Après l’ITV Jean-Luc Mélenchon dans le JDD du 18 août : L’heure est à s’unir pour nos retraites

pas de fausse note : tous ensemble le 10 septembre dans la rue

L’heure n’est pas à opposer une partie de la gauche à une autre, ni certains syndicats à d’autres. L’heure est à expliquer pourquoi et comment on peut gagner, non pas en 2014 ou17, mais là, à partir du 10 septembre prochain, dans la rue pour défendre nos retraites.

Nous voulons faire apparaître une majorité de la gauche, surtout pas, sous peine d’avoir perdu d’avance, faire un combat de la gauche contre la gauche.

La gauche a été nettement élue en mai-juin 2012 pour protéger nos retraites à 60 ans non pour les attaquer !  « Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins ». Tel est le titre de tous les appels unitaires très larges qui circulent cet été dans tous les partis de gauche !

Aucun de ces appels qui rassemblent des signatures de Verts d’EELV, de socialistes, de toutes les composantes du Front de gauche, de nombreux autres partis et associations, ne considère d’avance que le gouvernement de gauche va pouvoir « passer en force » que le « recul d’une de nos conquêtes sociales » est fatal ni que pareil « drame » est déjà irréversible. Tous les militants de terrain le savent :  qui part battu se condamne à ne pas gagner.

Comme toujours, quand on a la volonté de convaincre, d’obtenir une majorité on ne met pas l’accent sur ce qui divise, mais sur ce qui peut unir. Ce n’est pas le moment de « cibler globalement le gouvernement » alors que la majorité des socialistes, sans doute 80 % d’entre eux, veulent défendre notre belle retraite à 60 ans… qui a d’ailleurs été promue, Pierre Mauroy nous l’a rappelé jusqu’à son dernier souffle, avec une majorité socialiste en 1982. Ce n’est pas le moment de chercher à les mettre en porte-à-faux avec leur parti, alors qu’ils s’apprêtent, nombreux et en tant que socialistes, à manifester le 10 septembre. Rappelons-nous le « non au TCE » de 2005 : il n’y aurait pas eu 55 % de votes « non » sans les 59 % de voix socialistes, ni sans que des socialistes ne se mobilisent pour les obtenir.

Et nous sommes là dans un cas où un appel circule dans le Parti socialiste signé par des partisans de toutes les motions du dernier congrès de Toulouse, y compris, bien sûr, des militants de la motion majoritaire. (Lancé à l’initiative de militants du 64, il doit être rendu public avec ses 2000 premiers signataires lors d’une conférence de presse samedi 24 août à 18 h a La Rochelle – Hôtel Mercure) Ce n’est pas le moment de faire des sommations à ceux qui y œuvrent.

Thierry Le Paon avait fort justement, au nom de la CGT, en avril dernier désapprouvé, un groupe de militants sans doute un peu exalté, qui avait, dans le Nord, brûlé un drapeau de la CFDT parce que les dirigeants de celle-ci approuvaient l’ANI du 11 janvier. Évidemment nous ne devons pas avoir d’ennemis parmi les syndicats ni parmi les syndicalistes, et nous essayons de nous convaincre tous encore aujourd’hui puisque nous étions tous ensemble unis par millions en 2010.

Aussi bien parmi les socialistes et au sein de la CFDT, des dizaines de milliers de militants ont la nostalgie de ce grand combat de 2010 : il y eut au moins 8 millions de participants aux différentes manifestations. À la mi-octobre 2010, il y a même eu un court moment où tout a failli basculer, et Sarkozy déterminé à ne pas céder, retranché dans son bunker de l’Elysée, a eu peur.

Avec la gauche au pouvoir, nous savons que nos chances de l’emporter sont plus fortes, parce que nous sommes son électorat de premier et de second tour, sans nous elle n’est pas au pouvoir. Elle est poreuse à nos revendications. Surtout sur ce sujet si précieux, si sensible des retraites. Elle hésite. À la différence de Sarkozy, c’est de nous que la majorité actuelle dépend. La bonne alchimie c’est un gouvernement de gauche obligé d’entendre et de prendre en compte une mobilisation de gauche. Pas la division mortifère.

Parler « dru et cru » ou brûler des drapeaux des présumés « solfériniens » ou de la centrale de la Villette, ne peut avoir qu’un effet repoussoir. Qui ferait ça, irait contre tous les efforts unitaires concrets, patients, attentifs, que nous avons mis en œuvre depuis juin avec des personnalités de 60 syndicats, associations, partis, dans les différents appels et dans le plan de campagne, de manifestations, de meetings communs. Le but n’est pas de « battre Hollande », mais de  « gagner sur les retraites », tous les militants de terrain soucieux de réussir savent ce que cela signifie, pour faire le plein, entreprise par entreprise, quand il s’agit d’appeler à grève et manifestation.

