reçu ça de la part de Colette :
M. Filoche « Le premier parti traditionnel de la gauche, c’est le PS – jusqu’à nouvel ordre.( « Mais 11,1 % seulement ont cru utile de le manifester par un vote Mélenchon. Les autres, ont apprécié la « geste mélenchonienne mais donné la priorité à un vote de classe contre Sarkozy »).
Pas que, et vous le savez, c’est uniquement, parce que, le FG est un jeune parti, et vous avez persuadé, le peuple de voter PS, en sachant que, un PS qui existe depuis 100 ans a beaucoup plus de poids qu’un FG, qui se présente pour la 1ère fois aux élections présidentielles, car c’est ainsi que la règle de ces élections sont faites, ce qui est très injuste. La démocratie voudrait que chacun puisse voter, selon son choix d’idées, ce qui n’est pas le cas . Oui, c’est par la peur, de voir repasser Sarko, et c’est par ce biais que vous pouviez accéder au 2ème tour, en toute tranquillité et que Jean Luc Mélenchon a eu un peu plus de 11 %. Oui, uniquement en cause du mode de scrutin . »
*Jean-Luc Mélenchon dit : Je ne participerais qu’à un gouvernement que je dirigerais », « Nos deux programmes sont incompatibles »
Vous le savez bien que François Hollande, candidat, a dit qu’il suivrait son programme, rien que son programme, comment voulez-vous que le FG aille dans votre gouvernement. François Hollande avait dit : je vais vous faire rêver, et mon ennemi est la finance, c’est plutôt un cauchemar.
Le PS existe depuis 100 ans, le FG de depuis 4 ans, si Jean-Luc Mélenchon a eu 11 % des voix, vous donnez la bonne raison dans votre « Post sciptum »
« Sur Hénin-Beaumont c’est à Mélenchon qu’il aurait fallu demander de ne pas se présenter et exiger qu’il appelle dés le 1er tour à voter Philippe Kemel »
Oui, toujours le vote utile, le vote utile, toujours, vous dites exiger ? Est-ce que lorsque le peuple est dans la rue à plus de 80 000 personnes voire même 100 000 pour demander un référendum contre le traité européen, vous Monsieur, les avez vous entendu, et le gouvernement qu’a t-il fait, alors que le candidat Hollande avait promis de le renégocier. Certes, c’est le PS, qui est élu, mais, comment voulez vous exiger quoi que ce soit de Jean Luc Mélenchon .
« Marc DOLEZ dit : « Ne donnons pas le sentiment que l’adversaire du Front du gauche, c’est le PS »,. M. Dolez, n’entend pas pour autant retourner à ce parti. « Le Front de gauche me paraît plus indispensable que jamais, j’entends participer à son expression à l’Assemblée nationale ».
Et aussi : Nos propositions sont rendues souvent inaudibles à cause de l’outrance du verbe », accuse-t-il. »
Si François Hollande faisait ce qu’il a promis, ce qui était déjà peu, mais là, vous voudriez l’union de la gauche, et que par solidarité à votre gouvernement, Jean Luc Mélenchon qui est parti du PS pour s’exprimer librement, se taise, ce n’est vraiment pas son rôle. Quant à M. Dolez, qui connaît M. Mélenchon depuis très longtemps, connaissait bien son caractère et sa façon de s’exprimer. Vous êtes vous posées, la question pourquoi, il interpelle le PS, comme cela. Vous, vous ne comprenez aucun message et vous n’aimez pas son style, lui, ne comprend pas pourquoi vous ne faites rien contre les licenciements boursiers, pourquoi vous êtes allez à 11 voir le MEDEF pourquoi 0,3 centimes brut du SMIC, pourquoi, pourquoi. Vous voulez un PS, fort, écoutez les syndicats, le Front de Gauche, et les autres partis de gauche, changez de cap, est tout ira bien. Et n’oubliez pas que vous avez voté avec la droite le traité de Sarko/Merkel tel quel. Et que les propositions des élus PC, sont rejetées, comment voulez vous qu’ils votent pour ce qu’ils sont contre. Pour moi, Jean Luc Mélenchon est le meilleur pour défendre le peuple – même si il passe la ligne jaune. Jean Mélenchon est très audible, pour le peuple qui souffre. On a besoin du FG dans son entier -
Colette Posted 26 décembre 2012 at 22:57 | Permalien | Éditer
Réponse à Colette :
Oui le PS est le premier parti traditionnel dans ce pays : pour être évincé il ne faut pas seulement qu’il fasse des fautes (il en a tant fait, en 1914, 1939, 1956, 1959, 1968…) mais il faut qu’il soit remplacé.
