2 novembre : déclaration des organisations syndicales de salariés de Bretagne

FO appelle à Quimper, Doux, Gad devraient y être. Mais Sanders, Medef, FNSEA, UMP, FN et les gros bonnets (pas rouges du tout) y appellent aussi de toutes leurs forces pour faire une opération pas sociale, mais contre le gouvernement, or ce sont eux, les licencieurs et les pro écotaxe écomouv’. UDB appelle à Quimper mais en fin de cortège, séparément. NPA aussi…
 

A Quimper, il y aura donc bataille de slogans entre beaucoup de droite et un peu de gauche. Il y aura des petits bonnets rouges et des…gros bruns masqués de poils rouges. Comme toujours hélas, quand la situation est mouvante et que la division existe à gauche.
A Carhaix, CCT, FSU, Solidaires et CNT appellent. CFDT et UNSA n’appellent… à rien.
Voilà le tableau finalement .. très simple à lire. Il y a division, il y aura des forces de gauche à Quimper mêlées aux slogans de droite : à elles de ne pas se laisser bouffer par le déploiement à grand renfort de fric du cortège des pigeons, rapaces Medef, Fnsea : mais ça va être très dur pour elles : les gros médias misent sur Quimper et le Medef/FNSEA breton pas sur les victimes de Gad ni de Doux.
Le gros des syndicats devrait être à Carhaix sur une base claire (cf leur déclaration).
La division n’est jamais bonne, l’unité syndicale aurait du se faire à Carhaix pour l’emploi, pas à Quimper avec les licencieurs.
Unité oui mille fois ! plus que jamais ! On se bat pour l’emploi. On se bat pour nos retraites. On se bat contre l’écotaxe et l’écomouv’. On se bat pour les salaires. Contre le Medef ! Et on exige du gouvernement qu’il nous écoute et n’écoute pas le Medef

Gérard Filoche

 

ci dessous le communique des syndicats :

La Bretagne souffre du fait de sa situation économique et sociale. Les pans industriels de la région sont mis à mal par des restructurations et des suppressions massives d’emplois dans tous les secteurs. Les organisations syndicales participent, à leur niveau, à freiner les conséquences de cette catastrophe.

Ce gâchis engendre colère, désespoir et mécontentement.

Cette détresse monte partout en France et doit alerter les pouvoirs publics sur la réalité sociale du pays.

Pour les organisations syndicales, c’est le signal d’alarme d’une situation qui ne peut plus durer, et dans laquelle, le gouvernement devrait avoir un rôle majeur pour redonner confiance, par des actes, aux salariés licenciés et ceux qui ont un emploi.

La Bretagne n’est pas en dehors de l’augmentation du chômage et de la misère. Cette restructuration de l’industrie est d’autant plus grave qu’il n’est rien prévu, ni par les licencieurs, ni par les pouvoirs publics, pour permettre aux salariés de continuer à vivre d’un travail.

Les politiques d’austérité imposées par l’Europe, ses pays membres, en rajoutent à la situation dans cette crise dont les conséquences sont déjà bien lourdes pour les salariés, les retraités et les privés d’emploi.

C’est pour cela que les organisations syndicales de salariés mobilisent pour le maintien de l’emploi industriel, au quotidien, mais aussi lors de manifestations interprofessionnelles.

Le discours antifiscal de certains acteurs des mobilisations en cours s’appuie sur des réalités. Au lieu d’une urgente réforme fiscale, le gouvernement impose de plus en plus les ménages, d’où une légitime incompréhension. Pour autant, les actions violentes sur médiatisées ne relèvent pas d’un mouvement social de salariés.

Le détournement du mécontentement, réel, d’une grande partie de la population à des fins politiciennes met en cause l’intégrité et l’indépendance des salariés dans un combat qui n’est pas le leur.

Les « bourreaux » sont aux commandes de cette manœuvre et se servent de leurs victimes pour faire en même temps bouclier et bélier.

Ils voudraient que les salariés oublient qu’ils ont toujours soutenu les politiques néolibérales responsables de la crise actuelle et que leur « modèle agricole breton » est aujourd’hui une faillite économique, sociale et environnementale.

Les manipulations sont lourdes puisque ce sont les « seigneurs de jadis » qui portent maintenant le bonnet rouge contre le peuple.

Les initiateurs de la manifestation du 2 novembre à Quimper ne portent pas les revendications des salariés.

La casse industrielle est un gâchis pour l’économie, mais aussi et surtout pour les femmes et les hommes.

Aujourd’hui ce sont ceux qui licencient qui veulent en découdre avec le gouvernement.

Ce combat n’est pas celui des salariés, non pas parce que le gouvernement ferait bien son travail, mais parce que ce qu’exigent les meneurs de cette manifestation, c’est d’aller encore plus loin dans leur stratégie de destruction sociale.

Rares sont les moments d’histoire où les patrons cassent, manifestent et refusent le dialogue. C’est aussi un signe fort que cette agitation porte en lui des germes qui dépassent largement l’écotaxe, même suspendue.

Pour permettre aux salariés de se retrouver,

pour faire valoir leurs exigences,

pour s’opposer aux fermetures des entreprises,

à la casse des services publics et de la protection sociale

qui ont comme conséquence des suppressions d’emplois,

les organisations syndicales de la région Bretagne C.G.T., Solidaires et F.S.U. appellent l’ensemble des salariés, et ceux qui s’associent à leurs combats, à se rassembler :

le samedi 2 novembre à 15 heures place du Champ de Foire à Carhaix.

Rennes, le 30 octobre 2013 14h30

Représentativité syndicale

Il y a du boulot me semble t il, pour donner tout son sens démocratique à un vieil « ANI ». Je parle de l’ANI (Accord national interprofessionnel) de 2008 signé alors par la CGT, la CFDT et le Medef qui a donné le mécanisme actuellement en place de représentativité syndicale. L’ANI de 2008 avait supprimé ce qu’on appelait la « présomption irréfragable de représentativité » qui permettait à des syndicats, reconnus sur une liste par décret, de bénéficier a priori d’une représentation dans toutes les entreprises. La liste était établie selon des critères fixés dans le Code du travail en 1945 et 5 syndicats avaient été reconnus par un arrêté de 1966 : CFDT, CFTC, CGT, CGT-FO, CFE-CGC.

Parmi eux, des petits syndicats pouvaient, quelque soit leur poids auprès des salariés, signer des accords engageant TOUS les salariés de leur branche, de leur entreprise. Il fallait, en face, que les autres syndicats engagent une action en justice appuyée par 50 % de salariés opposants à ces accords.

En 2008 il fut décidé d’autres critères : trois types d’élections « nationales », aux prud’hommes, puis élections professionnelles, puis dans les « TPE » de moins de 11 salariés devaient servir à établir le « poids » pondéré à partir des voix des salariés obtenues par chaque syndicat dans chacune.

En janvier, deux types d’élections avaient eu lieu : les prud’hommes de décembre 2008, et dans les TPE, du 28 novembre 2012 au 12/18 décembre 2012. Elles donnaient en gros, toutes deux, le même résultat : 38 % des voix pour la CFDT, la CFTC et la CGC, 62 % pour la CGT et FO : l’ANI imposé par le Medef du 11 janvier à ces 3 syndicats était donc minoritaire à ce moment-là. Nettement.

Mais le Ministère du travail, le Medef, la CGPME et l’UPA ont collecté les résultats des élections du 3° type, celle des élections professionnelles aux CE et DP elles mêmes étalées sur 4 ans de 2000 à 2013.

