Notes d’actu, G vain, Druon, Val, va t’en guerre, séquestrations…

On a fini D&S 164, d’avril, 24 pages, 3 euros, abonnez-vous, il est bon, surtout les articles de J-J Chavigné sur le G vain.

« Le Point » annonce « la fin de la crise pour la mi mai 2009″ : cette crise va au contraire connaître dans les années qui viennent les pires développements, des milliers de milliards d’actions pourries rongeant les caves des banquiers qui essaient de faire comme si de rien n’était. Si ce n’est pas 5,5 milliards de plus pour la BNP, ce sera 39 milliards pour UBS, ce sera 1800 milliards de dollars de déficit pour les USA en 2009, 12 % du PIB.

Pauvres critères de Maastricht :  le « TINA » (« there is no alternative ») des libéraux est remplacé par « SOS » : « sauvez notre pognon à tout prix », ils se foutent de leurs ex-tabous monétaristes, déficits, emprunts, inflation…

Demain ce seront des états, comme ce fut hier le cas de l’Argentine, qui seront en faillite et ne pourront plus cautionner les prêts sans fin qu’ils font aux banqueroutiers.

Le FMI a été proclamé à Londres l’instrument renforcé de  la dictature des actionnaires du monde entier. Il va garantir, le temps qu’il pourra, les états les plus fragiles, à condition qu’ils détruisent les secteurs publics et que les salaires soient contenus, autrement dit, il a pour mission d’essayer de sauver le néo libéralisme dans ce qu’il a de plus catastrophique. Des milliers de Madoff et de Kerviel sont encore à l’œuvre partout sur la planète, couverts par  des vingtaines de Sarkozy et autres fauteurs de crise.

- Maurice Druon est mort :  Pierre Assouline a raison, il était réactionnaire, conservateur, passéiste,  comme on n’ose plus l’être a droite.

- Glucksmann est décoré par Sarkozy : demain ce sera Val. Dans la foulée des Besson, Amara, Kouchner et autres BHL

- Claude Angeli signe un article passionnant dans le Canard Enchainé de cette semaine : un diplomate américain pro Bush essaie d’entraîner la France de Kouchner et Sarkozy à peser pour que Barack Obama n’aille pas trop loin dans les négociations avec l’Iran.

Il faut dire que le vil va t’en guerre de Kouchner est quand même le  premier ministre des affaires étrangères d’Europe  à avoir déclaré, à peine parvenu au pouvoir, qu’il « fallait se préparer à la guerre avec l’Iran ». Lui et son maître Bling-bling frénétique vont-ils y renoncer ?

Une bonne guerre ne ferait-elle pas une bonne diversion avec les problèmes sociaux qu’ils vont devoir affronter ! C’est ce que le gouvernement d’Israël, les bouchers de Gaza, doit penser aussi et des forces obscures sont forcément en mouvement pour faire pression sur la nouvelle administration américaine en ce sens.

Des centaines de plans de licenciement qui n’ont aucun fondement, sauf d’arrondir les marges des actionnaires en profitant de l’aubaine de la « crise », déferlent sur les salariés spoliés, floués, violés, pillés, trompés, manipulés par des patrons sans scrupule.

Que les séquestrations, occupations, augmentent en nombre, modestement, poliment, n’est qu’un mince prix à payer par quelques-uns de ceux qui utilisent une violence économique provocatrice, cynique, inouïe. Ce qui est étonnant, c’est qu’aucun actionnaire n’ait encore été pendu à un réverbère : Faut-il cela pour qu’ils prennent peur, vraiment ?

Tant qu’ils se sentiront impunis, ils continueront !

Sarkozy a redonné des milliards à ses amis, copains et coquins du Fouquet’s, du Medef UIMM Parisot,  pour qu’ils continuent leurs crimes économiques comme avant, sans contrôle, sans risque.

Dans combien de temps, l’explosion va t elle se produire ? c’est la seule question !

Car seule une explosion sociale peut nous sauver et éviter la catastrophe imminente. Seul un renversement de ce régime de menteurs, de voleurs, de pilleurs « sarkozistes », peut sauver notre société, nous protéger des dérives qui peuvent surgir de cette descente aux enfers capitalistes si elle n’est pas stoppée consciemment, collectivement, puissamment.

Il n’y aura pas de stabilisation, de sauvegarde, de remontée, sans que les sociétés comme la nôtre soient d’abord secouées par des séismes sociaux refondateurs.

Il faut en urgence un front de toute la gauche. De toute la gauche !!!

G20, la fête à la banqueroute continue !

G20 : Les dirigeants de la planète, les multinationales, la finance ont de quoi se réjouir !