Le moment ou il a le plus fauté au point d’être menacé dans son existence, on dira que c’était entre 1956 et 1971… guerre d’Algérie, coup d’état de De Gaulle, UGS, PSA, PSU, mai 68, il y a même eu une « fenêtre » pour créer un autre grand parti de gauche suite à mai 68… mais finalement (la LCR et d’autres en ont été largement responsables) il n’a pas été « remplacé », la politique à gauche dans le salariat, a horreur du vide, il y a eu le programme commun et la victoire de 1981 a été l’effet différé de mai 68…
Non le FdG n’est pas un « nouveau » parti qui a 4 ans d’existence, c’est aussi une organisation traditionnelle, ancrée ainsi par et grâce au PCF depuis un siècle aussi.
La mouvance électorale de cette organisation traditionnelle a varié depuis 40 ans entre 21,5 %, 1,5 % et 11,1%, secouée par les profondes et longues séquelles du stalinisme, de l’effondrement de la bureaucratie soviétique, et des difficultés à se rénover ensuite. Mais comme c’est aussi un parti dont la genèse, l’histoire, la continuité, l’enracinement social, syndical, militant est profonde, cela lui a permis de survivre et de choisir la tactique du FdG avec l’arrivée de Mélenchon. Dans cette configuration unitaire, il a retrouvé une part plus grande de son électorat traditionnel : c’est un effet différé du 29 mai 2005. (Cette audience a failli, un moment, être captée par les trotskistes qui ont obtenu malgré leur division, jusqu’à 11,5 % le 21 avril 2002). Le changement des organisations traditionnelles ne peut se faire que dans des grands moments extraordinaires de l’histoire sociale et on peut parier que cela ne se fera jamais a l’occasion d’une élection sans qu’il y ait eu auparavant ou concomitamment un soulèvement social. Car une « insurrection civique » (concept erroné) ça n’a pas, ne peut pas avoir de sens sans insurrection sociale !
Vous faites de la politique pratique alors vous savez bien que vous tordez grossièrement le trait quand vous écrivez « François Hollande, candidat, a dit qu’il suivrait son programme, rien que son programme » . Cela ne se passe pas ainsi du tout, il ne suit même pas son propre programme en fait ! Il louvoie, il godille depuis le début selon les rapports de force politiques et sociaux, bien sûr. Et il dépend et dépendra de ces rapports de force sociaux et politiques existants dans le camp du salariat, c’est notamment ça l’énorme différence avec Sarkozy et la droite qui dépendent de la force sociale ennemie, patronat et actionnariat ! Soit en gros résumé, c’est la CFDT qui l’influence, soit c’est la CGT. Quand Ayrault dit « on agit dans le cadre des 60 propositions », il faut retenir le mot « cadre ». Mais tout bouge en pratique depuis le 6 mai et le 17 juin. Mais c’est vrai c’est François Hollande qui dirige : dans la Ve République, même si on souhaite la VIe, c’est ainsi. Il arbitre, poussons la balle.
Comme on est tous dans le même camp à gauche, il faut batailler dans ce camp, saisir toutes les opportunités, y compris gouvernementales à mon avis. Y compris au sein du fameux « sommet social » en cours. Il fut un temps ou même Hollande proposa à JLM d’être au gouvernement ce fut une ouverture qu’il fallait saisir et forcer le plus possible la porte, occuper le terrain au maximum, batailler. Hollande a même, un temps déclaré, être en accord avec JLM sur le TSCG. Il a appelé à « ce que la BCE prête directement aux états », en cours de campagne.