La gauche est plurielle. Mais sans unité, elle n’a jamais rien pu faire de grand. Chacun a le droit d’avoir sa vision stratégique et de l’expliquer, bien sûr. Mais il y a des temps forts à respecter dans l’intérêt bien compris de toute la gauche, de tout le salariat. Choisissons ce qui nous unit contre les exigences de la commission de Bruxelles, contre celles du Medef et de la droite UMP qui veulent pousser la retraite à 65 ans et à 70 ans. Empêchons tout recul, toute concession dans cette voie. Là, d’ici au 10 septembre et dans les semaines qui le suivront, ce n’est pas le temps de l’imprécation, mais de l’efficacité, c’est celui de l’action unitaire pour gagner.

Gérard Filoche, lundi 19 août

Sur l’agenda provisoire rentrée 2013 Gérard Filoche

Tous les mardis de 17 h à 19 h 30 : Bureau national

Vendredi 23 août, samedi 24 Université d’été PS à La Rochelle 17

Dimanche 24 août de 10 h – 12 h : U d’été à Mauprevoir 86 Monde Diplo.

Samedi 7 sept : D&S n° 207 + Milly-la-Forêt 77

Dimanche 8 septembre a – m : CCAS Nice 06

Mardi 10 septembre : grèves et manifestations

Fête de l’Humanité les 13, 14, 15 septembre : village du livre

Du 16 au 26 absence : livre « une vraie retraite a 60 ans c’est possible », ré édition actualisée Ed.  JC Gawsewitch 128 p 9,90 euros

Vendredi 27 : réunion Utopia avec D. Méda Clermont-Ferrand 63

Samedi 28 septembre : réunion retraite Fontenay-le-Comte 85

Lundi 30 septembre : réunion PS à Strasbourg 67 ?

Mercredi 2 octobre 10 h 17 h : réunion Union Mutualiste Avignon 84

Soir : meeting retraite à Romans  26

Jeudi 3 octobre : 10 h 17 h à M St-Aignan 76 formation droit du w syndicat FO Carrefour

Soir meeting retraite à Créteil 94

Vendredi 4 octobre : Concarneau 29 : Sterenn débat avec François Ruffin

Lundi 7 octobre : réunion retraite à Vierzon

Mardi 8 octobre : réunion retraite PS a Strasbourg

Jeudi 10 octobre : 10 h matin colloque CG Allier Bellerive-sur-Allier 03

Vendredi 11 octobre : réunion retraite à Guéret 23 Attac

Samedi 12 octobre D&S n° 208

Lundi 14 octobre : réunion retraite à Champigny-sur-Marne 94

Jeudi 17 octobre : réunion retraite à Marseille 13

Vendredi 18 octobre : réunion retraite à Besançon 25

Jeudi 24 octobre : formation droit du w UL-CGT St-Ouen  93  9 h à 12 h

Samedi 9 novembre : D&S 209

Samedi 30 novembre 14 h : colloque Attac à Saintes 17

1er décembre à Lorient : Fête de l’Humanité Bretagne 29

Dimanche 8 décembre : D&S 210

 

Collaborateurs et subordonnés

 

La DRH : – « Bonjour Monsieur l’inspecteur, je vous présente mes collaborateurs… »

- Ah, vous avez des gens extérieurs à l’entreprise, ils ne sont pas déclarés ?

- Mais non, bien sûr, ils sont salariés. Ici, dans l’entreprise, bien sûr

- Pourquoi vous les appelez collaborateurs ?

- Mais on les appelle comme ça, ce sont des collaborateurs…

– Mais, Madame, vous savez ce qui caractérise un contrat de travail, c’est un « lien de subordination juridique permanente ». Je parle en droit. Tout salarié est « subordonné ». On ne peut à la fois, être « collaborateur » et « subordonné ».

- Monsieur l’Inspecteur on les appelle ainsi, par respect, pour les associer…

- Madame, le mot « collaborateur » n’existe pas une seule fois dans le Code du travail, restez donc sur un plan juridique, c’est clair : un « salarié » !

- Mais enfin monsieur l’Inspecteur, on a le droit d’appeler nos… nos collaborateurs comme on veut.

- Madame, vous faites de l’idéologie. S’il vous plait, pas avec moi.

- Comment ça ?

- C’est de l’idéologie que d’appeler un salarié « collaborateur ». Ça peut faire croire, qu’il est sur un pied d’égalité avec vous dans son contrat mais ce n’est pas le cas. C’est parce qu’il est subordonné qu’il a des droits. Le code du travail, c’est la contrepartie à la subordination. Supprimer la notion de subordination, ça enlève la contrepartie. Ça fait croire que dans l’entreprise, tous ont le même « challenge », le même « défi », sont dans le même bateau. Jusqu’à ce que le patron parte avec le bateau et que le salarié reste amarré sur le quai au Pôle emploi, et il s’aperçoit alors qu’il n’était pas collaborateur mais bel et bien subordonné… Le patron et le salarié n’ont pas les mêmes intérêts. L’un cherche à vendre sa force de travail le plus cher possible, l’autre veut la lui payer le moins cher possible.