Il est trop bon : Je reproduis ici l’article de mon ami Jean-Jacques Chavigné pour « D&S » n°164 d’avril 2009
(abonnez-vous ! 30 euros = un an =10 n° de 24 p – Chèques à « D&S » 85 rue Rambuteau 75 001 Paris) – Dimanche 5 avril 2009 par Jean-Jacques Chavigné

Toutes les fanfares étaient convoquées, de l’orchestre philarmonique de New-York au plus petit orphéon, pour célébrer l’évènement historique de la réunion du G20 en ce début de mois d’avril. Obama complimentait Hu Jintao qui félicitait Sarkozy qui congratulait Merkel. Michelle Obama y allait même de son accolade à Elisabeth Windsor. Et tous les médias, partout dans le monde, reprenaient en chœur « G20 de tous les pays, unissez-vous ! »

Les dirigeants de la planète, les multinationales et les financiers ont, il est vrai, de quoi se réjouir. Les peuples, quant à eux, n’étaient pas invités au bal. Ils auront donc à payer intégralement les frais d’une crise dont ils ne portent pas la plus petite once de responsabilité. Sarkozy qui devait avoir « la banane » ne leur a pas envoyé dire en déclarant à peine la réunion terminée : « Le capitalisme est refondé ! »

Cinq promesses non tenues

Le dernier G20, réuni le 15 novembre 2008 à Washington, avait annoncé que, lors de sa prochaine réunion, la récession ne serait plus qu’un mauvais souvenir . L’OCDE annonce, une baisse du PIB des pays les plus riches de 4,9 % en 2009. Première promesse non tenue.

Cette réunion devait être un nouveau « Bretton Woods » , du nom de la conférence internationale qui, en 1944, avait mis sur pied un nouveau système monétaire international. Mais, en débit de cette prétention, la question monétaire n’a jamais été à l’ordre du jour du sommet. Personne ne s’est intéressé à la sous-évaluation du Yuan par rapport au dollar et à la surévaluation de l’euro par rapport au dollar. Deuxième promesse non tenue.

Cette réunion devait relancer l’économie mondiale . Mais les 5 000 milliards de dollars annoncés par Gordon Brown ne sont que l’annonce des « plans de relance » nationaux déjà mis en œuvre auxquels sont venus s’ajouter les 1 100 milliards de dollars dégagés par le G20. Les principaux opposants à un « plan de relance » international étaient, d’ailleurs, Sarkozy et Merkel. Nous sommes donc très loin du compte, sans même entrer dans le contenu de ces « plans de relance ». Troisième promesse non tenue.

Cette réunion n’a pas traité non plus de la manière dont les banques pourraient être amenées de nouveau à financer l’économie . C’est-à-dire que le G20 ne s’est absolument pas préoccupés de la façon de mettre fin à l’actuelle crise financière. Quatrième promesse non tenue.

Il ne restait donc plus qu’une fonction à ce G20 : éviter le retour d’une prochaine crise financière dans 5, 10, 15 ou 20 ans . Mais, nous allons le voir, même cette cinquième et ultime promesse n’a pas été tenue. .

Les trois racines de la crise financière ignorées ou renforcées

La crise financière commencée en 2008 avait trois racines fondamentales : les déséquilibres mondiaux, l’accroissement considérable de la part des profits aux dépens des salaires, l’absence de régulation de la finance.

Le G20, malgré ses cris de victoire, est passé délibérément à côté de chacune de ces racines de la crise financière actuelle ou les a renforcées.

Les déséquilibres internationaux

Le G20 s’est bien donné garde de traiter des déficits abyssaux des Etats-Unis (déficit commercial, déficit public) ou des réserves de 2 000 milliards de dollars accumulées par la Chine.

Ces déséquilibres colossaux n’ont jamais été mis à l’ordre du jour de la réunion.

La baisse de la part des salaires

Aucune décision de hausse simultanée des salaires n’a été prise. Toutes les décisions du G20 vont en sens inverse. Si ces décisions étaient suivies d’effet, l’accroissement de la part des profits aux dépens des salaires ne pourrait que s’accentuer. Alors que tout le monde peut constater que les usines, les entreprises ferment parce qu’il n’y a pas de demande salariale suffisante pour acheter leurs productions.

Le G20 a donné à l’OMC pour mission de mener à bien le cycle de Doha. Il a accordé 250 milliards de dollars pour y parvenir. La finalité du cycle de Doha est connue : livrer aux multinationales du Nord (mais aussi maintenant à celles beaucoup moins nombreuses du Sud) les forêts, les réserves naturelles et agricoles, les services publics qui avaient échappé à leur voracité.

La pauvreté s’accroîtra donc encore au Sud et à l’Est pour permettre aux multinationales d’accroître encore leurs profits et de se mettre de nouveau à spéculer et à gonfler de nouvelles bulles spéculatives.

On peut, par contre, douter que les Etats-Unis et l’Union européenne renoncent à supprimer les gigantesques subventions publiques distribuées à leur agriculture qui rendent invendables sur le marché mondial bien des produits de base produit par le Sud (le coton par exemple) tout en privant ces pays de leur souveraineté alimentaire.

Le FMI dont les plans d’ajustement structurels avaient conduit à la banqueroute ses « meilleurs élèves » comme l’Argentine ou (tout dernièrement) l’Islande et qui avaient contribué à jeter dans la misère des centaines de millions d’habitants des pays du Sud, ressurgit en force.

Le FMI est doté par le G20 de 750 milliards de dollars supplémentaires financés par les réserve financières des Etats-Unis, de l’Union Européenne, du Canada, du Japon et de la Chine et par la possibilité d’émettre une monnaie spécifique, les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) et donc de faire fonctionner la planche à billets.

