Maudits stock-options : Sarkozy et la Société Générale

Sarkozy joue au vrai faux athlète contre la Société générale. Faut-il que ça pousse fort pour qu’il essaie de donner le change !!!

Nicolas Sarkozy a compris que laisser les dirigeants des grandes entreprises et surtout des banques responsables de la crise financière et de la récession se gorger de primes, n’était pas du meilleur effet.

D’autant que pour un pro-yankee comme Sarkozy, il est difficile de paraître faire moins que Barack Obama. Et comme ça gronde en France, il faut faire un peu de fumée …

Il a donc, si l’on en croit les médias, engagé une bataille de Titan pour que la Société Générale (qui vient de bénéficier d’un apport de 1,7 milliards d’euros de fonds publics) ne puissent distribuer de « stocks options » (options d’achat sur les actions de l’entreprise à exercer dans un délai de quelques années) à ses quatre principaux dirigeants.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde avait  mis plus qu’un certain temps à comprendre les enjeux de l’opération. Elle s’était donc contentée de demander aux bénéficiaires de ces « stock-options » de ne pas revendre leurs actions aussi longtemps que la Société générale recevrait des fonds de l’Etat. C’était aller au devant des souhaits des heureux bénéficiaires qui n’allaient certainement pas revendre leurs actions alors que leur cours est au plus bas.

Nicolas Sarkozy est donc intervenu pour “faire céder” les dirigeants de la Société Générale. Il a gagné : bravo l’athlète ! Il a mis les patrons voyous à genoux ! Mais quel gogo va l’applaudir ?

Cette intervention a, en fait,  deux objectifs :

- Tout d’abord, laisser croire que le message des trois millions de manifestants du 19 mars a été entendu et qu’il est hors de question de laisser le patronat s’enrichir pendant que les plans sociaux se succèdent et que les salaires stagnent ou régressent avec l’extension du chômage partiel.

- Attirer, ensuite, l’attention sur ce qui n’est que l’accessoire, les « bonus » et les « stocks options » accordés à des dirigeants pour les récompenser de leur » bonne gestion » (4,9 milliards de pertes par exemple à la Société générale) et éviter que ne soit mis en lumière l’essentiel, les dividendes qui continuent à être versés aux actionnaires (900 millions à BNP PARIBAS, 700 millions d’euros à la Société Générale).

Le montant des dividendes versés en 2008 par les sociétés du CAC40 s’élèvent à 54 milliards d’euros, un autre ordre de grandeur que les quelques millions d’euros distribués aux quatre dirigeants de la Société générale, même si cette distribution est scandaleuse.

En jouant les illusionnistes, Sarkozy veut donner l’impression que tout est en train de changer, pour que, surtout, rien ne change à l’ordre social. Il veut démontrer que l’Etat peut obliger le patronat à prendre en compte d’autres intérêts que les siens, alors qu’en nationalisant les dettes d’aujourd’hui, il ne fait que préparer la  privatisation des bénéfices de demain.

Dans ce jeu de rôle, le Medef  tient bien son rôle en s’opposant avec obstination à toute réglementation des rémunérations des dirigeants d’entreprise.  Un peu trop bien, même, au goût d’Alain Minc qui vient de se fendre dans Le Figaro du 23 mars d’une « Lettre ouverte à mes amis de la classe dirigeante ».

Si vous aviez fini par croire Alain Minc qui avait toujours affirmé que les classes sociales étaient une chimère, revenez de votre erreur car il vient bien d’adresser une « lettre ouverte » à cette classe dirigeante qui n’existe pas !

Mais, visiblement, Minc a trop peur  pour ses « amis de la classe dirigeante » quand il leur écrit : « Ignorez-vous que la quête de boucs émissaires est une constante de notre histoire et que 1789 se joue en 1788 ? Sentez-vous le grondement populiste, la rancœur des aigris mais aussi le sentiment d’iniquité qui parcourt, comme une lame de fond, le pays ? »

Faut-il que ça pousse dans le pays, dans les entreprises et dans la rue pour qu’il aille jusqu’à les supplier en terminant sa lettre : « Un léger retard à l’allumage est pardonnable ; un excès d’inconscience, non, surtout quand il s’assimile à une pulsion suicidaire. Amis de grâce, reprenez vos esprits ! »

Jean-Jacques Chavigné – Gérard Filoche

Dehors Barroso !