- Là, monsieur l’inspecteur, c’est vous qui faites de l’idéologie !

- Vous croyez ? Bon alors, je propose d’arrêter tous les deux, et pour nous départager, de nous en tenir au droit, au seul droit, donc on parle de « salariés » désormais. Uniquement.

- Bien mais c’est dommage, j’utilise « collaborateur » parce que c’est valorisant…

- C’est vous qui le dites ! Vous ne vous demandez pas pourquoi on n’a pas mis le mot « collaborateur » en 1945-46 dans le code du travail ?

- C’est une question de génération…On n’a pas le même sens pour le même mot…

- C’est certain. « Collaborateur », c’est marqué d’infamie. On n’a donc pas la même approche. Allez, n’en parlons plus, mais encore une fois, soyez correcte : appelez vos salariés des salariés…

 

 

 

 

 

 

 

 

in Huffington Post, 18 juillet, à propos de la commission Cahuzac

Quelle était l’ambition de la commission d’enquête parlementaire concernant la forfaiture Cahuzac? Tenter de prouver que les membres du gouvernement ont été embarrassés, gênés par les révélations de Mediapart à partir du 4 décembre 2012? Il est probable qu’il y ait eu des échanges informels, intraçables, des gênes, des passivités, des envies de nier, d’éluder, des espoirs que l’affaire fasse « pschiiitt », tant que Cahuzac lui-même, le coupable, niait effrontément, « les yeux dans les yeux ». L’important est qu’aucun acte réel confirmé, d’entrave, n’ait empêché la vérité d’éclater, comme cela a été souligné, en 117 jours, entre le 4 décembre et le 2 avril 2013.

D’autres questions me tentent: Pierre Moscovici explique que son collègue menteur était un bon ministre et qu’ils ont fait un bon et gros travail ensemble, soit « six lois budgétaires et fiscales ». Y avait-il un Dr. Jekyll et un Mr. Hyde dans la personnalité bien carrée, arrogante et droitière de Cahuzac? Était-il partagé entre un bon côté, celui qui luttait contre la fraude fiscale, et un mauvais côté, celui qui fraudait fiscalement? Nul ne peut croire cela, puisqu’il a fallu attendre sa démission, ses aveux, pour qu’une loi soit mise en chantier pour lutter vraiment contre ladite fraude.

Ses collègues au gouvernement, et son ministre de tutelle, lui ont ils fait confiance de juin 2012 à mars 2013 pour aller chercher les 60 a 80 milliards de fraude fiscale? Pourquoi l’ont ils laissé dire à la télévision que « la réforme fiscale était faite »? Y aurait-il eu une complicité intellectuelle, politique, si forte avec Cahuzac que nul n’ait vu alors qu’il était plus « juste » de traquer les fraudeurs fiscaux que les petites retraites, les allocations familiales ou les points d’indice des bas salaires des petits fonctionnaires? Est-ce que l’orientation du gouvernement appliquant la rigueur budgétaire était conciliable avec une impasse sur la recherche et la taxation des 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux, dont 108 milliards en Suisse? Comment, politiquement, Cahuzac est-il arrivé, avec ses convictions, dans le casting gouvernemental? Comment a-t-il pu augmenter son autorité politique – jusqu’à révélation de sa forfaiture – dans l’élaboration et la mise en oeuvre des choix fondamentaux du gouvernement: car le budget, c’est essentiel, n’est ce pas? Delphine Batho se l’est vu rappeler avec force.

On voit que c’est seulement en 2014, que la colonne « recette » du budget envisage 2 milliards issus de la lutte contre la fraude fiscale? D’ailleurs pourquoi seulement 2 milliards? Si on recrutait 2000 inspecteurs des impôts et plus de 50 magistrats (dans le nouveau parquet financier) cela pourrait être bien plus que 2 milliards, non? Il est vrai que cela n’était même pas envisageable sous Cahuzac. Sous Cahuzac il n’y avait pas que la fraude de l’individu, il y avait aussi, en dépit des proclamations, des affichages, un refus de facto de lutter contre la fraude fiscale de masse. Ça, ça vaut bien des questions qui n’y ont pas été posées par la commission De Courson.

Et ça vaut aussi bien des enseignements: comment faire une loi pour que les citoyens aient les moyens d’interférer pour que à l’avenir, fisc et parquet, administration et justice, soient saisissables et contraints de mettre tous les moyens nécessaires à la traque de ceux qui fraudent la République en « optimisant », en contournant, en trichant sur leurs obligations vis a vis de la collectivité?