Malgré ses promesses d’accompagner la croissance économique par une plus grande cohésion sociale, il mène toujours la même politique.  Alors qu’il faudrait augmenter les salaires directs et améliorer les prestations sociales et les services publics (santé, retraite, assurance chômage, transports, énergie …) le FMI conditionne, comme il l’a toujours fait, ses prêts à la réduction des déficits publics et donc, pour lui, à la baisse des salaires et des prestations sociales, à la réduction des services publics. La Hongrie a eu le triste privilège d’être le premier Etat de l’UE à faire appel au FMI.

En contrepartie d’un prêt de 12,5 milliards d’euros, ce pays a dû accepter de réduire ses services publics et de supprimer le 13e mois que percevaient ses retraités. Le FMI exige une baisse du déficit public de la Hongrie qui s’élève à 3,8 % de son PIB. Le déficit public des Etats-Unis est, quant à lui, supérieur à 12 %. Heureusement, pour lui, sa position de superpuissance lui permet, malgré l’énormité de ses déficits, de se passer des crédits du FMI.

Jeffrey Francks, négociateur du plan de « soutien » à la Roumanie conditionne l’octroi d’un prêt du FMI à une réforme des systèmes de salaires dans le secteur public et du système de retraite. En Lettonie, le FMI a exigé une baisse de 15 % des salaires des fonctionnaires.

L’Ukraine a jugé (pour combien de temps ?) que les conditions imposées par le FMI étaient « inacceptables ». Le Mexique qui avait été quasiment acculé à la ruine par le FMI durant les années 1980 a dû de nouveau faire appel à un prêt de 47 milliards de dollars de cette institution.

On ne peut qu’être saisi d’effroi à l’idée que le FMI, complètement discrédité, sort puissamment renforcé de cette réunion du G20 et que les effets de la crise obligeront de plus en plus de pays à faire appel à ses crédits.

Les 6 milliards de dollars « accordés » aux pays les plus pauvres sont dérisoires face aux effets que la crise aura sur ces pays. La première mesure à prendre aurait été d’abolir purement et simplement la dette de ses pays. Au contraire, la Banque du développement recevra 100 milliards supplémentaires qu’elle aura pour mission de prêter aux pays les plus pauvres et de les assujettir toujours plus au boulet de la dette.

La régulation de la finance

L’ère du secret bancaire n’est pas terminée, contrairement à l’annonce de Sarkozy et les « paradis fiscaux » ont toujours un bel avenir devant eux.

A la demande du G20, l’OCDE a sorti quatre listes de « paradis fiscaux » : blanche, grise, gris clair, noire. Mais Jean-Claude Junker, qui n’avait pas digéré l’inscription du Luxembourg sur la liste gris clair a vendu la mèche en affirmant ne pas comprendre pourquoi des « paradis fiscaux » notoires comme le Delaware, le Wyoming, le Nevada ou la City de Londres ne figuraient pas dans la liste noire ou les listes grises. Hongkong, Macao ne sont pas non plus sur la liste grise ou noir en fonction de quelques vagues promesses mais surtout du poids nouveau de la Chine.

On peut d’ailleurs s’interroger sur l’avenir de ces listes et sur le sérieux de l’OCDE dans leur établissement. En 2000 des listes noires avaient déjà été établies par l’OCDE, le Groupe d’Action Financière (GAFI) et le Forum de stabilité financière. Plusieurs dizaines de « paradis fiscaux » avaient alors été recensés. Il y a quelques mois, il n’en restait plus que trois (Andorre, le Liechtenstein et Monaco). Et, tout d’un coup, à la veille de la clôture de la réunion du G20, l’OCDE produit une liste de 42 « paradis fiscaux ».

Le G20 ne dit d’ailleurs pas un mot des sanctions qui pourraient frapper ces pays.

En réalité, les « paradis fiscaux » ont fait et feront sans doute encore quelques concessions de forme pour pouvoir changer de listes. Mais rien ne changera sur le fond. Ainsi, la Suisse que l’on dit avoir fait un pas en avant, considère que son secret bancaire ne peut être levé qu’en cas de « fraude fiscale » mais pas en cas d’ « évasion fiscale ».

Ce qui en réduit considérablement la portée. Les informations à une administration fiscale ou à un juge étranger ne seront, de toute façon, données, en fonction des critères de l’OCDE, que dans la mesure où existe un début de preuve de fraude ou d’évasion fiscale. Pour Christian Chavagneux (Le Monde du 4/04/2009) « on reste très loin du principe d’échange automatique d’informations, qui permettrait au fisc ou au juges de partir à la pêche aux infos quand ils ont simplement une suspicion, mais pas encore de preuve ».

Ce n’est pas ainsi que les centaines de milliards de dollars qui, selon la Banque Mondiale, échappent au fisc pourront être, demain, frappés d’imposition. Il faudrait pour cela des méthodes beaucoup moins timorées que celles préconisées par le G20. L’interdiction pure et simple du secret fiscal et bancaire ou l’obligation pour les multinationales de déclarer leurs revenus dans chacun des pays où elles opèrent, par exemple.

Un Conseil de Stabilité Financière (CSF) remplacera le Forum de Stabilité Financière (FSF) créé en 1999 pour répondre à la crise née de la faillite du fonds spéculatif (hedge fund) LTCM. Il aura théoriquement un rôle de « supervision de toutes les institutions financières et les produits et les marchés ayant une importance systémique ».

