Archives des articles de : Gérard Filoche

Retraité après 30 ans d’inspection du travail. Aussi membre de la CGT, du conseil scientifique d’Attac, de la Fondation Copernic. A publié 35 livres dont la moitié sur le droit du travail. Fondateur de la revue mensuelle « Démocratie & socialisme », 26e année. Ancien membre du BN du PS. A quitté le PS en janvier 2018 Porte parole de la Gauche démocratique et sociale. www.GDS-DS.org

Conseil national du PS le 17 nov : la motion 6 (le rapport Gallois) fort contestée

Cela ne peut que nous conforter notre volonté de poursuivre l’action de la motion 3 dans la durée et nous nous sommes fixés des objectifs dans ce sens. D&S, pour sa part, et pour y contribuer, appelle à une rencontre le samedi 15 décembre à Paris. Ce sera à l’occasion des 20 ans de la revue, du n° 200, colloque, débats, spectacle militant, fête, repas collectif et festif et musique, permettront de conclure la séquence du congres et d’ouvrir la suivante : celle du mouvement social.

Editorial de la revue D&S n°198. D&S n°199 est en bouclage.Venez fêter avec nous le n°200, les 20 ans de D&S, le samedi 15 décembre à Paris

Bien sûr, notre gouvernement de gauche ne peut pas tout régler en 4 mois. Il faut du temps. Mais pas trop non plus car il y a des urgences. Et nous sentons tous l’opinion qui décolle et s’impatiente. On ne peut pas lui demander d’attendre 60 mois. Sinon on perdra avant, dés 2014, et ce [...]

14 novembre : appel à l’action dans toute l’Europe par la Confédération européenne des syndicats (CES) contre les politiques d’austérité

#quevivelamotion3

14 questions/14 réponses sur le « Pacte de compétitivité »

Vouloir créer 17 « Allemagne » comme le prétend Angela Merkel n’a aucun sens. Si l’Allemagne a aujourd’hui un important excédent commercial c’est parce que d’autres pays européens (dont la France et les pays du sud de l’Europe) connaissent un déficit tout aussi important. Dans une zone où 70 % des échanges sont intercommunautaires, prôner la compétitivité des uns se fait forcément aux dépens des autres.
C’est une Europe plus solidaire, à l’inverse de ce que préconise Merkel qui permettra de sortir l’Union européenne de son marasme. Il faudrait pour cela non seulement un pacte de croissance digne de ce nom mais instaurer (par étapes) un salaire minimum européen pour en finir avec le dumping social auquel s’est livré l’Allemagne entre 2000 et 2005. A chaque élection européenne, notre parti fixe cette perspective mais l’oublie malheureusement aussitôt après.
L’Allemagne, de surcroît, n’est nullement un modèle. C’est un désastre social pour des millions de salariés. Le faible taux de chômage s’explique surtout par le fait que l’Allemagne manque cruellement de jeunes. Les lois Hartz I, II, II et IV, votées de 2003 à 2006, ont fait de l’économie allemande une économie duale où coexistent un secteur industriel avec des salariés relativement bien payés et un secteur des services où foisonnent les emplois à temps partiel imposés, les emplois précaires et où ¼ des salariés sont des salariés à 400 euros.

Sine la vie : « mourir plutôt crever ! »

vive Siné

Pas touche à Martine Aubry : le scandale nouveau dans le désamiantage c’est AUJOURD’HUI, pas il y a 30 ans

Mais « en opportunité » comme on dit, c’est une diversion choquante que de s’en prendre à Martine Aubry pour absence supposée d’action… il y a trente ans, alors qu’aucun juge ne s’empare du dossier actuel, quotidien, urgent de la mise en danger d’autrui dans les chantiers d’aujourd’hui. Car c’est AUJOUD’HUI, chaque jour, heure par heure, que des désamianteurs contractent des asbestoses, des mésothélyomes, des cancers de la plèvre, c’est aujourd’hui qu’il faut mette en examen les complices qui ne mettent pas en ouvre la seule mesure de sauvegarde, un moratoire jusqu’à ce que des moyens de protection soient inventés et généralisés. (lire aussi Siné mensuel octobre 2012)

Supprimer l’apprentissage à 14 ans et à 15 ans, ce n’est pas tabou !

Des entreprises privées prennent ainsi des apprentis de 15 ans dans des métiers : du maçon à l’électricien en passant par l’installateur sanitaire, l’installateur thermique, le serrurier métallier, le menuisier, le peintre applicateur de revêtement ou le solier moquettiste.

De 14 à 16 ans, il n’y a aucune rémunération, aucune formation au droit du travail,, c’en est fini du « collège unique » : « En effet, il est important aujourd’hui, que le jeune comprenne la nécessité tout d’abord de respecter les compagnons et le chantier. Avant tout, un apprenti doit apprendre à bien balayer sur le lieu de travail, être délicat pendant le transport de l’ouvrage, et être vigilant au cours de l’installation. Et régulièrement je leur répète que la légitimité vient par notre parcours. » dit un patron de combat genre Thénardier.

En attendant Aubry et Ayrault, deux orateurs ont su sortir les militants de leur torpeur : Manuel Valls et… Gérard Filoche.

L’applaudimètre réserve des surprises au congrès de Toulouse. Alors que les intervenants se succèdent pour des interventions très courtes et chronométrées, les grands gagnants de la matinée sont Manuel Valls et… Gérard Filoche. Avant lui, Benoît Hamon avait un peu réveillé les militants avec un discours enlevé, de défense du gouvernement. Le procès en amateurisme ? Hamon raille la droite, « la belle bande de professionnel qui nous a laissé 600 milliards d’euros de dette supplémentaire. » Une saillie qui porte.
Mais c’est bel et bien Filoche qui emporte le morceau. La salle ronronne mais le pilier de l’aile gauche entame un discours offensif qui fait taire peu à peu le brouhaha. Fort du joli score réalisé par la motion conduite par Emmanuel Maurel, l’ancien de la LCR retrouve des accents syndicalistes et s’invite dans le débat sur le coût du travail : « Le travail ce n’est pas un coût, c’est une richesse ! » Avant de s’emporter contre l’expression « charge sociale » : « Ça n’existe pas. Ce sont des cotisations sociales. Et les cotisations sociales, c’est magnifique. Il ne faut pas les baisser, jamais ! » La voix gronde et les acclamations déboulent des tribunes pour saluer la sortie de Filoche.

11 et 18 octobre : deux votes qui interpellent tout le parti : aller plus à gauche, le social au coeur, maintenant

Merci aux 11 8000 adhérents qui ont voté motion 3 le 11 octobre et aux 21 000 adhérents du Parti socialiste qui ont reporté leurs voix sur le candidat émanant de la motion 3. Ces deux votes interpellent tout le parti : ce congrès a permis d’exprimer l’attente d’un parti plus démocratique, plus collectif, plus vivant et surtout d’une gauche plus offensive sur les salaires, l’emploi, la redistribution des richesses, le droit du travail… Cette secousse, ce message au sein même du Parti socialiste c’est bon pour les salariés, bon pour la gauche, bon pour le gouvernement, bon pour le pays.

Solidarité avec ceux de Pétroplus – Contre l’arrêt du 16 octobre imposant une liquidation dans 2 mois

Que va faire le gouvernement ? S’opposer ou céder ? Nous appelons à prendre toutes les mesures immédiates de sauvegarde. Y compris une nationalisation en urgence.