Coup de théâtre, le 31 mars 2013, annonce est faite que CFTC, CGC, et CFDT obtiennent 51, 5 %. CGT et FO sont minoritaires. UNSA, Solidaires encore éliminés.

Qui croit sérieusement que CFTC et CGC parmi les salariés obtiennent plus de 8 %, seuil fatidique pour signer des accords ? Qui mesure que pour que des accords dérogatoires négatifs pour les salariés soient valables, il faut encore 30 % des voix derrière et toujours 50 % pour s’y opposer ? Or la loi – scélérate – du 14 juin 2013 permet dorénavant les pires coups de Trafalgar à partir de signatures syndicales.

Le recensement national des résultats des élections professionnelles est sous contrôle des « DRH »- c’est à dire du patronat et du Ministère. Il est étalé, divers, et très difficile à contrôler. D’où ce « coup de théâtre » curieux du 31 mars.

Mais maintenant ils veulent supprimer les élections prud’hommes de 2014 déjà reportées en 2015. Et ils diront ensuite qu’il n’y a eu que 10 % de votants à l’élection nationale des TPE et la supprimeront.

Danger. Des contentieux sont heureusement en cours.

Ne faut il pas poser la question vite ? Revenir à un seul scrutin référent clair, direct, national, contrôlable, démocratique tous les 5 ans : les prud’hommes ?

Gérard Filoche (dans l’Humanité dimanche, chronique hebdomadaire n °150 été 2013)

Intervention au BN du PS de mardi 29 octobre : changement de cap et ecotaxe

D’abord je veux dire que je suis d’accord avec les deux orateurs précédents, Pascal Cherki et Pouria Amirshahi , oui, une réflexion globale s’impose à nous pour changer de cap. Ce qui s’est passé en Bretagne, plans sociaux et mobilisation des agriculteurs, s’ajoute à ce qui se passe à Michelin, à PSA, à Pétroplus, ou aux lycéens défendant Léonarda. je l’ai dis déjà depuis des semaines ici et je l’ai écris. Comme il y a un doute d’ensemble sur notre politique dans la société, comme ce n’est pas entendu, comme on ne fait pas ce qu’attend notre électorat, ça sort par bouts, comme ça peut, là où ça peut.

Ca craque. Je le redis, hélas sans être entendu, on va dans le mur et çe qui craque déjà, avant, ce sont autant de signes avertisseurs. Il faut vraiment que notre parti discute avec le gouvernement.

Evidemment un changement de cap, ça ne se dicte pas d’autorité, c’est pas à nous mais à ceux qui ont la main, au Président et au Premier ministre, de le faire, en temps et en heure et à leur manière, s’ils veulent le réussir. Qu’ils prennent les formes nécessaires, mais ce qui est certain c’est que ça urge, c’est maintenant avant les élections.

Tout ce qui arrive sur le « gel du barême », les taxes, EBE, PEL, PEA, TVA, écotaxe, c’est parce que la réforme fiscale d’ensemble n’est pas lisible et pas juste. Une réforme globlae centrée sur l’impôt direct et progressif sur les revenus et les sociétés. Car pendant qu’on mégote une taxe ça et là, Sanofi gagne des milliards, les gaspille en dividendes, licencie, et ne paie pas d’impôts. Et les 500 familles, 16 % du Pib, ont gagné 59 milliards net de plus ces 12 derniers mois.

Pourquoi prend on 2,7 milliards sur les petites retraites ? 2,2 milliards sur toutes les cotisations salariales et rien sur les cotisations patronales ? Tout ce qui arrive sur l’emploi, (en Bretagne, c’est d’abord ça, avant l’écotaxe), c’est parce que le patronat sur lequel on prétend s’appuyer, ne joue pas le jeu, il sabote l’emploi. Il préfère l’argent de la spéculation plutôt que l’embauche. L’UMP sabote même la taxe qu’elle a imposée. Et le salariat notre base sociale naturelle, a de moins en moins confiance. On ne mobilise pas un patronat qui ne veut pas et on démobilise un salariat qui en veut. Il y a trop le sentiment qu’en matière d’impôt ceux d’en bas paient trop et ceux d’en haut ne paient pas assez.

Alors on a suspendu l’écotaxe. Pourtant le principe de faire payer le « tout camion » pour le faire reculer et aider le « fret ferroviaire » est évidemment essentiel, vital si on veut une transition écologique. Ce que je n’avais jamais compris avec cette écotaxe, c’est qu’elle était payée par « portique » sur les routes. Un système lourd et pas juste : ca frappait les petites routes, ça épargnait les autoroutes. Ca touchait le petit cabotage, plus que les grosses sociétés de camionnage. En plus un système couteux collecté par « écomouv SAS» une société liées aux autostrades italienne, portugaise, Benetton, je ne sais quoi, des privés qui collectent une taxe publique en prélevant un pourcentage extraordinairement élevé (20 % ?) ! (Il y a peut-être des explications à trouver à ce que l’UMP l’ait fait en 2009 et à ce que Sarkozy ait signé ça le 6 mai 2012. S’il faut rembourser en plus 800 millions de dédit, on n’aura qu’à demander à Sarkozy de faire encore une collecte de fonds pour réparer ses méfaits sic).

Moi, je ne suis pas technicien de l’écotaxe, je vois ça de l’oeil de l’inspection du travail,  mais pourquoi on ne taxe pas les camions au km ?

Il existe 850 000 chauffeurs professionnels en France dont 240 000 routiers grand fret (56 h par semaine conventionnelles, routes et astreintes au cul des camions). Ceux là font à toute vitesse, au péril de leurs vies et des nôtres, Madrid Bruxelles ou Lisbonne Varsovie pour livrer des tomates, et ne devaient pas être touchés par l’écotaxe alors qu’ils polluent, gaspillent, et tuent. Or ils sont soumis, par leurs patrons, à des conditions de travail et des horaires terrifiants. Or on les contrôle trop peu dans l’intérêt des salariés alors qu’en le faisant, on pourrait donc taxer les km parcourus par leurs camions. Ils ont déjà des horodateurs obligatoires, des disques scellés de contrôle dans chaque camion. Ils doivent les conserver, on peut les contrôler sur les routes et vérifier à leurs sièges leurs déclarations rendues obligatoires. Pourquoi mettre des portiques couteux, là ou l’accès aux disques des camions est déjà en place ? Taxer les km parcourus par les camions, plutôt que les routes, c’est viser mieux les grosses sociétés de camionnage, c’est viser la grande distribution, c’est viser ceux qui polluent le plus, qui ont la plus grosse part des marchés, et les effets les plus nuisibles en termes d’accidents et de santé. Il y a déjà un corps de contrôleurs du travail pour faire cela, le renforcer suffit. Plus un corps d’inspecteurs des impôts qualifiés pour relever dans les sièges sociaux les disques qui auront échappé aux contrôles. Après, vous adaptez la taxe au nombre de km parcourus par camion selon la taille des sociétés. Ca coutera moins cher. Ce sera plus efficace et plus modulable simplement avec des seuils.

Ainsi on ne se mettra pas mal avec nos amis écologistes.

Vous protégerez le petit caboteur breton, vous ferez payer facilement le camionneur géant qui surexploite ses salariés, ses camions, triche avec toutes les réglementations en reportant les risques sur la société entière. On aura les salariés avec nous, certes pas les patrons. Mais de toute façon on les affrontait déjà avec l’écotaxe. D’ailleurs si on faisait respecter du même coup les horaires légaux et conventionnels aux camionneurs il a été calculé par Force ouvrière que ça ferait 40 000 emplois de plus pour le même volume de fret.