Mais son rôle risque d’être des plus symboliques. Tim Geithner, le nouveau secrétaire au Trésor américain vient, en effet, de déclarer au Financial Times qu’il estime qu’une « autorité nationale doit avoir la responsabilité de la supervision globale de ses institutions ». Comme le souligne « La Tribune » du 31 mars 2009, « En clair, pas question pour l’Etat américain de déléguer la régulation de Wall Street à une instance internationale ». Le CSF n’aurait donc rien pu faire (s’il en avait eu la volonté) pour empêcher la crise des « subprime » à l’origine de la crise financière actuelle.

Les « Hedge funds » (ou fonds spéculatifs) ont aussi de l’avenir. Le G20 demande qu’ils s’enregistrent auprès des autorités. Pour l’économiste Dominique Pilhon, la seule question qui se pose est pourtant celle de leur asphyxie pure et simple. Ils n’ont en effet aucune utilité économique, leur rôle est purement spéculatif. Mais la City, par exemple, n’a aucune volonté de contrôler ces fonds. Et, comme, malgré le rôle symbolique du CSF, les contrôles resteront nationaux, les sociétés qui gèrent ces « hedges funds » n’ont pas trop de souci à se faire.

Les rémunérations des banquiers et des traders sont renvoyés aux conseils d’administration des banques. Et, aussi bien aux Etats-Unis qu’en France, il a été aisé de constater leur bonne volonté quand il s’agissait de diminuer leurs mirifiques bonus, leurs parachutes dorés et autres « retraites chapeaux ». Le G20 a donc raison de leur faire toute confiance : Rien ne changera vraiment.

La titrisation des crédits permet à une banque d’accorder un crédit et de s’en débarrasser aussitôt, après avoir touché sa commission, en cédant le titre de cette créance à un autre établissement. Le G20 décide que la banque devra garder 5 % des créances ainsi « titrisées » dans son bilan. Cela n’a vraiment rien de dissuasif quand il s’agit, pour la banque émettrice, de faire 20 % de profit sur l’ensemble des crédits accordés tout en pouvant se débarrasser de 95 % de « créances pourries ». La seule mesure réaliste aurait été leur interdiction.

Les problèmes posés par les produits « dérivés » qui, sous prétexte de garantir les spéculateurs contre les risques multiplient, en fait, ses derniers n’ont pas été abordés.

La question de l’ « effet levier » qui permet de vendre ou d’acheter des titres en ne possédant en couverture qu’une toute petite partie des titres ou des sommes nécessaires au dénouement de l’opération n’a pas non plus fait l’objet de la moindre décision.

Pourtant, ces « innovations » financières avaient joué un rôle important dans la propagation de l’actuelle crise financière. La seule mesure efficace aurait été d’interdire les produits dérivés et de fixer très haut (50 à 75 %) les titres ou les sommes devant servir de couverture à une opération spéculative.

Enfin, la libre circulation des capitaux n’a pas été touchée, ni de près, ni de loin. Les capitaux, sûrs de leur mobilité, pourront continuer à imposer leur loi à des salariés beaucoup moins mobiles.

Jean-Jacques Chavigné

Parisot ne recule devant rien : elle veut tuer la médecine du travail.

Parisot ne recule devant rien : elle veut tuer la médecine du travail.

Les négociations ouvertes le 18 février entre Medef et syndicats à propos de l’avenir de la médecine du travail ont pris le 2 avril un tour dangereux pour la santé des salariés :

1°) le Medef n’a pas hésité à proposer que ce soient les médecins de ville qui réalisent les visites d’embauche des salariés. Autant proclamer tout de suite la mort de la médecine du travail : le médecin de ville ne connaît pas l’entreprise ni ses risques propres, « ce serait la négation même de la responsabilité du médecin du travail » (comme le dit le représentant de FO).

2°) Le Medef a finalement retiré la proposition, mais pour en faire une pire : allonger à quatre ans l’intervalle entre les visites médicales périodiques « pour les salariés qui ne sont pas exposés aux risques spécifiques ». Autant dire que la médecine de prévention est morte !  Et « les risques spécifiques », c’est une incroyable notion dans un pays où l’exposition à des produits cancérigènes est la plus sous-estimée d’Europe, et où la maladie professionnelle la plus répandue ce sont les TMS (troubles musculo-squelettiques) qui peuvent frapper tout le monde.

3°) Le Medef propose que l’agrément donné par les DRTEFP aux « services de santé au travail » (SST), censé « assurer l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire » soit “adapté” pour lutter contre la pénurie de médecins dans certaines zones. C’est à dire que des infirmiers pourraient faire des actes de médecins, et les visites seraient remplacées par des entretiens avec des assistants ou conseillers de santé « médico-professionnels ». Autant dire que des agréments de seconde zone pourraient permettre à des contremaîtres de remplacer des médecins !

Certes, les trois quarts des médecins du travail sont âgés de plus de 50 ans, et 1700 départs en retraite sont prévus dans les années à venir, 600 postes sont déjà vacants sur 6000 … Mais ce qu’il faut c’est prendre les mesures d’urgence pour recruter, former, investir dans cette magnifique médecine de prévention de la santé au travail, plutôt que de la laisser tomber en désuétude pour mieux la torpiller … Et plutôt que d’en rabaisser le niveau, il convient d’assurer la médecine du travail comme un véritable service public indépendant du patronat…

Lire :  “Salariés si vous saviez…” et “ La vie, la santé, l’amour sont précaires… Pourquoi pas le travail ?