Le  président de la Commission européenne, Durao Barroso est le symbole de ce qu’il y a de pire dans le système capitaliste en crise : la politique de déréglementation tout azimut qu’il  a mis en oeuvre est celle qui a provoqué la crise financière, économique et sociale sans précédent historique que nous connaissons.

Et la politique que Barroso prône pour l’Europe future dans les élections du 7 juin 2009 ne peut qu’aggraver cette crise en faisant payer le salariat plutôt que l’actionnariat.

Barroso, c’est l’homme du passé : c’est l’homme de Bush qui a préparé avec lui la sale guerre en Irak, c’est celui qui a poussé à déréglementer tous les services publics en France, qui a poussé les folies financières au maximum, c’est le roi du dumping social, l’ami des banquiers et des banqueroutiers.

Martine Aubry l’a dénoncé avec force : « L’Europe que je veux, ce n’est pas une Europe dirigée par M. Barroso avec ses amis Sarkozy et Berlusconi, c’est une Europe qui s’incarnera dans un humanisme, un homme ou une femme, volontaire, qui portera les valeurs de l’Europe et la volonté de transformer l’Europe ».

L’impopulaire Sarkozy, ami des riches du  Fouquet’s et ennemi des salariés qui produisent les richesses, avec l’UMP, va soutenir Durao Barroso le 7 juin prochain dans les urnes.

Ce serait la continuation de l’Europe menace, de l’Europe finance, de l’Europe de la concurrence libre et non faussée, de l’Europe du dumping social, des bas salaires, de la fin du droit du travail et des travailleurs. Ce serait l’Europe des 65 h hebdomadaires, l’Europe de la mort des services publics.

Nous voulons une autre Europe, une Europe sociale, une Europe du Smic européen, des 35h, de la retraite à 60 ans, une Europe des services publics, une Europe avec un code du travail harmonisé par le haut, et une fiscalité alignée qui empêche la spoliation des salaires par les actionnaires.

19 mars 2009. Un pas de géant dans l’ampleur de la mobilisation

De mémoire, en quarante d’expérience de luttes sociales, rarement quelque chose d’aussi puissant, au bord de l’explosion

Probablement 3,5 millions de manifestants ce 19 mars quand tous les comptes sérieux auront été faits dans les 213 cortèges (et plus) sur tout le territoire national. Il remonte souvent l’information que c’était « le double » du 29 janvier. On est passés d’un seul coup au niveau d’une des plus grandes manifestations de l’histoire de France de l’ordre de celle du 4 avril 2006 en fin du mouvement CPE.

Alors qu’il y a eu presque deux mois d’attente entre les deux journées de grèves et de défilés unitaires, c’est comme si la cocotte-minute n’avait pas cessé de bouillir et que la vapeur accumulée était, à la seconde près, au bord de l’explosion.

Car il ne s’agit pas seulement du nombre mais de la densité de la colère : rarement autant de rage, de détermination, de certitude de la force collective. Regardez ce défilé de Continental en Oise ! Et pas seulement, cortége par cortége, c’est éloquent de violence contenue. Ce peuple de salariés est d’une souveraineté, d’une capacité de résistance, vraiment admirable, étonnante, révolutionnaire.

Gare à ceux qui n’entendent pas ! Gare à cette Parisot reine du mépris, de la morgue, de la finance et des multinationales. Gare à cet incroyable  président Bling-bling, un shooté des riches de Neuilly et du Fouquet’s, sans doute un des plus méprisables de l’histoire de cinq républiques françaises.

Salariés, si vous saviez … et vous êtes sur le point de le savoir, que vous avez dorénavant un point commun : 200 euros de hausse de salaires pour tous et toutes immédiatement ! 200 euros de plus, c’est la seule façon de défendre l’emploi, de faire plier les actionnaires qui vous menacent pour protéger le niveau de leurs profits, la seule façon de lutter contre leur crise qu’ils veulent nous imposer, de relancer l’économie !

