Au boulot n°25
La DRH : – « Bonjour Monsieur l’inspecteur, je vous présente mes collaborateurs… »
- Ah, vous avez des gens extérieurs à l’entreprise, ils ne sont pas déclarés ?
- Mais non, bien sûr, ils sont salariés. Ici, dans l’entreprise, bien sûr
- Pourquoi vous les appelez collaborateurs ?
- Mais on les appelle comme ça, ce sont des collaborateurs…
- Mais, Madame, vous savez ce qui caractérise un contrat de travail, c’est un « lien de subordination juridique permanente ». Je parle en droit. Tout salarié est « subordonné ». On ne peut à la fois, être « collaborateur » et « subordonné ». Cliquez pour lire la suite »
Au boulot n° 24
Que ne nous dit-on pas chaque jour sur TF1 à propos de « l’insécurité » et des « victimes » ?
Prenons les victimes d’accidents du travail : elles sont, du point de vue de la réparation, moins bien protégées que les victimes d’accidents de droit commun. Ce fut le cas en 2001 lors de l’explosion d’AZF à Toulouse : les familles des salariés tués et blessés ont reçu moins d’argent « réparateur » que les automobilistes touchés à côté par la conflagration. Les dispositions de l’indemnisation des victimes du travail sont moins fortes que celles des « victimes » en général. Cliquez pour lire la suite »
Ça y est, l’agence Moody’s bien connue aux USA parce qu’elle est mise en examen pour ses collusions avec les banques qui la paient alors qu’elle est censée les noter, s’attaque, ce matin, 18 octobre, à la France.
Les officines dites « agences de notation » sont comme des virus malsains, des nuées de sauterelles qui dévorent les moissons, des poisons idéologiques que les marchés ont partiellement réussi, avec certains médias complices à présenter comme des observatrices expertes, alors que ce sont des machines de guerre au service des bad bank. Elles prétendent en notant, sanctionner et décider du coût des crédits, des taux de la dette des différents pays du monde. Elles se poussent ainsi du col pour accroître leur pouvoir de nuisance et plaire à leurs bad bank commandites. Cliquez pour lire la suite »
Certains ont cru bon de dire, après le débat télévisé qui a mobilisé six millions de spectateurs le 12 octobre, qu’il y avait « égalité », que « les deux candidats se valaient et se distinguaient finalement assez peu ».
D’abord, si c’est vrai, à qualités égales, votez pour une femme !
Mais ceux-là n’ont pas assez observé, sans doute. Cliquez pour lire la suite »
L’aventure désastreuse de la banque franco-belge (et un peu luxembourgeoise) Dexia est un résumé des effets de la déréglementation financière : de la privatisation du Crédit Local de France en 1996 au démantèlement de Dexia en 2011, en passant par la création de Dexia, sa plongée à corps perdu dans la spéculation, son refinancement sans contrepartie par les États français, belge et luxembourgeois en 2008, la continuation de ses activités spéculatives, jusqu’au naufrage final en octobre de cette année. Cliquez pour lire la suite »
« Il y a à la fois ce que les gens ont compris, ce que dit le PS, et ce qu’on fera. C’est trois choses différentes. » dit Pascal Terrasse, député socialiste, conseiller retraite de François Hollande qui prône le maintien de la retraite à 62 ans (avant de parler de 65 ans… ?).
De la politique comme cela ça me fait vomir ! Ce gars là avait des beaux propos lorsqu’il était au NPS… Envisager ainsi de manipuler le sort de dizaines de millions de salariés c’est purement dégueulasse. Forfaiture ! Cliquez pour lire la suite »
Cher camarade Filoche (que je respecte grandement)
Ma réponse imagée à tes remarques sur la position d’Arnaud Montebourg, est la suivante :
Le bon sens quand t’as faim, c’est d’établir ton menu par rapport à ce que t’as envie de manger, ou bien de regarder dans ton porte monnaie pour savoir ce que tu peux t’acheter ?
Quand tu veux te loger, tu rêve de la maison idéale, ou bien tu fais d’abord un projet de financement afin d’établir le meilleur projet qui te soit adapté ? Quand t’as une charrue, où est-ce que tu mets le bœuf ? Etc. etc. C’est Arnaud qui est cohérent..
Cher camarade
Exact : le bon sens c’est de regarder ce que tu as dans ton porte-monnaie quand tu as faim,
Donc tu veux plus d’argent, tu ne t’interroges pas ce qui ne va pas dans le monde ou en Europe, tu veux des sous, tu veux manger,
Si tu réussis à surmonter cet obstacle, l’estomac moins creux, tu as davantage de chances de réfléchir aux raisons qui faisaient que tu n’avais pas d’argent et d’écouter les gens qui t’ont permis d’en avoir… Cliquez pour lire la suite »
Le tribunal correctionnel m’a relaxé ce jour dans l’affaire dite Guinot. c’est évidemment une victoire juridique et politique. Pas seulement pour moi, mais pour toute l’inspection du travail, qui, au-delà de ma modeste personne, était visée. Cela dit, ce procès n’aurait jamais du avoir lieu. On s’interroge encore sur la combinaison entre un patron délinquant de l’entreprise Guinot, le directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, qui a poussé à fond l’accusation, et le ministère de la justice qui a relayé avec un improbable « réquisitoire supplétif » cette affaire qui aurait dû être classée sans suite dés le premier jour. Cliquez pour lire la suite »
Cher Arnaud,
Je viens de découvrir ta lettre ouverte à Martine Aubry et à François Hollande.
Je ne résiste pas à te répondre en direct, à mon niveau militant. Après tout, c’est cette démocratie que tu souhaites, à juste raison.
Assurément, le PS doit être le parti des salariés, pas celui de l’élite dominante. À l’occasion de la terrible crise que nous impose la finance, non seulement nous ne voulons pas payer une « dette » qui n’est pas la nôtre, mais nous voulons changer le système qui l’a produit, qui faillit, et non pas le replâtrer.
Pour cela nous devons répondre aux préoccupations immédiates, élémentaires, vitales de nos concitoyens. Et il nous semble qu’il faut prendre les choses par le bon bout en partant du vécu quotidien. C’est ce qui nous étonne dans tes questions à Martine Aubry et à François Hollande : tu n’interroges ni sur la hausse des salaires, ni sur la retraite à 60 ans, ni sur le retour à l’emploi, ni sur la durée et le droit du travail, ni sur la protection sociale, la santé et l’école. Cliquez pour lire la suite »
Pourquoi et comment contrôler les licenciements abusifs et boursiers ?
Ségolène Royal a défendu un contrôle administratif sur les licenciements boursiers pour les interdire. François Hollande a dit qu’il fallait les « taxer ». Martine Aubry a proposé qu’ils soient soumis au juge (avec un lapsus, le tribunal de commerce). Cliquez pour lire la suite »