Au lieu d’accrocher, JLM a répondu « : Je ne participerais qu’à un gouvernement que je dirigerais », « Nos deux programmes sont incompatibles » La première affirmation est une fanfaronnade quasi ridicule : qu’en sait on ? comment oser dire cela ? quel apport pour la misère et les urgences sociales d’aujourd’hui ? La seconde est très grave, car elle ferme encore plus la porte, et justifie totalement les sociaux libéraux du PS qui s’en sont évidemment régalés. Nous passons notre temps, à la gauche socialiste à combattre pour l’unité, pour faire évoluer notre parti vers un rapprochement et l’action commune de toute la gauche, et le PG répond : « non c’est incompatible ». Quelle erreur ! (pas très « nouvelle » ni originale, hélas, elle n’a pas « 4 ans », elle est vieille comme une certaine 3e période de l’IC stalinisée anti-socialiste !)
Sur Hénin-Beaumont : j’ai déjà écris, je croyais l’avoir fait avec tact pour ne pas « gêner » en mai juin 2012. Je le redis à ce jour avec moins de contraintes et de nuances : ce fut une grossière erreur politique, stratégique, de prôner « front contre front », ce fut digne de Krivine/Bensaid, et de « ras le front » mais pas d’une politique d’implantation sérieuse. Une élection ne se gagne pas à « l’arrache » surtout pas à gauche dans le Pas de Calais (mais même à droite pour Jean-Jacques Servan-Schreiber en 1970 à Bordeaux). Ce n’est pas une question de vote utile : mais une question d’implantation en profondeur, historique, donc un vote de classe. Le « verbe » ne peut pas soulever les masses, seulement l’expérience, la praxis. Avec de très bons discours on convainc 100 000 manifestants et plus, et même 11 % des électeurs, mais influer dans la vie sociale et le choix de 43 millions d’électeurs, c’est un tout autre défi. Je n’ai jamais, jamais, jamais utilisé cette notion de « vote utile », mais très exactement celle d’un vote de classe traditionnel (merci de respecter la pensée collective de D&S, arrêtez de lui en prêter une autre). Enfin ce qui est plus grave dans cette histoire, c’est qu’en prônant le barrage à Le Pen, il aurait pu permettre… son élection. Et si Mélenchon y était retourné, à l’occasion (fort heureusement écartée d’une décision du CC) cela aurait paradoxalement pu faciliter la possible élection de Le Pen : contre l’extrême-droite il faut un front unique de toute la gauche, et pas un duel particulier, privé, auto nourrissant des « extrêmes ». La LCR a fait cela 20 ans durant sans succès.
« Vous êtes vous posées, la question pourquoi, il interpelle le PS, comme cela. Vous, vous ne comprenez aucun message et vous n’aimez pas son style, lui, ne comprend pas pourquoi vous ne faites rien contre les licenciements boursiers » : mais VOUS ne faites rien, rien, rien, non plus contre les licenciements boursiers ! Je parle bien sur des actes, pas des paroles ! Nul ne réussit en ce moment, à faire mieux, en actes et c’est bien là tout le problème : nous pensons que noter bataille dans le PS est la meilleur bataille, mais c’est vrai à ce jour nous ne pouvons pas le prouver, pas plus que vous… ! Mais si la gauche perd, le FdG perdra en même temps : Marc Dolez vous l’a écris avec sagesse, Francis Parny est venu aussi nous le dire à nos 20 ans de D&S…
Enfin, à côté des arguments susdits, la question du « ton » de Mélenchon est tout à fait secondaire, il est même plutôt florissant et réjouissant, et j’ai parfois les mêmes défauts moi-même, mais ce qui compte, c’est l’unité : si le « ton » combatif de Mélenchon était pour réclamer la construction d’une authentique unité de la gauche, ça irait dans le bon sens, mais il est orienté vainement pour détruire « l’astre mort » du PS… dont il avoue qu’il peut encore envoyer de la lumière pendant longtemps. Un « astre mort » qui a 100 000 membres, 3 millions de sympathisants, 17 millions d’électeurs, qui dirige 2 villes sur 3, 61 départements sur 100, 20 régions sur 22, l’AN, le Sénat, la Présidence, qui a renouvelé son BN à 80 %, et ses élus à 50 %, ne se traite pas ainsi. C’est l’erreur stratégique, davantage du PG que du PCF d’ailleurs : méconnaitre la stratégie du front unique.