C’est le privé qui monte ! Ce sont les grèves du privé qui sont en train de s’étendre.

Patrons ayez peur  !

Gérard Filoche, le 19 mars, 20 h

Parisot, archétype de l’obscurantisme

Parisot, archétype de l’obscurantisme

Expression concentrée de la cupidité entrepreneuriale, cette femme est l’archétype de la haine sociale, de la hiérarchie de droit divin, de l’obscurantisme élevé au rang des beaux-arts.

Liée en tant que chef du Medef, à la corruption de l’UIMM, elle a osé plaider qu’elle « savait beaucoup inconsciemment ». Quand un autre patron l’a accusé de savoir consciemment, elle l’a attaqué en diffamation, elle a perdu en justice le 1er mars dernier.

Confrontée à ce qui, pour elle, est une ignominie archaïque, le droit du travail, elle a osé demander la suppression de l’article 34 de la Constitution parce que c’est celui qui précise que c’est « le Parlement qui légifère en matière de droit du travail, de droits sociaux et de protection sociale ».

Parce qu’elle avait peur en été 2006 que la gauche ne revienne au pouvoir, elle exigeait que « le contrat remplace la loi ». Depuis que c’est la droite, elle se réjouit de chaque loi UMP inversant la roue de l’histoire pour un retour aux loueurs de bras du 19° siècle.

Elle a affirmé sans rire : « La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail ».

Elle a rajouté « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? » pour mieux faire savoir qu’il ne devait plus y avoir d’état de droit dans l’entreprise.

C’est elle qui voulait remplacer le droit du licenciement par « la séparabilité », c’est comme un divorce répétait-elle pour mieux souligner le caractère individuel de la rupture du contrat.

D’ailleurs en pleine crise, c’est elle qui réclame un « assouplissement des règles de licenciement ».

C’est elle qui ne veut plus de prud’hommes « parce que cela insécurise les employeurs ».

C’est elle qui ne veut plus de durée légale du travail, ni 35, ni 40 h « parce que tout le monde ne chausse pas du 35 ».

C’est elle qui ne veut plus de retraite à 60 ans, mais « une retraite à la carte » et elle avance 63, demain 65 et laisse voter 70 ans en s’en réjouissant ostensiblement.

C’est elle qui ne veut plus de Smic, sinon annualisé et fixé par « une commission des sages ».

C’est elle qui ne veut plus de « cotisations sociales » (les gens n’ont qu’à s’assurer eux-mêmes) pour mieux baisser le « coût du travail ».

C’est elle qui ne veut plus de droit de grève, ou alors a minima.

C’est elle qui pleure sur les « petits patrons » sa masse de manœuvre, alors qu’elle sert les « gros » aveuglément.

C’est elle, née avec une cuillère d‘argent dans la bouche, patronne de l’IFOP, qui est la 273° fortune de France parmi les 500 familles qui ont gagné 80 milliards d’euros de plus l’an passé que l’an précédent. Interrogée sur les 58 % d’augmentation des patrons, elle répond qu’elle va consulter la « commission d’éthique du Medef » et elle refuse toute loi contre les stocks option, les retraites chapeaux, les parachutes dorés.

C’est elle qui félicite Total pour ses 14 milliards et ses 550 postes en moins.

Indécente !

C’est elle qui s’est dite « consternée » par la grève du 29 janvier « qui coûte cher et ruine la réputation de la France ».

C’est elle qui remet le couvert le 19 mars, en parlant de la grève comme d’une « facilité », de syndicats « égoïstes », accusant même la CGT de « mauvaise foi », parce qu’elle crée des « illusions » et « par démagogie » « détruit des emplois ».

Cette femme a le vice de l’élitisme, la morgue du grand exploiteur, le mépris incarné du salariat, qui se résume à ses yeux comme un corps social indocile qui bosse mal, infondé à revendiquer quoi que ce soit.

Pas une seconde, elle ne songe que la crise est due aux patrons qu’elle représente et à la politique qu’elle défend.

Mais c’est pourtant son institut de sondage l’IFOP qui ne peut cacher que 78 % des Français considèrent que la grève est justifiée !

Oui l’inspection du travail peut contrôler les licenciements !