Enfin s’il faut des fonds pour rendre plus facile, plus fréquent, le fret ferroviaire (et/ou fluvial) public (au lieu de le privatiser) c’est là qu’il faut les trouver et vite. Car la suspension de la taxe va nous forcer à payer le dédit de 800 millions et il n’y aura pas de rentrée du 1,2 milliard prévu. Tandis que le contrôle et la taxe des camions au km sont à portée de décision.

Reste à s’interroger aussi sur le renouvellement des concessions des autoroutes dans les trois ans à venir. Car c’est une grosse tirelire qui échappe injustement à nos rentrées fiscales pour nourrir des actionnaires, qui, eux, n’ont naturellement pas le souci de lutter contre le « tout camion » ni de trouver des fonds pour alimenter, rénover, faciliter, le fret ferroviaire. L’argent est pourtant là. Pour un choix écologique fondamental.

 

 

 

 

 

Sapin retire leurs signatures aux inspecteurs du travail : le droit du travail subordonné au « développement économique »

 

 

UNION REGIONALE DES AFFAIRES SOCIALES MIDI PYRENEES

Un ministère fort… pour qui ?

 

La loi de sécurisation professionnelle issue de l’ANI nous annonçait que le maître mot serait désormais la COMPETITIVITE. Cet objectif irrigue aujourd’hui notre administration et le projet « ministère fort » s’en fait l’écho. Il n’y a qu’à lire l’interview de Michel Sapin dans sa lettre de propagande, « échangeons pour un ministère fort » au sujet des orientations pour l’emploi : « L’approche commune entre le développement économique et l’emploi constitue un axe de progrès essentiel qu’il faut conforter à l’avenir. »

 

Concrètement, comment se traduit ce rapprochement ?

 

Par une note du 23 octobre 2013 Madame WARGON, DGEFP, a informé les responsables d’UT et les DIRECCTE que désormais et sur instruction directe du ministre SAPIN, il n’y aura plus de délégation de signature aux RUT concernant l’homologation des PSE, la validation des accords et toutes décisions y afférents

 

Toutes les décisions seront signées exclusivement par les DIRECCTE personnellement.

 

Et les décisions préparées sur la base d’une doctrine régionale en vue d’adapter leurs positions aux besoins des… ENTREPRISES.

 

Dans la circulaire DGT de l’été 2013 il est indiqué qu’il devra y avoir une harmonisation entre les décisions d’homologation et décisions des inspecteurs du travail en matière de licenciement des représentants du personnel.

 

Les services du ministère du travail ont pour mission de veiller à la mise en œuvre du code du travail et par là, la protection des droits des salariés. Adopter une vision commune avec les services dédiés au développement économique c’est se tourner vers l’entreprise et tourner le dos aux salariés.

(…)

Nous réaffirmons notre opposition au plan Sapin et sa grande sœur, la loi de sécurisation professionnelle !

 

Retrait du plan SAPIN !

Aux élections du 22 sept 2013 Angela Merkel a été battue en voix et en sièges : gouvernement SPD Verts Die Linke !

Une désinformation géante a été orchestrée en France : tous les grands médias ont annoncé le « triomphe » d’Angela Merkel alors que celle-ci avait été battue par le vote des allemands !

Elle a été battue non seulement en sièges mais en voix par la gauche : la majorité est allée aux trois partis SPD, Grünen et Die Linke… Angela Merkel peut donc être évincée du pouvoir si ces trois partis s’allient.

Chacun comprend que le départ de cette chancelière honnie serait symbolique et positif pour des millions de salariés surexploités en Allemagne et pour toute l’Europe, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal… et la France !

Mais encore faudrait il que les trois partis majoritaires de gauche s’entendent. Les médias français n’ont jamais envisagé cette hypothèse pourtant âprement discutée en Allemagne. Et des secteurs de la gauche eux-mêmes n’ont pas milité pour cette perspective.

Il y a eu cependant des jours et des semaines de débat forcés en Allemagne puisque Angela Merkel ne peut gouverner sans alliance. L’idée d’une « grande coalition » contre-nature a donc taraudé tous les partis avant la formation d’un gouvernement à Berlin.

Dans le sein des Grünen, certains voix se sont prononcées pour participer avec Merkel a une coalition droite-verte mais pas la majorité.

Dans le sein du SPD la bataille a fait rage : l’aile gauche a bataillé jour et nuit pour l’alliance rouge, rose, verte. L’aile droite autour de Sigmar Gabriel a d’emblée choisi une nouvelle « grande coalition » alors que la précédente avait pourtant terriblement affaibli le SPD : mais elle a du faire des concessions à son aile gauche, notamment sur la mise en place d’un Smic.

Dans Die Linke, qui a reculé légèrement en voix et en sièges, le débat a aussi fait rage. Certains, qualifiant le SPD de « droite », les autres de « gauche », deux ailes, l’une pour l’alliance rouge rose verte, l’autre pour son refus, se sont affrontées. En général les anciens communistes de Die Linke étaient pour l’alliance, les anciens socialistes y étaient opposés.

En tout cas, au sein des trois partis, des courants unitaires se sont manifestés, ont combattu et s’ils l’avaient emporté, le visage et le destin de l’Europe auraient changé.

Ce sont ces unitaires dans les trois partis que nous soutenons.

 

 


Les « dix conditions «  de la gauche du SPD

Acculée, la gauche du SPD a procédé en mettant dix « conditions » a tout accord avec Merkel :

1. Smic 8,5€/h, régulation du travail temporaire et intérimaire, interdiction de l’emploi d’intérimaires comme briseurs de grèves, encadrement voire annulation des contrats de travail temporaires,  réintégration des mini-jobs dans le code du travail et dans le système de protection sociale, création d’un marché de l’emploi subventionné pour réinsérer les chômeurs longue durée (contrats emplois-aidés).

2. Plan d’ Investissement de 300 Milliards € dans l’Education, les communes et les infrastructures. Financement en augmentant la fiscalité des 5 % les plus riches, relèvement de la tranche supérieure de l’IR, réintroduction d’une fiscalité sur le patrimoine, réforme de la fiscalité sur les successions, Taxe Tobin, création d’un Fonds de restructuration des dettes des collectivités locales et régionales.

3. Fixation du calcul des retraites sur la base actuelle, création de passerelles entre retraite et activité avec possibilité de partir plus tôt, lutte contre la pauvreté des séniors, création d’une CMU avec un financement paritaire, réforme du système d’accompagnement de la vieillesse.

4. Egalité salariale H/F, Quota de femmes dans les directions d’entreprises, suppression des mécanismes fiscaux privilégiant la femme au foyer.

5. Investissement dans les crèches et maternelles, suppression de la prime « Mère-au-foyer », remplacement du congé maternité par un compte-temps famille, suppression des avantages fiscaux dissymétriques H/F. Mariage pour tous.

6. Suppression de l’interdiction de coopération entre Régions et Etat fédéral sur l’Education. Création d’une garantie légale de formation pour la jeunesse. Création d’un revenu minimum pour les apprentis, et augmentation des bourses.

7. Création d’un plafond des loyers, et d’un frein à la hausse des loyers par changement de locataire, facturation des frais d’agences au donneur d’ordre, Plan de construction de logements sociaux, de rénovation énergétique, réforme du financement de la Transition Energétique.

8. Introduction de la double-nationalité, droit de vote des résidents non communautaires aux municipales, réforme humaine des politiques migratoires et du droit d’asile, 0,7% du budget pour les politiques de Développement, réforme du droit européen sur les migrations.

