Mon intervention lors de l’université de rentrée de « Un monde d’avance »

« Travailler plus pour gagner plus », un slogan mortifère

« Y a t’il obsolescence du droit du travail ? » demande Nicolas Demorand à Darcos à propos des conséquences des suicides à France-télécom. « Bien sûr » répond Darcos pourtant ministre du travail.

Mais qui a affaiblit le Code du travail « recodifié » (entre février 2005 et le 1er mai 2008) et ses usages toutes ces dernières années ? La droite et le Medef.

Voilà des années que les inspecteurs du travail expliquent Cliquez pour lire la suite »

Pourquoi agir dans le PS… pour l’unité de toute la gauche

à Guy :

Mais enfin ce n’est pas “en 1983″ qu’il y a eu “renoncement du PS à lutter contre la pensée unique et ses forces”. C’est de toujours ! 1914, 1939, 1945, 1956, 1968, ce parti est un parti à base ouvrière et à direction pro bourgeoise au moins depuis 1914 où il a appelé à la sale guerre “patriotique”.

Ne parlons pas de 39 ou de la guerre d’Algérie Cliquez pour lire la suite »

G VAIN : Victoire de la finance, des paradis fiscaux et des dividendes à Pittsburgh !

Sarkozy avait vendredi 25 septembre une double raison de crier victoire. D’abord, parce qu’il n’avait pas proposé grand-chose de concret et qu’entre ce pas grand-chose et le presque rien qui est sorti de la réunion du G20 à Pittsburgh, il pouvait se vanter d’avoir amené le G20 sur ses positions.

Ensuite, parce que le programme néolibéral a été réaffirmé avec force à Pittsburgh Cliquez pour lire la suite »

La défaite du SPD est sévère et légitime, hélas Merkel triomphe.

Elle était prévisible. Toute alliance avec la droite nourrit la droite. La « troisième voie » est une voie maudite. Déjà perdante le 7 juin dans toute l’Europe, elle reperd spectaculairement le 27 septembre en Allemagne. Les vieux schémas SFIO, alliance au centre ou à droite des années 50, tant vanté par les Valls, Peillon, cie perdent encore et toujours.

Pour gagner, car il y a deux camps, il faut construire, renforcer, unifier le camp du salariat Cliquez pour lire la suite »

Ca y est, ils poussent à prolonger la retraite à 65 ans pour les fonctionnaires

ça y est, ils osent, sans débat !

Dans la loi de financement de la sécurité sociale 2010, (article 93), pour les fonctionnaires, ca va être la prolongation de la retraite à 65 ans, ça entrera en vigueur le 1er janvier 2010

Sarkozy and cie vont ainsi abroger un décret du 18 décembre 1948 sur les limites d’âge des personnels civils de l’état et celui du 26 février 1962 concernant les enseignants :

les professeurs des écoles aussi pourront puis, bien sur, ensuite,  devront aller jusqu’à jusqu’à 65 ans ! Cliquez pour lire la suite »

Sarkozy est le licencieur en chef comme il s’en vante avec 100 000 postes publics supprimés.

« Sortir de la crise quand le chômage baissera » ? Avec 2000 chômeurs par jour, Sarkozy est le licencieur en chef comme il l’avoue avec 100 000 postes publics supprimés.

Sarkozy fait privatiser la Poste en niant que ce soit le cas tout comme il avait solennellement juré de ne pas privatiser EDF. Menteur, menteur, menteur.

Sarkozy tout ce qu’il a fait en matière de bonus, c’est étaler le versement d’un milliard en un an au lieu de six mois… esbroufe.

Sarkozy, ça ne l’étouffe pas le maintien du bouclier fiscal et la fiscalisation des indemnités accidents du travail, la hausse du forfait hospitalier…

Le fauteur de crise, l’intégriste capitaliste, de a à z, c’est Sarkozy qui pille les pauvres, les taxe, et protège les riches, les traders. Il préfère « taxer la pollution que le capital qui s’en irait ». C’est-à-dire taxer les ménages plutôt que Total. Il cède au chantage des 3000 voleurs si peu patriotes qui ont placé 3 milliards d’euros de nos impôts en Suisse et qu’il ne poursuit pas…

En France, non seulement le service rendu par les banques n’est pas meilleur que la moyenne, mais il est aussi l’un des plus chers, avec un coût annuel moyen de 154 euros. Les services des banques françaises figurent parmi les plus onéreux du classement européen. Le gouvernement ne joue pas le jeu, ni les banqueroutiers qui continuent, opaques, coûteux, incontrôlés. Sarkozy pérore en G vain.