Gérard Filoche est l’auteur de Le choc, après Cahuzac (128 pages, juin 2013, 9,90€) et de La dette indigne (240p. 14,90€) aux éditions Gawsewitch.

500 familles = 16 % du PIB = 330 milliards soit + 59 milliards en un an

 

Il a surement fallu qu’ils travaillent très dur et fassent de gros efforts. Rendez vous compte : ils ne sont que 500. Bon, d’accord 500 familles. Mais il y a des enfants, et surement beaucoup de retraités qui ne comptent plus que pour du beurre. Ca fait combien de besogneux réels, ça ?


Je parle de ceux qui ont vraiment bossé, jour après jour et peut-être nuit après nuit. Quelle ardeur ! Sur 500, allez, combien de vrais travailleurs ? C’est pas comme vous petite catégorie « C » de la fonction publique au point d’indice gelé, ni vous pauvre smicard pas augmenté du 1er juillet 2012 au 1er juillet 2013. Ce ne sont probablement pas des « manuels », ils ne passent pas les serpillières, ils ne font pas chauffer le goudron, ils ne rabotent pas, ils ne tournent pas les machines dangereuses, ils ne portent pas les colis, ils ne passent pas les assiettes sales, ils ne réparent pas les ordinateurs, font-ils leur lits ? …

 

 

Ce sont plutôt des « concepteurs », peut-être des comptables. Ils « pensent ». Ils ont fait des « efforts », comme dirait Marisol Touraine – mais surement pas les mêmes que vous. Car « penser » à ce point ça doit quand même être stressant, préoccupant, non ? Ils ont fait ça combien d’heures en une année, en 365 jours, ils ont pris des congés payés ? Combien d’heures par mois et par jour ? Ils ont défoncé toutes les durées maxima du travail ? Ont ils encouru des accidents ?

 

Parce qu’on parle bien de travail hein ? Personne ne peut croire qu’ils auraient gagné tout ça sans travailler, ni sur le travail des autres, n’est ce pas ? Donc ils étaient combien, disons, dans les 500 familles, allez, 200 à « bosser »  en permanence ?

 

Et en un an, bel effort, ils ont gagné 59 milliards de plus ! C’est ce que dit l’état des lieux du magazine « Challenges » : en juillet 2012, 500 familles dans notre pays détenaient 271 milliards, en juillet 2013 les mêmes détiennent 330 milliards !

 

Comment comparer ? Tout le budget de l’état, c’est 300 milliards. Tout le budget social, c’est 450 milliards (dont notre sécu, notre chômage, nos allocs, nos retraites). A 500 « foyers fiscaux », ils possèdent… entre les deux. Comment leur est-il venu, au fait cet argent ? Ils ont frotté leurs synapses, débouché leurs neurones et hop, 59 milliards de plus dans leur « compta » ?

 

Faites le calcul : 59 milliards divisés par 500 ça fait plus de 100 millions d’euros de plus par an par famille. Et s’ils n’ont été que 200 ? Combien ils ont gagné de l’heure ?

 

Un an de gauche, de rigueur budgétaire et de justice sociale et les 500 familles siphonnent 25 % de plus. Qu’est ce que cela aurait été sous la droite ! Dire que le « trou » (présumé) des retraites selon Marisol serait actuellement de 14,5 milliards. La retraite médiane nette une fois payée CSG et CRDS c’est 993 euros. On ne se trompe pas : c’est aux petits retraités qu’il va être demandé de bosser plus longtemps ? Sans doute pour que les « efforts soient partagés » ?

 

 

 

D&S rapide résumé d’actu au passage, en guise de réponse aux commentaires…

Nous développons inlassablement, dans ce blog et sur le site D&S (revue mensuelle 20 ° année, abonnez vous, on a besoin de soutien  http://www.democratie-socialisme.org ) et dans nos livres et revues face-book et tweeter, meetings et médias, le FOND de nos positions, celles de la gauche socialiste

nous constatons que des interlocuteurs viennent nombreux cet été sur nos forums D&S
alors en modeste tentative de  résumé, encore :

1°) les patrons des grandes entreprises de ce pays ne créent pas d’emplois, c’est simple, ils sont de droite, ils n’aiment pas leur pays, ils préfèrent le fric et le spéculation, c’est leur mentalité dominante, assistés et irresponsables socialement. Le gouvernement de gauche leur accorde 20 milliards de CICE sans contrepartie, Gattaz pour le Medef ose en réclamer 100 milliards de plus…

2°) l’emploi est une comète en expansion infinie, il y en a sans limite, les besoins sont immenses, ce qui peut créer de l’emploi, c’est le développement du partage du travail, du droit du travail, le contrôle des licenciements, des CDI, stopper flexibilité et précarité, et la gauche devrait faire cela … plutôt que l’ANI et la loi scélérate du 14 juin aggravée par le Conseil constitutionnel qui en est issue