9. Changement de politique européenne en soutenant les pays ayant soufferts le plus de la crise, plan de lutte contre le chômage des jeunes, Plan de relance européen (le texte dit: « un vrai, qui mérite ce nom », – pas celui de François Hollande), financé par la TTF, Fonds de restructuration de la dette publique européenne.

10. Politique extérieure de Paix. Limitation des exportations d’armes, avec interdiction d’exporter aux dictatures et aux régions en crise, contrôle des exportations par le parlement.

Avec ces 10 conditions, qui sont soutenues aussi par les Jusos, l’aile gauche dit : PAS DE GRANDE COALITION.

(Selon Mathieu Pouydessiau)

CGT, FO, Solidaires, FSU : rassemblement unitaire interprofessionnel devant le Sénat, mercredi 30 octobre à 12H30

 

REFUS de la Contre-Réforme des retraites :

ON NE LÂCHE RIEN !


Après l’adoption de la contre-réforme des retraites par une courte majorité à l’Assemblée Nationale, la mobilisation reste plus que jamais nécessaire ! C’est maintenant au Sénat que vont se tenir les débats du 28 octobre au 5 novembre.

Ce projet injuste et inacceptable conduirait à un appauvrissement des futurs retraités (notamment les femmes) et interdirait l’accès au système de retraite pour les jeunes !!

Une autre réforme des retraites est possible. La retraite à 60 ans, les départs anticipés pour travaux pénibles, tels que cela existe dans de nombreux statuts et Conventions Collectives : voilà des propositions qui vont dans le bon sens !

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois.

Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice et de revaloriser l’ensemble des salariés.

Pour changer le cap et faire face à la situation :

- Il faut rompre avec les politiques d’austérité imposées par l’Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI, déclinées dans le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), et s’attaquer au coût du capital.

- Il faut rompre avec ces politiques et ne pas s’entêter, comme le fait le gouvernement à passer en force une réforme qui remet en cause notre système de retraite par répartition.

Rappelons que c’est le gouvernement et sa majorité issues des élections de 1981 qui avaient mis en place la retraite à 60 ans, celui d’aujourd’hui prolonge et aggrave les reculs successifs des gouvernements précédents. C’est inacceptable !

Dans la continuité de la lutte engagée le 10 septembre, le 10 octobre, le 15 octobre, les organisations syndicales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES d’Île-de-France appellent :

A participer à un rassemblement unitaire interprofessionnel qui se tiendra

devant le Sénat, rue de Tournon, (Métro Odéon),

le mercredi 30 octobre 2013 à 12 h 30.

Il marquera notre volonté de poursuivre l’action pour garantir la retraite par répartition et son financement.

Paris, le 23 octobre 2013

Crime de la troïka contre le peuple grec : les Grecs plus pauvres de 40 % qu’en 2008

Personne n’est en mesure encore d’apprécier et de juger l’ampleur du crime de l’Union européenne, du FMI et de la BCE, d’Angela Merkel et de tous ceux qui ont soutenu le pillage du peuple grec…

Depuis 2009, ce fut une sale guerre sans drones ni missiles. Mais aussi impitoyable qu’une guerre : pour satisfaire des banksters sans scrupules, le peuple grec a été pris en otage. Il a été, « fusillé pour l’honneur » attaché sur le poteau dressé par les libéraux,  pour servir d’exemple et faire peur aux autres peuples de toute l’Europe.

il n’y avait aucune matière, aucune raison, la dette grecque ne sera JAMAIS JAMAIS JAMAIS remboursée. A force de 15 absurdes plans d’austérité destructeurs, la dette est même passée de 100 points du PIB à 160 points du PIB. Tous les budgets d’austérité augmentent les dettes qui sont censées diminuer : leurs promoteurs le savent, mais préfèrent obéir aux ordres de la finance qui ramasse les marrons de ce feu. Le FMI a pourtant fait autocritique en juin 2013 sur le fait que ce fut une erreur d’exiger que la Grèce paie ainsi sa prétendue dette. Mais fi donc : le cercle des banksters a fait comme s’il n’avait rien entendu et la troïka continue chaque jour à voler, piller, tuer sans relâche, ni rémission.

Contrairement a ce qu’ont prétendu des légions de menteurs dans les radios, les télés, les journaux, il n’y a jamais eu de plans d’aides à la Grèce, mais des plans de versements de centaines milliards aux banques créditrices, au « nom » de la Grèce ainsi vidée de sa substance. Seule l’oligarchie a été protégée. Le peuple, lui, a été saigné. Ca a le caractère d’un crime économique contre l’Humanité et les criminels devraient être arrêtés et jugés pour l’un des plus grands « sac » cynique, immoral, brutal du début de XXI e siècle !

L’heure viendra contre les criminels qui ont osé faire ça à un peuple d’Europe au nom prétendu de l’Europe

Les Grecs sont 40% plus pauvres qu’en 2008

ATHENES (Reuters) – Les Grecs sont en moyenne presque 40% plus pauvres qu’en 2008, selon des chiffres de l’agence statistique Elstat publiés mardi 22 octobre, qui mettent en évidence l’impact de la récession sur le pays.

Le revenu brut disponible a chuté de 29,5 % entre les premiers trimestres de 2008 et de 2013. En prenant en compte l’inflation sur cette même période, la chute est proche de 40 %.

La rémunération totale des salariés a baissé de 34 % depuis le deuxième trimestre 2009, dit Elstat. Sur la même période, le gouvernement grec a réduit les prestations sociales de 26%.

Selon Elstat, la crise économique a également affecté l’épargne des ménages, en recul de 8,7 % au deuxième trimestre 2013 contre une baisse de 6,7% l’an dernier.

La troïka, composée du Fonds monétaire international, de la Commission et de la Banque centrale européennes, prévoit une contraction de 4 % du PIB cette année avant une modeste reprise économique en 2014. Le PIB de la Grèce aurait ainsi chuté de 25 % de 2008 à 2013, soit la plus forte récession qu’ait connue le pays en temps de paix.

George Georgiopoulos, Clémence Apetogbor pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Mon intervention au BN du PS mardi 22 oct : contre le plan Sapin de casse de l’inspection du travail !

D’abord j’approuve ce qui a été dit avant moi. Oui, il faut débattre dans le Parti socialiste, cela urge. Car le rôle du parti n’est pas d’entériner et défendre aveuglement la politique venue d’en haut, du gouvernement. Mais au contraire de faire remonter ce que nous voyons sur le terrain, ressentons, mesurons de l’état d’esprit de nos électeurs. Or ca va mal, chacun peut s’en rendre compte quand il voyage, quand il milite, quand il distribue des tracts sur le marché. Nos électeurs sont déboussolés, mécontents, avec un mélange de colère découragée et de déception amère. Ils ne voient pas le changement, ils ne voient pas la rupture avec ceux qu’ils ont voulu chasser en mai juin 2012. Alors oui, discutons, l’idée d’un séminaire du Bureau national avec les membres du gouvernement est excellente. La réflexion poussée entre nous est vitale aujourd’hui. Car il y a un choix de cap à faire.