Baisse de la consommation des ménages. Normal. La crise commence ! Les effets placebo de la politique tout en image de Sarkozy sont épuisés, la montée en puissance du chômage est devant nous.

Sarkozy est contre retirer sa plainte dans l’affaire Clearstream, mais a organisé le silence sur l’affaire des rétro-commissions non reversées et qui ont provoqué 11 mort français à Karachi !

Sarkozy qui a construit une base militaire à 220 km des côtes iraniennes, joue, contre Obama, les matamores, fiers-à-bras, donne des leçons de démocratie, lui, qui a pourtant dangereusement allié la France aux barbares des Emirats arabes unis.

Gérard Filoche, mercredi 23 septembre à 20 h 45

Non, le PS ne va pas au Modem comme la rivière va à la mer…

Non, le PS ne va pas vers le Modem comme la rivière va à la mer, contrairement à ce qu’explique partout Jean-Luc Mélenchon afin d’avoir un argument pour refuser toute unité de la gauche au premier tour des régionales de mars 2010.

Jean-Luc Mélenchon avait déjà pronostiqué que Ségolène Royal avait gagné le 6 novembre 2008. Il s’était trompé, mais était quand même sorti du Parti socialiste sur ce constat faux.

Voilà qu’il rejoue les mêmes prophètes de malheur. Car ce serait un malheur si le PS s’alliait avec le Modem. C’est évidemment une menace réelle, pareil danger n’est pas écarté, il y a de puissantes forces pro sarkozystes qui aimeraient cela, et toute la presse sarkozyste intoxique violemment l’opinion en ce sens.

Bien sûr on craint.

Mais ce n’est pas joué, la bataille n’est pas perdue. Jusque-là, la majorité du congrès de Reims, avec 71 % des voix a refusé ce renversement d’alliance vers le centre au lieu de la gauche. La direction de Martine Aubry s’y refuse, et cela a été confirmé à La Rochelle et lors du Conseil national du samedi 12 septembre.

Face au risque que cela se produise, la bonne attitude, positive, constructrice et unitaire n’est pas de déclarer l’affaire jouée, ni de pousser à ce qu’elle se réalise. Ce n’est pas d’encourager le PS dans la mauvaise voie, au contraire, il faut souhaiter dans l’intérêt de toute la gauche, que cela ne se produise pas ! Parce que si cela arrivait ce ne serait réjouissant pour personne à gauche, à moins d’être sectaire, diviseur forcené, avide de perdre ou de faire perdre face à Sarkozy.

Il n’y a pas de fatalité à l’échec en 2012 : si on parvient à éviter la division entre une gauche combative mais isolée et un Ps compromis avec le Modem.

Mais pour cela il faut avoir conscience que rien de grand ne s’est fait dans l’histoire de ce pays, sans unité de toute la gauche. Nous n’avons gagné les 40 h en 1936, les congés payés, les 39 h en 1982 et quantité de droits, les 35 h en 2002 qu’avec l’unité de toute la gauche. Nous avons gagné et protégé la sécurité sociale, les retraites, avec l’unité de la gauche : en 2002, les caisses de sécurité sociale étaient en solde positif et les retraites n’étaient pas attaquées comme elles le sont depuis 2003…

Alors, il ne faut partir du fait qu’il y aurait deux gauches, il ne faut pas « installer » cette idée, il ne faut pas creuser le fossé, entre deux gauches, il ne faut pas comme le dit, de façon nouvelle, dans sa bouche, Jean-Luc Mélenchon « assumer la compétition entre deux gauches

Si les deux années qui viennent sont celles de deux gauches en compétition, c’est foutu pour 2010 ou 2012, Sarkozy sera ré élu ! Au contraire menons bataille pour nous unifier et créer les conditions de la victoire.

La théorie dite des « deux gauches » est fausse ! Il y a un seul salariat, il doit y avoir une seule gauche ! Bien sûr qu’à gauche, il y a des sensibilités multiples, un arc-en-ciel de points de vue, mais ce sont les points communs qu’il faut rechercher. Il faut bâtir un programme commun au cœur de la gauche, c’est de façon volontaire, qu’il faut surmonter les obstacles divisant les multiples gauches : rapprocher « réformistes » et « révolutionnaires » sur un projet de transformation sociales immédiates est une nécessité, par exemple pour 35, 60, 1600, 20… Pour un retour à de vraies 35 h, travailler moins, mieux, pour travailler tous, pour une retraite décente pour tous à 60 ans, pour une hausse forte du Smic à 1600 euros, pour un blocage du salaire maxima à 20 fois le Smic.