3°) pour un environnement « stable », il faut un état volontaire pour empêcher les fraudes, les marges abusives, les usuriers des banques et de la rente, repousser le pillage mondial des banksters parasites, en reprenant le contrôle des 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux, récupérer les 60 à 80 milliards de fraude fiscale, taxer les 171 milliards de dividendes annuels dilapidés inutilement, les 500 familles qui viennent de se goinfrer 59 milliards de plus en un an, + 25 %, tranche à 75 %, 20 tranches « fines » etc – Les caisses ne sont pas vides, elles sont pleines, pleines, pleines, la France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées

4°) pour faire redémarrer il faut cesser toute austérité, refuser le TSCG, redistribuer tout de suite, hausser les salaires, baisser la durée du travail, 32 h, 60 ans, 1700 euros, pas de revenu > à 20 smic…

nous sommes quelques 12 000 militants socialistes de 13 à 24 % parfois 70 % des voix du PS. Dans ce parti, le NOTRE, nous travaillons à faire prévaloir ces points de vue (qui furent adoptés en leur temps par le parti tout entier et même résumés et défendus de façon à peine plus modérée dans le programme électoral de François Hollande de mai juin 2012) en liaison avec la majorité du reste de la gauche qui le partage plutôt

Nous sommes pour  la relance immédiate, un gouvernement rouge rose vert, EELV, PS, FdG

pour défendre cette orientation politique de façon opiniâtre, il faut une certaine force de caractère et d’organisation collective, un savoir faire, une théorie,  praxis, qui devraient plutôt être salués que dénigrés (sachant que personne n’a de « leçon » à nous donner car personne a gauche ne fait mieux en pratique)

la gauche est majoritaire en France, c’est le salariat,
cette majorité de gauche peut arriver à se réaliser contre les sociaux libéraux qui la noyautent et la dirigent appuyés sur les grands médias et l’establishment
et le 10 septembre, avec nos syndicats combatifs, plus il y aura de monde dans la rue pour défendre nos retraites mieux ce sera dans cette voie,

nous menons campagne vigoureuse pour le succès du 10 septembre,

nous avons signé un appel de 60 syndicats, associations, partis…avec toute la gauche

nous avons signe un tribune avec Olivier Dartigolles, Noël Mamère, Sandra Demarcq, Willy Pelletier

nous préparons un appel de socialistes pour nos retraites fin août

notre revue n°207 sortira fin août, notre livre « une vraie retraite à 60 ans c’est possible » re parait actualisé en septembre

nous participerons aux 10 grands meetings nationaux unitaires et aux 100 initiatives par départements en septembre/octobre

 

pas de diversion, pas de dispersion, pas de division, unité : « pas un trimestre de plus pas un euro de moins »

Les critères d’ordre des licenciements ont été salement modifiés par la loi scélérate du 14 juin issue de l’ANI Medef du 11 janvier

Sur France inter, mardi 23 avril, dans la matinale, il m’a été prétendu que la version finale de la loi adoptée au Parlement avait changé l’ANI Medef du 11 janvier. C’est faux et l’exemple pris sur les critères de licenciements l’illustre fort bien.

Dans le Code du travail antérieur, l’article L1233-5, en l‘absence de convention ou d’accord collectif applicable, demandait à l’employeur de « définir des critères retenus pour fixer l’ordre des licenciements, après consultation du comité d’entreprise ou à défaut des délégués du personnel.


Ces critères prennent notamment en compte :

1°) les charges de famille en particulier celle des parents isolés ;

2°) L’ancienneté de service dans l’établissement ou l’entreprise ;

3°) La situation des salariés qui présentent des caractéristiques sociales rendant leur insertion professionnelle particulièrement difficile, notamment celle des personnes handicapées et des salariés plus âgés ;

4°) les qualités professionnelles appréciées par catégorie. »

Ces critères d’ordre sociaux permettaient de sauver parfois, au milieu de la misère des licenciements forcés, les cas les plus désespérés. L’ordre de ces critères avait été confirmé par la jurisprudence depuis des décennies.

 

Il s’agissait bien d’un ordre. D’une numérotation. Confirmée par maints jugements, 60 années durant.

L’ANI a renversé l’ordre de ces critères, celui de la « compétence » devenant le premier… Pour l’ordre des licenciements,  la « compétence professionnelle » passait avant les critères sociaux. Or chacun le sait l’appréciation de la « compétence » professionnelle, c’est flou, c’est «  à la tête du client » et des desiderata du patron.

Dés le début nous avons protesté contre ce recul, un des plus réactionnaires prévus par l’ANI. Réponse : le texte de loi aurait modifié cet aspect. C’est faux, c’est du bluff, c’est hypocrite, c’est basé sur l’ignorance, par des millions de salariés, du texte réel.