Val, il ira loin ce petit ! Siné dixit

Il suffisait de défendre le fils Sarkozy contre Siné et hop il est promu… Val a fait la «peau » de Siné, le patron licencieur de Charlie Hebdo est choisi pour diriger l’antenne de France Inter. Sa nomination pourrait avoir lieu après l’arrivée de Jean-Luc Hees à la tête de Radio France. « Ca m’intéresse, oui, mais ce n’est pas d’actualité !« , affirme Philippe Val.

Pardi, pourquoi faire la fine bouche … C’est le prix payé pour l’évolution d’un homme qui a approuvé le droit d’ingérence des « démocraties » en Irak, qui a défendu le TCE, qui défend Israël – même à l’heure du massacre de Gaza – qui dérive au point d’intenter un procès pour « antisémitisme » (heureusement perdu) à l’un des plus vieux dessinateurs antiraciste de ce pays en réalité parce que celui-ci ose se moquer du fils du président…

Services rendus, il monte le petit qui a défendu le petit…

Procès d’intention ? Allez, on n’en est plus là…  Qui vole un œuf vole un bœuf et qui vire un Siné est entraîné pour virer un Stéphane Guilllon…

« L’Elysée a tenu à faire savoir dès cette semaine quel était son choix pour Inter. En communiquant ainsi, l’Elysée complique la tache de Jean Luc Hees et de Philippe Val qui auront du mal à cultiver leur différence, pour ne pas dire leur indépendance… » écrit le nouvel Observateur.

Bah oui, c’est trop clair…

Il y en a qui disent que c’est fait pour embarrasser la gauche. Ce sont ceux qui veulent bien se tromper eux-mêmes…

Tout pour le 1er mai ! – Battre Barroso-Sarkozy le 7 juin – Ne parlez pas de 2012

Le 29 janvier était loin du 19 mars ? le 19 mars est loin du 1er mai ? Question de tempo ?

Les « temps forts » cette année sont plus espacés. Mais quoiqu’on en pense, gageons que le salariat va savoir trouver son rythme et faire avec les occasions qui lui sont données.

L’important est que les « huit » syndicats soient tombés d’accord par-delà leurs particularismes pour appeler  à manifester massivement ce jour-là. Vive l’unité ! C’est le seul jour férié chômé de l’année, alors, ça ne fera perdre de salaire à personne, et il peut y avoir davantage de participants, cinq millions peuvent être espérés, la plus grande manifestation de l’histoire de France. Alors ne boudons pas notre plaisir, toutes et tous pour le 1er mai  : il y aura ce jour là des centaines de milliers de gens qui manifesteront pour la première fois de leur vie…

On attend chaque jour de savoir s’il y a un PDG de plus de séquestré. Et s’il y a une rodomontade de plus de Sarkozy pour faire croire aux gogos qu’il va sauver une usine « avec les dents ». Chaque jour aussi on attend le nom du PDG qui touche plus de stock-options et de retraite en or que celui dont a parlé la veille.

La haine sociale monte contre les profiteurs et contre ce pouvoir qui ne veut rien céder aux revendications salariales légitimes. ça se radicalise : le CCN de Force ouvrière en « s’appuyant sur la victoire des travailleurs des DOM qui, par la grève ont obtenu 200 euros pour tous les salariés au Smic et jusqu’à 1,4 fois le Smic, revendique pour tous les salariés une augmentation générale des salaires, en particulier une revalorisation de 15 % du Smic, des minima sociaux, de la valeur du point d’indice dans les fonctions publiques et la généralisation de la prime de transport ».

Le Smic à 1500 euros et 200 euros pour tous, quoi…

Seules ces questions sociales comptent et il ne faut pas faire dans le détail pour les élections européennes qui viennent :

« Dehors Barroso-Sarkozy les fauteurs de crise ! »

« Non à l’Europe libérale, vive une Europe sociale »

«Ne donnez pas l’argent aux banqueroutiers, donnez-le aux salariés ! »

« A bas la prétendue main invisible du marché, remplacez-la par la main visible de la démocratie ! »

« Oui à un Smic Européen aligne sur le haut ! » Non à l’Europe des 65 h hebdomadaires voulue par José Manuel Barroso et l’UMP de Xavier Bertrand qui l’a signé ».

C’est ainsi que le PS regagnera son niveau de 30 % des voix comme en juin 2004. Mais encore faut-il hâter le pas, en n’opposant surtout pas le mouvement social du 1er mai et les élections du 7 juin, mais en les faisant se compléter. Il vaut mieux ne pas parler à contretemps, ni hors sujet si l’on veut réussir des meetings mieux qu’au Zénith : Ils doivent être totalement inclus dans le ton des revendications des 29 janvier, 19 mars et 1er mai.

Je maintiens qu’il ne faut parler de 2012, ni pour des « primaires » ni pour autre chose. Evoquer aujourd’hui 2012 est une diversion néfaste,  ça revient à laisser croire que Sarkozy, fauteur de crise, devenu totalement illégitime, peut durer jusque-là.Rien n’est moins sûr. Sa gestion néolibérale de la crise produite par ses amis capitalistes de CAC 40, du Fouquet’s et du Medef est une catastrophe. Le slogan le plus populaire le 19 mars était :  « Casse toi pauv’con ! ».