En attendant je veux vous parler de la question du jour. Aujourd’hui mardi 22 octobre, ce fut jour de grève et de manifestation nationale de toute l’inspection du travail. De Montparnasse au Ministère du travail. Et ici devant nos locaux du Parti socialiste. Oh les manifestants ne pouvaient pas occuper la place de la Concorde car les services de l’inspection sont minuscules hélas. Mais il y a eu 700 agents et on peut dire que toute l’inspection était là. Il existe 770 sections d’inspections en tout et pour tout pour 1,2 million d’entreprises et 18 millions de salariés du privé, concernés. François Hollande m’avait dit une fois «  tu as raison, il faudrait doubler les sections d’inspection, cela ferait du bien aux gens et ce n’est qu’une ligne budgétaire ». Je m’attendais donc à ce que double les sections, pas à ce qu’on les détruise.

Or Michel Sapin fait passer en force un plan de casse de l’inspection du travail. Il supprime les sections. Il remet en cause l’indépendance des agents et de leurs missions. Il met fin à leurs interventions en opportunité sur une base sectorielle. Il supprime les secrétariats d’accueil du public. Il supprime nos liens les plus directs avec les salariés. Il nous met sous tutelle d’une hiérarchie de type armée mexicaine. Il restreint en tout le caractère indépendant, généraliste et territorial de l’inspection telle qu’elle existait depuis plus de 60 ans.

A tel point que 100 % de l’inspection est contre ce plan de casse. Michel Sapin a eu zéro voix en CTPM en juillet. Aucun syndicat ne l’a soutenu, aucun. Zéro voix pour son projet. Il avait prôné la concertation, c’était une duperie puisqu’il passe en force.

Les agents de l’inspection sont des fonctionnaires indépendants qui ont pour charge de faire respecter le code du travail aux employeurs. Ils sont protégés par une convention de l’OIT « ils ont pour missions d’alerter LES gouvernements en place du sort qui est fait aux salariés. Ils sont indépendants mais pas « neutres », ils ont pour rôle d’imposer l’état de droit dans l’entreprise. C’est à eux de poursuivre les infractions des employeurs qui sont assujettis au code du travail.

Les agents, contrôleurs et inspecteurs, et secrétariats, ont une haute idée de leur mission. Il y a un esprit profond de dévouement et de vigilance, une fierté dans l’accomplissement de leurs fonctions. Et là le corps entier est bouleversé : c’est tout le métier qui est cassé, c’est un changement total.

Jamais la droite n’aurait osé faire ça. Elle en rêvait mais elle ne l’avait pas fait.

Pourquoi est-ce la gauche qui fait ça ? Dans quel but ? Pourquoi ? Ce n’est même pas une question d’argent, de coût, d’économie, cela heurte tous les personnels qui ont été très nombreux à voter l’an dernier pour le changement à gauche, mais jamais ils n’auraient cru en être victimes à ce point. 80, 90 % du corps est outré, j’en ai vu qui pleuraient tellement ils se sentaient humiliés que la gauche fasse cela. Ils ne comprennent pas, n’admettent pas, ils sont scandalisés.

Les conséquences vont être graves. Le droit du travail va encore reculer. Des millions de salariés ont besoin d’une inspection mobilisée, motivée, et non pas muselée et démoralisée. La l’accès va leur être fermé. Les hiérarchies (Direccte et DUC) négocieront par dessus les agents avec les employeurs. Les inspecteurs/controleurs seront déplaçables, malléables, écartables. Bref, la dignité et l’efficacité de la mission va être détruite.

Je vous alerte, car cela viendra sous forme de loi en janvier au Parlement, les articles en L du code du travail, si on ne réussit pas à dissuader le ministère de commettre ce coup de force. Je vous le dis, ça s’ajoute a tous les griefs ressentis par nos électeurs. Pourquoi la gauche fait elle ça et pas une politique de gauche, favorables à ses électeurs ?  Il faut que le parti dise au gouvernement de ne pas faire ça. Pourquoi pourquoi la gauche ferait elle pareille attaque ?

 

 

 

 

info apres le 22 octobre

 

Aux syndicats CGT TEFP

Salut à toutes et à tous,

Ci-joint un bref CR CGT de la journée du 22 octobre, avec QQ remontées des départements et articles de presse + M. SAPIN « répond aux IT en grève »

allez sur Soir 3  replay  24′ après le début du JT
Télégramme Brest ;

Inspection du travail. « Le plan Sapin est un bouleversement »

23 octobre 2013 – Réagir à cet article

Au plan national, des agents de l’inspection du travail étaient en grève, hier. Ils protestent contre le projet de réforme initié par Michel Sapin, ministre du Travail.

Que prévoit ce projet de réforme, débattu hier en Comité technique ministériel, à Paris ?
Stéphanie Bernicot, intersyndicale CGT, SNUTEFE-FSU et Sud Travail : « Il prévoit plusieurs choses. Il prévoit un bouleversement total de notre organisation actuelle. Actuellement, cela fonctionne par section territoriale et généraliste. Avec, par section, un inspecteur du travail, deux contrôleurs et un secrétariat. À Brest, il y a quatre sections d’inspection et un service de renseignements, soit 25 agents ».

Quelles sont les conséquences à redouter ?
Demain, la section sera supprimée. On va se retrouver avec des unités de contrôle qui regrouperaient entre huit et 12 agents, avec un contour à géométrie variable. Nous avons des craintes fortes sur nos effectifs par rapport à ça. À cela s’ajoute le fait que l’on va superposer des équipes régionales de contrôle avec des thématiques particulières, comme la lutte contre le travail illégal ou l’amiante. Ces effectifs-là, il va falloir les trouver et nous ne sommes déjà pas nombreux sur le terrain.

Quelles sont vos craintes ?
Aujourd’hui, notre travail consiste à veiller à l’application de la réglementation du travail et à répondre aux usagers. Nous voulons rester un service de proximité pour répondre à une demande sociale. Nous craignons de nous éloigner des petites et moyennes entreprises (PME) qui, pour la plupart, n’ont pas de représentants du personnel. Nous craignons également de perdre notre chère indépendance, à laquelle on tient. Indépendance de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue. Nous nous demandons, dans quelle mesure, nous aurons toujours la main sur le choix des entreprises ciblées, sur la suite donnée à nos contrôles. Derrière, il y a l’usager qui nous trouve. Il y a des permanences avec des secrétaires qui savent vers quelle section orienter pour un bon suivi des dossiers. Demain, il y aurait uniquement un service de renseignements. C’est un bouleversement. C’est inédit. La fonction de contrôleur du travail serait mise en extinction. Nous sommes 3.000 en France pour 1,8 million d’entreprises… Il y aurait un appauvrissement des taches pour tout le monde.

Quel est le timing de cette réforme ?
Normalement, des feuilles de route doivent sortir en janvier. L’idée est que tout soit mis en place pour la fin 2014.

Propos recueillis par Karine Joncqueur
Toulouse : 47 manifestants (cf. photos)
Dordogne  :

Interview Cgt télé, radio et presse écrite locales ;

http://aquitaine.france3.fr/emissions/jt-local-1920-perigords

http://www.francebleu.fr/infos/l-invite-du-matin-de-france-bleu-perigord-952662?comment_type=plus

Montpelliers : cf. article de presse

Les Deux Sèvres ;
Suite à notre action contre le « plan Sapin » du 22 octobre dans le département des Deux-Sèvres, 2 journaux de la presse locale ont publié un article dans leur édition de ce matin (La Nouvelle République et le Courrier de l’Ouest).

