoires et peut provoquer une asphyxie », un risque accentué par l’agitation dont peut faire preuve la personne interpellée lorsqu’elle suffoque et que les personnes renforcent la pression exercée sur elle. D’après l’ACAT, plusieurs morts ont été provoquées ces dernières années par cette technique.

 

Et l’enquête de la journaliste du Monde (Julia Pascual) ajoute :

 

« Tel que le rapporte le sous-officier présent ce jour-là, Adama Traoré a bien signalé « avoir des difficultés à respirer ». Mais, au lieu d’appeler les secours, les trois gendarmes embarquent le jeune homme dans leur voiture et le conduisent à la gendarmerie, toute proche, pour « lui signifier sa garde à vue ». En y arrivant, Adama Traoré « s’assoupit et a comme une perte de connaissance », déclare un des gendarmes. « Quand on l’a sorti du véhicule, il était inconscient », confirme son collègue, qui explique aussi que, craignant qu’il simule, ils l’ont laissé menotté. Les secours sont dépêchés sur place, en vain. Le décès est déclaré peu après 19 heures.

Un examen plus poussé du cœur, dit « anatomopathologique », fait le 26 juillet, a permis de déceler un « ensemble lésionnel compatible avec une cardiomyopathie hypertrophique » chez Adama Traoré, c’est-à-dire une maladie du cœur pouvant être « potentiellement la cause directe de la mort ». A ce stade, rien ne permet cependant d’en être certain. Cette maladie a pu provoquer un arrêt cardiaque puis l’asphyxie d’Adama. Mais elle peut aussi y être totalement étrangère.

Elle peut encore expliquer une fragilité chez Adama Traoré, qui ne se serait pas révélée fatale si les gendarmes n’avaient pas plaqué le jeune homme au sol. Sa famille veut aujourd’hui obtenir des réponses. Dans un éditorial du 29 juillet consacré à cette affaire, le quotidien The New York Times met en garde : « Black lives matter in France, too ».

 

« Adama Traoré a-t-il manqué d’oxygène parce qu’il souffrait d’une pathologie cardiaque ? A-t-il manqué d’oxygène parce que trois gendarmes l’ont plaqué au sol, en usant d’une technique dangereuse ? Est-ce la conjonction de sa probable maladie et de son immobilisation qui a précipité sa mort ? »

 

Il faut arrêter de manipuler la vérité, de mentir et dissimuler, la maladie est « probable », l’ « asphyxie » est certaine.

 

Et il faut permettre à la famille d’organiser la mobilisation et de porter plainte, pas la faire taire, ni elle, ni les manifestations, « nassées », encore, l’autre soir, Gare du Nord.

 

Comme le dit Philippe Marliére : « Adama Traore, Zyed Benna, Bouna Traore, Wissam El-Yamni, Lamine Dieng, Hakim Ajimi, Amadou Koumé, Ali Ziri : la liste continue de s’allonger. C’est curieux, quand la police ‘interpelle’ les minorités ethniques en France, cela se termine souvent en ‘bavures’… c’est surtout le refus d’accepter que ces jeunes sont morts du fait de leur origine ethnique. Le logiciel républicain français ne permet pas à une certaine gauche une telle lecture.

 

Jean-Christophe Greletty réagit :  « Absolument. La différence, c’est qu’aux USA beaucoup ont compris qu’ils étaient victimes d’une chasse à l’homme, style far-west raciste. Et que dans quelques cas, rares mais réels, les flics criminels sont en prison. En France, on impute ces morts à pas de chance mais pas à une volonté. Et l’impunité judiciaire et étatique est totale. Enfin, les élites en France restent majoritairement blanches et anti populaires. Aussi ces morts leur sont largement indifférents. Celles et ceux qui veulent défendre les discriminés des quartiers sont taxés de communautarisme. »

 

 

 

Saint-Etienne du Rouvray

Saint Etienne du Rouvray entre Oissel et Sotteville les Rouen. Chez moi quoi. Le maire d’Oissel Maurice Gauthier fut sympathisant de l’opposition de gauche trotskiste en 1927. Le futur maire socialiste de Sotteville les Rouen Pierre Bourguignon m’emmenait dans sa « deux chevaux » aux séances de formation du PCI en 1965. Entre les deux, dans ma banlieue de la boucle de la Seine, pas loin du chemin du halage, Saint Etienne du Rouvray a toujours été communiste, même que les activistes de la gauche prolétarienne en 1972, étaient venus y provoquer les  » révisionnistes » et mettre le feu au commissariat un 14 juillet pour y  » sauver le peuple».