Trois réunions nationales sont prévues par thème : une organisée par le PCF, une par le PS, une par les Verts et ces trois formations invitent TOUTE la gauche du MRC au NPA ! certains sont sceptiques, méfiants, certes, mais quelle meilleure façon de « voir » sinon en participant ? Pas d’a priori, il faut tester, marcher, essayer, se saisir de toute occasion comme celle-là, la répéter partout, de la base au sommet. Pourquoi ne serait-ce pas les prémices d’une grande union ? Sans exclusive. En tout cas, c’est l’intention déclarée, affichée de Martine Aubry.

Pourquoi le Parti de gauche, NPA, LO ne viendraient-ils pas ? En toute indépendance ? En s’exprimant librement ?

On pourra vérifier dans la durée, mener campagnes communes, par exemple, pour défendre La Poste, pour soutenir les actions des 6 syndicats qui appellent à grèves et manifestations le 7 octobre… Par exemple pour le contrôle des licenciements, n’est-ce pas le NPA lui-même qui avait proposé cela ?

De même, pourquoi prendre l’idée de « primaires » à gauche comme un piége ? Pareilles « primaires » ne s’entendent que s’il y a une plateforme commune entre les partenaires de gauche. Et c’est seulement alors qu’on peut défendre l’idée révolutionnaire d’avoir un candidat commun qui défende ladite plateforme dés le premier tour. Il se peut même qu’il y ait un consensus sur un candidat commun et les primaires ne seraient qu’une grande ratification unitaire, publique, mobilisée… C’est logique dès qu’il y a accord… mais c’est insensé s’il n’y a pas accord…

Un candidat commun, c’est le contraire de la présidentialisation, car justement il ne s’impose pas par le haut, il n’échappe pas à son parti, aux partis de gauche, il est le produit d’un choix collectif, raisonné, mobilisé. Bien sûr, pas question de Modem ou autre, cela n’aurait pas de chances, il s’agit d’un candidat du camp de la gauche…Évidemment, cela veut dire aussi accord de partage des moyens de campagne, des paroles de campagne, des finances de campagne, des circonscriptions avec des garanties précises pour les groupes parlementaires, pour le gouvernement lui-même.

En avant pour l’unité, levons méfiances, préjugés, rancoeurs, rencontrons nous, bâtissons la confiance, donnons-nous les garanties par le débat politique, des collectifs unitaires partout à la base, par un accord programmatique précis, et un véritable projet commun de gouvernement de toute la gauche.

Depuis le 11 sept : attention, danger de mort pour la médecine du travail si un syndicat signe le texte du Medef

Un affreux texte est sur la table depuis le 11 septembre 2009, imposé par le Medef et proposé à signature d’un éventuel syndicat servile, si par malheur il y en a un  : il s’agit de la destruction de la médecine du travail.

En pleine affaire du 24°  suicide lié au travail à France Télécom, au lieu de relancer la médecine du travail, au lieu de lui donner son indépendance, au lieu de recruter et former des médecins du travail (dont la démographie s’épuise résulta délibéré de la politique gouvernementale), au lieu de moderniser et conforter cette médecine irremplaçable de prévention, la droite et le Medef sont prêts à s’entendre pour la détruire…

Aucun syndicat ne devrait signer pareil texte : si vous êtes syndiqués saisissez vos instances, alertez,  bougez pour empêcher que votre syndicat signe.

C’est la mise à mort délibérée de la médecine du travail par le Medef (et la droite, Darcos, ensuite voudrait faire une loi avec le texte patronal, elle serait aidée si par malheur un syndicat signait…)

Conçue à l’origine comme un magnifique outil de prévention en matière de santé dans les entreprises, la médecine du travail a été délibérément dégradée, décimée, déconsidérée par les employeurs. Le Medef juge le moment opportun de lui porter le coup de grâce puisque, après une négociation de février à juillet 2009, il propose à signature des directions syndicales, le 11 septembre, un texte brutal et définitif.