Jugez-en par vous mêmes, chaque mot a un sens juridique précis  :


L’ANI disait : « L’employeur est fondé, pour fixer l’ordre des licenciements, à privilégier la compétence professionnelle sous réserve de tenir également compte des autres critères fixés par la loi ».


L’avant-projet de loi au Conseil des ministres du 6 mars disait : « L’employeur peut privilégier un de ces critères, en particulier celui des qualités professionnelles, à condition de tenir compte de l’ensemble des autres critères prévus par le présent article ».


Et le projet de loi final dit : « L’employeur peut privilégier un de ces critères, à condition de tenir compte de l’ensemble des autres critères prévus au présent article ».

 

L’employeur pourra donc désormais en toute légalité établir, selon son bon vouloir, l’ordre des licenciés. Telle est la vérité, le reste est fumée.

Gérard Filoche

« Gagnant-gagnant » « Donnant-donnant » entre 1,2 million de patrons et 18 millions de salariés ?

Quelle étrange expression : quel « échange » peut on imaginer entre un patron et ses salariés subordonnés qui mérite le nom de « gagnant-gagnant » ?

Le contrat de travail est un « lien de subordination ». Il n’y a pas égalité entre les deux parties mais, miracle, elles arriveraient donc, quand même, à « échanger » quelque chose à « égalité ».

Ils appellent ca aussi « donnant-donnant ».

Est-ce que jamais un patron a « donné » quelque chose à un salarié ? Non, jamais ! Jamais nulle part, en aucune circonstance. Si le patron embauche un salarié, c’est pour qu’il travaille pour lui, patron. Le salarié vend sa force de travail au meilleur prix possible : le patron l’achète au plus bas prix possible de façon à en tirer profit. S’il n’en tire pas profit, le patron licencie. C’est la loi du genre, le patron ne donne rien, il prend. Que veut on que le salarié lui « donne » en plus ?

C’est un genre d’expressions passé dans le langage courant des libéraux, des journalistes aussi, pour tenter de faire croire aux salariés que lorsqu’ils ont fait des concessions à leur patron c’est… pour leur bien à eux.

Notons, qu’il y a quand même reconnaissance de deux parties : même s’ils sont curieusement appelés « partenaires sociaux », il y a donc deux camps. Celui des patrons et celui des salariés.

Implicitement, même ceux qui la nient reconnaissent là qu’il y a une lutte de classes.

Ceux qui vendent leur force de travail face à ceux qui l’achètent.

Ils négocient, se battent ou s’échangent quelque chose : camp contre camp.

Quand ils se battent, les salariés ont davantage de chance d’obtenir ce qu’ils veulent : du salaire, du temps libre, de la dignité…

Alors pour éviter qu’ils se battent, on leur parle de gagnant-gagnant, de donnant-donnant.

Vous noterez qu’il y a 1,2 million de patrons, et 18 millions de salariés. Quand 18 millions de salariés donnent quelque chose à 1,2 million de patrons, c’est plus gros d’un côté que de l’autre…

Ainsi, si les salariés concèdent le renoncement au contenu de leur contrat de travail en échange du maintien du contrat…

Un défenseur de l’ANI expliquait qu’il « favorisait la flexibilité interne au détriment de la flexibilité externe » (sic). Flexibilité du travailleur contre flexibilité du chômeur.

Tu perds une partie de ton salaire, tu gardes ton boulot !

Tu perds tes horaires, t’es pas viré !

On te rogne ton contrat, mais on te le laisse.

on te coupe une main il t’en reste une,  mieux vaut être « diminué » que chômeur, être « flexibilisé » qu’externalisé, battu que tué…

« Merci not’ bon maitre »

C’est ce que l’ANI du 11 janvier 2013 tristement adopté par une faible majorité du Parlement le 14 mai, avec le consentement de l’UMP, sans même qu’il y ait une grande manifestation nationale contre, enregistrera, si le Conseil constitutionnel valide cette loi scélérate !

 

Gérard Filoche

 

PS : le Conseil constitutionnel a validé cette loi le 13 juin 2013 en renforçant le pouvoir des patrons pour décider où ira l’argent futur des « complémentaires santé » en 2016 (vers les assurances privées). La loi scélérate issue de l’ANI a été promulguée le 14 juin. Une honte en 80 ans de l’histoire de la gauche.

Ses premiers effets se font sentir à partir du 1er juillet 2013 : de Michelin à Hamelin, de Renault à PSA, les « plans sociaux » accélérés, fast, quick, accompagnés de restructurations, mutations, sous la seule houlette des patrons, de ceux des syndicats complices et des « Direcct » se mettent en place. Nous y reviendrons.

 

Ne dites pas « Travail au noir » dites « Travail dissimulé »

Un salarié de 45 ans vient à la permanence de l’inspection du travail. Qu’est ce qu’il veut ? Se plaindre parce que son patron ne lui verse pas l’argent qu’il lui donnait chaque mois en liquide… pendant la période de son arrêt maladie. Etonnant non ?