C’est pourtant dans cette petite ville que les journalistes de BFM n’arrivent à situer ni géographiquement ni politiquement, c’est là que ce dernier horrible drame a eu lieu : un môme du coin âgé de 19 ans a, Perpccompagné d’un copain a égorgé dans la vieille et petite église un vieux vicaire de 86 ans sous prétexte de religion. Une initiative insensée, atroce, une prise d’otage caricaturale, au terme de laquelle les deux jeunes gens ont été impitoyablement abattus dans un climat de crise nationale.

Des fanatiques intégristes appelés  » Daesh » à l’autre bout du monde dans l’Irak détruite ont revendiqué son acte insensé et l’on salue comme un geste héroïque d’un de leur « soldat ». Comment 25 ans et 13 ans après, les conséquences des deux abominables guerres d’Irak viennent-elles frapper la ? A Saint Étienne du Rouvray la foudre a frappé par le truchement de mômes tueurs illumines et sans avenir ? Tous les gens d’ici se demandent encore pourquoi et comment cela a été possible que la barbarie frappe ainsi près de chez eux ?

C’est un glas d’outre-tombe, d’outre guerre du golfe, du fin fond de l’histoire des religions qui a frappé par-delà la misère, les crimes impérialistes, les folies fanatiques. Mais même après Charlie, après le Bataclan, après Nice, ce n’est pas une guerre, ce n’est pas une affaire de « nation » que ça se passe à Orlando, à Bagdad, à Kaboul, à Bruxelles, c’est une suite de crimes attentats contre l’humanité. Ils n’appellent ni la loi du talion, ni la barbarie-retour, ni la guerre vengeance, ni les haines religieuses, nationalistes mais au contraire la foi envers les humains, l’émancipation des femmes et des hommes. Le maire communiste de Saint Etienne l’a dit le mieux. La meilleure défense c’est l’intelligence et la culture, la fraternité et l’égalité.

 

Gerard Filoche le 27 juillet 2016

 

Appel : pour une grande primaire de toute la gauche et des écologistes les 4 et 11 décembre

 

Pour une grande primaire de toute la gauche et des écologistes

Plateforme commune, pour un candidat unique

 


Le social au cœur, avec Gérard Filoche

 

François Hollande, utile en 2012 pour chasser Sarkozy, a pendant ces 4 dernières années tourné le dos aux espoirs de la majorité écrasante de l’électorat de gauche. Avec Manuel Valls, il a même repris et au-delà une partie des propositions de la droite. Le bilan est hélas lourd : adoption sans réserve du traité d’austérité de l’union européenne, 1,3 million de chômeurs de plus, proposition inacceptable de déchéance de nationalité, 41 milliards donnés sans contrepartie essentiellement aux grosses entreprises, projet de casse de 100 ans de droits du travail

Les dividendes ont battu les records, la « dette » présumée a grossi de 12 points, les hyper revenus et la fraude fiscale ont bondi, les inégalités sont cruellement aggravées.

Alors que la gauche était totalement majoritaire en 2012, et détenait tous les pouvoirs, elle les a, de ce fait, perdus, en cinq élections tragiques : municipales, européennes, sénatoriales, départementales, régionales. Ce n’est pas parce que l’électorat a basculé à droite, c’est parce que la majorité des électeurs de gauche se sont abstenus, déçus par la politique droitière de Hollande et Valls.

Cette dernière année le mouvement social persistant et profond contre la loi El Khomri et son monde a rejeté cette politique. Une majorité du salariat s’y retrouve : les salariés, les jeunes, les syndicalistes, les femmes, les retraités. Cela ouvre une nouvelle chance qu’il faut saisir.

 

Dans l’unité avec tous les citoyens, les militants de la gauche et de l’écologie peut s’élaborer une base commune de mesures d’urgence sociales, écologiques, démocratiques. Une plateforme qui permette de gouverner en 2017…. à gauche.

Sans cette unité, la gauche ne peut ni gagner ni agir.

Sans choix collectif et démocratique au travers de primaires de toute la gauche, sans candidat unique, ce sera le désastre. Dès qu’il y a deux candidats nous serons éliminés du 2° tour de l’élection et devrons choisir entre droite et extrême droite.

Or, on peut et il faut gagner en 2017 pour empêcher la casse supplémentaire sociale, écologique, démocratique annoncée par la droite. Avec une participation citoyenne massive, la dynamique sera au rendez-vous, c’est possible de l’emporter.

Au cœur de tout cela, petites retraites, précaires, petits salaires doivent être défendus et représentés : chômage de masse, misère accrue, inégalités sont intolérables.

 

C’est le sens de la proposition de candidature de Gérard Filoche.

 

Nous la soutenons pour aboutir à un-e seul-e candidat-e de toute la gauche face à la droite et à l’extrême droite à la Présidentielle puis aux législatives.

 

 

Je soutiens et je signe :

 

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