Archives des articles de : Gérard Filoche

Retraité après 30 ans d’inspection du travail. Aussi membre de la CGT, du conseil scientifique d’Attac, de la Fondation Copernic. A publié 35 livres dont la moitié sur le droit du travail. Fondateur de la revue mensuelle « Démocratie & socialisme », 26e année. Ancien membre du BN du PS. A quitté le PS en janvier 2018 Porte parole de la Gauche démocratique et sociale. www.GDS-DS.org

Motion 3 Le social au cœur ! le vote du 11 octobre, ça pousse à gauche dans le Parti socialiste

La faute a une majorité qui n’a pas su ni mobiliser, ni intéresser, ni parler aux militants : elle a voulu un congres expédie, un débat squizzé, elle en paie le prix elle même.

ce 11 octobre, 17 h/22 h : vote MOTION 3 : contre les 3 « M » Merkel, Medef, marchés financiers

  motion 3 reorienter la politique de notre gouvernement Jean-Marc Ayrault met en œuvre les engagements de François Hollande : fiscalité des sociétés, hausse des impôts des ménages les plus fortunés, abrogation de la TVA Sarkozy, 60 000 nouveaux postes dans l’enseignement… Mais l’absence de réponse à la hauteur face à la montée du chômage [...]

La nécessaire relance par les salaires, vote motion 3, le 11 octobre

La baisse de la part salariale est à l’origine de la crise de 2007-2008. Il ne suffit pas de diminuer le coût du travail, il faut aussi vendre. Et pour vendre, on peut certes, augmenter la part des produits de luxe (voir l’excellente santé de LVMH) et l’augmentation virtuelle des cours boursiers (qui poussent leurs détenteurs à s’endetter avec leurs titres comme garantie) jusqu’au jour où les spéculateurs s’aperçoivent que ce n’était que virtuel et que les cours s’effondrent (le marchés boursiers des nouvelles technologies en 2000, l’ensemble des bourses dans le monde en 2007-2008). Il faut même, en fin de compte, essayer de prêter aux catégories qui ne pourront pas rembourser et on se retrouve devant la crise des « subprime ».

Nous sommes exactement dans le même cas de figure et toute diminution de la part des salaires nous amènerait dans une crise bien pire que celle de 2007-2008. La relance salariale est une nécessité sociale et économique.

Sur France inter, vendredi 5 oct, Thomas Legrand pour le TSCG et contre la députée Nathalie Chabanne

si le peuple était consulté sur le TSCG, ce serait sans doute entre 70 et 80 % des voix qui seraient « contre ». On ne le saura jamais, mais gageons que le même peuple, le même salariat, demain, sera contre toutes les applications de rigueur dudit TSCG.

Beaucoup ne savent pas encore, mais c’est un congrès PS historique : quand on se retrouvera au prochain congrès dans 3 ans, ce sera trop tard, tout sera joué en bien ou en mal

Si la motion unique l’emportait à 90 %, le congrès de Toulouse serait mort-né, même les journalistes déserteraient les travées. Il y a un message « le social au coeur » à faire passer vite dans le pays et au gouvernement. Le parti socialiste s’honorera s’il y parvient, ou risque de s’endormir pendant trois ans si ce n’est pas le cas.

S’il y avait 15, 20, 25 % pour la motion « le social au cœur », ce serait un événement, un bon signal, le congrès serait utile, reflétant la réalité qui est celle des militants et des salariés. Ça stimulerait, ça orienterait dans le bon sens. Un bon score de la motion 3, ce serait bon pour le parti, bon pour le gouvernement, bon pour le pays.

Maintenant la gauche le social au cœur motion 3 résumé

L’union de toute la gauche est difficile mais nécessaire pour éviter l’éclatement entre un « pôle de radicalité » contestataire et un « un pôle de centre gauche » hégémonique, mais confiné dans la gestion.

Nous proposons de créer un comité permanent des partis de gauche avec des intergroupes parlementaires permanents.

Soyons, nous militants socialistes, des acteurs du changement, engagés dans la mobilisation du peuple de gauche.

Arguments 12 : « L’emploi » (illustration de la motion 3, votes des militants le 11 octobre, congrès du PS le 28 octobre à Toulouse)

Au cours du XXème siècle, le temps de travail légal est passé de 70 heures par semaine à 35 heures. Imaginons le niveau du chômage si le temps de travail était toujours de 70 heures.

Les emplois qui le mieux ont résisté aux aléas de la conjoncture, depuis 10 ans, ce sont les 400 000 emplois créés grâce à la loi sur les 35 heures de Lionel Jospin.

C’est pourquoi la motion 3 propose de ne pas céder aux sirènes du MEDEF et de la droite qui ont fait des 35 heures une tragédie alors que cette mesure est certainement la meilleure qu’ait prise la gauche depuis la retraite à 60 ans (une autre façon de réduire le temps de travail).

C’est pourquoi la motion 3 propose que la durée réelle du temps de travail hebdomadaire soit la plus proche possible de la durée légale de 35 heures.

« Arguments » n°11 pour la motion 3 au vote le 11 octobre : La Grèce

A quoi servent les « plans de sauvetage de la Grèce ?

La Grèce ne perçoit pas un seul euro des milliards d’euros versés par l’UE et le FMI, soi-disant pour sauver la Grèce. Ces fonds sont versés sur un compte spécial, imposé à la Grèce par Merkel et Sarkozy. Les sommes versées sur ces fonds n’ont qu’une seule et unique destination : rembourser les créanciers des titres de la dette publiques grecque au fur et à mesure de l’arrivée à échéance de ces titres. Ces créanciers sont, pour l’essentiel, des banques et des compagnies d’assurance européennes.

Ces plans de sauvetage ne sont, en réalité, que des plans de sauvetage des banques et des assurances.

Arguments n°10 « Compétitivité » : illustration de la motion 3 / vote le 11 octobre

Le groupe PSA, par exemple, a versé 6 milliards d’euros à ses actionnaires, sous forme de dividendes directs ou de rachat d’action, au cours des dernières années. Il n’a donc pas suffisamment investi et, maintenant le Conseil d’administration, représentant des actionnaires, décide de licencier 8 000 salariés et de mettre plus de 20 000 autres employés dans la sous-traitance au chômage. C’est comme ça que PSA compte assurer sa compétitivité.

arguments 7 pour la motion 3 : Croissance et austérité : le chauffe plat dans le frigo ?

Non seulement les politiques d’austérité plongent l’Europe dans la stagnation ou la récession mais elles font atteindre des sommets aux dettes publiques des États européens.

La Grèce avait une dette publique de 113 % fin 2009, elle atteignait 165 % fin 2011. La dette irlandaise bondissait de 25 % du PIB fin 2007 à 108 % fin 2011. La dette espagnole de 37 % à 69 % dans le même temps. La dette portugaise de 70 % à 107 %. La dette italienne de 105 à 120 %.

Il est donc nécessaire d’inverser l’ordre de la séquence : d’abord la croissance, ensuite la résorption de la dette publique. C’est ce que propose, de façon précise, la motion 3 : « Maintenant la gauche ! Le social au cœur ».