Voici l’article (et le lien) publié dans la Nouvelle République :

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Communes/Niort/n/Contenus/Articles/2013/10/23/Grogne-a-l-inspection-du-travail-1660598

 

 

Mobilisation des inspecteurs du travail contre la réforme Sapin

Plusieurs centaines d’inspecteurs du travail en grève ont défilé mardi à Paris, à l’appel d’une intersyndicale CGT, FO, SNUTEFE-FSU, SUD et CNT. Plus tôt dans la journée une trentaine de fonctionnaires ont manifesté devant le siège du PS et cinq d’entre eux se sont enchaînés aux grilles du bâtiment, pour protester contre le plan Sapin.

Ils étaient près de 500 fonctionnaires, selon les organisateurs, à défiler de la gare Montparnasse à Paris vers l’Ecole militaire. Derrière une banderole « Non aux fourberies de Sapin », les manifestants ont demandé le retrait de la réforme du ministre du Travail, alors que devait se tenir mardi un comité ministériel consacré à la réforme. Plus tôt dans la matinée, une trentaine d’inspecteurs du travail avaient manifesté devant le siège du Parti socialiste, rue de Solférino. Une banderole affirmant « Casse de l’inspection du travail, le Medef en a rêvé, le PS l’a fait » avait été déployée et cinq agents s’étaient enchaînés aux grilles du siège. « Le PS pactise avec les patrons, ensemble, ils cassent l’inspection », ont scandé les manifestants qui se disent « au service des salariés ».

 

 

L’intersyndicale CGT, FO, SNUTEFE-FSU et SUD a appelé à la grève nationale mardi, jour prévu d’un comité technique ministériel consacré à la réforme. Elle demande le retrait du plan Sapin.

>>> Lire la communiqué de l’intersyndicale

Ce que préconise le plan Sapin selon les syndicats :

  • en continuant à réduire les effectifs : au prétexte de rendre l’inspection du travail « plus efficace », le ministre va créer des échelons hiérarchiques supplémentaires en réduisant le nombre d’agents de contrôle sur le terrain.
  • limiter les possibilités de contact entre les agents de contrôle et les salariés.
  • diminuer le nombre de contrôles directs dans les entreprises au profit de plans d’intervention, complètement inadaptés aux besoins des travailleurs.

Ce que souhaitent les syndicats :

  • une augmentation des moyens humains, matériels et législatifs de l’inspection du travail, pour un code du travail véritablement protecteur des droits des salariés
  • le maintien d’une inspection du travail généraliste et indépendante, organisée dans des sections territoriales. Dans chaque section, chaque salarié doit pouvoir à tout moment prendre contact avec l’agent de contrôle du secteur, quelle que soit la question en droit du travail.

Le ministère du Travail travaille depuis plus d’un an sur ce dossier et a organisé des séminaires dans l’ensemble du pays pour prendre le pouls des agents. Selon les syndicats, l’idée est de créer des sections spécialisées (amiante, BTP, travail illégal ou encore « grandes entreprises », etc.), alors que les inspecteurs sont aujourd’hui compétents sur un territoire et généralistes. Pour eux, une telle spécialisation risquerait de réduire les interventions sur les autres champs.

Selon les dernières données disponibles, la France compte environ 2.200 agents dans les sections d’inspection du travail (700 inspecteurs et 1.500 contrôleurs) pour quelque 18 millions de salariés.

NON A LA DISPARITION DE L’INSPECTION DU TRAVAIL, GENERALISTE, TERRITORIALE, INDEPENDANTE grève et manifestation nationale mardi 22 octobre – Réforme SAPIN : nous n’en voulons pas !

A L’APPEL DE L’INTERSYNDICALE CGT-FO-FSU-SUD

MANIFESTATION NATIONALE 11h00 GARE MONTPARNASSE ASSEMBLEE GENERALE 14h00 BOURSE DU TRAVAIL

Le 8 octobre à l’INTEFP nous étions 300 à dire non au plan Sapin, venus de Rhône Alpes mais aussi de plusieurs régions voisines, de l’Est, de Paris et de PACA. Après le départ du ministre, les DIRECCTE et les chefs de pôle n’ont pas pu plancher correctement sur le travail de sape au détriment des agents et des missions que constitue le projet ministériel et sur la mise en oeuvre de ce plan de casse. Ils ont dû plier bagages. Déterminés, nous pouvons les faire reculer et rejeter la réforme Sapin, comme, à Marcy, nous avons fait reculer les cars venus récupérer nos directeurs.

Le 22 octobre, soyons nombreux de toute la France à faire entendre notre voix par la grève et par la participation de toutes et tous à la manifestation à Paris !

Les différentes annonces du ministre (projet d’instruction, discours au CTM du 19 septembre confirment toutes les craintes des agents de toutes catégories.

Ce projet fait disparaître les sections d’inspection telles que prévues à l’article R. 8122-3 du code du travail au profit d’unités de contrôle, regroupant plusieurs « sections » à un seul agent, qui deviennent l’échelon d’intervention de droit commun ».

 Ce projet fait peser des menaces graves sur les effectifs :

Avant 1 section = 1 IT + 2 CT – 792 sections = environ 2380 agents de contrôle. Demain, les UC seront à géométrie variable (entre 8 à 12 agents) et à tout moment le nombre d’agents à l’intérieur d’une UC pourra être diminué sans que cela ne pose de problèmes puisque seul le nombre d’UC aura une définition réglementaire. La mise en place des responsables d’unités de contrôle, des équipes régionales de lutte contre le travail illégal et la suppression des postes de contrôleurs gagés pour financer le PTE vont, au total, diminuer le nombre de postes d’agents de contrôle.

La réduction des effectifs de catégorie C va se poursuivre sans relâche. La situation des agents de secrétariats s’en trouvera d’autant plus préoccupante : leur mise à disposition de l’unité de contrôle, sous l’autorité du directeur d’UC, est un véritable déni de leur activité et de leurs compétences. Demain, loin de constituer une évolution du métier, c’est vers une perte de connaissance des secteurs, des dossiers et des usagers, c’est vers un travail en pool, c’est vers une dégradation des relations agents de contrôle/secrétaire que nous allons. « les secrétaires ne doivent plus effectuer des tâches de frappe, les modalités d’archivage relatives à une entreprise doivent être réinterrogées, les agents de contrôle doivent être autonomes en matière de rédaction sur les outils informatiques » Dans l’immédiat, si de nouvelles tâches sont confiées aux secrétariats, ce sera une vraie surcharge de travail puisque il faudra continuer à assurer le quotidien.

 Il comporte aussi des menaces graves sur l’indépendance :

Il n’y aura plus affectation d’1 IT à une section mais à une unité de contrôle.
En supprimant la section d’Inspection comme échelon territorial de base et en la remplaçant par l’Unité de Contrôle sous l’autorité d’un Directeur, la DGT et le Ministre s’attaquent directement à l’indépendance d’action de l’Inspection.

Aujourd’hui, la section est sous « la protection » de l’article 6 de la convention 81 de l’OIT qui dispose : «Le personnel de l’inspection sera composée de fonctionnaires publics dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans leur emploi et les rendent indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue ».

Demain, tout ce qui sera infra Unité de Contrôle n’aura pas d’existence règlementaire et pourra être créé, supprimé, modifié sur simple décision de la hiérarchie.

Et, pour couronner le tout, la DGT indique aussi qu’elle réfléchit à limiter le temps d’affectation d’un agent sur le même secteur !!!

Demain, tout type de regroupement de services pourra avoir lieu, tout cadre spécialisé d’organisation pourra être retenu. Les sections détachées qui n’existeront plus en tant qu’entité juridique pourront être supprimées. Le texte évoque les UC interdépartementales pour des raisons socio-économiques ou de taille du département : A terme, c’est la disparition des petites unités territoriales déjà très appauvries dans les autres champs.