La colère sociale qui gronde et monte peut abréger le quinquennat et provoquer une situation ou des élections anticipées s’imposent. Discourir sur des « primaires » est contre-productif : il vaut mieux faire se rencontrer la gauche, préparer un programme commun, exprimer les attentes et revendications populaires. Et si une crise d’urgence surgit, ce n’est pas la tête de liste qui comptera, c’est le contenu de ce qui sera dit.

Nous sommes plus que jamais pour l’unité de la gauche, pour un « front de toute la gauche ». Il est a construire, commençons par la base, par le programme, pas par la tête.

532 milliards de dollars « français » dans les paradis fiscaux. Peut-on avoir la liste et juger les coupables ?

Emmanuel Lévy a publié dans Marianne la carte des avoirs des banques françaises dans les places off-shore : les paradis fiscaux abritent 7 500 milliards de dollars dont 532 milliards « français ».

Toutes les entreprises françaises du CAC 40, surtout les banques, sont fortement présentes dans les paradis fiscaux, avec quelque 1 500 filiales. Marianne révèle que les banques françaises disposaient au 30 juin 2008 de plus de 532 milliards de dollars (environ 370 milliards d’euros) dans ces paradis, soit 12,5 % du total des créances détenues sur les autres pays.

Plus 300 % en cinq ans !  Il y aurait 100 milliards de dépôts français en Irlande et 100 milliards aux Iles Caïman. « Toutes les institutions financières françaises, à l’exception de la Caisse des dépôts, demandent que la part des « hedge funds » qui leur appartient soit basée dans un paradis fiscal », s’amuse un gérant de fonds londonien spécialisé dans le montage de ce type de produit. Les îles Caïman sont ainsi devenues expertes dans la domiciliation des hedge funds.

Le Luxembourg est reconnu pour la domiciliation des OPCVM, c’est à dire nos fameuses Sicav. Ces  532 milliards  génèrent un manque à gagner d’environ 20 milliards d’euros chaque année pour Bercy. » Le dossier de Marianne, chapeau, est fort bien intitulé : «Pendant la crise, ils s’en mettent plein les poches

Mais maintenant ce qu’il nous manque, c’est la liste des coupables.

Qui sont-ils ces Madoff français qui trichent avec nos lois et volent 20 milliards d’euros à la République ? Quels sont ces chefs d’entreprise qui spéculent au lieu d’embaucher et de investir ? Quels sont ces licencieurs, affameurs, exploiteurs sans vergogne de leurs propres compatriotes ?

Et que l’on supprime une bonne fois cet argument odieux, complice :   » Si on contrôle, si on taxe, si on réglemente…les capitaux vont fuir à l’étranger, ils vont quitter la France … « . Car justement, c’est parce que la droite néo libérale ne veut plus contrôler, parce qu’elle ne veut plus taxer, qu’elle prône le « laisser faire » des marchés, s’il y a de telles fraudes, de telles fuites, un tel scandale !

Il faut des lois d’exception immédiates pour mettre fin à cette corruption, à cette fraude gigantesque : que les voleurs soient immédiatement sanctionnés.

Proposition : qu’ils soient jugés par des jurys citoyens qui ne gagnent pas plus du salaire médian, pas plus de 1450 euros tout en travaillant à temps plein !

Qu’ils soient jugés

Par les infirmières et usagers des hôpitaux auxquels on coupe les fonds !

Par les enseignants et parents qui ont tant besoin d’une école de qualité et auxquels on supprime des postes de professeurs par dizaines de milliers !

Par les ayant-droits des services publics au sein desquels Sarkozy supprime un poste sur deux.

Par les mal logés, et par les sans papiers surexploités.

Par les travailleurs pauvres qui mangent des pâtes à partir du 10 du mois.

Par les 90 200 licenciés de janvier et les 80 000 licenciés de février.

Par les salariés de Continental, de Sony, de 3M,…

On ne pend plus aux  réverbères mais on peut mettre au pilori, et surtout récupérer pour la République et sa politique sociale, ces milliards de la honte. 532 milliards : « français » qu’ils se disent, drôles de citoyens, drôles de gens même qui volent leur compatriotes, ils doivent faire partie de ceux qui, avec Mme Parisot, ne veulent pas de loi, pas de droit du travail, qui appellent à « laisser faire les chefs d’entreprises« , et qui prétendent, pour ce qu’ils ont laissé en France, bénéficier du « bouclier fiscal » de Sarkozy qui les « protège » de l’impôt républicain…

Rendez l’argent !  Qu’ils soient saisi ! Taxé ! Oui, imposé ! Assez des honteuses salades idéologiques sarkozystes  libérales sur la liberté des capitaux !

La CGT est la seule organisation syndicale à la SNCF en mesure de signer un accord ou de le refuser !

Les 158 000 cheminots ont donc voté à 73,4 % jeudi 26 mars pour départager leurs syndicats d’entreprise dans le cadre de la nouvelle loi du 20 août 2008 qui a changé les règles de représentativité.

Trois « petits » syndicats qui ont moins de 10 % des voix sont écartés : c’est le cas de FO allié à la CFE-CGC qui n’obtient que 7,98 % des voix, et de la CFTC qui recule de 2,7 points en passant de 8,14% à 5,4%. …. Ils ne pourront plus négocier des « accords ».