L’histoire est la suivante : nous sommes dans un atelier de confection du 11° arrondissement de Paris qui fait travailler environ 25 salariés. Celui qui est dans notre bureau y bosse depuis plus de 10 ans. Il gagne 1500 euros nets.

Mais chaque mois l’employeur lui verse, et ce, depuis le premier jour, 300 euros en liquide qui ne figurent pas sur la feuille de paie. Le salarié a bien été obligé d’accepter ce système jusque là, il n’avait pas le choix.

Mais voilà l’homme est sérieusement malade et son traitement va provoquer plusieurs périodes d’arrêts plus ou moins longues. Du coup, le patron, ne lui verse plus « la part liquide » de son salaire. Chute brutale de son niveau de vie au moment où sa maladie lui coute, à lui et à sa famille. C’est là qu’on voit que c’est toujours le salarié qui tôt ou tard perd à subir du travail non déclaré.

Alors il vient voir l’inspection pour qu’elle fasse respecter ses droits… Car oui, il en a !

Même s’il a accepté longtemps un régime illégal, c’est de la responsabilité du patron. Lui, il n’est que subordonné. S’il n’avait pas accepté ce système, il n’aurait peut être même pas été embauché. S’il l’avait contesté plus tôt, il aurait été débauché ! Son patron c’est le genre à lui dire « - J’ai trop de charges sociales » et à tricher ainsi avec les URSSAF. Certes le salarié aurait pu, aurait du avoir conscience, résister, se syndiquer, venir plus tôt et exiger une régularisation. Certes cet homme s’était « arrangé » de ce système illicite.

On croit trop souvent que le « le travail au noir » ça concerne « l’immigre-pas-déclaré ». Non, l’expression « travail au noir » est une expression malsaine, certes « populaire » mais tordue, elle a des relents racistes. Ne l’utilisez jamais !

Il s’agit de « travail dissimulé » : à 80 % c’est le cas de salariés bel et bien « déclarés » auxquels le patron ne paie pas, ne déclare pas, ne majore pas les heures supplémentaires. Et vu les bas salaires et le chantage à l’emploi, les salariés ont du mal à se défendre.

Il est évident que si les ouvriers étaient mieux payés, ils n’iraient pas bosser le samedi ni le dimanche, dans le bâtiment par exemple. C’est pareil pour les caissières, femmes pauvres et précaires qui n’ont pas le choix et se disent « contentes de travailler le dimanche ». Un Français sur trois (31 %) se déclare prêt à recourir au travail non déclaré pour la garde de ses enfants si ses allocations familiales baissent…

Plus la finance règne, plus elle pille les salaires, plus elle dérégule, crée des besoins de « travail dissimulé » et il ne reste plus aux exploiteurs qu’à en profiter… au nom de la nécessité, de la « crise » dans laquelle ils se disent plongés. Allez voir en Grèce comment 11 plans d’austérité ont étendu le « travail dissimulé » !

Gilbert Dupraz

Quelle triste terrible nouvelle, Gilbert Dupraz fut mon premier directeur, mon presque premier « contact » au travail quand j’arrivais en 1982 dans les SETE rue Montmartre à Paris, j’étais placé dans le service emploi formation professionnelle, il me guida pour l’activité de controle de tous ces fameux organismes de formation privée qui se ruaient sur le « marché » des « stages » de qualification, d’insertion, de bonification, d’amélioration, de gratification, de rattrapage, de séjours parkings, que la gauche essayait de mettre en place, après l’échec de cette politique par la droite de Raymond Barre.
Gilbert était un « chef » excellent, un syndicaliste CGT de haut niveau, un directeur expérimenté, connaissant les services, les appréciant dans tous leurs rouages et finesses et, bien politique, il pressentait par coeur tous ces « trucs », fromages occupationnels à subventions pour lesquels il fallait faire des « rapports » qu’on savaient vains. Déjà la réduction du temps de travail ne se faisait pas assez vite pour forcer le patronat à créer de vrais boulots.
On s’est côtoyé ainsi des années en collègue et en amitié, avant qu’il ne parte sous d’autres cieux. Il a fallu d’autres rencontres au cours des presque 30 ans qui ont suivi, fortuites, généralement syndicales et militantes plus que professionnelles pour qu’on se retrouve et chaque fois on était sur la même longueur d’ondes, fraternelle, professionnelle, syndicale et politique.
C’est donc à lui que j’ai pensé en premier quand, de 2004 à 2012,  le patron de combat délinquant de la société Guinot de la rue de la Paix a osé engager un proces contre moi pour une incroyable « entrave à son (prétendu) Comité d’entreprise » bidon. Gilbert a accepté tout de suite de témoigner en ma faveur aussi bien sur mes qualités professionnelles que sur le fond du dossier et contre les méthodes de l’administration ministérielle et du DGT Combrexelle qui s’était tourné coté patronal et m’avait chargé ! Gilbert ne les a pas lâché et ne m’a pas lâché. Il argumentait encore et encore avec l’un de mes derniers directeurs du travail à me soutenir aussi, Philippe Royer, son ami et mon ami. Il ne tolérait pas que l’administration du travail, et le dénommé JD Combrexelle m’ait refusé la « protection fonctionnelle » lâchement sans motiver. Et quand les 14 procès contre Guinot ont été gagnés, par KO, 14 à zéro, il m’a poussé à redemander c    ette « protection fonctionnelle » de la veule administration que finalement son chef a lâchement accordé quand..  tout était joué et gagné et blanchi.
Alors au téléphone d’Orléans à Paris, avec Gilbert, on s’était promis une grande bouffe, une soirée.. qu’on n’a finalement pas eue. C’est un grand arrachement, une défaite que la mort nous t’enlève si soudain mon ami Gilbert, mon camarade, on savait en complicité que le monde pouvait être tellement meilleur, tellement plus humain.
Tu étais un homme bien. Je te pleure. Je sais que tous tes proches t’aimaient aussi et pense très fort à eux.
Gerard Filoche