Quel sera enfin le périmètre d’affectation de l’IT ? Manifestement le département ne serait plus la référence administrative !! Par l’élaboration d’une ingénierie d’intervention du système d’inspection en direction des PME, la DGT veut encadrer au plus près l’activité des services. Elle s’appuiera pour cela sur les responsables d’UC dont il est envisagé qu’ils soient sous statut d’emploi (corvéables et déplaçables à merci), leur mission essentielle étant désormais de programmer et formater les contrôles.

Demain, seul le responsable de l’UC (DUC ou Duchesse ou RUC) qui ne sera pas un agent de contrôle ou accessoirement, disposera de l’autorité pour organiser l’action du service. Le projet indique : « le sens de la réforme : l’inspection doit travailler autrement ; l’inspection doit répondre à des priorités et travailler collectivement dans le cadre des UC ».
Notons que le DUC a l’autorité hiérarchique sur tous les agents. « Sa responsabilité première est l’animation et le pilotage » Il définit les priorités : « L’unité de contrôle est dirigée par un responsable (DA ou IT expérimenté) qui exerce l’autorité hiérarchique sur tous les agents »

Tous devront se consacrer aux priorités de l’UC et aux priorités nationales.

Demain, enfin, le service renseignement, déjà fragilisé pourrait être le seul service à recevoir des salariés (sur rendez- vous) et l’agent de contrôle ne traitera plus les demandes des usagers.

Le projet entend mettre en place des « équipes d’intervention spécialisées régionales et nationales disposant de pouvoirs de contrôle autonomes qui pourront intervenir de leur propre initiative sans même informer les agents de contrôle »

Deux agents de contrôle pourront intervenir sur un même dossier, avec des logiques différentes qui pourraient avoir des conséquences sur les poursuites éventuelles. Une telle organisation ne pourrait être mise en place aujourd’hui ; elle ne peut s’articuler qu’avec la disparition des sections d’inspection.

 Ce projet fait aussi peser des menaces sur la santé pour toutes les catégories d’agents : aggravation des conditions de travail – surcharge de travail – perte d’autonomie d’action – dévalorisation – perte de compétences – déclassement.

 Concernant le volet emploi du ministère fort, c’est le flou artistique avec néanmoins une chose claire: le lien travail emploi c’est fini, nous ne voulons pas que les missions Travail soient réduites à un accompagnement de l’aide à la compétitivité des entreprises. L’Etat doit conserver le rôle de pilote de l’ensemble du dispositif, ses services doivent disposer de pouvoirs propres permettant de sortir des logiques de court terme des préfectures. Les Direccte doivent disposer des moyens humains et financiers. Les pouvoirs et les moyens des services de contrôle de la formation professionnelle doivent être renforcés

Réaffirmons avec la grande majorité des agents :
- Non à la mise en place des unités de contrôle comme échelon de droit commun ; non à la création des DUC et DUCHESSE. La section doit rester l’échelon de droit commun, non l’unité de contrôle.
- Non au formatage des contrôles dans les PME.
- Non à la spécialisation, non aux super unités de contrôle régionales travail illégal ou Seveso (etc.).
- Non aux pools de secrétariats, non aux open space
- Non aux diminutions des effectifs de contrôle et de secrétariat
- Non à la disparition des services Appuis Ressources Méthodes

Au moment où le plan de transformation d’emplois laisse sur le carreau 85 % des Contrôleurs du Travail et où le ministre annonce une réforme en profondeur du système d’inspection du travail, dont la 1ère décision a été la mise en extinction du corps des Contrôleurs du Travail, au moment aussi où le projet de budget 2014 prévoit la suppression de 13 123 postes dans les ministères non prioritaires

Continuons à revendiquer haut et fort
Nous appelons également les agents à refuser avec leurs OS, toute participation à réunions – délivrance d’informations, groupes de travail –aux découpages en cours et à venir des Unités de Contrôles.

NON A LA DISPARITION DE L’INSPECTION DU TRAVAIL, GENERALISTE, TERRITORIALE, INDEPENDANTE
OUI A UNE INSPECTION DU TRAVAIL AU SERVICE DES SALARIES
Mobilisons- nous pour le retrait de la réforme SAPIN.
TOUS EN GREVE LE 22 octobre, jour du CTM !

Mon intervention au BN du PS mardi 15 octobre « le vote qui a eu lieu ce jour contre les retraites, il faut que je vous le dise avec mes mots. Franchement. C’est un vote de la honte pour notre parti »

J’allais parler avant qu’Arnaud Montebourg, notre invité ce soir, ne s’en aille, pressé par le temps. J’allais dire que j’aimais Arnaud, son volontarisme flamboyant, ses projets mirifiques d’avenir industriels, innovateurs, mais que des questions drues se posaient, au moins deux, maintenant qu’il n’est plus là, mais je les lui transmettrai et je vais donc adapter mes paroles à nous qui sommes au BN, ici réunis.

La première question que je lui aurais posé est : « est ce que le patronat joue le jeu » ?

Parce que dans les mécanos industriels que nous défend Arnaud, le patronat tient la place essentielle, c’est pourquoi Arnaud est favorable au CICE, aux 20 milliards qu’on lui verse.

Or, on a, en France, 1000 entreprises de plus de 1000 qui font travailler 3,5 millions de salariés, et elles produisent 48 % du PIB. Tout dépend d‘elles. En dessous, PME PMI, c’est dépendance, sous-traitance et Cie ! La moitié des PME n’ont qu’un seul donneur d’ordre et on est souvent dans le règne des externalisations (des sortes de « délocalisations intérieures »)

Or ces entreprises, le cœur du patronat, ont un taux d’utilisation de leurs capacités productives (TUCP) de 70 %. Elles freinent leur production. Elles ne jouent pas le jeu. En pleine crise, elles sabotent. Elles pourraient produire plus puisque c’est la crise, mais elles refusent. Elles produisent moins pour gagner plus. Elles s’auto limitent et préfèrent spéculer que d’embaucher. Et elles prétendent que les salariés doivent travailler plus en gagnant moins. C’est un problème car on donne 20 milliards aux patrons qui encaissent mais trichent, ils nous roulent. 70 % c’est le chiffre qui indique la cote réelle d’amour du patronat pour la gauche au pouvoir : il nous savonne la planche quoi que nous fassions pour lui. Même si on lui donne le CICE, l’ANI, le travail le dimanche, la casse de l’inspection du travail, le refus d’amnistie des syndicalistes, le Medef ne nous renvoie pas l’ascenseur. On lui donne le doigt, il prend la main, on lui donne la main, il prend le bras. On lui donne le bras, il veut nous avaler tout cru. Comment faire du « redressement productif » avec ça ? avec 30 % de capacités de production disponibles mais inutilisées ?

La deuxième question aurait été : « est ce que nous avons le salariat avec nous ? »

Parce que du « redressement productif » sans avoir le salariat mobilisé à nos côtés, il n’y a aucune chance de réussir. C’est le salariat qui produit les richesses de ce pays. Et pour redresser la production il vaut mieux avoir un salariat motivé, c’est à dire bien formé, bien traité, bien payé. Pas un salariat flexibilisé, précarisé, sous payé. Là il y a un gros problème, car si on cherche a savoir l’état d’esprit du salariat, il nous est de moins en moins favorable. Après avoir voté massivement pour nous, sa motivation baisse considérablement. Chacun peut le percevoir, surtout ceux qui vont dans les entreprises où distribuer un tract sur les marchés.