Puisque dorénavant il faudra 30 % des voix (jusqu’en 2012, ensuite ce sera 50 %)  pour qu’on « accord d’entreprise » soit réputé majoritaire, seule la CGT est en position de le faire actuellement avec 39,30 % des voix.

Puisqu’il faut désormais 50 % des voix pour s’opposer à un « accord » seule la CGT pourra aussi franchir cette barre.

Trois autres syndicats seront représentatifs : SUD-RAIL qui progresse de deux points à 17,67 %, l’UNSA qui atteint 18,05 %, la CFDT alliée avec la FGAAC qui dépasse tout juste la barre fatidique avec 11,59 % des voix. Mais aucun d’eux n’atteint le seuil suffisant pour signer un accord seul, et une hypothétique alliance UNSA-CFDT excluant la CGT ne suffit pas pour signer un accord.

Les nouvelles règles de la loi d’août 2008  vont redessiner le paysage syndical dans tout le pays dans les deux années à venir : nombre de petits syndicats vont disparaître et cela se fera tout azimut.. Il n’y a plus de « présomption irréfragable de représentativité », celle-ci doit être établie en permanence, partout, et à chaque élection.

Cela favorise les syndicats déjà implantés, écarte les petits syndicats et n’aide pas de nouveaux syndicats à émerger. Il va y avoir un processus de concentration syndicale par la force : A Dunlop, Amiens, les élections de février ont placé l’UNSA en tête, et  CGT, CFDT, FO et CGC ont été balayés faute d’obtenir 10 %. Si hier le patronat utilisait des syndicats minoritaires pour faire passer des accords, aujourd’hui il va se mettre en marche et essayer de « pousser » des syndicats à sa main… Il vise même à signer des accords, là où il n’y a pas de syndicats assez forts avec des institutions d’élus du personnel non syndiqués.

Il y a désormais deux catégories de syndicats : les représentatifs et les non représentatifs., Un délégué d’un syndicat non représentatif disposera de 4,5 h par mois de délégation, et le délégué d’une syndicat représentatif disposera de 20 h par mois pour agir. Seuls les « représentatifs » pourront signer des accords, pas les autres…

Il vaudrait mieux que le mouvement syndical mette à l’ordre du jour son rassemblement volontaire et son unification plutôt que de se voir imposée une recomposition  due aux seules nouvelles règles de représentativité.

Les salariés auraient tout à gagner à un tel processus qui renforcerait le syndicalisme dans notre pays.

Gérard Filoche, le vendredi 27 mars 09

82 % des Français pour 200 euros de hausse de salaire 75 % pour le contrôle des licenciements

Mon ami Jean-Jacques Chavigné a débusqué deux sondages qui ne font pas la « une » des médias, l’un de Libération – Voice du 11 mars, l’autre de L’Humanité – Dimanche du 19 mars et il en tire toutes les bonnes conclusions.  Les deux sondages disent que l’électorat de Sarkozy le lâche.

Ils disent que 89 % veulent un blocage des prix, 79 % un gel des loyers, 82% veulent 200 euros de hausse de salaire et 75 % veulent interdire les licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices.

L’exigence populaire la plus puissante en cette période de crise provoquée, alimentée, par le patronat, la finance et la politique de l’UMP, c’est de redistribuer les richesses : en urgence !

Et comme il y a aussi 78 % des Français qui approuvent le 19 mars, le pouvoir a intérêt à prendre cela au sérieux : car ce sont des chiffres inouîs, sans précédent ! Le pays est au bord de l’explosion et la haine sociale grandit contre les patrons voyous, banquiers véreux, et les actionnaires rapaces.

Le « sarkozysme » est en haillons.

Ce pouvoir qui dirige pour les 1 et les 2 % les plus riches de la population nous conduit dans le gouffre. Il n’a d’ailleurs plus de légitimité, vu qu’il fait, en tout, le contraire de ce qu’il proposait officiellement quand il a été élu, il y a deux ans…
La contradiction est telle que des élections anticipées commencent â apparaître nécessaires si on veut que le pays se retrouve en accord avec un gouvernement capable de nous sortir de la crise : Sinon on va vers 1 million de chômeurs de plus en 2009 et une régression de plus de 2 points de PIB. L’explosion est assurée.

Mais la question se pose à la gauche et en premier au Parti socialiste : oui où non sommes-nous à la hauteur de ce qui se passe et s’annonce ? Comprend on qu’il faut répondre aux attentes du salariat qui ne supporte plus ce qui se passe ?

- Exigeons le contrôle immédiat de la puissance publique et de son inspection du travail sur les licenciements !

- Exigeons une hausse massive des salaires pour toutes et tous comme moyen de relance et de protection de l‘emploi !

Et mettons en accusation le sarkozysme comme fauteur de crise, d’injustice, de désordre social en demandant des élections anticipées pour faire face à la nouvelle situation de crise économique et sociale !

Il urge que le PS soit à la hauteur ! Qu’il prenne les moyens d’une union nouvelle de toute la gauche, d’un programme commun, il faut un débouché politique aux 29 janvier et au 19 mars.

Gérard Filoche

St Quentin : Sarkozy fait totalement ce que veut le Medef

Cet homme, Sarkozy, hélas président, qui est responsable de la crise de a à z, s’offre tous les culots. Il s’excuse en disant qu’elle est « mondiale », et qu’il a « fait tout ce qu’il a pu« .