Gérard Filoche Posted 27 décembre 2012 at 12:58 | Permalien | Éditer
reçu aussi ça de OL :
Salut Gérard. Deux remarques
a) Qu’est-ce que la « réussite » pour le gouvernement Hollande? Si il « russit » à appliquer son programme, alors oui l’issue est connue ce sera le retour de la droite et encore en pire.
Ou alors de quel programme le charges-tu à son insu?
b) Sur Hénin tu affirmes que si Mélenchon avait été au second tour la fille Le Pen aurait gagné, la vérité c’est que ce n’est pas certain. Comme tu l’écris, la politique ce n’est pas des pronostics mais des faits.
Bien à toi OL Posted 27 décembre 2012 at 11:26 | Permalien | Éditer
réponse à OL :
a) la « réussite » du gouvernement Hollande ce serait qu’il réponde aux aspirations réelles de son électorat
b) à Hénin, l’étude des résultats de juin, c’est que Jean-Luc ne passait pas face à MLP si cela avait été lui au 2e tour… c’est vrai ce n’est qu’une « étude », le fait c’est qu’il a été éliminé dés le 1er tour. Mais il y avait une raison supplémentaire en cas de nouveau scrutin, c’est qu’il n’était pas le sortant, pas élu en juin, venir tenter de reprendre la place cela aurait été à la fois contre la droite battue ET contre la gauche élue. Périlleux ! Le PS, c’est cent ans d’histoire dans le Pas de Calais. Sa plus ancienne, plus grosse et plus populaire implantation en France. Un peu de raisonnement politique porte à croire que face à Le Pen remise en selle par le Conseil constitutionnel, JLM aurait sans doute eu moins de voix encore qu’en juin (abstention aidant). Une élection cela ne se joue pas « à la bravache » ni au volontarisme mais à l’implantation de terrain (et à l’unité).
bien à toi, Gérard
Gérard Filoche Posted 27 décembre 2012 at 12:26 | Permalien | Éditer
autre réponse à celui qui explique que le « contenu » de la politique du PS et la même que celle ld’UMP :
Non honnêtement tu ne peux pas dire que c’est un « contenu UMP » à moins de jouer les aveugles volontaires, la polémique gratuite et vaine. Sois sérieux, car sinon tu brouilles tout et même ton message à toi. La politique de Sarkozy, c’était Thatcher et Reagan. Aujourd’hui avec la gauche on n’a pas tout ce qu’on veut mais hier avec la droite on avait tout ce qu’on ne voulait pas. Mais ce n’est ni Reagan ni Thatcher. C’est une autre politique que celle de Sarkozy, presque en tout. Depuis la victoire de la gauche le 6 mai et le 17 juin, elle ne casse plus l’école, elle ne privatise plus les hôpitaux, elle ne vise plus à démanteler la Sécu. Elle donne des droits démocratiques nouveaux, très peu trop peu mais un peu. Mais elle ne rompt pas assez avec le libéralisme, c’est vrai, et ne va pas assez à gauche, c’est sûr. Là ou Sarkozy donnait 110 milliards de cadeaux fiscaux aux riches, aux actionnaires, au patrons, Ayrault reprend 35 milliards puis leur en promet 20 milliards s’ils sont coopératifs : il faudrait leur reprendre les 110 milliards, et plus, hausser les salaires, etc… Ils ne le font pas et cela vicie tout le discours, tout l’effort politique, mais cela n’est pas du tout du « contenu UMP ». Ils vont sur une ligne de crête entre financiers et salariés, à la godille, sur Florange, Pétroplus, ou face aux licenciements, là où il faudrait agir vite et fort devant 5 millions de chômeurs.
On me demande « mon » bilan du gouvernement en cette fin d’année : je ne cesse de le faire, d’un article à l’autre, d’un livre à l’autre, d’une réunion à l’autre… sur le site d&S, sur le blog GF…et même au congrès PS, en 7′ de temps de parole, vidéo vue par + de 40 000 personnes depuis…
Ce bilan, celui de D&S pourrait tenir en deux phrases :
1°) si ce gouvernement de gauche continue à ne pas donner de véritables satisfactions au salariat, il va dans le mur, entraine toute la gauche à sa perte et l’UMP/FN reviendront
2°) si nous ne réussissons pas tous ensemble à mobiliser assez fortement et largement pour l’influencer et le pousser à gauche, nous perdrons tous avec lui