Les patrons ne jouent pas le jeu ni des salaires ni de l’emploi. Quiconque voyage, de Guéret à Strasbourg, de Quimper à Vierzon, de Lyon à Clermont-Ferrand, de Toulouse à Romans, n’entend parler que de plans sociaux, de licenciements, de fermetures, de chômage. Visiblement l’ANI devenu loi du 14 juin ne « sécurise » pas l’emploi contrairement à son intitulé.

Nous sommés allés hier matin avec Marie Noëlle Lienemann a Petroplus a Rouen, nous n’avons pas entendu le même son cloche que ce que vient de nous dire Arnaud. Il dit « c’est pas rentable, il faudrait un demi milliard », nous avons été informé de repreneurs qui donnaient des garanties solides, et nous savons que cela veut dire, sinon,  500 emplois perdus et 4000 autres induits. Il faut en parler avec Guillaume (Bachelay). Car la filière raffinerie est sacrifiée, ce qui est grave pour la France ! Ca ne doit pas être M. de Margerie qui dirige la France, en décidant d’ouvrir une raffinerie trois fois plus grande à Dubaï. Pétroplus meurt au lieu d’être nationalisée, et résultat on importe 40 % de bitume a prix plus couteux, 400 000 emplois sont menacés dans cette grande filière par entraînement.

Quand à l’automobile ce « bijou » qu’on sauve et modernise selon Arnaud, est ce que PSA ne se moque pas ? Ils ont distribué 6 milliards de dividendes : 2,1 milliards aux actionnaires et 2,8 à la seule famille Peugeot, ca représente les 8000 emplois qu’ils suppriment payées 3150 euros pendant 20 ans… Ils vont encaisser le CICE et d’autres aides ?

Et comme tout ça se sait, le lien à faire avec ce qui s’est passé à Brignoles (dont parlait Guillaume au début de notre réunion de ce soir) est direct.

Le chômage est toujours de 5 millions, il y a toujours 10 millions de pauvres. Et les brillantes perspectives d’avenir industrielles tracées par Arnaud ne changent rien au quotidien de misère de nos électeurs. Alors à Brignoles, le sens du vote est clair après 8 élections partielles du même genre. Il y a deux camps, droite et gauche. Il n’y a pas pas de glissement de gauche a droite. La droite, c’est son problème, c’est que son électorat glisse de l’UMP au FN. Et à gauche notre problème c’est que notre électorat s’abstient par dépit, et pour nous sanctionner. Car c’est de cela qu’il s’agit et cela sera terrible aux municipales et aux européennes si on ne corrige pas.

Et le vote qui a eu lieu ce jour contre les retraites, il faut que je vous le dise avec mes mots. Franchement. C’est un vote de la honte pour notre parti collectivement. On n’a pas été élus pour ça.

J’ai essayé de le dire aux députés : « Courage ! Ne faites pas ça ! Ne votez pas ça ! » J’étais sur la place de la Concorde tout à l’heure, quatre syndicats, majoritaires dans notre pays manifestaient. Jean-Claude Mailly a cité Pierre Mauroy qui disait « la retraite à 60 ans, c’est l’histoire, on ne peut pas effacer l’histoire ». Le vote à l’Assemblée ce jour, s’il est confirmé en dernière lecture en décembre, effacera 30 ans d’histoire de notre parti pour la retraite à 60 ans.

J’en ai entendu qui se réjouissaient qu’il n’y ait pas trop de mouvement social contre. D’autre osaient refuser… des amendements parce qu’il n’y avait pas assez de manifestants. Mais des millions de gens sont abattus, atterrés, rageurs, c’est gravé, ils ne nous le pardonneront pas pendant de longues années si nous confirmons ce vote en décembre. Il est encore temps, d’éviter ça, de corriger ça. On a bien voté en première lecture des projets de loi qu’on n’a pas voté en deuxième lecture, c’est le moment.

Vous vous rendez compte qu’il s’agit de passer, dans la réalité, la retraite effective à 66 ans, c’est ce qu’a expliqué notre gouvernement dans sa missive à Bruxelles la semaine dernière, elle a été publiée dans Le Monde. 66 ans ! Vous vous rendez compte aussi qu’il s’agit de prélever 2,7 milliards sur les petites retraites ! 2,7 milliards. On a renoncé à taxer l’EBE de 2,5 milliards lundi et mardi on a voté de taxer les pauvres retraites de 2,7 milliards ! La France est riche, les 500 familles ont 16 % du Pib, 330 milliards plus que le budget de l’état. La France n’a jamais été aussi riche. 90 % de la « dette » ne provient pas de nos caisses sociales ni de nos retraites. ON a le taux d’ épargne le plus élevé au monde vient de dire Arnaud au passage. Alors où on va, là ? Le minimum vieillesse est préservé, mais au-dessus, ceux qui sont à 50 euros de plus vont les perdre, ceux qui sont à 800, 900 euros vont perdre 3, 4 voire 5 %. C’est une honte. Il y aura la hausse de TVA en plus en janvier. Ne croyez pas que ça ne va pas se voir. Je répète : ça sera gravé, indélébile !

Ne me dites pas qu’il faut faire des « colloques » comme samedi dernier pour mobiliser contre le FN après ça ! Si vous voulez battre le FN, plutôt qu’un colloque, augmentez les petites retraites au lieu de les baisser ! Ce qui va arriver ce sont des Brignoles à puissance 10, à puissance 100. Ecoutez, écoutez moi, je ne sais comment vous le dire, mais écoutez avant qu’il ne soit trop tard. J’étais là en 1994 quand les leçons furent tirées de la déroute électorale de 93. J’étais là et je me rappelle après le 21 avril 2002 quand il a été dit « on aurait du réagir avant, tirer le signal d’alarme avant » ? Je le tire ! Maintenant ! Maintenant ! Je vous le dis, on recommence, en pire, car on dirige tout en France aujourd’hui, la France est à gauche et on n’aura plus rien ! C’est irréaliste, on fait le lit de la défaite. Alors qu’il y a tant a faire pour un vrai changement réaliste, possible, à portée de main, dans l’unité de la gauche et en s’appuyant sur le salariat, sur notre électorat.

 

 

 

et merci à


Pouria Amirshahi
Jean-Pierre Blazy
Fanélie Carrey-Conte
Nathalie Chabanne
Dominique Chauvel
Pascal Cherki
Jerome Guedj
Razzy Hammadi
Mathieu Hanotin
Jérôme Lambert
Christophe Léonard
Jean-Claude Perez
Michel Pouzol
Barbara Romagnan
Suzanne Tallard
Stéphane Travert
Jacques Valax 

de ne pas avoir voté cette contre réforme des retraites.

 

PS : dans mon intervention au BN je n’ai pas eu la possibilité d’expliquer en quoi la prétendue « avancée sociale sur la pénibilité » n’en était pas une à mes yeux : il s’agit d’une usine a gaz, qui n’est prévue qu’en 2015, va exiger plus de 25 décrets, visera, nous dit-on 100 000 salariés (sur 24,5 millions) a partir de 10 critères de « pénibilité » (tous sont physiques, la pénibilité mentale est écartée). Un trimestre a pénibilité (rotule abimée) donnerait un point, un trimestre a double pénibilité (deux rotules abimées) donnerait deux points, il faut 10 points pour regagner un an (sur 43 annuités) … et 30 points… pour revenir à 60 ans, comme avant !!!  ce système par points est aussi un tri individuel entre collègues comme des bestiaux, c’est humiliant, qui remplace mal le principe de négociation par branche et par métier