On ne peut pas laisser les employeurs décider du sort de millions de salariés pour le seul plaisir de leurs actionnaires qui ne veulent pas renoncer à leurs célèbres 15 % de marge bénéficiaire.

Alors, que peut-on faire quand les  « plans » dit « de sauvegarde de l’emploi«   (PSE) et les licenciements abusifs se multiplient de façon éhontée, dramatique, cassant les emplois et les vies ?

D’abord laisser aux organisations syndicales tous les moyens de jouer leur rôle : les employeurs doivent être obligés d’informer, de consulter, de négocier avec les syndicats et des « avis conformes » des institutions représentatives du personnel toutes les alternatives aux licenciements, toutes les voies de reclassement et de formation, toutes les indemnités que méritent ceux qui ont produit tant de richesses et sont privés de la part qu’ils méritent.

Mais ensuite, quand manifestement, employeurs et actionnaires ne veulent pas renoncer à des licenciements abusifs, boursiers, la puissance publique doit se donner les moyens d’agir. L’état ne peut pas tout, mais dans ces cas-là, il peut beaucoup !

Quel service de l’état est le mieux placé, sinon celui qui est sur le terrain, qui a pour « mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés » (convention 81 de l’OIT) c’est-à-dire le service public de l’inspection du travail ?

Celle-ci dispose déjà depuis 1993 d’un possible « constat de carence » qui rend « nul et de nul effet » les PSE abusifs : mais dans un délai imparti tellement court (huit jours après le lancement du plan, c-à-d avant le premier CE) qu’une telle décision n’a pas de portée réelle. Il suffirait d’allonger ce délai et de le reporter aux 15 jours qui suivent le dernier CE concluant le PSE pour tout changer : alors si l’employeur abuse et ne veut rien entendre, l’inspection, saisie par les syndicats, se fondant sur un « doute manifeste », pourrait se voir confier le pouvoir de suspendre les licenciements, obligeant l’employeur à revoir sa copie ou éventuellement à saisir le juge lui-même.

Autant de temps gagné pour de nouvelles et impératives négociations ! La puissance publique peut alors imposer un tel coût aux délocalisations et licenciements que ceux-ci n’en vaudront plus la peine.

C’est préférable de donner à l’inspection du travail ce pouvoir en amont plutôt qu’au juge en aval : car on a connu à la Samaritaine, à Faurécia, et dans bien d’autres entreprises des « victoires » de salariés qui se voyaient réintégrés deux, voire trois ou quatre ans plus tard judiciairement, mais que pouvaient-ils faire de cette « justice » rendue ?

J’ai souvenir d’une salariée de la Samaritaine, Brigitte Zerbib, licenciée en 1994, après avoir été 27 ans vendeuse, qui s’est défenestrée, faute d’espoir de retrouver un emploi : et pourtant une décision de la Cour de cassation, l’a ré intégrée deux ans plus tard, avec 130 de ses collègues … Quant à Faurécia, licenciant injustement en 2000, ils ont dû payer quatre ans après l’équivalent de 650 années de salaires, mais bien tard pour les ouvriers concernés qui n’avaient plus d’emploi.

Voilà pourquoi un constat de carence ou « veto suspensif » de l’inspection peut aider les syndicats à garantir, à temps, efficacement, emploi et justice sociale contre la rapacité des actionnaires : licencier leur coûtera d’emblée tellement cher qu’ils devront refaire le calcul de leur célèbre marge.

5,5 % de TVA pour la restauration … Soit 2,5 milliards au moins pour les patrons de 850 000 salariés parmi les plus maltraités.

5,5 % de TVA pour la restauration … Soit 2,5 milliards au moins pour les patrons de 850 000 salariés qui comptent parmi les plus maltraités.

Lesdits patrons expliquent déjà qu’ils ne pourront ni baisser les prix, ni hausser les salaires, ni embaucher … « question de conjoncture » expliquent-ils pour préparer l’opinion à ce qu’ils empochent 2,5 milliards sans contrepartie.

Sarkozy annonce des « Etats généraux de la restauration ». Mais quel sens cela a t il ?