Les médecins du travail n’assurent plus officiellement le service de santé au travail, remplacés par une nébuleuse « service de santé au travail » (SST). La « pénurie » de médecins du travail ne sera pas combattue mais entérinée puisque infirmiers, personnel médical, médecins de ville, et des IPRP (Intervenants en Prévention des Risques Professionnels) au statut mal défini et non protégé, s’y substitueront. Les visites avec de vrais médecins du travail seront espacées tous les 4 ans « sur demande » et si « l’infirmier en santé au travail évalue le besoin de voir le médecin du travail ».

La visite d’embauche aurait un but de sélection et d’éviction. Actuellement, l’aptitude et l’inaptitude se définissent exclusivement en fonction des risques pour la santé du salarié

à son poste de travail. L’aptitude deviendrait, comme sous Vichy, « l’absence de contre-indication physique ou psychique à la tenue par le salarié du poste de travail » et l’inaptitude comme « la contre-indication physique ou psychique entraînant une restriction pour le salarié de remplir une ou plusieurs tâches liées à son poste de travail ». Il n’y a même plus les mot « santé » ni « risques » dans la définition de l’aptitude.

Une « visite de prévention de la désinsertion professionnelle » pendant l’arrêt de travail serait systématique après 45 jours d’arrêt sous contrôle, bien sûr, de l’employeur. « L’obligation de recherche de reclassement de l’employeur débute avec cette démarche et se termine avec la visite de reprise ». Cela met fin de facto à la protection du salarié pendant son arrêt de travail.

Les médecins ne feront plus que de la sélection et de l’éviction et perdront leur rôle de préventeurs. La possibilité de licenciement pour inaptitude serait réduite à une seule visite et le médecin ne pourrait plus formuler des préconisations pour l’adaptation du poste de travail (restrictions, aménagement, changement de poste…).

Les contrats de travail atypiques échapperont au suivi du médecin du travail : les saisonniers auront « possibilité de moduler les obligations relatives à la visite médicale », les itinérants et éloignés pourraient être « suivis par des médecins dûment habilités et formés » (sic) au plus prés du lieu de leurs fonctions (?).

Le « tiers-temps » des médecins pour l’étude des conditions de travail est supprimé : il n’y a plus de liens entre la connaissance de l’état de santé de chaque salarié et celle de son poste et milieu de travail. Il n’y a donc plus besoin pour cela de médecin spécialiste connaissant le travail et ses effets sur la santé.

Tout cela avec des SST ayant des conseils d’administration où les employeurs disposent des deux tiers des sièges !

Quel syndicat osera signer un tel texte ?

Gérard Filoche (tiré de Siné Hebdo, le 2 sept 09)

Intervention de Gérard Filoche au conseil national du Parti socialiste, ce samedi 12 septembre 2009

Chers camarades,

je répondrais d’une phrase à Bernard Poignant, « la procédure est soeur jumelle de la liberté », ce fut écrit par le jeune Karl Marx…

Brice Hortefeux se plaint ce matin d’un « lynchage médiatique ». Ces sarkozystes ne manquent pas de toupet : en fait Hortefeux est protégé par les médias du pouvoir car n’importe où ailleurs il serait obligé de démissionner après la blague raciste dont il a usé.
Nous avons en face de nous une presse aux ordres quasi totalitaire qui réussit à empêcher que Sarkozy ne soit ridiculisé par l’usage de figurants, comme à Faurécia, le 3 septembre. Un président qui fait faire un casting de ce type, qui sélectionne les ouvriers en blouse blanche devant lesquels il parle au cours d’une pantalonnade mise en scène, un « village Potemkine », du Ceaucescu, devrait être discrédité : non, ses médias le protègent.

J’ai décompté 1746 articles sur Google en trois jours début juillet annonçant la mort du PS.  Et voilà que ça recommence avec ce matin 486 articles pour souffler sur les braises, et tenter de ranimer ce qui a été dépassé, réglé, accepté, au congrès de Reims. C’est pourquoi, oui, comme le propose Martine Aubry, il faut trancher, garantir des votes démocratiques, mettre terme au cumul des mandats, et prévoir des primaires démocratiques, transparentes, unitaires, sur un programme de gauche, pour toute la gauche avec des listes et des candidats communs aux trois élections à venir. Nous avons raison de militer et de voter en ce sens le 1er octobre.