Tabourets de bois rond : Copé veut élever les seuils pour les DP de 10 à 50 et les CE de 50 à 100

 

C’était rue Notre Dame de Nazareth. Elles étaient huit. Des femmes assises, le dos courbé, les fesses endolories, sur des tabourets de bois ronds autour d’une grande table métallique. Toute la journée. 8 heures par jour, 35 h par semaine, 151 h 66 par mois, et les heures supplémentaires pas comptabilisées. A peine plus que le smic. Avec de petites mains, elles faisaient de la petite bijouterie fantaisie, des petits assemblages, des enchâssements méticuleux. A côté d’elles quelques hommes, aux bras plein d’eczéma, trempaient des métaux dans divers « bains » d’acide. Au total la petite entreprise, comptable inclus, était composée de 14 salariés

Ce qu’elles voulaient, ces huit femmes, c’était des vrais sièges, si possible ergonomiques, avec un rembourrage, un dossier, des accoudoirs, équilibrés avec cinq roulettes. Juste pour moins souffrir.

Après avoir timidement une par une demandé au patron, elles avaient fini par faire une pétition. Signée à 8. Même les hommes à côté n’avaient pas osé signer. Le patron s’était aussitôt emporté ! Un colérique : «  – Ca on ne me la fera jamais, moi je suis un ancien ouvrier, je sais ce que c’est, j’en ai bavé, elles me l’auraient demandé poliment, d’accord, mais là avec une pétition, pourquoi pas une grève pendant qu’on y est ! Jamais, jamais je ne céderai pas à ce genre de chantage ! ».

Elles saisissent l’inspection du travail (c’était avant le plan Sapin, l’inspecteur pouvait encore décider d’y aller, en opportunité). L’inspecteur demande des sièges, le patron s’empourpre, refuse. Lettre recommandée, mise en demeure. Le patron conteste encore. Puisqu’il y a plus de dix salariés, l’inspecteur demande de mettre en place des élections de délégué du personnel. Le patron refuse toujours : «  Des délégués chez moi, jamais, si on veut me parler, ma porte est ouverte, des élections, on est 14, grotesque, ridicule, pas la peine, pas ici ». Nouvelle lettre recommandée, nouvelle mise en demeure, menace de procès verbal. Pourtant c’était par là qu’il fallait passer.

Il faudra trois mois, trois lettres, trois visites, pour arriver à des élections qui soient réelles. L’inspecteur doit menacer à plusieurs reprises le petit patron irascible. Il doit expliquer aux salariées elles-mêmes comment faire. Les huit femmes se mettent d’accord. A la fin, il y a une date, une candidate, une suppléante, une urne, des bulletins de vote, et enfin deux élues. Le patron dut s’incliner.

Je me rappelle, en retard dans un nombre trop important de visites, je revins dans cette entreprise, en coup de vent, peu après, car la déléguée élue des femmes m’avait appelé. Et comme j’arrivais à l’atelier, bêtement distrait, la tête ailleurs, elles me dirent éclatantes de sourires : « - Alors, alors, vous avez vu, vous avez vu ? » Elles étaient toutes assises sur des fauteuils confortables, appropriés, avec dossiers et accoudoirs. Elles avaient gagné !

L’ANI et la loi Medef qui en est issue, ont reculé les délais avant qu’un patron soit obligé d’organiser des élections de délégués du personnel. Puis Jean-François Copé l’a dit : si la droite revient, elle modifiera les seuils sociaux, au lieu que les délégués du personnel soient obligatoirement élus à partir de 11 salariés, ce sera à partir de 50.

 

Gérard Filoche