C’est la branche, qui, sans être soumise à la moindre concurrence de la fameuse mondialisation, cumule les salaires les plus bas, les durées du travail les plus longues, la précarité la plus forte, la flexiblité maxima, le turn over le plus important, le travail dissimulé le plus fréquent, un des métiers les plus durs et les moins syndiqués. Il y a même des minima salariaux parmi les plus bas, et il y a une dérogation pour un contingent annuel de 360 h par an, signée par des syndicats minoritaires serviles, record de toutes les branches.

Les progrès faits sous l’impact des 35 h et dans la convention collective 2001 sous l’égide de Martine Aubry, ont été rayés de la carte par François Fillon. Si l’on veut vraiment que les 2,5 milliards n’aillent pas dans la poche des patrons, il faut prendre les mesures nécessaires pour en revenir à une convention collective décente du type de celle de décembre 2001 :

-  En revenir aux 35 h hebdomadaires légales avec un maxima à 48 h, les heures supplémentaires étant majorées de 25 % dés la première heure (et de 50 % dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés).
-  En revenir à un contingent annuel de 130 h d’heures supplémentaires contrôlé
-   En revenir à un minima salarial aligné sur le Smic et imposer la négociation d’une grille salariale de bas en haut de la hiérarchie, en étendant la nouvelle convention à cette condition.
-   Interdire toute hausse des prix, et fixer des prix de référence sur des produits de base fixes comme le « petit noir » ou les boissons les plus usuelles.
-    Organiser la répression la fraude aux additions, les fraudes à l’hygiène, et surtout contre le travail dissimulé, dans tout le secteur car celui-ci atteint de 25 % des cas à 60 % selon les régions et les saisons.

Une convention collective, c’est plus sûr que « des états généraux » bavards et sans conclusion d’un ordre public social nouveau dans le secteur. Cela assurera embauches et salaires décents, cela imposera un assainissement du secteur côté patronal.

En tout cas, donner 2,5 milliards à cette corporation patronale qui compte parmi les plus réactionnaires et exploiteuses, ce serait un nouveau scandale après les 6,5 milliards donnés sans contrepartie aux actionnaires de l’automobile.

Gérard Filoche

« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts » Sarkozy

Non, il a été élu en se présentant comme « le président du pouvoir d’achat ». Il a fait le contraire, salaires bloqués, baissés.

Il a été élu pour aller « chercher la croissance avec les dents ». Il a fait le contraire, il augmente la récession, le chômage.

Il a été élu pour « faire travailler plus et gagner plus ». Il fait le contraire, il organise le chômage partiel, travailler moins pour gagner moins.

Il a été élu pour faire faire des heures supplémentaires à ceux qui avaient déjà du travail, cela augmente le nombre de ceux qui n’ont pas de travail.

En aout 2007, il a dit « on va payer les heures supplémentaires plus cher« , en aout 2008, il a fait voter une loi pour qu’elles soient payées moins cher.

Il a été élu en appelant à déréglementer la Bourse, à étendre les prêts hypothécaires et les produits financiers, là, c’est réussi au delà de ses rêves, sa politique a engendré la plus grande crise du capitalisme.

Il a été élu en annonçant le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, il a envoyé 1000 soldats de plus et a fait rentrer la France dans l’Otan.

Il a été élu en annonçant « moins d’état », c’est lui qui nomme les directeurs des banques et de l’audiovisuel et dépense plus que tous ses prédécesseurs.

Il a été élu en prétendant donner plus de pouvoir au Parlement, résultat, le Parlement est muselé.

il a été élu en prétendant supprimer un fonctionnaire sur deux, c’est ce qui provoque la crise à l’école et à l’hôpital, dans tous les services publics.

La seule chose qui nous protège un mieux que les autres pays de la crise, c’est qu’on a moins de fonds de pension et plus de sécu, plus de retraite par répartition, encore un peu de services publics …  mais ça c’est ce que Sarkozy s’acharne à rogner, détruire, faire disparaitre depuis qu’il est élu

Mais c’est vrai, il n a pas été élu pour augmenter les impôts.

C’est la seule chose à laquelle il s’accroche sérieusement car c’est du sort de ses copains banquiers, de ceux de Neuilly et du Fouquet’s dont il est question. Il ne travaille pas pour ses 53 % d’électeurs mais seulement pour 2 % de privilégiés, ça il ne veut pas le changer.