C’est justement ce dont ne veulent pas les médias sarkozystes qui s’attaquent en rafales de propagande à notre parti, qui font tout pour qu’on s’allie à la droite-modem et tout pour qu’on ne construise pas une unité de la gauche. Ils veulent nous détourner en cette rentrée des vraies questions, pour faire passer leur prétendue taxe carbone, un impôt socialement injuste et écologiquement stupide : Sarkozy à donné 6,6 milliards aux constructeurs automobiles, et veut prendre 4,3 milliards aux automobilistes, où est la cohérence écologique ? Il prend des milliards aux ménages, c’est pour ne pas les prendre à Total…Il envisage un forfait hospitalier avec 25 % de plus et un déremboursement des médicaments les plus utilisés. Toujours la même politique antisociale pour les privilégiés, les banqueroutiers, les traders, et contre les salariés.

Les médias aux ordres assurent la diversion contre notre parti, font feu de tout bois contre la gauche, veulent la diviser, et faire qu’une partie, plus combative de celle-ci s’isole, tandis que l’autre se discréditerait en s’alliant avec un vieux bout de droite-UDF.  Le Modem, même battu aux élections du 7 juin 2009, cette presse l’instrumentalise comme un obstacle à l’unité de toutes les forces de gauche. Ils veulent nous imposer un renversement d’alliance qui nous conduirait au désastre face à Sarkozy, en 2010, comme en mai et juin 2012.

Nous avons gagné 20 régions sur 22, 2 villes sur 3, 61 départements sur 100 sans alliance avec la droite-modem.
Cessons de parler du centre et la droite, parlons de la gauche, de notre famille.

Nous défendons la retraite à 60 ans comme 8 syndicats sur 8 dans notre pays : si nous défendions la retraite par points à 67 ans comme le veulent le Modem et le Medef, nous perdrions toute chance d’unir la gauche et de gagner les élections dans les trois scrutins à venir. Il y a 2000 chômeurs de plus par jour, des centaines de milliers de salariés sont contraints au temps partiel, ils travaillent moins et gagnent moins, pas assez pour vivre décemment, des dizaines d’entreprises ont connu des révoltes violentes, cet été, qui s’expliquent par la sauvagerie et l’artifice des prétendus plans sociaux  sous prétexte de « crise ».

Elle a bon dos la crise ! Les médias prétendent que cette énorme crise est derrière nous : non, elle commence, elle est devant nous tous, des centaines de milliers de chômeurs le savent dans leur chair, y compris ceux qui ont un boulot et qui sont acculés au suicide par un management brutal comme à France Télécom injustement privatisé. C’est le moment de défendre la Poste comme service public, les 22 septembre et 3 octobre. Mairies ouvertes, votation partout. C’est le moment de rétablir l’incontournable réduction du temps de travail, de faire appliquer et respecter les 35 h hebdomadaires sans perte de salaire, faire respecter la retraite à 60 ans pour travailler moins et travailler tous, le contraire de la politique faillie voulue par Sarkozy.

Évidemment, si on faisait un accord avec le Modem on ne pourrait pas défendre les 35 h ni les 60 ans, ils sont contre ! Évidemment on ne pourrait pas augmenter le Smic à 1600 euros, on ne pourrait pas imposer un salaire maxima à 20 fois le Smic, ils sont contre ! On ne pourrait pas exiger le contrôle des licenciements, ils sont contre ! Pourtant cette question de la hausse massive des salaires est au centre de toute répartition des richesses, elle doit être au centre de notre projet dans l’unité de toute la gauche.

35, 60, 1600, 20, 35 h, 60 ans, 1600 euros, pas plus de 20 fois le Smic.

Qu’est-ce que ce serait un projet de civilisation qui n’assurerait pas ce minimum mérité au salariat ?  C’est le cœur de tout progrès social, de tout projet de civilisation. Impossible à faire si on s’allie avec un secteur de la droite si on cherche une « troisième voie » comme celle qui échoue en Allemagne et en Italie…  Votons le 1er octobre pour régler ces questions en interne, et laissons de côté le fantasme vieilli et condamné d’avance d’une “troisième force”, d’un renversement d’alliance.

C’est avec la gauche, le PCF, les Verts, le MRC, le PRG, parti de gauche, le NPA, tous ensemble que nous devons défendre cette politique, tenir des réunions à tous niveaux, avec nos partenaires pour un front commun, construire avec volontarisme, opiniâtreté, constance, une maison commune, pour une victoire commune et durable et en finir avec le pire des droites que nous ayons jamais eu au pouvoir.
Merci de votre attention.


Gérard Filoche, au nom de la motion C, “un monde d’avance” samedi 12 sept, CN du PS