Non.

Au contraire, il a, ici, chez nous, en France, et depuis sept ans, été le générateur politique n° 1 de la crise dont  nous souffrons.

Il est un agent de la crise, sa politique est porteuse de la crise, c’est LA crise faite Président.

Il est le fauteur n° 1 de chômage. Il aide les riches à s’enrichir et les pauvres à s’appauvrir depuis qu’il est au pouvoir c’est-à-dire sept ans. Il détruit les services publics et tout ce qui, étant public, permet de mieux résister à la crise. C’est un fanatique de la privatisation, des profits maxima : Son monde est celui du Fouquet’s, de Rolex, de Madoff, et des paradis fiscaux. Il donne des milliards aux banquiers et rien aux salariés.

Et à Saint-Quentin, il vient encore de d’aplatir devant le Medef en disant :  «Il ne devrait plus y avoir de bonus», … « dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat » ou qui « met en œuvre un plan social d’ampleur » menaçant le patronat de saisir le Parlement d’un projet de loi à l’automne si aucun « progrès significatif » n’est enregistré sur cette question. Il fait totalement à ce que veut Parisot !

Il nous prend pour des béats : Les bonus, les actionnaires et ceux de « la haute » se les accordent tous les jours ! Partout !  Sans frein. La crise n’arrête pas les actionnaires ni les patrons voyous, elle les stimule puisque c’est l’occasion de piller des centaines de milliards à l’état, à nous, aux citoyens, pour compenser leurs pertes banqueroutières.

J’ai contrôlé, il y a peu, une entreprise de courtage, en plein cœur de Paris, et j’ai vu des « Traders », des « Brokers » recevoir sur leur feuille de paie mensuelle, de 30 000 à 170 000 euros.

Oui, j’ai vu la semaine derniére dans le 2° arrondissement, un bulletin de paie « ordinaire » de 170 000 euros ! C’est le système ! Ces gens ne produisent rien ! Rien. Ils spéculent. Mon père était menuisier SNCF, au moins, il faisait des meubles !  Eux ils ne font rien pour 170 000 euros ! Pas un  meuble ! Voilà le monde de Sarkozy. Et il les menace éventuellement … pour septembre si « aucun progrès significatif n’est enregistré ».

Pour qui nous prend-il ?

Mais j’aimerais officiellement que le PS parle au plus haut niveau :

Oui à un salaire maxima ! Et au-dessus, un impôt confiscatoire à 90 %.   Oui à l’INTERDICTION des stocks option, parachutes dorés, retraites chapeaux !

C’est l’heure de parler clairement avant qu’il ne soit trop tard.

Parisot la reine de l’hypocrisie…

« Je veux dire aux Français que le Medef ne se reconnaît pas dans le comportement d’un dirigeant qui piétine ainsi l’intérêt général de son entreprise, qui méprise ses salariés, bafoue les patrons de PME et notamment les PME sous-traitantes de cette entreprise, et qui foule aux pieds notre code de gouvernance«  s’esclaffe la présidente du Medef à l’égard de Thierry Morin, ex-PDG de Valéo qui encaisse 3,26 millions d’euros de parachute doré !

Mais c’est la faute à Parisot ! C’est elle qui depuis des années refuse toute loi sur les stock-options, retraites chapeau et parachutes dorés… C’est elle qui a fait « appel à l’éthique » individuelle plutôt qu’à la République et à ses lois. C’est elle qui patauge dans un Code de gouvernance dont tout le monde savait l’hypocrisie depuis le début…

Dans le code de gouvernance, selon Parisot, il est dit que « la question des rémunérations des dirigeants doit toujours être regardée en cohérence avec la rémunération de tous les salariés de l’entreprise et par rapport à l’intérêt général de l’entreprise, et en tenant compte de la cohésion sociale et de l’intérêt de notre pays ».

Chacun sait depuis le début la nature de l’artifice : le capitalisme c’est la recherche du profit maxima,  ce n’est pas l’autocensure au nom de la « cohésion sociale ».

Les voilà tous, comble de la manipulation, qui ont laissé faire, encouragé, depuis des années, et qui feignent de s’indigner à propos des 4 patrons de la Société générale et du PDG de Valéo, victimes exceptionnellement expiatoires, livrées aux médias pour mieux protéger les autres …

Woerth découvre soudain un problème de morale, de comportement », la CGPME juge l’affaire «inadmissible », Sarkozy dénonce les patrons voyous encore une fois, Alain Minc exprime la peur auprès de ses amis de la « classe dirigeante » : « Mesurez-vous que le pays a les nerfs à fleur de peau, que les citoyens ont le sentiment, fût-il erroné, de subir une crise dont nous sommes tous les fautifs ? « 

Mais non, le sentiment n’est pas erroné, et c’est la peur d’être pendus aux réverbères qui les fait tous essayer de mettre en scène un semblant de recul…

C’est simple, la solution  : pas de salaire tous éléments de rémunération compris, plus de 20 fois le Smic, au dessus impôt confiscatoire à 90 %, et interdiction des stocks options, parachutes dorés et retraites chapeaux…

Et si on fait cela en temps de crise, il y a encore plus de raisons de  le maintenir quand il n’y aura plus de crise …