Il va pourtant falloir que là aussi il fasse le contraire de ce pourquoi il a été élu.

Il faut un bouclier social pour les pauvres, pas un bouclier fiscal pour les riches.

Il faut augmenter les  impôts directs républicains et fortement progressifs pour redistribuer les richesses (IR, ISF, IS)

S’il y a des impôts à baisser, ce sont les impôts indirects, proportionnels, qui frappent indistinctement le riche et le pauvre comme la TVA et les impôts locaux.

Comme Roosevelt : pas de salaire au-dessus de 20 fois le Smic et au dessus, tout doit être pris, une tranche d’imposition à 90 %.  Comme et mieux qu’Obama, contrôle des banques financées par l’état, des assurances et autres institutions financières.

Le plan de relance de Sarkozy ?

Il faut qu’il fasse le contraire là aussi, 200 euros pour tous, donner 200 milliards aux salariés et non pas 200 milliards aux banquiers. Ca va être dur pour ses amis mais bon pour des millions de salariés, mais il va falloir.

Il a été élu pour cinq ans, ce serait bien qu’il parte avant et qu’on revote vite sans nous couler davantage, car ce président a décidément tout faux.

Des élections anticipées !

Un communique signé de Archie Velveth et de Marc-Raoul Jennar met « Christian Picquet » de « lui-même » hors du NPA

La direction du NPA a réussi sous des prétextes indéfendables politiquement (et que nous analysons par ailleurs, cf. D&S n°162), à refuser l’amendement de sa minorité « UNIR » dirigée notamment par Christian Picquet qui proposait un front de gauche unitaire pour les élections européennes du 7 juin 2009.

Le congrès de NPA a voté contre à 76 %. Ce qui laisse transparaitre 24 % qui n’étaient pas en désaccord. La minorité « UNIR » n’en a pas moins aussitôt été exclue du bénéfice de la représentation proportionnelle à la direction. Sur les 26 membres présentés par la tendance « UNIR » (pour un comité national de 160 membres…) apparemment 13 ont été « retenus » et 13 ont été écartés par la direction – dont Christian Picquet lui-même !

La représentation proportionnelle au sein d’un parti, et de façon générale, pour d’authentique démocrates, est pourtant un principe démocratique intangible !

Ce qui a été fait au sein du  NPA en sélectionnant les « élus » de la minorité UNIR et en les divisant par deux, en écartant leur porte parole est un terrible déni de droit. Dans un parti « nouveau », cela relève de pratiques anciennes parmi les pires de l’histoire de la gauche.

Pourvu que cette violation de la représentation proportionnelle ne fasse pas école dans les partis qui la respectent encore à gauche ! (et par exemple pourvu que certains dirigeants du PS qui en rêvent, on le sait, ne parviennent jamais à imposer une telle pratique réactionnaire !).

Evidemment, après avoir exclu Christian Picquet de la direction, il ne reste plus qu’à dépecer le courant : le communiqué signé Velveth et Jeannar affirme que Picquet « s’est mis de lui-même en dehors du NPA« . Il signale en tant que direction du NPA, que UNIR se scinde alors en deux groupes, ceux qui veulent rester au sein du NPA et ceux qui veulent pratiquer l’unité avec le front de gauche PG/PCF. Des 16 % d’UNIR au congrès, il suffit de dire qu’il n’en reste plus « qu’une cinquantaine » qui, voulant faire une « gauche unitaire« , ont une « volonté de nuire au NPA » et s’excluent donc à leur tour « du sigle NPA » (sic). Les autres, précise le communiqué, « qui restent » au NPA… « y ont normalement ont toute leur place » (sic).

C’est trop tellement cela fleure bon son procès néo stalinien.  Quelle tristesse !

Les reproches faits à Picquet qui milite a l’extrême gauche depuis  plus de 35 ans, qui est membre de la LCR depuis 1979, qui en est permanent (payé à mi temps alors qu’il travaillait a plein temps, 16 ans sur 27 ans de bons et loyaux services), qui est âgé de 55 ans et a donné toute sa vie à la construction de ce parti… Il était si mal payé qu’il doit s’attendre à un minimum vieillesse en guise de retraite…

Le voilà « mis de lui-même hors du parti…. parce qu’il n’a pas été présenté par un « comité de base« , sans doute il n’a pas payé sa dernière cotisation (sic) … Il était opposé à la méthode de lancement du NPA par dissolution de la LCR… le voilà lancé, expulsé, dehors par une sale méthode !

On croit cauchemarder de tant de duplicité à l’égard de la démocratie et tout simplement d’irrespect militant humain… mais non, le stalinisme n’a pas été éradiqué – même dans une organisation qui se réclamait du trotskisme et qui, il est vrai, ne s’en réclame plus.

Et si je comprends bien le communiqué est signé Velveth et MR Jennar (que j’aurais cru mieux inspiré) mais pas de Krivine ni de Sabado ni de Besancenot !

ça, dans le détail, c’est presque le pire, cette manière de faire régler ses comptes par des petits « nouveaux ». Pourtant on connaît la main des maitres : c’est la même qui a déjà mis « hors norme » donc hors du parti,17 % de la LCR sur proposition de Krivine-Bensaid en plein congrès en juin 1994, ceux qui lisent ce blog les connaissant, c’étaient les militants qui ont développé D&S dont j’étais le porte parole …

Comme m’a dit Christian Picquet : « il m’arrive ce qui t’es arrivé à toi, il y a 15 ans« . L’expérience est la chose au monde qui se partage le moins.

Je me suis permis d’ironiser sur le fait qu’il y a 15 ans, Picquet avait voté dans une circonstance similaire, contre mes amis et moi …  Je ne souhaite aucun mal à MR Jeannar, mais je lui rappelle ici de façon bricolée quelques aphorismes genre : « chat échaudé craint l’eau froide« , « si ce n’est toi c’est donc ton frère« , « ne fais pas aux autres ce que tu peux redouter qu’on te fasse« , « au royaume des aveugles…  » etc..

Car on nous avait mis « hors norme« , nous, minorité de la LCR en 1993.  J’avais interrogé alors Pierre Broué, historien éminent du trotskisme,  pour savoir si la « mise hors norme » avait déjà été pratiquée en un siècle de mouvement ouvrier, il m’avait répondu « non« .

Mais il est vrai que cela à l’avantage d’éviter les votes, c’est excellent pour l’hypocrisie qui consiste à exclure sans exclure : « Ce n’est pas nous qui vous virons, c’est vous qui partez« …  grand classique !

En 1993, les mêmes qui viennent de scissionner le NPA à peine né, nous excluaient en congrès au « sein » de la LCR de tout droit à écrire un article dans Rouge, de la ou les revues, nous refusaient tout droit d’éditer des livres, nous interdisaient de parler au nom de la LCR dans toute réunion publique, nous écartaient de la direction réelle, chassaient les permanents qui étaient de notre sensibilité, et refusaient tout compromis, tout arrangement, tout modalité même démocratique minima ( nous avions proposé honnêtement un modus vivendi raisonnable en 13 points pour parvenir à fonctionner en commun en se respectant… cf. bulletins intérieurs de l’époque)

Ils disaient  » Vous pouvez rester, mais vous êtes « hors normes« . On n’avait plus de droit en tant que militants.

Là, en 2009 c’est pareil :   » Ils peuvent rester mais il ne faut plus qu’ils existent, d’ailleurs on a viré leur dirigeant principal de la direction, on y met deux autres membres, autant dire qu’on choisit nos fidèles et disciplinés opposants« … Personne ne se souvient dans cet ex parti trotskiste dorénavant appelé NPA du meilleur de la tradition bolchevique (avant la nuit noire du stalinisme) où les fractions s’exprimaient publiquement ? Non, car comme dit Krivine aux militants du NPA par télévision interposée : « le bilan du passé n’est pas intéressant, tournons nous vers l’avenir« 

Je répondrai que sans passé on n’a pas d’avenir, et avec un mauvais passé dont on a pas tiré le bilan, l’avenir ne peut être qu’inquiétant …

Les Verts dans l’eau …

M. Cohn-Bendit  a répété : « Pas question de se laisser entraîner dans un combat franco-français pour ou contre la politique de Sarkozy. »

Ah bon ? Le 7 juin, les listes Cohn-Bendit seront donc neutres sur la politique antisociale de Sarkozy ?

Je savais bien que les Verts ne pouvaient pas faire confiance a un personnage qui a écrit un livre « Forget mai 68 » et qui est allé l’offrir à l’Elysée à Sarkozy l’homme qui veut liquider mai 68 …

Je savais bien que ce « bobo » n’avait pas le moins du monde la fibre sociale, ni sur les 35 h, ni sur la retraite à 60 ans, ni sur le Smic à 1500 euros, ni sur le droit du travail, en fait avec Cohn-Bendit, c’est … rien sur l’Europe sociale !

On se demande comment José Bové va s’en sortir car jusque là quand même il tenait un discours social et pas seulement pour les paysans.

Et les autres ?

Car de Yves Cochet à Francine Bavay, ils ont défendu les 35 h quand même …

Les sondages donnent un déclin de 11 à 7 % aux listes Vertes dans ces conditions … C’est encore beaucoup pour des listes qui refuseraient de prendre position sur le fond social qui seul, peut sauver, redresser, reconstruire l’Europe …

Pourquoi donc les Verts n’appellent ils pas avec toute la gauche au 19 mars ? Waechter est contre ? Le « ni droite ni gauche » réapparait ?

Ce serait triste !




Wauquiez est un vil menteur

« Moi aussi, j’aurais envie de donner 200 euros à tout le monde pour que la consommation reprenne, réagit Mme Duplain, qui dirige une entreprise de sacs de plastique et de sacs de papier, mais on a des marges trop faibles, ça ne passerait pas ; on est tous dans le même bateau, qu’on soit salarié ou chef d’entreprise.« Laurent Wauquiez (voir Le Monde )  est plus abrupt : « Ça s’évaporerait dans l’achat de produits non fabriqués en France, ce serait un plan de relance pour l’emploi en Chine !« 

Quel scandale !

Comment peut-on prendre les salariés pour des imbéciles à ce point-là ?

86 % des échanges sont en Europe, pas avec la Chine, et le premier pays avec lequel on commerce  en dehors de l’Europe est l’Algérie.. ?

Cet obscur secrétaire d’état à l’emploi est un nul, qui ment, éhontément. Quel stupide argument !

C’est quand il donne de l’argent aux banquiers que « ça » s’évapore ! Cela revient à arroser le sable ! Et il a arrosé, avec son gouvernement, à hauteur de 400 milliards de prêts, de dons, de cautions tout compris.

Mais il n’a pas donné un sou pour les salaires !

Tandis que 400 milliards pour les salaires, ça redistribuerait les richesses et relancerait l’économie ! Donner aux banquiers, ils ne font rien pousser, ils rejouent à l’économie casino !

Ce n’est pas vrai que les entreprises véritables qui ont de la marge, plus qu’on ne croît et ne dit, ne peuvent pas payer des salaires plus élevés. Les gros du CAC 40 manipulent les petites entreprises.

- Il y a 3 % d’entreprises de plus de 50 salariés.
- 1000 entreprises de plus de 1000 salariés font travailler 3,5 millions de salariés.
- 1 million d’entreprises ont moins de 10 salariés et font aussi travailler 3,5 millions de salariés.
- Une entreprise de moins de 50 sur deux a un seul donneur d’ordre.
- Réglementons la sous – traitance :

1°) tout donneur d’ordre doit être financièrement, pénalement, économiquement de tout ce qui se passe sous ses ordres.
2°) toute entreprise sous-traitante doit être aligné, le temps de la sous-traitance sur la convention collective du donneur d’ordre, socialement, économiquement , juridiquement.
3°) la reconnaissance des unités économiques et sociales, des groupes, des franchisés, des fausses sous-traitance, des marchandages, des prêts de main d’œuvre illicites doivent être facilités et sanctionnés puissamment.
Des dizaines de milliers d’entreprises faussement externalisées disparaîtront, mais les grandes entreprises devront reprendre et réembaucher les personnels qui leur sont indispensables pour produire !

Vive les 200 euros pour tous tout de suite !